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Bernard Dagnies

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vendredi, 10 juillet 2015 01:00

Cactus 2015 : vendredi 10 juillet

Il s’agit déjà de la 34ème édition du festival Cactus. Il se déroule bien sûr à Bruges, dans le cadre bucolique du Minnewaterpark. En attirant plus de 30 000 personnes au cours de ce week-end, les organisateurs étaient manifestement satisfaits. Le temps a été clément, très chaud même les deux premiers jours, et les rares gouttes de pluie ont finalement été rafraîchissantes. Particulièrement éclectique, l’affiche est suffisamment équilibrée pour y trouver son petit bonheur. Et puis, pas de stress, car il y a qu’un seul podium, permettant de prendre une pause entre chaque concert. Bonne initiative, lorsque vous stationnez votre véhicule à la gare de Bruges, vous pouvez y échanger votre ticket de parking, contre un définitif, au prix de 3€50. Ce qui vous permet de ne plus faire la file pendant de longues minutes devant les bornes de paiement.

En arrivant sur le site, on apprend que Jake Isaac a déclaré forfait. Suivant nos informations, il aurait pris un retard considérable sur la route, suite à de gigantesques embouteillages.

Il revient donc à Perfume Genius, aka Mike Hadreas, d’ouvrir les hostilités. Pas trop dans les cordes de votre serviteur, mais l’artiste a manifestement une belle voix. Délicate et même cristalline, qu’il souligne à l’aide de son piano/synthé– quand ce n’est pas celui de son petit ami, Alain Wijfels– dans un univers sonore hybride, peuplé de boucles, de beats et d’infrabasses, mais également alimenté par un drummer et un guitariste. Il nous propose même des versions plus expérimentales de ses compos, et tout particulièrement de son premier album, « Tremors »…

C’est lors de l’édition 2005 de ce festival, que votre serviteur avait assisté au set de Gabriel Rios, pour la première fois. Et je dois avouer que le show ne m’avait guère convaincu. Trop stéréotypé, il n’avait emballé que les mélomanes issus du Nord du pays. Depuis, le Portoricain a fait du chemin. Et puis récemment, il a eu la bonne idée de publier un single par mois, pendant un an, plages qu’il a finalement réunies sur un nouvel elpee, baptisé « The marauder’s midnight ». Il monte sur l’estrade et entame une version acoustique du « Voodoo chile » de Jimi Hendrix, tout en s’aidant d’une percu à pied. Elle est particulièrement blues et originale. Original est également le line up de son band. Qui implique, dès le deuxième titre, une violoncelliste d’origine asiatique et un contrebassiste, également préposé aux backing vocaux. Elle est assise, il reste debout. Et les deux musicos sont vraiment talentueux. La première apportant parfois une coloration asiate aux compos. Le second –grand et barbu– s’illustrant par un solo tout en dextérité, en fin de parcours. Et puis en sifflotant sur un des morceaux. Mais la singularité viendra de la participation régulière de trois cuivres, qui alternent cor de chasse, trompette avec ou sans coulisses. Et le résultat est tout à fait épatant. Il y a du swing, de la country, du blues, du r&b, de la pop, des breaks, des bruitages et le public frappe même dans les mains. En rappel, Rios revient en compagnie de son contrebassiste, pour une chanson dont la conjugaison des harmonies vocales est limpide. Avant que toute la troupe se retrouve pour interpréter la finale dans la langue de Cervantès, un peu dans l’esprit de Calexico, et sous les acclamations de la foule…

Grace Jones était manifestement une des têtes d’affiche du festival. La Jamaïquaine a fêté ses 67 printemps en mai dernier, et elle pète toujours autant la forme. Un rideau est tiré sur toute la scène, et lorsqu’il tombe, la diva apparaît perchée sur un échafaudage (NDR : dont elle va d’ailleurs chuter pendant « My Jamaican Guy »). Masquée (NDR : parfois par une effigie à la tête de mort), coiffée d’un couvre-chef à plumes (NDR : elle va en changer entre chaque morceau, tout comme de parure (NDR : encore que parfois elle est topless –peut-être même parfois nue, un peu dans l’esprit de Josephine Baker– le corps peint de motifs vaudous). Son backing group est plus discret. Il y a un guitariste, un bassiste, un drummer placé presque sous la ligne de flottaison, deux choristes en longues chasubles (l’une bleue, l’autre rouge) et également coiffées de chapeaux à plumes, un percussionniste qui se cache derrière elles, et apparemment deux autres claviéristes (piano/synthés/bidouillages) installés à chaque extrémité de l’estrade. Elle parle énormément entre les titres. Sa voix est légèrement enrouée, mais elle a toujours un corps de rêve, se contorsionnant, parfois même autour ou en grimpant sur une barre métallique verticale (NDR : pendant « Shenanigans », un athlète –également peinturluré– va même venir y faire un véritable numéro de cirque). Lorsqu’elle attaque « La Vie en rose » de Piaf, elle semble en avoir oublié les paroles et répète à l’envi le titre de la chanson, le piano se chargeant d’assumer le reste. Elle nous réserve deux covers de Roxy Music. D’abord « Love is a drug », titre au cours duquel un seul faisceau lumineux se focalise sur elle, et tout particulièrement sur un chapeau haut-de-forme qui reflète alors une myriade de scintillements. A cet instant, on se croirait assister à un spectacle du ‘Crazy Horse’. Elle n’en oublie pas pour autant ses hits, « Pull Up To The Bumper » ou encore « Strange, I’ve seen that face before ». La foule danse sur cette musique qui oscille du funk au reggae en passant par le disco, le r&b, la new wave, le dub et la world. Et elle termine le show en faisant tourner sensuellement un cerceau autour de sa taille (de guêpe), pendant qu’elle chante sa seconde cover de la bande à Bryan Ferry, « Slave to the rhyhtm ». Moment choisi au cours duquel on assiste à une projection de confettis. Un spectacle pour les yeux et la ‘dance’ !

Il revenait à la formation Goose de clore la première journée. Un quatuor qui compte déjà quinze années de carrière et qui pratique que forme d’électro rock dans la lignée des Chemical Brothers, mais votre serviteur préfère prendre un peu de repos, demain est un autre jour…

(Organisation : Cactus festival)

Hello Bye Bye a été classé dans la catégorie noisy pop, shoegaze club et indie rock dance par Rubin Steiner en personne !

Ce groupe bordelais est revenu en 2015 avec un Ep intitulé « Over the » ; et la sortie de son album, baptisé « Better Day », est prévue pour le 28 août.

Hello Bye Bye fait partie de cette génération pour qui la séparation entre rock et électro ne veut plus rien dire et qui peut passer de titres à la LCD Soundsystem à de la pop atmosphérique, en gardant une forte exigence dans le songwriting et la qualité des mélodies.

On le vérifie tout au long du clip consacré à  « Over » ? C’est ici

 

Chris Squire, de son véritable nom Christopher Russell Edward Squire, le bassiste et membre fondateur du groupe Yes, qu’il avait monté dès juin 1968 en compagnie de Jon Anderson, est décédé ce 27 juin, des suites d’une leucémie. Il était le seul membre de la formation à avoir participé aux sessions d’enregistrement de tous les albums de ce combo ainsi qu’à toutes ses tournées. Ce bassiste exceptionnel avait été formé à l’harmonie et au contrepoint dans une des meilleures chorales d’Angleterre. Ce qui expliquait sans doute la richesse et la limpidité des vocaux, que les deux chanteurs parvenaient à conjuguer. En outre, il triturait ses quatre cordes avec une dextérité impressionnante, sans pour autant verser dans le nombrilisme gratuit. Seul peut-être Mick Karn (ex-Japan), mais dans un autre registre, était capable de faire littéralement parler son instrument comme lui. Les albums « Fragile » et « Close to the edge » sont de véritables chef-d’œuvres, mais certaines compos, comme la reprise du « I see you » des Byrds ou le plus commercial « Owner of a Lonely Heart », le seul titre qui a atteint le numéro 1 dans les charts, constituent deux perles dans une discographie qui n’en manque pas, même si à partir de la mi-seventies, le groupe a commencé à surenchérir dans la démesure. Ce qui ne l’a pas empêché de continuer à compter de nombreux aficionados, tout particulièrement chez les soixante-huitards, mais également les jeunes amateurs de prog… (RIP)

« Does-She ? », c’est le titre le nouveau clip de Kid Francescoli, un court métrage qui suit les aventures de Julia à Los Angeles quelques années avant les évènements de New York racontés dans  « Blow Up ». David Yow de « The Jesus Lizard » y a participé…

Pour visionner ce clip, c’est ici

 

 

Le Pukkelpop a annulé DJ Ten Walls dans sa programmation. Il avait tenu des propos homophobes sur sa page Facebook la semaine dernière. D'autres festivals à l'étranger ont également décidé de rayer l’artiste de leur affiche, pour les mêmes raisons.

Mark Ronson, Baroness, Garden City Movement, The Last Internationale, Radio Soulwax, Novastar, The Van Jets, The Hickey Underworld, Tourist LeMC, Soldier’s Heart et The Whatevers sont venus enrichir la programmation.

http://www.pukkelpop.be

 

dimanche, 31 mai 2015 19:12

Live

Mellino, c’est le projet de deux ex-Négresses Vertes, Iza (chant percussion) et Stéfane (chant guitare) rejoints lors de leur tournée accomplie en 2014, par le drummer Adilson Monteiro et le guitariste Alain Bastard. Et c’est lors ce périple que les 12 titres de cet LP ont été immortalisés.  

Première constatation le son est nickel ! Et on a envie de pousser le son à fond, tellement il passe bien la rampe. La setlist épingle des titres issus de leurs deux opus, un éponyme gravé en 2007 et « No dogs aqui », en 2012. Mais aussi et surtout des compos composées à l’époque des Négresses Vertes, comme « Sous le Soleil de Bodega », « Zobi la Mouche », « Voilà l’été » et « Face à la Mer », des plages parfaitement revisités et qui se fondent dans l’ensemble. Les rythmes endiablés, les percus latino ou arabisantes, les grattes flamenco, rock, psychédéliques, fuzz, syncopées ou bluesy, les vocaux graveleux et vindicatifs ainsi que les backing vocaux féminins frémissants conduisent à un album qui respire le soleil méditerranéen et ne nous donne qu’une seule envie, c’est d’aller voir et écouter ce band en concert, pour y faire la fête. Et n’imaginez pas que seuls les morceaux des Négresses Vertes font la différence ; l’intro « Saison amère », caractérisé par ses cordes de gratte cristallines et « Rain dog », qui aurait pu figurer au répertoire d’Aston Villa, même s’il est plus blues, en sont les plus belles illustrations…

Suis tombé sous le charme de Mellino !

 

dimanche, 31 mai 2015 19:10

What happens next

Du line up intitial de ce quatuor fondé en 1977, il ne reste plus que le guitariste/compositeur Andy Gill. Jon King, le chanteur a définitivement (?!?!?) tiré sa révérence. Il a cédé le relais à John ‘Gaoler’ Sterry. Et la nouvelle section rythmique réunit Thomas McNiece à la basse et Jonny Finnegan aux drums. Votre serviteur avait assisté, en décembre dernier, au set de ce groupe new look à l’Aéronef de Lille. Et franchement la prestation avait impressionné l’auditoire. Restait à voir (et surtout à écouter) ce que le nouvel elpee avait dans le ventre.

Pour enregistrer « What happens next », la formation a reçu le concours de quelques collaborateurs et en particulier Gail Ann Dorsey, bassiste de David Bowie (notamment), le gratteur Japonais Hotei, Robbie Furze (The Big Pink), et Herbert Grönemeyer, acteur allemand et musicien qui se réserve le micro sur « Sautbkorn » ; mais aussi et surtout Alison Mosshart (The Kills, The Dead Weather) qui pose la voix sur les excellents « Broken talk », une plage spasmodique mais mélodique qui traite de l’angoisse et de la folie ainsi que l’incisif « England’s in my bones ». Des textes engagés, sociopolitiques, belliqueux, qui traitent, en général de l’identité, de la religion et du capitalisme, tout en soulignant la faiblesse de l’être humain aveuglé par l’idéologie et les idées reçues. 

Si les premiers morceaux de cet elpee sont sculptés dans l’agit pop (ou le funk blanc, si vous préférez), à l’instar de l’énigmatique « Where the nightingale sings », ou le post punk, comme sur le percutant « Isle of dogs », la suite glisse progressivement vers une électro dark voire indus réminiscente de Stabbing Westward voire de Nine Inch Nails (« Dead Souls ») quand elle ne lorgne pas vers l’éclectro pop de Depeche Mode (« The dying rays », « Graven image »). Pas que les compos soient de mauvaise facture, mais elles ne soutiennent pas la comparaison avec les quatre premières pistes de l’opus. Enfin, c’est un avis personnel qui se réfère aux incontournables « Entertainment » et « Solid Gold ». Enfin, ravi de savoir que Gang of Four a encore un fameux potentiel. Le tout est de ne pas le dilapider dans des aventures technologiques hasardeuses…

 

dimanche, 31 mai 2015 19:08

The BBC Sessions

Cette compile réunit des extraits de trois ‘Peel Sessions’ accordées par The Chills. La première, le 12 novembre 1985, la deuxième, le 5 avril 1987 et la troisième, le 18 décembre 1988. Malgré les changements de line up –et il y en a eu d’innombrables au cours de l’aventure de la formation néo-zélandaise– la musique de cette formation a toujours séduit par son sens mélodique, son charme et ses lyrics intelligents, signés par le membre fondateur et chanteur/guitariste Martin Phillipps. Même quand la musique a pris une direction imprévisible, leur kiwi pop a toujours fait mouche. Seul souci, en 30 années, le combo n’a gravé que quatre albums studio. Et le suivant qui devait paraître début de cette année, est toujours attendu depuis au moins 6 mois.

En attendant, cet elpee est une occasion unique de (re)découvrir The Chills sous un angle différent. Depuis « Rolling moon », caractérisé par sa ligne de basse caoutchouteuse, au menaçant « Dead Web », une plage trempée dans le garage, l’audacieux « Brave words », le superbe « Wet blanket », élégant dans sa discordance, le spectral « Night of the chill blue », « Dan destiny and the silver dawn » ainsi que « Rain », deux pistes parcourues par des accords de piano graciles, le carnavalesque « Living in a jungle » (The Doors ?), l’instrumental martial et filmique « Moonlight on flesh », le mélancolique « Part past, part fiction », hanté par un refrain contagieux, le sinusoïdal « Effloresce and deliquesce » et un titre apparemment jamais gravé sur support, « Christmas Chimes ».

Bon et ce nouvel album, il arrive à pied ou quoi ?

 

dimanche, 31 mai 2015 19:08

No song no spell no madrigal

The Apartments est une formation australienne fondée en 1978. Peter Milton Walsh en est le fondateur. Ce natif de Brisbane a cependant émigré à Londres vers la mi-eighties, passé quelque temps à New York avant de revenir vivre dans son pays natal. Parmi ses proches amis figurent Ed Kuepper (NDR : oui, oui, l’actuel guitariste de Nick Cave) et les membres de Go-Betweens, dont le regretté Grant McLennan ainsi que la multi-instrumentiste Amanda Brown qui a rejoint le band du chanteur/compositeur/guitariste pour y jouer du violon. Un line up qui, vous vous en doutez, a souvent changé de formule… Aucun album de chansons inédites signé par The Apartments n’était paru depuis « Apart », en 1997. Une raison ? Ben oui, gravement malade, le fils de Peter est décédé en 1999. Ce disque lui est d’ailleurs dédié. L’artiste n’avait donc plus tellement envie de revenir à la musique. Et c’est sous l’impulsion de quelques inconditionnels issus de l’Hexagone qu’il a repris le chemin des salles de concerts, et puis surtout du studio. En résulte ce « No son no spell no madrigal », son sixième opus studio, publié en 30 ans. Une œuvre remarquable habillée par une superbe pochette signée Pascal Blua et produite par Wayne Connolly…

Mais venons-en au contenu de l’elpee. Qui s’ouvre par le titre maître. Et immédiatement on est plongé dans un climat empreint d’une profonde mélancolie. Mais sans jamais tomber dans le pathos. Faut dire aussi que la voix nasillarde, particulière (NDR : Peter Perrett ? Edwyn Collins ?) et introspective de Walsh colle parfaitement à cette atmosphère. Le piano est la colonne vertébrale des compos, des compos élégantes, douces, déchirantes régulièrement enrichies de cuivres ou de cordes élégiaques. Parfois même aussi de chœurs, comme sur « Twenty one », une chanson qui évoque précisément la disparition de son fils, et dont le final est construit suivant un crescendo somptueux. Souple, bavarde, la ligne de basse peut se charger de swing, comme sur « The house that we once lived in ». Natasha Penot (Grisbi) partage un duo sur « Black Ribbons », un morceau qui était paru en single dès 2011. Deux titres plus pop. « September skies », abordé dans l’esprit des Go-Betweens, et le plus enlevé « Please, don’t say remember », morceau qui date du début des 90’s. Et le disque de s’achever par « Swap places », un titre lent au cours duquel Peter pose une question existentielle : ‘Où est Dieu dans tout ça ?’ Superbe, bouleversant et tout en retenue, cet album est assurément un des musts de l’année 2015.

 

dimanche, 31 mai 2015 19:07

Shelter

Chez Silmus on retrouve Minco Eggersman, ex-At The Close Of Every Day et drummer chez The Spirit That Guides Us. Ce projet, il le partage avec le multi-instrumentiste Gert Boersma. Lors des sessions de « Shelter », leur second elpee (NDR: il fait suite à « Ostara », paru en novembre 2012), le duo a reçu circonstanciellement le concours de deux collaborateurs. Le premier au piano et la seconde aux backing vocaux. Le tandem se partage une foule d’instruments : guitares acoustique, semi-acoustique, électrique, piano, synthés, ukulélé, samples, harmonica, kayagum, et bidouillages en tout genre…

Mais venons-en à ce « Shelter », œuvre qui baigne dans l’ambient. Une ambient visionnaire, esthétique, chargée de nostalgie, de mélancolie douce si vous préférez, idéale pour la relaxation. Yann Tiersen n’est pas loin. Sur les deux premiers tiers de l’œuvre, la            musique      est balisée par les cordes de guitares, le plus souvent jouées en picking ; mais ensuite les claviers et le piano envahissent l’espace sonore, apportant davantage de diversité à une expression sonore dont la tendresse est censée permettre au mélomane de profiter de la chaleur qui en émane…