Il n’existe pas de ligne droite pour The Beths…

The Beths, un groupe néo-zélandais composé de la chanteuse Elizabeth Stokes, du guitariste Jonathan Pearce, du bassiste Benjamin Sinclair et du batteur Tristan Deck, annonce la sortie de son nouvel elpee "Straight Line Was A Lie", le 29 août 2025. En avril,…

Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare,…

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Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

vendredi, 16 janvier 2015 11:24

With light with love

Fondé en 2005, le trio californien Woods en est déjà à son huitième album. Il fait suite à « Bend beyond » paru en 2012, disque unanimement salué par la critique. Et il ne devrait pas en être autrement pour ce « With light with love », qui tout en avançant les mêmes qualités bénéficie d’une production encore plus soignée. Ce qui frappe d’abord, c’est le falsetto limpide de Jeremy Earl, proche de celui de Xavier Boyer (Tahiti 80). Parfois overdubbé en harmonies vocales. Puis de cette section rythmique offensive, syncopée et terriblement efficace. Cet orgue discrètement et délicieusement rogné (NDR : pensez à Garth Hudson du Band). Et puis de ces cordes de guitare acoustiques, semi-acoustiques ou électriques, psychédéliques, byrdsiennes (« Twin steps », surtout), sinueuses, parfois prog, proche d’un Yes circa « Fragile » sur le titre maître, un morceau de 9’ absolument splendide, et évoquant même George Harrison sur « Full moon » (cette Rickenbacker !) Sans oublier le recours circonstanciel à la slide (« Shepherd »). L’opus recèle l’une ou l’autre piste plus folk (« New light ») et même lo fi (le superbe final « Feather man », hanté par une section de cordes). Ajoutez-y des superbes mélodies et vous obtiendrez un des albums de l’année 2014. Ben, zut alors je n’ai pas évoqué le Crosby, Stills, Nash avec ou sans Young. C’est fait !

 

mardi, 13 janvier 2015 12:54

Sufjan Stevens revient aux racines…

“Carrie & Lowell”, c’est le titre du  nouvel opus de Sufjan Stevens, dont la sortie est prévue pour le 30 mars. Il opèrerait un retour au folk roots.

Thématiquement, les 11 chansons parlent de la vie et de la mort, de l'amour et la perte, et de la lutte de l'artiste pour comprendre la beauté et de la laideur de l'amour. Des compos qu’il a écrites dans le cadre de ses rapports avec Carrie et Lowell, sa mère et son beau-père…

Lors des sessions d’enregistrement, il a notamment reçu le concours de Casey Foubert, Laura Veirs, Nedelle Torrisi, Sean Carey, Ben Lester et Thomas Bartlett. Quant au mixing, il a été assuré par Stevens, Bartlett et Pat Dillet.

http://sufjan.com/

 

The Decemberists publiera son septième elpee studio ce 19 janvier. Il s’intitulera “What a Terrible World, What a Beautiful World”. Coproduit par le groupe et la collaboratrice de longue date Tucker Martine (My Morning Jacket, Neko Case), il fait suite à “The King Is Dead” paru en 2011.

En attendant, le clip du single “Make You Better” est visible ici

Track Listing
 

1. The Singer Addresses His Audience
2. Cavalry Captain
3. Philomena
4. Make You Better
5. Lake Song
6. Till The Water Is All Long Gone
7. The Wrong Year
8. Carolina Low
9. Better Not Wake The Baby
10. Anti-Summersong
11. Easy Come, Easy Go

12. Mistral
13. 12/17/12
14. A Beginning Song

En concert le 24 février à l’AB de Bruxelles.

 

 

mardi, 13 janvier 2015 12:53

Jacques Duvall ne se prend plus pour Dieu

« Je ne me prends plus pour Dieu », c’est le titre du nouvel album de Jacques Duvall. Il s’agira de son septième. Le label Freaksville en profite pour rééditer les albums « Comme la Romaine » (1984), « Hantises » (2006), « Elisa Point & Jacques Duvall » (2007), « Le Cowboy et la Call-girl » (2009), « Experts en désespoir » (2011) en cd, format numérique et stream. Le nouvel opus paraîtra ce 12 janvier et recèle 10 titres.

http://jacquesduvall.bandcamp.com/

 

mardi, 06 janvier 2015 17:19

Sunset Gluts

Outre le duo qu’il partage en compagnie du poète Vincent Tholomé et celui qu’il forme chez Y.E.R.M.O., Xavier Dubois milite également chez Ultraphallus. Comme guitariste. Son album solo se focalise d’ailleurs essentiellement sur les grattes. Acoustiques ou électriques. Mais également le ukulélé baryton ainsi que le kamânche, un instrument à cordes persan. Découpé en 16 pistes, plus ou moins courtes, « Sunset gluts » est une œuvre avant-gardiste, instrumentale, impressionniste, sise au confluent de l’expérimentation, du blues et du folk, hantée par John Fahey, Marc Riot et Fred Frith. Une reprise, le « Kivah » de John Zorn. Peu de morceaux enlevés. Des ambiances visionnaires extrême-orientales : « Aden Tunemul » nous entraîne au pays au Soleil Levant, « Spider Clegg » peut-être en Birmanie. Angoissantes, bruitistes, proches du drone : « Bifurcaria Bifurcata » et « The curtain ». L’artiste belge a un talent indéniable, mais le résultat de ses élucubrations est plus déroutant que paisible. Dernier morceau de l’elpee, le groovy et légèrement jazzyfiant « Le juge » en est certainement le plus bel exemple. Pour initiés seulement…

 

mardi, 06 janvier 2015 17:16

Feast of friends (Dvd)

Ce reportage constitue un témoignage rare et intimiste consacré aux Doors. Plusieurs versions pirates avaient été publiées, mais elles souffraient d’une qualité largement insuffisante. Et puis, il était toujours inachevé. A cause des dérapages du band, multipliés en fin de tournage, à l’époque. C’est-à-dire, il y a plus de 45 ans ! Financé par le groupe et dirigé par Paul Ferrara, un ami diplômé en cinéma, ce film propose des images inédites, dont celles, des sessions d’enregistrement de "Wild Child". Le Dvd recèle également un autre documentaire intitulé "The Doors are Open", réalisé par la TV britannique. Il est consacré à leur prestation accordée au Roundhouse de Londres, un film entrecoupé d’images de la guerre du Vietnam, de leaders politiques, ainsi que d’émeutes qui se sont produites aux States, à l’époque. Sans oublier l’immortalisation de "The End" à Toronto, en 67. Le tout est enrichi d'interviews de Densmore, Krieger et Manzarek. Si les titres interprétés en ‘live’ valent vraiment le détour, épinglant les nombreuses frasques de Morrison, qui ont parfois déclenché ces troubles, mais également le comportement violent des forces de l’ordre, qui les ont exacerbés, le tournage du train-train quotidien des musicos fait un peu pâle figure et finit même par lasser. Pour aficionados seulement !

 

Ian Anderson a mis un terme définitif à l’aventure de son Jethro Tull, en 2012. La suite de son aventure, il la signe sous son propre nom. Fondée en décembre 1967, la formation a publié 21 albums dans un style né du fruit d’un cocktail de rock (parfois hard), de blues (le tout premier album), de folk celtique et de classique. Suivant les époques, il penchera d’ailleurs davantage vers l’un ou l’autre genre. De toute sa discographie, il faut reconnaître que « Thick as a brick » constitue son chef d’œuvre. Enregistré en 1972, il s’agit du véritable premier opus de prog pour le band de Blackpool. Quarante années plus tard, il lui a donné une suite. Qui recèle quelques bons moments, mais n’atteint pas le niveau du premier volet.

Et dans la foulée, Ian Anderson et son backing group sont partis en tournée pour interpréter les deux tomes de ces concepts, gros comme deux briques… Ces disques ont été immortalisés à Reykjavík, en Islande. Première constatation, la voix de Ian est toujours aussi nasillarde et emphatique, mais elle a perdu de sa puissance. Heureusement, elle est remarquablement compensée par celle de Ryan O’Donnell, dont le jeu de scène théâtral fait absolument merveille. Et les autres musicos affichent une homogénéité à toute épreuve, malgré ce solo de batterie rituel, qui fait quand même un peu ringard. La flûte champêtre d’Anderson n’a de cesse d’ensorceler l’auditoire. Et puis, Ian a le soin d’apporter sa touche d’humour bien personnelle (NDR : les mauvaises langues diront grivois). Le second volet de « Thick as a brick » est inévitablement moins intéressant, mais tient quand même la route, vu le talent des instrumentistes. La qualité du son est indéniable, ce qui rend peut-être l’ensemble un peu trop propret, quand on a connu les prestations ‘live’ instinctives du Tull.

Le Dvd nous réserve une interview de Ian Anderson ainsi que quelques bonus tracks accordés dans le cadre du festival de Montreux, la même année.

 

mardi, 06 janvier 2015 00:00

Do to the beast

Du line up original, il ne demeure plus que le bassiste John Curley et le leader/chanteur, Greg Dulli. Un Dulli qui semble avoir retrouvé sa voix. Toujours aussi nicotinée, graveleuse, soul, malsaine et tellement bouleversante. Le band s’était séparé en 2001, après avoir publié 6 albums. Il s’est reconstitué dix ans plus tard, et « Do to the beast » constitue son premier elpee, depuis la reformation. Entre-temps, Dulli a tenté une aventure en compagnie de Mark Lanegan, au sein de The Gutter Twins, puis a monté un autre combo, Twilight Singers.

Mais venons-en au tout nouvel elpee. Pas nécessairement bien reçu par la critique. A cause de l’absence du guitariste Rick McCollum. Et puis parce que les arrangements réservés au long playing ont été particulièrement soignés. Ce qui libère moins de groove. Enfin, apparemment. Car finalement, au fil des écoutes, les compos vous pénètrent insidieusement et ne finissent par ne plus vous lâcher. Elles sont marécageuses, parfois même hymniques. Depuis le puissant et sordide « Parked outside » au mélodramatique et cuivré « These sticks », en passant par le syncopé, au refrain contagieux, « Matamoros », la ballade mélancolique et sanglante « It kills », déchirée par le falsetto de Van Hunt, le western spaghetti « Algiers (NDR : premier single, également), l’angoissant (‘hitchcockien ?’) « Lost in the woods », caractérisé par ses luxuriantes orchestrations de cordes et de cuivres, le plus enlevé « The lottery » et le destructeur « I am fire ». Quant aux thèmes développés dans les lyrics de Dulli, ils abordent naturellement la mort, la moralité, la spiritualité et la sexualité.

Pour enregistrer cet opus, outre Van Hunt, Afghan Whigs a notamment reçu le concours de Joseph Arthur, Mark McGuire ainsi que des membres de Queens of The Stone Age et Chavez. Bref, n’en déplaise aux détracteurs, cet album est tout bonnement excellent !

 

mardi, 06 janvier 2015 17:11

Peach

Il s’agit déjà du troisième opus de ce groupe chicagoan fondé en 2009. Un sextuor dont le line up semble avoir sensiblement changé depuis sa formation. Et je dois avouer être tombé sous le charme de leur musique. Ainsi que de cet album.

Leur expression sonore baigne dans une sorte de psyché/pop qui puise son inspiration à la fois dans les 60’s et le début des 90’s. Lorsque le groove trempe dans la house mancunienne, inévitablement on ne peut s’empêcher de penser aux Stone Roses originels. A l’instar du titre qui ouvre l’elpee, « Blackbird (only one) ». Ou du plus tribal et sensuel « Euphoric collisions », caractérisé par ses accès de guitare limpides et ce zeste d’orgue suranné. Plus indolent, « Legends of love » évoque davantage les Doors. A cause de ces interventions de piano électrique. Les Beatles ont certainement marqué le band. Le soin apporté à la fin des morceaux en est une des illustrations. Comme sur « Blackhole », parcouru par des accords de piano ‘plink plonk’ et à l’épilogue énigmatique. Ou le titre maître, dont le dénouement dévastateur se fond progressivement dans les bruits de conversations. Mais la compo la plus proche des Fab Four est manifestement, la toute dernière, « Love like a fool », les harmonies vocales limpides et le piano classique balisant cette chanson mélodieuse et tendre à la fois. Un sens mélodique particulièrement soigné qu’on retrouve tout au long de ce long playing. Et des vocaux duveteux, parfois sinusoïdaux (NDR : floydiens pour ne pas dire sydbarretiens), trempés dans la reverb’ ou bien sûr beatlenesques. Quant aux lignes de guitares, elles sont tour à tour brumeuses, cristallines, tourbillonnantes, gémissantes ou en couche. Sorte de boogie mis sous pression, avant d’exploser, « Faust » lorgne davantage vers les Black Keys. Contagieux, envoûtant (ce melodica !), « Me » aurait pu être composé par Damon Albarn, chez Blur. Deux pistes plus enlevées, allègres : « World through my window », illuminée par des accents de guitare surf et caractérisée par ses changements de tempo ; et puis le plus basique (Dandy Warhols ?) « Who you gonna run to ». Et « Lust » opère un petit retour vers le début des 90’s. La ligne de basse serrée et le zeste de farfisa évoquant alors Inspiral Carpets. L’LP a été produit par Brice Deck (Modest Mouse, Gomez, Iron & Wine). Et il mérite vraiment de figurer dans mon Top 20 de l’année 2014.

 

mercredi, 17 décembre 2014 00:00

Un public en effervescence…

Du line up initial de Gang of Four, il ne reste plus qu’Andy Gill, le guitariste. Le chanteur, Jon King, semble avoir définitivement quitté le groupe, il y a maintenant deux ans. Andy aura 59 balais le 1er janvier 2015 et il est aujourd’hui entouré par trois jeunes aux dents longues. Soit John ‘Gaoler’ Sterry au micro, Thomas McNeice (NDR : dont la chevelure est tissée dans de longues dreadlocks) à la basse et le drummer Mark Heaney. Fondé à Leeds en 1977, Gang of Four est considérée comme un quatuor mythique. Il s’était séparé en 1984 avant de refaire surface 20 ans plus tard. En fait, il s’était alors rendu compte de l’influence que son post punk exerçait alors sur des combos comme Franz Ferdinand, Bloc Party, Radio 4 ou encore Rapture ; et avait fini par conclure que le produit original était tout aussi valable que celui dispensé par ses élèves. Des formations comme Red Hot Chili Peppers, U2, Fugazi et Minutemen le reconnaissent même comme une de leurs références majeures. Leurs guitaristes surtout. Paru en 1981, « Solid gold » est considéré comme un album culte. Enfin, il faut aussi rappeler que Gang of Four (NDR : la Bande des 4) a toujours véhiculé des textes sociopolitiques engagés, critiquant même ouvertement ses contemporains pour la futilité de leurs lyrics. Le gang insulaire se produisait donc ce mercredi 17 décembre au Club de l’Aéronef. Compte-rendu.

Shopping assure le supporting act. Non, non, il ne s’agit pas d’un ‘boys band’ pour les filles (NDR : qui a dit macho ?), mais un trio londonien qui pratique du post punk funk. La chanteuse/guitariste ressemble à Bruce Ellison, le leader de PPZ 30. Enfin quand il était plus jeune et en plus petit. La peau métissée, elle a les cheveux en bataille dressés au-dessus de la tête. Elle s'appelle Rachel ; et franchement, je n'avais pas remarqué (NDR: merci Ludo!), même après avoir taillé une bavette avec elle, à l'issue de la soirée, que c'était une fille (NDR: je vais devoir me méfier des travesti(e)s...) Elle est soutenue par une section rythmique. Soit un drummer et un bassiste. Il s'appelle Billy. Mais c'est aussi une fille ! Qu’on appelle dans un certain jargon, un garçon manqué (NDR : qui a encore crié macho ?) Et il a fallu trois morceaux pour m'en rendre compte... Le band a publié un premier elpee en juin 2013, « In other words ». Et leur musique quoique plutôt aride n’est pas mal ficelée du tout. A suivre de très près et même à revoir ; mais plus juste avant la Noël ou le Nouvel An…

Gang of Four monte sur scène vers 21h30. Et attaque directement par un titre de son tout premier elpee, paru en 1979, « Return the gift ». La setlist va essentiellement se concentrer sur la discographie pré-1995. Et tout particulièrement les classiques. Seuls trois compos de la seconde vie de GOF seront interprétés, soit « Do as I say », de l’album « Content », publié en 2011, et deux plages (*) du nouvel opus, paru en mars 2014 : « Broken talk » (NDR: en studio Alison Mosshart y apporte sa contribution) et « Isle of dogs ». Le son est impeccable et rapidement le public se met à danser. Le set est particulièrement dynamique. Offensif, même. Andy brandit sa gratte comme une arme, alors que Thomas renverse régulièrement les pieds de micros. Si bien que tout un long du show, un roadie va passer son temps à tout remettre d’aplomb. Pas de véritable chorégraphie. Seul le vocaliste s’autorise un peu de show, en se servant alternativement, des trois microphones, étalés en front d’estrade. Quand ils ne sont pas par terre. Ou encore en grimpant sur le petit podium réservé au drummer. Et quand il ne chante pas, il se désaltère. Il boit de l’eau. Par petites gorgées. Dans une petite bouteille d’eau. Sa voix passe pourtant bien la rampe. Angulaires, les sonorités de gratte dispensées par Gill grincent, crépitent, déchirent et régulièrement, il vient les parachever en feedback, devant son ampli ; mais paradoxalement, ses interventions ne sont jamais envahissantes. On a même parfois l’impression qu’elles évoluent un ton légèrement en dessous de l’ensemble. Car manifestement, le groove émane essentiellement de la section rythmique. Les martèlements de drums syncopés et la ligne de basse caoutchouteuse se conjuguent à merveille. Pendant « To hell with poverty » la foule reprend les ‘Ouh, ouh ouh, aah !’ en chœur, avant de repartir dans ses mouvements de danse. Une effervescence qui va durer jusqu’à la fin du set.

Un rappel ? Deux titres. Et puis la nouvelle bande des quatre tire sa révérence. On n’a pas vu le temps passer. Preuve que le concert était excellent.

Setlist

Return the Gift
Not great men
I parade myself
Paralysed
What we all want
Anthrax
He’d send in the army
Isle of dogs*
To hell with poverty
Do as I say (2011)
I love a man in a uniform
Broken Talk *

Rappel

At home he’s a Tourist
Damage Goods

(Voir aussi notre section photos ici)