Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de son nouvel album, « Adult Romantix », prévue pour le 22 août via son nouveau label Winspear. Cet elpee, inspiré par des textes de la période romantique comme…

Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare,…

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La Fille de la Côte

La Meilleure Erreur de Cécile et Yann…

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Peu de gens connaissent La fille de la Côte », l’ancêtre ou plutôt le brouillon de Meilleure Erreur. La raison en est simple, si Cécile et Yann Pons chantent depuis 1999 et sous divers noms, leurs textes désabusés et légers sur des mélodies qui pourraient avoir leur âge, ils n’avaient jamais jusque-là trouvé la bonne formule pour que le message passe complètement. Les chansons étaient bien là mais comme souvent, il fallait une tierce personne pour leur donner enfin une allure incontestable.

Cette personne, c’est Louis-Marin Renaud, ancien guitariste de Her, mais encore Lou Doillon, qui a transformé, seul dans son studio bordelais, les maquettes du duo parisien et leur a donné la forme évidente qu’elles ont sur ce disque.

Vingt ans c’est long. C’est une destination, et Cécile et Yann la partagent sans état d’âme. Mais pour qu’un couple fonctionne, il faut de l’obstination et il faut être trois comme disait Gainsbourg. C’est cela que raconte « Meilleure Erreur », leur premier opus.

S’il s’agit bien d’une ode à l’amour conjugal comme exercice périlleux et d’endurance, on y trouve aussi toujours une pointe d’autodérision, car si les chansons sont faites pour sublimer la médiocrité du quotidien, celles-ci n’oublient pas de s’en moquer aussi un peu.

Le nouveau single, « Lucille », est en écoute ici

 

LaSemo papote sur l’humain et le monde…

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La Papoterie de LaSemo proposera 7 conférences durant le week-end du festival. 7 thématiques bien diverses pour s’éveiller l’esprit.

LaSemo continue de prouver qu’il ne faut pas s’arrêter à la programmation musicale de ce festival. Présente depuis 2019, la Papoterie accueillera cette année 7 conférences pour se nourrir l’esprit entre les concerts et les animations. La programmation 2024 de ce lieu atypique est éclectique et accessible à tous.

Différents aspects du développement durable seront au cœur des discussions proposées : la lutte contre le racisme avec Rokhaya Diallo, la géopolitique de l’environnement avec François Gemenne, la paternité avec Papa Plume, l’expérience d’un reporter de guerre avec Wilson Fache, l’upcycling avec Juliet Bonhomme, voyager autrement avec François Mazure et l'entrepreneuriat collectif pour une transition écologique avec le projet Ma Ferme.

Un moment de rencontres au sein du festival.

La Papoterie, c’est avant tout un lieu unique où l’on prend le temps de se poser pour aborder des thématiques sociétales importantes. Cette magnifique tente, installée au milieu de l’animation, est un espace de débats mais également de rencontres. Certains intervenants participeront à des séances de dédicaces de leurs ouvrages. Les festivaliers y trouveront également une librairie proposant de nombreux livres sur les thématiques abordées durant les conférences. Pour découvrir cet espace étonnant, l’incroyable programmation musicale, les spectacles d’art de rue, les espaces familles et toutes les animations proposées, rendez-vous sur lasemo.be pour les infos et les tickets.

https://www.lasemo.be/fr/

 

Maud Lübeck

Les ravissements de Maud Lübeck

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En mars 2023, Maud Lübeck est invitée par Ghislaine Gouby, directrice des Scènes du Golfe à Vannes, pour une carte blanche lors du festival ‘Les Émancipéés’. Cette année-là, pour la première fois, se déroulent ‘Les ravissements’, quatre rencontres animées par la journaliste Claire Chazal en compagnie des artistes/auteur.ices Sandra NKaké, Brigitte Giraud (prix Goncourt 2022, qui a écrit la Préface du Livre de Maud ‘Privé S.V.P.’), Fabcaro et Imany. Ces interviews sont entrecoupées de reprises des chansons qui ont marqué leurs vies, que Maud Lübeck revisite seule sur scène, en mode piano-voix.

En épurant ainsi ces titres, Maud les découvre sous un nouveau jour. La portée humaniste de « Voyage voyage » de Desireless qui lui avait échappée adolescente, le sens profond de « Porqué te vas » de Jeanette, dont elle découvre la version française, la dimension mélancolique de « Bang bang » de Sheila et celle politique de « Douce Maison » d'Anne Sylvestre.

Des versions classiques de chansons plus actuelles : « Aussi jolie » de Malik Djoudi, « Moment parfait » de Philippe Katerine. Et enfin le titre « Logic Coco » de Mansfield.TYA que Maud écoute inlassablement depuis des années et qu’elle s’approprie au piano pour le simple plaisir de le jouer à l’infini.

De ce one-shot à Vannes naît l’envie d’offrir une vie à ces reprises, en les enregistrant dans le même esprit : piano-voix-arrangements par Maud Lübeck, enregistré et produit par Katel. L’album « Les Ravissements » est paru ce 7 juin 2024.

« Aussi jolie » (reprise de Malik Djoudi) est en écoute ici

 

Goudi

Goudi et Lubna Azabal dansent le tango de l’ennui…

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Lubna Azabal est une actrice belge née à Bruxelles d'un père originaire du Maroc et d'une mère espagnole.

Après avoir été dirigée par les grands noms du cinéma international, elle a remporté ‘Le Golden Globe’ pour le film ‘Paradise Now’.

Lubna adore les nouveaux défis et elle a collaboré aux sessions du cinquième elpee de Goudi. Elle y chante ainsi, dans la langue de Molière, le single « Tango De L'envie ». Et il est disponible sous forme de clip

 

 

Jewly

La rébellion de Jewly…

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Auteure-compositrice engagée, Jewly est investie d’une mission : celle qui la pousse à écrire pour ouvrir les consciences et les libérer grâce à des vibrations rock salvatrices pour les uns ou salutaires pour les autres.

« Rébellion » est un concept album fort, moitié en français moitié en anglais, qui aborde des sujets tels que la santé mentale et les problématiques sociétales.

Portées par un son singulier qui fait la part belle à des guitares hypnotiques et subtiles, ses compositions riches et percutantes servent d’écrin à sa voix féline et troublante pour parler à l’âme.

Au sein d’un univers musical qui fait écho à Garbage et The Kills, et en se servant de sonorités proches d’Archive ou de Depeche Mode, Jewly, forte de ses convictions, trace son chemin avec élégance.

Ce rock puissant, racé, libérateur, bienfaiteur pour la santé mentale qui regarde ce monde complexe droit dans les yeux, est un vrai retour de femme.

Ce quatrième elpee, sur lequel Yarol Poupaud est convié, constitue un concentré d’énergie positive et fédératrice taillé pour le live, le moment de vérité où Jewly se transcende car elle y a trouvé ‘sa place’.

« Rébellion » est en écoute ici

 

 

SIHR !

Yes SIHR !

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Après quelques concerts / projections improvisés en duo, au Caire et à Beyrouth, pour les rencontres d’Arles, le centre photographique de Lille ou la revue belge Halogénure, Dargent et Oberland s’associent aux francs-tireurs Elieh et Halal pour un manifeste transfrontière et brouilleur de pistes.

De l’émergence possible d’un langage babélien à l’envie commune de retrouver un acte cérémoniel dans la musique, toutes les étapes de cette rencontre, enregistrée et mixée par Benoit Bel (Zombie Zombie, Thurston Moore Group, Oiseaux-Tempête, Mermonte), se sont révélées durant trois jours de bacchanales sonores improvisées.

Témoignage halluciné et généreux, SIHR est une synergie de bien des mondes et de bien des possibles, une vision sonique d’un présent au futur-composé, exalté par trop de tangos dansés sur les cendres encore chaudes de notre époque.

Les premiers gestes sonores de ce quartet éclectique, échangés dans un studio-bunker entre Paris et Berlin, ont dans l’urgence pris la forme d'une quête, celle d’un néo-folklore pour temps troublés, empreinte d’atavismes et d’expérimentations tous azimuts.

Un no-man’s-land fertile où transe et contemplation, jazz et électronique, acoustique et électricité fusionneraient dans un magma vivifiant et mystique.

La vidéo du single "OhmShlag" est disponible ici 

 

Brazen

Brazen tient la distance…

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Après près de dix-huit ans de silence trompeur, Brazen (Genève), revient avec « Distance », une épopée indie-rock ambitieuse où s’entrelacent modulations mélancoliques et harmonies vocales sur un tapis instrumental planant. Les huit titres qui composent l’album se caractérisent par une écriture raffinée, portée par un souffle épique qui fait de chaque titre un voyage à part entière. Composé, arrangé et enregistré à distance entre Londres et Genève sur près d’une décennie, l’elpee est aussi musicalement soigné que riche en rebondissements narratifs. Le soin méticuleux apporté à sa conception lui confère un caractère atemporel qui ne lui enlève rien de son intensité émotionnelle.

Distance a été enregistré par Brazen et Serge Morattel (Knut, Ventura, Impure Wilhelmina, Shora...) au Rec Studio et sort aujourd'hui, 14 juin 2024, en vinyle et sur toutes les plateformes numériques via Re-Echo Records/Irascible.

Et si vous souhaitez en savoir davantage sur la formation, visitez sa page ‘Artistes’, en cliquant sur son nom dans le cadre ‘Informations complémentaires’…

Hippo Campus

La composition incisive de Hippo Campus…

La formation indie américaine Hippo Campus a sorti son nouveau single, « Tooth Fairy », ce 4 juin 2024.

Après la parution, en avril 2024 de « Everything At Once » (qui a suscité les éloges des titans de la presse indie Clash, Dork et The Line Of Best Fit), « Tooth Fairy » marque un changement de carrière décisif pour le groupe, qui quitte le système traditionnel des labels pour s'associer à Psychic Hotline, un label véritablement indépendant dirigé par des amis du band.

Enregistré dans son propre studio à Minneapolis, cette compo constitue une méditation rapide à propos de la confusion des dynamiques interpersonnelles. Légèrement psychédélique et construit autour d'un rythme, d'un riff, le résultat est une merveille de dynamisme, une chanson qui semble emphatique au début mais qui atteint le triomphe total à la fin.

Avant la sortie di single, Hippo Campus a révélé : ‘Nos rêves sont devenus tellement tordus de nos jours. Nous passons trop de temps à remplir nos cerveaux de conneries inutiles. Tout cela ressort de travers et de manière confuse. « Tooth Fairy » est une libération, un processus qui mène à l'abandon de la peur et de nos mécanismes d'adaptation’.

La vidéo de « Tooth fairy » est à voir et écouter

 

Santa

Recommence-moi

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A moins d’avoir passé ces derniers mois sur une île déserte, personne n’a pu échapper au succès fulgurant (presque inattendu) de Samantha Cotta, mieux connue sous le pseudo Santa, l’une des figures de proue du groupe Hyphen Hyphen.

Après nous avoir bercé de sa douce ballade en mode piano-voix sur « Popcorn salé », une compo écrite dans l’urgence, presque par égarement, qui verra le jour sous l’impulsion et les encouragements de ses comparses Laura Christin, alias Line (basse, percussions), et Romain Adamo, aka Adam (guitare, synthé), la jeune dame s’émancipe et grave un premier album sobrement intitulé « Recommence-moi ».

Alors que la pop anglophone constituait jusqu’à présent sa ligne directrice, notamment au travers HH, la Niçoise entreprend un virage à 90 degrés en proposant un très réussi premier essai solo, écrit dans la langue de Voltaire svp.

Du haut de ses onze titres, elle se jette à corps perdu dans un univers où règnent l’intime, la retenue et la douceur.

Les mots et les mélodies s’embrassent tendrement dans un tourbillon émotionnel et onirique d’une intensité rare, à l’instar de ce « Qui a le Droit », ersatz de manifeste sur le bien vivre ensemble avec, en filigrane, cet espoir latent de tolérance, d’insouciance et de communion. Ou cette magnifique chanson « Eva », un appel à la résilience.

Paradoxalement à la fois pudique et charnelle, mais surtout d’une grande sensibilité, Santa n’est pas sans rappeler d’autres grandes dames de la chanson française, dont France Gall ou Véronique Sanson. Mais le spectre de l’artiste, inimitable, va bien au-delà. Et si l’écriture de Michel Berger était venue la hanter ?

Des surprises, il y en a beaucoup d’autres. A commencer par « Les larmes ne coulent pas », qui bénéficie de la complicité de Christophe Willem. Il s’invite le temps d’une chanson, entre simplicité et fausse grandiloquence, lors d’un duo uni par des larmes amères. Mais n’y a-t-il pas larmes plus amères que celles qui ne coulent pas, finalement ?

L’opus ne berce pas pour autant dans un spleen maladif ou la mièvrerie. Bien au contraire. Les chansons se distinguent par leur élan positif, à l’instar de « Chanter le monde », dont les sonorités pop/rock contemporaines ne sont d’ailleurs pas sans rappeler celles qui ont fait les beaux jours de la formation au sein de laquelle elle milite toujours.

Fidèle à son style unique et son spectre lyrique hors du commun, Santa se regarde dans le miroir avec introspection. Doit-on y voir le désir de recommencer son histoire, à l’image d’une césure sur le temps ?

Nul ne le saura probablement jamais. Seule certitude, « Recommence-moi » est une œuvre ambitieuse, espiègle et d’une qualité rare.

Une œuvre qui exploite au mieux l’univers intrinsèque et le champ lexical de la jeune dame. Un elpee au sein duquel, elle s’est (re)trouvée.

Dans l’univers de la chanson française, Santa est déjà considérée comme une grande artiste, mais en publiant « Recommence-moi », elle vient de démontrer qu’elle méritait cette distinction.  

Un album à écouter sans modération !

Angus & Julia Stone

Cape Forestier

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Originaire de Newport, dans la banlieue de Sydney, en Australie, la fratrie Angus et Julia Stone est enfin de retour.

Ensemble, en tant que musiciens, producteurs et auteurs-compositeurs, ils forment les deux moitiés d'un groupe musical dont les paroles et les sons révèlent un amour pur et authentique pour la musique et un talent pour raconter de belles histoires. Des histoires qui les ont emmenés aux quatre coins du monde.

Sixième album d’Angus et Julia, « Cape Forestier » fait à nouveau vibrer la fibre sensible d’un auditeur averti et amoureux de superbes arrangements et des mélodies classieuses déjà rencontrées sur la plage d’entrée, « Losing You ».

La fratrie renoue avec ses racines folk et les thèmes abordés à ses débuts. On y retrouve ainsi les sonorités acoustiques aux lignes épurées aussi bien que les textes empreints de poésie et de légèreté qui ont fait le succès du duo. Le titre « Cape Forestier » se réfère à un chalutier appartenant à un ami et il est dédié à leurs parents et grands-parents, qui comme tous les marins et les pêcheurs, sont partis en pleine mer sans savoir ce qui les attendait. La nature et l’amour ont toujours été des thèmes récurrents dans les chansons du duo aussi. « Down To The Sea », « My Little Anchor » ou « No Boat No Aeroplane » mettent le cap sur l’océan immense et mystérieux.

Angus avait 16 ans quand il a écrit « No Boat No Aeroplane ». Paradoxalement, c’est probablement la chanson la plus réussie de l’opus. Une autre résurgence du passé. Tout au long du single « The Wedding Song », joué maintes fois en live (pour avoir assisté à de nombreuses repises aux concerts de la paire, votre serviteur confirme), les cuivres s’éclatent et poursuivent la voix enjôleuse de Julia.

Sorte de retour aux sources, « Cape Forestier » se distingue également par la qualité des arrangements qui subliment l’ensemble, signe d’une maturité acquise au fil des années dans leur carrière solo. Mais la magie n’opère que lorsqu’ils sont réunis. L’harmonie conjuguée par les deux voix sur « Losing You » est susceptible de faire fondre les cœurs, tel un glaçon au soleil. Il fallait l’oser : reprendre le classique de Bob Dylan « I Want You ». Angus y souffle dans son harmo ; et on tombe sous le charme. « The Wonder Of You », bien que très court, sert de conclusion. Parfaite, elle démontre, par un ensemble de cordes, la beauté de leur musique.

Prenez la mer sans hésitation avec pour seul ami ce « Cape Forestier » et débarquez sur une ile déserte. Un pur délice !

Dusk Of Delusion

COrollarian RObotic SYStem (CO.RO.SYS)

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Né en 2016, Dusk Of Delusion réunit des transfuges de formations lorraines (AkromA, Forsaken World, La Horde, Elvaron et RedLine) autour d’une volonté commune de squatter les planches d’une scène en y proposant une musique burnée et énergique et surtout mélodique dans les riffs de 6 cordes.

Rapidement, après avoir écumé les premiers concerts (dont la première partie de Blazing War Machine avec Franky Costanza), Dusk of Delusion sort son premier opus intitulé « (F)unfair ». Pour le second, « Watch Your 6 », l'histoire avec un grand ‘H’ constitue un élément clé et son univers. Elle nous emmène sur les chemins de la première guerre mondiale et nous raconte des histoires de vies de soldats, de civils, d'hommes ou de femmes, français, anglais, allemands ou russes, qui racontent leur expérience du conflit et les sentiments qui les traversent. Après avoir exploré le passé, lors de ses précédentes productions, Dusk of Delusion nous propulse, tout au long de « COrollarian RObotic SYStem [CO.RO.SYS], dans le futur. Sous un titre bizarre se cache un nouveau concept album dont l’univers a été imaginé et travaillé dans les moindres détails.

Le concept s’appuie sur une nouvelle de science-fiction, écrite spécialement pour l’occasion et incluse dans sa version physique. « CO.RO.SYS » se projette dans les années 2050. Après une vague de guerre civile en Europe, la firme russe COROSYS met sur le marché des robots organiques anthropomorphes (les corollaires). Au départ conçus pour être des soldats, ces corollaires vont bientôt devenir des assistants personnels que chacun peut acheter pour le remplacer dans les diverses tâches de la vie quotidienne. Petit à petit les corollaires vont même être recrutés pour occuper des métiers délaissés par les humains de cette nouvelle société : serveur, ripeur, prostituée.

Après une intro émise sous forme de flash info venue de l’année 2077 faisant un point sur la situation bien malheureuse du monde, « Shadow Workers » met en scène, dans un bar du centre-ville, une serveuse robot à l’apparence humaine, prise au piège d’un travail monotone. Il s’agit d’une ‘corollaire’ fabriquée par l’entreprise russe COROSYS. Ce robot enchaîne ses journées et ses nuits dans l’arrière-boutique dudit bar. Sur ce titre, la formation livre un metal à la fois puissant et mélodique, au refrain entêtant et empreint de mélancolie. On entend l’influence d’Avenged Sevenfold voire de Bullet For My Valentine, pour les sonorités de guitares, qui prennent ensuite un virage prog voire blues/rock. Une mise en bouche qui nous met en appétit. Pour « The Snap », il y a un couac, les corollaires rencontrent un bug important et certains androïdes mutent en meurtriers. L’être humain est reconnu comme une menace et doit être éliminé. Le band y enrichit un son électro dynamique. Sur « £1ONH€4RT_B4$T4RD », le band nous balance un son électro/indus, en y incluant un chant particulièrement mélodique. « Tinplate Soldiers » offre une parfaite illustration sonore du passé militaire de cette armée de soldats robotiques. Pour « Legal Slaves », la voix est évidemment robotisée. Le combo varie les ambiances tout au long du disque, tel « Market Street » et son atmosphère dark metal traversée par une intervention inattendue au saxophone. « The Hatred Confession » s’ouvre par une voix féminine soutenue par une autre, mais orientale. Servies par un refrain punk rock, elles sont appuyées par des chœurs empruntés au metal symphonique.

« For The Flesh, Press Repeat » mêle metal et rock progressif, et l’opus s’achève par les screams désespérés de « Erotic Infusion ».

Chaque plage a son histoire et on en décèle 11 bien structurées. Les épisodes s’enchaînent naturellement comme la lecture d’un livre ou une bande dessinée passionnante…

Enfin, magnifique, l’artwork est signé par Le Chromatoriu.

 

Madame Robert

C’est pas Blanche-Neige ni Cendrillon

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Six ans après avoir publié son dernier album, « Comme De Niro », Madame Robert nous propose son second, « C’est pas Blanche-Neige ni Cendrillon » qui, on peut l’affirmer, sent le groove à plein nez !

Madame Robert aurait pu être le fraté ou le blaze (argot) d’une maison close à Pigalle, au cours de 50’s. Ou bien votre voisine d’appartement, peu aimable, qui vit avec ses 3 matous angoras ou encore celui d’un vieux professeur de math un peu retorse. « Madame Robert », c’est également une chanson de Nino Ferrer.

Madame Robert c’est encore le patronyme d’un groupe musical tout droit sorti d’un jukebox de ce troquet de quartier. Madame Robert, cette créature amicale, toute en rondeurs et en sourires aguicheurs, toujours accueillante derrière son bar et prête à en découdre à la première parole déplacée. Elle est la confidente des pochetrons et le soutien moral des estropiés du bonheur. Il était temps que quelqu’un rende hommage à cette héroïne du quotidien.

Le band est drivé par un fervent adepte d’un rock musclé, en l’occurrence le chanteur Reuno (Lofofora, Mudweiser). Il implique aussi le bassiste Stef Zen (ex-Parabellum, il milite toujours au sein du Harvest Blues Band), le sixcordiste Julien Mutis (Harvest Blues Band, lui aussi), la claviériste Léa Worms (elle accompagne généralement les chanteuses Gaëlle Buswel et Nina Attal) ainsi que le drummer Fabien Rault (Little Odetta). Bref un quintet parisien, formé en 2016, dont la musique agrège rock’n’roll, rhythm’n’blues, soul, chanson française et bonne humeur.  

Baptisée « Chez Madame Robert », la plage d’ouverture démarre sur les chapeaux de roues. Dans son troquet ou son pochtron, on est bien accueilli, à condition de laisser son cafard sous le paillasson. « Parisien » cultive l’autodérision et le second degré. C’est à l’image du combo : fun, décalé et sans prise de tête. Un rock nerveux, rétro, bien emballé et qui nous fait chaud aux mirettes. Reuno a souvent eu recours, dans ses projets parallèles, à sa voix de crooner, mais alors sans se frotter au rock métallique. Son timbre chaud à la Gainsbourg période sixties en est la plus belle démonstration sur « Presley ». Si « A Ciel Ouvert » lorgne vers la soul, « La fille du Dr Jekyll » véhicule des accents funky voire disco. Très 80’s, certainement ! « Toutarien » et « L’effet Pervers » sortent des sentiers battus pour emprunter ceux des Beatles. Stef est vraiment impérial sur ses quatre cordes, tout au long d’« Irresponsable » et de « Les Dancefloors ». Le long playing s’achève par « Le Dimanche », une compo toute en subtilités. Et la production est nickel !

En espérant que le groupe se produise bientôt, près de chez vous…

Ghinzu

De retour sur les planches et déjà au top !

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Afin de célébrer les 20 ans de son album emblématique « Blow », Ghinzu opère son grand retour en accordant une série de dates exceptionnelles, dont 5 concerts à l’AB. Et les spectacles ont été décrétés quasi-soldout dans l’heure de mise en vente des tickets d’entrée. Votre serviteur assite à celui du mardi 11 juin 2024.

Pas de supporting act et l’affiche attire un public multigénérationnel.

Paru en 2004, « Blow » a servi de B.O. à de nombreux films et en particulier pour « Dikkenek », « Les Chevaliers Du Ciel », « Taken ». Et surtout le titre maitre pour le documentaire environnemental « Nous Resterons Sur Terre » ainsi que le long métrage néerlandophone « Ex-Drummer ». Et comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, la formation devrait sortir, prochainement, son quatrième opus ; il serait même prêt à 80%. Le band va même nous réserver quelques morceaux, au cours du show. On l’attend avec impatience !!!

Au sein du line up, le leader/chanteur/claviériste John Stargasm, le bassiste Mika ‘Nagazaki’ Hasson (également impliqué chez Polyphonic Size) et le guitariste Greg Remy sont toujours au poste. Mais c’est Antoine Michel qui assure les drums alors que Jean Montevideo se consacre aux claviers, à la sixcordes et aux backing vocaux.

C’est la bande originale préenregistrée du film Rocky, « Going The Distance, qui sert d’ouverture. Et puis, le quintet attaque « Blow », alors que Stargasm mime les gestes du boxeur. Proches des structures prog, les multiples parties et variations d’intensité, entre douceur et rage, se succèdent tout au long des 9 minutes, et sont aussi susceptibles de rappeler Muse…

Déjà, les fans se bousculent, sautent dans tous les sens en scandant les paroles, et le concert opère un virage chaotique qui se marie bien avec l'élégante excentricité de la musique et du style de Ghinzu. De façon générale, ce sont les morceaux les plus nerveux du groupe qui fonctionnent le mieux. A l’instar de « Cockpit Inferno » au cours duquel les claviers sont puissants et la section rythmique devient entêtante. Mais également « Dragon », « Mirror Mirror », « Until You Faint » et « Mine » dont les riffs résonnent avec violence dans le temple de l’AB.

Le light show est spectaculaire : leds, stroboscopes, projecteurs, lasers, etc.)

Dans la fosse, la foule pogote sec et les round circles se multiplient ; mais heureusement, la sécurité veille au grain, et en particulier pour les adeptes du crowdsurfing. Et Stargasm n’hésite pas à se mêler aux antagonistes.

Le band ira également puiser l’un ou l’autre morceau dans « Electronic Jacuzzi » et » Mirror Mirror », ses deux autres elpees studio, parus en 2000 et 2010.

Pendant « Cold Love » et « 21st Century Crooners », les voix du public recouvrent presque les instruments.

Interprété en mode piano/voix, l’envoûtant « Sweet Love » permet à tout le monde de souffler. Les spectres de dEUS et d’Archive se mettent à planer.

John Stargasm est en continuelle communion avec son auditoire. Emu, il semble ravi de la réaction des fans de la première heure, qu’il complimente à plusieurs reprises. Il rejoint encore la fosse pendant « The End Of The World ».

La setlist est structurée de telle sorte que Ghinzu offre à son audience deux rappels : un premier composé de 5 chansons, ouvert par le sublime « Sweet Love », qui va aller crescendo jusqu’à « Mine » et ainsi replonger la fosse dans le chaos et un second encore, au cours duquel Ghinzu va nous réserver « Forever », morceau absent des plateformes de streaming mais joué en live dès 2015. Au bout de 90 minutes de set, le public est conquis par la performance, malgré une majorité d’oreilles dont les tympans ont fini en compote…

Ghinzu n’a rien perdu de sa superbe en live, qui a tant contribué à sa réputation et son succès.

Setlist : « Going The Distance » (préenregistré), « Blow », « Jet Sex », « Cockpit Inferno », « High Voltage Queen (The Reign Of) », « Dragon », « Sea-Side Friends », « Barbe Bleue », « The Dragster-Wave », « 21st Century Crooners », « Cold Love », « Do You Read Me ? », « The End of the World », « Dracula Cowboy », « 'Til You Faint »

Rappel 1 : « Sweet Love », « Mother Allegra », « Mirror Mirror », « Dream Maker », « Mine ».

Rappel 2 : « This War Is Silent », « Forever »

(Organisation Ancienne Belgique + Progress Booking)

 

i Häxa

Part 2 (Ep)

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« Part 2 » constitue le second Ep du mystérieux collectif aux multiples facettes, i Häxa.

Ce disque est paru au cours du mois Beltane (NDR : Bealtaine, Beilteine, Beltan ou Bealtaine en irlandais et Bealltainn en gaélique écossais), l'ancienne fête du feu de l'âge de fer. C’est le dernier chapitre d'un projet multiforme de l'auteur-compositrice-interprète Rebecca Need-Menear (qui milite également au sein du duo de rock électronique Anavae) et du producteur avant-gardiste Peter Miles (Architects, Dodie, Fizz).

Une vision singulière des films abstraits de longue durée et d'anciennes mythologies météorologiques.

i Häxa dissèque le monde tel que nous le connaissons, en séparant énergiquement la monotonie de la modernité. A travers les rites et rituels qui, pendant des siècles, ont constitué les fondements de notre identité, de notre origine et de notre appartenance à l'humanité, le tandem brosse des paysages sonores défiant les genres

Les pulsations percussives et les drones discordants s'amplifient jusqu'à un crescendo qui dépasse les limites d'une chanson.

Issu de cet Ep, « Eight eyes » est en écoute

Emission Inaudible 36

Oliver Beardmore

Swimming in the light of a cold star (Ep)

Écrit par

« Swimming in the light of a cold star » constitue le troisième Ep d’Oliver Beardmore, un jeune auteur-compositeur-interprète issu de Birmingham mais désormais installé à Londres

Entre shoegaze et dreampop, ses compos limpides, à la saveur inaltérable et à la sensibilité mélodique indéniable, explorent l'impermanence et la désorientation émotionnelle, une tourmente qui précipite l'auditeur dans un vide sis entre l'éthéré et l'existentiel.

Extrait de cet Ep, le clip consacré à « Dead oceans » est à voir et écouter ici

Podcast # 36 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

Cloud Cafe

Perfection salad (single)

Écrit par

Cloud Cafe est un quatuor amstellodamois dont le premier opus, « Gift horse », sortira ce 6 septembre 2024.

En 2022, il avait remporté le concours ‘Amsterdam Popprijs’, ce qui lui avait permis de signer sur le label Excelsior.

Mêlant folk noir, grunge, indie rock et shoegaze, sa musique ne recherche ni la friction, ni la brillance, mais les contrastes.

En attendant, il a publié le single « Perfection Salad », une compo amusante et pertinente qui aborde le thème du passage à l'âge adulte ainsi que des complexités de la recherche de la perfection dans un monde qui semble souvent inaccessible.

« Perfection salad » est disponible sous forme de clip

Podcast # 36 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

Darksoft

Relativism

Écrit par

Originaire de Seattle, Bill Darksoft a participé activement à la scène musicale locale pendant plusieurs années. En 2021, il a déménagé avec sa famille à Portland, dans le Maine.

Darksoft, c’est son groupe et il en est le cerveau. Cet auteur-compositeur-producteur-multi-instrumentiste mélange des éléments shoegaze, de dream pop et de rock alternatif, avec des progressions mélodiques luxuriantes, des nuances de rock alternatif des années 80/90 et des harmonies vocales apaisantes et veloutées.

Il a sorti son sixième elpee, « Relativism », ce 31 mai 2024, un opus précédé par le single, « Then and Now », une compo dont le climat postmoderne aux phrasés pastel correspond à la désillusion de notre époque.

Proposé sous forme de clip, le single « Then and now » est disponible ici 

Podcast # 36 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

Maxïmo Park

Le flux existentiel de Maxïmo Park…

Maxïmo Park publiera son nouvel elpee « Stream Of Life », ce 27 septembre 2024. L’information du huitième album studio du groupe arrive en même temps que la sortie du premier single, « Your Own Worst Enemy ».

Pour préparer » Stream Of Life », la formation s'est à nouveau associée à Ben Allen (Gnarls Barkley, Animal Collective), producteur lauréat d'un Grammy pour le long playing « Nature Always Wins », en 2021, ainsi qu'au producteur Burke Reid (Courtney Barnett, Julia Jacklin, Sports Team). En conséquence, c'est la première fois qu'ils se retrouvent tous ensemble dans un studio pour enregistre un LP, depuis 2016.

Le band se trouve dans l'état le plus réfléchi qu'il ait jamais connu. Le chanteur Paul Smith a emprunté le titre de l'album à une nouvelle de l'écrivaine brésilienne d'origine ukrainienne, Clarice Lispector, inspiré à la fois par son style de flux de conscience et par la façon dont il incite à la réflexion sur les mécanismes internes de l'esprit des gens. Elle pose la question de savoir pourquoi ils font ce qu'ils font, même si cela peut sembler contre-intuitif pour un observateur extérieur. Il y a un flux intérieur dans chaque individu ; un courant de vie.

La forme et le concept s'intègrent parfaitement à la façon dont « Stream Of Life » a été créé : enregistrement rapide, prises de décisions rapides, pas de montage excessif. « Your Own Worst Enemy » examine les choses que nous nous cachons à nous-mêmes, et aux autres, afin de maintenir un certain équilibre intérieur.

À propos de ce single, le chanteur Paul Smith déclare : ‘Your Own Worst Enemy’ est différent de tout ce que nous avons fait jusqu'à présent. C'est une chanson souple et légère, mais toujours aussi rock ! Ce morceau parle de ce sentiment horrible où l'on réalise soudain que l'on a commis une erreur familière et aussi des mensonges que l'on se raconte tous les jours pour éviter la confrontation ou la tourmente.’

À propos de l’opus, il ajoute : ‘Nous avons toujours essayé de décrire le monde qui nous entoure à chaque étape de notre vie, tout en faisant subtilement avancer la musique à chaque fois. Aussi, cet album poursuit cette mission. Travailler avec Ben à Atlanta et Burke à Byker a été plus stimulant que jamais, et je pense que nous avons su capter cette énergie. Sur le plan thématique, l'album traite de la passion, de la politique et des privilèges, entre autres sujets’.

Le clip de « Your Own Worst Enemy » est disponible

 

 

Pond

Une piqûre de rappel pour Pond…

Le nouvel elpee de Pond, « Stung ! » paraîtra ce 21 juin 2024.

A ce sujet, Nick Allbrook a déclaré : ‘J'ai écrit la plus grande partie de cet album en tondant la pelouse de quelqu'un. Je suis rentré chez moi, j'ai posé mes doigts sur le piano et j'ai joué la base de l'album du premier coup. C'est drôle parce que j'avais le béguin pour quelqu'un qui m’a laissé tomber comme un sac de merde, et cette chanson s'est envolée et je me suis senti totalement mieux. Être résilient, accepter ce que l'on est et la vie continue.

« (I'm) Stung » est enrichi d'une vidéo tournée en Australie occidentale par Chris Adams. ‘Nous sommes allés à Lancelin, l'un des endroits les plus stéréotypés de l'Australie occidentale, armés d'une caméra super 8, de 12 tubes de peinture corporelle argentée et d'une garde-robe de rock eisteddfod (NDR : festival gallois de poésie) …’

Les quatre derniers albums des Pond ont été des vitrines d'ordre et de brièveté, 10 idées étant toujours contenues dans une quarantaine de minutes. Mais sur « Stung ! », les musicos se penchent joyeusement, follement et volontairement sur la largesse d'un double LP en faisant passer 14 chansons dans l'heure la plus libre et la plus splendide de leur carrière d'enregistrement.

De nos jours, le groupe de rock psychédélique prolifique doit accomplir davantage d'efforts pour enregistrer un disque, pas musicalement, bien sûr, mais d'un point de vue logistique. Ce sont tous des adultes avec des relations, des enfants, des professions, des hobbies, des projets secondaires ou un mélange de tout cela. Il a commencé à concocter « Stung ! » au coup par coup, un membre ou deux se présentant au petit studio dans l'arrière-cour de Watson pour travailler sur une nouvelle idée.

En outre, les musiciens ont pu laisser reposer les chansons qu'ils avaient au fil du temps, afin que le processus profondément démocratique de Pond puisse non seulement siphonner et améliorer les meilleures d'entre elles, mais aussi découvrir ce qui leur manquait pour ce double disque très complet.

Enfin, ils se sont rendu compte qu'ils risquaient de rester bloqués dans cette phase - création, ajustement, ajout - pour toujours. Après près d'un an d'écriture et d'ateliers, ils disposaient d'une grande quantité de matériel, les ingrédients d'un ensemble plus vaste que n'importe quel opus précédent de Pond.

« So lo » est disponible sous forme de clip

 

 

Nouvelle Vague

Nouvelle Vague va au Clash, et pas seulement…

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"Nouvelle Vague fête ses 20 ans d’existence et vient de sortir un album en février 2024 : « Should I stay or should I go ?» ! Sur ce nouvel elpee, on retrouve des tubes comme « Should I Stay Or Should I Go ? », « This Charming Man », « You Spin Me Round », « Rebel Yell ».

La vidéo du dernier single « Shout » (Feat. Bijou & Marine Quéméré) » est disponible

Nouvelle Vague ravira ses fans belges avec quatre nouvelles dates de concert après leur sold out au Cirque Royal du 30 mai 2024. Ils se produiront au Het Depot à Leuven le 19 novembre, au Trix à Anvers le 20 novembre, au Cactus à Bruges le 21 novembre et au Reflektor à Liège le 22 novembre. Ces dates promettent de captiver le public avec leur mélange unique de bossa nova et de new wave, offrant une expérience musicale inoubliable à travers la Belgique.

Billy Talent

On n’a pas vu les 90 minutes passer

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Fondée en 1993, dans l’Ontario, sous le patronyme Pezz avant de se rebaptiser Billy Talent en 1999, la formation canadienne est parvenue à s’imposer comme une valeur sûre du rock alternatif, construisant son succès autour de titres puissants tels que « Red Flag » ou encore « Fallen Leaves ». A son actif, sept elpees studio, dont le dernier « Crisis of Faith », paru en 2022, célébrait un retour aux sources. Son dernier album, « Live at Festhalle Frankfurt » est, comme son titre l’indique, un disque immortalisé en public.

Le concert est sold out, et c’est Wargasm qui assure le supporting act.

Né en 2019, ce duo anglais est surtout connu pour son mélange unique et dynamique de punk, de metal et d’électronique. Réunissant Milkie Way et Sam Matlock, il a rapidement attiré l’attention grâce son énergie brute et explosive libérée sur les planches et ses paroles percutantes. Sa musique est souvent décrite comme intense et provocante, alors que les paroles des compos traitent de la politique, de la société et de la mentalité des jeunes.

Les haut-parleurs crachent un collage de « Loveshack » des B-52's et « Before I Forget » de Slipknot. De quoi déjà mettre l’ambiance dans la fosse. D’autant plus que le couple est vêtu comme s’il allait à la plage. Elle porte un microshort et un haut de bikini de couleur noire et lui, un short hawaïen à fleurs. Ils sont accompagnés d’un scratcheur/claviériste/percussionniste (il frappe, de temps à autre, impétueusement sur une grosse caisse), d’un batteur et d’un bassiste.

Le concert s’ouvre par le titre éponyme du second album, « Venon ». La chorégraphie du duo –qui déménage beaucoup sur le podium– est sémillante et plaisante. Une belle interactivité s’opère entre les musicos et un public devenu chaud-boulette ; et votre serviteur l’est tout autant...

Un set puissant et électrique que vous pourrez (re)voir dans le cadre des Lokerse feesten… (Page ‘Artistes’ consacrée à Wargasm ici)

(Pour le reportage photos signé Romain Ballez, c’est )

Setlist : « Venon », « Fukstar », « Rage All Over », « Bang Ya Head », « Feral », « Pyro Pyro », « Feral », « Modern Love », « Bang Ya Head », « D.R.I.L.D.O », « Spit », « Do It So Good ».

Place ensuite à Billy Talent. Divisée en 4 parties, une grande toile a été tendue en arrière-plan. Tout au long du show, des vidéos y seront projetées. Perché sur une estrade, le drummer est entouré d’une imposante rampe d’éclairage.

A l’instar de la plupart de ses spectacles, « Devil in a Midnight Mass » entame les hostilités. Dès que les cordes de Ian D'Sa se mettent à vibrer, on attrape la chair de poule. Il ne faut pas très longtemps pour que les gobelets (réutilisables) de bière, volent aux quatre coins de la fosse, déclarant officiellement le premier mosh pit. Et ils se multiplieront tout au long de la soirée. Tout comme les pogos et round circles…

Si les Canadiens étaient peut-être conscients que leur discographie est gravée dans la mémoire du public, Benjamin Kowalewicz –bien qu’infatigable– n’a jamais demandé ni imploré d’interaction. Il a préféré ne pas perdre de temps en interprétant le plus de morceaux possibles. Après environ une demi-heure, « Rusted From the Rain » a véritablement dynamisé le set en rapprochant le band de la foule. Caractérisé par une solide attitude rock'n'roll, le leader connait ses classiques punk/rock très old school, par chœur. Puissant, « End of Me » nous replonge une dizaine d’années en arrière. Et le détonnant « Surprise Surprise » pète littéralement des flammes. Les fans transforment chaque chanson en hymne. Intense, « Viking Death March » constitue un autre moment fort du concert.

On n’a pas vu les 90 minutes passer. Et c’est l’hymnique « Red Flag » qui clôture une prestation qui vous rebooste pour la semaine…

(Pour le reportage photos signé Romain Ballez, c’est ici)

Setlist : « Devil in a Midnight Mass », « This Suffering », « I Beg To Differ (This Will Get Better) », « Afraid Of Heights », « The Ex », « River Below », « Pins And Needles », « Rusted From The Rain », « Try Honesty », « Surrender », « Saint Veronika », « End Of Me », « Diamond On A Landmine », « Reckless Paradise », « Surprise Surprise », « Fallen Leaves », « Devil On My Shoulder », « Viking Death March », « Red Flag ».

(Organisqtion : Live Nation)

 

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