Il n’existe pas de ligne droite pour The Beths…

The Beths, un groupe néo-zélandais composé de la chanteuse Elizabeth Stokes, du guitariste Jonathan Pearce, du bassiste Benjamin Sinclair et du batteur Tristan Deck, annonce la sortie de son nouvel elpee "Straight Line Was A Lie", le 29 août 2025. En avril,…

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La fuite d’Ellside

Le groupe parisien Ellside présente « Run Away », son concept album naviguant entre ombre et lumière pour un voyage qui durera un an. Une lente année pour dévoiler 6 chapitres de 2 chansons, 12 titres qui narrent l'histoire de Light. Le groupe invite les…

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Seppuku

Belinda (single)

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Le Seppuku, littéralement ‘coupure au ventre’, est une forme rituelle de suicide par éventration. En d’autres termes, c’est le Hara-Kiri. Mais c’est également le patronyme choisi par un quintet marseillais, impliquant quand même deux expatriés parisiens, qui pratique une musique shoegaze manifestement inspirée par My Bloody Valentine.

Son premier album, « Times », paraîtra ce 28 juin 2024. Les sessions d’enregistrement se sont étalées sur trois ans. Ce qui peut s’expliquer, car les membres du groupe participent à d’autres projets.

Avant de sortir ce long playing, la formation en a extrait deux singles, « Lost my smile » et « Belinda ». Le premier est disponible sous forme de clip ici et le second est en écoute

La pop bruitiste de « Belinda » se distingue par sa simplicité, ses mélodies de guitares aux échos nostalgiques et un refrain aux harmonies rêveuses ; on s'y laisse transporter sur une planche de skate, les cheveux au vent, dans les vestiges du Marseille des nineties…

Podcast # 38 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

Pure Hex

Spilling (Ep)

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Issu de San Franisco, Pure Ex a sorti la première moitié (« Spilling »), sous forme d’Ep (6 titres) qui figurera sur un double elpee baptisé « Spilling/Five of fear ». Il devrait paraître sous peu

Spilling élargit son approche de la musique pour aller au-delà des racines du shoegaze, en creusant plus profondément pour atteindre les souches plus lumineuses et immédiates du rock alternatif.

Lorsqu’elles ne sont pas noueuses, distordues ou grungy, les sonorités délavées des guitares sont tempérées par les envolées mélodiques alors que la voix ensorcelante de Marta Alvarez sert de contrepoint vitreux à l'instrumentation.

Le band explique :

‘L'album complet, « Spilling/Five of Tears », fait allusion aux réalités de la croissance et de la perte, par le biais de la carte de tarot « Five of Cups ».

Cette carte symbolise le creux émotionnel dans un cycle de croissance, le trou dans lequel vous tombez lorsque vous regardez ailleurs, le tapis que l'on retire ou l'effondrement de la glace, sous vos pieds. ‘

Le titre maître de cet Ep est en écoute ici 

Podcast # 38 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

INmusic 2024 : lundi 24 juin

Envie de découvrir d’autres festivals d’été ? A l’affiche résolument rock, à moins de deux heures d’avion de Bruxelles, dans la capitale croate Zagreb, se déroule l’INmusic. Et plus précisément sur une île au milieu du lac Jarun (NDR : un cadre idyllique comme celui du Sziget, à Budapest). And last but not least, le tarif est tout à fait abordable. 109 euros pour les trois jours ! Le INmusic festival est fait pour vous et possède autant d’atouts incitant à l’exode hors des frontières. On l’a testé pour vous et on vous raconte.

La météo est clémente lors de ce premier jour de festival. Ce sera un peu moins le cas le lendemain, à cause de quelques orages ; mais rien de comparable avec notre météo nationale (NDR : qui avait provoqué, récemment, l’annulation du Feel Good ou nécessité des mesures lors du Graspop metal meeting).

Notre journée débute sur le coup de 18 heures par Sleaford Mods. Originaire de Nottingham, le duo de quinquas est connu à travers le monde pour son univers musical unique en son genre. Les deux inséparables de la scène post-punk britannique, Andrew Fearn (comme MC), toujours accompagné de son acolyte chanteur Jason Williamson, déboulent sur l’estrade, en short, t-shirt basic et sneakers. La formule musicale est, elle aussi, toujours minimaliste, mais la sauce prend rapidement ‘live’. Andrew multiplie les pas de danse derrière son PC, et Jason, d’une voix rauque, tel un supporter des ‘Three lions’ en fin de match, assène ses coups de gueule. Il a pour habitude de crier sa rage contre les travers de l’Angleterre, et on l‘imagine devant les piètres prestations récentes de l’équipe de foot britannique. Le concert débute quand même en douceur par « UK Grim » (NDR : le titre maitre de son dernier elpee, paru en 2023) et « Kebab spider ». Mais très vite « Jolly fucker », qui date maintenant de 10 ans, commence à faire danser les premiers rangs de l’audience, grâce à des beats allant crescendo. Williamson, semble de plus en plus possédé, en débitant des tirades incessantes lors d’un « Fizzy » agressif. Qu’il enchaîne à un « On the ground » tout aussi frénétique. Avant une reprise surprenante du « West end girls » des Pet Shop Boys. Et de clôturer une prestation alignant une vingtaine de titres en une bonne heure vingt, par le trippant « Tweet, tweet, tweet ». Parfait pour chauffer l’ambiance !

En se déplaçant dans le cadre verdoyant, on rejoint la ‘World stage’, située aussi au milieu d’arbres, qui nous rappelle le cadre du Cactus festival à Bruges. Seuls quelques centaines de spectateurs sont massés devant le podium, mais on peut déjà révéler que les absents vont avoir tort ! bar italia confirme son statut de hype londonien, en proposant une pop indé entretenue par sa chanteuse élancée Nina Cristante et les deux guitaristes Sam Fenton et Jezmi Tarik Fehmi, responsables de sonorités aux accents shoegaze. Plus discrets et plantés en arrière-plan, la bassiste féminine et le batteur impriment le tempo. Et dès les premières notes, l'énergie envahit les premiers rangs qui se laissent emporter par le son entraînant du groupe. La douce voix de Nina tranche avec celle plus nasillarde (et digne de Thurston Moore) de Sam. Les deux lead vocals réussissent à captiver l’auditoire et le transporter dans un univers musical singulier, parsemé de riffs noisy. Le seul hic finalement sera la courte durée du set : une petite cinquantaine de minutes à peine…

Notre review ne serait pas complète sans relater la prestation d’un des groupes nationaux programmés dans le cadre de ce festival. Nous longeons le lac, pour retrouver à l’extrémité de la presqu’île, la bien dénommée Hidden stage, où se produit Nemanja. Un collectif croate donc, originaire de la bucolique ville de Pula en Istrie (NDR : un peu de promo touristique au passage). Difficile de coller une étiquette sur cette musique psyché aux réminiscences 70’s, derrière la basse, la batterie et le chanteur/guitariste. Mais pas seulement, puisque des sonorités afro-cubaines sont balancées par les percus de la choriste, et une autre choriste et saxophoniste ajoute des touches de mambo/salsa. On pense parfois au Grand orchestre du Splendid. Le tout dans la langue locale. Dépaysement garanti ! Le public autochtone semble apprécier. Le chapiteau est plein à craquer et surchauffé, et on comprend mieux l’absence de monde pour bar italia qui se produisait, plus ou moins, au même moment.

Et pas de temps à perdre d’ailleurs, car les Viagra Boys sont programmés sur la Main stage. Quel plaisir de les retrouver, après ce concert mémorable accordé dans le cadre des Nuits Botanique, en mai 2022 (où le plancher avait bien vibré). Ce soir, l'ambiance est à son comble dès le début du set. Surexcités, les fans sont prêts à en découdre avec la musique punk-rock déjantée du band. Dès les premières notes, le public se laisse emporter par l'énergie brute et la voix rauque du chanteur Sebastian Murphy, tatoué de la tête aux pieds. Les guitares distordues et les rythmes débridés font trembler la scène, tandis que les fans sautent et pogotent dans une frénésie collective. Le band enchaîne les tubes comme "Just Like You" ou "Worms", provoquant des réactions enflammées dans la foule qui scande à l’unisson les paroles crues et provocantes, créant une atmosphère de communion sauvage et festive. Et Sebastian sait y faire pour introduire un autre tube, en l’occurrence « Sports », sachant que l’équipe de football de la Croatie joue sa qualification à l’Euro, pour l’instant ; ainsi, il demande le score au public (NDR : malheureusement dans les toutes dernières secondes de la rencontre, la Croatie sera éliminée par l’Italie). Le show des Viagra Boys reste tout aussi intense que leur musique. Des membres du band se jettent dans la foule, se roulent par terre, baissent leur pantalon et se lancent dans des performances déjantées. Sebastian, entre deux dégustations de bières et alcools fruités locaux, signale aussi que leur guitariste est absent pour maladie, et précise qu’un dénommé Billy joue pour la première fois avec eux (NDR : il s’en sort plutôt bien). Le public est conquis par cette débauche d'énergie et de folie, se laissant emporter par l'ambiance survoltée du concert. Et que dire de « Return to the Monkey », interprété en rappel, sous forme d’Extended play. Alors qu’en fond d’écran un singe vert fait son apparition, la foule martèle le refrain : ‘Leave society, be a monkey’. Après une heure trente de spectacle parfois brouillon mais exalté, la formation quitte la scène sous les acclamations d'un auditoire, venu des quatre coins du monde et épuisé par tant d'émotions.

Vient ensuite la grosse déception de la soirée : The Gaslight Anthem. Un combo US qui a eu sa période de gloire entre 2010 et 2014. Opérant d’ailleurs des passages au Rock Werchter en 2010 puis 2013 (NDR : il y sera de retour ce jeudi 4 juillet 2024). Il a connu un hiatus entre 2015 et 2022. Avant une reformation en 2023 et un nouvel opus sous le bras, baptisé « History books ». L’intro est de mauvais goût (Cindy Lauper, « Girls Just want to have fun »). L’entrée sur scène est sobre et quelques fans, notamment des trentenaires se réjouissent de les voir… mais pas vraiment nous. Car les compos sombrent vite dans le rock pour ados ou midinettes, où le pire des Foo fighters ferait une jam avec Biffy Clyro ou Against me ! Seule la voix du leader Brian Fallon sort du lot. On la compare parfois à celle de Springsteen (ils sont tous deux originaire du New-Jersey et le Boss a participé à son single « History books », titre maitre du dernier lp). Pour le reste, on ne peut être et avoir été, même si la formation affiche une attitude vraiment sympa…

The National est toujours aussi productif, que ce soit lors de ses tournées (quasi-annuelles) ou à travers sa discographie ; ainsi, il a publié deux opus, en 2023, « First Two Pages of Frankenstein » et « Laugh Track ». Sans compter ses projets parallèles. Dont celui d’un des frères Dessner (Bryce), également compositeur, qui sera présent à Bruxelles, au Bozar, pour présenter sa sinfonietta, soutenu par le Brussels Philharmonic Orchestra. Et ce soir, le groupe de rock indie américain enflamme directement le show lors d’un énergique « Sea of love », qu’il enchaîne par son dernier single, « Eucalyptus ». Les groupies sont transportées dans un univers musical où les mélodies sombres se mêlent à des refrains puissants et émotionnels. Les membres du band semblent, pour la circonstance, être en parfaite symbiose, créant une alchimie musicale qui transcende les limites de la scène, pour envelopper tout le public de leur aura. Quand ce n’est pas le leader Matt Berninger qui s’autorise différentes incursions dans la foule, terminant certains titres en criant ou balançant son micro par terre. Les jeux de lumières et les effets visuels contribuent également à l'ambiance envoûtante du concert, entretenant une atmosphère sombre, mystérieuse et conviviale à la fois, qui colle parfaitement à l'esthétique du groupe. Au fur et à mesure que le set avance, l'émotion monte en intensité ; les aficionados anglais et américains présents lors de ce spectacle reprennent certains refrains en chœur. Jusqu'à atteindre un climax émotionnel lors des titres les plus connus, comme « Fake empire » et son final appuyé par la section de cuivres. « Mr. November », « Terrible love » et « About today » viennent ponctuer un set de plus de 2 heures, qui pour beaucoup constituera un moment inoubliable, où la musique et l'émotion ont fusionné pour créer une ambiance unique et envoûtante. Une expérience à vivre au moins une fois dans sa vie pour tout amateur de rock indépendant. Surtout dans ce cadre féerique du lac Jarun.

Un dernier coup d’œil à la ‘Hidden stage’ s’impose. Et pour cause, Deadletter s’y produit. Le line up du sextet implique toujours Zac au chant, Poppy (et sa touche féminine) au saxophone, George à la basse, Will et James aux guitares, ainsi qu’Alfie à la batterie (plus discret en arrière-plan). Caractérisé par longue intro au sax et aux percus « Credit to treason », lance les hostilités. Torse nu, Zac Lawrence est déjà prêt à en faire le show. Tantôt accroupi face au public, tantôt n’hésitant pas à s’incruster au milieu de la foule pour y finir un titre. Les faux airs de punk et ska de « The snitching hour » sont l’occasion pour les premiers rangs de reprendre en chœur ‘Love the neighbour’. On ne sait pas si c’est l’heure avancée ou/et un chapiteau un peu trop sombre, mais toujours est-il qu’on se lasse un peu de la prestation. Il faut bien écrire que le groupe paraît encore jeune, et l’attitude de Zac, bien qu’énergique, n’est pas aussi charismatique que celle de Sebastian Murphy ou Matt Berninger (vus juste avant). Mais gageons que ce groupe mûrira bien et sera agréable à revoir dans d’autres conditions.

On traverse une dernière fois le site pittoresque du festival, en visitant au passage d’autres petites scènes. Comme celle dédiée au ‘Silent disco’ ou encore un karaoké géant (et son logo de fond ‘Tko pjeva zlo ne misli’) que semble apprécier les locaux. Quand ce n’est pas l’une ou l’autre dance stage. Ou plus originale encore une ‘Tesla tower stage’. Où l’intérieur de cette tourelle métallique est recouvert d’écrans de projection. Diffusant différents thèmes culturels ou militants. Il est aussi agréable de longer le lac, peuplé de cygnes, avant de rejoindre le bus qui nous conduira à nos pénates…

(Organisation : INmusic festival)

THE NATIONAL, VIAGRA BOYS, DEAD LETTER, SLEAFORD MODDS, THE GASLIGHT ANTHEM, NEMANJA, BAR ITALIA

Rock in Bourlon 2024 : du 23 au 25 juin

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Il y a déjà 2 semaines que le Rock in Bourlon a clôturé sa 12ème édition.

Une édition qui a vu défiler pas moins de 5600 personnes au détour de la rue de l'Abbaye, nichée au cœur de la petite bourgade de Bourlon.

Même s'il se cantonne à un site de petite taille, le Rock in Bourlon a tout pour rivaliser avec les plus grands festivals du genre.

La proximité est l'un des atouts de l'événement. Disposant de deux scènes, l'une de grande taille accueillant les headliners et une seconde plus modeste à l'arrière, le festival plaît par sa taille humaine.

L'affiche n'est cependant pas en reste ! Le line-up propose d’ailleurs des pointures du genre.

L'ouverture de la première journée est expérimentale et révèle deux formations polonaises. Tout d’abord Cisnienie qui, par les sonorités atypiques de son post-rock jazzy, pimentées par les interventions d'un violon et surtout d'un saxophone baryton. Et dans la foulée Krzta, qui prodigue son mathcore sur les planches du Paon. Enfin, Ni enfonce le clou en nous réservant un autre set mathcore complexe et déjanté qui est et restera l'un des points forts de la journée. Une accalmie s'ensuit lors les concerts de Iffernet et Spotlights, mais aussi et surtout de Morne. Cette première journée est couronnée par le set noise-rock intriguant d’Oxbow, dont les morceaux s'enchaînent au même rythme que l'effeuillage de son chanteur.

Au second jour, Queen(Ares) ouvre le bal sur la main stage, avant de céder le relais au band américain, Witching.

Mspaint constitue assurément la découverte de la journée. Son post-hardcore issu tout droit des States fait mouche. Sur le deuxième podium, les combos de hardcore s'enchaînent : Calcine, Jodie Faster, Jive Bomb et Worst Doubt.

C'est Zeal & Ardor qui conclut cette seconde journée en beauté en dispensant un set toujours aussi efficace.

Enfin, Ladeulas, Kanaan et Arabrot vont marquer le troisième jour de leur empreinte. Sans oublier Maud the Moth, dont le spectacle est offert au sein de l'église, située non loin, sur la place voisine.

Mais le festival ne fait pas la part belle qu'aux musiciens en proposant des expositions et des stands d'artistes en tous genres. De quoi vous procurer des affiches, cartes postales et autres œuvres de créateurs locaux.

Comment ne pas mentionner également la qualité de la nourriture ? Le festival étonne par son offre végan exquise. Au menu de chaque jour, deux plats différents pour le plus grand plaisir des festivaliers.

Les carnivores trouveront aussi leur compte en accédant au barbecue voisin ou en commandant le localement célèbre sandwich camembert et lard (à goûter absolument) !

En combinant tous ces éléments, on comprend mieux pourquoi l’ambiance est détendue ; d’autant plus que l’accueil est soigné aux petits oignons, et le tout, couronné par des concerts de haute voltige.

Loin de la folie des grandeurs des gigantesques festivals de chaque été, on y retrouve de la convivialité et on oublie le stress pour rester dans une bulle, hors du temps, l'espace de quelques jours.

Rendez-vous le 27, 28 et 29 juin prochains pour la prochaine édition d'un festival qui, de toute évidence, fait désormais partie des incontournables de l'été.

Pour les photos, c’est ici

(Organisation : Rock in Bourlon)

Wishy

Wishy mise sur le 21…

Issu de l’Indiana, Wishy sortira son premier elpee, "Triple Seven", le 16 août prochain. Il fait suite à l’Ep “Paradise”, paru en décembre 2023. Bien qu'il ne recèle que cinq plages, ce disque a figuré sur la liste des meilleurs Eps, publié l’an dernier aux States. On comprend mieux pourquoi le médias ont tant parlé de cette formation drivée par les auteurs-compositeurs Kevin Krauter et Nina Pitchkites, à cette époque.

Enregistré principalement dans l'Indiana sous la houlette de l'ingénieur et coproducteur Ben Lumsdaine, “Triple Seven” est un kaléidoscope de l'histoire de la musique alternative, avec des traces de shoegaze, de grunge et de power-pop qui tourbillonnent ensemble. C'est un document vibrant et exaltant sur la découverte de soi, le tout avec l'ampleur et le poids des albums rock à gros budget d'antan qui l'ont inspiré.

Au fil du temps, l'intérêt du groupe s'est orienté vers une musique plus noisy, plus agressive, plus amusante aussi ; et ces éléments sont mis en évidence sur le premier single 'Love On The Outside'. Sur ce morceau, le penchant de Wishy pour les accroches indélébiles est couché à parts égales dans des atmosphères douces et des distorsions cinglantes.

Krauter déclare à propos de ce morceau : ‘Cette compo évoque la phase initiale, à la fois excitante et frustrante, d'une relation amoureuse, lorsque l'on ne sait pas où les choses vont aller. La balance peut pencher d'un côté ou de l'autre et la patience commence souvent à s'épuiser. Parfois, on a envie d'attraper quelqu'un par les épaules et de lui dire que c'est parti pour de bon ! C'était amusant d'apporter ce genre d'énergie mélodramatique dans une chanson.’

Le clip consacré à “Triple Seven” est disponible

 

 

Molchat Doma

Bons baisers de Biélorussie…

Molchat Doma sortira son quatrième elpee studio, "Belaya Polosa", le 6 septembre 2024.

Le groupe post-punk / synth pop biélorusse a toujours eu le sens de l'esthétique brutaliste de l'architecture qui orne la pochette de ses albums. C'est froid, gris, imposant, industriel, et pourtant, il y a des cœurs humains qui battent dans ces fondations.

La formation s'est installée à Los Angeles pour terminer l'écriture de cet opus, un testament sur le changement dans les moments difficiles, une lettre d'amour à la pulsation numérique des années 90 et une réinvention en Technicolor des hymnes sombres du groupe à destination des pistes de danse.

Le single "Son" libère des émotions d'anxiété, de déception, de désespoir et de peur. C'est un examen onirique de ce que l'on ressent lorsqu'on part pour l'inconnu, en sachant que l'on ne pourra pas revenir à son ancienne vie. Le band précise : ‘"Son" a été écrit avant que chaque membre du groupe ne connaisse des changements de vie importants, notamment un déménagement dans un pays nouveau et inconnu. Il reflète la destruction de tout ce qui était familier’.

En effet, au cours des quatre années qui se sont écoulées depuis la parution de son précédent LP, "Monument", les vies du chanteur Egor Shkutko, du bassiste (également préposé aux synthés) Pavel Kozlov et du principal compositeur, producteur et arrangeur Raman Kamahortsau ont tellement changé qu'il était inévitable d'entendre cette transformation dans sa musique. Dès lors, "Belaya Polosa" les propulse dans une nouvelle direction tout en conservant la froideur et le minimalisme qui les caractérisent.

S'éloigner du son passé du combo était tout à fait naturel étant donné les thèmes d long playing, à savoir le changement et le fait de se détourner d'un passé troublé pour se tourner vers un avenir incertain.

Le clip consacré à "Son" est disponible là

www.youtube.com/watch?v=1FeLgGvk8RU

Julie Rains

Un projet solo pour Julie Rens du duo Juicy

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Après une longue et intense collaboration avec Sasha Vonk au sein du duo bruxellois Juicy, la multi-instrumentiste Julie Rens a décidé d’explorer son univers musical personnel à travers son nouveau projet Julie Rains.

Julie a déclaré : ‘Le travail d’écriture seule a commencé il y a quelques mois et ça a d’abord été très vertigineux de me plonger dans la composition, en sachant que tout était possible et que je pouvais aller dans toutes les directions. Je cherche ma singularité musicale et ça passe par beaucoup d’étapes. La première étant de sortir d’un rapport de rentabilité et d’efficacité. Voir ce qui émerge, quand on a travaillé en binôme pendant si longtemps et si intensément. Qu’est-ce qui m’est propre et comment le proposer. L’envie également d’arrêter de « protéger » les auditeurs- trices d’être déroutés par des rencontres de styles.’

On y entend tout son bagage empreint de musique classique et de jazz qui rencontre un grondement de synthés sur des textes en français qui touchent à l’intime. Cette première carte blanche répond à un besoin de valoriser les processus de création, souvent invisibilisés dans le domaine musical, de la volonté de présenter des étapes de travail et de recherches.

Les morceaux sont retravaillés en étroite collaboration avec Rowan Van Hoef et joués sur scène avec

Julie Rens : chant/claviers, Lou Wery : claviers/backings, Lennart Heyndels : modulars/basse, Olivier Penu : batterie.

Invités : sextet de flûtes vibrations

Julie Rains se produira dans le cadre du Marni Jazz festival le 14 septembre 2024.

Kokopeli

Kokopeli, une affaire de famille…

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A l’écoute de la pop rêveuse de Kokopeli, on pense à D’Ibeyi, Cocorosie et The Do. Notamment !

Kokopeli, vous connaissez ? Mais non, ce n’est pas une marque de semences bio (avec deux « l ») ! On vous parle de musique. Et de la bonne ! Dans le genre pop-folk-indie, le trio poitevin devrait rapidement faire parler de lui hors des frontières de l’Hexagone.

L'aventure Kokopeli a débuté au sein des fêtes de famille : Carla et Julie sont cousines et grandissent dans une famille de musicien.nes. Elles n'hésitent pas à impressionner mamie Claude avant de réaliser leurs premiers concerts. Julie à la basse/contrebasse et au chant, et Carla au chant, à la guitare et au n'goni. Les deux cousines composent à quatre mains et traversent les années, les affaires familiales et les routes de France sur une bande son solaire et mélancolique. Le duo s'inspire du parcours des deux sœurs du groupe Ibeyi, et d'autres formations telles que The Do, Alice Phoebe Lou ou encore Warpaint. Une pop rêveuse et étonnante, qui convoque les contes poétiques, les récits intimes et la complicité de celles qui ont tout fait ensemble.

Kokopeli est accompagné par La Sirène. Le groupe a été lauréat du prix Riffx Paris Music Festival, en 2023. A la suite de sa bonne prestation aux derniers Inouïs du Printemps de Bourges et l’arrivée de nouveaux partenaires, la sortie de l’album est reportée au mois d’octobre.

En attendant, il nous propose un second extrait de son Ep, « Family Affair », pour lequel il a reçu le concours de la Sirène, et sous forme de clip,

 

 

Trixie Whitley

Trixie Whitley sur la corde raide…

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Il y a un bon moment que Trixie Whitley n’avait plus donné de ses nouvelles, car hormis quelques remaniements au sein du line up de son backing group, elle n'a rien sorti depuis son dernier album, « Lacuna », paru en 2019. Son nouveau single, « High Wire », brise enfin le silence.

Trixie Whitley est prête à écouter les battements de son cœur, qu'ils soient douloureux pour l'état du monde, qu'ils appellent son enfant ou qu'ils soient simplement synchronisés avec ses baguettes sur sa batterie.

Musicienne dans l’âme, dont la vie a été une succession de mélodies, de danse et d'expression personnelle, la nouvelle ère de Whitley consiste à creuser dans le ‘primal’, en insufflant à ses chansons toutes les joies, les peines et les complexités de la maternité - et de la vie elle-même.

« High Wire » est issu de l’Ep « Dragon Of Everything » qui sortira le 27 septembre 2024. Cette compo aborde des tas de thèmes, de l'amour maternel à la perte d'autonomie corporelle. C’est une vieille chanson écrite il y a 10 ans.

Il a été baptisé, à juste titre, d'après une illustration de sa fille qui figure également sur la pochette du disque. Trixie signale : ‘J'ai besoin d'écouter mon utérus, mes tripes’.

Le single s'ouvre sur un rythme sensuel de guitares et de batterie, puis la voix agréable de la chanteuse prend le dessus et glisse doucement dans nos tympans. Les guitares confèrent à la chanson une atmosphère presque lourde et sombre, même si les instruments à vent apportent un contraste plus soulagé. Bien que Whitley expérimente parfois le rock alternatif, l'étiquette de ‘blues rock’ est attachée à sa musique. « High Wire » démontre pourquoi on lui a collé cette étiquette et ce single ne serait certainement pas déplacé dans une salle de concert.

Pas encore de vidéo mais le titre est en écoute

Les concerts :

30/06 Live is Live – Antwerpen, BE

31/08 Road Rock – Kuurne, BE

01/10 Botanique – Brussels, BE

02/10 Casino – Sint-Niklaas, BE (SOLD OUT)

06/10 Wintercircus – Gent, BE (SOLD OUT)

07/10 Wintercircus – Gent, BE (SOLD OUT)

08/10 Het Depot – Leuven, BE

09/10 Trix – Antwerpen, BE

12/10 Metropool – Hengelo, BE

13/10 Cactus – Brugge, BE

 

EYM Trio

EYM Trio met le cap sur Casablanca…

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Inspiré par ses voyages et son exploration du monde, EYM Trio vient de sortir son cinquième album, « Casabalanca », avec toujours cette interaction totale entre les trois musiciens, et une pédale d’effet sur le piano qui donne d’étonnantes sonorités proches de la viole ou du oud.

Un an après avoir gravé l’elpee « Bangalore » en compagnie de la chanteuse indienne Varijashree Venugopal, le groupe poursuit ses explorations nomades et se recentre sur une création à trois, comme une nécessité de retour aux sources après s'être nourri de tant d'aventures et de collaborations.

Composé d'Elie Dufour au piano, Marc Michel à la batterie, et Yann Phayphet à la contrebasse, la formation s’amuse avec des éléments de langage de musiques issues des quatre coins du monde, le tout dans des métriques innovantes laissant place à une grande liberté d’interprétation. A eux trois, ils créent un univers captivant, amusant et surprenant qui invite avec légèreté au voyage et au lâcher prise.

Nous embarquant dans un jazz mélodique qui se joue des frontières, ce long playing s’inscrit dans la continuité du projet Nomad' Sessions, initié en 2019.

Cet opus est l’occasion de dévoiler en avant-première une innovation pianistique. Elie Dufour a profité du confinement avec Robert Kieffer, pour créer une pédale mécanique, acoustique, ayant pour but de muter la partie centrale du piano et ainsi de pouvoir avoir accès à des modes de jeu inédits. Elle est omniprésente sur l’album « Casablanca », permettant au piano de sonner comme un nouvel instrument, proche du oud et des instruments à cordes pincées. Belle découverte !

Le clip d’animation consacré au titre maître est disponible ici et la session tournée à Casablanca,

 

Eosine

Eosine a mis le feu à la Fête de la Musique…

Mais où vont-ils s'arrêter ? C'est la question qu'on est en droit de se poser concernant Eosine. Originaire de Liège et emmenée par la très talentueuse Elena Lacroix, cette formation ne cesse de surprendre. Après sa victoire au Concours-Circuit et la sortie de deux remarquables Eps, elle est occupée d'exploser grâce à une série de concerts hallucinants.

Il y a quelques jours, son style shoegaze hybride et innovant a enflammé le podium de la Fête de la Musique, au Cinquantenaire, à Bruxelles. Une prestation énergique et captivante qui a enthousiasmé les spectateurs présents qui, pour la plupart, ne connaissaient pas le combo.

Fait surprenant, la majorité de la setlist est composée de titres inédits. Seuls “Plant Healing”, “Digitaline” et “Progeria”, son dernier single, relèvent de sa discographie. Les 5 autres morceaux sont des compositions récentes et, pour être franc, ils sont époustouflants. L’expression sonore évolue toujours dans un style combinant shoegaze, postpunk, dream-pop et inspiration celtique mais le spectre musical s’élargit grâce à des touches progressives, krautrock et, par moments, carrément grunge.

Le nouveau guitariste, Dima Fontaine, qui militait auparavant au sein du groupe liégeois Naked Passion, n'est certainement pas étranger à cette évolution. Il apporte une palette musicale très riche et renforce parfaitement le travail vocal d'Elena.

Mais ce qui frappe le plus dans ce nouvel avatar d'Eosine, qui est complété par Benjamin Franssen à la batterie et Guillaume Van Ngoc à la basse (remplaçant), c'est la puissance de son show en ‘live’. Le côté shoegaze un peu nonchalant est supplanté, sur les planches, par une énergie brute et une maîtrise étonnante des pulsions et des flux. Le groupe alterne les moments aériens et les envolées rythmiques les plus féroces.

D'ailleurs, le public ne s'y trompe pas car l'espace devant la scène se remplit au fil des minutes et l’auditoire devient plus en plus conséquent. Il finit même par s’enflammer, et lors de la dernière partie du show, les premiers rangs s’engagent dans un ‘pogo’ débridé, et tout particulièrement lors du final, “Digitaline”. Pour faire monter la pression, Elena se lance dans une diatribe vocale insensée sur la rythmique hyperrapide et, conclusion paroxystique, se roule par terre en criant comme une possédée. L'ange habillé de blanc s'était transformée en démon. Le tout, devant une foule médusée, touchée par une sorte de transe. Un moment inoubliable.

On attend impatiemment le nouvel Ep du groupe. Il doit sortir en septembre sur le label Mayway Records, qui héberge déjà les excellents Haunted Youth. Et l'année prochaine, paraîtra le premier album ‘long format’ du quatuor. Tout est en place pour qu'Eosine devienne un des groupes phares du rock belge, au même titre qu'un Whispering Sons. En tout cas, et sans mauvais jeu de mot, au Cinquantenaire, Eosine était déjà un monument...

Pour consulter les autres articles (interviews, chroniques de disques, etc.) consacrés au band, cliquez sur le nom de l’Artiste dans le cadre informations complémentaires., ci-dessous.

Si vous souhaitez écouter les interviews en podcast dans l'émission ‘WAVES’, c’est ici pour Eosine et pour le projet solo d’Elena, Tokyo Witch.

(Crédit photo : Christophe Dehousse)

 

iDKHOW

Un CONCERT en lettres capitales…

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Originaire de Salt Lake City, dans l'Utah, iDKHOW (NDR : c’est la contraction de ‘I Don't Know How But They Found Me’), réunissait, au départ, le leader/chanteur/guitariste, Dallon James Weekes –un ancien membre du band américain Panic ! At The Disco, au sein duquel il a milité pendant plus de dix ans– et le drummer Ryan Seaman. En 2016, ce dernier quitte le navire et iDKHOW devient le projet solo de Dallon…

Un Ep et trois elpees à son actif, dont le dernier, « Gloom Division », paru en février dernier et coproduit par Dave Fridmann (Mercury Rev, The Flaming Lips, …) Ce soir, il va nous en proposer de larges extraits. Le concert est sold out.

Le supporting act est assuré par le jeune band anglais The Molotovs. Un power trio drivé par la charismatique chanteuse et bassiste leader Issey Carts. La chevelure blonde décolorée, elle est vêtue d’une veste d’officier anglais (période Tuniques rouges), d’un shorty de teinte noire, et chaussée de bottes en plastique de couleur rouge vif. Elle est soutenue par le guitariste/chanteur Matt Molotov et le drummer Will Fooks, dont la chevelure rappelle celle des mods qui ont sévi au cours des sixties (The Who, The Small Faces, The Kinks, …) Matt a enfilé une veste de soldat de couleur verte (Tommy de la Grande Guerre) garnie d’un tas de décorations et Will, un costume de ville de teinte bleue.

Pas moins de 300 concerts au compteur, mais pas encore d’Ep ni d’album à son actif, mais simplement des démos.

Le set s’ouvre par « More, more, more ». Le drumming est littéralement tempétueux. Tout comme sur « New Flash ». Au début de « Satisfaction » les sonorités de sixcordes s’ébrouent en douceur, puis le morceau monte en puissance, avant l’explosion finale. Bien en phase, la section rythmique canalise une énergie punk aux relents rhythm’n’blues (NDR : probablement ceux qu’ils empruntent aux groupes mod des sixties).

Sur les planches, Issey ne tient pas en place, tout en servant de sa basse ; elle sautille ou se dandine sur place, faute d’espace laissé par le matos d’iDKHOW. Bref, le concert a libéré une fameuse dose d’énergie et bien chauffé la salle pour la tête d’affiche.

(Lien vers la page ‘Artistes’ de The Molotovs )

Setlist : « More More More », « Johnny », « Satisfaction », « Wasted Of Mouth », « New Flash », « The Game », « Rhythm Of Yourself », « Don’t Doubs Me », « No Time To Talk », « Come On No ».

iDKHOW fait une entrée remarquée en entamant son show par « SPKOTHDVL ». Au lieu d'attendre le rappel ou la fin de parcours pour attaquer ses compos les plus populaires, il les aligne d’entrée de jeu et notamment « Do It All The Time », « Cluster Hug » ainsi que « Social Claim », des chansons que la foule reprend passionnément en chœur.

Le backing group de Dallons James Weekes est constitué d’un guitariste/claviériste (Anthony Purpura), d’un bassiste (Isaac Paul) et d’un drummer (Ronnie Strauss). Il est en totale interactivité avec le public, et descend, à plusieurs reprises, dans la fosse, pour y circuler en chantant sans micro, ni électricité. Et il semble ravi de constater que ses fans connaissent les paroles.

La setlist va nous réserver six plages de son nouvel opus (NDR : dont les titres s’écrivent en lettres capitales) et quatre nouvelles versions de pistes signées par son band précédent, The Brobecks, dont l’énergique et excitant « A letter ».

Weekes demande, en plaisantant, à toute personne de moins de 25 ans de se boucher les oreilles pendant « WHAT LOVE ? », une chanson qui détaille les tentations provoquées par une relation toxique et torride.

Pendant « Visitation of the Ghost », la fosse s’ouvre en deux parties afin de permettre au frontman de se frayer un passage. Dès qu’il remonte sur l’estrade, le band nous réserve une excellente cover du « Murder On The Dancefloor » de Sophie Ellis‐Bextor. Toute la salle saute en l’air et danse. Les téléphones s’allument et se balancent. Et iDKHOW achève son concert, comme il a commencé, par trois skuds : « SUNNYSIDE », « Choke » et « Razzmatazz », avant de quitter la scène.

Le combo revient rapidement pour accorder un rappel, dont un des premiers morceaux publiés sous le nom d'iDKHOW : « Nobody Likes The Opening Band », bien que Weekes précise qu’il n’a gardé aucune rancune envers Benches. Et il prend encore le temps de présenter ses musicos.

On a assisté, ce soir, à un CONCERT en lettres capitales d’iDKHOW ; mais on épinglera, surtout, la voix de Dallon Weekes, qui chante en ‘live’ aussi juste qu’en studio…

Setlist : « SPKOTHDVL », « Do It All The Time », « Cluster Hug » (The Brobecks cover), « Social Climb », « DOWNSIDE », « GLOOMTOWN BRATS », « New Invention », « INFATUATION », « SIXFT », « Leave Me Alone », « A Letter » (The Brobecks cover), « WHAT LOVE ? », « Visitation Of The Ghost » (The Brobecks cover) », « Murder On The Dancefloor » (Sophie EllisBextor cover), « Kiss Goodnight », « SUNNYSIDE », « Choke », « Razzmatazz ».

Rappel : « Nobody Likes The Opening Band », « Boring « (The Brobecks cover).

(Organisation : Ancienne Belgique)

V V & the Void

The cage

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« The cage » constitue le troisième opus de V V & the Void, le projet de l’Australienne (NDR : elle est issue de Melbourne) Valentina Veil.

Décrit comme éthérée, gothique, minimale-drone et sombre, sa musique cherche l'équilibre délicat entre différentes forces, et notamment la grâce et le déséquilibre, le féminin et le masculin, ainsi que les énergies lunaires et solaires.

Valentina intègre sa voix tendre à un rythme industriel, comparant le temps qui passe à une horloge de grand-père qui dysfonctionne, créant ainsi une expérience à la fois troublante mais sereine…

Dans ses textes, elle explore également la dichotomie entre la naissance et de la mort d'un point de vue inconscient, mais elle prend soin d’aborder ces thèmes avec nuance et subtilité.

Le titre maître de ce long playing est en écoute ici

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Draag

Actually, the quite is nice (Ep)

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Après avoir sorti son premier elpee l’an dernier, Draag continue de développer ses rêveries grungegaze. Et la formation californienne (NDR : elle est issue de Los Angeles) le démontre sur son nouvel Ep six titres, « Actually, the quite is nice ».

Adrian Acosta, le leader du quintet a, une fois de plus, réussi à créer des morceaux sans avoir recours à des instruments de rock non traditionnels, et en refusant d'y ajouter des fioritures afin de les rendre plus lisses.

Adrian a appris très tôt que ni les musiciens ni leurs fans ne gagnent à ciseler un exosquelette magnifique.

Il est à l'écoute de ce qui est plus profondément enraciné dans une œuvre d'art. Ainsi, les rebondissements provocateurs et inattendus sont la preuve que l'artiste a imprégné les chansons de Draag d'une vie qui leur est propre.

Il a acquis une maturité et une acuité artistique exceptionnelles que certains musiciens beaucoup plus âgés et prolifiques mettent des années à comprendre et à adopter.

Issu de « Actually, the quite is nice », « The day has come » est en écoute

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Adorer

Adorer (Ep)

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Il est amusant de constater que lorsqu’on soumet le mot ‘adorer’ sur le net, tout ce qu’on obtient c’est la conjugaison du verbe adorer.

Pourtant cette formation existe bien (NDR : elle a été fondée, à Sydney, en 2002) et après avoir enregistré deux singles, elle a sorti, en mai dernier, un Ep éponyme.

Tout au long des 6 titres de cet essai, parvient à briser les frontières qui séparent le shoegaze traditionnel, le grunge et le post-rock.

Entre l’intensité d'un conflit et la subtilité d'un chuchotement, des voix désespérées et sincères se heurtent à un lourd mur de son.

Extrait de « Adorer », « Burial » est à voir et écouter ici

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Blood Family Reunion

Lucky Mutation

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Basé à Wahington DC, Blood Family Reunion pratique une musique qui agrège habilement dream pop, shoegaze et bedroom pop. « Lucky Mutation » constitue son premier elpee.

La formation brosse des paysages sonores qui invitent à la réflexion et suscitent une connexion intime avec les émotions les plus profondes.

Les textes traitent de tragédie, de mythes familiaux et de fantaisie.

Des accords de guitare vibrants, des lignes de basse captivantes et des rythmes basiques fusionnent afin de briller d'un éclat unique, comme un phare qui brille et vous guide votre une nuit noire de l’âme…

Le titre maître de cet LP est en écoute ici

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Soft Michel

Thalasso

Soft Michel est un quatuor parisien qui a quitté l’univers du jazz pour se tourner vers le rock ayant bercé l’adolescence de ses membres. Entre indie rock et britpop, ses influences oscillent de Franz Ferdinand à Oasis, en passant par les Beatles, Wolf Alice, Coldplay et The Dø. Son patronyme leur apparaît comme une évidence : Soft Michel est une ode à la mollesse des après-midis de bistrot et à la poésie des lentes discussions sans but. 

Sur son Ep, « Thalasso », Soft Michel réussit à conjuguer la puissance des guitares, la douceur des harmonies sucrées et la sensibilité vocale du chanteur. D’après la bio, les textes sont basés sur un monotrip à caractère psychotique d’Antoine Martin (alias Garbage Dog Prod.) sur une certaine chanteuse londonienne qui a écrit "Sad Boy", ainsi que sur des croyances ésotériques étranges. A creuser. Surtout les méninges.

Grâce à des textes parfois lyriques et romantiques, parfois insolents et teintés d'autodérision, Soft Michel réussit à faire s’embrasser la puissance des guitares, la douceur des harmonies sucrées et la sensibilité retentissante du chanteur.

En 2022, il a signé chez le distributeur Indépendant Digital. En 2023, il a gravé deux live sessions : « Bottle of Soap » et « Willy Wonka ». Il vient de publier l’Ep, « Thalasso », sur lequel figure « Sunbeam », une compo qui a fait l‘objet d’un clip ; et il est disponible

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Steve Wynn

Steve Wynn fait ce qu’il faut…

Le dernier elpee de Steve Wynn, "Northern aggression" remontait à 2010. Son prochain, "Make It Right", paraîtra ce 30 août 2024 et coïncidera avec son nouveau livre de souvenirs ‘I Wouldn't Say It If It Wasn't True’ (Jawbone Press). Lors des sessions, il a reçu les contributions de Mike Mills (R.E.M.), Vicki Peterson (The Bangles), Chris Schlarb (Psychic Temple), Emil Nikolaisen (Serena Maneesh), Linda Pitmon (The Baseball Project) et d'une douzaine d'autres artistes. Wynn sera également en tournée cet automne. Son spectacle solo mêlera des chansons tirées du livre et inspirées par celui-ci, ainsi qu'une structure narrative composée de lectures et de récits. Les fans peuvent s'attendre à une sélection de chansons classiques et de raretés du catalogue de The Dream Syndicate, ainsi qu'à des morceaux réfléchis du nouvel opus, le tout constituant un spectacle où le passé sera revisité.

"I Wouldn't Say It If It Wasn't True" (Je ne le dirais pas si ce n'était pas vrai) est le mémoire vivant et révélateur du leader et fondateur de l'un des groupes d'indie rock les plus vénérés des années 1980, The Dream Syndicate. C'est l'histoire de l'écriture de chansons et de la participation à des formations comme moyen d'accéder à un monde que son auteur aurait à peine pu imaginer - un monde de grandes maisons de disques, de bus de tournée luxueux et de salles à guichets fermés, mais aussi d'alcool, de drogues et d'une Babylone rock'n'roll de bas étage. En fin de compte, il s'agit d'un récit de rédemption, où la musique est un vecteur de transformation et de transcendance artistique et personnelle.

Steve Wynn déclare au sujet de son nouvel LP : ‘J'ai écrit et enregistré ces chansons en même temps que je travaillais sur "I Wouldn't Say It If It Wasn't True", mes mémoires qui sortent chez Jawbone Press la même semaine que "Make It Right", mon premier album solo depuis 2010. À chaque chapitre, j'avais des idées de chansons inspirées par la plongée dans mon passé. Au bout d'un moment, les réflexions se sont entremêlées donnant lieu à un commentaire mutuel entre la rumination littérale et métaphorique.

Les chansons ne sont pas directement autobiographiques, même si l'album commence par "Santa Monica", la ville et le boulevard où je suis né, et se termine par "Roosevelt Avenue", l'artère principale du quartier du Queens à New York où je vis aujourd'hui. On écrit ce que l'on connaît, même si l'on n'en est pas conscient au moment où l'on écrit.

Au fur et à mesure que je trouvais les mélodies et les mots qui allaient s'agiter et mijoter avec les histoires que je racontais dans le livre, j'ai simultanément fait appel à des amis et à des collaborateurs de mon passé récent et lointain pour m'aider à les étoffer sur ce disque. Vicki Peterson, Mike Mills, Stephen McCarthy, Scott McCaughey, Jason Victor, Dennis Duck, Mark Walton et ma femme Linda Pitmon sont tous présents dans le livre et ils sont aussi sur le disque !!’

Paru en single, "Make It Right" est disponible sous forme de clip

 

Manu Chao

Manu Chao célèbre l’autre…

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Manu Chao, l'icône de la scène musicale mondiale, revient sur le devant de la scène en sortant un nouveau single baptisé "Viva tu". Après plusieurs années d'absence médiatique volontaire, l’artiste nous offre un avant-goût de son prochain opus tant attendu.

"Viva tu", produit par Radio Bemba et co-mixé par Manu Chao et Chalart58, constitue un hommage vibrant à l’humanité et à la diversité, une célébration de l’autre. Ce single, paru ce 29 mai 2024, capture l’essence de l’artiste avec sa simplicité désarmante et ses paroles touchantes. Il reflète les thèmes chers à Manu, tels que la communauté, les relations humaines et la beauté des moments simples de la vie.

"Viva tu" annonce également la sortie d'un nouvel elpee qui promet de transporter les auditeurs dans un voyage musical riche en émotions et en réflexions. Ce long playing, qui recèlera des titres inédits et des compositions en plusieurs langues (espagnol, anglais, français et portugais), explorera des thèmes contemporains tels que l’immigration, la critique sociale et l’amour pour la vie quotidienne.

Sur "Viva tu", Manu Chao nous rappelle que malgré les défis de notre époque, il existe toujours des raisons de célébrer la vie et de rester connectés les uns aux autres. Cette compo invite à redécouvrir sa musique.

Le clip d’animation consacré à "Viva tu" est disponible ici

 

 

 

LUX the band

L’esprit infini de LUX the band…

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Après la sortie de second elpee, "Gravity" (décembre 2022), et de l'Ep "Before Night Falls - The Black Box Sessions" (digital janvier 2024), le quatuor LUX the Band (Angela Randal et Sylvain Laforge accompagnés de Julien Boisseau et Amaury Blanchard) est de retour. Il vient de sortir un nouveau single intitulé "Infinite Mind".

Il s’agit d’un titre rock simple et direct, avec un gimmick mémorable et un solo reconnaissable de Sylvain Laforge. Les paroles cherchent à capturer un instant, à suspendre le temps suffisamment longtemps pour observer de près un état d'esprit où la beauté et l'amour côtoient la frustration et la déception, pendant que nous comptons les heures de la journée, jour après jour. Un sentiment d’exclusion, regardant ce qui se passe à l’extérieur tel un spectateur de sa propre vie. Le titre se conclut sur cette note d'espoir : ‘retreat, toss out the garbage and redefine’ (‘se retirer, se débarrasser des interférences et se redéfinir’) !

"Infinite Mind" est disponible sous forme de clip

Le plan statique et le huis clos traduisent un espace mental et les différents états qui s'y trouvent.

L'action se déroule uniquement en intérieur –répétition, réflexion et multiplication– autant de façons de montrer le fonctionnement d'un esprit, visuellement soutenu par le montage du talentueux William de Caron et les images lumineuses de Jehsong Baak.

Dans cette vidéo, Sylvain symbolise la musique, toujours présente. Il n'est pas tout à fait le fruit de l'imagination d'Angela mais il existe dans son imaginaire (la petite musique dans notre tête).

Angela est à la fois la narratrice et l'autrice, en train de réfléchir, d'écrire et toujours en mouvement, prise dans l'acte de chercher les mots pour écrire la chanson.

Nile Rodgers

La musique est ma vie, ce que je respire, mon oxygène…

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Légende vivante du disco, qu'il a grandement contribué à populariser, Nile Rodgers est un auteur, compositeur, arrangeur, producteur et guitariste, qui a fondé le groupe Chic en compagnie du regretté bassiste Bernard Edwards. Cet ancien Black Panther –il a notamment bossé avec David Bowie, Madonna ou Diana Ross– continue à inspirer et à collaborer auprès des jeunes générations, et notamment Daft Punk, Sam Smith et Lady Gaga. A 72 ans, et malgré deux cancers, l'inventeur du ‘Freak’ continue à se produire ‘live’ et prend toujours du ‘good time’...  Let's dance !

Bernard Edwards et vous formiez le cœur de Chic. Depuis sa disparition en 1996, ressentez-vous sa présence lorsque vous vous produisez en concert ?

Parfois... selon les chansons et l'ambiance.

Mes sentiments pour Bernard me suivent constamment, même sans musique. Je pense souvent à tout ce que nous avons vécu ; à nos hauts comme à nos bas, et à notre première rencontre... 

Mais, ayant survécu à deux cancers, désormais, lorsque je monte sur les planches et regarde la foule, la première chose que je vois, ce sont des milliers de personnes qui m'ont aidé à m'en sortir. Je les considère comme des amis, des proches qui tiennent à moi et m'ont soutenu durant la maladie. C'est une sensation bouleversante....

Vos deux cancers ont-ils déclenché chez vous une sorte d'urgence de création ?

Non, la musique est ma vie, ce que je respire, mon oxygène. Et de temps à autre, j'ai envie de la capturer et de la transformer en composition que d'autres puissent entendre. La plupart du temps, je compose juste pour moi. Je m'assois, je joue avec la musique... je m'amuse tellement et me sens en paix. Je ressens toutes sortes d'émotions. Et parfois, je me dis : ‘Tiens, je suis occupé d'écrire une chanson que d'autres pourraient écouter’.

Croyez-vous à l'effet curatif de la musique ?

Oh mon Dieu, oui ! S'il n'y avait pas eu de musique dans mon existence, honnêtement, je ne crois pas que j'aurais surmonté mes deux cancers. La première fois, j'ai eu peur. Je n'arrêtais pas de pleurer. 

Bon, je ne souhaite pas avoir l'air d'une sorte de super héros ; mais, la deuxième fois, j'ai eu l'impression d'avoir un rhume. Je ne me suis même pas inquiété (il rit) !

Est-il vrai que le patronyme Chic se réfère à Roxy Music et Brian Ferry ?

Oui, c'est une trouvaille de Bernard Edwards. Mais je n'avais jamais vu un groupe s'habiller de manière aussi classieuse sur scène !

Je suis issu d'un milieu hippie ; au départ, tout ce que nous portions le matin correspondait à ce que nous allions arborer en ‘live’, le soir même (rires).

Lorsque j'ai assisté au concert de Roxy Music, à Londres, qui était le groupe préféré de ma copine de l'époque, j'ai d'abord vu un public magnifiquement fringué, puis surgir ces musiciens tirés à quatre épingles. De plus, Brian Eno imposait un son immersif. J’ai ainsi assisté à ce que je considère comme une expérience musicale totalement artistique et en effet immersive. 

J'ai tout de suite appelé Bernard et lui ai confié : ‘Mec, il faut que nous incarnions la version noire de Roxy Music et se montrer dans des vêtements créés par de grands couturiers’.

Il faut se rendre compte qu'au cours de cette période, tout le monde s'habillait comme les Jackson Five et exécutait la même chorégraphie. Au sein de Roxy Music, chaque membre avait sa propre personnalité, même si c'était un groupe.

À l'époque, nous nous appelions Big Apple Band. Mais un type de mon école avait sorti une chanson intitulée « A Fifth of Beethoven » qui figure dans la b.o. de "Saturday Night Fever" ; il avait choisi pour nom de scène, Walter Murphy and The Big Apple Band. Le public confondait...

Bernard a alors proposé d’opter pour Chic, puisque nous étions vêtus de vêtements chics. Le batteur, Tony Thompson et moi, avons estimé cette idée, au départ, drôle et saugrenue, et puis finalement...plutôt cool !

La légende voudrait que l'enregistrement de l'album "Let's Dance" de David Bowie ne se soit pas bien déroulé…

Ah bon ? "Let's Dance" est l'album le plus facile que je n'ai jamais produit de ma vie. J'ai mis en boîte toutes les démos de "Let's Dance" en deux jours, en Suisse. Lorsque je suis revenu en Amérique, j'ai enregistré le long playing en 17 jours, et tout en une seule prise. Une pour les solos de guitare de Stevie Ray Vaughan, une pour la voix de David... tout en une seule fois !

Quel est le lien entre le disco et le mouvement des Black Panthers auquel vous adhériez ?

La première fois que je suis entré dans ce club disco éphémère situé au croisement de Soho, China Town et East Village, où vivait la grande communauté gay new-yorkaise, j'y ai croisé toutes sortes de personnes : homos, hétéros black, portoricains, blancs...

Je n'arrêtais pas de penser à nous, les Black Panthers qui défendions l'unité. Tout le monde oublie que notre slogan était ‘Black power to Black People, Brown Power to Brown People, White Power to White People’. ‘Tout le pouvoir au peuple’, c'était notre devise.

Alors, quand je suis entré dans ce club et que j'ai vu toutes ces personnes différentes danser à n’importer quelle heure sur le "Love to Love You" de Donna Summer, "San Francisco" de Village People, et "Girl, You Need A Change of Mind" d’Eddie Kendricks, j’ai vraiment été frappé. Donna Summer et sa chanson étaient sexy ! Village People incarnait la communauté gay hardcore ! Eddy Kendricks chantait ‘All men don't discriminate this man emancipates. Now I am for women's rights, I just want equal nights. Girl you need a change of mind’

Tout ce que les Panthers et moi défendions figurait dans ces trois morceaux que le DJ mixait sans pause. J’en ai conclu : ‘C'est le monde auquel je souhaite appartenir. Je veux faire partie de cet univers connecté dans lequel nous opérons ensemble, même si nos philosophies diffèrent. Il y a cette sorte d'amour qui nous unit.’ Aucun autre genre musical ne ressemblait à ce concept...

Grâce au le disco, on pouvait être gros, moche, noir, portoricain ou gay... peu importe !

Nile Rodgers et Chic se produiront le 15 juillet dans le cadre du Gent Jazz www.gentjazz.com

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