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TOPS sortira son nouvel elpee, "Bury the Key", ce 22 août. Le quatuor propose une musique intemporelle qui allie profondeur et immédiateté. Il s’agit de son premier album complet depuis 2020, un opus qui explore des tons plus sombres tout en restant maîtres…

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Julia Drouot a coupé court…

De ses années de conservatoire, il reste à Julia Drouot peut-être le goût de ses fugues, non pas celles qui se jouaient au XVIIème siècle dans les salons des cours européennes, mais celle qui se chausse de semelles de vent. La chanteuse et compositrice a…

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Casimir Liberski

Deux pros dans l’impro…

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Alliant la finesse du jazz noir-jaune-rouge à l’innovation avant-gardiste japonaise, le pianiste Casimir Liberski et le batteur Tatsuya Yoshida, connu pour son travail au sein de la formation Ruins, ont uni leurs talents afin de concocter un premier album intitulé « Troubled Water », explorant un paysage sonore mouvant constitué de free jazz, d'ambiant et de rock progressif voire d'éclaboussures punk. Et la fusion de leurs deux univers musicaux et culturels se rejoignent dans l'improvisation…

Casimir Liberski, ‘moitié’ belge de ce duo évoque pour nous les images de ce monde musical... flottant.

Comment avez-vous rencontré Tatsuya Yoshida ?

Via Facebook. Plus jeune, j'étais fan de Ruins, le duo que Yoshida formait en compagnie d’un bassiste occasionnel. J'ai découvert qu'il s’était inscrit sur le réseau social en 2012. Je l'ai ajouté comme ‘ami’, pour ensuite l'interroger sur ses prochains concerts en Belgique.

Lorsque j'ai sorti mon album « Cosmic Liberty », en 2017, avec le jeune batteur prodige Matt Garstka, Yoshida s'y est intéressé. Nous avons été directement en contact et il m'a demandé de lui organiser un concert en Belgique, un an plus tard ; c’est ce que je suis parvenu à planifier pour le duo Sax Ruins qu'il forme avec la saxophoniste Ryoko Ono.

Nous nous sommes enfin rencontrés et j'ai pu me produire en première partie de leur performance.  Depuis, nous sommes restés en contact malgré le covid, communiquant et nous échangeant des démos.

En janvier de l'année dernière, j'ai passé ma lune de miel au Japon. La veille de mon retour, Tatsuya m'a appelé pour m'annoncer qu'il nous avait dégotté un petit concert dans un bar à Tokyo le soir même. Spectacle qu'il a enregistré, et qui s'est révélé d'une intensité incroyable. Ensuite il l’a remixé et c’est devenu cet album.

C'est donc un opus d'une prise dans un bar à Tokyo ?

Oui, totalement à l'arrache. Tatsuya a placé deux ou trois micros, raccordés à son enregistreur zoom, et trouvé des astuces originales, comme placer des ventouses qu'on utile pour déboucher les toilettes sur les rosaces, les trous de la table d'harmonie du piano, tout en y insérant un petit micro.

J'ai ensuite transmis le résultat à John Zorn que je connais, lequel m'a conseillé de faire mixer le tout par James Dellatacoma, ingénieur du son qui collabore énormément avec Zorn et Bill Laswell, et a l'habitude de prendre en charge des prises ‘mal enregistrées’… ou plutôt avec les moyens du bord (il sourit).

Vous formez un duo batterie/piano, ce qui n'est pas courant, même dans le jazz ?

C'est vrai, mais Tatsuya Yoshida a précédemment formé un duo connu avec Satoko Fujii, lequel a sorti plusieurs disques sur Tzadik records, le label de John Zorn justement ; une musique mouvementée et lourde, exigeante d'un point de vue de l'écoute, dans un style très écrit et puissant.

J'avais la conviction qu'il fallait s'en distinguer et proposer autre chose. Raison pour laquelle j'intègre des synthés et des sons électroniques.

Ce n'est donc pas simplement un duo piano et batterie, mais autre chose ?

Au niveau de la composition, nous ne nous situons pas dans le registre de longues compositions très écrites à l'instar du groupe français Magma, que Yoshida adore, et de toute cette musique progressive. A l'inverse, nous sommes dans l'improvisation totale !

Les titres se réfèrent à l'écologie maritime ?

Je me suis chargé d’attribuer des noms aux compos, issues de deux improvisations d'une heure que nous avons sectionnées pour n'en conserver que des morceaux. Les titres sont sans doute liés à l'air du temps, mais parce que notre musique ressemble à une sorte d'océan, voire de tsunami par moment, à l'écoute des tumultes qui secouent notre musique.

L'image qui m'est apparue est celle du monde flottant du Japon où je séjournais en plein hiver. Nous nous étions rendus, mon épouse et moi, sur les côtes, constatant que de petits poissons morts, des fugus, avaient échoué sur le rivage, mais également de déchets dérivant de Corée et de Chine, ce dont les inscriptions sur les emballages témoignaient...

Le jazz est certes une langue universelle, mais chacun apporte-t-il sa propre culture au sein de ce projet ?

Yoshida n'est pas un jazzman, et est incapable de swinguer. Il ne pratique que le rock progressif et l'improvisation libre. Comme je suis plutôt un jazzman qui a débuté par le swing, nous nous rejoignons dans l'improvisation qui elle est véritablement universelle.

Je ne suis pas certain que le jazz soit à ce point universel ; il faut en connaître le vocabulaire, les standards... bref, détenir un passeport en jazz.

Par ailleurs, je ne possède pas une mémoire gigantesque comme la sienne en prog-rock, Yoshida se révélant capable de se souvenir de longues séquences. Personnellement, j'ai plutôt une mémoire à court terme... (il rit)

Album « Troubled Water » (Totalism Records) - 21/03/2024

Perpetual Void

Still alive (single)

Écrit par

Originaire de Glasgow, Perpetual Void est le projet de l'auteur/compositeur/guitariste, Graeme Gray.

Son shoegaze/dream pop dépeint des paysages sonores éthérés et empreints de sensibilité.

Il a gravé deux albums à ce jour.  « The white room », en 2022 et « inter in orbit », en 2024.

Chargé de réverbération, son nouveau single, « Still Alive, est imprimé sur une batterie programmée qui s’appuie sur des riffs de guitare luxuriants alors que la voix mélancolique de Graeme se met à planer…

Perpetual Void crée un autre monde au sein duquel vous vous sentez seul mais jamais solitaire.

« Still alive » est en écoute ici 

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Blushing

Sugarcoat

Écrit par

Issu d’Austin, Blushing vient de graver son troisième opus. Pour l’enregistrer, il a reçu le concours des ingénieurs duson Elliott Frazier (Ringo Deathstar) et Mark Gardener (Ride) pour assurer les tâches de mixage et de mastering.

Tout au long de « Sugarcoat » la formation texane puise son inspiration dans la quintessence du shoegaze classique des 90’s, sans jamais sombrer dans le revivalisme. Une expression sonore dynamique, dense et subtilement travaillée passant sans effort, mais avec panache, d'un psychédélisme spatial à de la jangle pop à travers des sonorités de guitares aériennes, chargée se reverb’, et des harmonies vocales éthérées.

Le titre éponyme de l’elpee est en écoute ici 

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A Deeper Heaven

Future fear (Ep)

Écrit par

A Deeper Heaven, c’est le projet de Marc Wheeler. Auteur, compositeur, interprète et multi-instrumentiste, il est originaire de Salt Lake City, dans l’Utah.

« Future Fear » constitue son second Ep deux titres. Il fait suite à « Don’t say » et « Fire », parus l’an dernier.

L’artiste adore autant la vague des eighties (Echo & The Bunnymen, New Order, The Cure, Suede, The Smiths), que le shoegaze, aussi bien des nineties (Ride, Adorable, Catherine Wheel, Slowdive, etc.) que contemporain (Wild Nothing, Beach Fossils, DIIV, Film School, The Haunted Youth, etc.)

Et c’est en puisant le suc de ces références qu’il crée une musique douce-amère, susceptible de vous entraîner au cœur d’un univers empreint de nostalgie…

« Future fear » est en écoute ici

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Van Houten

The tallest room

Écrit par

« The Tallest Room » constitue le second long playing de Van Houten. Il fait suite à un éponyme paru en 2019.

Faite de hauts et de bas, l’aventure du combo compte quand même, déjà, sept années d’existence.

Fusionnant lo-fi, shoegaze et rock garage, la musique du sextet est fortement imprégnée des nineties. Paradoxalement mélancolique et optimiste, elle libère une énergie intense.

À propos de l’elpee, Van Houten déclare : ‘Cet album est le premier véritable jalon de notre parcours musical. Pour nous, il représente un nouveau départ en tant que groupe et pour moi personnellement. Au cours des deux dernières années, pendant que nous écrivions, j'ai vécu des changements importants dans ma vie qui ont vraiment changé ma vision des choses et ils se reflètent naturellement dans notre musique...’

Extrait de cet LP, « Note to self » est en écoute

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Spindrift

Roving

Écrit par

Spindrift est originaire de Santa Maria en Californie. Intitulé « Rove », son premier elpee navigue quelque part entre grunge et shoegaze. La formation avoue même être fan de Smashing Pumpkins

Par définition, Spindrift est la brume qui s'échappe d'une vague, mais cet opus semble issu de la plume d’un compositeur qui a l'impression de se noyer dans l'anxiété.

Extrait de « Tweelve years », le titre maître est en écoute

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Superfan

Twilight Living (single)

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Originaire de Los Angeles, le chanteur, auteur-compositeur, multi-instrumentiste et producteur en herbe Kali Flangan - il était âgé de 17 ans quand il a sorti son premier Ep, « Circles » en 2021 - a choisi pour pseudo Superfan.

Son premier elpee, « Tow truck Jesus », paraîtra ce 28 juin. Et l’artiste y joue de tous les instruments.

Pour l’enregistrer, il a quand même reçu le concours du producteur Gabriel Wax. Quant aux thèmes développés, ils traitent du désir, de la dysphorie ainsi que de l'acceptation et de la découverte de soi.

Quelque part entre alt rock et psychédélisme, il faut reconnaître que sa musique tient la route. Jugez plutôt ce « Twilight Living », proposé sous forme de clip,

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The Names

The Names à plein volume…

Issus de l'emblématique label Factory, aux côtés de Joy Division, New Order, A Certain Ratio, Durutti Column et Happy Mondays, The Names a consolidé sa place dans l'histoire de la musique.

« Volume », c’est le titre du nouvel Ep de The Names. Il réunit quatre titres envoûtants qui ajoutent un nouveau chapitre dynamique et éclectique à son illustre discographie, juste avant la sortie très attendue de son prochain elpee studio, « Encore ! ».

En commençant par le single « Far From The Factories », The Names nous offre son mélange de lyrisme introspectif et d'instrumentation atmosphérique. C'est un voyage sonore des rues de Manchester au royaume avant-gardiste de la ville de New York d'Andy Warhol, le tout capturé dans une vidéo intime ayant pour toile de fond le paysage industriel de la Belgique.

Ensuite, « Mort D'Amour » nous entraîne dans une odyssée lyrique à travers les complexités de l'amour, sur un mélange envoûtant de rythmes trip-hop et de mélodies romantiques. C'est un conte vieux comme le monde, qui fait écho aux tragédies intemporelles de Roméo et Juliette et de Tristan et Iseult.

« Watching For The New World » suit le même chemin avec ses accroches et ses grooves cinématographiques, offrant un aperçu alléchant d'un avenir qui n'est peut-être pas aussi brillant qu'il n'y paraît.

Et au moment où on pense avoir tout entendu, The Names nous surprend encore grâce à « Laudanum », quelque chose de complètement différent (mais pas trop ?), une composition piano/voix d'une beauté envoûtante qui plonge dans les mystères de l'art et de la littérature, racontant des explorations hypnotiques de l'impact des substances psychotropes sur la créativité, le tout souligné par la voix caractéristique de Michel Sordinia.

‘Cette chanson a été écrite et jouée sans utiliser de drogues ou de substances illégales’, déclare Michel, un grand sourire aux lèvres...

En publiant « Volume », The Names prouve une fois de plus pourquoi il est une légende de la scène post-punk / new wave. Alors, montez le « Volume », mettez-le presqu’à fond et plongez-vous dans ce son inégalé.

Le clip vidéo de « Far from the factory » est disponible sur le Bandcamp de The Names, que vous retrouverez facilement en cliquant sur le nom du groupe dans le cadre ‘Informations complémentaires’.

La Luz

Les news cosmiques de La Luz…

Écrit par

Avec un credo adapté de l'auteur de science-fiction Octavia E. Butler, un titre d'album tiré d'un recueil de poésie métaphysique et une prise de conscience personnelle, la guitariste et compositrice Shana Cleveland apprend à embrasser un monde changeant avec un amour inconditionnel sur « News Of The Universe », le nouvel elpee des Californiennes de La Luz (sa première sortie chez Sub Pop !), paru ce 24 mai 2024.

« News Of The Universe » est un disque né d'une calamité, une œuvre psychédélique sombre et magnifique reflétant l'expérience de Cleveland, qui a vu son monde s'effondrer à la suite d'un diagnostic de cancer du sein, deux ans seulement après la naissance de son fils. C'est aussi le portrait d'un groupe en mutation, marquant la première apparition de la batteuse Audrey Johnson et les dernières des membres de longue date, la bassiste Lena Simon et la claviériste Alice Sandahl, dont les contributions ajoutent une touche douce-amère à un disque qui est à la fois une élégie pour un monde ancien et une carte routière cosmique vers un nouveau monde étrange. En travaillant sous la houlette de la productrice Maryam Qudus (Spacemoth), l'environnement exclusivement féminin a permis à Cleveland de se sentir à l'aise dans des endroits difficiles et d'exprimer des émotions dures que les femmes sont socialisées à réprimer. 

Les vidéos des singles sont disponibles ci-dessous

« Strange World » : https://youtu.be/10wN--7GxAY?si=J8a2IWD4mweXZUSk

« Poppies » : https://youtu.be/e6u1ysrW4-g?si=tOUYZDdnz1L7Ptwv

« I'll Go With You » : https://youtu.be/RwWrkZXMN34?si=KSakduQxNUToHn4q

« Always in Love » : https://youtu.be/UYArMD-hdfM?si=xiS0bHYSmLNzd8-m

 

Slowdive

Comme à l’issue d’une séance de méditation transcendantale…

Écrit par

Si le rock indé est à nouveau en pleine effervescence depuis le début du siècle, il le doit en grande partie aux mouvements shoegaze et dream pop, courants qui semblent attirer une toute nouvelle génération de disciples. Et pour cause, les concerts des formations du style, de première génération (les 90’s) et celles de la seconde (depuis + ou - 2015), séduisent un public de plus en plus jeune. Ainsi, ce dimanche 26 mai, pour applaudir Slowdive, il est carrément intergénérationnel, réunissant pré-ados, leurs parents et parfois même leurs grands-parents. Impressionnant ! Et ce soir, il y a du peuple dans la salle. Il y a même du monde au balcon !

Fondé en 1989, le groupe britannique s’est reformé en 2015 et a gravé depuis, deux elpees, un éponyme en 2017 et « Everything is alive », l’an dernier. Ce dernier davantage infusé d’électronique. De quoi inquiéter les plus anciens aficionados qui craignaient l’évaporation de l’instrumentation organique, sur les planches. Ce ne sera pas le cas…

Bonne nouvelle, le supporting act est assuré par Pale Blue Eyes, un trio drivé par un couple ; en l’occurrence le chanteur/compositeur/guitariste Matthew Board et la drummeuse, Lucy ; le line up impliquant également le bassiste Aubrey Simpson, et en tournée, le claviériste/guitariste John Gooding. Deux long playings à l’actif du band : « Souvenirs », en 2022, et « This house », l’année suivante. Des œuvres plutôt douloureuses, dont les textes traitent du chagrin à la suite de la perte d’êtres chers.

Et pourtant, sur scène, les musicos respirent la joie de vivre. Physiquement et vocalement Matthew me fait un peu penser à Martin Phillipps des Chills.  

Le set s’ouvre par « Take me over », un morceau dont l’explosion d’énergie est déjà bien maitrisée. Le son est d’excellent facture et les balances impeccables. La dextérité d’Aubrey sur ses cordes de basse, qu’il palpe de ses doigts, est spectaculaire. Les compos se distinguent par de bonnes accroches mélodiques. Si au début de « Sister », long titre qui clôt la prestation, le spectre de New Order se met à planer, progressivement l’expression sonore se transforme en transe psychédélique réminiscente de Spiritualized. Franchement, on assiste rarement à des premières parties de ce calibre… (Lien page Artistes Pale Blue Eyes)

(Photos Ludovic Vandeweghe ici)

Setlist :

Takes Me Over, TV Flicker, Spaces, Dr Pong, Motionless, Our History, Chelsea, Sister

Une bande préenregistrée diffuse le « Deep Blues Day » de Brian Eno pendant que les musiciens s’installent. Coiffé d’une casquette de base-ball, le chanteur/guitariste Neil Halstead s’installe à l’extrême droite, et l’autre sixcordiste, Christian Savill, à l’extrême gauche. Vêtue d’une robe noire légèrement bouffante dans le bas, la chanteuse Rachel Goswell se plante devant un clavier. On dirait Alice au pays des merveilles à l’âge adulte. Mais souriante, elle a conservé son visage d’enfant. De temps à autre, elle empoigne une guitare flambant neuve de couleur… noire, donc assortie à sa tenue. Et tout a long du spectacle, comme bercée par la musique, elle se balance nonchalamment…

Le concert s’ouvre par « Shanty », le premier morceau du nouvel elpee, « Everything Is Alive ». La lente impulsion électronique se répand un peu comme chez New Order, puis des vagues de sonorités de guitares commence à prendre leur envol, un envol qui se reproduit sur « Star roving » et le panoramique « Catch the breeze ».

Plus atmosphérique, « Skin in the game » nous plonge dans une certaine forme de léthargie. Certains spectateurs ferment les yeux et leurs esprits embrumés se mettent à planer.   

« Crazy for You » s’ébroue au sein d’un même climat. Les guitares entrent en dialogue, et enfin de parcours le morceau prend une nouvelle envolée.

Cosmique, « Souvlaki Space Station » nous propulse au cœur d’un univers floydien, alors que traversés de fumée, les faisceaux lumineux ressemblent à des colonnes de marbre blanc. Et lorsque les lumières stroboscopiques se déclenchent, les mouvements des musicos se décomposent…

Les oscillations de grattes chatoyantes propagées tout au long de « Sugar for the Pill » reflètent les impressions mélancoliques d’un Durutti Column. « Kisses » réverbère des échos empruntés au « Disintegration » de The Cure.

Plus noisy, « When the Sun Hits » alterne moments paisibles et bien percutants. Et le concert s’achève par « 40 days », une remarquable compo aux sonorités de guitares brimbalantes.

Pour le premier titre du rappel, « Chained to a cloud », le bassiste est passé aux claviers. On entre alors dans une ambiance ‘cathédralesque’.

A remarquer que tout au long du concert, Nick Chaplin n’arrête pas de déambuler sur l’estrade, à contrario des autres musiciens, plutôt stoïques ; et quand il se sert de la basse, il la tient à hauteur des genoux, un peu à la manière de Paul Simonon, chez The Clash.

On épinglera encore les échanges de voix entre Rachel, plus éthérée et fluette, et celle de Neil, bien timbrée, même si le volume sonore élevé ne permettait pas toujours de bien saisir ces nuances.

Si la setlist a alterné ancien et nouveau répertoire, le set s’achève par la reprise du « Goden hair » de Syd Barrett. Une forme d’hommage rendu à un artiste que les membres de Slowdive ont toujours admiré. Une version remarquable, respectueuse de la mélodie originale, mais qui sous un format shoegaze sert de lancement à un final tonifié par les percus alors tribales de Simon Scott ; et bien sûr, que l’intensité électrique sublime…

Les musiciens remercient la foule, pendant que les baffles crachent un nouveau titre de Brian Eno, « An Ending (Ascent) ».

En quittant la salle, la foule semblait particulièrement sereine, comme si comblée, elle venait de participer à une séance de méditation transcendantale…  

(Photos Ludovic Vandenweghe )

Setlist :

Deep Blue Day (Brian Eno song), Shanty, Star Roving, Catch the Breeze, Skin in the game, Crazy for You, Souvlaki Space Station, Sugar for the Pill, Slomo, Kisses, Alison, When the Sun Hits, 40 Days

Rappel :

Chained to a cloud, Dagger, Golden Hair (Syd Barrett cover), Song played from tape : An Ending (Ascent) (Brian Eno song)

(Organisation : Aéronef Lille)

 

 

 

The Script

Les satellites de The Script

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The Script sortira son nouvel elpee, « Satellites », le 16 août 2024.

En attendant, il nous propose le single « Both Ways ».

« Both Ways » se distingue par son instrumentation très énergique, ce qui n’est pas habituel chez ce band. Il essaie de prouver qu’il y a de la vie et de la lumière après les ténèbres.

Souhaitant rendre hommage à leur ami (Mark Sheehan-décédé en 2023) en poursuivant le groupe qu'ils avaient construit ensemble, le chanteur Danny O'Donoghue est retourné en studio et a expérimenté de nombreuses façons : en utilisant des 808 et en jouant avec des sons inspirés du R&B, en se concentrant sur les sonorités upbeats et en coécrivant à l’aide des faiseurs de hits Steve Robson (Rascal Flatts, Take That) et Wayne Hector (One Direction, Nicki Minaj) ainsi que Glen Power, son coéquipier au sein du groupe. Le résultat c’est « Satellites », une collection de chansons tout à fait réjouissante qui forge un nouvel avenir pour The Script tout en rappelant que même si Mark n'est plus là, il reste une partie vitale de tout ce que la formation réalise.

La pochette de l'album représente des silhouettes de Danny, Glen et Ben Sargeant, le bassiste, qui les accompagne depuis le début. Outre la silhouette encapuchonnée, parce que Mark est toujours présent. Il le sera toujours, mais c'est aussi un coup de chapeau à l'avenir. Ce ne sera jamais le même scénario. Le combo essaye simplement d'avancer et de faire de la bonne musique.

En concert le 4 septembre à Forest National

Le clip de « Both Ways » est à voir et écouter

 

 

Komasi

L’acajou du Sénégal de Komasi…

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Formé en 2018, Komasi réunit trois continents à travers l’alliance de trois univers personnels : Koto Brawa (Burkina Faso, Afrique), Mauricio Santana (Chili, Amérique Latine) et Simon Chenet (France, Europe). Ce trio afro-cumbia-rock sortira son nouvel opus, « Caïlcedrat », ce 27 septembre 2024.  En attendant, il nous propose un premier single, « Masupian ». Un mariage réussi entre cumbia mandingue et afrobeat psychédélique.

En 2021, le trio multiculturel part en tournée dans toute la Havane et joue au Burkina Faso lors du Festival Badara. Là-bas, Komasi rencontre des musiciens avec qui il enregistre un premier album : « Mezclatotäl » (mélange total). Un titre plutôt bien trouvé pour un disque a été enregistré entre Cuba (le mythique studio de l’Egrem de Buena Vista Social Club), le Burkina Faso (le studio Yiriki Chana, du producteur Sisqo), et la France (le studio de Meudon). « Mezclatotäl » se nourrit de ces rencontres marquantes, et mise sur l’acoustique et les instruments traditionnels pour créer une musique basée sur une rythmique et un balancement chaloupé inspiré de la Cumbia, et qui s’exalte par l’énergie afro-latine.

« Masupian » nous invite à laisser parler les mauvaises langues sur un rythme dansant et des guitares électriques, alternant entre espagnol et langue dioula. C’est le titre ‘rock mandingue’ du futur elpee qui s’inspire d’une chanson de cabaret assez connue à Bobo-Dioulasso (Burkina Faso).

La vidéo live de « Masupian » est disponible ici

 

Guy Verlinde

Guy Verlinde est papa…

Écrit par

Le 11 avril 2024, l'auteur-compositeur-interprète roots/blues, Guy Verlinde est devenu père pour la première fois. Il a capturé l'expérience inoubliable de la grossesse et de la naissance de sa fille Billie-Roos dans la chanson de naissance réconfortante « My Little Girl », une chanson pop intimiste. C'est donc la première et la dernière chose que vous entendez. La chanson est accompagnée d'un magnifique clip vidéo, montrant des images sa fille pendant la grossesse et juste après la naissance.

Le clip, est disponible ici

Do Not Machine

Celebration of the end

Écrit par

Formation angevine, Do Not Machine a sorti son deuxième opus, ce 2 février 2024.

Quelque part entre grunge et post rock bien british, sa musique baigne au sein d’une atmosphère lourde, puissante et caustique, chargée de fuzz d’où émerge la voix de de Ben, tantôt harmonieuse, tantôt énervée mais jamais hurlée. Mais le groupe a le bon goût de soigner les mélodies.

Une atmosphère lourde, saturée laissant la place à la voix de Ben tantôt harmonieuse, tantôt énervée mais jamais hurlée.

Extrait de « Ceberation of the end » « Nineteen something «  est disponible sous forme de clip

Podcast # 33 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

Adiós Cometa

FDA94 (single)

Écrit par

Issu de San José, au Costa Rica, Adiós Cometa est un quatuor dont la musique, fruit d’un cocktail entre shoegaze, dream-pop et post-punk, se distingue par ses sonorités mélodieuses introspectives et mélancoliques.

Fondé en 2019, il n’a, pour l’instant, gravé que des singles, une cassette et un Ep. Il prépare l’enregistrement d’un premier elpee.

Son dernier single, « FDA94 » est en écoute ici

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Lord Buffalo

Holus Bolus (single)

Écrit par

Issu d’Austin, Lord Buffalo barbote dans les mêmes eaux troubles que Wovenhand. Son psyché/folk crépusculaire voire gothique véhicule une poésie lyrique obsédante et méditative. Son nouvel album, « Holus Bolus » (qui signifie "tout à la fois" ou "tout d’un bloc") paraîtra ce 12 juillet 2024. Et sur le label Blues Funeral. Difficile de faire plus dark !

Bien que fondé en 2010, « Holus Bolus » ne constituera que son troisième long playing. En attendant cette sortie, il nous propose son single. Le titre maître ! Et sous forme de vidéo ici

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Wine Pride

12 : 01 AM (single)

Écrit par

Originaire de Caroline du Nord, Wine Pride est responsable d’une musique puissante, chargée d’émotion et empreinte de nostalgie.

Après avoir sorti un premier album (un éponyme) en 2023, et un second, « Crafting pride », ce 23 mai 2023, il nous propose son tout nouveau single, « 12 : 01 AM ».

Des lignes de guitare acérées s’imbriquent dans celles de la basse mélodique et aux roulements de drums pour créer une progression musicale rythmique, tandis que la voix d'Aaron Felger se pose doucement au-dessus des harmonies tourbillonnantes.

Tout au long de ce morceau on est plongé au cœur d’un univers, brumeux, agité, malsain et incertain, comme l'explique Aaron :

‘La personne qui raconte l'histoire s'efforce de comprendre si son désir de faire la fête est alimenté par sa soif de vivre ou par sa dépendance. « 12:01 AM » symbolise la première minute d'une nouvelle journée et toutes les possibilités de changement qui l'accompagnent. Vous pouvez l'apprécier en passant du temps avec vos amis ou redouter ce qui vous attend…’

La compo est disponible sous forme de vidéo,

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Cruush

Nice things now all the time (Ep)

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Cruush avec 2 U est une jeune formation mancunienne dont le second Ep, « Nice Things now all the time », est paru ce 12 avril 2024, un essai profond, complexe qui explore un large éventail de sentiments et d'états émotionnels.

L'Ep s’achève par la sombre « Headspace », une compo qui retrace les dernières étapes d'un amour perdu, quel qu'il soit, tout en s’efforçant de repousser les dernières pensées d'amertume et de tristesse sur ce qui aurait pu être.

La voix douce d’Amber Warren reflète parfaitement ces impressions ; en outre, elle parvient à canaliser cette perte temporelle de sens qui est toujours associée à une telle épreuve.

Bien que la chanson traite essentiellement du désespoir, la puissance de certaines parties instrumentales semblent traduire l'impression qu'il s'agit de surmonter la situation et de sortir finalement cette personne de son espace mental

« Headspace » est disponible sous forme de clip là 

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Joe BeL

Entre bossa nova, country, americana, rock, ladino, psychédélisme et chanson française...

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On se dit que la voix est un vrai miroir de l’âme. Aussi y a-t-il de la mélancolie et du soleil, de l’assurance et de la douceur dans celle de la songwriteuse Joe Bel. Ce dimanche 19 mai 2024, la Lyonnaise vient défendre et son nouvel opus, à la Rotonde du Botanique.

Née d’une famille cosmopolite, Joe Bel grandit à travers ses expériences de voyages. A ce goût de la découverte se mêle celui de la musique qu’elle explore dès l’enfance : il y a un piano à la maison, les vinyles de Paul Mc McCartney, George Harrison, Otis Redding, ainsi que les chants traditionnels judéo-espagnols chers à sa famille, qui tournent en boucle. Instinctive et autodidacte, Joe fait ses tous premiers pas sur scène seule à la guitare en 2012 dans la ville natale : Lyon. C’est Asaf Avidan qui découvre son soul folk envoûtant et lui offre toutes les premières parties de sa tournée européenne, jusqu’à l’Olympia de Paris ! Depuis, elle a fait du chemin, et son dernier elpee –son second– « Family Tree » (arbre généalogique), est paru en mars dernier.

La petite salle à l’acoustique exceptionnelle est blindée. Et c’est Anwar qui assure le supporting act. Originaire de Forest, ce globe-trotteur atypique est un auteur-compositeur qui s’est construit à travers ses voyages, racontant ses histoires de tous les jours et celles de gens qu’il rencontre sur sa route. Sa musique navigue quelque part entre pop, folk, reggae et blues. A son actif, un album paru cette année, baptisé « Lights », au sein duquel il va puiser généreusement pour alimenter la setlist de ce concert, et un single, intitulé « Follow Me (Jamy Ben Rework) ».

Très chaleureux, Awar va dispenser un récital cool, cosy et de bonne facture, tout au long duquel la foule va se montrer attentive (voir sa page ‘Artistes’ ici).

Place ensuite à Joe Bel. Elle est vêtue d’un pantalon et d’une veste de couleur noire. Mais on la reconnaît surtout à sa chevelure rousse et à ses yeux marrons qui brillent sous les feux des projecteurs. 

Outre le micro, elle se consacre à la gratte semi-acoustique. Elle est accompagnée par un sixcordiste (excellent, par ailleurs) un bassiste (à la technique irréprochable) et son fidèle drummer (il est présent à ses côtés, sur les planches, depuis ses débuts).

Elle va nous proposer de larges extraits de son dernier long playing, dont les titres sont plutôt mélancoliques, mais également des compositions plus anciennes comme « In The Morning », « No, no » ou encore « Hit The Roads ». Le répertoire est varié et interprété, en général, dans la langue de Shakespeare. Dans celle de Molière, elle nous réserve, notamment, cette jolie ode à « Montréal » où Joe a enregistré et vécu un certain temps.

L’expression sonore s’autorise des incursions dans la bossa nova, la country et l'americana, mais également dans le rock, à l’instar de « What Lullaby », et dans le psychédélisme, lorsque le guitariste et le bassiste se mettent à torturer leurs cordes. Les clappements de mains des spectateurs battent la mesure tout au long de ce morceau, mais également de « In the morning. Elle n’oublie pas « Morenika » qu’elle chante en Ladino (NDR : un dérivé de vieil espagnol parlé au Moyen Age par ses ancêtres, parfois encore utilisé dans certains pays méditerranéens et couramment parlé par ses parents et ses grands-parents), tout en rendant hommage à ses racines latines.  

Joe déclare être ravie de revenir dans un des plus belles salles de la capitale bruxelloise. Elle nous parle que son plus grand fils, âgé de 12 ans, qui découvre les chansons signées par sa maman et notamment « No, no » qu’elle a écrit lorsqu’elle osait dire non à tout. Elle signale alors qu’il est difficile de fournir des explications à un gamin de 12 ans et qu’il comprendra un peu plus tard …

L’auditoire et l’artiste sont d’ailleurs très complices. Très agréables à découvrir, les morceaux sont caressés par son timbre de voix feutré.

Le drummer troque ses fûts contre un xylophone. C’est inattendu et la situation provoque l’hilarité dans l’hémicycle. En outre, la Grenobloise sort régulièrement de petites vannes afin d’entretenir l’interactivité

Au beau milieu d’une chanson, une dame s’écroule. Joe s’arrête de chanter et s’enquiert immédiatement de cette spectatrice et lui demande si elle a besoin d’eau ou d’autre chose. Joe s’excuse presque devant le public. Elle est vraiment bienveillante. A trois reprises, elle abandonne sa guitare pour s’installer derrière les ivoires. Et franchement, elle est aussi douée sur cet instrument que sur sa guitare.

Lors du rappel, Anwar la rejoint, pour exécuter un morceau en acoustique, à la sèche. Vivement le prochain concert annoncé pour cet automne !

(Organisation Botanique)

 

 

Blanket

Ceremonia

Écrit par

« Ceremonia » constitue déjà le quatrième elpee de Blanket, un groupe issu de Bristol. Un opus qui témoigne de son évolution artistique.

Ce quatuor parvient à y créer sa propre identité musicale, à la fois éthérée et puissante, en agrégeant de manière transparente des éléments de post-rock, de shoegaze et de rock alternatif.

Il y repousse ses limites créatives, explorant de nouveaux paysages sonores tout en restant fidèle à sa quintessence.

Extrait de ce long playing, « Ceremonia » est en écoute

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Swirlpool

Distant Echoes

Écrit par

Fondé en 2017, Swirlpool est originaire de Regensburg en Allemagne. Depuis ses débuts, il est resté fidèle à la maxime : ‘sonne mieux avec de la réverbération et de la distorsion’.

Après avoir publié l’Ep « Camomile' » en 2018 et quelques singles, il a sorti son premier elpee « Distant Echoes », ce 22 mars 2024, un disque mixé par Mark Gardener, l’un des deux chanteurs/guitaristes du légendaire groupe de shoegaze, Ride. Pas étonnant, dès lors que Swirlpool évolue dans les mêmes eaux sonores…

Dans ses textes, le groupe aborde pour thèmes, la nostalgie, l’angoisse adolescente, la dépression, la paranoïa, l’extase…

« Distant Echoes » est disponible sous forme de clip ici

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