La nation fantôme de The Besnard Lakes…

Le septième opus de Besnard Lakes, « The Besnard Lakes Are the Ghost Nation », paraîtra ce 10 octobre, confirmant ainsi son statut de l'un des groupes les plus constants de ces 20 dernières années, dont la vision et la qualité sont difficilement égalables…

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Le cauchemar de This Will Destroy Your Ears…

This Will Destroy Your Ears verse dans le dark wave, puise son inspiration dans la noirceur des sons de l’Angleterre des années 80 tout en y mêlant des notes psyché accrocheuses et des salves soniques noisy. « Funland », son nouvel album, sortira le 10…

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The Late Call

You Already Have A Home

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Les formations suédoises n’ont pas fini de nous étonner. Leur pays qui nous inspire le froid, nous propose des artistes qui réchauffent le cœur. Nous sommes donc en Suède. Le soleil vient de se lever sur la montagne et une légère brise caresse votre visage. C’est le cliché type qu’on entretient en évoquant les pays scandinaves. Et après voir écouté la musique de The Late Call, c’est cette image qui s’inscrit dans l’esprit.

S’il n’y avait qu’un nom à retenir ce serait celui de Johannes Mayer. Il écrit, compose et interprète ses propres chansons. Parfois soutenu par l’un ou l’autre collaborateur. En 2008, il signe chez Tapete Records. Ce qui lui permet de publier un premier album l’année suivante, « Leaving Notes ». Pour « You Already Have A Home », Johannes Mayer s’est entouré d’une véritable équipe de musiciens qui apporte une touche supplémentaire à ses compositions.

Dès la première chanson, « The Start Of Something New », le ton est donné. Ce mélange de chaud et de froid, de joie et de tristesse envahit le mélomane. L’album traduit une apaisante mélancolie et dépeint des textes sensibles et délicats. Même si la Scandinavie regorge d’artistes folk de ce type, on ne peut parler de déjà entendu pour The Late Call. Car le caractère intimiste et profond des morceaux est particulièrement troublant. Le tout est contradictoire. C’est beau, c’est triste mais on a plus envie de sourire que de pleurer à l’écoute de « You Already Have A Home ».

 

Nedry

Condors

Écrit par

Nedry est une des dernières signatures du label anglais Monotreme (65daysofstatics, Barzin, …) Un projet qui réunit la chanteuse japonaise Ayu Okakita et deux bidouilleurs anglais. « Condors » constitue leur premier opus. Et franchement, il faut avouer que le combo puise au sein d’une multitude d’influences : dubstep, electronica, trip hop, et la liste est loin d’être exhaustive. Difficile donc de coller une étiquette sur le style de ce groupe.

Dès la première écoute, on comprend qu’il ne sera pas aisé de dresser le « Condors ». Et puis, on est assez surpris par la voix d’Ayu. Elle rappelle souvent celle de Björk et parfois Beth Gibbons. Les mélodies ont été laissées au placard pour privilégier les beats imposant une rythmique épileptique, comme sur l’excellent morceau d’ouverture « A42 ». Puis progressivement, Nedry tâte quelque peu au rock, en introduisant des sonorités tantôt limpides, tantôt distordues, à l’aide de la guitare. A l’instar du titre maître et de « Scattered ». Si le début de l’opus laisse transparaître une certaine originalité, au fil du sillon, la solution sonore s’égare dans un fouillis de plus en plus inextricable, et on a de plus en plus de mal à suivre le fil conducteur. Cause probable ? Des influences pas encore digérées complètement.

Dommage, car Nedry a manifestement du potentiel. Leur second album devrait peut-être leur permettre de mettre de l’ordre dans leurs idées et ainsi de nous proposer un produit fini un peu plus cohérent. C’est tout le mal qu’on leur souhaite. En attendant, vous aurez le loisir de les découvrir sur scène, puisqu’ils se produiront en première partie de leurs compagnons de label, 65daysofstatics, le 18 novembre, au Botanique.

 

Mark Olson

Many Colored Kite

Écrit par

Présent sur la scène de la country alternative depuis près d’un quart de siècle, Mark Olson a déjà prouvé et confirmé, à maintes reprises, tout le bien que l’on pouvait penser de lui. Tout a commencé en 1985, lorsqu’il fonde The Jayhawks. Il quitte le navire 10 ans plus tard, après avoir participé à l’elpee le plus abouti du groupe, « Tomorrow The Green Grass ». Plus tard, le natif de Minneapolis forme, en compagnie de son épouse, The Original Harmony Ridge Creekdippers. Une aventure ponctuée de sept albums. Malheureusement, des problèmes de couple mettent un terme au projet. Il décide alors d’embrasser une carrière individuelle. Il sort son premier album solo, « The Salvation Blues », en 2007. On y découvre alors chez le songwriter un feeling à fleur de peau au sein de ses compos, mais aussi un talent inné à ficeler des arrangements. Depuis trois ans, l’Américain s’est établi dans le désert californien, période au cours de laquelle il a commis un long playing, en compagnie de son ex-comparse Gary Louis (The Jayhawks).

« Many Colored Kite » s’ouvre par l’excellent « Little Bird Of Freedom », une plage qui fait la part belle à la guitare et aux chœurs féminins. Mais la suite se révèle beaucoup plus minimaliste, se limitant le plus souvent à la six cordes et à la voix nasillarde de Mark. Si ses chansons libèrent beaucoup de sensibilité, c’est lorsqu’il est soutenu par les violons et les accords de piano qu’elle est la plus palpable. A l’instar de « Kingsnake ». Suscitant un respect amplement mérité, sans tambour ni trompettes, Mark Olson vient de commettre, un opus de bonne facture, mais qui devrait surtout plaire aux aficionados de country/folk. 

 

Puggy

Something You Might Like

Écrit par

C’est, une fois n’est pas coutume, de Belgique que provient la nouvelle révélation de la scène pop/rock. Ce trio, n’a pourtant en fait aucune racine belge ; car si les jeunes hommes –l’ Anglais Matthew Irons, le Français Romain Descampes et le Suédois Egil ‘Ziggy’ Franzen– ne jouissent pas de notre nationalité, ils revendiquent toutefois l’appartenance à notre beau et plat pays. Et se sentent donc bien… belges.

En effet, malgré leurs différentes origines, ils se considèrent comme une formation bien de chez nous, car c’est ici que tout a commencé. Ils ont grandi dans la capitale européenne. S’y sont connus et ont commencé à y jouer de la musique.

Fondé en 2005, le groupe propose un mélange entre pop et rock acoustique. Après avoir enregistré une première démo, ils sont rapidement invités à participer aux festivals anglais de ‘Reading and Leeds’. Ils signent alors sur le label bruxellois TalkieO. Deux premiers singles plus tard (« The Luckiest Crime » et « Out of Hand »), leur premier album, « Dubois Died Today », sort en Belgique. Nous sommes alors en mai 2007.

Dès cet instant, l’ascension de Puggy vers la reconnaissance débute. C’est tout d’abord Incubus qui le choisit comme première partie lors de sa tournée européenne. Dans la foulée, ils assurent également le supporting act des périples de Smashing Pumpkins et Pascale Picard. Pas mal…

Si Puggy est bien meilleur en concert que sur disque, il a décidé de se remettre au travail afin de pondre un second opus supérieur à sa première réalisation. Dès lors, un seul leitmotiv les habite : mélodie. Le trio a donc bossé tant et plus la musicalité, l’accessibilité et la simplicité. Volontiers plus ‘sucré’, plus accrocheur, en un mot plus pop que le précédent album, « Something You Might Like » est partagé en 12 plages d’une rare qualité et ce, dans l’intégralité de leurs compositions.

Le résultat est à la hauteur des espérances de ceux (et j’en suis) qui ont aimé leurs premiers pas tant sur scène que sur disque. L’album est splendide, meilleur encore que le premier. Il n’y a rien à jeter, tout est absolument à écouter d’urgence. Puggy a soigné tout particulièrement les parties instrumentales ; et une place importante a été accordée au piano, aux textes et même aux voix. Une légère touche rétro est également apportée par les orgues et les cuivres. Le tout débouchant sur une pop riche, envoûtante et réjouissante, à l'image de deux tubes incontournables, "I Do" et "How I Needed You". Actuellement, c’est leur dernier single “When You Know” qui envahit les ondes FM. Une véritable bouffée d'air en cette fin d’été, début d’automne car les huit autres titres sont du même tonneau.

En conclusion, Puggy agrège l'énergie du rock, la rigueur du jazz ainsi que les mélodies de la pop anglaise. Paradoxal, au sein de ce trio, l’un (Ziggy) rêve de jouer des barils pour le groupe norvégien débridé Kaizers Orchestra, le second (Romain) d’exécuter un duo en compagnie de Slash, l’ex-guitariste de Guns N’Roses, et le dernier (Mattew), d’assister à un concert d’Ella Fitzerald, scotché à la scène…

Résultat ? Ben écoutez, faites-vous plaisir, découvrez Puggy !

 

Rhum for Pauline

Miami

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‘J’ai découvert un groupe super’ il nous a dit Clotaire’.

Nous, on l’a regardé d’un drôle d’air, parce que quand Clotaire dit découvrir un chouette groupe, souvent, nous, on trouve ça nul.

‘Et comment qu’il s’appelle ton super groupe?’ il a dit Maixent.
‘Il s'appelle Rhum for Pauline’.
‘On écoute?’
j’ai demandé.

Alors, Geoffrey a introduit le disque dans la platine. On a poussé le volume très fort, et le bouillon est arrivé. Aussi, il nous a demandé d’arrêter ce raffut, et puis il a confisqué le disque de Clotaire, qui s’est mis à pleurer, et…

Jeune garçon, en lisant ses aventures, j’étais loin de m’imaginer le petit Nicolas en président de pacotille d’une république à la dérive. Et jeune adolescent, loin d’imaginer le rock hexagonal à la hauteur de ses modèles anglo-saxons. Seulement voilà, la réalité a quelque peu dépassé la f(r)iction. Rock français ne rime plus avec variété, et peut même être synonyme de qualité.

Ainsi, sous ses allures faussement enfantines (le nom du groupe, la pochette), Rhum for Pauline possède pourtant la carrure d’un bûcheron de la côte ouest américaine, bâti pour abattre les obstacles susceptibles de se mettre en travers du chemin du succès comme autant d’arbres au milieu de sa route.

Dès le très accrocheur « Walker’s lament » d’ouverture, on sent chez ces jeunes nantis, ces fiers Nantais, la volonté d’en imposer, par la grâce d’une maîtrise parfaite des codes en usage dans cette grande cour de récréation où se construisent les rêves de demain. Parfaitement maîtres de leur style aux sonorités 70’s ensoleillées, roulant des basses comme d’aucun des mécaniques, ces mioches échappent à tous les clichés du genre et sans avoir l’air d’y toucher, s’attaquent fièrement à ce qu’on fait de mieux dans le genre. Jouant des coudes et nullement intimidés par leurs cousins californiens, ces quatre hexagonaux assènent un fameux coup de rajeunissement au rock national à la recherche d’un nouveau souffle. Loin de la prétention orgueilleuse de certains de ses pairs, et empli d’une maturité étonnante pour un premier album, « Miami » respire l’insolence du coup de génie porté par des jeunes pousses aux dents longues. Soul, disco, rock, pop, qu’importent les ingrédients, pourvu qu’on ait l’ivresse. Ce cocktail survitaminé s’avérant hautement recommandé.

A l’heure de l’ultra mondialisation, où les logiques s’estompent et les frontières s’effacent, il reste des repères qui balisent notre quotidien. Un bon disque restera toujours un bon disque. Ce premier mini-album puisse-t-il tracer une voie royale à ce groupe de la cinquième République, bien au-delà de la Loire et de Navarre.

 

Rox

Memoirs

Écrit par

Dès sa plus tendre enfance, la vie de Roxanne Tania Tatei (moitié Jamaïcaine, moitié Iranienne) est bercée par la musique, et en particulier le chant. Faut dire que cette native de la banlieue londonienne a fait son apprentissage au sein de la chorale de l’église. Et puis son cocon familial est favorable à ce destin. Afin de parfaire son apprentissage, la jeune fille fréquente la National Youth Music Theater. Progressivement, l’Anglaise d’adoption maîtrise de mieux en mieux sa voix qu’elle adapte un peu à tous les styles. Et « Memoirs », son premier elpee en est une belle illustration. 

Pour concocter ce premier essai, il faut avouer que la chanteuse est parvenue à bien s’entourer. Et pour cause, elle a reçu le concours d’Al Shux (NDR : il a bossé notamment, en compagnie de Jay-Z, Lily Allen, Alicia Keys ou encore Snoop Dogg) de KRS One ainsi que Damien Marley. Le premier a participé à l’écriture et les deux derniers se sont chargés de la mise en forme. De quoi pouvoir démarrer sur de bonnes bases. Idéal même pour chercher à détrôner Amy Winehouse ou Duffy sur les terrains de la soul anglaise. Et sincèrement, vu les douze morceaux de cet opus, elle n’a pas à rougir du résultat. Elle parvient à jongler entre tous les styles avec une aisance étonnante. Parfois on a même l’impression d’entendre Lauryn Hill, Mary J.Blige, Amy Winehouse ou encore Aretha Franklyn. Que du beau monde donc ! Toujours en retrait, les arrangements sont parfaits et permettent à sa voix de tirer son épingle du jeu. Car il faut bien reconnaître que c’est bien l’organe vocal de la jeune femme qui fait la différence. Tour à tour excitant ou suave, il est le fruit d’un parfait travail de maîtrise.

Si la soul n’est pas ma tasse de thé, je dois reconnaître que l’univers sonore de Rox est très personnel. En agrégeant soul, reggae, folk et r&b, elle parvient à concevoir de très belles mélodies pop. Si vous êtes un adepte du style, vous pouvez vous procurer ce disque, les yeux fermés. 

TBA

What about things like bullets

Écrit par

Pas inconnu au bataillon, mais secret jalousement gardé, ce projet solo aux trois initiales énigmatiques recèle de bien belles promesses. Chevauchant des terres glaciales où le vent se retient de souffler, où les nuages sombres se tiennent en suspens et où des rivières d’hédonisme se terminent en cascades de sons binaires, Natalie Beridze est l’architecte solitaire d’un monde fragile au bord d’un précipice qu’on appelle horizon. Aux battements d’un cœur ralenti comme faisant écho à un spleen digital, répond la voix suave de cette jeune fille du Caucase. A l’instar de cette terre sise entre deux continents, sa musique jongle subtilement entre ciel et terre. De ces cinq titres envoyés en éclaireurs sur la toile, se dégage une vision léchée d’un monde cristallisé, où s’il n’est guère aisé de survivre, il est bon de se laisser bercer.

Avec une foi propre à déplacer les montagnes, elle s’attaque au « Hurt » de Nine Inch Nails et y apporte une dimension onirique tout en retenue, que Trent Reznor devrait prendre plaisir à disséquer.

Les portes de la reconnaissance vibrent et tremblent sur leurs gongs. Que vienne une nouvelle ère.

 

The Black Angels

Austin power

Écrit par

Quelques mois seulement après leur passage à Dixmude, les anges noirs d’Austin étaient de retour pour présenter leur excellent dernier album “Phosphene dream”. Petit tour d’horizon dans une Orangerie pleine à craquer. Il est étonnant que l’assistance du concert de ce lundi soit encore aussi conséquente. Pas que la musique abrasive de ces lointains cousins du Velvet puisse être taxée d’élitiste, mais de là à déplacer les foules ? Il faut donc se féliciter d’un tel engouement général ayant drainé aussi bien gente féminine que masculine, (très) jeune ou moins jeune.

L’hypnose instaurée par ces Américains au charisme quasi nul (bon sang, ce chapeau de cow-boy et cette veste en cuir à franges !) opérant dès les premières notes, très vite les chansons de ces Black Angels dessinent une trame enivrante dans laquelle l’auditoire s’enlise passionnément. Hochant la tête et me balançant d’avant en arrière, humant de tout mon saoul le souffle virevoltant de ces mantras psychédéliques, je succombe de mon plein gré à cet appel quasi mystique. La batterie de Stéphanie Bailey, l’écho répercutant les distorsions des guitares, la voix ‘Morrissonienne’ du chanteur, Alex Maas, casquette éternellement rivée sur le sommet du crâne, tous les éléments s’enchaînent et s’entrelacent dans un kaléidoscope hallucinatoire propre à donner le tournis. Les nouveaux titres « Science Killer », « River of Blood » ou le presque pop « Telephone » se mêlent aux classiques du groupe tel le « You on the run » toujours pertinent d’efficacité. L’aspect homogène de l’ensemble renforce l’aspect incantatoire de la musique de ces Texans, agissant comme le catalyseur d’une montée en puissance digne d’un écrit de William Burroughs. En rappel, le groupe revient à ses premières heures, déposant aux pieds de leurs fans des titres de « Passover », en signe de profonde gratitude.

Là où The Black Angels passent, nul besoin de s’enivrer de substances illicites pour goûter aux plaisirs de paradis artificiels…

(Organisation Botanique)

 

Ann Pierlé enfin de retour !

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Le nouvel album d’Ann Pierlé & White Velvet, « Hinterland », sera dans les bacs des disquaires, dès le 18 octobre. Pour les plus impatients, le titre « On Sunday » est déjà disponible en téléchargement gratuit.

http://www.anpierle.be/freedownload/

 

La révolution est en marche !

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Après 15 années de carrière, une Victoire de la Musique et plusieurs disques d'or, Tiken Jah Fakoly semblait ne plus rien avoir à prouver. D’ailleurs, son dixième album aurait pu n'être qu'un satisfecit complaisant ; mais Tiken a décidé de prendre des risques ! Disponible depuis le 27 septembre « African Revolution » reflète exactement les thèmes qu’il clame à longueur de chansons. La star africaine se produira pour la première fois sur la scène de Forest-National, en configuration ‘club’, le vendredi 4 février 2011, à 20h.  

Fierté Nationale.

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Il faudra attendre février 2011 pour enfin découvrir le premier album de Selah Sue, la nouvelle fierté nationale. Un Ep 5 titres, intitulé « Raggamuffin », sera disponible dès le 22 octobre, dont son single « Raggamuffin », mais pas "Please", un duo échangé avec Cee-Lo Green, intitalement prévu sur ce disque. La vidéo du single totalise déjà plus d’1 million de visites. Excusez du peu !

Tracklisting:

1.  Raggamuffin
2.  Crazy Vibes
3.  On the run

4. Break
5. 
The more that

Concerts:

Octobre

20 – Botanique – Bruxelles

Novembre

10 – Rondpunt – Genk
12 – K’Nal – Bruxelles
20 – Caserne Fonck – Liège
27 – Cactus – Brugge

Décembre

15 – Vooruit – Gent
16 – Depot – Leuven
22 – Ancienne Belgique – Bruxelles

 

Un Islandais en Suisse…

Écrit par

Le troisième album d’Olivia Pedroli paraîtra ce 25 octobre. Valgeir Sigurðsson, producteur islandais, créateur du label Bedroom Community et complice de Björk, Camille, CocoRosie et Bonnie Prince Billie lui a filé un coup de main.

‘C’est un conte brumeux, aux frontières de la folk et des musiques classiques, enregistré en Islande avec le producteur Valgeir Sigurdsson (Björk, CocoRosie, Bonnie Prince Billy...) Le nouvel album d’Olivia Pedroli a tout d’une révélation. Portée par des cordes sidérantes, toujours éloquentes, jamais pesantes, la voix d’Olivia Pedroli balaie toutes les réserves et emmène l’auditeur dans un monde de rêve et de passion. Un travail d’orfèvre !’ (communiqué de presse)

Pour regarder et diffuser la vidéo de « The Den »
http://www.youtube.com/watch?v=NZECxrzE9m8

Très vite, Valgeir et Olivia décident de travailler sur un 3ème album à Reykjavik. Après une année de collaboration, l’univers intrigant de “The Den” est né.

La sortie de ce nouvel opus, aux frontières entre classique, folk et expérimental est prévue pour le 25 octobre 2010. Olivia Pedroli, se présente aujourd’hui sous son vrai nom, marquant ainsi l’évolution de ses compositions et de sa voix, vers des horizons résolument plus personnels et originaux.

Un tour du monde en compagnie d’Agoria Fidelio

Écrit par

Barcelone, Bagdad, Belfast… « Les illusions d’une route » constitue le 4ème opus d’Agoria Fidelio. Il se décline en en trois disques, trois lieux, trois dates… Composé de six titres par volet, le concept-album de 18 chansons sera disponible exclusivement sur le site officiel du groupe. Agora Fidelio sort ce triple disque sans label ni distribution, en autoproduction totale… La sortie du 1er volet, « Barcelone », est prévue pour le 21 septembre à… 10h17 !

http://www.agorafidelio.com
http://www.myspace.com/agorafidelio

Tracklisting :

1/ Les métamorphoses
2/ Il est des livres
3/ L’horizon
4/ Le pharaon blanc
5/ GPS
6/ Je suis venu

Un premier Ep pour El National Quarterback

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El National Quarterback, quatuor indie-rock signé chez JauneOrange, sort un premier Ep. Les six titres de « Monarchs » ont été enregistrés par John Roo et le mixage a été confié à John Vanderslice, propriétaire des studios Tiny Telephone, laboratoire de l'indie-rock à San Fransisco. En plus d'être un songwriter de talent, il a produit des groupes tels que Spoon ou The Montain Goats.

http://www.myspace.com/weareelnationalquarterback

BaliMurphy décroche le prestigieux prix ‘Rapsat-Lelièvre’

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Alors que le prestigieux prix “Rapsat-Lelièvre” va lui être décerné, BaliMurphy se produira à l’occasion de cette dernière date en Belgique avant une pause bien méritée qui leur permettra, entre autres, de travailler sur un nouvel album.

C’est au groupe belge BaliMurpy qu’est décerné cette année le prestigieux Prix Rapsat-Lelièvre qu’il recevra officiellement à Montréal le 8 novembre prochain dans le cadre de Coup de cœur francophone. Une tournée au Canada suivra ensuite. Ce Prix est attribué par un jury international composé de spécialistes de la chanson issus du Québec et de la Communauté française Wallonie-Bruxelles.

 C’est plus ou moins au même moment que BaliMurphy se produira à l’occasion d’une toute dernière date en Belgique, à la Ferme du Biéreau, avant de se mettre à travailler sur un nouvel album et un retour dont la date n’est pas encore connue. Davantage qu’un concert, le spectacle « Au fil(m) du temps », déjà présenté à l’Atelier 210 en mars 2009, est une véritable rencontre entre l’univers de BaliMurphy et celui du  photographe et réalisateur Jean François Spricigo.

Une création de l’Atelier 210 et d’Un Soir autour du Monde. Un spectacle réalisé par BaliMurphy et Jean-François Spricigo autour de l’album « Poussière ».

http://www.fermedubiereau.be

Ferme du Biéreau (Scavée du Biéreau 3/101 - Accès parking : av du Jardin Botanique - 1348 Louvain-La-Neuve)

Pour décliner l’ambiance de leur dernier album « Poussière », le groupe a fait appel à cet artiste multiple avec lequel il partage le goût de l’intemporel, des techniques simples et soignées, loin des prouesses high-tech, tout en proposant un langage contemporain et une rencontre de genres et d’époques. S’appuyant sur l’imagerie étonnante, drôle et grave à la fois, du célèbre photographe Norbert Ghisoland - qui a servi à la couverture de l’album –, le spectacle  fait revivre un patrimoine artistique et social de ce photographe de Frameries du début XXème, qui a réalisé plus de 40.000 portraits de la région du Borinage.

 Dans cette danse des temps,  Jean-François Spricigo a réalisé plusieurs petits films qui répondent aux propos du spectacle. Ils l’enrichissent afin de livrer au final un « concert-cinéma » qui mélange sons, images et mots, sans pour autant jamais occulter la présence de la musique.

Jean François Spricigo a déjà exposé au Botanique et à l’Espace Photographique Contretype à Bruxelles. Il expose jusqu’au 23 octobre à la galerie Agathe Gaillard à Paris – http://www.agathegaillard.com

Norbert Ghisoland fera l’objet d’une large exposition au Museum du Botanique en février 2011. Il a également été retenu pour une exposition collective historique sur le portrait de studio, sous la direction de Christian Caujolle, fondateur et directeur de l’Agence Vu.

(communiqué de presse)

Tricky is back

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Le nouvel opus de Tricky, « Mixed Race » est paru ce 27 septembre. Il fait suite au single “Murder Weapon”, publié ce 30 août. Les sessions d’enregistrement se sont déroulées à Paris. Pas étonnant, puisque c’est en Ile de France que le Britannique a élu résidence.

http://soundcloud.com/dominorecordco/tricky-murder-weapon

Tracklist :

1. Every Day              
2. Kingston Logic     
3. Early Bird              
4. Ghetto Stars         
5. Hakim                  
6. Come To Me
7. Murder Weapon
8. Time To Dance
9. Really Real
10. Bristol To London

Une introduction à… Elliott Smith !

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Le 1er novembre, Domino publiera « An Introduction to… », le premier best of d’Elliott Smith. Il contiendra 14 chansons extraites des 7 albums du regretté Texan. Ce recueil est supposé constituer une introduction idéale pour celles ceux qui ne connaîtraient pas encore cet artiste incontournable, disparu en 2003. Mais est-ce réellement possible ?

Tracklisting

1. Ballad of Big Nothing - from Either/Or
2. Waltz #2 - from XO
3. Pictures of Me - from Either/Or
4. The Biggest Lie - from Elliott Smith
5. Alameda - from Either/Or
6. Between The Bars - from Either/Or
7. Needle In The Hay - from Elliott Smith
8. Last Call - from Roman Candle
9. Angles - from Either/Or
10. Twilight - from From a Basement on the Hill
11. Pretty (Ugly Before) - from From a Basement on the Hill
12. Angel In the Snow - from New Moon
13. Miss Misery (early version) - from New Moon
14. Happiness (single version) - from Figure 8

 

Coup d’accélérateur pour REM

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Le 15ème opus studio de REM paraîtra au printemps prochain. Il a été produit par le producteur émérite, Jacknife Lee. Ce dernier avait déjà mis en forme « Accelerate », le précédent elpee. Il est notoire pour avoir notamment bossé sur les œuvres de U2, Snow Patrol, The Hives, et les formations indie The Editors, Aqualung et and Bloc Party. Les sessions d’enregistrement se sont déroulées à la Nouvelle-Orléans et à Berlin (aux fameux studios Hansa), où quelques disques célèbres ont été concoctés ; et en particulier, « Heroes » de Bowie, « Achtung Baby » de U2 ou encore « Lust for life » d’Iggy Pop.

http://remhq.com/index.php

 

Junip

Tout vient à point à qui sait attendre…

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Il a fallu près d’une décennie avant que le premier long playing de Junip ne soit enfin publié. Victime du succès planétaire rencontré par José Gonzales, leader incontournable du groupe, le trio suédois végétait dans un demi-sommeil rêveur. Comme à la poursuite d’un songe d’adolescent, les trois amis d’enfance guettaient inlassablement l’instant. L’instant du premier Opus. Cet instant symbiotique convoité depuis 1998. Cet instant incessamment différé par la célébrité grandissante de l’enfant prodigue. Laissés dans l’expectative, Elias Araya (drums) et Tobias Winterkorn (claviériste) ont observé sans ciller l’ascension fulgurante du trinôme. Dès 2003, le songwriter suédois sort  « Veneer ». Premier album qui sera ultérieurement distribué en Europe et aux Etats-Unis par Peacefrog et Mute. C’est pourtant en 2005 que la plaquette rencontre un vif succès populaire et critique. L’utilisation de « Heartbeats » dans un spot publicitaire de Sony Bravia explose radicalement les ventes –plus d’un million de copies– et le couronne disque de platine au Royaume-Uni. Malgré le succès également rencontré par le deuxième album (« In Our Nature ») et les tournées interminables en solo, José Gonzales décide subitement d’abandonner sa guitare aux cordes d’acier noueuses pour rejoindre fidèlement ses deux autres tiers. Enfin, il reprend son souffle et peut se consacrer sereinement à son projet initial : Junip. Jouer en équipe l’inspire et le résultat est stupéfiant : ‘Nous ne sommes ni les meilleurs ingénieurs son, ni les meilleurs musiciens, mais nous savons enfin ce que nous aimons’. Dix ans de patience et de frustrations récompensés par « The Fields » : une curiosité folk-pop-électro qui frôle l’addiction.     

L’architecture minutieuse du premier album achevée, Junip peut maintenant user de ses mélodies pour fouler sereinement toutes les scènes internationales. Celles présentées ce vendredi soir au Grand Mix ont surpris d’une setlist hétéroclite oscillant du calme au rugissement, de la simplicité au désordre. Un patchwork capitonné d’une voix de chaman millénaire, de paroles férocement poétiques et de sons intentionnellement rugueux (rough) habillant les lieux d’un environnement flou, mélodique et hypnotique. Un mélange séduisant et capiteux qui nous plongerait dans les univers peu conventionnels du folk-jazz de John Martin ou de la soul psychédélique de Richie Havens ; le tout parfumé de sonorités krautrock. Bref, une capsule d’oxygène gonflée de folk, de krautrock et de pop offrant un nouveau souffle à un registre pop-folk fort poussiéreux.

Les trois pièces göteborgoises surprennent d’un concert rigoureusement équilibré et cohérent doté d’une mécanique mélodique de précision. Un set composé de chansons riches d’influences, sans texture ostentatoire, sans lenteur, sans variation dynamique inutile, sans accord superflu…

Ça et là, la chaleur des claviers de Winterkorn, les rythmes subtilement insistants d’Araya, la voix paisible et le lyrisme énigmatique de Gonzales tissent d’heureuses, de délicieuses mélancolies.  Paroles et mélodies oscillent entre chaos et renaissance, entre vie et mort (« Tide »). Quant à « To The Grain » et « In Every Direction », ils dessinent de majestueux voyages pop-folk voilés de paysages gris et automnaux.   

Ailleurs, derrière les beats et les guitares, Tobias Winterkorn élève des murs musicaux construits de sons analogiques, de Moog, de Rhodes puis laisse place à des moments plus vaporeux sur « Without You » et « Off Point ».

Plus loin encore, le jazz et les répétitions rythmiques éthiopiennes (NDR : technique héritée des origines africaines d’Elias Ayala) s’accordent subtilement aux airs latins (NDR : héritage musical issu des origines argentines de José Gonzales) et esquissent des champs exotiques exquis.

Junip sonne comme un vrai groupe. Un trio solide aux éléments complémentaires qui ne devrait pas faire regretter à José Gonzales son retour sur la ‘Junipsphere’. Une nouvelle expérience qui renforce incontestablement son répertoire et résonne comme une renaissance artistique, un heureux aboutissement de ses efforts passés. Un choix audacieux qui souligne la qualité de programmation du Grand Mix et vous réserve d’ores et déjà de belles surprises pour les semaines à venir (http://www.legrandmix.com)

Organisation Le Grand Mix

 

Goldfrapp

Retour vers le futur

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Saviez-vous qu’Alison Goldfrapp avait vécu en Belgique ? A la sortie de son adolescence. Avant de devenir ‘backing vocalist’ chez Tricky et Orbital. Elle a même participé à l’enregistrement de quelques uns de leurs disques. Ce n’est qu’en 1999, que Will Gregory et Alison fondent le duo Goldfrapp. Responsable de 5 albums à ce jour, dont le dernier, « Head first », fait un peu pâle figure au sein de leur discographie, Goldfrapp se produisait donc à l’Aéronef de Lille, ce mardi 28 septembre. On se demandait donc si la formation était capable de donner une autre dimension à des titres pas vraiment folichons…

En arrivant dans la salle, un chansonnier interprète son répertoire dans la langue de Molière. Ce genre de spectacle serait tout à fait indiqué pour animer les fêtes de famille ou un piano bar. Anecdotique. Embraie un certain Wagner. Non, non, par Richard, il est mort en 1883. Mais Yan. Un franco-américain qui chante dans celle de Goethe en s’aidant de machines. Tout un programme ! Mais au bout du compte, pas vraiment de quoi s’enflammer.

Il est déjà 9h30 lorsque le large rideau tendu tout au long de la scène tombe. On aperçoit un énorme cylindre au fond du podium, duquel s’échappe un brouillard de fumée. Un décor qui me fait penser à la célèbre série B de science-fiction, programmée à la TV, au cours des seventies, ‘A cœur du temps’. Pour les plus jeunes, ils penseront sans doute davantage à ‘Blade Runner’, voire à ‘La guerre des étoiles’, mais les comparaisons me semblent moins judicieuses. A cause de l’esprit ‘vintage’ que semble véhiculer le groupe. Bref, on est en plein univers intergalactique. Mais d’une autre époque. « Voicething », le dernier morceau du dernier album de Goldfrapp, « Head first », est diffusé en fond sonore. Puis les musiciens entrent par ce tunnel. Outre Alison, ils sont six. Une drummeuse, qui s’installe, au fond de la scène, à droite. Un bassiste, planté du même côté, mais plus en avant. Côté gauche, une claviériste et Will Gregory, plus centré, mais en retrait, tous deux à l’AX-Synth, lorsque la première ne se réserve pas les synthés et le second le violon ou circonstanciellement la guitare. Ces deux derniers sont vêtus d’une combinaison zébrée, couleur noir et blanc, mais en oblique. Alison s’approche du bord de l’estrade. Elle a revêtu une sorte de poncho fabriqué à l’aide de bandes de cassettes. Et face au ventilateur, placé au sol, l’effet est assez saisissant. Les bandelettes s’agitent dans tous les sens et scintillent à la lumière des spots. Il souffle en même temps les boucles dorées de ses cheveux. Collants noirs, yeux hyper-maquillés, son look colle parfaitement à la mise en scène particulièrement kitsch, glamoureuse, si vous préférez. Elle possède un charisme fou. C’est une star et elle le sait. Enfin, elle jouit d’un timbre de voix assez exceptionnel. Tour à tour opératique, cristallin, éthéré, sensuel ou puissant. Le set s’ouvre par « Cristalline Green » (NDR : ben tiens !) et embraie par « Supernature », avant de concentrer l’essentiel de son répertoire sur le nouvel opus, « Head first », dont les inévitables singles « Rocket » et « Alive », en n’oubliant pas d’y inclure un de leurs plus anciens tubes, « Number 1 ». La prestation est énergique, passionnée, flamboyante, mais un peu trop linéaire à mon goût. Et puis ces références pompées chez ABBA ou dans le disco ne me bottent pas vraiment. Il faut attendre la seconde moitié de set, pour enfin vibrer. Tout d’abord lors d’un des derniers morceaux de « Head first », soit le ‘robotique’ « Shining and warm » (NDR : oui, c’est une plage du dernier opus, mais une des meilleures). Puis « Train » (NDR : il figure sur Black Cherry), dont la version proposée ici est absolument époustouflante, digne du « I feel love » de Donna Summer (NDR : oui, je sais c’est du disco, mais quand c’est bon, il faut le reconnaître). La voix d’Alison atteignant alors vraiment le sommet de son art. Et enfin, lors de la finale, l’inévitable « Ooh la la », dont le tempo imprimé sur un boogie, réminiscent du « On the road again » de Canned Heat, met littéralement le feu à la salle.

Rappel inévitable. Alison a changé de look. Elle a enfilé une parure scintillante, couleur chrome et noir. Le combo se lance dans « Little bird » (NDR : extrait de « Seventh Tree »), une compo atmosphérique, construite en crescendo, à la croisée des chemins de Spiritualized et de Cocteau Twins. Epatant ! Et de terminer par « Lovely head », morceau ‘enniomorriconesque’, sifflements samplés à l’appui. Acclamations soutenues.

Et le public en veut encore. Ce soir Goldfrapp est généreux. Alison a encore changé de look. Elle porte une autre parure en longs poils colorés d’orange, de rose et de jaune. Le show s’achève par un titre plus rock. D’ailleurs, Will a alors repris sa guitare. Chouette concert qui contraste avec leur dernier album, « Head first ». Ce sont d’ailleurs les plus anciennes compos qui ont fait la différence, même si le public lambda a sans doute aimé se trémousser, sur les titres les plus contagieux et à caractère disco. Fallait s’en douter.

(Organisation A Gauche de La Lune)

The Divine Comedy

So British… so kitschy !

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The Divine Comedy, c’est avant tout Neil Hannon, un auteur, compositeur et interprète qui reconnaît pour influences majeures Burt Bacharach, Kurt Weill, David Bowie et même Jacques Brel. Lors de sa dernière tournée, il était soutenu par une belle brochette de musiciens. Et son dernier opus, « Bang Goes The Knighthood », paru en mai dernier, ne trahissait certainement pas une volonté de se la jouer perso. En homme-orchestre si vous préférez. C’est pourtant, en solo qu’il se produisait ce mardi 28 septembre, à l’Orangerie du Botanique. Sous le patronyme The Divine Comedy…

21h10’ : le rideau rouge s’ouvre brusquement sur le cabaret musical de Neil Hannon ! Sous une formule intimiste et dépouillée de ses musiciens, le leader charismatique de The Divine Comedy entrouvre les portes confidentielles de son univers précieux et facétieux. Seul. Sobre. Vêtu d’un complet noir. Coiffé d’un chapeau melon noir. Instrumenté d’un piano Yamaha noir. L’artiste sort méticuleusement les précieuses partitions qui architecturent les symphonies sophistiquées de « Bang Goes The Knighthood » de sa serviette noire. A l’image d’un automate aux mécanismes parfaitement huilés, Neil Hannon se dandine au clavier, fabriquant, de ses doigts d’horloger, des atmosphères piano-bar sublimées d’une décadente nostalgie pop. Image d’un personnage semblant sortir des « Noces Funèbres » de Tim Burton qui aurait emprunté la voix de Sweeney Todd pour nous fredonner de charmantes capsules de comédies musicales désuètes (« Down In The Street Below »).

Toutefois, les ingénieuses orchestrations –point fort du dernier opus– brillent par leur absence et condamnent la première partie du set au calme et à la vacuité. Une impression d’inachevé résonne. Mais, ici, le chanteur irlandais se livre à un tout autre exercice : sa propre mise en scène. Son talent scénique, son humour british parviennent cependant à faire oublier l’absence de musiciens. Aidé de ses fidèles aficionados venus en nombre (concert sold out !), il parviendra finalement à tisser un lien de complicité avec les spectateurs. Interactivité croissante qui a eu le mérite de nous faire passer un chaleureux moment d’une heure trente-cinq. Les applaudissements suivant le premier rappel de plus de quinze minutes en témoignent d’ailleurs largement.

En outre, l’auteur-compositeur-interprète britannique passe sans complexe du piano à la guitare, livrant une musique baroque. Un retour aux sources qui rappelle son éternelle passion pour Scott Walker et ne laisse assurément pas indifférents les fans de la première heure.     

Peu importe la guitare, peu importe le piano ! Car, finalement, Neil Hannon, c’est avant tout une voix. Un timbre qui souffle et le chaud et le froid, invite le rire et les larmes. Up & down qui navigue, lunatique, entre drôlerie et tristesse. Un clown triste qui improvise et use d’inflexions vocales sur « At The Indie Disco » pour amuser le spectateur de beat box. Single qui sera suivi d’une délicieuse reprise parodique de « Human League ». Puis, la pénombre. L’artiste décide alors de jouer avec les cordes sensibles de l’auditeur et vous balance une drama-song mélancolique. Mais, attention, non sans une pointe d’ironie qui vous griffe au tournant. En bref, un artiste qui use habilement de sa voix et de la langue de Shakespeare.

L’ensemble du concert reste cependant fidèle au disque. Il nous livre une grande musique pop-baroque et un storytelling capricieux. Ici, pourtant, l’attention se porte davantage vers ce personnage imprévisible, capable de passer tout naturellement du drama au piano-bar popeux excentrique avec une grande cohérence.

Assurément, le passage de « The Divine Comedy » sur scène demeure toujours un événement inédit et incontournable.   

Organisation Botanique

(Voir aussi notre section photos)