L’appel à débrancher des Burning Heads

La formation skate punk orléanaise Burning Heads vient de partager un second extrait de son nouvel opus « All Fired Up ». Attendu pour le 16 octobre 2026, ce disque succède au titre « SOS 2 » publié début septembre. À l'aube de ses quatre décennies de…

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The Lemonheads rendent hommage à Townes Van Zandt

Un jour, on réalisera un film sur Townes Van Zandt – ce troubadour à part qui a inspiré tout le monde, de Bob Dylan à Willie Nelson en passant par Emmylou Harris et Evan Dando des Lemonheads. Sorti le 9 septembre, le nouveau single « Rake » est le premier…

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Laura Veirs

July Flame

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Laura Veirs jouit d’une solide notoriété. Et pour cause, elle compte sept albums à son actif en près d’une décennie de carrière. Des œuvres qui ont, pour la plupart, reçu d’excellentes critiques de la part de la presse spécialisée. Et en particulier celle qui est branchée sur le folk. Rêveuse, la native de Colorado Springs aime la nature. Pourtant, difficile d’imaginer que cette néo-hippie a milité au sein d’un groupe punk féminin, au cours de sa jeunesse. Ni même qu’elle a grandi au milieu des buildings et des pots d’échappement. En fait, c’est après avoir passé ses vacances annuelles en camping, en compagnie de ses parents, qu’elle a succombé aux charmes de la dame nature.

Pour composer ce septième elpee (NDR : publié aux States, sur son propre label Raven Marching Band), Laura Veirs s’est enfermée, seule, dans sa maison de Portland. Un seul compagnon : sa six cordes. Et avant de s’y cloîtrer, elle s’était rendue dans une ferme voisine, pour y acheter des pêches de la variété July Flame. Ce qui explique probablement le choix du titre de ce dernier long playing.

Colin Meloy, le leader de The Decemberist, a récemment déclaré que « July Flame » constituait déjà un des meilleurs albums de folk, parus en 2010. Et il est vrai que Laura y est au sommet de sa forme. De quoi faire oublier la déception provoquée par « Saltbreakers », son précédent opus. Outre le soutien de son band, elle a bénéficié du concours de quelques collaborateurs. Dont Jim James, le chanteur/compositeur/guitariste de My Morning Jacket. Pour plusieurs morceaux, dont l’excellent « Where Are You Driving ? ». On épinglera encore le minimaliste « Sleeper In The Valley » et l’orchestral « Summer Is The Campion » (NDR : superbe, par ailleurs !) Un œuvre brillante dont le sommet est atteint par le morceau maître. Le charme et la profondeur de sa voix envoûte. Le tempo s’élève crescendo pour s’achever au milieu de chœurs et de battements de mains. Remarquable !

Toujours produit par l’inamovible Tucker Martine, cet elpee n’est pourtant pas révolutionnaire. Il propose du Laura Veirs de la meilleure veine. Et rien que pour cette raison, cet opus vaut le détour.

 

Various Artists

Le pop 5 (les chansons de la nouvelle scène française)

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« Le pop 5 » compile 16 chansons relevant de la ‘nouvelle scène française’. Outre quelques pointures déjà confirmées, telles que Biolay, Delerm, Matthieu Boogaerts et autres Mickey [3D], on y recense une dizaine d’artistes en devenir. Certains bénéficient de l’appui d’un parrain idéal. Julien Doré pour Mélanie Pain. Ou d’une marraine de choix. Vanessa Paradis pour Albin De La Simone, par exemple. Ce recueil est sensé cibler le marché allemand. Oui oui !

Si la démarche commerciale est compréhensible, il est quand-même difficilement imaginable de voir nos voisins teutons s’intéresser à un style musical inhabituel pour leur culture, et à des textes qui leur sont complètement étrangers. La commercialisation d’un tel produit aurait par ailleurs beaucoup plus de chances d’intéresser des non initiés francophones. En effet, ce long playing recèle quelques découvertes très très intéressantes ; et en particulier Naïm Amor, Bastien Lallemant et Armelle Pioline, Chat, Holden ou encore Olive et Moi.

Un produit à conseiller donc aux amoureux de découvertes, et surtout aux amateurs de l’émission ‘sacré Français’ de Pure FM, programmée le dimanche de 11 à 13 heures.

 

Turin Brakes

Outbursts

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Duo originaire de Londres, Turin Brakes avait cassé la baraque en 2001, suite à la publication d’un premier essai tout en finesse. « The Optimist LP », salué par la critique, mettait en avant la prédisposition de Gale Paridjanian et Olly Knights à engendrer des mélodies instinctives et limpides qui se consomment d’une traite. Boosté par les hits « Average Man » et « Painkiller », « Ether Song » (2003), le second recueil suit une même ligne de conduite. Mais l’adage jamais deux sans trois ne se reproduit pas chez le duo coupable, en 2005, de la confection d’un « JackInABox » en dents de scie. Et pour cause, Turin Brakes a abandonné la pop acoustique spontanée à laquelle il avait habitué son public, pour embrasser des sonorités plus policées et donc plus radiophoniques. Equivalent sonore du chou blanc, les ambitions de « Dark On Fire », le quatrième labeur des Londoniens, va se charger d’achever les troubadours primesautiers.

Turin Brakes n’est effectivement pas une formation dont on attend la révolution ou la redéfinition d’un genre. « Outbursts », le cadet discographique, constitue donc une assez bonne surprise, puisqu’elle ramène enfin le duo à ses premiers amours. Knights et Paridjanian délivrent une œuvre bien léchée, sans prétentions inaccessibles. Le disque démarre d’ailleurs sur un « Sea Change » inspiré, accrocheur et percutant. Et ce, sans user d’aucune instrumentalisation accessoire. D’autres titres, comme « Paper Heart », « Never Stops », « Embryos » ou « Apocolips » atteignent leur cible sans le moindre effort. S’il ne subsistait pas un côté urgent et tourmenté dans les écrits des deux hommes, on pourrait sans aucun doute parler d’un Kings Of Convenience à la sauce anglaise. « Outbursts » réintègre Turin Brakes au sein de la grande famille des formations discrètes mais diablement efficaces.

 

Savatage

Still the Orchestra Plays – Greatest Hits Vol. I & II (1)

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Comme nous vous l’avions annoncé plus tôt cette année, ear music/edel a eu l’excellente idée de s’associer au vocaliste/claviériste Jon Oliva afin de rééditer la discographie intégrale du génial combo power progressif yankee, Savatage. Une collection qui sera, bien sûr, remastérisée et relookée. Pour mettre l’eau à la bouche des aficionados, le label allemand publie une alléchante double compilation de 23 titres, intitulée « Still The Orchestra Plays  - Greatest Hits Vol. I & II. ». 

Le souci récurrent de ce genre de compiles, c’est que personne n’y trouve jamais vraiment totalement son compte. La sélection est rarement idéale. Et de toute manière subjective. Certains titres y figurent et on se demande pourquoi, d’autres pas, alors qu’ils le méritaient.   Pour Savatage, le problème est moindre puisque les Américains n’ont publié que d’excellents albums et que donc, chacun des titres de leur conséquente discographie aurait le droit de figurer sur un ‘best of’.

Si, par conséquent, il est impossible de contester le choix des morceaux figurants sur « Still The Orchestra Plays  - Greatest Hits Vol. I & II », il faut tout de même regretter que le groupe ait fait l’impasse sur des albums importants de sa carrière. Impossible, par exemple, de comprendre pourquoi aucun des titres de « Sirens », le fantastique premier opus du combo, ne se retrouve ici. Un ‘greatest hits’ de Savatage sans « Holocaust », « Sirens » ou « I Believe » ? Pas vraiment crédible ! Idem pour l’Ep classique « The Dungeons Are Calling » dont chacune des plages pourrait manifestement revendiquer une place sur une compile. Ces morceaux auraient en tout cas beaucoup mieux représenté l’œuvre du combo que les trois (très dispensables) titres acoustiques figurant in fine du second Cd (« Anymore », « Not What You See », « Out on The Streets »). Des morceaux réenregistrés par Jon Oliva seul (et donc pas par Savatage), et dont le seul but probable est d’inciter les collectionneurs à se procurer ce ‘greatest hits’.

Néanmoins, ce « Still The Orchestra Plays » n’est pas dénué d’intérêt puisqu’il propose une large palette de tous les styles au sein desquels Savatage s’est illustré. Que ce soit le power métal rugueux des débuts (« Power of The Night », « Hall of The Mountain King »), le prog métal symphonique (« Gutter Ballet », « When The Crowds Are Gone »), l’opéra rock (« Ghost In The Ruin », «I Am») ou le métal grandiloquent inspiré par Queen (« Handfull Of Rain », « Morphine Child »), tous les styles successifs du combo y sont représentés. Les deux grandes ‘périodes vocales’ du combo américains sont illustrées de manière identique. Autrement dit, autant de titres sont chantés par Jon Oliva ou Zak Stevens.

Ce recueil constitue sans aucun doute une excellente introduction pour toutes celles et tous ceux qui désirent découvrir Savatage. Remastérisé, le son est excellent et booste vraiment les titres les plus anciens ; ce qui donne une furieuse envie de découvrir l’intégrale retravaillée. Vivement la suite.

Signalons pour terminer qu’une édition spéciale contient une version Dvd du célèbre "Japan Live 94" qui jusqu’alors n’était sorti qu’en VHS.

 

Claudine Muno

Noctambul

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Claudine Muno n’est pas vraiment belge. Mais bon, elle ne vient pas de très loin puisqu’elle est née et vit au Grand-duché de Luxembourg. Son origine, elle la revendique par ailleurs en la chantant. Née en 1979, la jeune femme touche un peu à tout : littérature, théâtre, dessin et musique. Pas surprenant dès lors que ses compositions et les textes soient de son apanage.

Claudine nous propose ici son second album. Le premier, « Petites Chansons Méchantes », était paru en 2007. Fort remarqué pour ses textes un peu bizarres, ses petites histoires peuplées de créatures étonnantes, ce disque avait été concocté en compagnie de sa complice Sandra Cifani.

« Noctambul » lui succède donc trois années plus tard. Sur cet opus, Claudine nous sert quatorze chansons où elle alterne l’interprétation en anglais (majoritairement) et en français. Elle nous propose même un titre dans son idiome natal, le luxembourgeois, « Blummen ». Elle est toujours soutenue par ses Luna Boots qui l’épaulent depuis 2003, soit Thierry Kinsh à la guitare, Matt Dawson à la pédal steel, John Schlammes à la basse, Menni Olinger à la batterie, Claude Schaus au piano et Sandra Cifani au chant. Claudine elle-même assure la plus grosse partie des chants mais touche également un peu à tout : piano, guitare, basse, …

Tantôt pop, tantôt folk, les 14 morceaux s’égrènent lentement, des titres toujours mélodieux, agréablement soulignés par une voix toute fine. De très jolies ballades paradoxalement hantées par des textes parfois étranges, parfois choquants. Il suffit d’écouter « La révolution des poissons rouges » ou « Mauvais sang » pour s’en convaincre.

On épinglera cependant sur cet opus, une très jolie reprise du « Blackbird » des Beatles, une adaptation bien desservie par la très jolie voix de Claudine et les chœurs tout en douceur de Sandra et des Lunaboots…

Un petit album sans prétention mais plein de justesse, de fraîcheur et de délicatesse.

 

Guillaume Ledent

La récréation

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« La récréation » constitue le troisième album du Tournaisien Guillaume Ledent. Après avoir accompli des débuts ‘traditionnels’ au conservatoire de Tournai (formation de musique classique), il tente l’aventure en groupe. Tout d’abord chez Whose Garden, au sein duquel le folk rock est privilégié, puis Con Amores, un combo davantage orienté vers un style baroque et ancestral. Et avant d’embrasser une carrière solo, Guillaume tente encore un dernier essai en compagnie de Dîne à Quatre, une aventure ponctuée d’un maxi, en 2001. Mais à partir de 2005, il décide de quitter le nid pour voler de ses propres ailes…

Le premier elpee de Guillaume est éponyme. Il s’en suit une tournée qui passe notamment par les Francofolies de Spa (2005), le Rallye Chantons Français (2005) et Mars en Chansons (2007). « Ton océan », son second opus, paraît en 2008. Il est mieux accueilli que le précédent ; ce qui lui permet d’ouvrir quelques portes au sein de l’Hexagone, et notamment à Lille et Paris.

Non seulement Guillaume publie deux disques en trois ans, mais il décide également de faire appel à son ami Benoît Chantry, compositeur et chef d’orchestre. Collaboration qui débouche sur la création d’un spectacle musical baptisé « Un petit orchestre dans un grand ».

Douze gros mois nous séparent de ce dernier projet, et le Hennuyer se fend déjà d’un troisième essai. Intitulé « La récréation », il a entièrement été écrit et composé par Guillaume. Onze plages qui alternent le bon et le moins bon. Les meilleures bénéficient de textes solides et bien charpentés, soutenus par des mélodies accrocheuses ou tout simplement agréables à écouter (« Silence », « Pas sûr », « Fils de personne », « Princesse », « J’veux pas »). Les dispensables nous incitent à zapper rapidement, par manque d’intérêt. On épinglera quand même la présence de quelques collaboratrices. Trois voix féminines, très exactement. Claire Jau sur « Pas sûr », Sophie Galet pour « Mélancolie Amélie » et Anoo tout au long de « Silence ». L’elpee est enrichi d’un bonus track : « C’était pas moi ». Un texte écrit collectivement par les internautes. On s’en serait bien passé ! Désolé pour les collaborateurs… 

Inégal, cet elpee m’a laissé sur ma faim. La conséquence d’une surcharge de travail ? Car côté production, difficile de taxer Guillaume Ledent de flemmard. Il est même plutôt prolixe… Ceci explique sans doute cela !

 

Just like Rainbows

Pretty pretty songs

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Le dernier album du jeune groupe flamand Just Like Rainbows est un petit bouquet printanier. Une basse, deux guitares et une batterie, jouées par quatre larrons qui chantent leurs textes en anglais, pour une virée sympathique en pays onirique.

Le disque s’ouvre sur un beat légèrement rockabilly, dans l’esprit de Claps Your Hands Say Yeah, et évolue vers des rythmes tantôt plus doux, tantôt plus nerveux, toujours enjoués. On pourrait évoquer les Kings of Convenience pour la douceur des guitares et la complémentarité des voix, Eels pour certains arrangements et la qualité lo-fi de l’ensemble. La voix principale est féline, un peu rauque ; elle miaule, à l’instar de chanteuses comme Joanna Newsom, un type d’inflexion peu courant chez leurs comparses masculins. Il y a aussi une spontanéité dans la façon de chanter, presque indolente, pas trop soignée, goguenarde même lorsqu’ils s’y mettent à quatre pour lancer un ‘lalalalalala’ malicieux, comme le ferait une bande de gamins.

Les textes, surprenants, comme dans le titre « In a room » racontent ‘je suis dans une chambre, tout est blanc, je suis étendu sur un lit, je ne peux pas sortir, la porte est fermée à clé. L’infirmière entre me dit : prends ces pilules mon ami, elles vont t’emmener dans ton lieu heureux, au plus profond de ta tête. Et je tombe, je tombe inconscient. S’il vous plaît emmenez-moi chez un médecin, chez un médecin que je connais bien. Je vais dans les étoiles Je ne suis pas une abeille, je suis un héro. Je suis en mission pour trouver un monde heureux où tout le monde sourit (…) Et tout le monde rit, la folie me gagne, est-ce que quelqu’un peut entendre le bruit que je fais est-ce que c’est normal ? S’il-vous-plait, sortez-moi d’ici. Emmenez-moi chez un médecin ! »

L’album porte bien son nom, c’est mignon, sympathique. Un peu court (six titres seulement), un poil trop poli, et dans un style de pop anglaise manquant parfois d’originalité, mais l’énergie dégagée manifeste une belle sensibilité. Et de l’humour, de l’amusement, ce qui n’est déjà pas si mal.

José James

Blackmagic

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José James est un mec talentueux. Il est à peine âgé de 14 ans, lorsqu’il entend pour la première fois l’hymne jazz « Take The A Train » du grand Duke Ellington. Il en est profondément marqué. Et il abandonne ses partitions de hip hop pour se consacrer au jazz. Au fil du temps, sa palette d’influences s’enrichit. Lester Young, Billie Holiday ou encore Charlie Parker servent alors de guides au jeune Américain. Mais son succès, il le doit à « Equinox » (2007), une compo signée John Coltrane (NDR : devenu depuis sa référence principale) que le New-yorkais retravaille, de manière ingénieuse, en y posant sa voix douce comme le miel. A l’âge de 17 ans, James se produit dans les clubs ; et le public est de plus en plus impressionné par son talent. La suite est presque déjà tracée dans l’histoire du jazz. En 2006, alors qu’il participe à un concours de jazz à Londres, José est repéré par Gilles Peterson, fondateur de toute une série de labels, dont Acid Jazz et Talkin’Loud, et animateur à la BBC. Il le signe sur une autre de ses écuries, Brownswood Recordings. Et notre yankee de publier publie son premier opus, « The Dreamer ». Un disque unanimement apprécié par la critique spécialisée. Le succès est déjà au rendez-vous. A seulement 28 ans, José James, déjà comparé à Gil-Scott Heron, détient alors les clés qui ouvrent les portes d’un jazz contemporain, un jazz teinté de soul et de hip hop.

Pour son second album José James ne s’est pas planté. Pourtant, après avoir écouté le premier morceau, « Code », sur lequel Flying Lotus (oui, oui, celui de Warp) est venu apporter son concours à la production, on était en droit de se poser des questions. Et pour cause, trempée dans le R&B, cette plage flaire un peu moisi. Mais le reste, ce n’est que du bonheur ! Rapidement, son jazz chaud, urbain, limpide, rythmé et tendre comme du marshmallow refait surface ! Sa maîtrise vocale est stupéfiante. Il pose ainsi son timbre fluide sur une texture hip hop (« Lay You Down »). Il prend son pied en abordant le jazz plus classique aussi (« Touch »). Ou encore en adaptant à la sauce jazzyfiante le classique dubstep de Benga, « Emotions » (« Warrior »).

Outre Flying Lotus, Moodyman et DJ Mitsu se sont partagé la production de « Blackmagic ». Une œuvre de jazz contemporain, qui pourrait se révéler rapidement intemporelle. A presque 30 ans, José James semble avoir atteint la pleine maturité. Il n’est pourtant qu’à l’aube d’une brillante carrière. Et franchement, déjà, il impressionne. Il se produira ce 24 mars à l’AB de Bruxelles, mais c’est déjà sold out. Pas étonnant…

 

My Little Cheap Dictaphone (MLCD)

Une œuvre totale !

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Vraisemblablement responsable de la confection d’un des meilleurs albums pop-rock de cette année 2010 (« The Tragic Tales of a Genius »), « MLCD » (feu « My Little Cheap Dictaphone ») s’explique. Discussion relative à un opéra pop soigné pendant trois longues années, traçant l’ébauche d’un bateau ivre sillonnant prodigieusement tous les grands fleuves artistiques : la musique, le théâtre, le cinéma, la littérature… Une schizophrénie musico-visuelle qui prendra vie sur les planches du Cirque Royal, ce 8 mai prochain, dans le cadre des Nuits Botanique. Concert à ne rater sous aucun prétexte !

- Votre nouvel album s’intitule « The Tragic Tale of a Genius ». Qui est ce mystérieux génie ?

- En fait, j’ai lu plusieurs autobiographies d’artistes qui m’ont inspiré un peu l’histoire. Il y avait, parmi d’autres, celle de Tom Waits, Johnny Cash et de Brian Wilson. L’important n’est pas tant de s’attacher à un personnage précis que de raconter le parcours d’un artiste. Cependant, c’est indéniablement Brian Wilson qui colle le plus à ce que je raconte.

- Pourquoi aborder la vie de Brian Wilson ? Quel regard portez-vous sur cet artiste ?

- C’est en lisant son autobiographie que j’ai eu réellement l’idée de réaliser cet album. L’histoire se déroule au début des années 80. Il est cloué sur son fauteuil, pèse 150 kg et n’est plus sorti de chez lui depuis un an… Il nous confie, au début du bouquin, qu’il s’est fait virer des Beach Boys, a tout perdu.

- C’est le personnage qui t’inspire de la tendresse ou plutôt la musique ?

- Les deux. Son parcours nous bouleverse pour les raisons que je viens d’évoquer. Alors on s’interroge : comment après avoir été le plus grand créateur de la pop, chez les Beach Boys, peut-on en arriver à ce stade ? C’est ça qui m’intéressait. La lecture de son livre a été réellement décisive et a inspiré l’orientation particulière de mon récit.

- Tu t’arrêtes sur la biographie de Brian Wilson et il y a deux ans d’écriture, ensuite…

- Plus ou moins… En fait, tout le processus, s’est fait en parallèle : le texte, l’histoire, la musique... Et a évolué au fil du temps. 

- Quel parcours avez-vous suivi avant que l’album-spectacle ne tombe dans les bacs ? (l’écriture, les studios…)

- De nouveau, tout s’est fait en parallèle. Il y a eu cette idée de concept ; mais, au début, nous ne pensions pas à un opéra rock ou plutôt, pop, comme il est décrit. Au départ, on voulait juste créer un univers, un concert un peu ‘scénographié’, y inclure un peu de visuel pour guider le spectateur, l’introduire dans un univers singulier. Alors, nous avons fait quelques rencontres décisives. Dont celle d’Eve Martin qui s’est chargée de réaliser le spectacle. Elle nous a demandé : ‘Alors, comment est-ce qu’on va raconter cette histoire ?’ Et, comme il n’était pas question pour nous de jouer –on voulait juste que ce soit leur concert tout de même– alors, on s’est dit qu’on allait tourner des vidéos pour raconter l’histoire, puisque c’est un langage universel…

- Comment pouvez-vous décrire cet univers musical ? Ce nouveau MLCD ?

- Je ne sais pas comment décrire notre musique… On a voulu sortir du schéma habituel, de la façon dont on compose d’ordinaire de la musique. Avant, c’était généralement moi qui arrivais avec une chanson que j’avais déjà écrite en grande partie à la maison. Ensuite, on la travaillait en groupe. Dans ce cas précis, on a commencé de bosser, un peu de la même manière. Puis, Louis nous a rejoints au piano. Peu à peu, on a ressenti une envie impérieuse de sortir de ce canevas classique guitare/piano/batterie ; et en ce qui me concerne, de cesser d’écrire de mon côté. Le nouveau concept qui s’est ainsi profilé, insinué au sein du groupe, impliquait une réponse radicalement collective. Alors, pour créer collectivement ce nouvel album, on a loué des chalets dans les Ardennes, du côté de Vielsalm.

- Et l’enregistrement s’est réalisé aux Etats-Unis, c’est ça ?

- A Amsterdam. C’est le mixage qui a été effectué aux Etats-Unis.

- Où précisément ?

- Au Texas, à Dallas, en compagnie de John Congleton, dans son studio à Austin (et à Liège aussi). 

- Comment parvient-on à rencontrer et à collaborer avec Jonathan Donahue ?

- Tout simplement. Je lui ai envoyé un mail, en y joignant ma chanson et voilà…

- Tu m’as dit que tout s’était fabriqué en parallèle mais ce projet présente une véritable trame narrative, je trouve… Il y a le titre (…), était-ce étudié ?  

- Oui, bien sûr, c’était un peu voulu que soit un tout. Tout y contribue : aussi bien la musique, que le décor, la façon dont on est habillé, les vidéos, le clip vidéo… Il est important que tous les éléments s’inscrivent dans une continuité.

- La pochette de l’album et les affiches évoquent le cinéma US des 50’s-60’s. Tout particulièrement la période américaine Hitchcock, que je ressens très fort. Et plus précisément encore, du long métrage « La mort aux Trousses ». Mais quel rapport MLCD et le cinéma entretiennent-ils, au juste ?

- Oui, Alfred Hitchcock, notamment, dont on a parlé tout à l’heure. C’est quand même l’une des influences majeures pour tout ce qui était visuel justement… « La mort aux Trousses » ? Par exemple. Ou « Vertigo ». Il est vrai qu’on est déjà fan du 7ème art, à l’origine. C’est pour cette raison qu’on s’est dirigé vers une équipe de cinéma pour travailler, plutôt que de théâtre. On se sent plus proche de cet univers filmique que du monde de la comédie, peut-être un peu plus statique, où la possibilité de montrer, de jouer sur les images, justement, est plus restreinte. Le théâtre repose davantage sur un jeu d’acteur, talent que nous n’avons précisément pas.

- Pouvez-vous nous donner un descriptif de votre ‘concert-spectacle’ programmé ce 8 mai prochain au Cirque Royal, dans le cadre des Nuits Botanique. Y aura-t-il une réelle synchronisation entre musique et images ?

- Oui, bien sûr, c’est exactement ça. On joue les morceaux et, simultanément, pendant qu’on les interprète, les vidéos sont projetées. Pas sur toute la longueur du morceau mais… En fait, les clips ont été conçus pour permettre au public de comprendre les thèmes généraux abordés dans les morceaux, pour qu’il puisse suivre le fil l’histoire et se laisser imprégner de l’atmosphère de l’album.   

- En vrai schéma narratif, donc …

- Oui, oui, bien sûr… D’ailleurs, tous les arrangements symphoniques utilisés ont précisément été conçus pour narrer l’histoire, pour renforcer les moments dramatiques ou joyeux ou…

- D’autres surprises pour le premier concert… ?

- Il y aura l’orchestre déjà.

- Combien serez-vous sur scène ?

- Une quinzaine de musiciens, les voix … en tout, une vingtaine.

- C’est le ‘combo’, quoi ! Et, principalement, quoi ? Des cordes, des cuivres … ?

- Essentiellement les cordes : 6 violons, 3 altos, 2 violoncelles, 4 harmoniums. 

- Quelles sont vos attentes …

- On ne sait pas exactement. On a réellement vécu la conception de cet album comme un nouveau départ. Nous avons même songé à changer le nom du groupe. C’est un peu une renaissance au niveau du style, de l’équipe, de tout. Notre travail s’est déroulé suivant un rythme propre. On a essayé de soigner chaque point, chaque détail sans se fixer de délai. On a décidé de prendre le temps qu’il fallait pour arriver au bout du projet, que ce soit dans l’écriture des textes, l’enregistrement en studio, la préparation du spectacle… et voilà ! On se rend compte, enfin, nous, My Little Cheap Dictaphone, qu’on a bossé presque 3 ans dessus quasiment tous les jours. On était un peu découragé parfois mais, bon, on espère que l’accueil sera positif, que le public comprenne un peu ce qu’on a voulu faire, qu’il y ait de l’engouement… (?) les projets semblent se développer…

- Et vous avez collaboré avec qui, justement, pour les vidéos, etc. ?

- Et bien, Eve Martin et Nico Bueno se sont chargé des vidéos, sous le nom de Bubble Duchese… Eve, également de la mise en scène. Elle a constamment collaboré à mon travail d’écriture. Je me suis rendu également en Norvège pour travailler sur l’histoire, en compagnie d’une écrivaine norvégienne qui s’appelle Yan Vatnoy… Durant ce séjour, nous nous sommes longuement penchés sur les chansons, sur le récit. A vrai dire, ce n’est pas vraiment une histoire qui retrace la vie d’un personnage. Ce qui importe réellement, c’est son évolution psychologique. C’est de ce point de vue que l’on a concrétisé le projet. Il s’agit de saisir le ressenti psychologique du personnage. Cette fêlure qui lui vient de l’enfance, comment va-t-il en faire un don ? Et, comment définir son pôle artistique par rapport à ce contexte ? Comprendre pourquoi et comment, tout au long de sa vie, il va se sentir sans cesse mal à l’aise dans ses baskets, toujours un peu en marge de la société. Comment il va évoluer à travers le succès, la déchéance, les excès de rock-en-roll, etc.   

- Peut-on facilement raconter la vie chaotique de Brian Wilson en un récit linéaire ?

- Oui, c’est un peu chaotique. Mais le récit respecte tout de même le fil chronologique de toute destinée : d’abord l’enfance, puis la création du groupe, puis le succès, les excès ; ensuite le pétage de plombs… enfin, dans la deuxième partie de l’album, le passage à vide, la nausée, le naufrage dans la folie, la schizophrénie… Nous avons voulu capter le chaos qui le cerne, rendre audible et visible la déchirure éblouissante qui le disloque, draguer le fond vertigineux de ses luttes intestines. Car telle est la question : comment peut-il affronter ses démons intérieurs ? On incarne cette descente aux enfers à l’écran par la représentation du combat avec le diable. C’est un peu lui-même, son ombre obscure qu’il combat. Il se livre à une lutte sans merci contre lui-même pour vaincre l’armée des démons intérieurs.

- (…) vous, comment définissez-vous votre opéra pop ?

- Il m’est difficile de le définir précisément… On avait juste envie que le spectateur plonge dans un univers pendant une heure comme s’il allait au cinéma, qu’il rentre dans notre histoire, vibre au son de la destinée du personnage, soit touché par les chansons, ressente des émotions à travers ce personnage, la mise en scène, les vidéos, à travers nous… C’est surtout ça qui nous guidait.

- Encore un mot, quelle est la participation exacte de Jonathan Donahue  sur le dernier LP ?

- Il chante sur une chanson, on se partage le chant…

 

Fêtons dignement les 10 ans de Record Makers !

Écrit par

Record Makers, le label hébergeant notamment Sébastien Tellier, Turzi, Acid Washed, Kavinsky compte déjà dix années d’existence. Pour fêter l’événement, ce label vous propose de télécharger gratuitement son application iPhone, une initiative qui pourrait vous permettre d’emporter de nombreux lots. La musique d’ouverture est signée Sébastien Tellier alors que Mr. Oizo est responsable des sons.

Pour décrocher un prix, il faut trouver au moins une des trois combinaisons gagnantes et envoyer un mail à Record Makers, une preuve photo à l’appui.

Gros lot : un voyage d’une semaine tout compris l’Hôtel Amour (NDR : c’est à Paris), pour fêter les 10 ans du label. Ce sera la semaine du 10/10/10.

* Les 100 premiers participants à envoyer une combinaison gagnante recevront 2 CDs/vinyles du catalogue Record Makers.

* Les 50 premiers qui transmettront deux combinaisons gagnantes pourront gagner 10 CDs/vinyles du catalogue Record Makers.

* Les 10 premiers qui communiqueront les trois combinaisons gagnantes recevront la discographie complète Record Makers.

 L’application « Record Makers » est disponible gratuitement sur l’AppStore et sur iTunes.

Le teaser de l’application :
http://www.youtube.com/watch?v=IZ2DrsaBl6A

A cette occasion, vous pourrez également découvrir le nouveau clip de Sébastien Tellier, « Look », un clip réalisé par Mrzyk & Moriceau téléchargeable depuis le site du label.
http://www.recordmakers.com

Et le clip est également visible ici :
http://www.youtube.com/watch?v=0r0eqCzg6UU
http://www.dailymotion.com/video/xcjbt9_s%C3%A9bastien-tellier-look_music
http://vimeo.com/9943586

 

Plus qu’une sortie du désert…

Écrit par

A l’instar de Vampire Weekend et MGMT, Foals était une des révélations de l’année 2008. Le quintet d’Oxford sera bientôt de retour pour un nouvel album. Très précisément le 10 mai. Une nouvelle tuerie en perspective pour le band drivé par le tyrannique Yannis Philippakis. Son titre ? « Total Life Forever’ ». Mais nul ne sait encore si leur expression sonore empruntera un format pop minimaliste ou évoluera aux frontières de l’expérimental ? « Spanish Sahara », leur premier single constitue peut-être une ébauche de réponse… A écouter sur le net…

http://www.myspace.com/foals
http://www.wearefoals.com

 

Une autre autre Pop

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Originaire de Hebden Bridge, en Angleterre, Jonjo Feather est un jeune songwriter qui bricole des chansons folk depuis le fin fond de son Yorkshire natal. A 21 ans, ce touche-à-tout est aussi bien passionné de musique que de cinéma. Il s’est défini un nouveau style : l’Other Other Pop… Ben, pourquoi pas. En attendant de découvrir son premier album qui s’intitulera « Is Or Ok » (Numb Tongue / Cargo), Jonjo a posté sa compo « She Said » sur le net. Elle est même téléchargeable gratuitement.

http://www.ivox-promo.fr/artists/Jonjo%20Feather/JonjoFeather-IsOrOK-SheSaid.mp3

Pour plus d’infos : http://www.myspace.com/jonjofeather

 

Rendez-vous au Piano Club !

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La formation liégeoise Piano Club publiera son premier elpee début mai. Il s'intitulera « Andromedia » et sera enrichi d’un bonus disc. Un mini album recelant des titres plus anciens. A surveiller si vous appréciez l’électro-rock aux réminiscences Flaming Lips et Phoenix…

Côté concerts, le groupe se produira sur scène prochainement :

20/03/2010 Bel'Zik Festival - Herve
27/03/2010 La Maison de la Culture - Namur
16/04/2010 Le Salon - Silly
21/04/2010 Welcome Spring Festival - Louvain-la-Neuve
07/05/2010 Les Nuits Botanique - Bruxelles (+ We Have Band)

http://www.myspace.com/pianoclub

 

Duo prometteur !

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Too Tangled sort un premier single cette semaine. Il s’intitule « F.R.A.N.T.I.C. » Ce duo belge est réputé pour dispenser une musique énergique, violente, sexy et très ‘catchy’ ! Vous voulez en savoir plus ? Aller faire un petit tour sur leur site officiel ou leur MySpace :

http://www.tootangled.com
http://www.myspace.com/tootangled

En Concert

08/04 - Kaffee Beatnik - Beerse
29/04 - Charlatan - Gent
20/05 - JH Het Varken - Edegem
21/05 - CC Mechelen (support The Van Jets) - Mechelen

03/06 - Café De Walvis - Bruxelles

 

Lonelady

Le goût de l’extrême…

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De son véritable nom Julie Campbell, Lonelady est une passionnée de new wave et de post punk. Pas étonnant lorsqu’on sait quelle est issue de Manchester. Et pourtant, ce n’est pas en fouillant dans les vieux vinyles de ses parents, qu’elle a acquis cette culture. Simplement, en s’intéressant à l’histoire de la musique de sa ville de naissance. Progressivement. A un tel point qu’actuellement, sa musique en est profondément imprégnée. Et « Nerve up », son premier elpee en est la plus belle illustration. Pourtant au cours de sa jeunesse, elle écoutait surtout la musique américaine des 90’s ; entre autres REM, Nirvana et Hole…

Julie confirme : « Effectivement. En fait, ce sont ces formations qui m’ont incité à acheter ma première guitare » Parmi ses influences américaines, elle cite encore Pylon ainsi qu’Emerald, Sapphire and Gold (NDR : dites ESG), deux combos américains qui ont marqué le début des eighties. Elle est un peu surprise de la formulation de la question, marque une pause, puis réagit : « Ah, c’est ce que signifiait le sigle ESG ? » Puis embraie : « Ces deux groupes pratiquaient une musique minimaliste, entrecoupée de longs silences, à l’instrumentation très parcimonieuse. Et on retrouve dans mes nouvelles chansons, ces formes de vide. Mais si la palette de sonorités était minimale, les compos étaient très énergiques et imprimées sur un rythme saccadé, funky ». Mais retraversons l’Atlantique pour revenir aux Iles Britanniques. Trois décennies plus tôt. Soit à une époque marquée par Throbbing Gristle, XTC, John Foxx, An Clark, Cure, The Smiths, Gang of Four, Joy Division et quelques autres. Et qui constituent quelque part une source d’inspiration majeure pour Julie : « Tous ces groupes et artistes ont eu une influence sur ma création. Mais il n’entre pas dans mon intention de me réapproprier leur musique. Cela n’aurait aucun sens. J’essaie de créer mon propre univers sonore, notamment en me servant de ma voix. Parfois les influences peuvent devenir un fardeau. Il faut savoir faire la part des choses. » Ecouter Joy Division est, en outre, une expérience quasi religieuse pour mon interlocutrice. Elle avoue : « Leur musique se détache de la vie quotidienne. Elle me fascine. Elle est intemporelle. Un peu comme si on figeait le temps à travers l’espace. Et il ne faut pas oublier d’y associer le producteur Martin Hannett, également responsable du son ». Vu sa fascination exercée pour les eighties, on pourrait facilement imaginer que l’artiste reprenne, de temps à autre, des morceaux composés par ses maîtres. La réponse fuse : « Non ! On a juste enregistré sur une flip side, la reprise d’un single très peu connu de The Fall. Et c’est vrai que dans le passé, on l’a jouée en ‘live’. Mais depuis, elle ne fait plus partie de mon répertoire, sur scène ». Vu le come-back de la new wave, illustré notamment par des formations comme Editors et Interpol, une question me brûlait les lèvres. Celle de ces fameux cycles dans l’histoire du rock’n roll. Elle argumente : (rires) « C’est une approche intéressante. Personnellement, je pense plutôt qu’il s’agit du fruit du hasard. C’est plutôt aléatoire que cyclique. D’ailleurs je ne suis pas trop au courant de ce qui se passe sur la scène musicale contemporaine. Et puis, l’important c’est plutôt l’aspect tridimensionnel (NDR : la musique, la parole, l’interprétation) qui compte quand on revisite une époque. »

Le parcours musical de Lonelady a commencé en 2004, un itinéraire jalonné d’une poignée de singles. Qu’elle produisait elle-même. Elle a même aménagé un studio dans une ancienne filature. C’est d’ailleurs ainsi qu’elle s’est forgé une solide expérience. Mais comment a-t-elle réussi à se faire signer par Warp ? Julie raconte : « L’histoire et un long processus. Au départ c’était du D.I.Y. ; puis en 2007, Jason (NDR : White) de Too Pure a agi comme catalyseur pour que je puisse franchir une étape. Il m’a permis de rencontrer Steve Beckett. Et puis de fil en aiguille, il s’est intéressé à ma musique, puis nous a signés ».

Julie estime que la plupart des critiques de disques et même de concerts sont rarement pertinents. Pourquoi donc ? « La manière de me poser cette question implique que tout est noir ou blanc. Personnellement, l’écriture est un acte privé, individuel. Et mon but n’est pas de faire l’objet d’un article dans un magazine. Or une majorité de journalistes essaie de tout traduire en mode et en courants. Ce n’est pas vraiment ce qui m’intéresse… » Parlons quand même un peu de ‘Nerve’, son premier opus. Et tout d’abord de cette compo baptisée ‘Army’, caractérisée par des riffs de guitare très effilés, comme chez Gang Of Four. Or, un des titres les plus notoires du band de Leeds s’intitule ‘I love a man in a uniform’. (Eclats de rires). C’est peut-être une coïncidence… « Et ça te fait rire ! J’adore ce groupe. Il véhiculait une énergie funkysante incroyable. Andy Gill est un guitariste génial. Et leur musique était à la fois brutale et fragmentée… » A contrario le morceau maître de l’elpee est beaucoup plus soul/funk disco. Davantage dans l’esprit de Madonna. Mais était-ce intentionnel ? « J’apprécie beaucoup Madonna. Elle est une de mes influences. Et sur cette compo, plus précisément, c’est vrai. En fait, mes prochaines adopteront un profil plus funky… »

Julie a déclaré beaucoup aimer la poésie et le cinéma extrêmes. Souhaiterait-elle mener une vie extrême ? Serait-elle blasée par la vie quotidienne ? (Eclats de rires…) Elle réplique : « Ca, c’est la meilleure question qui m’ait été posée aujourd’hui. Oui, j’éprouve le désir de ne pas mener une vie ordinaire. Je ne sais pas pourquoi, mais je suis attirée par les idées extrêmes. Et je suis particulièrement fascinée par les films d’Ingmar Bergman ; et notamment par ‘7th Seal’ (NDR : le titre –en français ‘Le Septième Sceau’– provient d'une phrase de l'Apocalypse selon Saint Jean l'Évangéliste, chapitre 8 ; voir Wikipédia http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Septi%C3%A8me_Sceau) ». Dans le même esprit, sur la homepage de son site Web on peut lire ‘La brutalité a une place dans la pop. La férocité et le secret, également’. Ce qui méritait quand même un complément d’explications » Elle clarifie : « Il serait peut-être judicieux de demander des explications à Paul Morley. C’est un journaliste (NDR : plume brillante qui a longtemps sévi au New Musical Express), mais aussi un écrivain qui jouit d’une belle popularité aux Royaume-Uni. Au cours des dernières années, il a aussi composé pas mal de musique. C’est lui qui a rédigé ce texte sur le site. Je l’avais contacté pour qu’il consacre quelques lignes sur Lonelady, parce que j’aime bien la façon dont il formule ses impressions au sujet de la musique. Ce texte n’est pas linéaire, mais plutôt abstrait… »

Après avoir abordé tant de sujets sérieux (NDR : quoique), rien de tel que de terminer un entretien par une boutade… Mancunienne, Julie n’a pas son permis de conduire. Ni son drummer. Pas évident quand on doit se déplacer pour jouer en ‘live’. Or dernièrement, elle a engagé un claviériste, qui lui est détenteur du permis de conduire. Ce critère était sans doute indispensable avant qu’il ne soit engagé. Elle se défend : « Une manière très intéressante d’aborder le problème (rires). Le claviériste est autorisé à circuler en automobile sur la voie publique. Quelle belle coïncidence ! Vous savez j’habite au centre-ville. Je me déplace donc à pied. Je n’ai jamais éprouvé le besoin d’apprendre à conduire. C’est vrai qu’il n’est pas évident de se produire en concert dans ces circonstances. Et avant qu’il ne rejoigne le band, on sollicitait un proche ou un ami pour nous véhiculer… »

Merci à Vincent Devos

Watch out : the dogs are back !

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Atelier Rock de Huy, samedi 20 mars 2010. Lieu choisi par Doghouse pour annoncer son retour sur scène. Né dans le courant des années 90, le quintet électro-métal liégeois avait été contraint de délaisser les planches à la suite des événements tragiques survenus en 2000. Date à laquelle le groupe avait soulevé l’enthousiasme du public et des médias lors d’une tournée inépuisable consécutive à la sortie de son premier Ep. Tournée à travers l’Europe (France, Pays-Bas, Tchéquie…) qui leur avait valu le titre du ‘groupe belge qui a le plus tourné en 2000’.

Une formation recomposée de cinq musiciens qui explore singulièrement les champs musicaux de Front 242,  Fad Gadget, Faith No More… Un électro-métal audacieux habillé de platines et de sons digitalisés qui n’hésite pas à conjuguer les influences. 

Boulimie musicale irrépressible qui pousse d’ailleurs les cinq du bord de Meuse à reprendre les chemins des studios. Un deuxième Ep est actuellement en réalisation au studio Hautregard.

Un retour inattendu et exceptionnel à voir et à revoir sur :
 
http://www.youtube.com/watch?v=EW21A4DVur4
http://www.myspace.com/doghouserock
http://www.facebook.com/Doghouserock

Team:

voice : Pat st rem
Guitar-Samplers : Alexandre Aretz
Bass : Fabrice Mannino
Drums-Samplers : Fred Marcoty

Turntables : Dj sonar

 

The Souljazz Orchestra

Rising Sun

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The Souljazz Orchestra est, aujourd’hui une des formations les plus sollicitées pour jouer sur scène. Leur recette ? Ressusciter les grooves des 60’s et 70’s en préparant un cocktail explosif d’Afrobeat (NDR : surtout celui de Fela Kuti), de rythmes latinos, de soul et de jazz. Etonnant quand on sait que le combo est issu du Canada. Mais peut-être que transis par le froid, le sextuor a décidé de nous réchauffer le cœur. Les six membres du band sont issus d’univers musicaux différents. Une constante quand même : leur passion pour le jazz. Et manifestement, leur nouvel opus, « Rising Sun », en et bien imprégné.

« Rising Sun » fait donc suite à deux bombes larguées par label torontois Do Right ! : « Freedom No Go Die » en 2003 et « Manifesto » en 2006. Depuis, le collectif s’est lié à l’écurie londonienne Strut, prestigieuse pour ses nombreuses rééditions (« Bob Blank », « ZE Records » ou encore récemment « Next Stop… Soweto »). Ce qui devrait permettre à cette formation issue d’Ottawa de prendre une autre dimension. D’ailleurs, leur présence sur les planches, est annoncée un peu partout en Europe.

Gilles Peterson, animateur à la radio BBC One, estime qu’il s’agit du meilleur album paru depuis le début de l’année. Il le qualifie même d’exceptionnel. Faut dire qu’il est riche en énergie et culture musicale ! Jamais l’Afrobeat n’a été aussi bien expatriée, même là où les régions sont froides. Et après un premier morceau mélancolique intitulé « Awekening », histoire d’entrer dans leur univers sonore tout en douceur, c’est « Agbara » qui sonne la charge et donne le groove. Un groove tranchant et efficace ! Percussions, marimba et saxophone vibrent à l’unisson. On croirait le Roi Fela revenu une dernière fois pour envoyer la sauce ! Caractérisé par sa basse élastique, « Lotus Flower lorgne vers Medeski, Martin & Wood, mais un trio qui aurait adopté un jazz soul sans le côté expérimental, trituré et analogique. « Consecration » rend en quelque sorte hommage à John Coltrane, une des influences majeures du groupe. Et le reste est d’aussi bonne facture…

En parvenant à réaliser une fusion parfaite entre Afrobeat et Jazz, The Souljazz Orchestra vient de concocter un disque tout bonnement éblouissant.

 

Ben Sollee

Learning to Bend

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Sollee Ben est un violoncelliste qui nous vient de Louisville, dans le Kentucky. Un artiste très peu connu qui nous propose son tout premier elpee, « Learning to Bend », un disque paru chez Karate Body. Et ma foi, c’est une excellente surprise. Ce Yankee pratique une forme de folk insolite, contaminé par le blues, la soul et d’un zeste de jazz, qui me rappelle parfois celui concocté par Andrew Bird. Sa musique est douce, harmonieuse, fragile, finement sculptée, inspirée, mais elle sert des textes engagés, raillant tantôt le gouvernement américain ou l’état alarmant de sa société. Il émane une sincérité bouleversante des compos de ce jeune artiste (NDR : il est à peine âgé de 25 ans !) Mais l’originalité de son expression sonore procède de cette rencontre judicieuse entre son violoncelle et le banjo, le saxo ou les harmonies vocales féminines. Tout ceci sous un format pop. Pourtant, c’est lorsqu’il accélère le tempo que je le trouve le plus performant. A cet instant, on a l’impression qu’il est transporté par une forme d’euphorie. L’opus recèle une superbe et émouvante reprise du « A Change Is Gonna Come » de Sam Cooke. Activiste politique, Ben semble avoir choisi la manière douce, pour faire passer son message.

Ben Sollee a figuré dans le top 10, pour l’année 2009, des meilleurs artistes inconnus, de la National Public Radio (la radio gouvernementale américaine). Une bonne raison pour vous pencher sur ce cas vraiment particulier. Il vient également de concocter un album en compagnie de Daniel Martin Moore, un disque produit par Yim James (My Morning Jacket), et publié sur la vénérable Sub Pop ; une œuvre qui a également reçu un accueil très favorable auprès de la presse spécialisée…

Shining (Norway)

Black Jazz

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Il ne doit pas vraiment être simple pour Indie Recordings d’héberger deux groupes différents qui portent le même patronyme. Le Shining qui nous intéresse aujourd’hui est norvégien et s’est inventé un style musical bien à lui qu’il a choisi de baptiser ‘black jazz’. Il ne faudrait surtout pas le confondre avec l’autre Shining, suédois celui-là, et pourvoyeur d’un black métal suicidaire et provocateur. Non contents de porter le même nom et d’être signés sur le même label, les deux combos scandinaves ont pour autre point commun d’être très extrêmes dans leurs genres respectifs. Et, si le Shining norvégien ne pratique pas vraiment le métal, son côté violent et excessif pourrait très bien attirer plus d’un amateur de musique infernale. Leurs compatriotes vikings d’Enslaved l’ont d’ailleurs bien compris en les emmenant dans leurs bagages lors de leur tournée de 2007.

Shining existe depuis 1999 et compte déjà quelques albums à son actif. La musique gravée sur l’album « Black Jazz », aussi étrange et virulente que le look des quatre instrumentistes qui la jouent, est tout à fait indescriptible. Technique et d’une violence extrême, elle est caractérisée par des vocaux schizophréniques hurlés, des guitares sauvages et les interventions complètement folles, au saxophone, de Jørgen Munkeby. Aux expérimentations déjantées de ce multi-instrumentiste viennent se greffer les claviers et les samples industriels de Moen ainsi que la batterie technique de Lofthus et la basse de Kreken. Le résultat est surprenant, déroutant et cependant hautement jouissif. Il navigue quelque part entre les délires jazz rock de Frank Zappa, la violence industrielle de Ministry et les expérimentations progressives de King Crimson. Shining semble d’ailleurs vouer une certaine admiration au groupe de Robert Fripp puisqu’il se fend d’une reprise très personnelle et très réussie du classique « 21st Century Schizoid Man ».

Autant le dire tout de suite, le « Black Jazz » n’est pas destiné à toutes les oreilles et il faut même en avoir une sérieuse paire pour oser s’y frotter. Amateurs de sonorités extrêmes et avant-gardistes, ruez-vous sur ce disque, il est fait pour vous !

Saxon Shore

It Doesn’t Matter

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Quatre années se sont écoulées depuis la sortie du dernier album de Saxon Shore (« The Exquisite Death »), un groupe responsable d’un post-rock flirtant allègrement avec le shoegazing des Explosions In The Sky, Mono ou encore Mogwai. Durant toute cette période, la formation a notamment accompli une tournée au pays du soleil levant. Les différents membres ont aussi déménagé aux quatre coins des Etats-Unis : Philadelphie, Baltimore et même New York. Enfin le line-up du combo s’est enrichi de deux nouveaux membres : le bassiste William Stichter et le guitariste/claviériste Oliver Chapoy. Suivant son habitude, Saxon Shore (NDR : le drummer de Fleet Foxes, Josh Tillmann, y a milité à une certaine époque) a décidé de se charger de la distribution ainsi que de la promo de son nouvel elpee. Ce qui ne l’a pas empêché de faire appel au producteur le plus prisé pour l’instant, Dave Fridmann (MGMT, Clap Your Hands Say Yeah, Flaming Lips, …), pour le mettre en forme.

Première constatation, sur ce « It Doesn’t Matter », Matthew Doty (NDR : c’est le membre fondateur, mais également le principal compositeur) a voulu ajouter des parties de chant. Tout au long de « This Place ». Et le résultat est plutôt réussi. Une plage au cours de laquelle la vocaliste japonaise Caroline Lufkin vient poser son timbre suave, un peu comme à la plus belle époque de Cocteau Twins voire de My Bloody Valentine. Une sensation accentuée par ces cordes de guitare distordues, mais distantes, canalisées ici par des accords de piano délicat.

Seconde constatation, Doty a voulu expérimenter des arrangements de cordes. Sur « Small Steps ». Mais si le concours de violons rend la solution sonore homogène, le résultat final n’est quand même pas exceptionnel.

Le reste de l’elpee est partagé entre titres atmosphériques réminiscents de Mogwai et  morceaux plus rythmés, susceptibles de rappeler les Norvégiens de Jaga Jazzist, à l’instar de l’excellent « Sustained Combustion » ou encore de « Japan 412am ».

Bref, si une partie de l’œuvre emprunte une forme largement explorée, Saxon Shore a quand même eu le bon goût de tenter l’une ou l’autre expérience intéressante. Aussi, je conseillerai cet elpee uniquement aux adeptes du genre. Et il est vrai que de nombreux aficionados aiment toujours planer à l’écoute de ces envolées sonores, traversées d’accès de larsen (im)prévisibles. Et tant mieux s’ils y prennent leur pied !

 

Sam and Me

The Battle of Hemsby

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Sam and Me est un duo réunissant Sam Zindel (Sam) et Rowan Dawes (Me). Leurs premiers pas musicaux remontent à1997, année au cours de laquelle ils ont formé leur premier groupe The Lemon Tree Escape. Une aventure qui s’est limitée à quelques prestations accomplies dans les clubs et pubs de leur ville de Brighton, dont ils sont originaires, avant de disparaître assez rapidement. Et pour cause, Sam avait l’opportunité d’entrer à l’Université de Manchester. Néanmoins, l’envie de jouer ne le quittera jamais. Tout au long de ces années d’études, le jeune Anglais préfère d’ailleurs se consacrer à sa guitare plutôt que de succomber aux vices universitaires. Ce qui va d’ailleurs lui permettre de décrocher son diplôme. Et de foncer sur Londres pour y retrouver son compère. Une nouvelle épopée peut donc commencer. Et elle commence assez rapidement à prendre de l’envergure. Notamment grâce à quelques concerts accordés en supporting act de The Longcut, Feist, Spinto Band ou encore The Maccabees. Mais c’est également à cette époque que le tandem se rend compte des limites de leur formule. Et qu’ils décident d’engager d’autres musiciens. Ils recrutent d’abord une connaissance commune : le claviériste Dan Black. Puis Mitchell Johnson, un guitariste qui débarque du Minnesota. Dès que le quatuor est au point, il se lance dans l’écriture de son premier opus.

« The Battle of Hemsby » a cependant nécessité plusieurs années de travail. Pour un résultat sensé camper un hybride entre les Flaming Lips, Simon & Gardfunkel et Grandaddy. Bref, une forme de psychédélisme mélodique, contemporain, souligné de superbes harmonies vocales. Une idée qui a de quoi faire rêver…

Premier single, « Sonic Boomerang » nous met l’eau à la bouche. Le tempo est allègre et accords de piano sont trempés dans les nappes de claviers. Masquée par un vocodeur, la voix est impeccablement soutenue par les harmonies vocales. Un morceau au cours duquel le chanteur adresse un clin d’œil aux Lips, en incluant judicieusement la phrase « Do you realize ? » Un départ qui irradie sur plusieurs plages suivantes ; et en particulier le superbe « Joy Riders ». Puis Sam & Me semble s’essouffler et change de registre, épousant même un format plus formel voire traditionnel. Les harmonies vocales sont uniquement canalisées par des accords de guitare ou de piano ; un peu comme chez Simon & Garfunkel. Les mélodies sont plutôt jolies, mais les compos se suivent et se ressemblent. Seul « If I Can Fall » remonte à la surface, à cause de son envolée en crescendo. Serait peut-être souhaitable que Sam et Rowan accordent davantage de responsabilité à leurs deux nouveaux acolytes, de manière à pouvoir tenir la distance. Et à ce prix, ils pourront alors décrocher un must…