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The Beths, un groupe néo-zélandais composé de la chanteuse Elizabeth Stokes, du guitariste Jonathan Pearce, du bassiste Benjamin Sinclair et du batteur Tristan Deck, annonce la sortie de son nouvel elpee "Straight Line Was A Lie", le 29 août 2025. En avril,…

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Miossec simplifie…

Miossec, le poète du Finistère, reprend la route avec "Simplifier", un album vibrant de sincérité et d’émotions brutes. Entre coups de cœur, coups de gueule et coups de blues, il continue de chanter la vie comme personne, avec cet amour immuable pour sa…

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Los Campesinos!

Romance Is Boring

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Une chose est sûre : Los Campesinos! ne risquent pas de se faire oublier. Les sales gamins en sont déjà à leur troisième LP en un peu moins de deux ans. En 2008, les Gallois dessinaient un large sourire sur le visage des critiques en publiant le sautillant « Hold On Now, Youngsters… » Neuf mois plus tard, ils accouchaient d’un « We Are Beautiful, We Are Doomed » en demi-teinte. Pour son troisième labeur, la grande famille Campesinos a pris le temps de développer ses idées avant de les coucher sur papier. Il en résulte un assortiment de morceaux un peu plus funs et réfléchis. Après une entrée en matière sous forme de cafouillage (« In Media Res »), « Romance Is Boring » renoue avec le son festif typiquement ‘Campesinosien’ (« There Are Listed Buildings », « Romance Is Boring », « This Is A Flag. There Is No Wind »,…).

Mais Los Campesinos! demeure une formation qui se cherche encore. Les brouillons « Plan A », « I Warn You : Do Not Make An Enemy Of Me » et « Who Fell Asleep In » empêchent « Romance Is Boring » de réellement décoller. Mais cette recherche constante permet également au septuor de dévoiler une facette plus posée (« The Sea Is A Good Place To Think Of The Future », « A Heat Rash… », « Coda : A Burn Scar… »), déjà introduite au sein de « We Are Beautiful, We Are Doomed », mais beaucoup plus mise en valeur sur cette galette. Et ‘les paysans!’ ne seraient évidemment pas ce qu’ils sont sans leur bonne palette de titres à rallonge. « Romance Is Boring » n’atteint pas le niveau de « Hold On Now, Youngster… », mais s’en rapproche à nouveau. C’est déjà ça.

The Mary Onettes

Islands

Écrit par

The Mary Onettes est un combo suédois qui excelle dans l’art de passer inaperçu. Malgré la publication d’un premier recueil éponyme de très bonne facture. Les frangins Ekström et leurs deux collègues ont bien du mérite. Ne serait-ce que pour leur ténacité. Car le moins que l’on puisse dire est que l’accouchement de ce deuxième bébé s’est effectué dans la douleur. En 2000, après un démarrage peu glorieux au sein de l’écurie Sony, qui s’est débarrassé du quatuor quelques semaines après la sortie d’un Ep intitulé « Lost », The Mary Onettes a trouvé refuge chez ses compatriotes indépendants de Labrador Records. S’ensuit la publication d’un premier ouvrage très proche d’Echo & The Bunnymen. Trop, diront certains. La comparaison colle à la peau de la formation qui remonte alors en studio pour enregistrer de nouvelles compos. C’est à ce moment que la malchance frappe le combo, victime d’un cambriolage. Envolé, le disque dur à l’intérieur duquel est conservé une bonne partie des enregistrements. Le combo avait heureusement eu l’immense sagesse d’effectuer un backup de ces bandes. Cependant, comme le veut le vieil adage ‘un malheur n’arrive jamais seul’, ce même disque va souffrir peu après d’un gros problème technique irrécupérable. De quoi déprimer un bon coup.

Mais The Mary Onettes n’est pas du style à se laisser abattre. Quelques sessions d’enregistrement sous haute surveillance plus tard, le quatuor met « Islands » en boîte une fois pour toutes. Tous ces déboires vont déboucher sur une deuxième galette plus personnelle, plus atmosphérique que la précédente. L’ombre d’Echo & The Bunnymen est manifestement moins présente, bien qu’il subsiste inéluctablement quelques miettes de cette influence. Malgré un faux départ dû au synthé introductif de « Puzzles », évoquant étrangement celui du « Running Up The Hill » de Kate Bush, « Islands » trouve sa cadence et éloigne peu à peu The Mary Onettes de ses inspirations. Le résultat de ce long et tortueux parcours est condensé de Dream Pop joliment teinté de shoegaze. "Islands" devrait être apprécié, à sa juste valeur, par les plus nostalgiques des trentenaires.

 

Nick Oliveri / Mondo Generator

Death Acoustic

Écrit par

L’ex-Queens Of the Stone Age effectue un retour par la (toute) petite porte. L’acoustique de la mort de Nick Oliveri réunit quelques nouvelles compositions mais se focalise essentiellement sur des reprises. La reine déchue s’égosille sur des morceaux de Kyuss (« Love Has Passed Me By »), Danzing (« Hybrid Moments ») ou même de sa formation originelle (« I’m Gonna Leave You »). Le résultat de ce travail de dépouillement est assez pénible à entendre. A trois exceptions près (« Follow Me », « I’m Gonna Leave You » et « Hybrid Moments »).

Oliveri apparaît sur son « Death Acoustic » comme un être en chute libre qui tente désespérément de s’accrocher aux dernières branches de l’arbre. Les vocalises du bonhomme sont parfaites lorsqu’elles sont noyées sous les distos de son Mondo Generator. Mais, ici, elles sont tout simplement insupportables. L’intitulé de cette œuvre est donc probablement le seul choix judicieux opéré par le musicien.

 

Pierre Souchon

Piteur’s Friend

Écrit par

Bon sang ne saurait mentir ! Pierre Souchon est évidemment le fils de l’autre. Et il a visiblement hérité du talent de son géniteur : le sens de la mélodie, les textes mi-sérieux, mi-comiques. Et parfois, une réplique de la voix. C’est ‘la totale’ !

Le rejeton Souchon n’en est pas à ses balbutiements. Heureusement, car à l’approche de la quarantaine (Pierre est né en 72), ce serait un peu ‘juste’. Sa carrière musicale, il l’a débutée… devinez auprès de qui ? Ben le fils Voulzy évidemment. Ensemble, ils ont écrit, composé et interprété deux superbes albums sous le patronyme des ‘Cherche midi’. C’était au cours des années 90. Hélas, la critique a été, injustement, sévère avec eux. Et le duo a fait long feu…

Après avoir passé quelques années dans l’anonymat, Pierre a décidé de revenir à la charge. En solitaire cette fois. Concoctant en 2004, le bien nommé « Jamais plus pareil » ! Mais qu’il est difficile dans ce métier de se réserver une place au soleil quand on est ‘fils de’. Ignoré, snobé, rejeté, il y aurait de quoi rendre son tablier et enterrer son talent (réel). Ce qu’il a fait partiellement durant 6 années pour se mettre au service des autres : papa (bien sûr), Patxi, Sandrine Kimberlain ou encore Jane Birkin…

Fin 2009, il a enfin publié un nouvel opus. Un disque réunissant 9 titres seulement. On y retrouve les ingrédients habituels des bonnes petites chansons françaises. Car cet elpee est de bonne facture, de très bonne facture même. Il recèle même de petites perles comme « Piteur’s Friend », « L’A.O.T », « Il et Elle » ou encore « Bonhomme hélium ». Des morceaux au cours desquels bonne humeur, rythmes et jeux de mots exquis font bon ménage. Il y a visiblement du talent chez Pierre Souchon. Ce serait vraiment du gâchis de passer, une fois de plus, à côté d’un tel artisan ; car c’est bel et bien de l’artisanat d’excellente facture. A l’heure où papa se fait un peu plus discret, un peu moins enthousiaste, un peu moins talentueux peut-être, ce serait bien d’aller voir du côté des enfants… (NDR : l’autre fils d’Alain, c’est Ours, vous le saviez je suppose ?)

 

Sweethead

Sweethead

Écrit par

Un ‘supergroupe’ de plus ? Sauf que Sweethead ne rassemble pas vraiment des têtes d’affiches, à l’instar de Monsters Of Folk ou Them Crooked Teeth. Il s’agit ici du projet parallèle du tout aussi actif que réservé Troy Van Leeuwen, membre actuel de Queens Of The Stone Age (décidement…) et de deux membres du Mark Lanegan Band. Sweethead dévoile également les talents vocaux d’une Serrina Sims, qui serait inconnue au bataillon si ce n’était pour ses chœurs au sein du « Era Vulgaris » des Reines de l’Age de Pierre. Bref, on reste en famille.

Dès les premières écoutes, le constat est inévitable. Serait-ce là le pied-de-nez bien placé de Troy Van Leeuwen envers Brody Dale et Alain Johannes ? Car l’éponyme de Sweethead évoque indéniablement celui de Spinnerette, publié quelques mois plus tôt. Une comparaison qui peut s’étendre jusqu’à la suggestivité des pochettes respectives. Musicalement, au contraire de Brody Dale, Serrina Sims sait se faire entendre sans user d’édulcorants superflus. La collaboration entre la blonde et le brun jouit d’un punch, d’une cohérence et d’une détermination dont souffrait cruellement l’œuvre de Spinnerette. Elle compte également beaucoup moins de prétentions. « Sweethead », successeur d’un premier Ep publié en juillet 2009, démontre que Van Leeuwen est l’un de ces héros discrets qui n’ont pas besoin de spotlights braqués sur eux pour opérer un travail admirable. Score final : Sweethead : 1 – Spinnerette : 0.

 

Valgard

Elements

Écrit par

Du Métal Pour Pas Un Balle !

Musiczine a décidé de vous aider à faire des économies en ces temps de crise.

‘Du métal pour pas un balle’ est une nouvelle rubrique destinée à vous faire découvrir des albums de heavy métal de qualité ainsi que des démos mis à disposition en téléchargement gratuit et tout à fait légal par les artistes eux-mêmes sur leurs sites internet.

Il est parfois réconfortant de se montrer chauvin. En présentant Valgard, par exemple, un groupe bien de chez nous.

Les plaines du Limbourg n’ont manifestement pas grand-chose à envier aux mers tumultueuses de la Scandinavie et les fiers guerriers belges de Valgard n’hésitent pas une seconde à s’aventurer sur le terrain de chasse des Vikings.

Originaires des villes de Bilzen et Molenbeersel, ces six cavaliers de l’apocalypse chevauchent allègrement entre les frontières qui séparent le folk, le black et le powermetal classique pour proposer une musique guerrière qui n’est pas sans évoquer le viking métal d’Amon Amarth, Mithotyn et Einherjer ainsi que le back métal d’Ancient Rites. Le rythme des guitares varie du speed au mid-tempo tandis que le clavier emmène les ambiances du folk au symphonique. Les vocaux sont extrêmes et renforcent le côté guerrier des compositions.

Réunissant 8 titres pour une durée totale de 27’31, « Elements » est une œuvre disponible en téléchargement gratuit, pochette comprise, au format mp3 (320kbps) sur le site officiel du groupe : http://www.valgard.be

Alors, elle n’est pas belle la vie en temps de crise ? Merci Valgard !

Benjamin Biolay

La superbe

Écrit par

Benjamin Biolay est certainement un des artistes les plus controversés du paysage musical français. On l’aime ou on le déteste. A vrai dire il s’en fout éperdument ; choque juste pour le plaisir et ne fait rien pour plaire. Il continue son bonhomme de chemin, et n’en a rien à cirer de ce que l’on pense de lui. Tant mieux pour les uns, tant pis pour les autres !

Benjamin nous propose son cinquième opus. Réunissant 22 titres, il est double. Et, avouons-le tout de suite, c’est certainement ce qu’il a fait de meilleur jusqu’à présent. Non content de proposer des compositions très soignées, couvertes de pop anglaise, mais il est parvenu à les habiller de textes à la hauteur de son immense talent.

Les comparaisons foisonnent : de Gainsboug à Sheller, en passant par Brel, Daho ou Bashung, Benjamin ferme le bec à tous ses détracteurs, y compris à quelques-uns de ses soi-disant ‘bons collègues du métier’.

Evidemment, sur ce double Cd, certains morceaux sont un peu plus réussis que d'autres ; mais franchement « Ton héritage », « Night Shop », « Tu es mon amour », « Sans viser personne », « Brandt Rhapsodie », « Tout ça me tourmente », « Raté », « Lyon Presqu'île », « Jaloux de tout », « 15 septembre » et le titre maître sont tout bonnement extraordinaires. Onze chansons qui brillent tant par leurs textes, la musique, la voix que les arrangements…

Tout y est. Les onze autres sont seulement ‘excellentes’, un demi-ton en-dessous d’extraordinaire donc… Tout a un sens ; à chaque plage, Benjamin, magicien des mots et des mélodies qu'il manie avec réel talent, nous invite, sans redites, sans raccourcis, sans facilités, à accomplir un voyage chargé de tristesse et de mélancolie ; mais aussi empreint d’une beauté susceptible de vous flanquer le frisson.

Si vous n’avez jamais trop aimé Biolay, ce n’est pas cet album qui va vous faire changer d’avis. Si vous ne le connaissez pas, je vous invite vivement à le découvrir. Quant aux autres, ils se sont déjà probablement procuré l’elpee. En un mot comme en cent : génial !

 

Bosque Brown

Baby

Écrit par

Non, Bosque Brown n’est pas une cantatrice dont la jolie voix domine cet album ; mais un groupe drivé par la très talentueuse chanteuse (of course !), et également compositrice Maria Lee Miller. Encore une Texane ! Mais issue de Denton. Lorsqu’on parle du Texas, inévitablement, vous pensez à son folklore (les cowboys, le rodéo, les westerns) ou alors à ses hydrocarbures. A moins que vous ne songiez à la technologie aérospatiale. Voire à J.R. Ewing (NDR : figure notoire de la saga ‘Dallas’ !) ou encore Georges W. Bush… Musicalement, c’est plutôt du côté de Midlake, de Spoon, des frères Nourallah ainsi que de Shearwater que mes idées se focalisent…

Maria a opté pour le patronyme de Bosque Brown, en référence à une rivière texane coulant dans sa ville natale de Stephenville (NDR : c’est toujours au Texas). « Baby » constitue son second opus. Il fait suite à « Plays Mara Lee » et à « Cerro Verde », deux Eps parus successivement en 2005 et 2006. Peu connue en Europe, cette formation a été découverte aux States par Damian Jurado.

La principale force de Bosque Brown procède donc de la voix de Maria Lee Miller, souvent doublée par celle de sa sœur, Gina. Un timbre que les mauvaises langues estiment trop proche de celui de Cat Power, Alela Diane ou Joanna Newsom. Un reproche qui n’engage que ces détracteurs. Et pour cause, les trois compos interprétées a capella, par Maria, sont tellement bouleversantes. Trois interludes intitulés « On and Off » au cours desquels sa voix, à la fois belle, puissante et fragile, vous retournent littéralement l’âme. Des intermèdes qui permettent en même temps de souffler entre les quatre segments que comporte cette œuvre.

Le reste de l’elpee propose dix comptines sculptées dans un folk sombre, mélancolique, mais non dénué de charme, qu’on imagine facilement issu de la bande-son d’un film réalisé conjointement par Tim Burton et John Ford. Piano, guitare, pedal steel, claviers et percus aussi discrets qu’efficaces colorent parcimonieusement l’instrumentation minimaliste. Une instrumentation qui paradoxalement nous invite à parcourir les grands espaces du Sud des Etats-Unis. Les lyrics traitent d’ailleurs de la vie quotidienne, de l’amour et de l’espoir entretenu au sein d’une petite bourgade texane… quelque part dans l’Ouest américain rural. Du tracklisting, j’épinglerai également « Oh River » et « So Loud ». Deux titres qui m’ont particulièrement fait vibrer.

Après Emily Jane White, cette jeune artiste particulièrement douée vient enrichir la scène made in Midwest. Et Tom Sawyer en serait probablement tombé amoureux…

En concert à la Maison de la Musique à Bruxelles le 10 mars prochain…

Jackson Browne

Time The Conqueror

Écrit par

Ce disque est paru en 2008. Une œuvre dont les lyrics se focalisent sur la politique yankee. Passée et présente. Passant notamment sous ses fourches caudines l’administration de l’ex-président des Etats-Unis, Georges Bush (NDR : contre lequel il a milité lors de la campagne électorale de 2004), mais également les problèmes et les controverses qui ont alimenté les affaires publiques des années soixante. Pas étonnant qu’il fasse également référence à des personnages mythiques et engagés comme John F. Kennedy ou Martin Luther King. Faut dire que l’artiste est né en 1948. En Allemagne. Son père y était militaire. Puis la famille est retournée aux States. A Los Angeles, très exactement.

Il a sévi chez le Nitty Gritty Dirt Band au cours des 60’s, puis écrit des chansons, notamment pour Tom Rush, The Eagles, Linda Ronstadt, et les Byrds. Il a également transité par le groupe de Tim Buckley et a collaboré à l’enregistrement de l’album « Chelsea Girl » de Nico.

Découpé en 10 titres, cet elpee (NDR : c’est son quinzième !) s’adresse cependant essentiellement aux ondes FM de l’oncle Sam. A cause de la musique. Une sorte de rock/pop/folk qui sans être de mauvaise facture manque singulièrement de relief. Un style que l’auteur/compositeur/interprète a toujours privilégié, pour mettre ses textes engagés en exergue.

 

Danny Brillant

Just as I am

Écrit par

Danny est un jeune chanteur/guitariste. Et pour cause, il fêtera ses trente balais en juillet 2010. De nationalité britannique, il excelle dans le ‘blues rock played with passion’ comme il le décrit lui-même. Au fil des années, il s’est forgé une solide expérience ; et notamment en partageant l'affiche auprès de grosses pointures comme Carlos Santana, Walter Trout, Mick Taylor, Peter Green, Joe Cocker, Buddy Guy et bien d'autres. Il avait été très tôt remarqué par le magazine/webzine et label anglais, Blue Matters, écurie pour laquelle il avait publié successivement "Watching soul" en 2002, "Shadows passed" en 2003, "Covering their tracks" en 2005 et "Days like this" en 2006. Depuis, il signé chez Rounder ; et plus particulièrement le département Continental Blue Heaven, gravant un "Live" en 2007 et "Black & White" en 2008.

"Just as I am" constitue déjà son septième album. Danny est uniquement soutenu par une section rythmique classique. Soit son papa Ken, à la basse, et Trevor Barr, à la batterie. Une formule trio qui lui convient parfaitement. La musique de Danny est puissante. Sa voix aussi. Naturellement. Il manifeste également beaucoup de présence. Son attaque sur les cordes est assez agressive. Pas étonnant que son style soit comparé au hard rockin' blues. Nuance quand même, il existe en permanence une volonté de préserver le sens mélodique. Sur cet opus, hormis une plage, il a écrit l’intégralité du tracklising.

"Shut out of the light" nous invite à pénétrer dans l’univers sonore du Redeye Band. Danny n'a pas besoin de forcer sa voix pour se faire entendre. Elle domine largement son sujet, à la manière d'un Leslie West (ex-Mountain). Il maîtrise parfaitement ses cordes, en dispensant quelques riffs assassins, dans un style proche d'un Walter Trout, mais sous une forme bien ‘british’. Tout au long de "Blues for Buddy", il décoche des notes imparables, impétueuses, très sonores, meublant chaque espace à la manière de Buddy Guy, à qui il rend, bien entendu, un vibrant hommage. Le jeune artiste ne fait pas dans la dentelle, mais il accomplit fort bien ce qu'il entreprend. L'attitude est de toute évidence menaçante. Ses rugissements évoquent tour à tour Muddy Waters, Litghnin' Hopkins, Freddie et BB King, dont les fantômes (sauf celui de BB, bien sûr!) doivent encore en frémir. Le fils Bryant est cependant capable de varier son répertoire. Tout en y conservant l’intensité de son timbre vocal. A l’instar des ballades tendres et mélodieuses "For the last tripe" et "Every time the devil smiles". Blues lent, le titre maître embrasse un développement volontairement dramatique. Le dédoublement opéré entre les cordes, tant rythmiques que distinctes, est savamment dosé. Faut dire que la production est irréprochable. Cordes acoustiques et électriques se conjuguent sur la cover du "Master of disaster" de John Hiatt. Et sa voix colle à merveille à cette version personnelle du fameux songwriter de l'americana music. Autre plage indolente, "Day by day" libère une fameuse dose d’intensité. Pour épancher ses émotions, Danny emprunte aisément le sens dramatique. Ses accords à la gratte sont meurtriers. Le climat devient lourd et angoissant. C’est bien au sein de cette atmosphère ténébreuse, qu'il est au sommet de son art. "The hard way" campe un blues rock accablant, réminiscent de son aîné Robin Trower. L’opus s’achève dans la douceur et la quiétude d’"Alone in the dark", une plage aussi belle que mélodique, à nouveau caractérisée par ses subtils entrelacements de cordes acoustiques et électriques. Sans doute le meilleur album commis par Danny, à ce jour !

Patrick Cleandenim

Orange Moonbeam Floorshow

Écrit par

Votre serviteur a déjà pu lire des âneries dans des chroniques de webzines concurrents ; mais je pense que pour le deuxième album de cet artiste américain, le sommet a été atteint. David Bowie aurait influencé Cleandenim. Ah bon ! La musique gothique aussi. Parfait ! Et même le blues des 60’s. Ben tiens ! Pourquoi pas Rika Zaraï tant qu’on y est. Honnêtement, je ne suis pas contre la liberté d’expression ; mais quand un collaborateur ou un journaliste en herbe ignore complètement l’histoire de la musique, pop/rock en particulier, ou qu’il ne dispose pas d’un tuteur susceptible de rectifier voire de guider sa prose, il est préférable qu’il se contente de s’épancher sur un blog pour épater ses copines et ses copains. Désolé, mais même si chez Musiczine, on peut se planter, on cherche d’abord à se documenter ; et puis surtout on écoute les disques qui nous sont envoyés… C’est dit, point à la ligne !

Mais revenons à ce Patrick Cleandenim. Dont cet « Orange moonbeam floorshow » s’ouvre par un remarquable morceau : « Hotel gansevoort ». Robotique, ‘kraftwerkien’, il s’inscrit dans l’esprit de la cover du « Model » de Snakefinger, une compo, bien sûr, signée Ralf Hütter et Florian Schneider. La suite me fait davantage penser à du Heaven 17, parfois en plus swing. Il y a même un morceau pimenté de bossa nova (« Stage fright »). Mais franchement après le plat consistant, on n’a plus droit qu’aux cacahuètes…

 

Nancy Elisabeth Cunliffe

Wrought Iron

Écrit par

Deux années après avoir publié son premier album intitulé « Battle & Victory », Nancy Elizabeth Cunlife est de retour. Tout au long de cette période, l’artiste n’a cependant pas chômé. Et pour cause ; elle a notamment collaboré en compagnie de James Yorkston et du Japonais Susuma Yokota.

Agée aujourd’hui de 25 balais, la jeune Galloise a troqué sa harpe contre un piano, un instrument dont elle serait tombée sous le charme lors d’un voyage en Espagne. « Cairns » ouvre l’opus. Une plage dont l’ambiance douce et mélancolique est entretenue par les accords de piano et les chœurs ; des chœurs très souvent remarquables. Tout au long de cette œuvre, elle nous invite à accomplir un périple entre les Etats-Unis et son pays natal. « Bring on The Hurricane » escalade les Rocheuses américaines. « Canopy » flâne du côté des collines irlandaises. Quant à « Divining », il explore plutôt les tréfonds de son âme, reflétant ainsi un sentiment d’intégrité, jamais prise en défaut. Si le piano domine l’expression sonore, les cuivres, la guitare acoustique ainsi que le violon ont également droit au chapitre. Néanmoins, c’est la voix de Nancy Elizabeth qui fait la différence. Tout en préservant un parfait équilibre entre les parties vocales et instrumentales, ses compos libèrent une fameuse dose d’émotion. On pense souvent aux Américaines Alela Diane et Mariee Sioux. Mais en moins mystique. Et puis aussi parfois à Tori Amos voire à Chan Marshall. En plus minimaliste. Bref, un superbe album que je vous invite à découvrir de toute urgence…

 

Seasick Steve

…songs for Elisabeth

Écrit par

Alias Seasick Steve, Steven Gene Wold est un personnage atypique dans l’univers de la musique roots contemporaine. D’origine californienne, tatoué, la longue barbe grise, ce presque septuagénaire (NDR : il est né en 1941) affiche un look de vieil ermite. Dans la vie, il a accompli une multitude de jobs ; et puis il a bourlingué à travers de nombreux pays. Il chante et joue de la guitare. On ne sait plus trop depuis quand. Il a côtoyé Janis Joplin et Joni Mitchell. Et puis, il a également participé à de multiples sessions d’enregistrement. Tant comme ingénieur du son que producteur. Il s’est établi en Norvège. En 2001. Il y concocte son premier album, "Cheap", en compagnie de musiciens locaux, les Level Devils. Il embrasse ensuite une carrière en solitaire. Et publie son premier opus solo, en 2006, "Dog House Music". Un disque qui rencontre un succès certain, notamment en Angleterre. Ce qui lui permet de se produire au cours de très nombreux festivals. Il signe chez Warner et grave un nouveau long playing, en 2008 : "I started out with nothin' and I still got most of it left", puis un Ep intitulé "It's all good". L'an dernier, il a encore édité un elpee, "Man from another time", une œuvre parue sur Atlantic. « …Songs for Elisabeth" compile ses premières œuvres. Il a choisi ce titre sous la forme d’un présent, qu’il a adressé à son épouse, Elisabeth, lors de la Saint-Valentin.

"8 ball" et "Dr Jekyll & Mr Hyde" sont issus de son premier elpee, "Cheap". Excellent, le premier morceau est imprimé sur un tempo bien carré. La section rythmique est solide. Ce qui n’empêche pas la gratte électrique de se frayer son chemin. La série de notes dispensées par le vieil homme sont récréatives. Elles peuvent rappeler un certain Albert King. Graveleux, son chant passe au second plan. Tout au long de "Dr Jekyll & Mr Hyde", il s’inspire de John Lee Hooker. Il y dispense ses sonorités métalliques, face aux percussions bien marquées. Son chant est répétitif, hypnotique. Un style réminiscent de Howlin' Wolf, au sommet de son art. "My donny" figurait sur "Dog house music". Steve est seul, chante en s’accompagnant d’un dobro acoustique. Il semble possédé par sa musique, dont il accélère le tempo, jusque la rupture finale. "Just like a king" et "Walkin' man" sont extraits d’"I started out with nothin' and I still got most of it left". La voix du loup solitaire est douce et apaisante. Une plage sculptée dans le folk blues, caractérisée par son jeu de cordes envoûtant! "Just like a king" est un titre dont il partage l’écriture avec Nick Cave. Un morceau complexe dont la structure est en progression constante. Lors de ce titre, il est soutenu par son drummer norvégien. Terriblement expressif, son timbre est remarquable. Et ses accords filtrés par le bottleneck lancinants. "My home (blue eyes)" est issu de son dernier cd. La pureté de son jeu y est mise en exergue. Reste "Ready for love", une plage inédite, bien dans le style de l’artiste. Une question me taraude quand même l’esprit : nonobstant le talent de Seasick Steve, difficile de comprendre pourquoi son blues acoustique sans concession a acquis une telle popularité ?  

 

Cobra Starship cartonne…

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Les Cobra Starship sortiront leur 3ème album, ce 19 février. Il s’intitulera « Hot Mess ». Pour la circonstance, le groupe a collaboré en compagnie de Kara Kara DioGuardi (Kylie Minoque, Britney Spears) ainsi que des producteurs Benny Blanco et Patrick Stump. Des collaborations risquées pour leur pop-punk ; mais qui risque de faire des ravages… Et pour cause, le premier single est déjà un succès mondial et a déjà atteint plus d’1,5 millions de ventes digitales ! Le groupe démarre le mois de janvier sur le podium de ‘The Peoples Choice Awards 2010’, où il a remporté la meilleure performance télévisuelle avec « Good Girls Go bad » et « Hot mess » en collaboration avec Nicole Sherzinger (Pussycat Dolls).

http://link.brightcove.com/services/player/bcpid17429271001?bctid=49582875001

http://www.cobrastarship.com
http://www.myspace.com/cobrastarship
http://www.cobracam.tv/remix

 

Thom Yorke s’intéresse au hip hop…

Écrit par

Thom Yorke devrait participer aux sessions d’enregistrement du prochain album de Flying Lotus. Intitulé « Cosmogramma », sa sortie est prévue pour le 3 mai prochain.

Voici ce que la presse spécialisée disait déjà de Flying Lotus, lors de la parution de son précédent opus :

‘Si c’est réellement le future du hip-hop, nous sommes dans de bonnes mains’ – Pitchfork 50 Best Albums of 2008

« Los Angeles » (son dernier album) n’était pas seulement un des meilleurs album de 2008, c’était sans doute le plus important !’ – Fact Top 10 Albums 2008

‘Une nouvelle voix originale dans le hip-hop… le prochain auteur majeur s’envole’ – Spin

http://www.myspace.com/flyinglotus

 

Gilberto, seul sur scène.

Écrit par

A la demande de son fidèle public, le génialissime guitariste brésilien Gilberto Gil a décidé de sortir un album live. « BandaDois » paraîtra donc ce 12 février et réunira un Cd 16 titres ainsi qu’un Dvd enregistré à Sao Paulo. Gilberto Gil à la guitare, seul sur scène : un vrai régal pour les fans de l’ancien ministre de la Culture brésilien.

http://www.bandadois.com

 

dEUS fait des émules en en France !

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NaRROW TeRENCE publiera son 2ème album le 22 mars prochain. « Narco Corridos » succèdera à « Low Voice Conversation » sorti en 2007, un disque pour lequel le combo avait reçu la collaboration d’un ex-membre de DAAU. Responsable d’une sorte de blues mâtiné de surf, de métal, de jazz balkanique et de musique avant-gardiste complexe mais décomplexée, la formation française est souvent comparée à dEUS. Sans doute à cause du vocaliste, dont le timbre rappelle immédiatement Tom Barman. Quant à la musique, à vous de juger ; et notamment via le morceau, « Weakness Of The Sleep », en téléchargement gratuit sur le site du groupe.

NaRROW TeRENCE se produira en concert au Grand Mix à Tourcoing (France) le 10 mars prochain.

http://www.ivox-promo.fr/artists/NarrowTerence/04-NarrowTerence-NarcoCorridos-WeaknessOfTheSheep.mp3

http://www.myspace.com/narrowterence

 

Not tonight but today !

Écrit par

Le nouvel elpee de The Go Find est dans les bacs depuis ce 5 février. Intitulé “Everybody knows it’s gonna happen, only not tonight”, il s’agit du 3ème album du Belge Dieter Sermeus, concocté sous ce patronyme. Pour vous donner une petite idée du style en présence, imaginez une pop visionnaire enrichie par une voix particulière susceptible de créer des paysages sonores originaux sis quelque part entre Roxy Music et Pavement.

Rendez-vous sur youtube pour visionner la première vidéo du titre “It’s Automatic” !
http://www.youtube.com/watch?v=MkoXXXtUdMs

Tracklisting:

01 Everybody Knows It's Gonna Happen Only Not Tonight
02 Love Will Break Us Up
03 It's Automatic
04 Neighbourhood
05 One Hundred Percent
06 Stay
07 Lottery Man
08 Cherry Pie
09 Running Mates
10 Just A Common Love
11 Heart Of Gold

http://www.thegofind.com
http://www.myspace.com/thegofindmorrmusic

 

Du Métal pour pas un balle…

Écrit par

Nous vous avons présenté la semaine dernière, dans notre rubrique découverte, l’Ep « Covered In Darkness » des Black Métalleux suédois de Netherbird. En plus d’être d’excellente facture, cet Ep offre la grande particularité d’être proposé gratuitement, en téléchargement complètement légal, sur le site internet et la page MySpace du groupe.

En ces temps de crise, nous ne pouvions que louer cette initiative. Une petite enquête menée sur la grande toile nous a révélé que cette pratique, bien que pas énormément répandue, n’était pas unique, et que d’autres groupes offrent, eux aussi, des albums de très grande qualité en téléchargement légal et entièrement gratuit.

Si cette générosité a évidemment pour but principal de faire de la publicité aux combos qui la pratiquent, elle n’en demeure pas moins plus qu’intéressante pour aficionados de musique métallique toujours désireux de découvrir des nouveaux groupes et cela, à moindre frais. C’est pourquoi, enthousiasmé par l’idée de faire plaisir aux fans et d’encourager les groupes dans leur démarche, Musiczine à décidé de créer une nouvelle rubrique destinée à présenter ces disques gratuits et, nous le répétons, entièrement légaux.

Nous débutons donc cette rubrique pompeusement intitulée : ‘Du Métal Pour Pas Un Balle !’  avec deux albums de très grande qualité. Le premier s’intitule « Elements » et vous est offert par l’excellent groupe belge Valgard. Un pur joyau de viking métal à la mode de chez nous. Le second, « Tales Of Soveena » du groupe russe Emerald Mind deviendra, à coup sur, l’un des albums préférés des fans de métal symphonique ‘à chanteuses’.  N’hésitez donc pas à découvrir la chronique qui leur est consacrée dans notre rubrique « Découvertes ». Vous y trouverez toutes les coordonnées nécessaires au téléchargement de ces albums. A bientôt, pour d’autres découvertes entièrement gratuites.

Superlijm

Superlijm (Ep)

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Superlijm est un combo originaire de Malines mené tambour battant par Pieter-Jan Delesie. Ce premier Ep éponyme marque le point de départ d’une carrière qui pourrait bien faire du bruit. A condition que les prochaines productions du quatuor belge soient à la hauteur de ce disque d’excellente facture. Très inspiré par Grandaddy, sans tomber dans la caricature, les cinq morceaux de cet Ep dévoilent un potentiel énorme.

Entre ritournelles indie semi-acoustique (« Super Sunday », « Input Selector », « Summertime ») et excursions pop joliment matinées d’électronica (« Michael Jordan », l’engageant « Why Bother California »), Superlijm connaît son sujet et l’exploite avec une habileté tout à son honneur. A condition qu’ils jouissent de la promo qu’ils méritent, les quatre galapiats n’ont pas fini de faire parler d’eux.

 

Damdelium

My Downfall (Démo)

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Du Métal Pour Pas Un Balle !

Musiczine a décidé de vous aider à faire des économies en ces temps de crise.

‘Du métal pour pas un balle !’ est une nouvelle rubrique destinée à vous faire découvrir des albums de heavy métal de qualité ainsi que des démos mis à disposition en téléchargement gratuit et tout à fait légal par les artistes eux-mêmes sur leurs sites internet.

Damdelium est une formation dont nous ne savons pas grand chose, si ce n’est qu’elle est espagnole et a été formé en 2006 par Erik Monsonís, son guitariste. La page MySpace du groupe est assez avare d’informations quant à sa biographie. Peu importe après tout. L’important est de savoir qu’il vient de mettre en ligne sa première démo trois titres en téléchargement gratuit et que, pour une première, elle est plutôt d’excellente facture.

Dandelium officie dans le métal gothique et marche donc sur un territoire défriché il y a quelques années par des groupes comme Tristania, Sirenia, Leave’s Eyes ou même Epica. Bella Diánez, la jeune chanteuse du groupe possède un joli brin de voix et un très bon sens de la mélodie ; en outre, elle ne cherche pas à se prendre pour une chanteuse d’opéra. Gothique oblige, elle est parfois secondée par une voix claire masculine et plus rarement par des ‘growls’ death métal. « Deceiving Time », le premier des trois titres de la démo est plutôt entraînant. Pas symphonique pour un sou, les claviers lui ajoutent un petit côté dansant guère désagréable rappelant les premiers efforts de Sirenia. « My Downfall » s’enfonce au sein de climats plus variés, où les claviers se font plus symphoniques et les guitares plus heavy. Cette tendance est confirmée sur le troisième titre intitulé « Stronger ».

Dandelium ne pourra pas postuler au titre de groupe le plus original de l’année ; cependant, les trois titres de la démo, proposés gratuitement sur la page MySpace du groupe en format mp3/192kbps (artwork compris) sont d’une qualité irréprochable et s’écoutent avec énormément de plaisir.

Alors, elle n’est pas belle la vie en temps de crise ? Merci Dandelium !

Lien de téléchargement : http://blogs.myspace.com/index.cfm?fuseaction=blog.view&friendId=70949989&blogId=526455548