La première ébauche de Beguiling Junior

Le mystérieux duo Beguiling Junior, formé par Kaya Wilkins (Okay Kaya) et Oli Burslem (YAK), s'apprête à dévoiler son tout premier elpee intitulé « First Cut ». Attendu pour le 2 octobre 2026, ce disque marque la naissance officielle d'une collaboration aussi…

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Twin Temple, amants maudits ?

Établis à Los Angeles, Alexandra et Zachary James, mariés à la ville, publieront leur troisième elpee, « Doomed Lovers », le 23 octobre sur leur propre label, Pentagrammaton Records, distribué à travers le monde par Secretly Distribution. L'annonce survient…

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State Radio

Let It Go

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Une multitude de groupes et artistes pop, rock, metal, punk, blues et autres sont nés à Boston, au cours des 4 dernières décennies. Parmi les plus notoires, on épinglera The Enemy, le défunt Morphine, les Pixies et surtout Dropkick Murphys. Qui justement participe chaque année aux week-ends de fêtes de la Saint-Patrick, devant des milliers de spectateurs. Un événement qui se déroule au Sud de Boston, où la communauté est d’origine irlandaise. Pas étonnant que le punk celtique y fasse un tabac. Moins connu, State Radio appartient également à cette scène. Mais à contrario de leurs camarades, les trois Américains ont décidé de troquer les hymnes celtiques contre du reggae. Du vrai, du tatoué ! La plupart des morceaux de cet elpee sont d’ailleurs dynamisés par ces rythmes jamaïcains. Les guitares rebondissent sur des rythmes saccadés. La voix évoque celle de Bradley Nowell (Sublime). Certaines compos sont enrichies de cuivres. A l’instar de « Doctor Ron The Actor ». Une compo qui fustige la société de consommation contemporaine. Faut dire que leurs lyrics sont engagés (NDR : comme par hasard). Des textes qui condamnent également la politique extérieure de leur mère patrie, comme sur « Bonhemian Grove ». En y ajoutant un petit ‘Jah’ et quelques ‘Babylone’, la panoplie du parfait rasta était complète.

Tout au long de leur opus, State Radio communique la bonne humeur. Rien de tel, par ailleurs, pour se lever du bon pied, le matin au saut du lit. Certaines mélodies sont même particulièrement contagieuses. Et puis ces Etatsuniens sont loin d’être des manchots. Malheureusement, leur  solution sonore manque d’originalité. De ce long playing, j’épinglerai quand même encore un « Let It Go », au cours duquel les Bostoniens célèbrent leurs racines. Ou un « Knights of Bostonians » digne d’un hymne irlandais. Le refrain repris en chœur par les trois Américains est une ode à la Guinness (NDR : santé !) Quant au country rock « Blood Escaping Man », il pardonnerait presque la demi-dizaine de morceaux reggae endurés auparavant. Pas une raison, néanmoins, pour pavoiser…

 

Various Artists

We are only Riders – The Jeffrey Lee Pierce Sessions Project

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Nous sommes en 2006. En rangeant son grenier, Cypress Grove découvre des cassettes. Sur l’une d’entre elles est mentionné ‘JLP songs’. Cypress est un ancien guitariste de Jeffrey Lee Pierce. Et il se rend compte que cette bande réunit des démos, jamais gravées sur support ; des morceaux ébauchés, à-moitié développés, puis abandonnés à l’issue de sessions réalisées lors de l’enregistrement de l’elpee « Ramblin’ Jeffrey and Cypress Grove with Willie », un disque paru en 1992. Il lance un appel aux musiciens et aux chanteurs qui vouent toujours un profond respect à l’ex-Gun Club. Notamment via MySpace. Et le résultat va au-delà de ses espérances, puisque les réponses affluent rapidement…

Mais que contient cette cassette ? Des inédits. Et ce sont ces inédits qui ont été retravaillés par ces interprètes. Parfois sous différentes versions. Certaines parties de guitare, immortalisées par Pierce, ont été récupérées, sur certains morceaux. Une seule reprise d’une chanson déjà sortie : « Lucky Jim ». Un hymne élégiaque adapté par Debbie Harry. Les 15 autres compos sont manifestement hantées par le spectre de Jeffrey. Faut dire que les interprètes entretiennent constamment un climat ténébreux, étrange, parfois même presque satanique.

« Ramblin’ mind » fait l’objet de trois versions. Celle de Nick Cave qui ouvre l’elpee est remarquable, et aurait pu figurer dans son répertoire. Tout comme celle flamboyante et hypnotique de David Eugene Edwards. Davantage incantatoire, celle de Cypress Grove est aussi minimaliste.

« Constant waiting » a également droit à trois variantes. La voix diabolique de Mark Lanegan contamine cette compo trempée dans l’americana (NDR : avec banjo, mandoline, lap steel percus, etc.) Celle des Sadies baigne dans le surf, alors qu’imprimée sur un tempo enlevé, celle de Johnny Dowd est éclaboussée de claviers eighties et secouée d’accords de gratte spasmodiques.

Et encore trois pour « Free To walk ». The Raveonettes nous en proposent une, sculptée dans la noisy crépusculaire. Lanegan et Isobel Campbell, une différente, plus sensuelle, calquée sur une valse mid tempo. Autre duo, celui partagé entre Cave et Debbie Harry qui nous la balance sous la forme d’une ballade romantique.

Lydia Lunch est également de la partie. Sa voix éraillée, écorchée, épanche tout son désespoir tout au long de « When I get my Cadillac ». Sa douleur, sur l’intimiste « St. Mark Place ». Et soutenue par Dave Alvin, Kid Congo Powers et quelques autres, elle semble chercher à réincarner le Don Van Vliet de Captain Beefheart, lors du morceau final, « Walkin’ down the street (Doin’ my thing) ».

Mick Harvey nous réserve un « The snow country » complexe et mélodique à la fois. Reste Crippled Black Phoenix. Un combo responsable d’un des meilleurs morceaux de l’elpee : « Bell on the river ». Huit minutes de psyché/punk/blues tortueux, majestueux, dignes de la plus belle époque du Paisley Underground (NDR : pensez à Green On Red). Cette formation est rejointe par David Eugene Edwards pour une autre plage aussi impressionnante et surtout bouleversante : « Just like a Mexican Lover ». Cripple Black Phoenix, un nom à retenir, c’est une certitude !

Bref, « We are only Riders – The Jeffrey Lee Pierce Sessions Project » n’est pas une compile comme les autres. Ce serait plutôt un ‘Tribute’, mais consacré à des titres jamais enregistrés, et pour lesquels, la plupart de participants ont vraiment inoculé toute leur passion et toute leur âme. Vivement conseillé !

 

Le chiffre ‘3’, un nombre magique ?

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Après 3 années d’absence, les Magic Numbers (NDR : pour rappel le line up est partagé entre deux paires de frères et sœurs) annoncent la sortie d’un nouvel album. Il devrait paraître ce 7 juin chez Heavenly Recordings. Partagé en 12 plages, l’elpee a reçu le concours de Romeo Stodart et Valgeir Sigurdsson (Björk, Bonnie Prince Billy, Mùm) à la mise en forme et de Ben Hillier (Doves, Elbow, Blur), au mixing. En outre, les arrangements de cordes ont été effectués par Robert Kirby, collaborateur mythique auprès de feu Nick Drake, mais également d’Elvis Costello. Les Londoniens partiront en tournée, en Angleterre, dès juin en compagnie d’Ed Harcourt.

Tracklisting :

1.  The Pulse
2.  Hurt So Good
3.  Why Did You Call?
4.  Once I Had
5.  A Start With No Ending
6.  Throwing My Heart Away
7.  Restless River

8.  Only Seventeen
9.  Sound Of Something
10. The Song That No One Knows
11. Dreams Of A Revelation
12. I’m Sorry

http://ww.themagicnumbers.net

 

Brothers Jacques is back !

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« Rise Above, le nouvel album de Jack Schwarz-Bart paraîtra ce 5 avril. Après avoir commis deux albums –« Soné Ka-La » en 2006 et « Abyss » en 2008)– où il a donné naissance au gwoka jazz, un mariage subtil entre jazz et rythmes guadeloupéens, Jacques Schwarz-Bart a décidé d’explorer de nouveaux horizons sonores. Et franchement, le saxophoniste semble au sommet de sa forme. En outre, sa compagne, la vocaliste Stéphanie McKay, pose sa voix soul sur six titres. Pour vous en faire une petite idée, allez donc jeter un œil et une oreille sur son clip « Feel So free »…

http://www.youtube.com/watch?v=cFtYpLNVk1o
http://www.dailymotion.com/video/xco9m5_feel-so-free-jacques-schwarz-bart_music
http://www.vimeo.com/1034942
http://www.wat.tv/video/jacques-schwarz-bart-feat-2cya9_e5le_.html

 

Arno brusselle…

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La tête brûlée de la scène belge vient de sortir un nouvel opus. Sa sortie est prévue pour ce 29 mars. Et pour célébrer cet événement Arno a décidé de se produire au sein de 5 salles bruxelloises différentes, rien que pour le mois d’octobre…

Info & tickets :

Les tickets peuvent être réservés dès le mercredi 24 mars à partir de 11h.

KVS – mercredi 20/10/2010
Botanique – vendredi 22/10/2010
Cirque Royal – samedi 23/10/2010
Ancienne Belgique – lundi 25/10/2010
VK* –  mercredi 27/10/2010

Les 5 fantômes de Stars

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Le 18 juin, les Canadiens de Stars publieront le successeur de « In Our Bedroom After The War » (2007). Il s’intitulera « The Five Ghosts » et paraîtra via Soft Revolution, le label créé par la formation.

Tracklist:

Dead Hearts
Wasted Daylight
I Died So I Could Haunt You
Fixed
We Don't Want Your Body
He Dreams He's Awake
Never Been Good With Change
The Passenger
The Last Song Ever Written
How Much More
Winter Bones

Le Gogol Bordello Transcontinental

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Gogol Bordello, la sympathique bande de punk-rockers gitans, débarqueront le 26 avril prochain avec un cinquième album sous les bras. « Trans-Continental Hustle » est produit par l’omniprésent Rick Rubin et sera présenté sur la scène du chapiteau lors des Nuits Botanique, le 13 mai.

Tracklist :

Pala Tute
My Companjera
Sun Is on My Side
Rebellious Love
We Comin' Rougher (Immigraniada)
When Universes Collide
Uma Menina Uma Cigana
Raise the Knowledge
Last One Goes the Hope
To Rise Above
In the Meantime in Pernambuco
Break the Spell
Trans-Continental Hustle

L’ombre de Teenage Fanclub

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Cinq ans après avoir disparu de la scène, Teenage Fanclub réalise son come-back avec “Shadows”, un huitième album qui atterrira dans les bacs le 31 mai. Il sera précédé par le single « Baby Lee ».

Tracklist :

Sometimes I Don't Need To Believe In Anything
Baby Lee
The Fall
Into The City
Dark Clouds
The Past
Shock And Awe
When I Still Have Thee
Live With The Seasons
Sweet Days Waiting
The Back Of My Mind
Today Never Ends


The Dead Weather rempile

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The Dead Weather, le supergroupe emmené par Jack White et Alison Mosshart, delivrera son second album dès le 10 mai. Soit seulement dix mois après la parution de « Horehound ». Le disque s’intitule « Sea Of Cowards » et sera précédé du single « Die By The Drop ».

Tracklist :

01 Blue Blood Blues
02 Hustle and Cuss
03 The Difference Between Us
04 I'm Mad
05 Die By the Drop
06 I Can't Hear You
07 Gasoline
08 No Horse
09 Looking at the Invisible Man
10 Jawbreaker
11 Old Mary
 
Petit avant-goût du clip prometteur de "Die By The Drop", réalisé par Flora Sigismondi (dont le premier long-métrage, "The Runaways", un biopic sur la formation du même nom,  s'annonce tout aussi excitant):

http://www.youtube.com/watch?v=CHhhx7xDIts

Stone Temple Pilots, 9 ans plus tard

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Le 24 mai, Stone Temple Pilots offrira un successeur au « Shangri-La-Dee-Da » paru en 2001. Le disque éponyme sera produit par les membres du groupe, réuni pour la première fois depuis leur ‘petite pause’ de six ans.

Tracklist :

'Between The Lines'
'Take A Load Off'
'Huckleberry Crumble'
'Hickory Dichotomy'
'Dare If You Dare'
'Cinnamon'
'Hazy Daze'
'Bagman'
'Peacoat'
'Fast As I Can'
'First Kiss On Mars'
'Maver'

Quand Damian rencontre Nas

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« Distant Relatives » est le titre du premier album issu de la collaboration entre Nas et Damian Marley. Il sera publié le 18 mai prochain et jouira de la participation de Lil Wayne, K’Naan et Stephen Marley.

Le duo viendra défendre le disque sur scène au festival Couleur Café qui se déroulera du 25 au 27 juin sur le site Tour & Taxis.

01 As We Enter
02 Tribal War [feat. K'naan]
03 Strong Will Continue
04 Leaders [feat. Stephen Marley]
05 Wisdom
06 Count Your Blessings
07 Dispear
08 The Promised Land [feat. Dennis Brown]
09 In His Own Words [feat. Stephen Marley]
10 Nah Mean
11 Friends
12 My Generation [feat. Lil Wayne]
13 Africa Must Wake Up [feat. K'naan]

Aguilera bien entourée

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Pour son retour, Christina Aguilera s’est plutôt bien entourée. « Bionic » sera dans les bacs le 7 juin et est précédé du single « Not Myself Tonight ». A l’écriture, on retrouve l’increvable Linda Perry (4 Non-Blondes) mais également Sia, Ladytron ou encore Le Tigre. « Bionic » surferait-il sur la vague électro-pop ? A découvrir en écoutant « Not Myself Tonight » à partir du 30 mars sur le site web de la blonde.
 
 

Beastie Boys balancent la sauce en septembre (peut-être...)

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D’abord prévu pour une publication l’été dernier, « Hot Sauce Committee Part I » des Beastie Boys devrait finalement trouver le chemin des bacs en septembre prochain. Le report de la date de sortie était dû à l’état de santé d’Adam Yaunch. A l'époque, il souffrait d’un cancer dont il semble remis. Mais le trio émet une réserve. Le disque ne sortira que si la santé de Yaunch lui permet de le défendre sur les planches. A suivre donc…

Du Phoenix gratos

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Phoenix n’a pas fini de faire parler de lui. Fort d’un Grammy Award amplement mérité, les Versaillais proposent sur leur site un enregistrement live ‘pour pas un balle’. Enregistré à Sidney, cet EP live réunit 8 morceaux extraits de l’incontournable “Wolfgang Amadeus Phoenix” dont “Lisztomania”, “1901” et “Fences”. De quoi patienter (ou se consoler) avant le concert sold-out de ce samedi 27 à l'AB.

L’adresse du jour: www.wearephoenix.com/observer/

Update 27/03 : L'offre ayant été limitée dans le temps, l'EP n'est malheureusement plus disponible.

 

Jim Kerr s’émancipe…

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Le label allemand earMusic annonce la sortie du premier album solo de Jim Kerr. « Lostboy !Aka Jim Kerr » constitue le premier essai du leader de Simple Minds, sans son groupe, en  près de 30 ans de carrière ! Attendue fébrilement par les fans du combo écossais, cette échappée solitaire paraîtra le 17 mai prochain. Mais dès aujourd’hui, le premier single, « Refugee », est disponible en téléchargement sur le site de l’artiste. Une tournée européenne est également prévue.

http://www.lostboyaka.com

 

Les Rolling Stones en DVD…

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Eagle Rock Entertainement a signé un deal avec les Rolling Stones pour publier 2 DVD cette année ! Le premier, « Stones In Exile » immortalise l’enregistrement du mythique album « Exile On Main Street », en 1972, elpee qui sera d’ailleurs réédité cette année. Le second, intitulé « Ladies And Gentlemen… The Rolling Stones », est consacré à une vidéo d’un concert accordé la même année.

C’est Rock N’ Folk qui risque de s’emballer…

 

Blood Red Shoes

Tout feu tout flamme!

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Le second album de Blood Red Shoes est paru ce 1er mars 2010. Et il s’intitule « Fire Like This ». Réputé pour ses prestations incendiaires, le duo de Brighton est réduit à un couple. A l’instar des Kills et des White Stripes. Steven Ansell se charge de la batterie et Laura-Mary Carter, la guitare. Ils se partagent les parties vocales. Steven et Laura-Mary (NDR : très belle fille !) se sont prêtés volontiers au feu des questions allumé par Musiczine…

Apparemment, vous êtes passionnés par le cinéma. Votre nouvel album s’intitule « Fire Like this », une référence, je suppose, au film de David Lynch, « Twin Peaks ». Est-ce que ce long métrage constitue un symbole pour vous ?

S. : En partie. Mais c’est une des raisons pour laquelle nous avons choisi ce titre. Il en existe cependant 25 autres. Le feu, c’est comme une passion créatrice. De la création et en même temps de la destruction. De l’excitation et du danger, aussi.
L-M. : Cette notion est illustrée par l’image reproduite sur la pochette ; une sensation de fièvre lorsqu’on se brûle les mains…

Vous aimez, semble-t-il, également les films d’horreur et les thrillers. ‘Jack l’éventreur’ et les histoires de vampires, je suppose. Bref, où il y a du sang, des couteaux, de la terreur et des meurtres. Etes-vous des disciples des Cramps ?

L-M. : A une certaine époque, j’étais vraiment une fan. Au fil du temps j’ai un peu décroché (NDR : Lux Interior est décédé l’an dernier)
S. : Ce qui m’a toujours plu chez eux, c’est leur attitude malsaine, sordide, agressive, un peu perverse…

Que représente le mouvement ‘Riot Grrrrl’ pour Laura ? Et je pense plus particulièrement à des groupes comme Blake Babes, Breeders ou Babes In Toyland ? 

L-M. : Notre démarche n’a jamais été politique, ni féministe. Nous sommes davantage orientés vers la recherche des émotions.
S. : Bikini Kill était vraiment féministe. On est plus proche d’un Babes In Toyland. Un peu dans l’esprit ‘fuck you’.
L-M. : Leur attitude était vraiment punk ; mais je ne pense pas qu’elles se tracassaient beaucoup pour les lyrics. Elles privilégiaient le feeling…

Vous avez déclaré que vous véhiculiez une énergie destructrice en vous. Prôneriez-vous le nihilisme ?

S. : (rires). Mais non ! Par contre on pourrait trouver une explication dans le style du jeu de guitare, car notre inspiration vient du punk, du hardcore US des eighties ; et puis de groupes comme les Stooges, Nirvana ou encore Babes In Toyland. C’est notre musique qui libère cette énergie agressive et destructrice. Briser, fracasser, sont des actes cruciaux du concert. Et puis, nous sommes aussi prédateurs, parce que nous sabotons nos propres chansons. Certaines de nos mélodies sont contagieuses, accrocheuses, accessibles même ; mais nous ne voulons jamais qu’elles sombrent dans la facilité. Et c’est alors qu’intervient le carnage à la guitare. Et qu’on rentre dedans. On ne veut pas la perfection. C’est un peu comme si on voulait foutre la merde…

Oui mais pensez-vous que vous pourrez reproduire une telle énergie, en ‘live’, toute votre vie ?

M-L. : Ce n’est pas possible !
S. : L’être humain n’est pas capable de produire ce flux d’énergie éternellement. Mais comment fait-il Iggy Pop ? Je me vois mal tenir le coup aussi longtemps que lui, à ce régime…
M-L. : Il n’est pas si vieux !
S. : J’aimerais bien, à 60 ans, pouvoir continuer à faire du rock sur scène. Il faut donc l’imiter et continuer à boire…

Mais dans l’histoire du rock’n roll, quelle grande chanson symbolise le mieux Blood Red Shoes, le « Fire » de Jimi Hendrix, d’Arthur Brown, « I’m on fire » de Bruce Springsteen ou encore le « Light my fire » des Doors ?

S. : « I’m on fire » de Bruce Springsteeen ». Très évocateur pour moi. C’est une chanson à la fois belle et triste. Quand j’avais 7 ou 8 ans je voulais devenir Bruce Springsteen. Mon père était un fan et écoutait beaucoup sa musique. Dont le fameux « Born in the USA ». Cette chanson est sans doute mon premier souvenir d’enfance. Quand au « Fire » de Jimi Hendrix », son impact est plus émotionnel…

Mais au sein du couple, qui est l’eau et qui est le feu ? (rires et hésitations)

S. : Qui est froid et humide et qui est bouillant et dangereux ? On est un peu les deux. En fait quand je suis le feu elle est l’eau et inversement. Car on réagit chaque fois l’un à l’autre…

Mike Crossey se consacre à nouveau de la production. Apparemment, il est devenu un ami. Se chargera-t-il encore de la mise en forme des prochains albums ?

S. : C’est devenu un ami, c’est vrai. Il fait partie de notre cercle. Mais nous ne savons pas encore si nous allons poursuivre l’aventure ensemble.
L-M. : Ce n’est pas impossible. Mais rien n’a été décidé encore à ce sujet.
S. : Nous n’avons même pas encore écrit de nouvelles chansons. Il comprend bien la situation, d’autant plus que dans le passé, il n’a jamais accompli ce boulot pour deux albums d’un même artiste. Et il en a assuré des tonnes.
L-M. : La porte reste néanmoins ouverte…

Quelle est la différence majeure entre « Box of Secrets » et « Fire like this » ?

L-M. : L’écriture. On l’a améliorée. Puis on a acquis une certaine expérience depuis la sortie du premier. On a appris à devenir un groupe. On s’est bonifié au niveau des arrangements, des compos, de la maîtrise de nos instruments. C’est là que se situe la différence principale.
S. : C’est surtout notre compréhension de la musique qui a changé. Et ce nouvel album reflète très bien notre progression. Il y a plus de variation dans la chanson, dans les sonorités. Nos voix se sont également améliorées.
L-M. : Pour cet album, on a été beaucoup plus attentif aux détails.
S. : Lors du premier, c’était comme si on avait enregistré des chansons en ‘live’. Tandis que pour celui-ci on a accordé davantage d’attention aux atmosphères, au feeling, à la capture des émotions…

Etes-vous ouverts aux autres styles musicaux ?

 S. : Oui, je l’ai déjà déclaré, nous sommes en pleine phase d’expérimentation. Nous cherchons à faire reculer les limites du genre, en incorporant de nouvelles idées. Maintenant, on n’enregistrera jamais un disque de reggae, ni de ‘fucking’ world music impliquant quarante drummers africains. Juste pour le fun. Ce serait stupide. Cela ne correspond pas à notre démarche.
L-M. : L’art musical consiste à absorber d’autres éléments…
S. : Mais nous on crée de nouvelles sensations, de nouvelles émotions. Elles viennent de manière naturelle. On ne peut pas tout contrôler. On ne se pose pas la question de savoir si c’est différent. Il faut laisser la musique arriver à maturation. Elle doit évoluer naturellement et on doit simplement s’appliquer à devenir meilleur musicien. A ce que l’album sonne mieux. Tu dois laisser grandir la musique dans son propre espace. On n’appartient pas à ces groupes qui pour se démarquer des autres, ajoutent un petit truc, mettent des chœurs, par exemple. Ca, c’est du calcul. Nous on ne calcule pas.

Apparemment, vous improvisez constamment. Rien n’est préétabli ? Est-ce le même processus en ‘live’ ?

L-M : Tout à fait !
S. : Une compo est davantage le résultat d’un accident ou d’un événement fortuit. On déconne ou on bricole, et puis c’est le hasard qui guide nos choix.
L-M. : Rien n’a jamais été balisé. Nous ne sommes pas déterministes.  

Parlons un peu de votre nouvel album. J’ai remarqué la présence d’un violoncelle sur « Follow the line » ; et puis il y a ces ‘wow wow’ qui me rappellent quelque part Siouxsie & The Banshees. Tout comme lors de l’hymnique « One empty chair ». Des coïncidences ?

L-M. : Nous avons partagé la même affiche.
S. : Je connais très peu son répertoire, mais elle est vachement cool.
L-M. : Au sein de mon premier groupe, on disait que je chantais comme elle…

« Don’t ask » et « Colours fade » sont les deux chansons les plus pop de l’album. Soit la première et la dernière du cd. Vous envisagez de les sortir en singles ?

S. : Oui.
L-M. : Le premier morceau est déjà sorti en single et le second est prévu pour le printemps.
S. : Enfin, c’est plus que probable, mais rien n’a encore été décidé.

« When we wake » est une méditation sombre sur la mort. Que représente la mort pour vous. La fin ? Une nouvelle vie ? Croyez-vous à la lumière après la mort ? A un dieu ? Aux esprits ?

S. : Putain, c’est une question vachement profonde !
L-M. : Je ne crois pas en Dieu, mais je pense qu’il existe quelque chose après la mort. Je prie, mais pas de manière consciente. Je ne crois pas à l’influence divine. Ni à un quelconque sauveur. J’ai suivi une éducation dans un milieu catholique. Et on m’a enfoncé tous ces principes dans le crâne. Maintenant, je crois qu’il existe un état de conscience après la mort ; mais lequel ?

Vous ne disposez pas seulement de la musique comme corde à votre art. Vous vous intéressez également à l’art sous toutes ses formes. Dont la photo. A l’instar de PJ Harvey, vous avez ainsi posé nus. Partagez-vous le même concept ?

S. et M-L. (en chœur) : Wow !
S. : Justement j’en parlais hier à Laura hier soir, lorsqu’elle se déshabillait.
L-M. : Oui, on parlait de l’opportunité pour les pop stars de poser nus.
S. : Cette démarche peut être artistique, mais aussi commerciale, et une manière détournée de vendre son produit. On ne joue pas à poils sur scène ! Dans le monde musical, la nudité est plus commerciale qu’artistique. Il y a bien un album des Pixies dont la pochette est vraiment arty ; mais en ce qui concerne PJ Harvey, sa nudité était surtout destinée à promouvoir son album.
L-M. : C’est une véritable icône, mais elle est bizarre. Et puis tellement maigre.
S. : La nudité peut être artistique, mais la majorité du temps, elle ne l’est pas.

J’ai lu un article marrant racontant qu’à l’instar de Peaches, porter une fausse barbe était un phantasme pour Laura. Vous partagez les mêmes obsessions que la Canadienne ? (fou rire !)

L-M. : Et m****, qui a écrit un truc pareil ?
S. : Tu vois, on fait des tas d’interviews, on boit un coup de trop, on rigole et puis on raconte des conneries…

(Merci à Vincent Devos)

 

Atmosfairy

Evasion (Ep / Demo)

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Les plus branchés ‘métal gothique/atmosphérique/à chanteuses francophile’ connaissent probablement déjà « Evasion », le premier Ep des Bordelais d’Atmosfairy, puisqu’il est en vente depuis plus d’un an. Quant à nous, il y a à peine quelques semaines que nous avons découvert ce petit bijou qui, comme le laisse pressentir le nom du groupe, est à la fois atmosphérique et féérique.

‘Féérique’ en premier lieu, parce que le sextet est composé de trois jolies jeunes fées (Vanessa au chant et aux claviers, Chloé à la batterie, Emilie au violon et aux chœurs) et d’un trio de princes presque charmants (Vincent à la guitare rythmique, JR à la lead guitare et Sylvain à la basse). ‘Atmosphérique’ ensuite, car c’est probablement le mot qui résume le mieux l’univers musical de la formation girondine.

Format Ep oblige, Atmosfairy ne dispose que de vingt-cinq minutes et de quatre titres pour convaincre. Il s’en sert plutôt bien en proposant une palette d’émotions variées et intenses. Comme mise en bouche, « Tombeau pour une Fleur d'Orient », tel un  hymne à l’amour version gothique, dépeint l’histoire romantique du Taj Mahal. Sur ce titre, le violon d’Emilie combiné à la voix lyrique de Vanessa fait irrémédiablement penser aux premiers efforts de Tristania. Sur « Pantin de bois », où le groupe revisite à sa manière le conte de Pinocchio, les atmosphères mélancoliques proches du rock progressif de Lazuli prennent le pas sur la tristesse du gothique. « Follow Me » glisse soudainement de la langue de Molière à celle de Shakespeare. Une invitation un peu plus métallique à un voyage au pays des fées et des elfes. Sur les parties instrumentales, les dialogues opérés entre le violon et la guitare électrique tiennent presque du merveilleux. A l’instar du « Run To The Hills » d’Iron Maiden qui décrivait la conquête de l’Ouest du point de vue amérindien, les lyrics de « Jérusalem » révèlent le point de vue musulman sur la libération de la ville sainte, à l’époque des croisades. Un sujet propice à la réflexion et qui permet au groupe d’insérer quelques influences orientales dans son expression sonore.

Le Cd d’« Evasion », bien qu’il s’agisse d’une démo autoproduite, est de qualité quasi professionnelle. Le son est plutôt de bonne facture et les illustrations du livret sont superbes. Il ne nous reste plus qu’à espérer une suite un peu plus conséquente à ce disque. Et surtout qu’Atmosfairy se remette bientôt à l’ouvrage… 

 

Taxi Taxi !

Tout en grâce et en délicatesse…

Écrit par

Ce jeudi soir, un nouveau blizzard venu du Nord frappait encore aux vitres du jardin des fleurs du Botanique pour y déposer, cette fois, deux radieux perce-neiges.

Découvertes à l’âge de 17 ans par Björn Yttling (Peter, Björn and John), les jumelles suédoises, qui ont choisi pour patronyme Taxi Taxi !, usent de leur jeune expérience scénique pour illuminer les murs du Witloof Bar de leur grâce d’enfance. Instant suspendu dans le temps, subitement éteint par la traversée furtive de deux petits elfes vêtus d’un clavier Roland et d’une guitare acoustique venus discrètement présenter leur premier opus : « Still Standing At Your Back Door » (NDR : duo accompagné d’une batterie subtile). Touche si délicate qu’on aurait presque cru qu’elle hésitait à déranger un public timidement présent. Moments d’introversion accrue par des silences longs entre les morceaux où règnent confusion et maladresse contagieuses. Alors, nous sommes envahis par une sensation d’inachevé qui touche au plus profond. Un sentiment de fragilité plutôt bouleversant. Le scénario cristallise l’attention du spectateur singulièrement lorsque les voix de Miriam et Johanna Eriksson Berhan s’élèvent et larguent l’âme dans l’océan étale de la limpidité. Deux voix cristallines vous guident au cœur de la fraîcheur des nuits d’été suédoises et l’orchestration maladroite importe peu.

Dix perles pop-folk qui posent un regard lent et obsédant, inspiré des ondulations sonores de la mer Baltique. Un set d’une étrangeté fascinante qui interroge l’oreille de l’auditeur et l’invite sérieusement à découvrir l’album… dont la critique figure dans la rubrique ‘Chroniques’.     

(Organisation Botanique)

 

Ben Popp

Empreintes digitales

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Vingt ans. 20 ans déjà que Benjamin chante. Sa carrière, il l’a en effet commencée en 1991. C’est dire s’il est resté discret depuis. Passant de démos aux petites scènes, l’Avignonnais regarde le temps passer sans grands moyens et sans jamais s’inquiéter beaucoup pour sa carrière. Il est vrai que la vie est difficile pour des tas d’artistes maintenus dans l’anonymat, faute de pouvoir se dégoter un producteur digne de ce nom et susceptible de croire en leur étoile.

Mais tout arrive à qui sait attendre. Christian Morfin endosse le rôle de la bonne fée pour Ben, près de 20 après ses débuts. Il lui monte un band de toutes pièces, tel un puzzle. Il emmène dans ses bagages ‘Le 7ème rêveur’ à la batterie et Richard Vecchi aux claviers. Rejoignent le band, quelques amis proches de Ben : Sidonie Richard à la basse, Pierre Walther à la guitare acoustique, Christian Pruneau à l’harmonica, les frères Parmentier aux guitares et ‘The Hippie’, préposé à tout sauf la batterie. Une dizaine de personnes en tout afin de lancer enfin une vraie carrière, d’enregistrer un véritable album.

« Empreintes digitales » est paru début de cette année. Quatorze chansons ‘peuplent’ la réalisation tant espérée. De la pop song bien fraîche, bien faite. Les mélodies sont faciles, accrocheuses, bref agréables. Les textes sont intelligents et actuels. Ils traitent de tas de problèmes qui contaminent notre monde. « Empreintes digitales » porte bien son nom. Chaque chanson est une trace de vie, un passage par lequel est visiblement passé Benjamin ou qui a laissé sur lui une ‘empreinte’… A vous de juger !

 

Tom McRae

Cherche désespérément inspiration…

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Octobre 2000. L’auteur-compositeur britannique arpente les scènes internationales, fort d’un premier album brillant et unanimement salué par le public et les critiques musicales. Un pop-rock aux structures classiques, optimisé d’une voix surprenante et la plume authentique d’un songwriter. Les deux premiers elpees (« Tom McRae » et « Just Like Blood ») le propulse sur les scènes des festivals les plus prestigieux (Meltdown, Transmusicales…) et l’invitent à des collaborations francophones cocasses (Autour de Lucie, Bashung, Miossec, Françoise Hardy ou Dominique A).

Cet artiste, devenu depuis lors l’un des chefs de file d’un certain pop-rock ‘pleurnichard’,  n’est cependant pas reconnu par ses frères de larmes et ne fait assurément pas l’unanimité dans l’univers indé. En outre, les trois derniers opus du chanteur anglais pataugent lamentablement dans une musicalité qui radote. Sénilité juvénile qu’il comptait soigner en proposant son dernier opus, « The Alphat of Hurricanes ».     

Quatre albums plus tard, Tom McRae envahit l’espace du Cirque Royal armé de titres sensiblement plus orchestrés et munis de revendications écologiques. Un homme crie les injustices climatiques. Attention : préparez vos mouchoirs !          

Ce virage artistique n’a cependant aucune raison d’affoler les fans de la première heure. Le chanteur british connaît son public, sait jongler avec son répertoire et aurait trop peur de le déranger. Rien d’expérimental à l’horizon mais une multitude d’instruments qui viennent (trop) légèrement bousculer l’univers frileux de McRae. Guitares, banjo, ukulélé, batterie, violons, claviers, clarinette, accordéon (…), viennent tour à tour soutenir légèrement la voix sans jamais l’étouffer. Guitare et piano étoffent discrètement son timbre sur « Summer of John Wayne ». L’orchestration n’est jamais que prétexte à la mise en valeur de la voix, certes splendide mais redondante, du chanteur anglais. Seul « Please » s’offre le luxe d’une explosion rythmique et polyphonique digne d’un combo.

Les réactions vives du public se feront d’ailleurs entendre principalement sur les anciennes compos (« A&B Song » et « The Boy With the Bubblegum ») du fidèle artisan. Les nouvelles sombrant désastreusement dans une mièvrerie inouïe. Le talent de l’artiste d’outre-Manche n’est nullement remis en cause. Par contre, l’originalité et la créativité devront attendre quelques années encore.  

De l’ouragan alphabétique annoncé à travers ce dernier opus, il ne subsiste qu’une larme infime perdue dans un océan pop-rock suffisamment pollué.