Un dixième album studio pour Idlewild

Idlewild sortira son nouvel opus – un éponyme – ce 3 octobre 2025. Il s’agira de son dixième. En attendant, il a partagé le single intitulé "Stay Out Of Place". Le chanteur Roddy Woomble explique que la chanson traite de la multiplicité des voix et de la…

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The New Pornographers, ensemble, c’est tout

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Les Canadiens de The New Pornographers publieront leur cinquièmel album « Together » le 4 mai. Le disque contiendra de nombreuses collaborations. Parmi les invités, on comptera Annie Clark (St Vincent), Zach Condon (Beirut), The Dap-King Horns (Sharon Jones & The Dap-Kings) et Will Sheffer (Okkervil River).

Le combo sera de passage à Bruxelles, au Botanique, le 25 mai en compagnie de Here We Go Magic.

Everything But The Tracy Thorn

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Tracy Thorn publie « Love And Its Opposite », son troisième essai solo, ce 17 mai. Trois ans après le très bon « Out Of The Woods », l’ex Everything But The Girl, a confié la production de ses nouveaux écrits à Ewan Pearson. Du côté des guests, on y retrouvera Cortney Tidwell, The Invisible et Hot Chip. Jens Lekman lui donne également la réplique sur une reprise de Lee Hazlewood, « Come On Home To Me ».

Tracklist :

Oh, the Divorces!
Long White Dress
Hormones
Kentish Town
Why Does the Wind?
You Are a Lover
Singles Bar
Come on Home to Me
Late in the Afternoon
Swimming

En ‘Garde’ Joyce !

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Internet ouvre toutes les portes, même celles des studios. Joyce Jonathan en a profité. Elue par les internautes français qui ont réuni assez de fonds pour autoproduire son album, la jeune Joyce Jonathan démarre sa carrière sous les meilleurs auspices. La jeune fille, 20 ans à peine, nous délivre son premier album intitulé « Sur mes gardes » le 05 mars prochain.

Baignant dans un univers pop folk élégant et classieux, bien aidée par Louis Bertignac (ex-Téléphone) à la production, Joyce nous propose un premier titre « Je ne sais pas » dont le clip est à voir sur : http://www.youtube.com/watch?v=FsJWSDe44Uk

Internet fait donc des émules. Après Grégoire, voici donc une nouvelle artiste passée au travers des mailles de la ‘toile’.

Joyce Jonathan : « Sur mes gardes » le 05 mars 2010

1. L'heure avait sonné
2. Pas besoin de toi
3. Je ne sais pas
4. Ma musique
5. Au bar
6. Prends ton temps
7. Un peu d'espoir
8. Bien trop simple
9. Joyce Jonathan
10. Sur mes gardes (avec Tété)
11. Tant pis
12. Les souvenirs
13. Le piège

 

En avril, on se lève tous pour…

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Après trois années d’absence, le John Butler Trio nous revient, un album sous le bras, ce 26 mars. Son titre ? « April Uprising ». Franchement, le combo aurait tout de même pu attendre encore un mois avant de le sortir… Le groupe australien sera, en outre, en concert à l’AB le 18 avril. Enfin leur « One Way Road » est dès maintenant visible sur le net.

http://jbtserver.com/blog/2009/11/watch-the-one-way-road-flim-clip-in-hd/
http://www.johnbutlertrio.com

 

Le Prince du folk toujours aussi prolifique !

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Notre barbu préféré est déjà de retour ce 29 mars pour un nouvel album. Son dernier ? Il était paru l’an dernier. En mars également et s’intitulait « Beware ». Bonnie ‘Prince’ Billy n’a pas encore communiqué le titre de ce nouvel opus. D’ailleurs, aucune info n’a filtré pour l’instant, hormis cette vidéo visible sur Youtube…

http://www.youtube.com/watch?v=cR20Fel4vIg

 

Jamie Liddell aurait-il un compas dans l’œil ?

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« Compass », le nouvel opus de Jamie Lidell sera dans les bacs ce 17 mai prochain. Il a été enregistré entre Los Angeles, New-York et le Canada en compagnie de Beck, Gonzales, Feist, Chris Taylor (Grizzly Bear) et Pat Sansone de Wilco… Excusez du peu ! D’après le songwriter-entertainer, il s’agira de son album le plus éclectique à ce jour.
 
Tracklist :

01. Completely Exposed
02. Your Sweet Boom
03. She Needs Me
04. I Wanna Be Your Telephone
05. Enough’s Enough
06. The Ring
07. You Are Waking
08. I Can Love Again
09. It’s A Kiss
10. Compass
11. Gypsy Blood
12. Coma Chameleon
13. Big Drift
14. You See My Light


 

Recoil, les morceaux.

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Le groupe électro-rock anglais Recoil est en pleine phase rétrospective. Et pour cause, un best of Recoil Selected sera dans les bacs le 19 avril prochain. Il s’agit d’une sélection de classiques du groupe, dont une édition sera double et recèlera des remixes et versions alternatives. Afin de couronner cette sortie pharaonique, le groupe d’Alan Wilder devrait mettre sur pied une tournée en Europe et aux Etats-Unis. Le groupe de l’ex-Depeche Mode est donc loin d’être enterré… D’autant plus qu’il se produira le 23 mars au Trix à Anvers.

http://www.recoil.co.uk.

Recoil Selected - CD1 tracklisting:

Strange Hours
Faith Healer
Jezebel
Allelujah
Want

Red River Cargo
Supreme
Prey
Drifting
Luscious Apparatus
The Killing Ground (excerpt)
Shunt
Edge To Life
Last Breath

Recoil Selected - CD2 tracklisting:

Supreme - True Romance
Prey - Shotgun mix 
Drifting - Poison Dub
Jezebel - Filthy Dog mix  
Allelujah - Noisy Church mix  
Stalker - Punished mix  
The Killing Ground - Solid State mix   
Black Box (excerpt)
5000 Years - A Romanian Elegy for Strings  
Strange Hours ’10 - featuring The Black Ships      
Missing Piece - Night Dissolves 
Shunt - Pan Sonic mix           

 

Festival D'Hiver Rock 2010 : samedi 20 février

Mauvaise nouvelle, Blakfish a déclaré forfait. Panne de camionnette paraît-il. Et pas plus de monde que la veille pour entamer cette seconde journée du festival. Pourtant l’affiche est bien plus consistante, puisqu’y sont notamment programmés The Ex et My Little Cheap Dictaphone. Un pic d’affluence sera cependant atteint vers 20 heures, quand on dénombrera plus ou moins 650 spectateurs. Tant pis pour les absents, ils auront tort. Et le déroulement de la soirée va confirmer cette intuition…

Hands Up Boys ouvre les hostilités à 16 heures. Quatre filles. Mais pas n’importe lesquelles, puisqu’elles ont déjà bourlingué au sein d’une multitude de projets. Certaines militent d’ailleurs parmi plusieurs groupes. La surprise nous vient quand même de la présence de Cloé Defossez (NDR : si, si, l’ex-Clover’s Cloé dont le nouveau projet Cloé du Trèfle a décroché le Prix ‘Coup de Cœur’ de l’Académie Charles Cros, en 2008). Et manifestement, ses trois copines ont des planches. Deux autres Bruxelloises (pour la section rythmique) et une Romaine. Elisabetta. Au chant et à la seconde guitare elle fait aussi le spectacle. Au menu un mélange de rock, de funk, de pop, de hip hop et d’électro particulièrement excitant. Sans jamais en rajouter trois couches. Sauf le culot et la dérision (NDR : surtout de la part d’Elisabetta !) Et puis, elles participent toutes les quatre aux vocaux. Un set qui programmé à une heure plus tardive aurait pu enflammer la salle. Une performance, quand on sait qu’il ne s’agissait que du quatrième concert de la formation. A revoir, c’est une certitude…

« Attagirl » est le titre du sixième album du band néerlandais Bettie Serveert. Un disque paru en 2003. C’est également le patronyme d’un quatuor issu de la région tournaisienne. Rien à voir donc avec le titre d’une chanson de Johnny. Côté performance, Attagirl assure honnêtement son set dans un style, ma foi, fort conventionnel, dans la lignée de Malibu Stacy (NDR : surtout pour l’attitude), mais sans les claviers. Plus intéressant, le chanteur emprunte parfois les inflexions vocales de Brian Molko (Placebo) ou de Finn Andrews (The Veils). Une bonne voix, c’est une certitude ! Mais pour le reste, rien à signaler…

Drums Are For Parades nous vient de Gand. Un trio réunissant les frères Geert et Piet Reygaert. Aux guitares. Wim chante, Geert pas. Le drummer se chargeant épisodiquement des backing vocaux. Pas de bassiste. Le second frangin n’a plus un poil sur le caillou. Une pilosité que le premier a sans doute récupérée pour en faire une barbe touffue. Leur musique évolue entre noise, heavy metal et hardcore punk. Quelque part entre Kyuss et Shellac, probablement. Les deux gratteurs ne sont pas des manchots. Leur solution sonore est terriblement agressive, puissante et sans concession. Le batteur frappe sur ses fûts comme un possédé. Mais on a parfois l’impression que les différents membres jouent chacun dans leur coin. En outre, pas la peine de chercher une once de subtilité chez ce power trio. Aussi après dix bonnes minutes, on a préféré s’esquiver, pour économiser nos tympans…

Blakfish a déclaré forfait. Il est remplacé au pied levé par Paranoid Grill, un trio transfrontalier dont le set devait, au départ, se dérouler près du bar. Chez ce combo milite l'ex-chanteur/guitariste de Deadwoods et Sliver (combo qui s'est fait connaître en tant que coverband de Nirvana à travers le Benelux) et puis une section rythmique réunissant un très jeune bassiste (Mr J’) et un vétéran aux drums (Mr S’). La musique de Paranoid Grill est directement inspirée par les seventies. Une forme de stoner qui laisse une belle ouverture au blues et au boogie. Pensez aux Black Crowes. C’est pourtant dans ces deux derniers styles que la formation me paraît la plus performante. Surtout que la voix éraillée du vocaliste colle parfaitement à la solution sonore. Quant au drummer, au départ un peu court, il a gagné en amplitude au fil du temps parvenant alors à fédérer des compos de plus en plus abouties. Bref, si ce groupe est loin d’être révolutionnaire, dans son style, il tient la route. Maintenant, il leur reste encore du boulot pour peut-être espérer un jour accompagner Triggerfinger, en première partie d’une de leurs tournées. C’est tout le mal qu’on leur souhaite…

Sextet londonien, The Display Team implique deux guitaristes, un tromboniste, un trompettiste, un bassiste et un drummer. Ils chantent tous les six ! Ils reconnaissent pour influences majeures les Cardiacs, The Beach Boys, Mr. Bungle, Frank Zappa, Queen, XTC, The Specials et The Mad Caddies. J’ajouterai même Gentle Giant ! Et en mêlant rock, ska, punk, funk, doo-wop, swing, hardcore et metal, ils réalisent une forme de progcore ou alors du pronk, étiquette collée au prog punk. Tout un programme ! Et tout ce beau monde se démène sur toute la largeur de la scène tout en jouant de son instrument à la perfection. Parfait ! Sauf que mixer 6 chanteurs, c’est pas du gâteau. Et puis leur musique est tellement complexe qu’on éprouve des difficultés à en suivre le fil conducteur. Avant d’assister à ce type de concert, il serait indispensable d’écouter leurs disques. Histoire de ne pas être trop dépaysé.

La première surprise nous est venue de Phoebe Killdeer & The Straws. Phoebe est australienne, mais est surtout connue pour avoir sévi comme vocaliste au sein de Nouvelle Vague, un projet monté par Marc Collin et Olivier Libaux et destiné à reprendre des titres classiques de la new wave. Pas vraiment ma tasse de thé, même si le concept a cartonné et cartonne encore, en compagnie d’une autre chanteuse, outre-Quiévrain. Vêtue de noir, sexy, élégante, féline, charmeuse, Phoebe possède une très belle voix, légèrement rauque. Rappelant tour à tour Dani Klein (Vaya Con Dios) et Patti Smith. Elle pianote de temps à autre sur un clavier, mais secoue régulièrement des maracas. Elle est accompagnée d’un excellent guitariste (Cédric) qui pourrait être le fantôme de feu Phil Lynott (NDR : c’était le bassiste de Thin Lizzy), et d’une solide section rythmique, même si le drummer présent ce soir n’était que remplaçant. Musicalement, les compos oscillent entre rock, blues, rockabilly et soul. Des références ? Nick Cave, Screaming Jay Hawkins, les Cramps, Tom Waits et PJ Harvey. Des compos tour à tour tribales, sauvages, sensuelles, théâtrales, sombres, vibrantes, envoûtantes et parfois le tout en même temps. Cédric réalise parfois le grand écart tout en redressant son manche. Suggestif ! Le public applaudit poliment. Phoebe tente de l’allumer. Communique avec lui. En vain ! Qu’importe, le set est excellent. Ce n’est qu’en bout de parcours que l’audience commence timidement à participer à la fête. Trop tard, elle prend congé de l’auditoire. A revoir, et le plus vite possible…

A l’instar des Ramoneurs de Menhirs, programmés la veille, The Craftmen Club nous vient de Bretagne. De Guingamp plus précisément. La musique du trio est le fruit d’un mélange explosif entre rock, punk, blues et country. Un peu dans la lignée du Jon Spencer Blues Explosion. Au sein de l’Hexagone, le trio jouit d’une solide réputation de groupe de scène. Dès leur montée sur les planches, le combo enchaîne les titres furieux, brûlants, bien crades, à la vitesse de l’éclair. L’attitude est bien ultra rock’n roll ; mais le manque de variation dans leur répertoire devient rapidement lassant. C’est à cet instant qu’on se rend compte du potentiel de The Experimental Tropic Blues Band. En outre, le son sature rapidement, et après quelques titres, nous abandonnons le combat…

Car dans l’autre salle, nous attend le point culminant de ce festival. Et n’ayons pas peur des mots, l’un des plus grands concerts de ce début d’année 2010. On savait en effet The Ex particulièrement performant en ‘live’. Mais ce soir les Néerlandais vont tout balayer sur leur passage. Il n’est d’ailleurs pas nécessaire au présentateur fantasque du festival de chauffer la salle. ‘Le groupe suivant n’a pas besoin d’introduction’, lance-t-il, ‘Depuis 30 ans il influence bon nombre de groupes’. Et c’est vrai que The Ex roule sa bosse depuis 1979, comptant même une bonne vingtaine d’albums à son actif. Si à l’origine, le combo pratiquait une forme d’anarcho punk lo-fi, au fil du temps sa solution sonore s’est muée en no wave. Très souvent expérimentale. La formation batave a ainsi, à une certaine époque, influencé Sonic Youth. Petite surprise en découvrant le line up cependant, le membre fondateur et vocaliste, GW Sock, a quitté le navire. Il estimait avoir fait le tour de la question et se consacre aujourd’hui essentiellement à l’écriture. Pour le remplacer Arnold de Boer (NDR : traduisez ‘le paysan’), dont la dégaine rurale colle parfaitement à son nom. Terrie Hessel, l’autre membre fondateur, est toujours bien au poste. Présente depuis 1984, Katherina Bornefeld se chargeant, bien sûr, des drums. Sans oublier le bassiste Andy Moor, impliqué dans l’aventure depuis 1990. Mais le groupe n’a rien perdu de ses qualités intrinsèques. D’abord, la musique cogne toujours aussi fort. Tout en conservant son profil complexe. Voire noisy. Les riffs de guitares sont aussi tranchants que chez Fugazi. Le groove impressionnant. Au fil du set, on pense successivement à Sonic Youth, Gang of Four voire à Wire, surtout lorsque les vocaux sont plus saccadés. Mais nous sommes bien en présence de The Ex ! Toutes les compos possèdent leur propre relief. Ce qui explique pourquoi leur prestation tient en haleine de bout en bout. Et lorsqu’on en arrive à « Ethiopia » (NDR : rappelant en même temps que le band batave y a tourné ; et puis également collaboré avec le saxophoniste de jazz Getatchew Mekurya, né en ex-Abyssinie), un morceau hypnotique, chanté par la drummeuse Katherina, l’intensité est à son comble. Un instant, on pense même à Yo La Tengo. Bref, de quoi ravir un public constitué en majorité de trentenaires, quadragénaires voire même carrément quinquagénaires. Et les mélomanes venus expressément de France ou du Nord du pays savaient qu’ils ne seraient pas déçus. Tête d’affiche de cette édition 2010 The Ex a bien rempli son rôle, mais en même temps a accordé une prestation qui pourrait s’avérer une des meilleures de cet exercice.

Le nouveau projet de My Little Cheap Dictaphone est un concept-album et un spectacle ambitieux, sorte d' ‘Opéra Pop moderne’ qui raconte le parcours tragique d'un artiste surdoué, mais torturé par ses démons intérieurs, perdu entre rêve et réalité. Une histoire inspirée par la vie de Brian Wilson. Il a fallu plus de deux ans de travail à Redboy et son équipe pour réaliser ce concept ; en outre, l’équipe a passé les ¾ d’une année mois au sein de différents studios entre Pays-Bas, Belgique et Etats-Unis pour le concrétiser, et a eu besoin de plusieurs mois pour finaliser la création du spectacle et de réalisation vidéo. Un show original imaginé par une équipe de professionnels issus du cinéma et du théâtre, alimenté par des projections vidéos et enrichi occasionnellement par un orchestre classique. C’est ce que nous pouvons lire sur le MySpace du groupe. Et c’est dans cet esprit que MLCD ouvrait donc sa tournée. Sans l’orchestre symphonique, il faut le préciser. Première constatation, le son est parfait. Il y a bien eu un petit problème de guitare, mais il a été rapidement réglé. Vêtus de costards noirs, le quatuor en impose par son attitude. Redboy dispose d’un micro ‘type années 50’. A droite, de profil, le claviériste se montre très appliqué. Du même côté, mais plus haut, le drummer domine l’estrade. Et à gauche, le bassiste, vient de temps à autre enrichir les compos d’interventions sur une caisse claire et une cymbale. Bref, tout baigne. Juste qu’au fil du set, on se demande où en est l’attitude rock’n roll ? Les progressions de cordes me font penser à Coldplay voire à Pink Floyd circa « Dark side of the moon ». C’est tellement parfait qu’on s’ennuie. Un peu comme lors des concerts prog des 70’s. Et j’imagine que lorsque l’orchestre symphonique soutiendra le spectacle, le résultat sera encore plus sophistiqué. Ou tout bonnement somptueux. Vous êtes de toutes manières ainsi prévenus de ce qui vous attend, si vous allez assister à un de leurs concerts, puisque c’est sous cette forme qu’ils seront dispensés pendant toute la saison 2010-2011. Et la sortie de l’album est prévue pour la mi-mars.  

Isbells est un quatuor louvaniste qui fait un véritable tabac au Nord du Pays. Faut dire que le leader, Gaëtan Vandewoude, y jouit d’une solide notoriété. Trois types au crâne rasé (NDR : on dirait des moines !) dont deux chantent et une fille (NDR : très jolie !), également préposée aux vocaux. Ils sont assis face au public, sur toute la largeur de la scène. La demoiselle pianote de temps à autre sur un clavier. Les trois autres se partagent une belle brochette d’instruments acoustiques : guitares, ukulélé, banjo, etc. ; sans oublier la slide. Les harmonies vocales sont superbes. Diaphanes, limpides, douces, elles alimentent des mélodies visionnaires et mélancoliques. Le plus jeunes pensent inévitablement à Iron & Wine, Bon Iver, Kings of Convenience voire Fleet Foxes. Bien lo-fi. Les vétérans à Simon & Gardfunkel et Crosby Stills & Nash. En moins chevelu. Mais c’est tout aussi beau. Simplement, ce style de concert ne me semble guère adapté à un festival. Il s’apprécierait bien mieux dans une toute petite salle, limitée à une centaine de personnes. Pensez à la ‘La cave des poètes’ voire à la ‘Rotonde du Botanique’. Prévoir des sièges également…  .

D’autres Bretons (NDR : mais des Rennais) investissent la salle Noté : X Makeena. Ils s’étaient déjà produits au D’Hiver Rock, lors de l’édition 2008. S’ils pratiquent le hip hop ; c’est surtout leur jeu de scène et le spectacle haut en couleurs qui impressionne. L’un des pions majeurs du collectif, Karlton, joue un rôle clé à la beatbox mais aussi tout au long du show. Le décor et les costumes des intervenants sont dignes de grands films fantastiques. C’est intrigant et on en a plein la vue. La salle est pleine à craquer et réunit de nombreux jeunes qui sautent un peu dans tous les sens. En fin de parcours, un énorme chaudron monté sur un échafaudage à roulettes approche du bord de la scène, avant de cracher d’énormes ronds de fumée, au-dessus des têtes de l’auditoire. Musicalement, pourtant, leur mélange d’électro et de hip-hop ne casse pas des briques. Chacun ses goûts ! D’ailleurs, si êtes intéressés par ce groupe, je vous invite à aller jeter un œil sur la chronique de leur dernier Cd (« Derrière l’œil »), concoctée par notre ami Jojo…

A contrario, chez Cecilia :: Eyes, la solution sonore est fort intéressante. Du post rock digne des maîtres du genre. Pensez à Mono ou à Explosions In The Sky. Le set s’ouvre par « Last call », morceau maître de leur nouvel opus prévu pour avril. Une compo plutôt longue qui s’étire en crescendo. Bien fait ! Il est cependant déjà passé minuit, et faute de jeu de scène ou de projections, une certaine lassitude commence à nous envahir. Même la batterie placée à l’avant-plan ne parvient pas à nous sortir de notre torpeur. Malgré leur répertoire bien maîtrisé et austère, les membres du groupe ont heureusement le sens de l’humour. ‘Nous sommes contents d’être ici’, déclare le leader ; ajoutant ‘Et c’est sympa d’être encore là pour nous, à cette heure-ci !’ Cet art de la dérision se retrouve également dans le titre de leurs compos. A l’instar de « Too late for a porn movie » (!) Finalement, il ne nous déplairait pas de les revoir dans d’autres circonstances, à une heure moins tardive, c’est à dire à un moment où Cecilia :: Eyes pourrait nous tendre les bras, plutôt que de nous abandonner dans ceux de Morphée.

Lors de la seconde journée du festival, se produisent également des artistes locaux ou insolites. Sur un podium monté près du bar. Et certains d’entre eux remportent un franc succès. Dont le nouveau projet de Thomas Rasseneur, Maria Goretti Quartet. Exit le punk à la n’importe nawak des Fucking Canaris. Particulièrement habile, le drummer balise un punk teinté de post rock et de rockabilly. Et quelques guests viennent même participer au set. Peter notamment. Mieux connu comme organisateur de concerts locaux. Pas comme chanteur.

Toujours sur la même estrade, Mambo Kurt va recueillir un joli succès de foule. Les fêtards ne semblent pas fatigués. Pourtant, il faut faire preuve d’une bonne dose de second degré pour apprécier ce type de musique. Car seul derrière ses claviers vintage, l’Allemand fait plutôt dans le méga-kitsch ! On pense à Didier Super lorsqu’il fait l’idiot en ‘one-man show’ ou encore à Meneo pour le côté rudimentaire de son matos informatique. Du « Killing of the Name » de Rage, à « Rythm is a dancer » de Snap! (NDR : mais si, souvenez-vous du le refrain ‘Oh oh, it's a passion, oh oh, you can feel it, yeah’) les reprises sont plus singulières les unes que les autres. Des adaptations, pour la plupart, de tube issus des 90’s, revisités à la sauce germanique. Et après avoir participé à cet oberbayern électro minimaliste, on avait envie d’avaler une saucisse choucroute. Ne pas oublier la moutarde !

Une nouvelle preuve que le D’Hiver Rock continue à faire la part belle aux découvertes en tous genres ! Et que le public tournaisien, tel celui des festivals d’été, est capable d’apprécier des styles fort… divers.

(Voir aussi notre section photos)

 

 

Festival D'Hiver Rock 2010 : vendredi 19 février

En arrivant sur le parking de la Maison de la Culture de Tournai, une légitime crainte commence à nous envahir. Il est à moitié vide. En outre, le public déambulant dans le hall d’entrée est plutôt clairsemé. Or, lors des éditions précédentes, la foule est déjà au rendez-vous. Et est même constituée en parts égales d’ados et de vieux rockers. Une explication ? Peut-être l’absence de véritable tête d’affiche, de ‘hype’ susceptible de jouer un rôle de locomotive. La crise ? Peut-être. La date choisie ? A la fin des vacances de Carnaval. Au cours desquelles les étudiants retournent chez eux et les adultes prennent quelques jours de vacances. De quoi manifestement soulever des questions. Bref, pour cette première journée, il faut tabler sur une affluence estimée à 450 personnes.  

Il revenait aux Bangers d’ouvrir les hostilités. Une formation britannique issue de Falmouth, dans les Cornouailles. Un trio qui pratique une forme de post/punk mélodique plutôt basique. Un bon point : la voix rauque mais bien timbrée du vocaliste, Roo. Un point faible : le manque d’amplitude du jeu de drums. Des références : le Clash et la formation de skate punk californienne NOFX. Un set rondement mené mais qui n’a certainement pas brillé par son originalité…

Crazy Arms nous vient également des Iles Britanniques. De Plymouth, très exactement. Et tourne régulièrement en compagnie des Bangers. Un quatuor qui partage également ses influences majeures entre le Nouveau et le Vieux Continent. Du pays de l’oncle Sam, ils ont incontestablement été marqués par le hardcore juvénile des Green Day, Hüsker Dü voire des Pixies. D’outre-Manche, du folk punk de Ted Leo et surtout de Billy Bragg. A cause des lyrics politiquement engagés. Mais aussi de la voix un peu cassée du vocaliste. Et puis parfois de la manière quelque peu filandreuse dont Darren Johns, gratte sa rythmique. Mais si les références sont solides, le résultat manque quand même d’identité…

Les Ramoneurs de Menhirs véhiculent, au sein de l’Hexagone, une image de formation alternative. On y retrouve d’ailleurs l’ex-guitariste des Béruriers Noirs, à la manœuvre. Un style fortement marqué par le folklore celtique, breton en particulier. Les cornemuseurs avaient déjà rencontré Loran en 85, à l’invitation des Bérus. Pour y enregistrer " Vive le feu ", un morceau publié sur un Ep intitulé " Joyeux merdier ". L’aventure avait même entraîné une collaboration lors de quelques concerts, dont celui accordé lors de la Noël de cette même année, à Paris, Quai de la gare. Avant de revenir soutenir Béru aux Trans musicales de Rennes en 2003. Ce « Vive le Feu », les Ramoneurs vont d’ailleurs l’interpréter ce soir ; un morceau qui va récolter, il faut l’avouer, un franc succès auprès des aficionados. Le reste du public tournaisien se demande un peu ce qui lui arrive. Faut dire que le look punk (NDR : ces crêtes, ces vêtements en peaux de bête !) de ces quatre quadragénaires a de quoi interpeler. Sans oublier un cinquième larron, un sexagénaire, sorte de sosie de Patrick Topaloff, qui vient parfois donner de la voix (NDR : qui a dit chanter ?). Déroutant ! « Edan Ur Blez » ouvre le set. Le public est toujours calme, mais s’avance imperceptiblement vers le podium. Et puis la salle commence à se remplir. Dès « Dans Gwandek », les pogos fleurissent et les farandoles s’enchaînent, telles de véritables gavottes bretonnes (NDR : ‘an dro’ ou ‘dañs tro’, dans le dialecte local). L’ambiance monte en crescendo. Certains fans montent sur les planches et s’improvisent choristes, alors que les premiers slams de la soirée se déclenchent. Et le point culminant du show est atteint lors de l’adaptation de « Bella ciao », rebaptisé pour la circonstance « Bell ARB », un chant protestataire italien devenu celui des partisans communistes avant d’être reconverti en hymne de ralliement pour les anarchistes en France. Tout un programme ! Car le militantisme est très présent tout au long du set. Entre les titres, Loran n’hésite pas nous balancer quelques déclarations particulièrement engagées. Inévitablement, Sarkozy en prend pour son grade. Et si à première vue, on imagine qu’il se produit vêtu d’un maillot de foot français bien beauf, il précise en fin de parcours que c’est celui de la Grèce, en souvenir de la branlée mise à la France, lors de l’édition 2004 de Euro. Pour couronner le tout, le drapeau indépendantiste va même flotter tour à tour sur la scène et dans le public. Et ce n’est pas la version un peu trop brute et appuyée de « Oi oi oi » qui freinera l’enthousiasme de l’audience. Bon, c’est vrai, la solution sonore est parfois un peu monocorde. Les bombardes bretonnes et le binioù kozh y sont sans doute pour quelque chose. Les accords très punk dispensés par la gratte de Loran n’ont strictement rien de subtils. Tout comme cette boîte à rythmes, un peu trop mécanique. Et de véritables drums auraient donné davantage de couleur aux compos. En outre, l’ingé du son ne fait strictement rien pour rendre le son plus propre. On se demande même si ce n’est pas un pote, engagé, lors d’une soirée festive. Même que parfois, on ne comprenait rien de ce que Momo racontait. Mais au beau milieu de ce chaos, les spectateurs n’avaient qu’une seule envie : taper du pied, lever leur verre, et scander des airs révolutionnaires.

Autre salle, autre ambiance chez General Lee. Un septuor issu de Bethune, dans le Nord de la France. Les instrumentistes sont excellents et leur solution sonore lorgne même quelque part entre Meshuggah, Isis et 65daysofstatic. Et donc passe plutôt bien la rampe. Mais très vite le chant métal, limite grindcore, vient casser le tout et nous incite à évacuer les lieux…

Le set des Mala Vita est beaucoup plus pro. Quant aux influences, elles sont bien latines, oscillant de Gabriel Rios à Gogol Bordello, en passant par La Mano Negra (NDR : le patronyme du groupe en est certainement la plus belle illustration). Latines, ‘gypsies’, mais surtout hispaniques. D’ailleurs, on ne peut s’empêcher de penser à Firmin Muguruza voire aux bons vieux Negu Gorriak, tout au long du set. Néanmoins, on est loin de la copie conforme des références susvisées. Et pour cause, nous sommes en présence d’un combo hollandais. Donc issu du pays des coffee shops. D’ailleurs, leurs compos virent régulièrement au reggae. Qu’ils maîtrisent d’ailleurs à la perfection. Le show est parfaitement rôdé et la rigueur batave est parfaitement illustrée par la performance irréprochable de l’ingé du son. Un zeste de cuivres n’aurait certainement pas nui à l’ensemble. Encore qu’il y a toujours un risque de sombrer dans le ska. Ou alors du violon. Pour suppléer l’omniprésence de l’accordéon. Raison pour laquelle, au fil des compos une certaine morosité a commencé à nous envahir. Heureusement, c’était en fin de set. Sans quoi, la prestation de Mala Vita est quasi-irréprochable.

Finaliste du Concours-Circuit en 2007, Morning Red continue de croire en sa bonne étoile. Et pourtant, son néo métal indus est assez difficile à digérer. Le septuor (NDR : encore !) tournaisien implique au sein de son line up deux guitaristes, un bassiste (NDR : il joue sur une drôle de 5 cordes !), un claviériste, un préposé aux platines et deux chanteurs, dont les interventions vocales vociférées pourraient être placées dans le contexte d’une conversation entre deux mecs qui veulent avoir raison lors d’un différent. C’est puissant, intense, terriblement électrique. Mais la musique s’adresse à des aficionados particulièrement branchés sur le style. Ce qui n’est malheureusement pas notre cas. Désolé ! 

Habituellement, nous sommes exhaustifs et passons en revue la quasi intégralité des groupes présents lors du festival, mais nous avons fait l’impasse sur Doubitchou. Difficile de raconter quelque chose de sensé sur le set électro d’un Dj, d’une part. Et puis, au bar, le stock de ‘blanche’ était épuisé. Une raison suffisante pour prendre le chemin du retour. Et puis pour être en forme le lendemain. En espérant que l’affiche proposée soit un peu plus conséquente ; et puis la réserve de fûts de ‘H*********’ suffisante…

(Voir aussi notre section photos) 

Asaf Avidan

La traversée du désert avant la terre promise…

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Suite à la chronique consacrée au dernier album d’Asaf Avidan and the Mojos, concoctée par Michel Serry, j’ai décidé de me rendre à l’ABClub ce jeudi 18 février, afin d’assister à leur set programmé en première partie de Mai Lev, artiste inconnue au pavillon (de mes oreilles). Dans un souci de progression qualitative dans le texte, j’éviterai de raconter cette soirée selon l’ordre chronologique. Je commencerai par la fin. En principe, la coutume veut que l’on programme la tête d’affiche en second ; ainsi la soirée est comme un feu d’artifice clos par un superbe bouquet final. Après un premier groupe très fort, on espère toucher les étoiles. Ce soir, après Asaf Avidan et ses Mojos (NDR : qui avaient placé la barre très haute, il faut le reconnaître), la déception était totale. Le flop, la débandade.

Mai Lev se fait attendre et les essais de ses techniciens sont longs avant que ne débute son show. Enfin, elle arrive, boudinée par une robe de collégienne japonaise montée sur bottes blanches de travelo et dessinant des mimiques de petite fille. Entre notes de carillons et airs de flûte à bec (évoquant là encore l’école), elle se dandine et chante d’une voix sucrée des chansonnettes aux textes niaiseux. Elle nous balancerait des bonbons qu’on ne serait pas surpris. La réclame de l’AB promettait une révélation, parlait de Ravel, des Beatles… Une blague ! On n’est pourtant pas déjà en avril.... Je n’ai pas eu le cran de rester parmi les courageux vétérans, et suis partie, comme la plupart du public, avant la fin du spectacle ( ?!?!?)

Mais revenons en arrière, au début de soirée. Les cinq musiciens d’Asaf Avidan and the Mojos ouvrent la soirée. Pas un cadeau pour le combo, puisque le public bruxellois se résume à une quarantaine de personnes éparpillées dans la petite salle. C’est regrettable, parce que le groupe a de quoi faire vibrer un espace plus grand que l’ABClub. Leur musique est riche, émouvante, naviguant entre tension calme et explosions vrombissantes. La voix exceptionnelle d’Asaf Avidan est souvent comparée à celle de Janis Joplin. Eraillée, criarde, chargée d’émotion et susceptible de dérailler à tout instant, elle est portée par quatre musiciens de haut vol : une violoncelliste, un guitariste, un bassiste et un batteur. Sur scène, le groupe évolue avec une élégante simplicité. Les soli de chant, percussions ou guitare, sont des moments étranges où tous s’effacent pour écouter celui qui joue seul. Le guitariste balance un solo très rock, puis le chanteur Asaf Avidan, au milieu de la compo, s’octroie un instant a cappella, un temps suspendu, une éternité qui se prolonge tandis qu’il se tortille pour exploiter la moindre alvéole pulmonaire. Un cri poussé par un ange égosillé. L’échine se glace, les boyaux se tordent. Puis les musiciens répondent et le morceau reprend. On pense même avoir rêvé.

L’émotion est là parce que chacun la ressent. Les Mojos sont heureux de jouer. Ils s’amusent à répliquer via leurs instruments. Ils s’écoutent. Sourires complices. Aux titres lents succèdent des compos plus rock’n’roll, mais le public, timide, ne leur réserve pas un franc honneur. Des applaudissements, oui, mais peu de mouvement, et toujours cette distance polie de deux mètres au devant de la scène. Où sont les fans ?

Je sors de ce double concert mi-figue mi-raisin. Parce que terminer ainsi une soirée si bien commencée, c’est triste. Parce qu’assister au non-accueil d’un groupe fantastique, c’est désolant… Parce que ne voir aucun autre point commun entre deux groupes israéliens que leur nationalité pour justifier leur programmation le même soir, c’est énervant.

Si les Mojos ne sont pas trop rancuniers, j’espère que leur prochaine tournée en Belgique sera saluée, remarquée et applaudie. Perso, promis, je rameute tous mes potes et on leur fait un accueil digne de ce nom ! 

(Organisation Ancienne Belgique)

 

Grimmer

A Call For Battle

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On dispose peu d’infos relatives à ce Grimmer. Une chose est sûre, la formation est suédoise. Pour le reste nous nageons dans l’inconnu. La photo officielle du groupe nous laisse cependant entrevoir leur identité : de (très) jeunes chevelus, épée à la main marchent sur une plage enneigée, une corne fixée à la ceinture. Pas de doute, nous allons nous prendre notre dose de Viking Metal.

« A Call For Battle », le premier effort de ces guerriers venus du froid, est disponible depuis le début février 2010 en téléchargement gratuit sur sa page MySpace (http://www.myspace.com/grimnerswe). D’un simple clic sur l’artwork, vous obtiendrez, outre les 5 fichiers mp3/192kbps, des photos du groupe, la pochette du cd, et les textes des chansons.

Si vous avez apprécié « Elements », l’album de nos compatriotes de Valgard chroniqué récemment dans cette rubrique, il y a de fortes chances que vous appréciiez aussi cet Ep. De toute évidence, les influences des deux formations sont les mêmes : Thyrfing, Mithotyn, Amon Amarth, Einherjer et Bathory. Musicalement, « A Call For Battle » suit les standards du genre : une alternance de vocaux extrêmes et de chant clair, un clavier pour les ambiances folk et des guitares qui distillent des riffs plombés et épiques ainsi que de superbes soli. Rien de bien révolutionnaire, mais un joli début tout de même pour ce groupe prometteur.

Motorjesus

100 000 Volts Survivor (Ep)

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Les Shitheadz  pratiquaient le hardcore depuis 1992. En 2005, les cinq musiciens originaires de Mönchengladbach en Allemagne, changent carrément de style musical et optent pour un hard rock burné parfumé à la bière et l’huile de vidange. Ils adoptent alors un patronyme mieux adapté à leur nouveau crédo : Motorjesus. Après avoir édité un album intitulé « Deathride », en 2006, le combo disparait de la circulation. Cependant, à l’instar de celui à qui il a emprunté une partie de son nom, Motorjesus revient à la vie, fin 2009. Il enregistre alors un mini album intitulé « 100 000 Volts Survivor » et décide, à des fins promotionnelles, de le proposer en téléchargement gratuit (mp3/320kbps) sur son site internet (http://motorjesus.net/index1.html).

Composé de cinq pépites groovy et mid-tempo inspirées par le hard rock des Guns’n’Roses,  le heavy redneck de Black Label Society et même le stoner de Fu Manchu, « 100 000 Volts Survivor » est le compagnon idéal de vos concentrations de motards ou de vos soirées arrosées au Jack Daniel’s.

Une bonne dose de rock’n’roll et de bonne humeur à consommer sans modération.

Alors, elle n’est pas belle la vie en temps de crise ? Merci Motorjesus !

Anima

Spasenje

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Aujourd’hui nous nous rendons à Kikinda en Serbie (ex-Yougoslavie), pour découvrir le métal progressif et atmosphérique d’Anima. Fondé en 2004 sur les cendres d’Armadillo, un combo hard rock qui écumait la ville depuis des années, Anima est le fruit du désir partagé entre Vanja Grastic (guitare) et Imre Nemeth (batterie) de créer une musique libérée de toutes les pressions et de toutes les règles. La biographie du groupe énumère de nombreux changements de personnel mais nous ne retiendrons que les musiciens qui ont participé à l’enregistrement de l’album. Outre Vanja Grastic et Imre Nemeth, nous retrouvons Marko Andelic au chant et à la basse, Janko Petrovic à la guitare et à la clarinette ainsi que Marta Petrovic au chant et aux claviers.

Il faut bien avouer qu’une fois de plus, Internet nous gâte. L’album « Spasenje », proposé par Anima en téléchargement gratuit (mp3/320kbps - Artwork complet inclus) sur son site officiel (http://www.animabend.com), est d’une qualité assez exceptionnelle. Les amateurs de métal progressif, de mélodies ciselées et surtout de guitares acérées y trouveront leur compte à coup sûr. Et pour cause : la paire de six-cordistes constituée par Grastic et Petrovic s’y entend comme personne pour distiller de superbes soli (NDR : jetez donc une oreille sur l’instrumental « Anima »).

Si le chant en serbe peut s’avérer un peu déroutant, il n’est cependant dérangeant que si on désire absolument comprendre le sens des paroles.

En dix titres pour cinquante minutes, Anima propose une musique disposant de toutes les spécificités requises pour un disque de métal progressif : mélodie, dextérité instrumentale, changements d’humeurs et d’ambiances. Pas facile dès lors de savoir si, au final, Grastic et Nemeth estiment avoir atteint l’objectif qu’ils s’étaient fixés : concocter une musique libérée des contraintes et des règles. Peu importe. « Spasenje » est une réussite et c’est bien là l’essentiel.

Alors, elle n’est pas belle la vie en temps de crise ? Merci Anima !

Cruadalach

V Rytmu Stare Krve

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Cruadalach est un septuor originaire de République Tchèque. Fondé en 2008 par Michal Rak (NDR : célèbre dans son pays pour avoir été le batteur du groupe doom métal Silent Stream Of Godless Elegy), le groupe pratique une musique qu’on pourrait situer à la croisée des chemins d’In Extremo et de Haggard. C’est à dire du métal tapissé de mélodies folks et médiévales jouées sur des instruments traditionnels tels que la cornemuse, les flûtes, le hautbois médiéval, le violon et le violoncelle. Pour faire circuler son nom, le groupe à décidé, début 2010, de proposer sa démo trois titres en téléchargement gratuit sur son site internet officiel (http://www.cruadalach.com) ainsi que sur sa page MySpace (http://www.myspace.com/cruadalach). Le package comprend, outre les trois titres au format mp3/320kbps, le livret complet, quelques photos du groupe et les paroles des chansons.

La musique alterne les passages folks métal festifs bourrés de cornemuse tels que les distille In Extremo et les mélodies métal médiévales, agrémentées de hautbois, de violon et de violoncelle qui font parfois penser à Haggard. Les vocaux, chantés en anglais et en tchèque sont le point faible du groupe, car ils manquent d’énergie ; ce qui nuit un peu à la dynamique de l’ensemble. D’après son site internet, Cruadalach espère décrocher un contrat et sortir un album complet courant 2010. C’est tout le mal qu’on lui souhaite.

Alors, elle n’est pas belle la vie en temps de crise ? Merci Cruadalach !

Filacteria

The Rise Of The Lepers

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Dans cette rubrique, nous avons pris l’habitude de voyager. Cette fois, c’est dans l’île de Porto-Rico que nous nous rendons et plus précisément dans la ville de San Sebastian. C’est dans cette ville que sévit Filacteria, un combo plutôt énervé qui avoue être influencé par la musique de Meshuggah, Soilwork, Anthrax, Sevendust, Deftones et Kill Switch Engage. Autant dire qu’aussi bien les amateurs de black métal, de gothique que les fans de rock FM peuvent passer leur chemin.

C’est un album complet comprenant pas moins de onze titres au format mp3/192 kbps que le groupe propose en téléchargement gratuit sur son site officiel (http://www.filacteria.com) et sur sa page MySpace (http://www.myspace.com/filacteria) depuis début janvier 2010. Et, si vous appréciez le trash métal moderne et groovy, truffé de riffs assassins et de vocaux agressifs, pas de doute, « The Rise Of The Lepers » est un disque pour vous. Cependant, Filacteria ne fait pas que dans l’agression pure. Ses compositions à tiroirs, bourrées de rythmiques complexes à la limite du progressif laissent parfois la place à de véritables power ballades chargées d’émotion pure.

Un album très intéressant qu’il est possible de découvrir sans qu’il soit nécessaire d’ouvrir les cordons de la bourse.

Alors, elle n’est pas belle la vie en temps de crise ? Merci Filacteria !

 

Guerilla

Kickstart Revolution

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Les Allemands de Guerrilla vous proposent un deal plutôt intéressant. Ils vous autorisent à  télécharger gratuitement leur tout nouvel album (format mp3/320kbps) via leur page MySpace (http://www.myspace.com/guerrilla666). Cependant, il existe une légère subtilité : tout l’album est à votre disposition, sauf un titre. Pour obtenir l’œuvre dans son intégralité, vous devrez débourser dix euros. Vu la qualité plus que raisonnable de « Kickstart Revolution », le contrat semble correct. C’est en tout cas, une excellente idée de marketing.

Il faut avouer que, sans être révolutionnaire, il est plutôt bon cet album de Guerilla. Originaire de Cologne, le groupe utilise une recette simple et efficace : un flirt entre du bon trash métal et le death métal mélodique à la suédoise ; et plus précisément issu de l’école de Göteborg. Le tout doté d’un esprit (et d’un son) très rock’n’roll. Dès les premières notes d’« Into the mire », on à l’impression d’être en présence d’un rejeton velu et crasseux, né d’une liaison entre Kreator et Dark Tranquility, lors d’une concentration de motards. Entre brutalité et mélodie, l’effet est plutôt sympa et on en reprend volontiers.

Alors, elle n’est pas belle la vie en temps de crise ? Merci Guerrilla !

Daft Bizkit ?

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Le prochain opus de Limp Bizkit est intitulé « Golf Panda ». Il devrait paraître cet été. Il s’agira du premier recueil depuis le peu fructueux « The Unquestionable Truth Part 1 » à la suite duquel le combo néo-métal avait disparu de la circulation. En pleine session d’enregistrement, Fred Durst a annoncé que ce disque sera dans la pure veine de Limp Bizkit, avec un esprit festif et un côté ‘Daft Punk’ en plus ! Reste à entendre le résultat...

The Horrors

Les miscellanées de Mr. Rotter

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La bande freak de la nouvelle vague anglaise connaît l’histoire du rock sur le bout des doigts et elle le fait entendre. Les influences ‘caméleones’ s’impriment alors sur les microsillons en vinylite de « The Primary Colors » et parlent manifestement à un large public. Origine certaine du succès unanime de ce deuxième elpee, car le quintette british ne brille ni d’originalité ni de talent particulier sur scène. Sans toutefois nier que The Horrors demeure un excellent moment live, les avalanches de critiques dithyrambiques, tombées sur les parterres médiatiques 2009, et criant hâtivement au génie, me semblent excessives.

Certes, The Horrors n’étaient pas venus faire de la figuration. Le set sue de générosité et parvient à habiller l’espace du Cirque Royal d’un univers hypnotique lugubrement grisant. De là à taxer la bande de Faris Rotter de révélation majeure, sur les planches, de ces dernières années… J’estime, pour ma part, que l’on est loin du compte.   

Il restait au beau ténébreux Faris Rotter à matérialiser, sur les planches du Cirque Royal, les modestes propos régulièrement scandés dans la presse people de son pays: ‘A l’époque, nous étions sous contrat avec une major qui n’avait pas l’habitude qu’un groupe débarque avec des idées aussi précises sur tout. Ça a peut-être joué en notre défaveur’.

Et aujourd’hui ? Geoff Barrow, architecte de Portishead, aurait-il réussi à remettre de l’ordre dans le garage néo-goth désaffecté de « Strange House » ?

20h02’ : les corbeaux attaquent !

Le quintette londonien de S.C.U.M meuble l’espace vide du Cirque Royal de 30 minutes de coldwave insipide. En résumé furtif, si Ian Curtis et Robert Smith avaient eu un fils, ils l’auraient sans aucun doute appelé S.C.U.M.

21h09’ : Mars Attacks !

Synopsis : ‘Des milliers de soucoupes volantes en provenance de la planète Mars se dirigent vers la Terre. L'événement provoque les réactions les plus diverses sur la population mondiale…’
Réalisation : Geoff Barrow
Scénario : Faris Rotter
Production : Geoff Barrow

Musique : The Horrors
Effets Spéciaux : Tomethy Furse & Spider Webb
Pays d'origine : Great-Britain
Format : Couleurs – N/B
Genre : Post/punk – garage/rock 60’s – coldwave – dream pop – shoegazing…
Durée : 80 minutes

Un spectacle sonore qui s’ouvre sur la longue intro en apesanteur de « Mirror’s Image » et glisse vers une spirale infernale où se mêlent une basse lancinante, un écho de cathédrale, des pulsations qui se chevauchent et des distorsions de guitares shoegazing (« New Ice Age »). Un post-punk-wave énervé qui se calme en pop sur le psychédélico-romantique « Scarlet Fields ». Sixième morceau qui s’ouvre sur une séquence plus doucement pop pour se noyer finalement de frissons sur le majestueux « Sea Within A Sea ». Morceau où le groupe respire enfin d’une magistrale sérénité et laisse s’exprimer pleinement la voix ténébreuse ‘iancurtisienne’ de Faris Rotter. Le public se laisse finalement charmer et gronde la salle de ses premiers applaudissements.

Les cinq musiciens britanniques viendront finalement ponctuer la soirée d’un long rappel. Cinq titres excités qui invitent le dancefloor d’une électro puissante, de voix gravement gothiques et de finaux punks. Un final généreux et sincère qui ferait presque oublier le concert reporté du 30 octobre 2009 au Botanique. Bravo !

(Organisation Botanique)    

 

Russian Circles

Geneva

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Les militants post-rock de Russian Circles nous reviennent à bord d’un troisième rouleau compresseur. Le trio originaire de Chicago avait redéfini le terme ‘puissance’ sur « Station », son précédent opus, et continue aujourd’hui son inlassable ascension vers des sommets de virtuosité. « Geneva » est un condensé de sept compositions efficaces, intense et subtiles. Bien que ce nouvel opus soit calqué sur le même schéma que son précédent elpee, Russian Circles parvient à installer une ambiance qui lui est propre, entre métal, prog, et post-rock. Une versatilité qui ne peut jouer qu’en sa faveur, vu la multiplication des projets –pas toujours subtils– du style. Ainsi, le combo peut évoquer le côté lyrique de Mono et, aussitôt, se déchaîner dans une tempête de riffs à faire pleurer d’envie des Pelican, Isis ou 65daysofstatic. Les amateurs du genre devraient se régaler.

 

Shy Child

Liquid Love

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N’y voyez rien de sexiste, mais « Liquid Love », quatrième opus très attendu du duo newyorkais Shy Child, est un album destiné aux filles. Enfin, c’est ainsi que Pete Cafarella et Nate Smith définissent leur nouvel essai. Et pour être franc, je leur donne mille fois raison ; mais je ne cesse de me poser cette question. Pourquoi ? Pourquoi une transition aussi radicale ? Alors que la rythmique et l’étiquette hype ‘new rave’ de leur précédente galette, « Noise Won’t Stop », résonnent encore dans les recoins cachés de mon cortex, il est difficile de ne pas faire la moue, en écoutant ce disque ; une réaction qui traduit toutes les questions du monde. Et surtout la déception.

« Criss Cross », premier single paru il y a quelques mois, en disait long sur la métamorphose du duo de Brooklyn. Bref, il était temps de ralentir la cadence et de se tourner vers un état d’esprit résolument pop. Un style que Cafarella n’a visiblement pas de mal à transcrire. En effet, les sons purs et scintillants émanent aussi aisément de sa ‘keytar’ que les sonorités acides, présentes tout au long du précédent opus et également sur les disques de son ancien combo Supersystem, se multiplient. Malheureusement, les octaves sont à l’eau de rose et les oreilles n’ont pas toujours tendance à vouloir s’accrocher aux mélodies proposées. Si les deux compères tirent toujours leur épingle du jeu, le batteur Nate Smith, omniprésent lors des trois premiers essais, semble s’effacer progressivement derrière les razzias de séquenceurs et divers ‘drum programming’.

Et bien que certaines odyssées pop accrochent encore grâce aux beats et la voix irrésistible de Pete Cafarella (« The Beatles », « Depth Of Feel », « Strange Emotion »), ces deux anciens de la scène disco punk ne seront jamais des messies de la pop ! Quoiqu’il en soit, je leur laisse pour ma part le bénéfice du doute. Shy Child n’a rien perdu de son tranchant c’est certain, et puis après tout, la formation a tout simplement réalisé un bon disque pour les filles…

 

Simone White

Yakiimo

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Née d’un père sculpteur et d’une mère folksinger, il était difficile pour Simone de ne pas devenir artiste. Elle est née à Hawaii ; mais dès son plus jeune âge, elle a été bringuebalée aux quatre coins des Etats-Unis. Elle n’a d’ailleurs jamais réellement eu le temps de prendre racine. Elle a appris la guitare à Seattle, suivi des cours de perfectionnement de chant à New York, et vit aujourd’hui à Venice (NDR : c’est un quartier sis à l’ouest de Los Angeles, en Californie). Malgré tous ces déménagements, la jeune songwritrice en est déjà à son troisième album. Elle n’a donc pas perdu de temps. Et puis son deuxième elpee, « I am the man », avait reçu d’excellentes critiques de la part de la presse spécialisée.

Pour enregistrer « Yakiimo », elle a reçu le concours du producteur Mark Alevers, un personnage dont la carte de visite mentionne des collaborations opérées – notamment– auprès de Will Oldham, Calexico, Lambchop et Silver Jews. Enregistré à Nashville, cet opus s’ouvre sous les meilleurs auspices. On y retrouve tous les éléments qui avaient fait la richesse des précédents essais. Sa voix nasillarde empreinte de quiétude. Ce folk minimaliste dominé par la sèche. Et puis les interventions circonstancielles et judicieuses de violons. A l’instar de « Candy Bar Killer » et « Victoria Anne », deux des meilleures plages de l’elpee. Malheureusement, à mi-parcours, l’intensité commence à faiblir pour se diluer dans une certaine forme de banalité. Dommage ! Car incontestablement, Simone White a du talent ; mais sur « Yakiimo », elle n’y révèle pas tout son potentiel. Après avoir commis deux œuvres particulièrement abouties, on attendait beaucoup mieux de sa part. Question de temps ? On l’espère.