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Hot Chip chaud comme une puce

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Après avoir commis l’excellent « Made In The Dark » cette année, les Anglais de Hot Chip ont beaucoup tourné et aussi pas mal bossé. En effet, les nerds péninsulaires viennent de collaborer avec Peter Gabriel (c’est pas rien quand même !) sur une reprise des Newyorkais de Vampire Weekend. « Cape Cod Kwassa Kwassa » est donc mis à l’honneur et a été remodelé dans le fameux studio Real World de Monsieur Gabriel. Quelle classe ! Le morceau est disponible sur le site http://www.abeano.com

Peter Gabriel est un artiste mythique et Robert Wyatt en est un autre. Le second également collaboré en compagnie de Hot Chip ainsi que Geese sur quatre remixes des Anglais. Un des titres est téléchargeable gratuitement. Décidemment, les cadeaux tombent en cette fin d’année ! Visitez le site http://www.parlophone.co.uk pour découvrir cette petite pépite !

Radio Soulwaxmas : le Line Up des frères Noël et projection du documentaire.

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Ce samedi 20 décembre se déroulera à Hasselt le Noël électro des frères Dewaele et de leurs amis djs. Comme l’an dernier, les Gantois remettent ça et c’est encore une fois la fine fleur du monde des dancefloors qui sera mis à l’honneur pour un réveillon (avant l’heure) qui s’annonce bien trash. Préparez donc dès maintenant votre planning de la soirée car le line up est désormais disponible.

Et comme si cela ne suffisait pas, la projection du superbe documentaire réalisé par Saam Farahmand, « Part Of The Weekend Never Dies » sera projeté sur deux séances et gratuitement au centre culturel Z33. C’est pas génial ça ?

Pour plus de renseignements, une seule adresse : http://www.soulwaxmas.be

 

The Dodos

‘On peut comparer le studio au boulot et le concert à une récréation…’

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The Dodos, un nom à coucher dehors. Mais The Dodos, c’est surtout le patronyme choisi par une formation issue de San Francisco. Devenue un trio depuis peu. C’est-à-dire lors de l’intégration du xylophoniste/percussionniste Joe Haener. Les deux piliers de cet ensemble californien sont cependant le drummer Logan Kroeber et le chanteur/compositeur/guitariste Meric Long. Et c’est ce dernier qui a choisi le nom du groupe. En fait il s’agit tout simplement d’un mot tendre chuchoté par sa maman lorsqu’il était nourrisson. Une Tahitienne. Donc de nationalité française. Ce qui peut expliquer le choix. Avant de nous gratifier d’un set époustouflant au VK de Bruxelles (voir review), le groupe nous a accordé une interview. Au grand complet, même si Joe ne prendra jamais la parole, se contentant épisodiquement de hocher la tête ou de sourire. Et pour entrer dans le vif du sujet rien de tel d’aborder un sujet percutant : les percussions…

Ainsi Meric estime qu’il existe quelque chose de primal et d’universel dans l’art du drumming et des percus. Il est fasciné par les polyrythmes pratiqués à l’Est de l’Afrique, et en particulier au Benin et au Togo, discipline qu’on appelle aussi le West African Ewe (Wikipédia :  http://en.wikipedia.org/wiki/Ewe_drumming). Il s’explique : « Effectivement. De manière générale, les gens apprécient les percussions, les toms qui résonnent. Qu’elles soient jouées en force ou subtilement. Mais ce qui nous intéresse, ce n’est pas uniquement le rythme, mais le rôle ou l’apport du percussionniste dans la mélodie. Ce qui importe, c’est la façon dont le musicien arrange sa chanson plutôt que son niveau technique. En fait, on base notre recherche sur des éléments simples. Exemple : la batterie. Et ensemble, on arrive à tramer le tout de manière à rendre les morceaux intéressants (NDR : en quelque sorte, la somme des interactions est plus importante que les parties individuelles). Ce qui ne veut pas dire qu’on se marche sur les pieds… » Mais dans cet esprit, peut-on dire que Meric joue de la guitare comme des drums et Logan des drums comme de la guitare ? Meric admet : « Sûrement ! Je traite parfois ma guitare comme une batterie et Logan ses drums de manière très mélodique. Enfin, la façon dont nous jouons chacun de notre instrument est très percussive. C’est mon explication. » Meric joue de la gratte depuis son plus jeune âge. Mais il a d’abord commencé sur un ukulélé. Celui de son oncle. Ce qui explique peut-être un certain goût des Dodos pour les instruments insolites. « J’ai même hérité de cet ukulélé. Et il est exact que c’est le premier instrument sur lequel j’ai joué. Je voulais une guitare, et je me suis retrouvé avec un ukulélé… Vu que nous gagnons mieux notre vie aujourd’hui et avons acquis une certaine notoriété, on va pouvoir penser à se payer des instruments insolites. Je connais un luthier qui fabrique des instruments à cordes sur mesure. Et nous allons lui demander d’en confectionner l’un ou l’autre… » N’empêche, pour afficher une telle dextérité aux cordes, Long doit avoir suivi des cours. Pas à l’Académie, mais dans une autre école artistique. Il reconnaît avoir bénéficié des conseils d’un excellent prof. « Mais mon truc, c’était plutôt la dance et la pop. Je compte encore enregistrer trois ou quatre albums, dans le style proposé actuellement par les Dodos, puis j’envisage de reprendre des études musicales. Approfondir mes connaissances, mais dans un autre domaine que la pop. En fait, c’est toujours ce que j’ai fait : jouer, chanter, écrire de la musique. C’est mon truc et un type d’existence que je compte poursuivre… »  Logan est davantage branché sur le metal progressif. Etonnant pour un musicien impliqué dans un tel projet. Il se justifie : « En fait, dans le métal progressif, les drums sont joués très rapidement. Et c’est ce qui m’intéresse. » Pour l’anecdote, Logan et Joe consomment de nombreux sticks durant un concert. Mais c’est ce dernier qui détient le record absolu de bris de baguettes…

A travers les différentes revues de presse, les Dodos sont comparés tour à tour à Tyrannosaurus Rex, Led Zeppelin (album III), Animal Collective, Velvet Underground, The Feelies, High Places, Yeasayer, Indian Jewerly, Magnetic Fields, Sufjan Stevens, Gorky’s Zygotic Mynci, Syd Barrett, Arcade Fire, Beta Band, Tom Waits, Robert Johnson ou Elliot Smith. Les musiciens n’aiment pas trop les comparaisons. Ils préfèrent parler d’influences. Finalement au plus la liste est longue, au plus elles sont diluées. Et au plus leur musique devient originale. Logan est même ravi d’entendre dire que leur musique a atteint un tel niveau de complexité qu’elle pourrait incarner la synthèse des artistes et groupes susvisés. Par contre, aucun des deux interlocuteurs ne connaît Johnny Dowd. Ils n’en ont jamais entendu parler, mais ont promis de prêter une oreille à sa musique. Il est vrai que même si ce Texan émarge à la roots, il est très friand de percus et de bruitages insolites… Dans un autre registre, Meric apprécie beaucoup Orchestral Manœuvres In The Dark. Ce qui méritait une explication. « Effectivement. Les voix, les mélodies. Andy McCluskey et Paul Humphreys étaient de grands compositeurs de chansons. Et la plupart d’entre elles sont devenues intemporelles. »

Qu’est-ce qui botte le plus les Dodos, le live ou le studio ? Logan réagit instantanément : « Sans hésitation : les concerts ! » Meric nuance : « Cela dépend. Ce sont des expériences différentes. Jouer en concert, c’est comme quand tu t’injectes une petite dose. C’est rapide. L’adrénaline te booste immédiatement. Mais la réaction n’est satisfaisante que jusqu’au lendemain matin. Et puis, lorsque tu te réveilles, il faut se remettre au travail. En fait, on peut comparer le studio au boulot et le concert à une récréation… » A propos de ‘live’, le groupe n’a-t-il pas l’intention d’enregistrer en public ? La réponse de Logan fuse : « Un Dvd sort ce mois. Nous l’avons enregistré à Londres. » Pourtant, Logan n’aime pas trop les festivals. Il estime qu’ils projettent une image tronquée du groupe. Il commente : « Lors d’un festival, tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. C’est la façade ! Et dans ce gros bazar, il y faut faire passer un maximum d’artistes sur les planches. Imagine le concert que nous allons donner ce soir, dans une petite salle, et transpose-le dans un grand festival. Ce n’est plus la même chose. L’amplification et l’éclairage sont différents. On n’a l’impression de ne plus vivre dans la réalité. Tout le monde est mélangé et on doit même jouer au milieu des rockers… »

Laura Gibson (http://www.myspace.com/lauragibson) est une chanteuse/guitariste américaine qui vient poser sa voix sur le deuxième opus des Dodos. Mais comment l’ont-ils rencontrée ? Meric raconte : « Un an avant que nous enregistrions notre premier elpee, je l’ai croisée dans un studio d’enregistrement à Portland. Nous avons fait connaissance. Elle appréciait notre musique. Elle m’a refilé un cd et on s’est échangé nos e-mails. On s’est ensuite revus à New York. Et je cherchais une voix féminine pour participer aux sessions de ‘Visiter’, notre deuxième opus. J’avais pensé à Diane Krall, mais elle n’était pas disponible. Aussi j’en ai profité pour lui demander et elle a accepté l’invitation. Elle ressent les choses qu’elle chante. Elle a participé aux vocaux pour trois compos. La situation était surprenante, car Logan et moi l’observions de la salle de contrôle. Elle était de l’autre côté de la vitre. Nous ne l’entendions pas. On la voyait simplement remuer les lèvres. Et nous nous inquiétions du résultat. En définitive, nous avons fait le bon choix, car sa voix et belle et très riche… »

Merci à Vincent Devos.

 

Simian Mobile Disco transpire pour Nike !

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Tout comme LCD Soundsystem et plus récemment Cassius, Simian Mobile Disco a lui aussi composé une bande originale pour les joggeurs. Sobrement intitulé « Run », le disque découpé en quatre plages, évoque même Plaid. House généreuse et dub, le footing se terminera par des suées bien (acid)es. Il est déjà temps de préparer vos 20Km de Bruxelles !

http://www.simianmobiledisco.co.uk

Un Boxset pour les Kinks

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Ce 8 décembre est paru un boxset des "Kinks" "Picture Book". Compilé par Ray Davies il recèle des raretés, des versions live et bien sûr les versions originales d'un monument de la pop anglaise. « Picture Book » contient une centaine de  titres dont 1/3 d'inédits et d'inédits en cd.

(d'après communiqué de presse) 

 

 

 

Antony et ses Johnsons reviennent !

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C’était prévisible ! Après avoir sorti un superbe Ep intitulé « Another World » et annoncé la parution d’un nouvel elpee, « The Crying Light », pour janvier, Antony Hegarty viendra envouter de son superbe timbre vocal, le Palais des Beaux-Arts, ce lundi 13 avril 2009. Archi convoité (Björk, Rufus Wainwright, Hercules & Love Affair, etc) Antony & The Johnsons promet à coup sûr de nous dispenser un concert magique dans un cadre splendide. Inutile de préciser que les places risquent de se vendre comme des petits pains !

Antony & The Johnsons

Palais des Beaux-Arts, Bruxelles

Lundi, 13 avril 2009 – 20h

Prix des tickets (Frais de réservation inclus) : 46  €, 42€, 37€, 31€

Les tickets peuvent être réservés dès maintenant via PBA : 02/507.82.00 http://www.bozar.be

Nouvel album : The Crying Light – 20/01/2009

 

Morrissey : Tour of Refusal 2009

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L'ancien chanteur des Smiths reprendra la route en 2009. D'abord avec une série de dates aux USA en mars, puis au Royaume-Uni en mai. Sa tournée passera par :

le 2 juin : Paris - Le Grand Rex  
le 3 juin Lille - Aéronef    
le 5 juin Luxembourg - Rockhal    
le 6 juin Rotterdam - WATT   
le 8 juin Anvers – Salle Reine Elisabeth

Toutes les dates sont sur : http://tour.morrissey-solo.com

 

Joshua

Carton ‘caïman’ plein pour Joshua à l'Ancienne Belgique

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Après s’être produit au Botanique en janvier 2007 et à l’ABClub en décembre 2007, Joshua était à l’affiche de l’ABBox ce 18 décembre, pour nous présenter son nouvel opus, « Animals Will Save The World ». Une fameuse progression en matière de popularité, il faut l’avouer. Pourtant, le concert n’affichait pas ‘sold out’. Enfin, il l’était presque. En fait, la salle s’est remplie graduellement et a atteint une capacité maximale juste avant que le groupe ne monte sur les planches. Car il s’agit bien d’un groupe aujourd’hui. N’empêche, orphelin de son second chanteur, Matt, on se demandait si Joshua avait toujours la pêche en ‘live’…

La première partie du show est essentiellement consacrée à des titres du dernier elpee. Des chansons plutôt calmes. Ce qui explique sans doute pourquoi il faudra attendre quelque temps avant que l’ambiance ne monte d’un cran. Et ce sera le cas pour "You Know How". Le groupe commence alors à inviter le public à lever les mains. Néanmoins, il faut reconnaître que  Senso est nettement moins remuant que son ex-partenaire de scène (voir les photos prises lors de la MCM Night à l'AB Box). "Animals Will Save The World" chauffe un peu plus le public. Tout comme le bref passage au chant de Greg. Mais, quoique bien rythmé, le band ne parvient pas à déclencher l’hystérie gestuelle de l’auditoire comme je l’espérais. Il faut dire que si le dernier album se focalise sur leur business : la street pop, le précédent opus, « Music & Chocolates », paru l’an dernier, et surtout l’Ep « Alligator city » faisaient davantage la part belle aux sonorités funky et au groove rock. Edité en 2006, cet Ep est devenu aujourd’hui introuvable. Pourtant, c’est toujours à ce disque que se réfère le concept scénique de la formation. En fait, lors d’un concert, les membres du groupe invitent les spectateurs à pénétrer dans leur ville imaginaire : « Alligator City… Ce n’est qu’en fin de parcours que Joshua va se décider à lâcher les tueries de son premier elpee ; et en particulier "Kill Your Own Arms" et "Punk Rock Song". Et le public se mettre à danser frénétiquement, de la scène jusqu'à la console son.

La formation bruxelloise (NDR : les membres de Joshua revendiquent leur nationalité belge et clament haut et fort qu’ils sont bruxellois) passera deux semaines en résidence à Roubaix pour préparer une tournée en France. Leur album paraîtra d’ailleurs chez Wagram début 2009.

Et on vous invite à aller jeter un œil dans notre rubrique ‘Live photos’…

Organisation AB

Le Miroir Noir d'Arcade Fire disponible

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"Miroir Noir", le film des Canadiens d'Arcade Fire annoncé il y'a quelques jours sur Musiczine est d'ores et déjà disponible. Le DVD, dont on ne connaît toujours pas la date de sortie physique, est mis à la vente en téléchargement via un site créé pour l'occasion. Le film suit le groupe durant la tournée de promo de leur second album, "Neon Bible". La version physique du DVD sera également disponible dans une version "Deluxe" détaillée sur ce même site. 
 

Compile 4AD gratos

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Le label 4AD propose une compile de singles issus de ses meilleures publications de l'année 2008. Cette compilation est téléchargeable gratuitement via son site web. On y retrouve entre autres les singles de Bon Iver, The Breeders, TV On The Radio, Department Of Eagles, Deerhunter, Atlas Sound, Johan Johansson ou encore Stereolab.
 
http://www.4ad.com/features/2008/
 
 

Kings of Convenience refait surface

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Près de cinq années que le groupe norvégien Kings of Convenience n’avait plus rien publié. Erlend Oye et Erik Glambek Boe devraient donc sortir un nouvel album en 2009. Une bonne partie des chansons seraient déjà enregistrées et produites par Davide Bertolini.

Une Saint Valentin sous les cordes

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Les vieux brigands de Thursday ont encore de la haine en stock, et ont prévu de la déverser à grand coup de jerricane au milieu du mois de février 2009. Ces pionniers du post-hardcore « emo » sévissent depuis plus de 10 ans et se sont associés, pour ce dernier opus, au producteur Dave Fridmann. Pour info, ce dernier produit déjà Mogwaï, MGMNT, Mercury Rev et les Flaming Lips, ce monsieur à donc des références et un sacré pedigree. « Common Existence » sera le titre de la futur galette de Thursday et est le fruit d’un an de travail acharné de la part des Américains. Gageons que Geoff Rickly et sa bande vont encore nous en mettre plein les oreilles, ça ne fait aucun pli. Ce n’est pas Pias, le label qui les distribue, qui nous contredira.

La tracklist :

1.        Resuscitation of a Dead Man
2.        Last Call
3.        As He Climbed The Dark Mountain
4.        Friends In the Armed Forces
5.        Beyond the Visible Spectrum
6.        Time’s Arrow
7.        Unintended Long Term Effects
8.        Circuits of Fever
9.        Subway Funeral
10.      Love Has Led Us Astray

11.      You Were The Cancer

Leur MySpace et site officiel : http://www.Thursday.net et http://www.myspace.com/thursday

 

Akron Family et Dead Ocean : la famille s’agrandit !

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Akron Family et Dead Ocean s’associeront en 2009 pour un album commun. Les deux groupes devraient arpenter les routes ensemble pour une mini-tournée en cette fin d’année.  Une année qui s’annonce mouvementée pour Akron Family car le groupe annonce également un nouvel elpee dès le printemps.

N*E*R*D

Certaines l’aiment chaud

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Cet été, le prolifique Pharrell Williams et ses deux acolytes de N*E*R*D mettaient le feu au Lokerse Feesten. Quatre mois plus tard, la formation boude la France au profit de notre petit pays. Et débarque ainsi à l’Ancienne Belgique. Explosif !

Le terme ‘sold-out’ a pris tout son sens ce soir. A 20h, on souffre déjà du manque d’espace dans la salle. Dès le début de leur set, les Hollandais de Het Jeugd Van Tegenwoordig chauffent à blanc une foule qui reprend en chœur les refrains de leurs tubes. Même si l’on n’est que moyennement friands des travaux de la formation, il faut lui reconnaître un talent scénique plutôt fédérateur.

Après une courte pause, N*E*R*D monte sur les planches. A 21h précises. Et ouvre le bal toutes guitares en avant. Dès les premières mesures, le sol se met à trembler et l’air commence à se faire rare. Pharrell Williams a manifestement un pouvoir d’attraction phénoménal sur les filles. Celles du premier rang hurlent si hystériquement qu’il est difficile de se concentrer sur la musique. Pendant ce temps, la partie du public préoccupée par les chansons plutôt que par le physique de leur interprète sautille dans tous les sens et sue à grosse gouttes. La formation calme ensuite un peu les ardeurs d’une assistance particulièrement bouillante, en dispensant un long medley de ses chansons les plus tendres dont l’excellent « Provider » et leur dernier single « Sooner Or Later ». Précédé d’un sympathique petit speech de Williams et de quelques extraits de « Seeing Sound », dont « Kill Joy » et l’excellentissime « You Know What », les hostilités reprennent ensuite lors d’un enchaînement des plus grosses machines de guerre de la discographie de No One Ever Really Dies.

« Rock Star » donne en effet le signal de départ d’une seconde partie magistrale au cours de laquelle le groupe invite quelques garçons sur le podium. Et après quelques morceaux, « Lap Dance » achève avec succès sa mission de mettre l’Ancienne Belgique à genoux. Au bout de 45 minutes, la formation met déjà les voiles. Le sexe féminin, frustré du manque d’attention, va cependant être rapidement rassuré. Pharrell et sa bande reviennent assez vite pour un rappel et invitent plusieurs filles (triées au volet) à les rejoindre. Le chanteur garde un flegme impressionnant tandis que les jolies demoiselles l’agrippent et sont à deux doigts de le foutre à poil. S’enchaînent alors « Everyone Nose (All The Girls Standing In The Line For The Bathroom) » et un grandiose final sur le tube « She Wants To Move ». Le show cesse au bout d’une heure. Court diront certains, mais plus personne présent ce soir ne doutera de l’efficacité et du talent de l’une des formations les plus originales de la scène Hip Hop.

Organisation : AB

 

Solenoid

Solenoid

Écrit par

Solenoid, nouveau venu en provenance de l’écurie Buzzville, possède déjà, un solide pedigree. Jouissant d’une redoutable puissance de feu, les compositions de la dernière démo en date ont séduit le légendaire producteur Chris Tsangarides, responsable du son d’authentiques chefs-d’œuvre du metal : « Thunder and Ligtning » de Thin Lizzy ou encore « Painkiller » de Judas Priest, pour ne citer que ces deux monuments incontournables. Un sérieux atout et une grande première dans l’histoire du rock belge. Pour couronner le tout, le mastering a été réalisé en Suède par Gorän Finnberg dont le nom est associé à des groupes aussi populaires que Opeth, Spiritual Beggars ou In Flames.

Issue de Genk, la formation a déjà écumé de nombreux clubs du Nord du pays et s’est offert le luxe d’assurer les premières parties d’Anvil et de Gwar. Car c’est bien dans la catégorie du metal old school qu’évolue le quintet biberonné au plutonium, digne représentant de l’explosive ‘New Wave of Belgian Heavy Rock n’Roll’. Terrassé dès le premier skeud intitulé « Out in the Cold », l’auditeur n’a que peu de temps pour reprendre son souffle jusqu’au titre final « Divide ». Une véritable tuerie de A jusqu’à Z ! Douze titres impitoyables et diablement bien construits. Solenoid est sans conteste, à l’instar de Kludde (NDR : des potes !), ce qui est arrivé de mieux au rock lourd ‘made in Belgium’ depuis bien longtemps. Un metal sans fioritures flirtant autant avec Black Sabbath qu’Iron Maiden, lorgnant souvent vers le dieu Motorhead, et parfois même vers un certain Tank. Les comparaisons ne suffisent pas pour définir la musique de Solenoid qui atteint son plus haut degré d’intensité sur scène, à l’instar d’un Triggerfinger. Procurez-vous cette galette d’urgence, achetez-là, volez-là, mais par solidarité avec nos excellents groupes belges, ne la copiez pas !

 

The Spill Canvas

No really I’m fine

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The Spill Canvas nous vient de Sioux Falls, dans le Dakota du Sud. Une jeune formation qui compte trois albums à son actif : “Sunsets Car Crashes” en avril 2004, “One Fell Swoop” en 2005, deux elpees relativement passés inaperçus et ce “No really I’m fine” paru en 2007.

Mais venons-en au contenu de ce troisième elpee. Après avoir écouté quelques secondes de ce disque, on a la certitude d’être en présence d’un autre groupe d’émo. Heureusement, Spill Canvas a le bon goût d’y apporter des nuances. En fait, paradoxalement, leur nouvel opus se révèle à la fois ténébreux et torturé, mais également susceptible de vous communiquer bonheur et joie de vivre (NDR : faut croire que l’emo n’est pas seulement synonyme de déprime !!)

“Hush hush” nous entraîne au cœur des steppes glaciales. Une compo mélancolique qui baigne bien dans l’émo. Bénéficiant d’une mélodie particulièrement réussie, “All over you” met en exergue la voix suave et chaleureuse du vocaliste, Nick Thomas, une compo au cours de laquelle le combo manifeste une parfaite aisance dans le style acoustique ou semi-acoustique. De quoi ravir le sexe féminin ! Encore qu’à plusieurs reprises, les filles risquent plutôt de devoir sortir leur boîte de kleenex (NDR : encore les effets de l’emo). Notamment lors des ballades. Des titres qui pourraient cependant atteindre les sommets des charts mondiaux. Et cette nouvelle efficacité, Spill Canvas la doit certainement à la production de Neal Avron. Pas un inconnu, car sa carte de visite mentionne des collaborations à la mise en forme d’œuvres de Yellowcard ou encore Fall Out Boy.

 

Threatmantics

Upbeat love

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Threatmantics est un drôle de trio. Il y a bien un guitariste, répondant au nom de Ceri Mitchell (NDR : il est issu du Hertfordshire); mais surtout deux frères : Heddwyn et Huwe Davies (NDR : ils sont nés à Cardiff (au Pays de Galles), respectivement chanteur/violoniste (un alto !) et drummer/claviériste. Et ce line up insolite propose une musique qui ne l’est pas moins. Hormis, sur le morceau final, « Lonely heart », une ballade sentimentale, qui aurait pu relever du répertoire de Lambchop, le tempo oscille régulièrement entre post punk aride et tranchant, blues viscéral et hypnotique, folklore gaélique ou amérindien (« NDR : sur James Lemain », on a presque envie d’entamer la danse du scalp). Encore qu’à l’instar du prog, une même compo est capable de varier plusieurs fois de style. « High waister » notamment. Une plage à la fois complexe, sinistre, mélancolique et séduisante, dont les harmonies vocales se muent presque en chœurs. Et si les riffs de guitare sont tour à tour puissants, sismiques, malsains, éraflés, distordus ou rampants, c’est l’alto qui apporte la coloration originale à leur solution sonore. Tantôt grinçants, rageurs, mélodiques ou aventureux, ses accès font constamment la différence. Quelques traces de basse circulaire et de claviers subtils enrichissent cette solution sonore balayée par le timbre vocal fragile d’Heddwyn, qui chante des textes à la fois sombres, intelligents, cyniques ou sarcastiques, lorsqu’il ne les déclame pas en gallois (« Don’t care »). Bref un remarquable premier opus pour cette formation dont la musique aurait pu naître d’une hypothétique rencontre entre The Fall, Mekons, Birthday Party, Dirty Three, les Pogues, Super Furry Animals et O’Death. Enfin ce n’est qu’une hypothèse qu’il serait judicieux de vérifier sur les planches…

Crystal Antlers

Crystal Antlers (Ep)

Écrit par

Il s’agit du tout premier Ep de cette formation américaine. De Long Beach, très exactement. Un disque découpé en six tires de psychédélisme noisy, féroce, sonique, stratosphérique qui aurait pu naître d’une fusion entre Les Savy Fav, Comets On Fire et des Warlocks sous hardcore. Le hardcore, à cause des vocaux presque constamment hurlés, vociférés, beuglés, par Johnny Bell, également préposé à la basse. Et pourtant, ce chanteur possède une belle voix ; et il le démontre tout au long de « Owl ». Alors, pourquoi se contente-t-il de brailler ? Heureusement, c’est un excellent bassiste, capable de traiter son instrument comme s’il jouait sur une six cordes (« Arcturus ») quand il n’impose pas un groove particulièrement intense et hypnotique. Notamment lors des sept minutes du titre final, « Parting song for the torn sky ». Côté guitare, Andrew King semble avoir assimilé tout l’abcd des pédales de distorsion. Et recouvre toutes les compos de ses effets sauvages, denses, orgasmiques et chargés de feedback. Le tout infiltré par les accès de claviers rognés par un certain Victor Rodriguez. Et pour que votre info soit complète, sachez que le drummer répond au pseudo de Sexual Chocolate. Pourquoi pas ?

 

Eagles Of Death Metal

Heart On

Écrit par

Les Eagles of Death Metal sont nés en 2004. A cette époque Jessie ‘Boots Electric or The Devil’ Hugues (le véritable moteur du combo), Josh Homme (pour la circonstance préposé aux drums, il ne participe cependant pas aux tournées, honneur qu’il réserve à son projet principal) et notre Tim Vanhamel national (leader de Millionaire, il a quitté les EODM entre-temps) s’étaient réunis lors des fameuses ‘Desert Sessions’ chères au leader des Queen of the Stone Age. Et cette aventure devait, à l’origine, se limiter à ces sessions. Mais comme cette récréation s’est avérée de toute bonne qualité, EODM a donc décidé ce poursuivre l’expérience. Et a enregistré un deuxième elpee. Puis ce troisième. Bref, les blagues les plus courtes sont souvent les meilleures. Et ce sur ce ‘Heart On’, la recette rock garage parodique s’essouffle en effet quelque peu… L’instantanéité des mélodies est beaucoup moins évidente. Il est vrai que l’effet de surprise n’est plus d’actualité ; alors qu’au départ, il nous permettait de se plonger dans leurs opus précédents avec beaucoup moins de retenue. Les sujets abordés demeurent également plus sérieux que jamais : « High voltage » nous parle de fantasmes, « Tight pants » de danse suggestive et « Solo flights » de plaisirs solitaires, par exemple… Néanmoins, ce « Heart On » s’avère facile à écouter et ne manque pas d’enthousiasme. Dansant et bien mieux produit que les précédents albums, (travail réalisé par par Josh Homme en personne), je vous conseillerai son écoute en voiture, lors de jours ensoleillés. Sans prise de tête.

 

Gotan Project

Live

Écrit par

Présenté dernièrement aux Halles de Schaerbeek lors de leur « Exclusive Tour » (cfr. rubrique reviews concerts), le « Live » de Gotan Project est une véritable mine aux trésors pour les fans de la formation. Partagé en deux disques, l’œuvre nous réserve, sur le premier, un enregistrement public accordé en 2003, lors de la tournée « La Revancha Del Tango ». Le trio franco-brésilien en est alors à ses débuts et son incroyable maîtrise sur les planches (illustrée visuellement par un DVD live publié en 2005) marque la naissance d’un monstre scénique. Gotan Project confirmera ce statut lors de la tournée « Lunático », immortalisée sur la seconde plaque de ce « Live ».

Enregistré en 2007 à Neuchâtel (Suisse) en compagnie d’un véritable orchestre, la portion « Lunático Tour » confirme le talent de la formation. Visuellement magistrale, cette tournée aurait cependant mérité un prolongement sous la forme d’un DVD. Une petite déception très vite effacée par les versions ‘publiques’ des splendides « Diferente », « Criminal », « El Norte » ou « Época ». Entre Tango et Trip Hop, le trio prouve en deux leçons que Gotan Project est bien plus qu’une vulgaire formation lounge.

Ce double album est également disponible en une splendide édition collector comprenant les deux disques, un DVD reprenant quelques unes des séquences projetées lors des concerts, une affiche-puzzle, le vinyle 45 tours des ‘versíon orquestral’ de « Diferente » et « Santa Maria » (déjà présents en bonus sur le recueil ‘live’) ainsi qu’un livret de photos plutôt bien fourni (152 pages !). Un beau cadeau que vous pourrez jugez en surfant sur http://www.gotanobject.com , un site spécialement consacré à l’objet ! Joyeux Noël !

 

Guns n’ Roses

Chinese Democracy

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Plus de quinze années après la sortie d’un “Spaghetti Incident”, uniquement constitué de reprises de standards du punk, Axel Rose nous balance l’album le plus démago de toute l’histoire du rock. Le plus cher aussi. On parle d’un budget de 20 millions de dollars en frais de production, pour une plaque décrédibilisée bien avant sa sortie. Faut dire que le combo a été dégraissé de son line up original, Rose ayant décidé de demeurer seul maître à bord. Alors pourquoi ne pas sortir la galette sous l’unique nom de son leader ? La logique commerciale semble dans ce cas des plus évidentes ! Mais les fans de la première heure vont tomber de haut, de très haut. Car si « Chinese Democracy » s’ouvre vers d’autres champs, en dépassant le hard rock burné qui a fait ses heures de gloires, il s’éloigne totalement de ses racines. A un tel point qu’on ne reconnaît que rarement la marque de fabrique des GNR. Seule la voix d’Axel ne démérite pas.

Certaines interventions du guitariste Robin Fink (N.I.N.) évoquent le son si typique de Slash ; mais on se sent quelque peu désorienté, voire écoeuré, par l’emploi à outrance de boîtes à rythmes et autres effets synthétiques. Sur « If the World », on a même carrément droit à un titre Rn’B mâtiné de pop latino. On se doutait que « Chinese » sonnerait plus ‘actuel’, qu’il ne serait en rien une copie carbone des deux volumes « Use Your Illusion », mais que sa configuration soit à ce point commerciale, on ne l’aurait jamais imaginé…

Plus proche de Shakira que d’Aerosmith, le Guns cuvée 2008 a sans doute bénéficié d’un énorme travail en matière d’arrangements et de production. A ce prix là, ce serait le comble… Mais Axel, crédité soit dit en passant de la signature de tous les titres, a définitivement tiré un trait sur son passé, et vise désormais un tout autre public. Et même si l’on sait que la nostalgie est bien mauvaise conseillère, on a de plus en plus de mal à imaginer, un quart de seconde, que c’est ce même groupe qui a enfanté le fantastique « Appetite for Destruction ».

Pour l’anecdote, un nouveau scandale a frappé le combo dès la sortie de « Chinese Democracy ». Il a simplement suffi de laisser opérer le titre de l’album pour qu’il soit immédiatement banni du commerce en Chine. Certains journaux ont même émis l’hypothèse d’une authentique conspiration occidentale ! Ca c’est rock n’roll…

La fin d’un mythe, ni plus, ni moins.