La clef de TOPS git 6 pieds sous terre…

TOPS sortira son nouvel elpee, "Bury the Key", ce 22 août. Le quatuor propose une musique intemporelle qui allie profondeur et immédiateté. Il s’agit de son premier album complet depuis 2020, un opus qui explore des tons plus sombres tout en restant maîtres…

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Biffy Clyro

Singles 2001-2005

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Portés par le succès de « Puzzle », son quatrième recueil publié l’an dernier, Biffy Clyro propose une bonne petite séance de rattrapage à tous ceux qui auraient fait l’erreur de rater les trois épisodes précédents.

Au cours du premier épisode, diffusé en 2001, le trio débarquait sur la scène emo britannique, sans frapper à la porte. Succès critique immédiat. Le public, lui, ne répond pas présent. Pourtant, « Blackened Sky » était un véritable petit bijou d’inventivité, comme le prouvaient les immenses « 27 », « Justboy », « 54 » et « Joy.Discovery.Invention ». Lors du second épisode, mis à disposition en 2003 et intitulé « The Vertigo Of Bliss », l’assistance pointe timidement le nez. Celle-ci snobera l’intégralité du feuilleton, préférant s’attarder sur le seul extrait qu’elle estimait digne d’intérêt (« Questions & Answers »). L’intérêt se développera réellement lors de la diffusion en 2005 du troisième épisode, « Infinity Land ». Pourtant moins intéressant que ses prédécesseurs, ce dernier permettra à trois de ses extraits de se glisser dans les oreilles du peuple briton (« Glitter And Trauma », « My Recovery Injection », « Only One Word Comes To Mind »). Le succès de ceux-ci n’empêchera pourtant pas l’échec commercial de « Infinity Land ».

Et en 2007, c’est l’explosion. La quatrième partie des aventures de Biffy Clyro, « Puzzle », suscite l’engouement, notamment grâce au splendide « Living Is A Problem Because Everything Dies ». Il s’agira alors de la première œuvre de la formation à se frayer un chemin au sommet des audiences de vente. Ce succès aussi fulgurant qu’inattendu a donc enfin généré l’attention méritée et le trio, pas con, donne aujourd’hui la chance aux retardataires de revenir sur ses traces et découvrir « Blackened Sky », « The Vertigo Of Bliss » et « Infinity Land » à travers les douze chapitres que ces derniers ont engendrés.

Les nouveaux fans qui les ont découverts grâce à leurs prestations festivalières ou en première partie de Bloc Party et Queens Of The Stone Age ou via le terrible « Puzzle », n’ont plus d’excuses. Les Ecossais ont définitivement fait leurs preuves, comme en témoigne cet excellent résumé. Et si le public européen montrait à son tour qu’il a du goût ?

 

Felix Da Housecat

GU34-Milan

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A l’instar de la très célèbre boîte londonienne Fabric, les nombreuses compilations dance Global Underground mettent en scène, depuis novembre 1996, la crème des crèmes des DJ’s et producteurs (Tony De Vit, Paul Oakenfold, etc.) au sein de différentes grandes villes du monde entier. Pour la 34ème de la série, c’est au roi de la house, Felix Da Housecat, qu’est revenu l’honneur de célébrer un Global Underground. Et dans la capitale de la mode, Milan.

On se demande quand même pourquoi n’y avoir pas pensé plus tôt ! Il est vrai que la carrière prolifique et haute en couleurs du DJ et producteur est reconnue sur la scène mondiale electro. Mais en tous cas, on se réjouit de découvrir ce grand bonhomme sur ce GU34- Milan. Et pour cause, il vient de mettre un terme à la baisse de régime constatée sur les précédentes éditions. Le Ricain propose donc sur deux galettes un résumé des meilleurs morceaux du moment et réalise avec beaucoup de dextérité et de magie des mixes sensationnels ; des exercices de style susceptibles de faire danser et même de vous plonger dans un état de transe absolu. House, deep house, techno, le chat de Chicago pose ce qu’il y a de meilleur. Et entre les mixes de Thomas Bangalter (Daft Punk), Benny Benassi, Armand Van Helden, Etienne de Crécy ou encore Boys Noize, on retrouve des compositions du grand Felix qui prouve qu’à l’heure actuelle, il reste bien l’un des DJ’s et producteurs les plus respectés de la scène house. Chapeau l’Artiste !

 

Mick Hucknall

A Tribute to Bobby

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Fatigué par son aventure Simply Red, Mick Hucknall a décidé de se faire plaisir en rendant hommage à un de ses vocalistes préférés ; en l’occurrence le chanteur de soul/blues Bobby Bland. On savait que l’ancien leader de Simply Red était friand de reggae (il a financé le label Blood & Fire) mais il est aussi un fana de soul. Dans les cercles Norhern Soul de sa Manchester natale, notre homme ‘tripait’ sur les morceaux torturés de Bobby tandis que ces potes se déhanchaient sur du disco.

Peu connu en Europe, Bobby ‘Blue’ Bland est une figure légendaire du blues et de la soul. Les titres crépusculaires de Bobby traitent souvent des tourments de l’amour. Complice (et chauffeur) de BB King, l’homme a aligné les succès dans les années soixante et septante, avant d’emprunter une direction purement blues, au cours des années 80. Hucknall reprend quelques classiques de l’homme (« Cry, Cry, Cry », « Yolanda », « Chains Of Love », « Stormy Monday Blues », « I Pity the Fool ») et d’autres plages plus obscures comme le très bon « Farther Up The Road » qui ouvre cet album de reprises. Mick Hucknall reste fidèle à l’esprit des titres originaux mais y ajoute sa patte personnelle et notamment des réminiscences jazz et funk. On sent que « A Tribute to Bobby » a été enregistré avec passion, dans la pure tradition des hommages rendus aux ‘maîtres’. Pas mal du tout…

 

 

Indian Jewelry

Free Gold!

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Indian Jewerly est une formation issue de Houston dont la musique puise à la fois dans la noisy, le psychédélisme, la drone, le space rock, l’expérimental, le shoegazing, le post rock et l’ambient. Et la liste est loin d’être exhaustive. Instrumentation conventionnelle et technologie moderne font ici bon ménage au sein d’un univers sonore hanté par les spectres de Coil, Amp, Flying Saucer Attack, les Warlocks, Suicide, My Bloody Valentine, Velvet Underground, Jesus & Mary Chain, Can et les ‘Frippertronics’ de… Robert Fripp. Il doit y en avoir d’autres, mais je vous laisse le soin de les découvrir. « We are free ! » constitue leur second opus. Tout au long des quatorze fragments aventureux et visionnaires de cet elpee, Indian Jewelry crée son propre langage sonique, surréaliste, capricieux, excentrique, viscéral et ma foi particulièrement ample. Des compos comme « Walking on the water » et « Nonetheless » évoquent ainsi un Joy Division bruitiste alors que la mélodie sinusoïdale d’« Everyday » aurait pu naître d’une jam session acoustique entre les Mamas & Papas et Syd Barrett. Dans un autre registre, « Hello Africa » nous replonge dans l’univers tribal, hypnotique, funèbre et à la limite du vaudou de David Byrne ; même si les boîtes à rythmes ainsi que l’électronique jouent un rôle majeur tout au long de cette plage. Plus pop, « Pompeii » est tramé dans les cordes de guitare chatoyantes, réminiscentes de Galaxie 500, alors qu’imprimé sur un tempo technologiquement viscéral, « Too much honkytonking » palpite comme à la plus belle époque de Public Image Limited. Probablement le meilleur titre de l’elpee. Qu’il partage avec l’hypnotique, obsessionnel, « Bird is broke (won’t sing), plus krautrock que nature. Une œuvre riche, expérimentale, difficile à assimiler, mais terriblement créative.

 

Knights Of The Abyss

Shades

Originaire de l’Arizona, Knights Of The Abyss roule sa bosse depuis quelques années déjà. Sa notoriété, il ne la doit pas seulement à la présence de l’ex-drummer de Job For A Cowboy, au sein de son line up, mais également sa musique. Une musique aussi délicate qu’un régiment de Panzers à l’assaut, mais dont l’aspect mélodique peut paraître paradoxalement apaisant. Presque !

Un an après avoir sorti un premier elpee autoproduit, le groupe signe ce « Shades » chez Ferret Records. Un opus qui navigue au cœur du pur deathcore. Relatant la descente au sein des différents niveaux de l’enfer, les compos constituent une sorte de concept, dans l’esprit d’« Inferno » de Dante. Près de 40 minutes de folie furieuse. Des lignes de guitares rapides, mélodiques, des soli, des breakdowns, une batterie qui fuse, une voix gutturale. Tout y est. Il ne vous reste plus qu’à enfilez vos chaussures et à foncer dans le ‘mosh pit’ illico presto. Les vocaux n’ont pas été assurés par Mike Manheimer. En fait, il s’est abîmé les cordes vocales au cours d’un concert. Et lors des sessions d’enregistrement, elles n’étaient pas encore bonnes pour le service. Pour la circonstance, c’est donc Dustin Curtis, le vocaliste d’A Breath Before Surfacing qui est venu le suppléer. Et ma foi, il ne s’en sort pas trop mal, parvenant même à varier son timbre entre gaves et aigus. Depuis, les metalleux ont retrouvé leur ‘frontman’. Qui les accompagnera donc pour la nouvelle tournée.

Si vous êtes amateur de gros son, n’hésitez pas à prêter une oreille attentive à Knights Of The Abyss, même si en fin de parcours, le style souffre d’une certaine monotonie ; mais comment ne pas leur pardonner ces imperfections, lorsqu’on est en présence d’une telle somme de talents tant techniques que créatifs. D’autant que la formation en est encore à ses balbutiements et qu’elle a encore une belle marge de manœuvre devant elle.

A noter que le groupe partira en tournée cet été, en Europe, un périple qui passera par Bruxelles ce 1er août. Il sera accompagné par The Acacia Strain. 

 

Liquid Liquid

Slip In And Out Of Phenomenon

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Parmi les nombreux groupes qui ont agité l’underground new-yorkais au début des années quatre-vingt, Liquid Liquid mérite une place à part. A l’instar de leurs collègues de Konk, ils ont exploré le funk, l’afro beat, le dub, le free jazz et le disco pour en restituer une vision très singulière. Quasi trente ans après la sortie d’une poignée de maxis ayant eu une influence majeure sur de nombreux musiciens, le label Domino a décidé de rééditer l’intégralité des travaux du groupe, enrichi d’inédits et de prises live.

Pas ou très peu de guitare chez Liquid Liquid : basse, batterie et percussions dominent le sujet. Quelques notes éparses de marimba, de sax et de mélodica viennent ponctuer un chant torturé et abstrait rappelant le John Lydon de « Metal box ». La vingtaine de titres réunis ici part dans plusieurs directions : un peu d’afro beat punk (« Out » et « Outer »), des impros tribales et free (« Rubbermiro », « Eyes sharp », « Where’s Al »), des prototypes du son punk-funk –repris un quart de siècle pus tard par une flopée de groupes (« Bellhead », « Optimo »). D’autres morceaux lorgnent davantage vers le funk, comme « Sank Into the Chair », « Push » ou « Cavern », plagié d’ailleurs en son temps par le Sugarhill Gang sur « White Lines ». Sans « Cavern », un des gimmicks les plus connus du hip hop (la phrase « Something Like a Phenomenon ») n’aurait peut-être jamais existé. Sauf que dans « Cavern », le chanteur de Liquid Liquid scande « Slip In And Out Of Phenomenon » et semble davantage parler de Platon que de Block Parties…

Mais trêve de plaisanteries. Trente ans après sa conception, la musique de Liquid Liquid reste furieusement unique et expérimentale. Pas toujours facile d’accès, elle réserve de belles surprises à l’auditeur, surtout lors des titres les plus futuristes du groupe, tout simplement ‘bluffants’.

 

Menomena

Friend and foe

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Après un curieux premier album, Menomena ouvre à grand fracas son univers en boîte de Pandore. Il suffit de se pencher sur la densité picturale de la pochette pour comprendre le ton de « Friend and Foe ». Un album qui se déploie sur des terres foisonnantes dont on s’émerveillera inlassablement des reliefs et des aspérités. L’envol s’opère instantanément à travers une rythmique fascinante, martelée avec la rigueur d’une marche funèbre. Puis, de l’intransigeance, des mélodies imparables prennent le large. Menomena ou lorsque la discipline fait surgir les formes les plus déconstruites. C’est au cœur du paradoxe que naît le génie des trois Américains. Rien de strictement novateur pourtant ; Wolf Parade et TV on the Radio avaient déjà amplement creusé les ornières de l’indie rock démembré. Mais l’efficacité est irrémédiablement présente. « The Pelican » hisse l’album à ses premières hauteurs ; à cause d’un piano malmené qui scande des voix presque plaintives dans un vertige d’émotions. Le mystère d’une telle puissance tient jusqu’à « Wet’n rusting », single agréablement schizophrène, où la candeur pop effleure une gravité troublante. Le dramatique exerce la fascination sans léser l’harmonie mélodique. Et, toujours, l’intérêt demeure dans le côté abrupt des profondeurs. En surface, l’écoute de « Friend and Foe » peut glisser et s’étioler par ses breaks parfois épuisants. Mais à qui laisse tomber ses résistances, s’offre une œuvre dense, riche et intense.

 

Mudhoney

Live at El Sol (Dvd)

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Si au fil du temps, les disques de Mudhoney sont devenus de plus en plus soignés, leurs prestations ‘live’ se sont toujours révélées garage, très électriques, sauvages, libérant un maximum de décibels. La bière leur servant de carburant principal. Faut dire que le groupe a toujours été un grand consommateur de… tournées (NDR : de bières ?) Ce qui explique sans doute pourquoi leurs disques n’ont jamais eu de grand attrait dans les bacs… (…) C’est à un de leurs sets accordé à Madrid en 2007 que se consacre essentiellement ce Dvd. Vingt et un titres qui nous rappellent que ce quatuor constitue un des piliers du grunge, au même titre que Nirvana et Pearl Jam. Le succès en moins. Six caméras ont été réquisitionnées pour filmer ce show. Et le son reproduit sur ce Dvd est de toute bonne facture. Le tout est enrichi de photos et d’un chapitre consacré à leur discographie.

Pendulum

In Silico

Originaire d’Australie mais expatrié à Londres depuis 2003, Pendulum nous propose son nouvel opus, “In Silico”, un disque qui fait suite à “Hold Your Colour”. Le groupe de drum n’ bass a cependant décidé de changer d’orientation en ajoutant diverses influences dans sa solution sonore. Rock tout d’abord. Dans l’esprit de Linkin Park, Muse ou encore Tool. Mais également dance et electro. Un cocktail particulièrement explosif mais également unique en son genre.

Titre d’ouverture, “Showdown” s’ébroue sur un rythme dance-floor rehaussé par la présence d’une voix. Mais très rapidement, le chanteur retourne dans l’ombre afin de laisser la place à de la drum n’ bass. Et on en a pour toute soirée. Ou presque ! “Different” risque de faire sourciller les fans de Prodigy. Motif ? Une étrange similarité rythmique avec son “Slap My Bitch On”. Les morceaux sont longs. La plupart durent plus de cinq minutes. Etait-il d’ailleurs nécessaire d’en remettre chaque fois une couche ? En éludant quelque peu la matière première, les plages –plus courtes alors– auraient évité une certaine sensation de lassitude, en fin de parcours. “Propane Nightmares” et “Granite”, les deux singles de l’album sont évidemment beaucoup plus abordables. S’il est clair que les puristes de la d&b risquent fort de ne pas trop apprécier l’orientation dance-floor, il faut reconnaître que l’expérience opérée par Pendulum s’avère très intéressante.

Alors que la première moitié de l’elpee accentue l’aspect drum n’ bass, la seconde se révèle davantage rock. L’instrumentation libère encore ses effets dus aux distorsions électroniques, et le synthé est bien évidemment de la partie, mais le rythme change. Et les mélodies s’adaptent en conséquence. “The Other Side” rappelle même la bande à Matthew Bellamy, alors que “Mutiny” est traversé de soli de guitare sculptés dans le hard rock. On a même droit à de la sèche sur “9,000 Miles”, même si l’ensemble épouse à nouveau un profil plus drum n’ bass que rock n’ roll.

On pardonnera à « In Silico » les quelques bémols comme la longueur des titres et une certaine répétitivité, mais cet opus est finalement d’excellente facture. En outre, il devrait plaire tant aux amateurs de drum n’ bass que de rock. D’ailleurs les remarques procèdent probablement des grandes attentes que les médias projetaient sur le groupe après leur excellent “Hold Your Colour”. A écouter et à voir absolument.

 

The Pinker Tones

Wild Animals

Écrit par

Sous le soleil de Barcelone, elles sont nombreuses et ils sont nombreux à vivre au rythme de l’électro endiablée. Sous le soleil de Barcelone, cette musique n’a jamais été aussi bien incarnée que par les Pinker Tones…

A la fois DJ’s, producteurs et même réalisateurs de films à leurs moments perdus, Mister Furia et Professor Manso peuvent se targuer de faire danser l’Espagne entière au son d’une expression sonore ensoleillée ! Mais pour la circonstance, les deux comparses semblent s’être complètement plantés. Ce « Wild Animals » se révèle triste à mourir et même risible. Exit la fraîcheur sauvage : une épaisse brume recouvre toute la péninsule ibérique. Le mélange d’electro 80’s à la Pet Shop Boys au reggae (« The Whistling Song ») et l’exercice de la ballade romantique (« On se promenait ») suscitent de vives interrogations. Et on se demande même si le duo ne s’est pas complètement égaré. Un opus brouillon, confus, au cours duquel le tandem ne parvient jamais à définir son style. Les chansons se succèdent sans ordre précis. On passe ainsi d’un doux tempo à de gros beats electros tapageurs. Restez assis, pas la peine d’essayer de remuer le moindre membre. Dommage, car la paire était parvenue lors de la sortie de ses trois rondelles précédentes à se démarquer d’une scène electro espagnole méconnue.

Sous le soleil de Barcelone on aime faire la fête et danser mais on se dit après tout qu’il y a plein d’autres choses à faire…

 

Ratatat

LP3

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Les deux premiers essais de Ratatat n’étaient pas vraiment de véritables réussites. On était dès lors en droit de se demander si la devise ‘jamais deux sans trois’ s’appliquerait au duo. Force est de constater que cet « LP3 » ne fait effectivement pas exception à la règle. De « Shiller » à « Black Heroes », on s’y emmerde royalement. Et ce, même si la formation a manifestement fait l’effort de se renouveler en changeant totalement de direction. Une direction qui n’est cependant pas celle de l’originalité, les New-yorkais s’essayant à quelques expérimentations peu convaincantes (« Gipsy Threat », « Mirando ») et autres ‘Daft Punkeries’ idiotes (« Falcon Jab », « Shempi »). « LP3 » est, avant tout, une œuvre réservée à ceux que l’on nomme les ‘hardcore fans’, les fans de la première heure. C’est-à-dire tous ceux qui, assurément, verront d’un mauvais œil cette chronique et auraient l’envie pressante de nous baffer lorsque l’on annoncera que le pire reste à venir. En effet, Ratatat prévoit d’ores et déjà pour cet automne le successeur de « LP3 ». Brillamment intitulé « LP4 », celui-ci devrait soit nous convaincre définitivement de la médiocrité des travaux du duo, soit nous faire ravaler ces quelques lignes. Espérons que la seconde option soit la bonne, Ratatat jouissant d’un potentiel indéniable. Ne lui reste plus qu’à l’exploiter comme il se doit.

 

Supergrass

Diamond Hoo Ha

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Les années 2000 ne sont pas les années 90. Traverser musicalement l’espace-temps provoque toujours une certaine suspicion. Les Supergrass ne sont plus aussi ‘young’ et ‘free’ et le folk psychédélique de leur précédent « Road to Rouen » avait bien trébuché sur ce temps qui a irrémédiablement passé. C’est donc le scepticisme qui accueille « Diamond Hoo Ha ». Pourtant, ô surprise, la suite tient la route. C’est construit, tapageur à souhait, glam et brut à la fois. C’est fidèle au passé, sans pour autant lui coller cette prétention. Les compositions, moins candides, acheminent un style plus rock 70’s que britpop et on ne s’en plaindra pas. La voix de Coombes est intacte, comme les effets de pédale, la nervosité des guitares et la détermination de la batterie. Tantôt l’album achemine un style à la Bowie (« Rebel in you »), tantôt un sax trépigne, tantôt s’élèvent d’imparables chœurs sur piano  (« Outside »). On regrettera que se soit effilochée la fraîcheur d’antan, au profit d’un accent électrique parfois bruitiste, souvent saturé. Mais on peut aussi se réjouir simplement de retrouver l’esprit rock brut des Supergrass d’hier.

 

The Sword

Gods of the Earth

Écrit par

Il est vrai qu’à la vue de la pochette de « Gods of the Earth », on s’attend à se farcir un nième combo à la sauce Manowar, Hammerfall, Rhapsody ou toute autre formation abusant des pires clichés du heavy metal épique… Que nenni ! The Sword pratique un metal irrigué de doom et de stoner, entretenant également quelques affinités avec le hard US des années 80.

Déjà, sa première offrande « Age of Winter’s », parue en 2006, s’était révélée comme une secousse tellurique, une bien bonne claque que les connaisseurs du genre ont tous reçu en pleine poire, sans avoir eu le temps de crier ‘ouf’ !

Cette deuxième plaque marche sur les traces de la première rondelle de ces Texans qui n’ont pas pour modèles les groupes de rock sudiste ou de country régnant en maîtres dans cette partie des Etats-Unis. Ils appliquent les bonnes vieilles recettes du doom, en y incorporant des riffs charpentés, un son de guitares ‘à l’ancienne’ et des harmonies crasseuses à souhait. The Sword véhicule des compos chargées de limaille et de poudre, et instaure un climat sauvage, comme une sorte de retour à l’état brut et primaire du hard rock. Bref, il revient à l’essentiel et recentre le metal américain, le ‘recalibre’ en ‘reculant pour mieux sauter’. L’œuvre ne s’adresse pas aux fans de Korn ou de Kid Rock, mais bien à des metalleux attachés à toute une série de valeurs. Chaud devant !

 

Weezer

Weezer (The Red Album)

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Weezer est de retour, tout de rouge vêtu ! Après avoir souffert de longs mois d’attente dans l’incertitude la plus totale, les fans peuvent enfin souffler. Rivers Cuomo a enfin recouvré ses esprits et rejoint ses trois acolytes, mettant ainsi fin à son autisme et son escapade solo (« Alone : The Home Recordings Of Rivers Cuomo », publié en décembre dernier). Mené par l’excellent single « Porks and Beans » et son amusant clip vidéo en hommage aux incontournables stars de Youtube, « The Red Album » réunit tous les ingrédients d’un bon Weezer. Un peu comme si la formation n’avait jamais disparue de la circulation, elle revient aux sonorités qui ont fait sa particularité (« Dreamin’ », « Troublemaker »…) L’ironie de l’écriture est cependant ici décuplée. Si bien que le quatuor se rapproche dangereusement de l’auto-parodie (« The Greatest Man That Ever Lived (Variations On A Shaker Hymn) »).

Véritable travail de collaboration, ce nouvel essai se distingue principalement par les quelques morceaux interprétés par d’autres membres du groupe. Ainsi, Scott Shriner (basse) s’égosille sur le très moyen « Cold Dark World », Patrick Wilson (batterie) pousse la chansonnette sur un « Automatic » relativement sympathique et Brian Bell (guitare) y propose « Thought I Knew », morceau initialement destiné à son projet parallèle, The Relationship. Ces contributions tombent pourtant à plat, Cuomo ayant déjà volé la vedette à ses collègues sur les incontournables « Pork And Beans », « Troublemaker », « Everybody Get Dangerous », « The Weight » (reprise de The Band) ou le très joli « Heart Songs ». Weezer effectue donc un joli retour (aux sources), quoique loin d’atteindre la perfection. Mais la consistance et l’efficacité de ce sixième recueil permettront aux fans de patienter les sept années requises avant la sortie du prochain éponyme (jaune ?) !

 

The B-52’s

Funplex

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J’avoue toujours avoir eu un petit faible pour cette formation issue d’Athens (Georgie). Et en particulier par ses débuts marqués par des tubes incontournables comme « Rock Lobster », « 606 0842 », « Give me back my man » et puis surtout le remarquable « Planet claire », dont la version longue, qui ouvrait le premier elpee éponyme trotte encore dans toutes les têtes de la génération des eighties. Pourtant, le combo a subi une longue traversée du désert, perdu son guitariste Ricky Wilson victime du SIDA en 1985, avant de rebondir fugitivement fin des années 80, début des années 90 en commettant le hit « Love Shack » et l’album encourageant « Good stuff », pour finalement retomber dans un certain anonymat. Bon bien sûr, il y a eu le départ de Cindy Wilson, l’une des deux vocalistes, remplacée par Julee Cruise, l’écriture ainsi que l’interprétation du thème du long métrage de Steven Spielberg, « Flinstones », un projet solo de Fred très mal accueilli, quelques tournées ainsi que de la sortie de deux singles sans grand intérêt et l’une ou l’autre compile. Mais vu la notoriété des B-52’s, pas de quoi en faire un plat…

Et puis finalement Cindy est revenue pour y partager à nouveau les vocaux avec Kate Pierson et Fred Schneider, responsable de ces fameuses inflexions typiques, déclamatoires. Il aura cependant fallu attendre 16 longues années pour voir sortir un nouvel opus. Un disque enregistré sous la houlette de Steve Osborne (KT Tunstall, Doves). Onze titres qui font davantage appel à la technologie moderne, dont certains sont vraiment de bonne facture (« Pump », « Hot corner », « Ultraviolet », « Love in the year 3000 ») même s’ils n’atteignent pas la quintessence de leur œuvre. Dynamisme, enthousiasme, bonne humeur, insouciance et puis surtout ce beat épileptique qui vous communique instantanément cette envie de danser, alimentent toutes ces plages débordant d’énergie et de fun. Et pour ceux qui l’ignoreraient encore les B-52’s (patronyme choisi à cause des coiffures dites ‘choucroute’ des filles et pas des bombardiers conçus à l'origine pour emporter l'arme nucléaire) se produiront ce vendredi 11 juillet au festival Cactus. Let’s dance !

 

Couleur Café 2008 : dimanche 29 juin

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Du 27 au 29 juin et pour la 19e année consécutive, le festival Couleur Café a dignement fêté les musiques du monde, la diversité culturelle, la solidarité et l’égalité des chances. A l’affiche, quelques pointures telles que MC Solaar, Erykah Badù, Tiken Jah Fakoly, Bernard Lavilliers ou encore Jimmy Cliff. Le ciel, raisonnablement clément, a épargné le site de Tour & Taxis malgré des prévisions peu rassurantes, permettant ainsi aux milliers de visiteurs de profiter pleinement du festival et de toutes ses activités connexes, comme l’expo « Sex & Love », l’inévitable marché et le village ONG rebaptisé Solidarity Village, le spectacle des nombreuses fanfares mobiles, sans oublier une finale de foot sur écran géant.

29 juin : 3ème jour

La dernière journée du festival offrait une affiche moins captivante que les jours précédents. A commencer par les Marseillais de Psy4 de la Rime qui ont investi la scène du chapiteau ‘Univers’ dès 17h. Pas trop client du genre, on doit néanmoins reconnaître que la formation est parvenue à mettre le feu sur les planches devant un public très motivé.

Remplaçant Césaria Evora (NDR : sa tournée a été annulée pour raisons de santé), le collectif Africain Still Black, Still Proud : An African Tribute To James Brown l’a dignement remplacée. Un projet unique, comptant dans ses rangs Cheikh Lô, Pee Wee Ellis ou encore Simphiwe Dana. Le combo a repris à la sauce jazzy et, bien évidemment funky, les meilleurs morceaux de James Brown tandis que la danseuse Wunmi invoquait l’esprit du roi du Funk par des chorégraphies épileptiques dont ce dernier aurait été fier.

Ensuite, les rythmes orientaux de Natacha Atlas nous on laissé de marbre. Faut dire qu’elle n’avait pas l’air très convaincue, non plus. Ni convaincante. Aussi, on est retourné du côté du ‘Titan’ pour accueillir la deuxième formation marseillaise de la journée. Le set de Massilia Sound System, qui se produisait pour la troisième fois à Couleur Café, a tenu toutes ses promesses notamment lorsque la formation a invité l’ensemble du parterre du ‘Titan’ à  s’agenouiller avant de le faire sauter et exploser dans des rythmes reggae, rock et raggamuffin.

Et pendant ce temps, où donc est passé le reste de la foule ? Un simple petit coup d’œil à droite de la scène ‘Univers’ répond à la question. Assis à terre devant l’écran géant, une large partie de l’assistance se régale du match Allemagne-Espagne dont le coup d’envoi a été donné quelques minutes avant celui du set du Peuple de l’Herbe. Contraint de choisir entre les deux, on opte pour le début du set retentissant de ces derniers. Et malgré le peu de monde présent sous le chapiteau, ils sont parvenus à nous faire suer à grosses gouttes.

On décide ensuite de clôturer cette édition du festival en compagnie de Jimmy Cliff qui, à l’instar de Kassav’, nous a fait vivre quelques bons moments et revivre quelques excellents souvenirs grâce à ses « Reggae Night », « Many Rivers To Cross », « Wild World » et autres « I Can See Clearly Now ». Une bien belle manière de dire au revoir au festival, qui fêtera ses vingt ans l’an prochain, une nouvelle fois au cœur de Bruxelles. L’exil de Couleur Café vers d’autres terres d’accueil se rapprochant à grands pas, il s’agira donc d’une édition à ne surtout pas manquer !

 

Couleur Café 2008 : samedi 28 juin

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Du 27 au 29 juin et pour la 19e année consécutive, le festival Couleur Café a dignement fêté les musiques du monde, la diversité culturelle, la solidarité et l’égalité des chances. A l’affiche, quelques pointures telles que MC Solaar, Erykah Badù, Tiken Jah Fakoly, Bernard Lavilliers ou encore Jimmy Cliff. Le ciel, raisonnablement clément, a épargné le site de Tour & Taxis malgré des prévisions peu rassurantes, permettant ainsi aux milliers de visiteurs de profiter pleinement du festival et de toutes ses activités connexes, comme l’expo « Sex & Love », l’inévitable marché et le village ONG rebaptisé Solidarity Village, le spectacle des nombreuses fanfares mobiles, sans oublier une finale de foot sur écran géant.

28 juin : 2ème jour

Une journée qui commence fort, grâce à la prestation énergique de Omar Perry & The Homegrown Band, venu présenter leur premier essai. De quoi mettre tout le monde de bonne humeur avant de se diriger, plein d’appréhension, vers le ‘Titan’. Un sentiment provoqué par la présence de Bernard Lavilliers à l’affiche, artiste que l’on aurait, à priori, préféré voir aux Francofolies de Spa. Ces inquiétudes ont néanmoins été rapidement balayées par le baroudeur qui, l’air de rien, entame un set étrangement enthousiasmant. Une bonne surprise qui ne nous a pas empêchés d’aller jeter un œil du côté des produits du terroir sous le chapiteau ‘Fiesta’ où Monsoon présentait son « The King Of Eyes, Tits & Teeth ». Vraiment peu convaincant, ce set nous a incité à retourner vers le ‘Titan’, afin de profiter des dernières notes du concert de Lavilliers qui entonnait à notre retour le fameux « On The Road Again ».

A 20h, changement d’ambiance. « All U Need Is Zouk ! », tel est le message diffusé par les pionniers de ce genre musical. Et à voir l’ambiance sous le Titan, Kassav’ ne s’y est pas trompé. La formation antillaise a donc effectué son grand retour sur les planches de manière explosive. Que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur du chapiteau, l’ensemble des festivaliers a secoué de l’arrière-train en synchro aussi bien sur les grands classiques de la formation (« Sye Bwa », « Kolé Séré »,…) que sur leurs derniers morceaux extraits de « All U Need Is Zouk ! ». Nostalgie…

Trois quart d’heure après la fin du set de Kassav’, le ‘Titan’ n’a pas désempli. Loin de là. Après s’être produit à deux reprises à l’Ancienne Belgique cette saison, Tiken Jah Fakoly, dans une forme olympique, a fait vibrer Bruxelles pour la troisième fois sur la grande scène du festival. Bondissant constamment d’un côté à l’autre du podium, la star du reggae a fait tourner les têtes de ces dames, sautiller ces messieurs et, surtout, ouvert les consciences sur le problème de l’immigration Nord-Sud, plus d’actualité que jamais comme en témoigne la situation du groupe congolais Konono n°1. L’Ivoirien a démontré en une heure et demie qu’il n’a vraiment pas volé son succès. Une véritable bête de scène.

On quittera cette seconde journée sur le site du festival quelque peu déçu par le set pâlot d’Arsenal, également victime d’un problème de son.

 

Couleur Café 2008 : vendredi 27 juin

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Du 27 au 29 juin et pour la 19e année consécutive, le festival Couleur Café a dignement fêté les musiques du monde, la diversité culturelle, la solidarité et l’égalité des chances. A l’affiche, quelques pointures telles que MC Solaar, Erykah Badù, Tiken Jah Fakoly, Bernard Lavilliers ou encore Jimmy Cliff. Le ciel, raisonnablement clément, a épargné le site de Tour & Taxis malgré des prévisions peu rassurantes, permettant ainsi aux milliers de visiteurs de profiter pleinement du festival et de toutes ses activités connexes, comme l’expo « Sex & Love », l’inévitable marché et le village ONG rebaptisé Solidarity Village, le spectacle des nombreuses fanfares mobiles, sans oublier une finale de foot sur écran géant.

27 juin : 1er jour

On ne se bousculait pas aux portillons du site Tour & Taxis cette année. En dépit d’une fréquentation vraisemblablement moindre, l’ambiance du festival n’a rien perdu de son authenticité. De très larges sourires se sont esquissés sur le visage des visiteurs qui, trois jours durant, ont secoué leur popotin sur les rythmes soul, reggae ou orientaux des 44 artistes à l’affiche.

Après un faux-départ provoqué sous le chapiteau ‘Univers’ par Kery James, dont le R’n’B s’est révélé particulièrement pénible, direction le ‘Fiesta’ où The Caroloregians, formation ska reggae dirigée par des membres de Moon Invaders, sont les premiers à faire danser la foule. Une heure plus tard se produit MC Solaar, sous le ‘Titan’. Très attendu par un public majoritairement ado, voire plus jeune encore, le rappeur français a réjoui les fans de la première heure à coups de tubes comme « Le Nouveau Western », « Qui sème le vent récolte le tempo » ou l’inévitable « Caroline », lancés ponctuellement entre un ou deux extraits de son dernier essai, « Chapitre 7 ». On évitera en revanche d’évoquer les chorégraphies à deux balles des choristes, ponctuées d’une danse du ventre approximative.

Du côté de l’‘Univers’, l’Orchestre National de Barbès a offert à son public un délicieux mélange de musique orientale traditionnelle, de dub, de ska et de rock. Après 5 ans d’absence sur scène, l’orchestre n’a rien perdu de sa pêche, comme il l’a prouvé sur la reprise insolite du « Sympathy For The Devil » des Rolling Stones. Retour ensuite au ‘Titan’ où s’est produit l’une des têtes d’affiche les plus attendues de cette édition. Mais Miss Erykah Badù s’est fait attendre. Si bien que les organisateurs et ses musiciens eux-mêmes ont décidé, pour faire patienter un public légèrement échauffé, de démarrer le concert sans l’interprète principale. On a donc eu droit à une longue intro instrumentale. Vêtue d’une robe argentée et coiffée d’une afro plutôt originale, la diva est arrivée sur scène une demi-heure en retard. Le public lui a tout de même réservé un accueil des plus chaleureux, tandis qu’elle présentait, sans cérémonie, quelques extraits de son nouvel essai, « New AmErykah, Part 1 : 4th World War ». Tout comme MC Solaar, Badù n’a pas oublié ses premiers fans en leur balançant des versions plutôt groovy de ses hits « On & On » ou « Apple Tree ». La princesse de la Nu-Soul s’est donc fait rapidement pardonner grâce à un set efficace et envoûtant.

Triste nouvelle annoncée quelques jours plus tôt, Konono n°1, programmé dans l’antre de l’‘Electro World’ à 22h15, n’était pas de la fête. En cause, un problème de visa qui a empêché le groupe de voyager et donc, d’assurer leurs nombreuses dates estivales. Un problème rejoignant tristement le thème « Clandestino ! » du Solidarity Village…

La journée s’est clôturée sur fond de hip hop cubain. Celui d’Orishas. Un set un peu plat, souffrant en outre, d’un léger problème de son. Sans trop s’essouffler sur scène, la formation n’a pas vraiment donné le meilleur d’elle-même. On l’a alors imitée en se dirigeant doucement vers la sortie, non sans passer par les ‘Rues du Bien Manger’, où les saveurs culinaires du monde entier se mélangeaient et donnaient l’irrésistible envie de tout goûter.

 

Nestor!

Ep

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Drôle d’idée de choisir pour patronyme Nestor ! Etymologiquement, Nestor, était le plus jeune des douze fils de Pélée. Il lui succèdera sur le trône de Pylos, en Messénie. Il était réputé pour sa sagesse et ses conseils (l’Iliade et l’Odyssée). Nestor, c’est également le domestique du château de Moulinsart, dans les aventures de Tintin. Attention, donc, aux droits d’auteur, sachant que la maison ne plaisante pas en matière de royalties. Et puis il y a également le célèbre détective Nestor Burma, incarné au petit écran, par Guy Marchand. Bref, il y a toujours moyen de s’étendre sur le sujet, sans jamais être sûr d’avoir fait le tour de la question. Personnellement, mon souvenir de Nestor, c’était le pingouin du ventriloque David Michel. Au début des années 70, il chantait le traditionnel « A la pêche aux moules ». Un 45tours qu’on glissait entre « Mon p’tit cul » et sa flip side, « Ma p’tite culotte », dans les farandoles des soirées dansantes. Et croyez-moi, sans le faire exprès !

Mais revenons à notre sujet principal : Nestor ! Un quintet belge dont l’histoire commence à 1997. Quatre potes se réunissent chaque fin d’après-midi, après l'école, pour y répéter. Ils n’ont alors que 12 ans, font davantage de bruit que de la musique, mais ont la ferme intention de monter un groupe de rock. Ce sera les Morbacks. Antoine Bonan a opté pour la guitare, Morgan Vigilante les drums, Alexis Den Doncker la basse et Tommy Onraedt les synthés. Sept longues années plus tard, leur projet commence à remonter à la surface. Et le quartet imagine intégrer une sirène. Mais les différentes tentatives ne sont guères concluantes ; aussi les musiciens décident de se charger finalement, eux-mêmes, des parties vocales. A partir de ce moment (nous sommes alors en 2005), le vent va commencer à tourner et les événements se produire en cascade. D’abord les premières compos personnelles voient le jour. Ensuite la formation commence à jouer sur scène et participe à différents concours. Elle y remporte, au passage, le Blast-Beat. Ce qui lui permet d’embarquer pour une mini-tournée en Irlande. A son retour elle récupère dans ses filets le guitariste Thomas de Hemptinne. Et rebaptise son nom en Nestor ! En avril 2006, le groupe enregistre un cinq titres sous la houlette de Cédric Goisse, futur ingénieur du son du quintet. En novembre 2006, Nestor! est plébiscité pour son titre « Falling » dans le cadre du concours Pure Demo. Le combo écume d’autres concours : Het Kampioenschap van Brussel, Maanrockrally, Starting Rock… et le Tremplin Rock The City. Le team de BlackDog leur met le grappin dessus. Les concerts (comme les petits pains et les poissons) se multiplient : La Flèche d’Or à Paris, l’Escalier, Atelier 210, AB, Boutik Rock, les Nuits du Bota, etc. ; et on les annonce à l’affiche de différents festivals d’été, dont celui de Dour.

Plus intéressant, en janvier 2008, Nestor ! a enregistré quelques prises en studio avec l’aide du S.A.M. (Service d’Actions Musicales de Liège). Lors des sessions d’enregistrement, le band a reçu la collaboration de Julien Galoy (Montevideo). Le disque a débarqué ce 14 avril. Un Ep 6 titres de toute bonne voilure, mais dont la coque est plutôt difficile à maintenir à flots. On ne peut pas dire que l’on soit inondé de littérature à leur sujet ; mais pêchant le peu d’info qui leur est consacrée, j’avais cru comprendre que le groupe naviguait au sein d’une forme de post rock s’inspirant à la fois de Radiohead, Interpol, Cure, Can, Police, Pink Floyd, B 52’s, Sigur Ros et dEUS. Pour la bande à Tom Barman et Mauro Pawlowski, c’est probable. Pour le reste, c’est plutôt bateau. Voire même farfelu. Une chose est sûre, les plages sont assez complexes, parfois à la limite de la prog, mais hyper mélodiques. Un peu comme chez Pavement. Le clavier/synthé y ondoie aventureusement. Pensez à Weezer. Et puis le tempo est susceptible de prendre la houle à tout moment. Dans l’esprit de Supergrass. Une des deux guitares privilégie les accords staccato. Comme chez Franz Ferdinand. Alors que l’autre s’abandonne circonstanciellement dans des flux et des reflux semi-psychédéliques, semi cosmiques, mais sans jamais prendre le large. Le disque remorque l’inévitable « Falling », qui figurait sur la démo et avait permis au groupe de remporter sa semaine Pure Demo. Mais les deux morceaux susceptibles de provoquer le plus de remous sont « Boys of Warsaw », chanté d’un timbre assez particulier, plutôt falsetto, proche de Pye Hastings (Caravan) et puis en final « Edgar Morbacks », une sorte de power pop vindicative, rappelant les Buzzcocks. Mention spéciale à la section rythmique dont la tâche ne doit pas être facilitée par les changements permanents de cap, opérés dans les compos. Le potentiel de Nestor ! est indéniable. Et il ne faudrait pas grand-chose pour que le public morde à l’hameçon…

(Version développée de l’article ‘Nestor ! à la plage…’ paru en 2008, dans la revue des festivals en communauté française ‘Caravan Pass’. Voir http://www.caravanpass.be)

 

 

Un opus éponyme pour Das Pop

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C’est le 27 octobre et pas le 18 août, comme précédemment annoncé, que paraîtra le nouvel opus de Das Pop. Eponyme, il a bénéficié du concours de David et Stephen Dewaele de Soulwax (aka 2 Many DJs) à la production. Il sera précédé par le single « Underground », dans les bacs depuis ce 23 juin.

Das Pop se produira le samedi 9 août dans le cadre des Lokerse Feesten et le 15 du même mois au Pukkelpop.

Das Pop sur Youtube : http://nl.youtube.com/user/DasPopTV

Pour plus d’infos : http://www.myspace.com/daspop

 

L’âne de CSS

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Le nouvel opus de CSS paraîtra ce 22 juillet.  Intitulé « Donkey », il sera précédé par le single « Left Behind ». Pour votre info sachez que la bassiste Ira Trevison a quitté le groupe pour embrasser d’autres projets. CSS se produira ce 11 juillet au festival les Ardentes, le 8 novembre dans le cadre des Nachten au Petrol à Anvers et le 16 du même mois au Rockhal à Esch-sur-Alzette, au Luxembourg.

Tracklisting

1. Jager Yoga 
2. Rat Is Dead (Rage) 
3. Let's Reggae All Night 
4. Give Up 
5. Left Behind 
6. Beautiful Song 
7. How I Became Paranoid 
8. Move 
9. I Fly 
10. Believe Achieve 
11. Air Painter 

Pour plus d’infos : http://www.myspace.com/canseidesersexy et http://www.csshurts.com