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Sur « Idols », Yungblud franchit un cap et affirme son identité musicale avec force. Toujours porté par une énergie brute et une notoriété en pleine ascension, le chanteur britannique livre un troisième album studio aussi puissant que varié. Dès « Hello,…

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Ozark Henry connaît la musique Parker…

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Guillemots

Red

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Belle entrée en matière pour « Red », second essai de Guillemots. A l’écoute de « Kriss Kross », mise en bouche de ce nouvel opus, le quatuor semble avoir sorti l’artillerie lourde et déboule à toute vitesse, comme une armée prête à piétiner la ligne ennemie et lui faire mordre la poussière. Mais une fois parvenue face à leurs adversaires, les choses ne se passent pas comme prévu. Les Britons changent de stratégie et choisissent de déconcerter leur opposants en leur envoyant à la tronche « Big Dog », une tuerie pop aux accents carrément R’n’B. Ces derniers, plus que surpris, décident alors de déposer les armes pour s’enlacer les uns les autres sur le délicat « Falling Out Of Reach ». Guillemots continue à prêcher les valeurs de l’amour et de la mixité des genres durant toute la première moitié de ce « Red ». La formation commence néanmoins à s’essouffler, en plein milieu du combat, et en arrive presque à frôler la grandiloquence (« Last Kiss », « Cockateels », « Standing On The Last Star », l’ennuyeux single « Get Over It »). Heureusement Guillemots échappera de peu à la potence grâce à la simplicité de « Words » et du « Take Me Home » final. Dans son ensemble, « Red » est donc un second recueil relativement intéressant. Sans plus.

 

Gregor Hilden

Blue in Red

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Malgré son jeune âge, ce guitariste allemand a déjà un fameux vécu ; et sa discographie en est la plus belle illustration. A ce jour, il doit avoir concocté pas moins de huit elpees sous son patronyme, sans compter la confection de son superbe dernier DVD, "Live at the Luna Bar". L'artiste aime les couleurs. Il a d’ailleurs intitulé cet opus "Blue in Red". Quand on pense que son gratteur favori n’est autre que Peter Green, la palette de couleurs n’en devient que plus ample. Si le blues constitue son inspiration majeure, il faut avouer qu’elle concède de larges touches de jazz, et plus subtilement de rock. Gregor ne chante pas. Et pour cet album, il n’a pas invité de vocaliste. Son œuvre est donc exclusivement instrumentale. Il est épaulé par les musiciens de son band : le bassiste Sascha Oeing, le drummer Bjorn Puls et le claviériste Horst Bergmeyer. Peu de guests.

La cover du "Breezin'" de Bobby Womack est largement teintée de jazz. La trompette de Christian Kappe est très ‘classe’. Malgré ses accents généreux, elle entretient un climat intimiste. Les nuages bleus de "Blue clouds" planent majestueusement. C’est manifestement ce que Hilden fait de mieux. Sa Gibson Les Paul emprunte la tonalité de Peter Green. Le Green des meilleurs jours. Très subtil, son jeu repose sur une ligne mélodique imparable. Ce titre figurait déjà sur le « Live au Luna Bar ». Et comme je l'avais déjà souligné, il évolue dans un registre fort proche d’un autre guitariste anglais : Snowy White! Belle et atmosphérique, sa musique embrasse un swing élégant. Un swing entretenu par la chaleur de l'orgue Hammond B3 ; mais une nouvelle fois la trompette de Kappe, le sax ténor de Volker Winck et les cordes lumineuses du maître de cérémonie. La sonorité des cordes est tellement généreuse et réverbérée sur "Daydream", qu’il est impossible de ne pas penser à Carlos Santana. Pourtant l’orgue et le piano de Thomas Hufschmidt invitent au cabaret, alors que la richesse de la mélodie est bien présente! L’indolent "CD-Special blues" est de toute beauté. Grégor y conjugue puissance et dextérité, pendant que l’orgue Hammond tapisse l’ensemble de ses sonorités caractéristiques. Hilden vit sa musique. Et il parvient à communiquer ses sentiments de désespoir, même lorsqu’ils sont éphémères. "Zak" baigne dans un jazz pur et dur. La basse est versatile. Les balais graciles entretiennent un swing qui inspire les solistes aux cordes et à l'orgue. "Trading time" constitue la surprise de l’opus. Une compo judicieusement intitulée. A cause des échanges opérés entre les cordes en picking de Hilden et celles de son ami américain Tom Principato, dans un style franchement inspiré par Albert Collins. "Way baxk home" nous replonge dans un climat paresseux et atmosphérique. Ce qui permet au saxophone de Winck de prendre la clef des champs. Plus dansant, "Listen here" évolue quelque part entre le R&B (NDR : fluidifié par l'orgue Hammond, façon Booker T) et jazz plus complexe (NDR : pensez au Ramsey Lexis Trio). Le sax et l'orgue servent encore de rampe de lancement aux cordes étincelantes de Gregor. On n’oubliera pas le titre maître gorgé de swing ; et puis la finale "Shades of gold". Un morceau au cours duquel Hilden tient à cœur de nous quitter sur une touche mélodique et empreinte de charme…

 

I Like Trains (iLiKETRAiNS)

Elegies to lessons learnt (Dvd)

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Transposition en Dvd du premier opus d’iLIKETRAiNS, « Elegies to lessons learnt » est le fruit du travail d’Ashley Dean, le responsable des projections chez la formation de Leeds, mais aussi le joueur de cornet. Il avait commencé ce film d’animation en novembre 2006 et l’a terminé en février de cette année. Il décrit les voyages dans le subconscient opérés par un homme tombé dans le coma, suite à un accident de la circulation. Inspiré par les réalisations cinématographiques de Jan Švankmajer, The Bothers Quay et Morph, cette création donne une nouvelle dimension à la musique du groupe insulaire. Toujours aussi ténébreuse, mais plus visionnaire qu’introspective…

Scarlett Johansson

Anywhere I Lay My Head

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Pas folle la Scarlett. Jouissant d’ores et déjà d’une reconnaissance internationale grâce à sa filmographie relativement étoffée, cette énième actrice devenue chanteuse n’aura pas du se décarcasser pour assurer la promo de son premier ouvrage. Cet « Anywhere I Lay My Head » s’attaque à quelques uns des classiques de Tom Waits. Un raison suffisante pour attiser la curiosité. Mais lorsqu’on apprend que Nick Zinner (Yeah Yeah Yeahs), Dave Andrew Sitek (TV On The Radio) ou encore le grand David Bowie font partie de l’aventure, on ne peut que se plier à la volonté de la jeune femme et glisser son œuvre dans la platine. Et c’est là où le bât blesse. En effet, se contenter de contempler la pochette aurait peut-être été la meilleure initiative à prendre. Bien que la bravoure de la blondinette soit admirable, elle n’arrive pas à se montrer à la hauteur d’une initiative certes culottée, mais qui tombe à plat une fois l’introductif et instrumental « Fawn » arrivé à son terme.

Johansson enchaîne sur un « Town With No Cheer », dont les mots clés sont « No Cheer ». Ces derniers vont d’ailleurs se ressentir tout au long de la plaque, la voix ténébreuse de l’actrice ne dégageant manifestement pas grand-chose et se noyant dans les instrumentations. Même les deux duos partagés en compagnie de Bowie, qui se contente uniquement d’assurer les chœurs, n’ajoutent aucune plus-value à l’ensemble. Etrangement, « Song For Jo » est probablement le seul morceau qui retient l’attention. Coécrit par Scarlett et Dave Sitek, il s’agit de l’unique plage inédite d’une première œuvre peu exaltante. « I Don’t Wanna Grow Up » et son côté eighties procure éventuellement un peu de cachet à un « Anywhere I Lay My Head » manquant cruellement de vie. L’hommage monotone de Scarlett Johansson à son héros ne risque certainement pas de s’inscrire dans les annales…

 

Mindless Self Indulgence

If

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Mariage banal de Nu Métal et d’electro-punk, la huitième œuvre de Mindless Self Indulgence semble être figée en plein cœur des années ’90. Un peu comme si le quatuor refusait d’accepter le constat que le genre musical auquel il s’accroche, n’est aujourd’hui plus qu’un vague souvenir dans l’esprit des teenagers de l’époque. Parcouru de quelques hauts (le bien nommé « Mastermind » ou un « Bomb This Track » évoquant Hadouken!) et un peu trop de bas (les barbants « Revenge », « Get It Up », « Prescription », « Money »), « If » s’adresse avant tout aux fans de la première heure qui, eux, en auront pour leurs sous, au vu des innombrables bonus qu’il recèle. Outre les quinze morceaux originels de la plaque, la version européenne de cet essai contient donc deux inédits (les énergiques mais dispensables « Uncle » et « 3S ») ainsi que quatre versions remixées du single « Never Wanted To Dance ». De ces dernières, on retiendra principalement la réinterprétation ‘Nine Inch Nails-ienne’ du morceau par Combichrist. Et on évitera à tout prix l’affreux remix electro de Tommy Sunshine. L’énergie et la hargne dont le quatuor manifeste sur ce « If » sont irréprochables. Dommage que la créativité ne suive pas…

Mothlite

The flax of Reverie

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Ecouter la musique de Mothlite, c’est comme regarder un film de Stan Brakhage (NDR : véritable légende au sein de l’univers du cinéma expérimental, il est le premier à être intervenu directement sur la pellicule…), un photographe/monteur/acteur/producteur/scénariste américain (1933-2003) qui semble avoir beaucoup inspiré le duo avant-gardiste. Amusant quand on sait que la plupart des œuvres de l’Américain sont muettes et abstraites. C’est en tout cas ce que nous raconte la bio de ce projet. Un projet monté par le Britannique Daniel O'Sullivan et le Finnois Antti Uusimaki, deux personnage qui ne sont cependant pas nés de la dernière pluie. Le premier a bossé en compagnie de Guapo, Miasma, The Carousel of Headless Horses et Sun O))), alors que le second a été ingénieur du son auprès de Brian Eno et Tindersticks. Découpé en six titres étalés sur 49 minutes, cet opus évolue au sein d’un univers atmosphérique évoquant tour à tour la prog (NDR : « Atom heart mother » du Floyd, plus précisément), la musique contemporaine (John Cage), l’indus (Coil) et le post rock (Godspeed You! Black Emperor). « The flax of reverie » constitue leur premier elpee et il mériterait certainement de sonoriser la bande sonore d’une œuvre cinématographique… 

 

The Roots

Rising Down

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Mais où est donc passé le temps où The Roots impressionnait par son mélange de jazz et de hip hop made in Philadelphia. Un style que le combo symbolisait à la perfection. Mais où est donc passée cette énergie créative qui la différenciait de toutes les formations. Car aujourd’hui, si les musiciens jouissent d’un potentiel technique irréprochable, on ressent chez Ahmir Thompson aka ?uestlove, batteur, producteur et tête pensante du collectif, un besoin d’explorer univers plus accessible voire commercial. Une constatation qui ne date pas d’aujourd’hui. Mais bien de 2004. C’est-à-dire depuis la sortie de « Tipping Point », un huitième opus pour lequel le line up du quintet avait subi de profondes modifications. La métamorphose apparemment souhaitée par son leader conjuguée aux départs assez douloureux de Rahzel ainsi que de Scratch n’ont pas débouché sur une revalorisation du style musical. Au contraire ! D’ailleurs ils ne sont plus jamais parvenus à reproduire des œuvres incontournables comme « Iladelph Halflife » ou encore « Things Fall Apart ». Ce qui n’empêche pas The Roots de demeurer une institution dans le monde du hip hop et un véritable modèle du genre. Un groupe hors norme et plus que probablement l’antithèse de tous ces gros groupes US colportant une image Bling Bling pathétique.

Si les nouvelles compos de « Rising Down » se suivent et se ressemblent, on ne peut contester le savoir-faire de ces vétérans. Quinze titres assez brefs qui alternent revendications sociales et invitation à la fête. De quoi parfois perdre le fil de leurs (nos) idées… Heureusement, la présence d’invités aussi prestigieux que Malik B., Common, Mos Def ou encore Talib Kweli rehaussent nettement le niveau et démontre que The Roots est toujours considéré comme une influence majeure. Et pour cause, ?uestlove est devenu un batteur mythique alors que Black Tought, chanteur charismatique, est toujours capable, de son aisance habituelle, à nous surprendre par ses flows toujours aussi efficaces. Malgré la légère déception procurée par cet elpee, on ne peut que s’incliner devant leur persévérance. C’est vrai qu’après dix albums, on ne peut pas dire que leur aventure ait été éphémère…

 

Otherwise

Ten Hours

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« Ten Hours », titre symbolique, représente le laps de temps consacré en studio, à l’enregistrement de ce premier elpee d’Otherwise. Issu de Nivelles, le jeune combo (les membres n’ont que 20 ans) à créé au fil des concerts, son propre univers pop/rock, pour finir par le graver sur une rondelle de polycarbonate et d’aluminium. Neuf morceaux sortis des tripes qui se chevauchent et s’emboîtent pour 32 minutes de compositions, essentiellement menées par Arta Ertekin, l’égérie féminine du groupe. L’exercice de ce premier album a le mérite d’être très propre. Les instruments s’enchaînent bien les uns derrière les autres. Mais outre cette volonté de vouloir bien faire, on aurait souhaité un peu plus de chaos. Un besoin de mélanger plus encore les effets, et de déstabiliser le cours un peu monotone de l’opus. D’ailleurs, à mi-parcours, on a la sensation que le combo est victime d’une grosse perte d’énergie. Et c’est un peu sur sa faim que l’on reste après avoir écouté ce disque. Gageons qu’après seulement 3 ans de formation, ces gaillards vont prendre de la bouteille et se permettre plus de liberté, et nous l’espérons, acquérir une touche en plus de charisme.

31 Knots

Worried Well

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31Knots est sans conteste l’un des trios les plus inventifs et passionnants de la scène indie. Sur scène, la formation originaire de Portland exploite au maximum ses capacités et se réinvente systématiquement. Côté discographique, Jon Haege et ses deux partenaires n’ont cessé d’épater et d’émouvoir depuis le génial « Talk Like Blood » et plus, récemment « The Days And Nights Of Everything Anywhere ». « Worried Well » change quelque peu la donne. Après « Baby Of Riots », une intéressante introduction de quelques secondes, le trio déverse des morceaux blafards par rapport à ses œuvres précédentes. « Certificate », « Take Away The Landscape » ou le banal « Worried But Not Well » n’arrivent pas à égaler la puissance foudroyante des « No Sound », « Man Become Me » ou « The Story Of Ivan Normal ».

« Worried Well » fait état d’un 31Knots usé au niveau de l’écriture. Quelques extraits tels que « The Breaks », « Opaque », « Statics And The Heart Of Man » et l’excellent et original « Update The Mandate » permettent à la formation d’étaler un semblant de motivation. Ce nouvel essai laisse penser, dans l’ensemble, que l’aventure studio du trio soit en pleine phase d’affaissement. Une pente descendante toute relative cependant, « Worried Well » étant en réalité la première faute de parcours de 31Knots. Ne leur reste plus qu’à publier un essai ‘live’ afin de motiver à nouveau les troupes.   

 

Foo Fighters : Une surprise de taille pour les fans londoniens

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Les fans londoniens des Foo Fighters ont vécu un énorme moment de rock’n’roll samedi dernier à Wembley lorsque Jimmy Page et John Jones ont fait apparition sur la scène. Les membres de Led Zeppelin ont fait une entrée surprise en compagnie des Foo Fighters au moment du rappel afin d’interpréter « Rock And Roll » et « Ramble On ». Robert Plant, lui, n’a pas pu joindre ses collègues. En cause, sa tournée mondiale en compagnie de la chanteuse country Alison Krauss.

I Was A Cub Scout tire sa révérence

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A peine quelques mois après la sortie de leur premier essai, le duo I Was A Cub Scout a décidé de mettre la clé sous porte. Pour justifier cette décision, Todd Marriott et William Bowerman ont évoqué des difficultés artistiques et personnelles.

Les reprises de Bon Bon Club

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The Bon Bon Club, qui compte dans ses rangs Claire Hill de Slow Down Tallahassee ainsi que deux membres des Long Blondes, publiera le 23 juin un EP comptant trois reprises. Il s’agira du « Lullaby » des Cure, « Love Is Blind » de Pulp et « Romantic Rights » de Death From Above 1979.

2 Mogwai pour la rentrée

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Mogwai publiera le successeur de « Mr. Beast » à la rentrée. Intitulé « The Hawk Is Down », il sera précédé par « Batcat », un EP qui contiendra 2 morceaux extraits de ce nouveau recueil (« Batcat » & « Devil Rides ») ainsi qu’un inédit au titre éloquent, « Stupid Prick Gets Chased By The Police And Loses His Slut Girlfriend ». « The Hawk Is Down » sera dans les bacs le 22 septembre et l’EP « Batcat », le 8 septembre.

Butthole Surfers de retour ?

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Les Butthole Surfers viennent d’annoncer leur réunion, dans le line-up original des années 80. Pour l’instant seule une tournée américaine est au programme. Le temps dira si un éventuel recueil inédit ou une tournée européenne viendra s’ajouter à leur agenda.

The Raveonettes, version 1.2 pour l’été

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La tournée estivale des Raveonettes, qui passera en Belgique par le festival de Dour, devra souffrir de l’absence de son interprète féminine originelle, Sharin Foo. Enceinte, la jeune femme sera remplacée temporairement par nulle autre que sa sœur Louise Foo, membre du collectif Ohmarymary. 

Queensrÿche

(Mind)crime et châtiment…

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Vingt ans après sa sortie, « Operation Mindcrime » constitue toujours le chef-d’œuvre absolu de Queensrÿche. Non seulement les arrangements sont d'une précision chirurgicale, mais les compositions sont superbes et les lignes mélodiques vocales parfaites.

Mais avant toute chose, commençons par analyser les aspects négatifs de ce type de musique, pour mieux les balayer ensuite :

- Le heavy métal, sauce opéra rock affiche un côté kitch sur scène. C'est vrai ! Mais le show est tellement impressionnant qu'il est difficile de ne pas être précipité dans de l’univers de Nikki, Mary et du Dr.X,

- Les membres du groupe ne communiquent pas avec le public. Quelle autre solution adopter, lorsqu’on sait qu’ils jouent une intrigue devant nous. D'une rare cohérence, cette histoire ne peut être interrompue à aucun moment.

- L'AB était loin d'être comble, mais les tentures noires tirées devant les balcons et les gradins rendaient les lieux beaucoup plus intimes. On avait même l’impression que la salle était pleine à craquer.

- Enfin, comment analyser un tel show, lorsqu’on sait que les musiciens ont composé cet « Operation Mindcrime », en 1988. Et en précisant que les 3/4 du public qui ont acheté ce disque –à l’époque, ils avaient alors 15 ou 20ans– ont vieilli eux aussi. Peu de gamins, d'ailleurs, pour ce concert conceptuel, exercice auquel finalement peu de groupes osent se frotter.

Le concert démarre dès 19h00 par l'intégrale d'« Operation Mindcrime », volume I. Introductions bien entendu suivies par "Revolution Calling" et "Operation Mindcrime" qui nous plongent tout de suite dans l'ambiance : un rock déchaîné caractérisé par ses guitares acérées, et une mise en scène digne de cette épopée, alimentées d’intrigues sociales, politiques et religieuses, racontant le récit du mystérieux Dr. X qui cherche à conquérir le monde. Pour atteindre son but, il prend le pouvoir sur le naïf junkie Nikki, qu'il remodèle jusqu'à en faire une machine à tuer. L'histoire se déroule sur les planches, comme sur l'album ; à une différence près : Mary, l'ange gardien de Nikki, jouée par Pamela Moore, se suicide sur scène suite à un appel téléphonique de Dr.X ; et son corps disparaît dans les flammes au terme d'un "Needle Lies" d'une puissance incroyable (NDR : malgré les quelques imperfections vocales manifestées par Geoff Tate). Signalons quand même qu’hormis l’un ou l’autre détail, le son est tout bonnement magistral. L'alternance entre les passages chantés et les riffs sont remarquables. Les duels entre les guitares d'anthologie. Les figurants sont présents sur la moitié des titres afin d'illustrer le propos des chansons. Un écran géant a été placé en hauteur. Des images relayant les titres y sont projetées ; mais également captées en live durant le concert. Histoire de parachever l'impression d'assister tant à un spectacle qu'à un concert de heavy metal.

Détail piquant, mais totalement inhabituel aujourd’hui : ce sont les deux mêmes guitares qui sont utilisées tout au long du set... Quand on pense que des groupes de gamins comptant à peine un disque à leur actif en consomment parfois une kyrielle, pour une heure de show....

Les dernières notes de "Eyes of a Stranger" ont à peine fini de résonner que les musiciens quittent la scène. Les lumières de la salle se rallument. Les Queensrÿche méritent en effet bien une pause ; ne fût-ce que pour permettre à Geoff Tate de se refaire une ‘beauté’ : son maquillage a eu le temps de couler ; à un tel point que son regard en devenait inquiétant sur les derniers titres. Outre ses capacités de vocaliste de haut vol en matière de metal, il a un don inné pour mimer son show.....

Retour en salle sur une bonne nouvelle. Alors que les photos n'étaient usuellement autorisées que sur les 3 premières chansons (NDR : lors du premier « OM »), le second opus est ouvert aux courageux photographes qui le souhaitent. Une condition : rester dans la salle. Frontstage interdit. Je dois reconnaître qu'excepté votre serviteur, il ne doit pas y en avoir eu d’autre. Ce deuxième tome d’« Operation Mindcrime » a tellement été décrié à sa sortie. Notamment par les fans de la première heure. Normal, ils l'ont plus que probablement trop comparé à son homonyme de 1988. Aussi, je n'en attendais pas beaucoup sur scène. Grave erreur : Geoff revient vêtu d’un superbe costume noir. Il assiste à son procès sur les notes de "I'm American" qui trouve en live toute sa dimension hardeuse. Suivent différents épisodes consacrés à la vengeance de Nikki. Après sa descente aux enfers traduite par 18 ans en prison, il cherche à retrouver le Dr.X pour lui faire regretter tout le mal qu’il lui a fait et venger Mary. C'est sur "The Chase", lors de la confrontation entre Nikki et le Dr.X, qu’intervient la grosse déception de la soirée. Dans la version studio, c'est Ronnie James Dio qui tient le rôle du Dr.X. Je n’imaginais même pas entendre Dio chanter sa partie vocale. Mais quelle déception de devoir se contenter d’un enregistrement de sa voix… et aussi de celle de Geoff Tate ; alors que les quatre musiciens continuaient à jouer en live. Et ils remettront le couvert, même si Geoff assurera alors quand même sa propre partie.

Hormis cette remarque, « OM2 » prend tout son sens sur scène. L'atmosphère est manifestement impitoyable, ténébreuse et glauque (Geoff exécute un prisonnier d'une balle dans la tête, envisage de mettre un terme à ses jours, s'abandonne aux drogues et à l’alcool). L'absence de claviers sur scène renforce encore cette impression et les interventions nombreuses de Pamela Moore –qui tenait le rôle de Mary une heure plus tôt– apportent une touche plus lyrique aux chansons. Bref, une version ‘live’ qui prend largement le pas sur la ‘studio’. "All the Promices" clôt ce second volet. Rejoints par Pamela, les musiciens viennent saluer et remercier le public. Geoff sourit enfin ; après avoir joué pendant deux heures un rôle de sinistre personnage…

Les Queensrÿche remontent sur le podium quelques minutes plus tard pour accorder pour un rappel de 3 titres, au cours duquel ils peuvent enfin partager avec le public leur joie, voire leur bonheur, d'être sur ces planches. Et franchement, ce bonheur est communicatif. Et tant pis si la voix de Geoff a pris un coup dans l’aile ; il assure encore, le bougre.

Dommage que la salle n'était pas comble ; comme aux grandes heures où Queensrÿche remplissait des temples de la taille de Forest National. Mais comme je le rappelais en début de compte-rendu, nombre de fils du métal sont maintenant pères de famille ; et la nouvelle génération a l’embarras du choix, quand elle souhaite se déplacer pour un concert… même de métal.

 

Tokyo Police Club

En perte d’efficacité…

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La Rotonde se remplit difficilement. Tokyo Police Club avait pourtant séduit par son premier EP, assurant admirablement la succession des Strokes de leurs débuts. « A lesson in crime », en condensé de guitares explosives mais mélodiques, annonçait un avenir radieux pour les quatre Canadiens.

D’observer la salle aussi aérée soulève quelque scepticisme ; et la première partie, The Moebius Band, est accueilli avec la plus grande réserve. Pourtant le trio new-yorkais déjanté fait tout son possible pour égayer l’atmosphère. Les compositions partent dans tous les sens, dégagées de tout conformisme, au risque de sacrifier la cohérence et la structure. Batterie, basse et guitare sont soutenues pas des machines, dans une formule électropop qui, malheureusement, ne couve plus beaucoup de mystères. La performance s’écoulera finalement sans heurts, comme sans véritable accroche malgré le bon esprit et la qualité de l’instrumentation. Il manque l’assaisonnement pour s’émoustiller. Pas de rappel ; les applaudissements s’éteignent rapidement et le ton hagard s’installe, qui ne quittera plus la soirée. Les Nuits du Botanique ont-elles épuisé tous les mélomanes ?

L’énergie de Tokyo Police Club fera à peine sourciller. Les guitares s’affolent toujours autant sur les premiers morceaux, tirés de leur dernier « Elephant Shell ». Mais l’urgence n’est plus fondue dans les mélodies croustillantes qu’on leur connaissait. Les visages s’animent surtout lors de l’interprétation de morceaux plus anciens, comme « Nature of the experiment » ou « If it works » ; mais davantage d’efforts sont nécessaires pour adhérer aux nouvelles créations. Seul le single "Your English Is Good" ranime spontanément l’effervescence du public. Pour le reste,  la formule, toujours aussi brute et en puissance, a malheureusement perdu en efficacité. Les rythmes s’effilochent, la mélodie est moins perceptible, le son moins franc, le tout moins échevelé. Pourtant, la mise à l’honneur du synthé ajoute une consistance bienvenue et on ne devrait que se réjouir de voir ainsi s’émietter la parenté avec les Strokes. Malheureusement, ce qu’« Elephant Shell » gagne en singularité, semble fondre dans une power pop encore en cheminement et sans grande conviction.

L’indécision du public signe l’absence de rappel. Légère déception pour ce (très) jeune quatuor sur qui la presse et le buzz avaient peut-être simplement misé trop d’attentes.

Organisation Botanique

On a détecté un bourdonnement dans les oreilles de Sigur Ros

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« Með suð i eyrum við spilum endalaust » (traduisez ‘un bourdonnement dans des nos oreilles et nous jouons indéfiniment’) est le titre du nouvel opus de Sigur Ros, le cinquième, dont la sortie est prévue pour le 23 juin prochain. La mise en forme a été partagée entre le groupe et Mark Ellis (Nine Inch Nails, Smashing Pumpkins).

Et pour vous mettre l’eau à la bouche, rien de tel que de découvrir le premier single issu de cet opus, « Gobbledigook  : 

http://fr.youtube.com/watch?v=jkoyeht19Lk
http://www.wat.tv/video/sigur-ros-gobbledigook-nzpu_iedf_.html
http://www.wideo.fr/video/iLyROoafYs76.html

Il sera aussi en prévente sur ce site ainsi que sur iTunes à partir du 2 juin 2008 et tous ceux qui auront commandé le disque auront la possibilité de l’écouter en streaming à partir du 9 juin.

Tracklisting :

1. Gobbledigook 
2. Inní mér syngur vitleysingur 
3. Góðan daginn 
4. Við spilum endalaust 
5. Festival 
6. Með suð í eyrum 
7. Ára bátur 
8. Illgresi 
9. Fljótavík 
10. Straumnes 
11. All alright

Pour plus d'infos : http://www.sigurros.com

 

Radiohead : rétrospective de douze années de carrière en cd et en DVD

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EMI a décidé de sortir une rétrospective des douze années passées par Radiohead au sein de son écurie. Au menu, un Cd (NDR : le tracklisting du Cd simple correspond à la 1ère rondelle du Cd double), un double Cd et un Dvd. Ces disques sont dans les bacs depuis le 2 juin.

CD 1

1. Just
2. Paranoid Android
3. Karma Police
4. Creep
5. No Surprises
6. High and Dry
7. My Iron Lung
8. There There
9. Lucky
10. Fake Plastic Trees
11. Idioteque
12. 2+2 = 5
13. The Bends
14. Pyramid Song
15. Street Spirit (Fade Out)
16. Everything In Its Right Place

CD 2

1. Airbag
2. I Might Be Wrong
3. Go To Sleep
4. Let Down
5. Planet Telex
6. Exit Music (For A Film)
7. The National Anthem
8. Knives Out
9. Talk Show Host
10. You
11. Anyone Can Play Guitar
12. How To Disappear Completely

13. True Love Waits

Trackilisting DVD

Creep (réalisé par Brett Turnbull)
Anyone Can Play Guitar (réalisé par Dwight Clarke)
Pop Is Dead (réalisé par Dwight Clarke)
Stop Whispering (réalisé par Jeff Plansker)
My Iron Lung (réalisé par Brett Turnbull)
High And Dry (UK version) (réalisé par David Mould)
High And Dry (US version) (réalisé par Paul Cunningham)
Fake Plastic Trees (réalisé par Jake Scott)
Just (réalisé par Jamie Thraves)
Street Spirit (Fade Out) (réalisé par Jonathan Glazer)
Paranoid Android (réalisé par Magnus Carlsson)
Karma Police (réalisé par Jonathan Glazer)
No Surprises (réalisé par Grant Gee)
Pyramid Song (réalisé par Shynola)
Knives Out (réalisé par Michel Gondry)
I Might Be Wrong (réalisé par Sophie Muller)
Push Pulk / Spinning Plates (réalisé par Johnny Hardstaff)
There There (réalisé par Chris Hopewell)
Go To Sleep (réalisé par Alex Rutterford)
Sit Down Stand Up (réalisé par Ed Holdsworth)

2+2=5 (Live au Festival de Belfort) (réalisé par Fabien Raymond)

Pour voir le clip de « High and Drive » (US Version)

 http://www.wideo.fr/video/iLyROoafY92z.html
http://www.wat.tv/video/radiohead-high-and-drive-us-musv_iedf_.html
http://fr.youtube.com/watch?v=CK3z2KZ57LQ

Pour voir le clip de « Sit down Stand up »

http://www.wideo.fr/video/iLyROoafY9z5.html
http://www.wat.tv/video/radiohead-sit-down-stand-up-mumo_iedf_.html
http://fr.youtube.com/watch?v=6H7M8Xl86nw

 

Un retour aux sources pour Honest Jon’s

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Il y a deux ans, Honest Jon’s s’est rendu à Lagos en compagnie du drummer Tony Allen, pour y immortaliser ses premiers enregistrements accomplis lors de ses années passées avec Fela Kuti. Classique de l’afro-beat contemporain, “Lagos No Shaking” en est le résultat. 

Dans la foulée, le label a sollicité la participation de légendes de la culture dance comme Basic Channel de Berlin ou le père fondateur de la techno de Detroit Carl Craig, ainsi que de jeunes loups tels que les Newham Generals de Dizzee Rascal, Diplo (le producteur de MIA basé à Baltimore) ou Bonde Do Role, nouveaux venus sur la scène carioca, originaires de Rio de Janeiro.

Honest Jon’s a commissionné des enregistrements au Caire, à Saturn, Bogota et Kingston en Jamaïque, et donné naissance à de nouvelles interprétations ou une relecture complète par le pionnier du space jazz Salah Ragab, un orchestre de rue influencé par le Sun Ra’s Arkestra (Hypnotic Brass), des batteurs afro-colombiens venus du village de San Palenque De Basilio inspirés par le highlife, et un vétéran de Mystic Revelation Of Rastafari de Count Ossie.

“Sanfoka” et “Reggae Land Dub”, basés sur le style de batterie de Losun et Ise Nasa, Carl Craig, Bonde Do Role, Mark Ernestus et Moritz Von Oswald ont fourni des remixes de titres de “Lagos No Shaking”. Les Newham Generals ont rebondi sur le très percussif “Gbedu”, “Samba” est une relecture de la chanson folk “Awa Na Re”, et Salah Ragab livre ici une version originale de “Ole”. On trouve des samples de batterie du groupe Elewedu Of Agege dans “Fuji Ouija”, enregistrés durant les séances de “Lagos No Shaking” et disponibles sur des maxis Honest Jon’s.

(d’après communiqué de presse)

Tracklisting :

Hypnotic Brass Ensemble - “Sankofa”
Carl Craig - “Kilode Remix”
Bonde Do Role - “Awa Na Re Remix”
Mark Ernestus - “Mark’s Disco Dub”
Wareika Hill Sounds - “Reggae Land Dub”
Newham Generals - “Tetsuya’s Theme”
Son Palenque - “Samba”

Diplo - “Fuji Ouija”
Salah Ragab - “Ole (Cairo Remix)”
Moritz von Oswald - “Ole Remix”

 

John Plug déjà de retour !

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John Pugh et Madeline viennent de signer chez DFA sous le patronyme de Free Blood. Une signature déjà ponctuée par un vinyle trois titres. A suivre de très près, quand on sait que John est un ex- !!!...