La terre fissurée de Daffo

À seulement 20 ans, Daffo, artiste indie-rock basée à Brooklyn, transforme le tumulte intérieur en chansons brutes et poétiques, d’une étrange beauté. Entre l’énergie DIY et des arrangements délicats, sa musique oscille entre fragilité et intensité. Révélée…

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Julia Drouot a coupé court…

De ses années de conservatoire, il reste à Julia Drouot peut-être le goût de ses fugues, non pas celles qui se jouaient au XVIIème siècle dans les salons des cours européennes, mais celle qui se chausse de semelles de vent. La chanteuse et compositrice a…

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Les Nuits Botanique 2008 : mercredi 7 mai

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La chaleur du jour imprègne encore les allées du Botanique ce mercredi soir. Les mélomanes y flânent dans une ambiance moite et nonchalante.

A l’intérieur d’une Orangerie déjà bien remplie, les Bruxellois de Cafeneon entament un de leurs premiers concerts. Les plages lancinantes, teintées de guitares et de claviers new-wave évoquent Cure ou New Order. Frisant par moment la léthargie, le set du quintet parvient tout de même à conquérir une bonne partie du public, servi notamment par une section rythmique inventive.

Les six musiciens de Tunng s’installent ensuite, bien en ligne. Durant plus d’une heure, ils vont parcourir leurs trois albums, en privilégiant toutefois le petit dernier, « Good Arrows ». Les harmonies subtiles illuminent des chansons qui n’oublient jamais d’être intelligemment construites, entre folk apaisée et électro minimaliste. Si quelques baisses de régime peuvent mollir le propos à mi-parcours, Tunng nous surprend par une attitude généreuse et quelques décalages judicieusement placés (le nerveux « Soup », en forme d’hommage à… Metallica !) L’univers des Anglais peut tour à tour se montrer enjoué, voire dansant (l’irrésistible « Bullets »), puis déchirant (le magnifique doublé « Jenny Again » et « Sweet Williams » tiré du second album, « Comments of the Inner Chorus »). C’est peut- être dans cette dualité que réside la part la plus captivante du groupe : toujours bienveillante, la petite musique de Tunng n’en possède pas moins un caractère nuancé qui la rend tellement humaine. Et après nous avoir bercés, chacun peut rentrer chez soi le nez dans les étoiles, en attendant de nouvelles nuits qu’on espère aussi belles.

Tunng + Cafeneon

Organisation Botanique

Glorytellers

Glorytellers

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Glorytellers conte de jolies histoires posées sur des arpèges passionnés et des mélodies délicates. Une évolution surprenante pour qui s’est consacré pendant douze ans à fusionner le jazz et le post-rock. A des foulées de ses projets précédents (Karaté et Secrets), Geoff Farina délaisse ici les sons saturés pour une orchestration réduite à sa plus délicate expression. Sans regrets, puisque les ballades sont enchaînées sans heurts, comme peut le faire un écoulement de jours et de semaines au toucher peau de pêche. De l’une à l’autre, le sourire ne s’effiloche pas ; on frissonne de cette pop-folk acoustique et épurée, puisant tantôt chez Nick Drake, tantôt chez Belle et Sébastien. Parfois, le morceau est acheminé aux confins de l’improvisation type free jazz, rappelant le passé du songwriter. Mais le plus souvent, la sécurité l’emporte sur la surprise. S’en plaindront peut-être les zappeurs consommateurs qui voudraient voir exploser la dentelle par pure volonté d’expérimentation ou d’imprévisible. Pour les autres, Glorytellers séduit, non par la surprise ou le cataclysme mais par la chaleur d’une voix de velours et d’une guitare frissonnante d’émotion. L’album est soutenu par quelques envolées solos déchirantes de beauté ; des interludes qui sonnent comme autant d’actes de dévotion, tant l’instrument est mis à l’honneur par la virtuosité du musicien. En filigrane, ce premier album de Glorytellers déroule doucement le fil de la vie à travers ses petits plaisirs et ses mélancolies; mais toujours la nonchalance achève de dédramatiser, la guitare gracieuse, d’enivrer. Aucun reproche à cette narration toute en courbes, si ce n’est que sa douce simplicité ne s’apprivoise pas avec autant d’aisance au quotidien.

 

Luther Ingram

I Don’t Want To Be Right : The Ko Ko Singles volume 2

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Il y a peu de temps on vous parlait de Tommy Tate, chanteur quelque peu éclipsé par Luther Ingram, star du label Ko Ko, une filiale du label Stax. Le hasard fait donc bien les choses puisque cette galette réunit les singles enregistrés entre 1972 et 1978 (NDR : l’histoire s’est achevée, lorsque le label a déclaré faillite) par… Luther Ingram. Grâce à l’enregistrement de « If Loving you Is Wrong, I Don’t Want To Be Right », Luther Ingram (décédé il y a deux ans) a connu les honneurs des hit-parades américains. Cette compilation se concentre donc sur cette période.

La différence entre les deux chanteurs est manifeste. Le style de Luther était un peu plus sophistiqué et policé que celui de Tommy Tate. Ce qui n’enlève rien aux qualités artistiques de Luther Ingram, doté lui aussi d’une très belle voix. L’homme était autant à l’aise dans le répertoire de ballades romantiques (qui constituent l’essentiel de ces titres) et des morceaux plus funky qui émaillent souvent les ‘faces’ b’ de ces singles. La crème des musiciens de Memphis est présente sur ces 19 titres : un jeu et un son reconnaissable entre mille, une instrumentation très riche et des arrangements soignés. On reconnaîtra quelques chansons reprises par Tommy Tate (dans « I’m So Satisfied : The Complete Ko Ko Recordings and more ») mais aussi pas mal de titres originaux, et souvent très bons. On pointera par exemple l’élégant « Missing You », porté par sa rythmique énorme et l’arrangement de cordes, de même que sa flip side, l’enlevé « You Were Made For Me ». De nombreuses plages se maintiennent à ce niveau de qualité, même si certaines, comme « Let’s Steal Away To the Hideaway », sombrent un peu dans le sirupeux. En outre, des morceaux comme les excellents « I’ve Got Your Love In My Life » et « Get To Me » se rapprochent respectivement du meilleur de Al Green et Marvin Gaye (on n’exagère pas). Ils rachètent largement les menus excès de glucose qui entachent l’un ou l’autre fragment.

 

Daniel Lanois

Here is what is

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Daniel Lanois enregistre très peu pour son compte personnel. Ce « Here is what is » n’est que son neuvième album. Par contre, on ne compte plus ses collaborations auprès d’autres groupes ou artistes. Parmi les plus notoires Martha and the Muffins, Peter Gabriel, Luscious Jackson, les Neville Brothers et j’en passe. U2 et Bob Dylan aussi, évidemment. C’est même l’Acadien qui a relancé la carrière du Zim. Et puis Brian Eno. Un pote ! Qui est venu apporter son concours pour enregistrer ce « Here is what is ». En fait, il se contente de s’épancher à travers des réflexions philosophiques. Parfois mises en musique. Ce sont les interludes de cet elpee qui compte quand même 18 plages. Lanois a également reçu la participation de musiciens hors normes. Et notamment Garth Hudson (piano/claviers) ainsi que le fantastique drummer/percussionniste Brian Blade. Enregistré entre Toronto, Los Angeles et Shreveport, cet opus est en fait la bande sonore d’un documentaire du même nom. Pour Lanois, ce n’est pas une première. Ce qui explique sans doute la présence de ces commentaires ou de ces dialogues, sans grand intérêt sous leur forme audio. Dommage, car en éliminant ces plages, ce disque aurait mérité qu’on s’y attarde davantage.

Daniel se réserve l’essentiel des vocaux et des parties de guitare ; notamment la pedal steel dont il use et même parfois abuse. C’est encore un motif valable pour ne pas lui accorder une note d’excellence. Pourtant, l’opus recèle des titres incontournables. A l’instar de « Where will I be », une chanson qu’il avait écrite pour Emmylou Harris », lors de la confection de son album « Wrecking Ball », en 1995 (NDR : il l’avait même mis en forme) ; et dont la nouvelle version est dynamisée par les percussions tribales de Brian. Un Brian qui transforme en or tout ce qu’il touche. A l’instar du titre maître, un morceau abrasé par des cordes de guitares bourdonnantes, légèrement reverb, nébuleuses. Une électricité presque ‘crazyhorsienne’ qui se révèle aussi pétillante sur « Duo glide ». Mais dispensée en toile de fond, pour permettre aux harmonies vocales rares, mais limpides d’atteindre le raffinement ultime. Des harmonies vocales qui hantent également « Joy », un fragment fluidifié par un orgue vintage. De cette plaque on épinglera encore les 8’30 de « Lovechild ». La première moitié du morceau est interprétée au piano. De manière classique. Mais une forme de classique légère et contemporaine. Avant d’atteindre un carrefour où après avoir hésité entre psychédélisme, country et ambient, il va finalement choisir la voie du soft rock cosmique. Et puis encore le curieux « Snake #6 ». Balisé par un énorme groove de basse, cet instrumental mêle habilement cordes semi-acoustiques tintinnabulantes et électriques particulièrement effilées. Sans oublier « Moondog » caractérisé par ses drums offensifs et ses jaillissements de piano jazzyfiants ainsi que le gospel « This may be the last time », auquel a participé le père de Blade, échappé des chœurs de son Zion Baptist Church. On passera donc sous silence les quelques ballades atmosphériques romantiques et languissantes (le plus souvent colorées par la pedal steel de Daniel) pour ne retenir que la quintessence de cette œuvre. Et franchement, si on élimine le superflu, la sélection vaut le détour…  

 

Brian Reitzell

30 Days Of Night

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Dirigé par David Slade et coproduit par Sam Raimi, le film « 30 Days Of Night », sorti aux alentours des fêtes d’Halloween et tiré du comic-book du même nom, conte l’histoire d’une petite bourgade d’Alaska victime d’un phénomène naturel particulier. Chaque année, le soleil boude cette partie du monde pendant 30 jours consécutifs, forçant ses habitants à vivre, de toute évidence, dans l’obscurité durant cette période. Une aubaine pour les vampires, qui ne passeront certainement pas à côté de cette opportunité. Le film ayant disparu des complexes cinématographiques depuis un bail, la bande sonore de « 30 Days Of Night » arrive dans les bacs belges manifestement trop à la bourre. Indissociable du long métrage qu’elle illustre, l’œuvre de Brian Reitzell et son atmosphère inquiétante n’a, par conséquent, que peu d’intérêt hors contexte. Sauf peut-être pour agrémenter l’ambiance de l’une ou l’autre soirée déguisée à Halloween. En attendant, l’objet devra se contenter de prendre la poussière au fond du grenier…

Slim Cessna

Cipher

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Slim Cessna’s Auto Club est une formation issue de Denver drivée par… Slim Cessna. En fait le seul membre originel du line up, même si au fil du temps, Jay Munly est devenu son complément indispensable. Les deux musiciens se partagent d’ailleurs les lead vocaux. A l’instar de 16 Horsepower, le combo pratique une forme d’alt country gothique (NDR : ou sudiste, si vous préférez !) Et le combat perpétuel entre le bien et le mal est également la principale source de leurs lyrics. On y parle donc de Dieu, du Vieux Testament, de l’apocalypse, du péché (l’alcool, la fornication et tutti quanti), de la pénitence, de la rédemption et autres thèmes qui relèvent autant du dogme que de la théologie. Mais aussi de guerres et de vengeance. De quoi alimenter les conversations quotidiennes…

Penchons-nous maintenant sur leur musique, et surtout sur leur album, « Cipher ». Découpé en quatre sections annoncées par autant de versions différentes d’une compo hymnique (« An introduction to the power of braces »), l’opus se révèle de plus en plus ténébreux et électrique au fil du temps. La country allègre, enlevée (impliquant notamment banjo, mandoline et  slide), presque festive, parfois balayée de chœurs gospel, a cappella ou incantatoires, succombant même aux accents pop de Pulp sur la presque valse « SCAC 101 », se mue alors en rock tentaculaire, ténébreux, lugubre, voire sinistre, aux deux tiers du parcours. C’est d’ailleurs à partir de ce moment que l’elpee devient le plus électrique et surtout le plus intéressant, lorgnant même vers Nick Cave et ses Bad Seeds du « From her to eternity », sur « Jesus is in my body : my body has let me down » et empruntant un tempo carrément boogie sur l’écorché (cette slide !) « Red pirate of the prairie ». L’opus s’achevant par « That fierce cow is common sense in a country dress », un morceau de cow punk particulièrement austère. Et pour rendre l’œuvre encore plus obscure, Slim Cessna’s Auto Club n’a rien trouvé de mieux que d’inclure des messages codés à l’intérieur de l’artwork de la pochette…

Soil & ‘Pimp’ Sessions

Pimpoint

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Formé sur la scène ‘clubbing’ de Tokyo, ce sextet nous réserve, sur ce troisième album, une bonne dose de jazz, boostée par une énergie impressionnante. Fortement influencés par le jazz new-yorkais de la grande époque, ces Japonais furieux ne se contentent pas de rendre hommage aux maîtres de manière compassée ; mais ils parviennent à sortir cette musique du formol…

Cet opus recèle beaucoup de titres de hard bop ; des impros modales jouées à un rythme soutenu et inventif, le tout grâce à une impeccable section rythmique. Des thèmes classiques mais bien composés qui s’aventurent parfois du côté du funk jazz comme sur le fou furieux « The Slaughter Suite », « Makuroke » (et ce clavier très « Starsky & Hutch ») ainsi que le très élégant « Funky Goldman ». Les hommages appuyés ne manquent pas non plus : l’intro du très bon « We Want More ! ! ! » renvoie au « Just the Two of Us » de Bill Withers. « Hype Of Gold » semble quant à lui calqué sur le Coltrane de « My Favorite Things ». « The Party » rappelle les mélodies chorales du « Milestones » de Miles Davis. Pas vraiment original vous me direz, mais c’est tellement frais que ça passe très bien.

La formation s’aventure aussi dans des rythmiques plus latines : « Pluto » est à la croisée des chemins entre la musique cubaine et brésilienne, tout comme l’excellent « Sahara » qui achève cet album. On sent que ces compos sont jouées avec amour et passion, transformant ce disque en une agréable surprise. A noter que les gaillards seront cette année au festival de Dour et leurs prestations scéniques valent le détour… A bon entendeur !

 

State Radio

Year of the Crow

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Tout au long des treize pistes de leur dernier opus « Year of the Crow », les membres de State Radio s’érigent en militants et pointent d’un doigt agité quelques facettes de notre triste monde. De « Guantanamo » à « Fall of the American Empire », ils n’ont de cesse de rabâcher des lieux communs déjà entendus cent fois. Alors quitte à se les farcir une énième fois, de meilleures conditions acoustiques n’auraient pas été superflues. Oscillant entre rock, reggae et punk, State Radio mêle aux compositions de doux accents folks. Et ça marche… rarement. Très prévisibles, les variations de genre ou de voix n’étonnent pas, ni n’agrémentent les morceaux. Au contraire, elles irritent. On ne retiendra de « Year of the Crow » que « The Story of Benjamin Darling Part 1 » et sa cadence engageante, « Rash of Robberies » et son refrain qui vous martèle les tympans pour y rester graver et, peut-être, le triste « Sudan », mais sans conviction…

En guise de conclusion, State Radio nous sert un « Fall of the American Empire » pas plus convaincant que le reste. ‘It’s the fall of the American empire, but don’t worry honey, you didn’t miss a thing’… Idem pour cet album… Avis aux plus courageux qui se procureront l’album : le meilleur réside peut-être dans la chanson cachée…

 

Mark Stewart

Edit

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Le terme ‘légende’ est souvent galvaudé, mais chez Mark Stewart, on peut se risquer à l’utiliser. Chanteur du Pop Group à la fin des années 70, Mark Stewart a ensuite commencé une chaotique carrière solo dont « Edit » constitue seulement le sixième volume. Après dix ans de relative discrétion (hormis quelques collaborations opérées en compagnie de Nine Inch Nails, Tricky et Primal Scream), Mark Stewart revient, mais c’est comme si rien n’avait changé.

L’homme reste fidèle aux sonorités radicales et à ses paroles obsédées par l’injustice sociale et la paranoïa. Mélangeant bruit blanc, hip hop old school, électro et dub distordus, sa musique reste à l’enseigne de l’auto sabotage systématique et des expériences sonores limites mais totalement enthousiasmantes.

La première partie de l’album est quasi parfaite. On part du funk abrasif de « Rise Again » où les premières paroles prononcées par l’ancien du Pop Group sont « I Go Craaaaaaaaazy ! » et on le croit sans peine à l’écoute des titres suivants… Le triste « Loner » est une complainte électro dévastée (à ne pas mettre entre les oreilles de dépressifs) qui installe le décor pour une plongée sans filet dans l’apocalypse intérieure de Mark Stewart. Le magistral « Puppet Master » lui succède, un dub digital déjà entendu (dans une version un peu différente) sur « Kiss The Future », la compilation consacrée par le label Soul Jazz à notre homme, il y a quelques années. L’efficace « Strange Cargo », se penche sur le thème de l’esclavage moderne et concasse une rythmique ragga à l’aide de percussions et de chants africains. « Secret Suburbia » est un des titres les plus mélodieux d’« Edit », mais pas le plus réussi ; à l’instar de « Mr. You’re A Better Man Than I », une curieuse reprise des Yardbirds chantée en duo avec Ari Up (ancienne des Slits). La deuxième moitié de l’album se perd dans de sévères délires (comme l’introduction kilométrique d’« Almost Human ») mais réserve quand même l’excellent « Radio Freedom » et le totalement fou « Freak Circus », titre électro qui flirte avec la quatrième dimension…

Conclusion : en ces temps de pasteurisation musicale, « Edit » constitue un disque précieux, par un artiste qui l’est tout autant. Check it out !

Times New Viking

Rip It Off

Pour son troisième album, Times New Viking nous propose seize titres atteignant une durée totale de trente minutes. Vous l’aurez compris, nous sommes en présence de punk pure souche. Et pour couronner le tout, le groupe semble avoir enregistré cet elpee en se servant des moyens de l’époque. Résultat des courses : malgré une recherche probable au niveau des compositions, il est impossible d’apprécier l’opus à sa juste valeur. Dès que la batterie et la guitare en mode ‘accords de puissance’ s’en mêlent, le son sature et la voix devient totalement inaudible. C’est dommage, car si la formation avait utilisé un home studio, elle aurait pu obtenir un produit de bien meilleure qualité, tout en conservant une étique DIY (‘Do It Yourself’). 

Etre ‘roots’ c’est bien, mais il y a des limites.

White Williams

Smoke

Écrit par

C’est en septembre 2007 qu’apparaît la frimousse du petit Joseph Williams, aka White Williams. A cette époque, pas si lointaine, il nous proposait sous le label Tigerbeat6, un EP fort prometteur, intitulé « New Violence ». Certes, White Williams a une tête de premier de classe, et ressemble un peu à un communiant qui vient de recevoir son orgue Bontempi. Mais ce qui sort de ces touches enfoncées est susceptible de damner l’âme d’un bigot averti. Et c’est l’oreille tendue que l’on attendait la suite des festivités. Ce nouvel opus est la suite logique de la mini galette. On y retrouve d’ailleurs comme morceaux, « New Violence », « Violator » ainsi que l’inévitable « Smoke ». Mais aussi seize nouveaux morceaux, dont dix plages confirmant tout le bien et la tortueuse idée que l’on se faisait de l’univers de l’Américain. Et c’est paru chez la même écurie.

Dès la mise en marche de la machine, « Headlines » dépose à nos pieds une surprenante ressemblance dans la voix et les arrangements, celle d’Alexis Taylor, le leader de Hot Chip. Ces deux ‘nerd’ possèdent exactement le même timbre et la même dégaine. Un trouble vite escamoté, par un truchement d’effets electro proche de l’expérimental, et un concept plus abrupt dans les compositions. Le petit parfum eighties ajouté, volé à Gary Numan ou aux Sparks, laisse derrière lui une flagrance dynamique qui a vite fait d’activer nos parois nasales et auditives. Pas toujours simple à décoder, mais toujours très fraiches, les 36 –courtes– minutes de l’elpee méritent une attention particulière. Il y a fort à parier que le gamin de New-York ne s’arrêtera pas en si bon chemin. D’ailleurs, il n’est pas difficile d’entrevoir, dès à présent, les prémices d’une longue série d’albums. Gardons nos esprits en éveil !

 

Chris Andersen

Greaseland

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Paru en 2006, « Greaseland » constitue une sorte de concept album. Largement autobiographique, il retrace les aventures d’un musicien fauché, un rien éthylique, qui a perdu une bonne partie de ses illusions et s’enferme dans son blues. Lors de l’enregistrement de cet elpee, Chris a reçu la participation de plusieurs compatriotes.

Le disque s’ouvre par “It’s dark in here”. En effet, l’atmosphère est sombre. Bercée par l’harmonica de Richard Gjems (NDR : il joue dans l’esprit de Charlie Musselwhite !), sa musique est très personnelle. La guitare du Kid est savoureuse. A cause de cette tonalité très reconnaissable, née du recours au vibrato qu’il utilise à la manière de Peter Green, mais dans un esprit bien distinct. Divertissant, “C’mon Johnny, let’s hit that town” est sculpté dans le pur rock’n’roll. Le son est pourri comme ce n’est pas possible. Gjems est très complice et leur complémentarité fait plaisir à entendre. Quoique subtilement teinté de rock, “I’m tired” poursuit dans ce registre blues. Dans ce style, il est comme un poisson dans l’eau. Il en profite pour adresser un clin d’oeil à Chicago, mais en adoptant un feeling contemporain. “Jennifer, Jennifer” marque un retour brutal au rock’n’roll. Les vocaux sont sensiblement trafiqués. Un peu comme des Beatles sous leur forme la plus rudimentaire qui se seraient mis à consommer du blues en quantité industrielle. Le travail sur les voix est certainement délibéré, et le résultat souvent curieux et réussi. A l’instar de cette cover originale du “Devil got my woman” de Skip James. Ou encore de “Slimy town”. Très imprégné du Delta, ce morceau conjugue parfaitement voix, lignes de guitare et harmo. “The dirt people” prend un virage à 180°. Direction : la Nouvelle Orléans. Les accents sudistes planent inévitablement sur ce fragment. Et la présence de l’orgue et du piano, dispensés dans l’esprit de Dr John et de Little Feat, y est sans doute pour quelque chose. Le Kid est passé à la slide pour marquer son retour à Chicago. Son attaque au bottleneck sur “Brandy!” est rugueuse. L’influence d’Elmore James, voire encore de Hound Dog Taylor est indéniable, notamment lorsque les accents se font plus métalliques. Andersen adapte le “Strange land” de son boss Charlie Musselwhite. Un exercice de style sans harmonica, mais avec orgue. Nerveuse, cette version est caractérisée par de bien jolies phrases de guitare. Le Kid lorgne vers BB King et donc Memphis sur “The bender”. L’orgue Hammond s’intègre judicieusement dans la section rythmique. Les lignes de guitare sont fluides et inventives. “Mexico kid!” nous rappelle sa nette propension à emprunter les accès métalliques et largement amplifiés de la surf music! Boogie royal, “Greaseland boogie” déménage et nous réserve la surprise attendue : l’arrivée du boss Charlie armé de son harmonica magique. Excellent! On est également très étonné lorsqu’il reprend “Jumping at shadows”, un slow swamp blues signé par le regretté Britannique Duster Bennett. Pour mémoire, sur la version originale, ce dernier était accompagné par Peter Green. Et cela s’entend dans la version du Kid. Enfin, on a encore droit à un bonus : le participatif “Whiskey!”. Une compo qui baigne dans la bonne humeur et laisse libre cours à une guitare exubérante. Un excellent album !

Chris Andersen

Rock awhile

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Pour enregistrer ce « Rock awhile », le chanteur/guitariste Kid Andersen a reçu le concours du bassiste Kedar Roy, du drummer Martin Windstad, du pianiste Sid Morris et de Johnny Cat –l’actuel gratteur de Terry Hanck– à la rythmique.

L’opus démarre par “Rock awhile”. Du West Coast jump qui rocke et rolle à souhait. Sid est virevoltant au piano. L’ami Terry Hanck honke à souhait sur son sax tenor. Le Kid possède une très bonne voix. En outre, il excelle à la six cordes. Notre Scandinave a tout compris ; et lorsqu’il décolle, difficile de le récupérer! L’album s’inspire du meilleur Chicago blues. Et tout d’abord celui du maître : Muddy Waters. Mark Hummel chante “Walking thru the park” et assure, évidemment, les parties d’harmonica. Les sonorités de cordes de Chris sont particulièrement sales ; mais au passage, il arrache des notes incroyables. La même équipe remet le couvert sur le “She’s got it” du même Waters. La reprise du “All your love” de Magic Sam nous entraîne dans le Chicago Westside, tout en manifestant beaucoup de respect pour son créateur. La complicité entretenue entre ses cordes et le sax de Hanck est un véritable régal. Slow blues dépouillé à l’extrême, “Hangover day” constitue un pur joyau. C’est également un hommage flagrant au Peter Green des débuts. Tout au long de cette plage, on y retrouve cette même tonalité, reverb à l’appui! Imprimé sur un tempo plus enlevé, “You ain’t so pretty no more” baigne au sein d’un climat fort proche ; mais le doigté semble davantage calqué sur celui d’Otis Rush. Chapeau! Andersen est capable de changer de registre. Nonchalant, “Someday you got to pay” exhale un parfum de Louisiane. La voix de Chris est alanguie. Sid Morris brille au piano ; mais surtout permet au Kid de dispenser des accords très ‘relax’. Andersen est avant tout un musicien. Il privilégie donc les plages instrumentales, parfois proches de la surf music. A l’instar de “Lil’ earthquake”, rehaussé par la présence du sax de Hanck. A contrario, “Hobbnobbing’ with Hoy Poy” est empreint de douceur et de légèreté, un morceau parcouru par l’harmonica chromatique de Mark Hummel, invité pour la circonstance. L’intervention du génial Jr Watson, sur le swinguant “Bald headed woman”, est à la fois subtile, délicate et pétillante. Toujours dans un registre swing, Kid chante son “Aquavit boogie”. La section rythmique est percutante. Il a beau vivre loin de sa terre natale, il n’en oublie pas son élixir favori. Bénéficiant du concours d’un autre invité, Paul Ivy, “I really love my monkey” est une bonne partie de rock’n’roll. C’est la cerise sur le gâteau. Cet excellent opus s’achève par l’enlevé “Stompin’ with the Kid”, un ballet pour sax et cordes.

 

Chris Andersen

The dreamer

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Pour son troisième opus personnel, Kid Andersen est épaulé par de nombreux amis. Et tout d’abord par la section rythmique de Charlie Musselwhite : le bassiste Randy Bermudes (passé depuis chez les Fabulous Thunderbirds) et le drummer June Core. Les potes du Terry Hanck Band sont également de la partie. Dont Hanck en personne au saxophone. Butch Cousins se réserve les percussions et Bob Welsh (NDR : très souvent partenaire de Mark Hummel) les claviers. L’harmoniciste Jimmy Dewrance a débauché deux de ses musiciens : Hans Bosse et Kedar Roy. Du bien beau monde! Kid signe la majeure partie du répertoire de cette œuvre caractérisée par son homogénéité et l’excellence de sa solution sonore. 

L’elpee démarre par le titre maître. Un divertissement instrumental qui laisse la part belle à sa guitare, dont la tonalité est toujours hantée par l’esprit de Peter Green. Son boss, Charlie Musselwhite, est venu souffler dans son harmo dans un style écorché qui lui est si personnel! Bien blues, “Dig the pain” est imprimé sur un tempo soutenu. Une plage que n’aurait pas renié Howlin’ Wolf. Le travail opéré par la section rythmique est remarquable. Kid est idéalement placé pour dispenser son jeu complexe. Mais si son inspiration majeure oscille d’Hubert Sumlin à Green, il prend le soin de préserver son toucher magique, qui en fait toute son originalité. Son attaque n’est pourtant pas très orthodoxe, mais elle s’avère tellement efficace. Le tempo s’élève pour “Rocket fuel”, un tempo qu’apprécie Billy Boy Arnold. Les changements de rythme sont rondement exécutés par le bassiste et le percussionniste. Une paire de choc ! Le style d’Andersen est clairement rock et véritablement inventif. La voix de Chris n’est guère puissante. Mais son timbre nasillard et indolent s’adapte parfaitement à musique. “Jezebel” nous plonge au sein de son monde aventureux. Il élabore des sonorités, imagine des artifices, les développe à l’extrême. Auprès de ses comparses qui s’expriment dans une liberté contrôlée, il sert de fil rouge. Dewrance en profite pour pousser de petits cris plaintifs à l’harmonica. Andersen avoue modestement des influences majeures. Mais en prendre connaissance, c’est un peu comme parcourir une Bible au sein de laquelle figurent, en lettres majuscules, les grands noms du blues et de la rock music. Surf fiévreux adapté d’un thème western notoire, “Twist of the century” palpite au son du saxophone cracheur de Hanck! Le retour à un blues bien poussiéreux nous rapproche du Delta. Le chant flemmard est talonné par l’harmo de Rick Estrin (des Nightcats) et le piano de Welsh. Chanson légère et divertissante, “Soul city” est couvert d’accents R&B façon Stax! Autre musicien invité à souffler dans la musique à bouche, le Californien Andy Santana nous propose une longue épopée intitulé “The nightmare”. La voix de Kid semble de plus en plus fatiguée. Elle est même très proche, ici, de celle d’un J.J Cale. Les différentes parties musicales de cette plage sont construites suivant le processus adopté par un jam band. Andersen est totalement imprégné par son blues lors de sa reprise du “Serve me right to suffer” de Jimmy Dawkins. Il est vrai que le jeu d’écorché vif de Dawkins lui colle bien à la peau. Lorsqu’il est en forme, Dawkins est sans aucun doute l’un des plus grands guitaristes du Chicago blues. Kid ne trahit jamais de baisse de régime. A chaque décollage, il nous communique le frisson. Slow blues, “A better day” est issu de sa plume. Impérial, il s’y révèle plus Dawkins que nature. Seul Welsh le soutient aux ivoires. L’album s’achève de manière très classique, par la cover du “Take it slow” de Jimmy Reed. Dewrance a empoigné l’harmo. Bob Welsh est passé à l’orgue. Un opus de grande classe !

Arsenal

De Poolreizigers Soundtrack

Écrit par

Arsenal a écrit la bande sonore de l’émission télé « de Poolreizigers ». Paru il y a quelques mois, ce disque immortalise cet exercice de style sur cd. Treize titres instrumentaux qui délaissent les ambiances ensoleillées entretenues habituellement par le groupe, pour favoriser des titres qui lorgnent vers la ‘new wave’ des années 80, Cure et New Order en tête. Pas de quoi ressusciter Ian Curtis, juste de la musique d’accompagnement à l’ambiance froide (logique, c’est une émission sur le Pôle Nord). Les guitares regorgent d’écho et de delay comme au bon vieux temps, la rythmique claque comme si on était au premier concert des Simple Minds et les synthétiseurs ‘vintage’ se taillent la part du lion : Korg, Moog et Juno 103. Verdict : anecdotique et réservé aux fans. A la tienne, Robert ! (Smith)

 

Beach House

Devotion

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Deuxième tentative d’ensorcellement de la part de Beach House, deuxième mission accomplie. A peine quelques mois après la sortie de son œuvre d’introduction, le duo montre, comme il l’indique lui-même, toute sa « Devotion » aux notes délicates et éthérées ainsi qu’à la pop psyché. Alex Scally et Victoria Legrand, propriétaires de cette demeure balnéaire, délivrent à nouveau une succession de plages hantées par le fantôme de Nico.

Dès le frottement de caisse annonçant l’ouverture de “Wedding Bell”, les convives plongent, bon gré mal gré, dans un océan de bien-être dont ils n’émergeront que longtemps après les dernières notes de “Home Again”, titre sonnant la fin du voyage avec une justesse prodigieuse. Les invités auront, entre-temps, croisé la route d'étranges peuplades sous-marines ainsi que de nombreuses autres inquiétantes et indistinctes formes de vie. Le voyage à vingt mille lieues sous les mers aura par ailleurs atteint des sommets de beauté à plusieurs reprises (« Gila », « D.A.R.L.I.N.G. » et « Some Things Last (A Long Time) », cover d’un classique de Daniel Johnston). En quelques mots, le second séjour proposé par Beach House est à la fois si apaisant et curatif qu’il devrait être remboursé par la sécurité sociale.

 

Patrick Bruel

Des souvenirs… ensemble

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Dès les premiers accords, la foule hurle déjà. Le temps des ‘Patriiiiick’ est désormais révolu mais la clameur du public n’en n’est pas moindre pour autant. En guise d’ouverture de son dernier album live, Patrick Bruel nous sert son fameux « Alors regarde » mais l’entonne de manière plus posée qu’auparavant. C’est qu’aujourd’hui, il n’a plus rien à prouver. Son public, toujours présent, lui est acquis d’avance. Il ne lui reste qu’à se faire plaisir. Chose qu’il semble d’ailleurs faire à la perfection. Rien qu’à l’écoute, on l’entendrait presque sourire sur le refrain du deuxième titre « J’m’attendais pas à toi ». Et l’audience de clamer ses paroles en chœur. Tout au long du concert, Bruel retrace son parcours. De la « Place des grands hommes » « Au café des délices », il aborde les grandes étapes de sa carrière. Non, décidément, pas de doute, si vous appréciez Bruel, « Des souvenirs… ensemble », est une bonne compilation destinée à faire plaisir à toutes celles et tous ceux qui en ont…

Quant aux Dvds, le premier immortalise le concert dans son intégralité et dévoile quelques titres supplémentaires (« Décalé », « Mon amant de Saint Jean », « J’te mentirais »,…) Effet probablement escompté : faire craquer les plus accros. Le deuxième nous permet de découvrir, notamment, Bruel lors de sa tournée accomplie aux Etats-Unis. On en retiendra un récréatif Johnny Halliday adressant un ‘toi, tu me donnes l’envie d’avoir envie!’ à un Patrick Bruel qui, sans conteste, semble prendre son pied.

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Etienne Daho

L’Invitation / Be My Guest Tonight

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En nous adressant « L’Invitation », Daho, le vieux routard de la pop (Etieeeeeeeenne, pour les intimes) dresse, une fois de plus en hôte attentif, la table pour ses convives. Après envoi du bristol de circonstance, l’homme se démène pour servir à ses invités, tout l’arôme de son flegme et la pertinence de ses arrangements musicaux. Pour des hommes de mon âge, dont la carte d’identité affiche froidement le début des années septante, Daho est ce Morrissey dont on comprendrait les paroles. Il est ce dandy posé qui enflamme au premier son de sa voix. Daho est le souvenir d’une époque lointaine et le fil d’Ariane entre le labyrinthe de la pop actuelle. On a tout dit sur lui, une éventuelle homosexualité, une maladie incurable aux prémices de sa mort foudroyante, un dernier album avant la fin complète de sa discographie. L’Homme en rit. Il joue sur cette ambiguïté et parvient même à s’en servir comme fond de commerce. Il trouble quoi qu’on en pense. Derrière lui, traîne une réputation de bête de travail capricieuse et intransigeante. Ce n’est, semblerait-il, que pour mieux mettre en place les idées qui pullulent dans sa tête.

Les dix plages de ce neuvième album, possèdent chacune le copyright indécrottable de l’auteur. Dès l’ouverture de la première partie de l’elpee, on reconnaît la griffe de Daho. Pour les fans de la première heure, ils se sentent en terrain connu. Pour les nouveaux avides d’un revirement, ils doivent bien se demander ce qu’il y a de nouveau dans le chef de « L’Invitation ». Coutumier de la classe, et du bon goût, Daho enfile une fois de plus, le même costume d’apparat, et vient flirter avec nos émotions. Il pousse nos esprits, comme à son habitude, à la réflexion. Il touche aux endroits stratégiques qu’il a pourtant ciblés maintes et maintes fois. Mais ça marche ! On s’emballe vite sur les mélodies, où la voix si discrète mais parfaitement présente du Rennais vient se poser. Et même si il n’y a rien de fulgurant dans l’album, la qualité des arrangements et le travail d’ambiance est remarquable. Après les 45 minutes de cette première invitation, vient s’ajouter une deuxième galette, il s’agit là de Daho qui s’invite lui même sur des covers connues. « Be My Guest Tonight » est le recueil en 5 titres de vieux standards du blues ou du rock. Trahissant un accent ‘frenchy’ à couper au couteau, ses adaptations de morceaux signés Fred Neil, Hank Williams, Billie Holliday ou Smokey Robinson ne sont disponibles qu’en édition ‘de luxe’, et ne s’adressent qu’aux inconditionnels de l’auteur.

 

Pour voir le clip de « La Vie Continuera » 

http://www.wat.tv/video/etienne-daho-vie-continuera-motj_iedf_.html
http://www.wideo.fr/video/iLyROoafYVAh.html
http://fr.youtube.com/watch?v=xfoqbOV8Gpw

Pour voir le clip d’« Obsession »

http://www.youtube.com/watch?v=LKRW2gBLIgA
http://www.wat.tv/video/etienne-daho-obsession-ixip_iedf_.html
http://www.wideo.fr/video/iLyROoaftOOE.html

Pour voir le clip de « L’invitation »

http://www.wat.tv/playlist/660434/video/691623/attitude-etienne-daho-invitation.html
http://www.youtube.com/watch?v=IjWmWYgssXY

 

 

 

 

dEUS

Vantage Point

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Joli retour pour la bande à Tom Barman. « Vantage Point », successeur de « Pocket Revolution » et annoncé par l’énormissime single « The Architect », est à peu de choses près ce que l’on pouvait attendre d’un dEUS. C’est-à-dire une série de dix tueries aux riffs accrocheurs et aux refrains impossibles à déloger du cortex cérébral. Même s’il est évident que Barman et co. ne prennent plus autant de risques qu’auparavant, l’ère des « Theme From Turnpike » ou « Everybody’s Weird » étant loin derrière eux, ce nouveau recueil démontre que la formation belge est également à mille lieues d’une potentielle perte de régime.

Ce respectable « Vantage Point » convainc dès les premiers accords de « When She Comes Down », sa plage d’ouverture. La cadence est d’ailleurs conservée tout au long de la durée du disque, des délassants « Eternal Woman », « Smoker Reflect » et « Slow » aux addictifs « Favourite Game », « Is A Robot » et le déjà fameux « The Architect ». dEUS réussit là un nouveau sans faute qui ne fait que conforter le statut de formation culte du quintet. Le disque de l’été made in Belgium.

 

Julien Doré

Les Limites (single)

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Attendu au tournant depuis sa victoire à la Nouvelle Star de M6 l’an dernier, Julien Doré marque l’envol de sa carrière à l’aide d’un premier ‘vrai’ single, plutôt gentillet, aux accents pop folk. Ceux qui ont suivi de près l’émission regretteront éventuellement le grain de folie du jeune homme, quasiment absent de cette première composition, mais seront frappés par le côté très ‘Jean-Louis Murat-esque’ de ses intonations. Petite ritournelle de deux minutes et quelques secondes assez sympathiques, « Les Limites », ne présente manifestement pas le même potentiel tubesque que le « Double Je » d’un certain Christophe Willem. Reste donc à voir ce que le lauréat de la Nouvelle Star 2007 nous réserve sur son premier ouvrage, à paraître incessamment sous peu. Souhaitons que ces ‘limites’ ne soient pas celles de son talent...
 
iTunes:

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Evangelista

Hello, Voyager

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Derrière Evangelista se cache Carla Bozulich, chanteuse des Geraldine Fibbers. Ce nouveau projet nous accompagne à travers les élucubrations schizophréniques de la donzelle. Difficile d’accès, l’univers bipolaire de Bozulich déconcerte et donne assez rapidement la nausée aux auditeurs non avertis. Assurément, quelques titres de cet « Hello, Voyager » permettent d’entrevoir la facette plus posée et agréable d’Evangelista (« The Blue Room », « Lucky Lucky Luck », « For The L’il Dudes »). Mais cette dimension analgésique ne fait alors qu’amplifier le côté saumâtre et agaçant des petites expérimentations de Bozulich (« Hello, Voyager », « Winds Of St. Anne »). Evangelista ne semble pas encore avoir choisi entre l’option Noise, gothique ou Sleep Rock. En attendant que la formation qui compte, entre autres, des membres de Thee Silver Mt. Zion, se décide entre les deux alternatives, nous, on passe notre chemin. Très discrètement, histoire de ne pas énerver la demoiselle, apparemment assez tourmentée.