Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare, psychédélique et garage-rock, il est décrit comme un chaos créatif à haute tension et imprégné d'humour, un élément souvent oublié dans le rock. En attendant, il a partagé…

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La vision de l’art prônée par Superchunk…

Superchunk sortira son nouvel album, « Songs in the Key of Yikes », ce 22 août. En attendant, il a partagé le single, « Is It Making You Feel Something ». ‘Il a toujours été vrai que tout le monde traverse quelque chose dont on n'est pas forcément conscient’,…

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Biffy Clyro et le mythe du bonheur éternel…

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Biffy Clyro vient de sortir son elpee, « The Myth of the Happily Ever After » qui, selon le chanteur et guitariste Simon Neil, est une réponse à son précédent « A Celebration of Endings ». ‘Cet album est un véritable voyage, une collision de toutes les pensées et émotions que nous avons eues au cours des dix-huit derniers mois. Il y avait une vraie force d'âme dans « A Celebration » mais sur ce nouvel essai, nous embrassons les vulnérabilités d'être un groupe et d'être humain dans cette ère tordue de nos vies. Même le titre est à l'opposé. Il pose la question de savoir si nous créons ces récits dans nos propres esprits pour nous donner une certaine sécurité alors qu'aucun d'entre nous ne sait ce qui nous attend à la fin de la journée’

L'album recèle le nouveau single « Errors In The History Of God », et il est en écoute ici et le précédent « Unknown male »,

 


 

Les souvenirs douloureux de Cecilia::Eyes s’effacent toujours…

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Après six ans de silence, le quatuor belge de post-pop/post-rock/shoegaze éthéré Cecilia::Eyes est de retour. Son quatrième album studio intitulé « Sore memories always end » sortira le 3 décembre 2021.

En attendant, le groupe vient de dévoiler un premier aperçu audio de ce disque en publiant le single « Missing pieces ». Et il est en écoute ici

 


 

Pour Beech, c’est la fin de l’été…

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« Summer's Gone », c’est le premier extrait du premier album de Beech paru ce 6 octobre 2021. Son titre ? « Artifact ». Un Lp qui fait suite à « Teabag », un Ep paru en 2018. Musicalement, cette formation issue du Nord de la Belgique (Gand/Alost) pratique une forme de pop/rock qui rappelle tour à tour, Built To Spill, Teenage Fanclub ou Pavement.

Le clip du single « Summer’s Gone », et disponible ici

 


 

La douceur magique de Konoba

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Konoba se déjoue des styles et mélange les influences musicales dans « Magic Mellow ». Il adopte ici un rythme aux sonorités trap, une voix pop et un synthé en contretemps directement emprunté au reggae. Le morceau est catchy, efficace mais très mélancolique, une marque de fabrique propre à Konoba, qui pourrait lui coller à la peau.

Le clip est la suite logique de « There's Always Something Wrong » dans lequel on retrouvait un Konoba haut en couleur, confiné dans les années 70. Cette fois, il se réveille dans la même pièce, mais tout a changé autour de lui. Les couleurs et lumières nous offrent une danse psychédélique qui nous présage un Konoba admiratif, plongé dans un rêve. Mais toujours en pyjama et chaussé de charentaises. Le nouvel album sur lequel Raphaël a travaillé dur pendant la pandémie et les confinements est prêt et sortira en 2022. La release party est prévue à l’Ancienne Belgique le 28 avril 2022.

Pour découvrir le clip, c’est

https://www.facebook.com/KonobaMusic/

https://www.instagram.com/roandkonoba/?hl=fr

https://www.youtube.com/channel/UCujwQSqwUREVbqqYLh_RuWA

https://twitter.com/konobamusic?lang=fr


 

The Charlatans

Songs from the other side

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"Wonderland", le dernier opus des Charlatans, était une grosse déception. Un disque de soul/rock/funk/house dansant destiné aux midinettes qui fréquentent les night clubs, le week-end. Sans plus. Une grosse déception, car je dois avouer avoir toujours eu un petit faible pour cet ensemble britannique capable de mêler les rythmes hypnotiques à des mélodies psychédéliques de la fin des sixties. Comme son titre l'indique, " Songs from the other side " réunit des flip sides de singles. Commis entre 1990 et 1997. Et pour ceux qui l'ignorent les faces B de leurs singles ont souvent été meilleures que les plages titulaires. Et on en a encore la preuve sur 15 des 16 fragments qui composent cet opus (NDR : le 'Van Basten mix' de " Feel flows " me pompe l'air !). Un disque sur lequel vous retrouverez notamment " Happen to die ", " Subterranean " le mix de " Frink " et le légendaire remix des Chemical Brothers consacré à " Nine acre dust ". Un seul fragment enregistré sans le claviériste feu Rob Collins, remplacé depuis par Tony Rogers. Donc une majorité de compositions savoureusement rognées par les claviers fluides et agitées par un groove viscéral. Le pied !

Lancement de la nouvelle plateforme Agenda concerts en Fédération Wallonie-Bruxelles-

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La Fédération Wallonie-Bruxelles est un vivier vivant de musicos talentueux et d’organisateurs de concerts. Court-Circuit souhaite les mettre en avant au profit du public à travers Court-circuit.live

C’est la toute nouvelle plateforme agenda-concerts de référence en Fédération Wallonie-Bruxelles. Après de longs mois de réflexion, de codage et d'incertitudes liées aux restrictions imposées aux secteurs culturels et événementiels, cette nouvelle plateforme vient tout juste d'être lancée.

Cette plateforme sera un outil précieux pour l'écosystème musical en Belgique francophone, et surtout pour tous les amateurs de concert. Court-Circuit.live offrira une plus grande visibilité aux organisations de concerts présentes sur le territoire ainsi qu'aux artistes !

Plus de 60 organisations et 2000 comptes artistes actifs référencés

Court-Circuit.live est un agenda mettant en valeur les concerts de musiques actuelles (pop, rock, electro, hip-hop, chanson...) organisés en Fédération Wallonie-Bruxelles. Sa particularité est d'être à la fois quotidiennement alimenté par les organisations membres de Court-Circuit (plus de 60) mais également par l'ensemble des artistes inscrits.

Ne plus jamais rater aucun concert

Court-Circuit.live offrira la possibilité aux amateur·rice·s de concerts de se créer un profil et de s'abonner aux artistes et organisations de leur choix. Chaque personne pourra ainsi être tenue directement au courant des nouveaux concerts annoncés, acheter ses places en prévente ou encore découvrir de nouveaux artistes selon ses préférences.

https://court-circuit.live/

 


 


 

Valkø

Un concert intimiste et vecteur d’émotion…

Écrit par

Etablie à Bruxelles, Valkø est une artiste belge. Elle est actrice, songwritrice, mais surtout chanteuse et violoncelliste. Votre serviteur l’avait découverte en supporting act d’Asaf Avidan, au mois d’août dernier. Ce soir elle se produit à la Rotonde du Botanique réputée pour l’excellence du son. En outre, le spectacle se déroulera devant un auditoire assis.

Slow Pilot, le projet de Pieter Peirsman, assure le supporting act. C’est également le guitariste de Valkø et après le départ de Noémie Wolfs, en 2015, il est devenu la première voix masculine de Hooverphonic. Sans oublier ses collaborations auprès de K's Choice et du pianiste de jazz, Jef Neve. Il a publié son premier elpee, « Gentle intruder », en 2018 et devrait sortir son second opus, l’an prochain. Il est d’ailleurs en préparation.

Sur les planches, il se consacre au chant (of course !) et à la guitare. Il est soutenu par un second gratteur, Sébastien Leye, également préposé aux backing vocals. Dès que Pieter se met à chanter, on reconnaît son timbre de voix puissant, frémissant et mélancolique… mais finalement familier.

Le set s’ouvre par « Black Widow » (NDLR : ne pas confondre avec un groupe sataniste et occulte, né fin des sixties). Les arrangements sont recherchés et les voix bien en place. « Fences » est une nouvelle compo (NDR : Pieter va d’ailleurs nous en proposer une majorité, qui figureront probablement sur son nouvel opus). L’amplitude vocale de Pieter est bien plus remarquable qu’on ne l’imaginait. Pas étonnant que ce soit un fan de Jeff Buckley. « Little Boy » baigne au sein d’une atmosphère réminiscence du « Nothing Really Ends » de dEUS. Et au fil du concert, on assiste à quelques jolies envolées de cordes, mais surtout, progressivement, on se rend compte que la musique de Slow Pilot puise ses références majeures chez les Beatles. Après 30’ de spectacle, Pieter signale que le laps de temps imparti pour son set était trop court pour pouvoir démontrer son potentiel. Une belle découverte quand même !

Setlist : « Black Widow », « Fences », « Little Boy », « Parasites », « Gentles, « Intruder », « Headstone », « Dance The Night Away »

Valkø se produit, ce soir, au Bota, dans le cadre de la release party de son second Ep « Monsters ». Un peu plus de 150 personnes ont répondu présent pour assister à cet événement. 

Sur les planches, elle est épaulée par un trio réunissant le (contre)bassiste Nicholas Yates, le guitariste Pieter Peirsman et le drummer Jordi Geuens. Valkø a enfilé une salopette et est chaussée de baskets customisées par une amie. Elle fait face à son clavier et son micro. Valkø au violoncelle et Nicolas à la contrebasse ouvrent le « Silence In The Dark ». Tout au long de « Monsters », la voix est bien mise en exergue. Une voix dont l’amplitude est impressionnante. Elle peut se faire douce ou lancinante, et même évoquer Björk. Lorsque ce n’est pas le drummer qui donne la mesure, Valkø l’assure à l’aide de son synthé. Elle plaisante d’ailleurs en avouant qu’elle doit regarder son ‘copion’ (L5, E6, c’est presque comme un jeu de ‘Combat Naval’) pour introduire les sons additionnels sur l’instrument. Elle enchaîne par « Daydream (Get Lost) » ; apparemment une nouvelle compo. Après une intro aux ivoires, elle l’interprète d’une voix douce. Elle attaque ensuite « Between You And Me », un morceau qui figurait au répertorie d’Auryn, son ancien projet, en le dédicaçant à un couple (certainement présent dans la salle) dont la rencontre s’est déroulée lorsqu’elle interprétait cette chanson. Hormis lorsque la musique s’emballe, le light show est plutôt sobre. Valkø excelle au violoncelle et le démontre tout au long de « The Mirror ». Elle n’en oublie pas pour autant la cover de « Can’t Get You Out My Head », traduite en hit par Kylie Minogue. Ce n’est qu’en fin de parcours que quelques dames se lèveront de leur siège pour esquisser quelques pas de danse…

A l’instar de son concert accordé deux mois plus tôt, à l’Arena 5, en supporting act d’Asaf Avidan, elle rappelle qu’il faut applaudir pour mériter un rappel. Elle revient donc exécuter « In The Sil », en solitaire. Avant que Pieter ne la rejoigne pour le dernier morceau, « Neverending » …

Un concert intimiste et vecteur d’émotion…

Setlist : « Silence In The Dark » (intro), « Heaven’s Door », « Monsters », « Daydream (Get Lost) », « Between You And Me », « Back Through The Maze », « The Mirror », « The Grace Of Peace », « Going Mad », « Can’t Get You Out My Head » (Cover Kylie Minogue), « The Kind Of Game », « All I Ever Dreamed Of »

Rappel : « In The Sil », « Neverending »

(Organisation Botanique)


 

Durand Jones

Private space

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Durand Jones and the Indications

Deux ans après avoir gravé « American Call Love », qui avait révélé le groupe américain au public européen, et à peine 6 mois après la sortie de l’album solo d’Aaron Frazer (batteur/chanteur), Durand Jones and the Indications nous propose son troisième opus. Comme sur ses précédents elpees, la formation basée dans l’Indiana répète ses gammes soul en marchant dans les pas de Curtis Mayfield, Otis Redding et Charles Bradley. On retrouve tous les éléments caractéristiques du style : la voix langoureuse et sensuelle de Durand Jones, l’omniprésence des cuivres, des guitares funk ou encore une basse caoutchouteuse. L’instrumentation est enrichie d’une belle section de cordes. Et c’est nouveau !

Pourtant, alors qu’elle pourrait se contenter de tirer parti de son expérience, la formation américaine se réinvente et agrémente sa musique de touches disco, à l’instar de l’excellent « Witchoo ».

En outre, alors que sur le long playing précédent, les textes reflétaient un engagement politique marqué par la mandature Trump, « Private space » privilégie les paillettes et le thème de l’amour, thème qui alimente 95% des morceaux soul…

Une fois encore, Durand Jones and the Indications se fend d’un excellent opus.  Une discographie sans fausse note. Pour notre plus grand bonheur !

 


 

Valkø

Monsters (Ep)

Écrit par

Etablie à Bruxelles, Valkø est une artiste belge. Votre serviteur l’avait découverte en supporting act d’Asaf Avidan, au mois d’août dernier. Actrice, songwritrice, mais surtout chanteuse et violoncelliste, sa voix semble danser sur une corde de son instrument (qu’elle pratique à merveille) avec la grâce et la fragilité d’une funambule. Vaporeuse, soignée, douce, lancinante ou hantée, mais surtout à l’amplitude impressionnante, elle est, en outre, susceptible de rappeler tour à tour Kate Bush, Beth Gibbons, Alison Goldfrapp, Björk voire encore Thom Yorke.

Les références à Muse ou au Velvet Underground peuvent paraitre surprenantes ; d’autant plus que l’artiste puise ses sources d’inspiration dans la mélancolie des paysages, la puissance des forces de la nature ainsi que la recherche de pureté et de beauté…

« Monsters » ouvre la plaque. C’est également le single. Le morceau baigne dans une forme de pop romantique, exprimant toute la versatilité de son humanité, les problèmes qu’elles rencontrent, les monstres qui la dérangent, mais la rendent plus forte. « Silence In The Dark » nous entraînerait-il jusqu’aux tréfonds de l’enfer ? Envoûtante, entêtante même, la voix semble vouloir nous y conduire subrepticement. Robert Berkeley Davis et Cathy Dennis ont composé « Can't Get You Out Of My Head » pour Kylie Minogue, une compo qui est devenue un mega hit. Valkø nous en propose sa propre version. Le disque s’achève par « All I Ever Dreamed Of », une plage qui comble probablement ses rêves…

Valkø a entièrement produit et arrangé cet Ep. Hormis les parties de guitare et de basse, elle se réserve tous les instruments. Ce qui démontre qu’elle est bien davantage qu’une chanteuse, rôle qui lui a souvent collé à la peau…


 

Clock Stretcher

Walking On Shell (Ep)

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Stanislas Micoud a décidé de fonder un power-trio en compagnie de ses comparses : le bassiste Alexandre Montel et le batteur Maxime Poux. Ce Français est en outre, grand fan d’Alt-J, de Radiohead et de Coldplay. Pas étonnant, dès lors, que son rock légèrement teinté d’électronique est taillé pour les stades, rappelant les trois groupes susvisés, et tout particulièrement la bande –souvent énervante– à Chris Martin, mais également U2.

Le tout est très bien réalisé et interprété, bénéficiant d’une belle qualité mélodique. Mais définitivement, tout y très/trop (biffer la mention inutile) propre…


 

L’Animal Social de Bilbao Kung-Fu…

Écrit par

Animal Social ? L’éternel débat. Mais pour Bilbao Kung-Fu c’est très clair : l’homme est un animal. Un animal qui parle, qui gagne à s’auto-étudier mais surtout qui gagne à s’ouvrir aux autres. Cette chanson parle aussi bien de la nécessité d’un alter ego que de son rejet. Pour le mettre en image le groupe s’est plié à l’exercice du clip sur canapé et met en scène des chercheurs qui étudie leurs semblables. Mais il est peut-être plus complexe que ce qu’il n’y parait d’être à la fois le sujet étudié et l’étudiant. Encore une fois c’est avec une once d’autodérision et un maximum d’enthousiasme que Bilbao Kung-Fu dévoile le 4ème clip de son Ep « L’Arc-en-Ciel », paru en juin dernier, et la vidéo d’« Animal Social »est disponible

Bilbao Kung-Fu est un quatuor issu de la Charente-Maritime, quelque part entre Royan et Oléron. Ses influences sont multiples, est sont à chercher du côté de Lemon Twigs, Jacques Dutronc, Feu ! Chatterton ou Arctic Monkeys. Mais leurs inspirations sont puisées chez Thee Oh Sees, The Doors ou encore King Gizzard & The Lizard Wizard. C’est spontané, enthousiaste et très énergétique.

 


 

Various Artists

_ever Alive : A Tribute to Snowy Red

Cet album est une bombe atomique. Et ce n'est pas juste pour raconter une plaisanterie qui se réfère au hit « Euroshima »... Conçu comme un hommage à Snowy Red, le groupe belge légendaire des années 80 mené par Micky Mike (NDR : disparu trop tôt, en 2009), il est beaucoup plus qu'un simple album hommage. Il s'agit même d’une anthologie de la meilleure musique 'minimal wave'... du XXIème siècle! Pourquoi? Parce que Michael Thiel, alias Weyrd Son, le fils de Micky Mike (NDR : il publie cet album à travers son nouveau label, Weyrd Son Records), a choisi des jeunes artistes à travers le monde entier, pour interpréter les chansons de son père. Aucune trace ici de vétérans issus des 80’s qui auraient pu revendiquer le droit de proposer leurs versions. Au contraire, figurent ici une incroyable sélection de petits groupes alternatifs prometteurs, qui ont accepté avec enthousiasme de participer à ce projet unique. Le titre de l'album, "_ever Alive" l'explique clairement : il s'agit du morceau de Snowy Red, "Never Alive", qui a été adapté pour montrer que cette nouvelle génération est bien vivante aujourd'hui.

Nous avons eu l'occasion d'écouter les chansons quelques jours avant la sortie réelle de ce double album et nous avons été surpris par sa qualité globale. Les 17 titres sont en général assez fidèles aux chansons d'origine, mais à chaque fois, on reconnait parfaitement le style des interprètes. C'est surprenant mais en même temps, logique : la musique new-wave de Snowy Red, caractérisée par ses synthés minimaux, son chant répétitif et ses atmosphères industrielles hypnotiques, a inspiré la plupart des formations présentes sur cette compilation.

Pour acheter le double album :

            sur BigCartel : http://weyrdsonrecords.bigcartel.com/product/_ever-alive-a-tribute-to-snowy-red

            sur Bandcamp : http://weyrdsonrecords.bandcamp.com/

Examinons chaque piste une à une :

L'album commence par un court extrait de la mouture originale du « Never Alive » de Snowy Red ; mais soudainement, le son est déformé et cède le relais à la version de Bestial Mouths. La formation de Los Angeles, réunissant Lynette Cerezo et Christopher Myrick, a mis son empreinte synth-punk sur la chanson et le résultat est progressif, apocalyptique et très 'witchy'.

// TENSE // est un autre combo américain, originaire de Houston. Il a malheureusement splitté, il y a quelques mois. Shari Mari a décidé de tenter une nouvelle aventure, à travers BOAN. Sur cette plage, Robert Lane communique une couleur EBM, très 'Suicide', à « Deep Desire », grâce aux effets opérés sur la voix et à l'atmosphère chaude et humide baignant cette piste. Sa marque de fabrique !

Restons aux Etats-Unis auprès de Strange Powers, le projet de Josh Powers. Originaire de Denver, Powers tisse une toile macabre pour envelopper « Sinkin 'Down » et le résultat emprunte une coloration très 'dark'!

Scorpion Violente adapte le plus grand hit de Snowy Red, « Euroshima (Wardance) ». Le son est minimal, un peu crasseux et très sexuel. Un rituel pour cette formation synth-punk issu de Metz, en France. On se croirait dans une boite SM, à l’écoute de trance psychédélique : un grand moment!

La seconde face du premier disque s’ouvre dans un climat totalement différent. Cold-wave, éthéré et romantique. La chanteuse italienne Valentina Mushy y attaque « Baby Tonight » et on a vraiment l'impression que la compo est issue de son répertoire. Joli!

Violet Tremors est un autre duo qui s’est malheureusement séparé, voici peu. Leur enregistrement de « It's So Good » est incroyable. Sonorités de synthé vintage, beat puissant et voix féminines dominatrices : Jessica White et Lorene Simpson ont un feeling très sensuel et on le ressent !

Place ensuite à la version du « Nowhere » par Mirror Mirror, un duo new-yorkais composé de David Riley et Ryan Lucero. Elle est très proche de l'originale et c'est une tuerie pour le dancefloor. Regardez la vidéo là 

Adapté par Meddicine, « The Long Run » marque une rupture complète. Cette artiste anglaise est en effet spécialisée dans les musiques fracturées pop-noise et les paysages sonores industriels. Alimentée par de vieux sons de synthé et entretenue par sa voix envoûtante et mystérieuse, l'atmosphère est lancinante. Un morceau très expérimental, mais passionnant!

Signé Micky Mike, Carol et Boubou, « Breakdown » est devenu un énorme hit new-beat pour Snowy Red. Il est repris par Nové Mura, le projet solo de Lawrence Pearce. Installé à Los Angeles, ce musicien a également joué chez // TENSE //. Caractérisé par son beat puissant et son énorme riff de basse, cette version est solide. Jessy Champagne (Jewels of the Nile) se charge des backing vocals féminins. Pour info, elle vient de créer un nouveau projet en compagnie de l’ex-// TENSE //, Robert Lane.

La deuxième plaque débute par une cover d’« Euroshima (Wardance) » signée Revelator, le projet solo de Ben Chisholm, le partenaire de Chelsea Wolfe. Par rapport à celle de Scorpion Violente, le morceau est plus ambient, orienté electronica ; et les sonorités sont chatoyantes. Freddy Ruppert (Former Ghosts) se charge des vocaux. Regardez la vidéo de cette chanson ici 

La relecture de « Lies In Your Eyes » par Animal Bodies est un hit potentiel ! Le rythme ensorcèle instantanément grâce à une ligne de basse séquencée et un beat très accrocheur. L’empreinte du groupe canadien (Vancouver) procède de ses riffs de guitare stridents et des vocaux imposants. Perso, il s’agit clairement de la meilleure plage de l'opus. Écoutez-la sur Bandcamp

Newclear Waves, c’est le projet d'Alessandro Adriani (Mannequin Records). Il nous réserve une version technoïde et hypnotique de « Blood Blood Blood ». Quasi enfantine, la petite mélodie est issue de la plume de Micky Mike. Elle est ici exécutée sur un ton beaucoup plus bas, de manière à procurer une sensation complètement différente, plus menaçante, plus énigmatique.

Curieusement, Safyée, aka Alice Thiel, la fille de Micky Mike, est la seule artiste belge qui participe à ce ‘tribute’. Il s’agit, en outre, de la première sortie officielle de Safyée, également impliquée chez Simi Nah. Pour cette cover, elle est soutenue par Scuzzy, musicien et producteur au sein de Simi Nah. Une affaire de famille ! Et le résultat libère une fameuse dose d’énergie. Le son est énorme et concède des accents EBM, alors que Safyée démontre tout son talent de vocaliste… 

Combo new-yorkais, Led Er Est est un des fers de lance de la scène minimal wave. Il affronte la première plage de la face quatre. Lumineuse, leur pop colle parfaitement à « A Picture ». Tous les ingrédients inhérents au combo étasunien sont bien présents : boîtes à rythmes vintage et voix languissante de Samuel kK, proche de Robert Smith.

Bright Future nous livre une version différente de « Breakdown ». Etabli à Brooklyn, ce combo est drivé par le chanteur/guitariste/producteur Frank Midnite. Midnite a ralenti le rythme et a transformé le hit new-beat en une bande-son très lo-fi, filmique, parsemée d'échantillons et d'extraits sonores. Étrange mais intéressant...

Marburg est un des concepts imaginé par un collectif artistique résidant en Pologne, Ebola Collective. Il revendique une éthique DIY (Do It Yourself), et cette vision est flagrante tout au long de cette version, très expérimentale, de « Nowhere », sur laquelle plane des voix qui font penser à des enfants en colère. Regardez la vidéo de cette chanson ici 

L'album se referme joliment par une longue reprise (plus de 7 minutes) de « So Low ». S’y colle, la formation californienne (Los Angeles) Deathday, un ensemble dirigé par les frangins Alex et Giovanni Guillén. La piste trempe dans une atmosphère 100% psyché/shoegaze et la voix est carrément ‘floydienne’. A mi-parcours, la compo monte en crescendo, et atteint son paroxysme noisy, en bout de course. De toute beauté!

Notons que l'album est habillé d’une très belle pochette noire. La photo est signée par l'artiste new-yorkaise Betsy VanLangen. L'album est disponible en version vinyle uniquement : 2x12" (180gr) gris / édition limitée à 500 exemplaires numérotés à la main. Les 125 premiers exemplaires sont enrichis d’un poster. Mastering réalisé par Scuzzy (Simi Nah) à l'AtOMiC Studio à Ostende, en Belgique. 

En un mot: un très beau double opus, et un véritable 'must-have' pour tous les amoureux de la new-wave et de la minimal wave.

 

Ozzy Osbourne

Black Rain

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Désormais clean et délivré des ses addictions multiples, l’ex chanteur de Black Sabbath ne nous avait guère convaincu lors de la sortie de son dernier album studio, en l’occurrence l’insipide « Down To Earth ». Un disque paru il y a six ans déjà. Le Madman allait-il réussir à se renouveler et à faire oublier cette erreur de parcours ? En quelque sorte oui. Sur les dix morceaux qui constituent « Black Rain », cinq sont excellents, les autres anecdotiques. Ozzy ne composera plus jamais un « Over the Mountain » ou un « Bark at the Moon ». Mais épaulé par son poulain Zakk Wylde, gratteux de génie, de l’ex Faith No More Mike Bordin derrière les fûts, et d’un producteur aussi talentueux que Kevin Churko, il aurait été impardonnable d’accoucher d’un navet.

D’entrée, « Not Going Away » au rythme bulldozer, enchaîné à « I Don’t wanna Stop », caractérisé par son riff tronçonneuse, confirme l’osmose qui règne entre les musiciens et l’homme en noir. La volonté est bien d’aller de l’avant en actualisant le son, en industrialisant la voix, en incorporant des éléments inattendus, comme ce didgeridoo et ces bruits de bottes sur la plage titulaire, authentique manifeste anti-guerre ! ‘Je vois les cadavres s’accumuler… God bless the almighty Dollar’. Ozzy s’engage, Ozzy se mouille d’une pluie noire comme le pétrole. Hélas on s’ennuie durant les deux fragments qui suivent ce nouvel hymne pacifiste. Heureusement, « 11 Silver » redressent la barre. Mike Bordin s’en donne à cœur joie sur le titre le plus rapide de l’album, tandis que Zakk Wylde balance un solo en forme de clin d’œil à Rhandy Rhoads.

Nous zappons à nouveau deux titres pour savourer le meilleur ! « Countdown’s Begun », dont l’intro ressemble comme deux gouttes de bourbon au « Hell’s Bells » d’AC/DC, est probablement le titre le plus classieux d’Ozzy depuis « No More Tears ». Une grosse machine de riffs bien lourds et une rythmique qui ferait headbanger notre rédacteur en chef en personne (ce dernier est pourtant loin d’être un inconditionnel de cette discipline si chère à Beavis and Butthead). « Trap Door » conclut l’opus en force, un autre morceau de bravoure une nouvelle fois éclaboussé d’un son époustouflant et de l’incroyable talent de l’Ozbourne’s Team. Un album inégal sans aucun doute, mais ponctué d’authentiques joyaux du heavy rock.

Jailbird

...Inside nonsense

Écrit par
Groupe calaisien formé en 1996 et concédant déjà une première production exclusive pour nos amis de l’hexagone, Jailbird articule son discours musical à partir de rythmes industriels, de loops, de chants scandés, militaires, proférés au milieu de nulle part. Pré mâchant le travail journalistique, ils vont même jusqu’à glisser leurs influences que se soit sur leur site ou à l’écoute de leur cd : Skinny Puppy, NIN, Godflesh. Pour ne pas me sentir absolument dispensable j’ajouterai Rob Zombie, Treponem Pal les Young Gods ou Metha Mean (chronique sur le site). Et toc ! S’il reste des amateurs de ce type de musique robotique, mais ô combien humaine, je ne saurai que leur conseiller cet “...Inside nonsense”. Tant que les vétérans ne donnent pas signe de vie. Quel conservatisme quand même...

L’esprit, la puissance et l’âme de Johnny Marr…

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Le nouvel elpee de Johnny Marr sera double et sortira ce 25 février 2022.   « Fever Dreams Pts 1-4 » fait suite à « Call The Comet », paru en 2018, un opus divisé en quatre chapitres. Les 16 chansons forment une œuvre expansive. Johnny Marr a déclaré qu’il y avait un panel d’influences très large sur ce disque.

« Fever Dreams Pts. 1-4 » explore une multitude de concepts et de thèmes. Le monde extérieur s'est effectivement arrêté pendant sa création, et Marr s'est concentré à la fois sur sa vie intérieure et sur l'évocation des états émotionnels et psychologiques des autres.

Écrit et enregistré à la Crazy Face Factory au cours de l'année dernière, « Fever Dreams Pts 1-4 » a été créé avec le groupe de longue date de Marr : le coproducteur Doviak, le bassiste Iwan Gronow et le batteur Jack Mitchell. Tout au long de l'album, la chanteuse-compositrice Meredith Sheldon, originaire du Massachusetts, assure les chœurs, tandis que Simone Marie, de Primal Scream, joue de la basse sur trois morceaux.

Précédent la sortie de cet opus, le single « Spirit Power and Soul » est disponible en clip ici

 


 

Portico Quartet sous Ultraviolet…

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Souvent décrit comme le ‘Radiohead du jazz’, Portico Quartet s’inspire à la fois de Steve Reich, du jazz cinématique et bien sûr de la bande à Thom Yorke pour créer une musique qui traverse les frontières et les genres. Son nouveau single, « Ultraviolet », est un morceau futuriste, kaléidoscopique, hypnotique, inspiré du krautrock, avec une introduction obsédante et une pulsation insistante.

Portico Quartet a gravé deux albums en 18 mois. « Monument » paraîtra en novembre 2021, alors que « Terrain » est sorti en mai 2020.

L'ironie du sort veut que « Monument », un album dépouillé et intentionnellement direct, soit l'album que le groupe avait entrepris d'écrire en mai 2020, avant que « Terrain », un opus visionnaire et de longue haleine, ne se concrétise. Il s'agissait de deux moitiés d'un même disque, mais le groupe a fini par développer ces deux corps de travail distincts simultanément. Et bien qu'ils aient été écrits côte à côte et enregistrés lors des mêmes sessions, ce sont des disques qu'il vaut mieux comprendre séparément, chacun avec des idées et des formes opposées.

Le clip du tout nouveau single, issu de « Monument », « Ultraviolet », est disponible ici

 

 


 

Souvenirs du pays du soleil-levant, pour Rats on Raft

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Rats on Raft vient de graver un tout nouveau single. Intitulé « Osaka », il fait suite à l’excellent album « Excerpts From Chapter 3 : The Mind Runs A Net Of Rabbit Paths », paru en janvier 2021.  

Inspiré d'une brève visite à Osaka lors d'une tournée avec Franz Ferdinand, ce titre constitue un hymne à la gloire de cette ville de 223km2. Le clip a été enregistré en direct dans le cadre du film musical pour 'Visions Of Chapter 3...' David Fagan a déclaré : ‘Nous avons toujours voulu créer un vidéoclip en direct avec une sensation d'arrangement, la musique, la danse, les visuels - tout est en direct’.

Pour découvrir la vidéo, c’est ici

 


 

Suite de la série des ‘Can live’…

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La seconde édition de la série d'albums live de Can, « Can Live in Brighton 1975 », sortira le 3 décembre 2021, emballée dans une pochette gatefold avec un livret d'accompagnement.

Les notes de la pochette sont rédigées par le biographe, auteur et éditeur de Can, Rob Young, et le journaliste britannique Kris Needs. Ce dernier a participé à plusieurs concerts de Can au club Friars d'Aylesbury entre 1973 et 1977.  

La série ‘Can Live’ a récupéré les meilleurs enregistrements pirates et, sous la direction d'Irmin Schmidt, membre fondatrice, et de René Tinner, producteur et ingénieur, les a passés à la moulinette de la technologie du XXIe siècle pour publier ces documents historiques essentiels dans la meilleure qualité possible.

Fondé à la fin des années 60 et dissous un peu plus d'une décennie plus tard, le mariage audacieux et sans précédent entre les groove hypnotiques et les textures instrumentales avant-gardistes de Can en a fait l'un des groupes les plus importants et les plus novateurs de sa génération, chaque album révélant une perspective totalement différente du groupe.

« Brighton 75 Sieben (Excerpt) » est en écoute

 


 

Pas de surprise pour Cat Power, mais des reprises…

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Chan Marshall, aka Cat Power, sortira son nouvel album, « Covers », le 14 janvier 2022.

Les reprises ont toujours occupé une place cruciale chez Marshall, et « Covers » complète une sorte de trilogie, entamée par « The Covers Record » (2000) auquel a succédé « Jukebox » (2008).

Mis en forme dans son intégralité par la chanteuse, auteur-compositrice, musicienne et productrice, « Covers » recèle des chansons entièrement ré-imaginées de Frank Ocean, Bob Seger, Lana Del Rey, Jackson Browne, Iggy Pop, Billie Holliday, The Pogues, Nick Cave, The Replacements et bien d'autres, ainsi qu'une interprétation actualisée de sa propre chanson « Hate », tirée de « The Greatest » (2006), rebaptisée « Unhate » pour la circonstance.

L’adaptation de « Bad Religion » de Frank Ocean est en écoute ici et celle de « A pair of brown eyes » des Pogues,


 

Steve Amber en phase d’endormissement…

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A l’image de sa génération, Steve Amber évolue dans un monde désenchanté dont la science a depuis longtemps résolu les mystères, déconstruit les mythes, démasqué la Magie, révélant l’absurdité d’une existence à laquelle il aimerait, pourtant, pouvoir conférer un sens. Il est une machine aveugle et instable, à la merci de ses émotions, qui ne sont rien d’autre que des réactions chimiques internes, faites de productions hormonales et d’influx nerveux. Tout n’est qu’illusion, et c’est en s’y plongeant qu’il espère retrouver son humanité. « Hypnagogia », c’est le titre d’un nouvel elpee dont la sortie est prévue pour avril 2022. « Empathy Drive » constitue le premier single extrait de cet LP, et il est disponible en clip ici

 

 


 

Ramkot dans le viseur…

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Après avoir publié un premier Ep, sur lequel figure le single « Red » (en écoute ici)

qui lui a valu de remporter le concours ‘De Nieuwe Lichting 2021’ de Studio Brussel, le trio gantois Ramkot est prêt pour un nouveau round.

Le 5 novembre, Ramkot sortira un nouvel Ep intitulé « What Exactly Are You Looking For ».

La musique du groupe formé par les frères Tim et Tom Leyman ainsi que Hannes Cuyvers n’est pas sans rappeler, par certains aspects, Millionaire, Soulwax, STAKE et De Staat, mais avec une touche très personnelle, tout en dispensant un rock sans prise de tête.

La formation se produira en concert les 1er et 2 décembre au Vooruit (Gand), avant de sillonner les Pays-Bas et la Belgique.

https://fr-fr.facebook.com/Ramkot.band/


 
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