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Sur « Idols », Yungblud franchit un cap et affirme son identité musicale avec force. Toujours porté par une énergie brute et une notoriété en pleine ascension, le chanteur britannique livre un troisième album studio aussi puissant que varié. Dès « Hello,…

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L’heure personnelle de Lucie Valentine

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Gaby Jogeix nominé aux Grammy Awards…

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Son troisième elpee, "Meanwhile in New Orleans", est sorti en 2019 ; et pourtant, Gaby Jogeix est l'un des nominés aux Grammy Awards la catégorie ‘Album de blues contemporain’. L’opus a été enregistré aux Marigny Studios, qui était un ancien Dance Hall dans le quartier de Marigny où Fats Domino jouait dans les années 60.

D’origine française et espagnole, il est né à Bilbao, au Pays Basque, et est établi aujourd’hui à Madrid. Il a commencé à jouer à l'âge de 17 ans et est très influencé par Elmore James, Laverne Baker, B.B. King, Elvis, Ray Charles, Albert Collins, Derek Trucks et Doyle Bramhall II, entre autres. Ses études de littérature anglaise, de théâtre, de composition musicale et d'expression corporelle ont fait de lui un musicien particulier, ajoutant encore plus d'ingrédients à un artiste qui possède déjà un mélange de cultures.

Issu de "Meanwhile in New Orleans" son premier single s’intitule "Right way to love you" et bénéficie également d’un clip vidéo. 

Si vous avez manqué cet artiste, le clip est disponible

 


 

Les mauvaises habitudes de Komodor…

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Issu de Bretagne, Komodor est un quatuor dont les musicos –cheveux longs, of course– doivent certainement avoir puisé dans les vinyles de leurs grands-parents pour enregistrer une musique pareille. Soit un heavy rock qu’on pratiquait déjà fin des sixties et début des seventies. Pensez au Troggs, à Blind Faith, Thin Lizzy, Blue Oyster Cult ou encore à James Gang.

"Just an escape" constitue le 1er single issu de l’album "Nasty Habits", dont la sortie est prévue pour décembre 2021. Une intro psychédélique, des thèmes de guitare en reverse à la "Foxy Lady", un premier couplet bien tranchant, racontant l’histoire d’un jeune en mal d’avenir et qui n’arrive qu’à s’évader par le fruit de son imaginaire. Les guitaristes du groupe nous proposent ensuite un thème solo de guitares harmonisées qui nous ramènent un demi-siècle plus tôt.

https://soulsellerrecords.bandcamp.com/album/komodor


 

SüB

La Planète Sauvage revisitée…

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Changement de concept ce soir au Zik-Zak. Place à la projection d’un film d’animation. Complices chez SüB et Organic, Joris Oster (YEL, Silver Riot) et Olivier Justin ont profité du confinement pour créer de la musique autrement ; soit en réarrangent et se réappropriant la B.O. du long métrage culte, ‘La Planète Sauvage’, signée Alain Goraguer (NDR : au départ pianiste de jazz, mais surtout notoire comme compositeur et arrangeur, ce natif de Rosny-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, a notamment bossé pour Serge Reggiani, Boris Vian, Boby Lapointe, Jean Ferrat et Serge Gainsbourg).

Le ciné-concert va se dérouler devant une cinquantaine de spectateurs. Beaucoup trop peu pour la performance. Joris et Olivier ont eu une énorme envie de travailler sur une nouvelle façon de vivre la musique, un besoin d’unir le cinéma et les concerts ; puis il a fallu passer au choix du film. On a souvent vu ce type d’exercice de style se focaliser sur des films d’avant-guerre ou proposer des adaptations mégalos du ‘Grand Bleu’ ou de ‘Star Wars. SüB cherchait quelque chose d’autre, plus proche de son univers. C’est en visionnant ‘La Planète Sauvage’ sur Arte que les deux artistes ont eu l’idée de réécrire la bande son.

Pour celle-ci, Joris Oster explique la conception du projet : ‘La musique du film est en réalité assez discrète dans la version originale, mais elle reste néanmoins très intéressante. Lors de notre prestation, il y a 32 séquences musicales que nous avons dû mettre en place chirurgicalement de la façon suivante : 10 d’entre-elles reprennent les thèmes originaux mais réadaptées pour qu’elles puissent être rejoués à deux à l’aide de samples qui tournent en background. Huit sont issues de morceaux du premier album de SüB et d’Organic, deux projets au sein desquels nous sommes impliqués. Les 14 autres séquences sont des compositions spécialement créées pour le film’. A ce sujet, il ajoute : ‘Il a fallu quatre années de travail pour réaliser, dans des studios tchèques, ‘La Planète Sauvage’ avec des dessins de Roland Topor. C'est un film de science-fiction qui relate les mésaventures du peuple des Oms, réduits en esclavage par des créatures géantes. Le dessin animé n'est pas spécialement destiné aux enfants, mais atteint un public adulte beaucoup plus large que celui du ‘Théâtre de Monsieur et Mme Kabal’ de Borowczyk. Le trait tient une place aussi importante que le volume et la couleur dans le style graphique de Topor (qui avait déjà dessiné ses ‘Escargots’ pour Laloux). Malgré la collaboration prestigieuse d'animateurs tchèques des studios de Prague (le film était une coproduction franco-tchécoslovaque), il semble que la technique du ‘papier découpé en phases’ adopté par Laloux n'ait pas été perfectionnée au point de donner toute la souplesse nécessaire aux personnages de Topor. ‘La planète sauvage’, film ambitieux et rare, restera une date dans l'histoire de l'animation française avec la musique obsédante d'Alain Goraguer’.

Olivier se plante à l’extrême gauche du podium, sur une estrade derrière son kit de batterie, son synthétiseur et ses cymbales. L’écran est suspendu en arrière-plan, au beau milieu. Joris s’installe à l’opposé, côté droit et tient à sa disposition sa basse, sa gratte semi-acoustique droite et son thérémine (NDR : Il s’agit d’un des plus anciens instruments de musique électronique, inventé en 1920 par le Russe Lev Sergueïevitch Termen ; composé d’un boîtier électronique équipé de deux antennes, l'instrument a la particularité de produire de la musique sans être touché par l’instrumentiste). Il ne sera cependant utilisé qu’à trois reprises.

Le film est difficile à assimiler ; surtout à la première vision. Plusieurs seraient nécessaires pour en cerner toutes les subtilités. Il est cependant émouvant.

En général, la musique de SüB est échafaudée sur deux lignes de basse. C’est ce qui forge la singularité de l’expression sonore. L’une libère des sonorités distinctes, incisives et mécaniques ; et l’autre, caoutchouteuses. Ces dernières sont absentes lors de ce ciné-concert. Saccadé, le tempo finit par envoûter au sein d’un univers grunge bien seattlenesque, abordé dans l’esprit des Nirvana, Pearl Jam, Soundgarden et autre Alice In Chains.

Celle d’Organic combine post-rock, électro, prog, psyché, stoner, new wave et post punk. Puissants, les accords de basse sont parfois au bord de la rupture (Peter Hook ?). Les drums sont percutants et les sonorités de synthé, spasmodiques.  

Huit morceaux sont manifestement hantés par les SüB et Organic. Pour le reste, les musicos retranscrivent le climat futuriste du film à travers des sonorités électroniques, quand il ne se frottent pas au funk, au jazz (NDR : c’est l’ADN du concepteur de la B.O.) ou au psychédélisme, tout en tenant compte de l’alternance entre climats doux et sombres. Bref, en mêlant création pure ainsi que réinterprétation propre et en ajoutant des compos originales, le tandem a tout simplement remodelé une bande-son digne de son compositeur, Goraguer.

(Organisation : Zik-Zak)


 

L’Eldorado de Chaos E.T. Sexual

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Le nouvel elpee de Chaos E.T. Sexual,est paru ce 20 novembre 2021. Intitulé « Only Human Crust », il illustre la traversée d’une inquiétante jungle urbaine, ponctuée de discours engagés, de tableaux du quotidien décomposés et réarrangés aux couleurs d’un univers froid, industriel et pesant. Difficile de ne pas se laisser happer par la puissance et l’intensité de ces neuf morceaux qui ne font que souligner la noirceur et le tumulte de notre monde moderne. On peut penser à Godflesh, Neurosis, Dälek ou Techno Animal, mais on est avant tout entraîné dans une transe macabre au sein d'un univers aux contours résolument étranges, sans commune mesure.

Le trio de post metal français a extrait de cet opus "Eldorado", pour le traduire en clip, et il est disponible ici

En concert

14/10  Lille - La Malterie

15/10 - Bruxelles - Le Botanique / Witloof Bar

16/10 - Liège - La Zone

L’album est en écoute sur Bandcamp ici

 


 

Cassandra Jenkins

An overview on phenomenal nature

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Issue de New York, Cassandra Jenkins a publié son premier Ep (NDR : un éponyme), en 2013. Elle grave ensuite son premier album, « Play Till You Win », en 2017 et se forge une certaine notoriété, aux States, en bossant auprès de David Berman (Silver Jews, Purple Mountains). Elle devait d’ailleurs assurer le supporting act de sa tournée, lorsque ce dernier s’est donné la mort. C’était en 2019.  

Sur le Vieux Continent, malheureusement, la songwritrice est toujours considérée comme une illustre inconnue. Elle vient donc de graver son second LP, « An Overview on Phenomenal Nature », sur le label de Brooklyn, Ba Da Bing (Julie Byrne, Sharon Von Etten, …) 

Et pour être franc, ce long playing bénéficiera certainement d’une place de choix lors des classements réservés aux meilleurs albums parus en 2021. Car la Newyorkaise vient de frapper un grand coup. Et pour y parvenir, elle a reçu le concours du multi-instrumentiste Josh Kaufman (Bonny Light Horseman, Josh Ritter, Muzz, …)

Sophistication, subtilité et feeling sont les caractéristiques essentielles affichées par les sept plages qui composent cette œuvre.

On ne peut s’empêcher de penser à Dan Bejar (et à son Destroyer) auquel on aurait remplacé la nonchalance par de la sensibilité. Après la ballade introductive « Michelangelo », l’Américaine nous transporte au sein d’une ambiance planante (« New Bikini », « Hard Drive »), une atmosphère entretenue par de superbes interventions au saxophone. « Crosshairs » adopte un profil folk plus classique, mais toujours aussi élégant. Et le reste, même s’il véhicule parfois des accents jazzyfiants, mérite des éloges…

« An Overview on Phenomenal Nature » se savoure de bout en bout. Et si vous souhaitez mieux connaître la musique de la Newyorkaise, sachez qu’elle se produira en concert, au Botanique, le 18 novembre 2021.  


 

Dinosaur Jr.

Sweep it into space

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Le douzième album de Dinosaur Jr. (NDR : le cinquième depuis sa reformation en 2005), a bénéficié de la collaboration de Kurt Vile à la coproduction. Ce dernier apporte également son concours à la guitare sur deux plages, réalisant même de belles figures de style à la douze cordes sur « I ran away », outre sa participation aux chœurs. Des chœurs qui se révèlent carrément falsetto sur l’excellent « I ain’t », morceau qui ouvre l’opus et dont le final se charge d’intensité crazyhorsienne. Une belle intensité alimentée par des riffs saignants qui refait surface régulièrement tout au long du disque. 

Lou Barlow signe et chante deux pistes. Tout d’abord la valse romantique et lancinante « Garden », puis le jovial « Take it back », John Mascis se réservant l’écriture des 10 autres compos. Et bien sur le lead vocal, qu’il épanche d’un ton toujours aussi maussade et mélancolique.

Gémissant, le solo de gratte dispensé pendant « I met the Stones » rappelle ceux qu’Adrian Gurvitz réservait chez The Gun, fin des sixties (NDR : souvenez-vous de « Race with the devil »). Power pop, « And me » mêle judicieusement sonorités de six cordes acoustiques et électriques. Plus enlevé, « I expect it always » s’enfonce progressivement dans la noisy. Enfin, l’album s’achève par la ballade dévotionnelle, « You wonder ».

Bref, un elpee bien dinosaurien, mais aux mélodies qui accrochent instantanément. Ce qui n’est pas plus mal !


 

Alan Vega

Mutator

Écrit par

Alan Vega, le chanteur de Suicide est décédé en 2016. Réunissant cet artiste et Martin Rev, ce duo s’est servi de l’électronique pour concocter un répertoire singulier et visionnaire. Il va ainsi tracer la voie à des groupes comme The Human League, Cabaret Voltaire, Tubeway Army et surtout Depeche Mode. Cependant le parcours solo de Vega est tout aussi intéressant. Bien sûr, le mélomane lambda se souvient surtout de son hit single « Jukebox babe », mais sa carrière en solitaire, prolifique et riche en collaborations, va accoucher de plus d’une vingtaine d’albums qui vont même mêler hip hop, rock, metal et électro.

Enregistré entre 95 et 96, mais à l’époque inachevé, "Mutator" a été réalisé par l’artiste et Liz Lamere, son épouse et partenaire musicale. Après avoir retrouvé les bandes originales, Jared Artaud –un disciple de Vega qui drive le groupe minimaliste issu de Brooklyn, The Vacant Lots– a produit et mixé le tout.

C'est le premier opus d'une série puisée au sein d'archives, que le chanteur avait baptisé ‘The Vega Vault’, un vaste bric-à-brac d'écrits, de peintures, de dessins et de musique signés Vega.

Court mais obsessionnel "Trinity" ressemble à une invocation glaçante et angoissante. Sur "Fist", Vega chante ‘Destroy the dominators’ sur un lit de synthés rampants et un rythme hip-hop impassible, tandis que sur la ritournelle bucolique "Samurai", il déclame des paroles tour à tour sinistres (‘Missing girls/Who's been killing 'em ?’) et impénétrables, alors qu’à la fin du morceau il prend congé de l’auditeur en prononçant les mots ‘Au revoir’. "Nike solider" se révèle autant troublant que menaçant, alors que tout au long de l’ambient "Breath", il déblatère sur un ton flegmatique. Paradoxalement il est également capable d’emprunter les inflexions d’Elvis Presley. Mais lorsque ses propos deviennent emphatiques, c’est à Simon Huw Jones (And Also The Trees) que l’on se met à penser.

Un album posthume hanté, malsain, dérangé et dérangeant…


 

Amyl and The Sniffers

Comfort to me

Écrit par

Fondé en 2016, Amyl & The Sniffers compte deux albums à son actif. Un éponyme gravé en 2019, et « Comfort to me », paru en septembre dernier. Amy Taylor en est la frontwoman et la chanteuse. Particulièrement aigüe et vindicative, sa voix évoque Kathleen Hanna (Bikini Kill) voire Poly Styrène (X-Ray Spex). Elle est aussi venimeuse que celle de Johnny Rotten, puisqu’elle traduit sa colère, sa frustration et sa peur existentielle, à travers ses paroles, n’hésitant pas à fustiger le patriarcat, la misogynie, le non-respect des droits de l’homme ou encore le manque de courage des hommes politiques face au dérèglement climatique. 

Le quatuor australien (NDR : il est issu de Melbourne) privilégie les morceaux courts, percutants et frénétiques. « Hertz » évolue même sur un tempo tribal réminiscent des Cramps. Seuls l’incendiaire et provocant « Don’t need a cunt » ainsi que le punk/blues « No more tears », qui ressuscite l’esprit de Gun Club, lèvent quelque peu le pied. Le trio guitare/basse/batterie est une véritable machine à rythme que rien ne semble pouvoir perturber. Ni les accès de basse caoutchouteuse, ni les quelques solos de gratte bien sentis. Parfois le spectre de Cosmic Psychos se met à planer ou alors, lorsque le groove devient plus heavy, carrément, on ne peut s’empêcher de penser aux sulfureuses filles de L7…


 

Manic Street Preachers

The Ultra Vivid Lament

Écrit par

« The Ultra Vivid Lament » constitue déjà le quatorzième album de Manic Street Preachers, d’une carrière entamée en 1986. Glam/punk à l’origine, la formation galloise a viré peu à peu à la pop, surtout après la disparition de son guitariste rythmique, Richey Edwards, en 1995. Depuis, le line up a décidé de poursuivre son aventure en trio : le chanteur/guitariste James Dean Bradfield, le chanteur/bassiste Nicky Wire et le drummer Sean Moore.

Première constatation, le piano est beaucoup plus présent tout au long de cet opus. C’est Bradfield qui s’en charge. Il y a bien encore l’une ou l’autre envolée à la guitare, mais en général, les compos baignent au sein d’une pop sophistiquée, hymnique même, aux orchestrations et arrangements soignés. Parfois les interventions aux ivoires alimentent des mélodies hymniques réminiscentes du groupe suédois, ABBA. Il y a même des chœurs féminins floydiens (« Dark side of the moon » ?) sur « Black diary entry », une plage que Mark Lanegan chante d’une voix sombre et sensuelle. Autre invitée, Julia Cumming (Sunflowers) pose la sienne sur « The secret he had missed », un morceau inspiré par les artistes gallois Gwen et Augustus John.

Rien de bien neuf chez les Manics, si ce n’est une longévité qui a fini par les rendre de plus en plus mainstream, malgré des textes qui traitent, sur cet opus, de résignation, révolution, désespoir et défi…


 

Captain Rico & The Ghost Band

The Forgotten Memory of the Beaches

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Vous appréciez les ambiances ‘tarantiniennes’ et la musique surf ? Alors cet elpee devrait vous plaire. « The Forgotten Memory of the Beaches » constitue le premier elpee du trio basque Captain Rico & The Ghost Band. Et l’univers sonore des Surfaris et autres Dick Dale n’est jamais très loin… Bien sûr, tout a été déjà fait ou dit en matière de surf music mais il demeure un plaisir pas si coupable que ça ; et le Capitaine en question arrive même à y apporter des touches de jazz et une certaine complexité mélodique. En outre, Captain Rico et ses acolytes débordent de cette énergie ensoleillée si chère aux groupes du genre, nés aux cours des sixties…


 

Holy Motors

Horse

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Quand on évoque le rock issu des pays de l’Est, on pense immédiatement au collectif moscovite Pussy Riot. Mais parmi les formations russes, on peut aussi épingler DDT, The Jack Wood et surtout Motorama. Ce sont sans doute les plus connues. Enfin, pour votre culture générale, sachez qu’en Moldavie, Zdob si Zdub et Gândul Mâtei sont considérés comme des valeurs sûres, tout comme Okean Elzy en Ukraine et Molchat Doma en Biélorussie. Il y en a d’autres, mais là, il faudrait alors rédiger un article de fond.

Holy Motors nous vient d’Estonie. Et propose une musique qui mêle subtilement dream pop et shoegaze. Mais bien que vaporeuse et mélancolique, elle est teintée d’americana.

Eliann Tulve –dont la voix rappelle Lana Del Rey– et ses compères ont la tête de plus en plus tournée vers les States (…fantasmées) et un titre comme « Midnight Cowboy » ne ment certainement pas à ce sujet…


 

The Sideshow Tragedy

After the Fall

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The Sideshow Tragedy est duo issu d’Austin, au Texas.

Basique, son rock/blues basique fait mouche. Nathan Singleton (guitare/basse/voix) et Jeremy Harrell (batterie) connaissent leurs classiques sur le bout des ongles. Ils ne se cassent pas la tête pour réinventer la roue, mais simplement ont recours à des formules qui ont fait leurs preuves.

Tout au long d’« After the Fall », le spectre de Lou Reed plane. Ou plus exactement celui du Velvet Underground. A l’instar de « The Lonely One », le meilleur morceau de l’album

Dans un autre registre, « Hold on It » a bénéficié du concours de l’expérimenté et talentueux guitariste, Marc Ribot, alors que « Same Thing » se frotte au funk.

L’opus recèle bien quelques plages dispensables, mais en général, il reste agréable à l’écoute…


 

Lay This Drum

Frappant !

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Lay This Drum est un collectif réunissant cinq jeunes percussionnistes. Mais des dames ! Elles attendent de se produire en concert depuis plus de 200 jours. La Covid est passé par là, entretemps… Chacun de leurs concerts est désormais décrété sold out. Et c’est encore le cas, ce soir.

Pas de Covid Save Ticket, mais le masque buccal est obligatoire. Une nouvelle directive de la province du Brabant Wallon vient de tomber. Les organisateurs ainsi que le public présent n’y comprennent plus rien. Pas d’espace entre chaque bulle ni de distanciation sociale. Chaque place assise est occupée. Pas question donc de se lever.

Le quintet réunit Olympia Boule, Annebelle Dewitte, Laurence Loufrani, Aurélie Simenel et enfin Gaëlle Swann (c’est elle qui pilote le band). Et ce spectacle mis en scène par Pierre Lafleur est produit par la Compagnie du Scopitone. Une agréable interrogation sur la question du ‘genre’ féminin/masculin dans notre société moderne qui déboulonne les clichés avec puissance, un brin d’impertinence et beaucoup d’humour, ainsi que le sexisme qui est une réalité dans le monde de la musique (c’est un combat pour Gaëlle). Lay This Drum offre un regard rythmé et poétique sur l’identité dans le monde d’aujourd’hui en posant pour réflexion de départ : ‘Dis, c’est vrai que les femmes savent aussi faire de la batterie ?’

Sur les côtés, on remarque la présence de cinq estrades sur roulettes surmontée d’un tom bass et de deux petits fûts de batterie. Immense, une autre est surmontée d’un énorme tambour sur pieds et d’un tom bass. En général, c’est lui qui va imprimer la cadence. Il y a également dans le fond de la scène cinq cages métalliques tapissées sur le fond d’une toile et également montées sur roulettes

Les filles débarquent l’une derrière l’autre en exhibant un fût d’huile plastifié de couleur bleue, sur lesquels figurent de grandes lettres fluo. Elles se présentent en faisant tourner les fûts pour faire apparaître le logo ‘Lay This Drum’ en 3 phases. Les fûts sont couchés sur le sol. A gauche on amène un établi métallique au plancher en bois. Deux artistes y déposent violement deux caisses outils métalliques (sans faire de pub, de type Facom) qu’elles percutent sur le parquet tout en frappant des pieds sur le sol. Et la manipulation des différents clapets métalliques produit également du bruit.

Les cinq artistes ont enfilé des salopettes de teinte noire –qui arborent un petit logo ‘Lay This drum’ sur le haut, à droite– et sont chaussées de baskets hautes de couleur rouge.

Que faire d’une vieille machine à écrire ‘Remington’ ? Deux des membres du band en posent autant d’exemplaires sur un fût plastifié ; et en frappant sur les touches, créent une jolie mélodie.

Une grosse caisse et quatre caisses claires sont placées en croix et en carré dans l’obscurité. Il ne reste plus alors de visible, chez les percussionnistes, que les bandes réfléchissantes de couleur et les baguettes fluorescentes. Qui battent la mesure en synchro. Une séquence qui rappelle quelque part le groupe allemand Meute.

Une manifestation débute. Gaëlle apporte 10 manches de brosse et les distribue à ses partenaires. Dans le brouhaha, on discerne l’objet de la manif : les agressions à caractère sexuel dont sont victimes les femmes (mouvement incarné par #MeToo ou #BalanceTonPorc). Le band demande à l’auditoire de se répartir en trois sections pour crier des slogans. Et ça marche !

Les cages métalliques sont éclairées par l’arrière et sont retournées vers la foule, après avoir calé les roulettes. Chacun va exécuter un scénario prédéfini en frottant des baguettes contre les parois métalliques des cages.

L’expression des visages est suggestive. La mise en scène est soignée.

Des planches à clous aux seaux de peinture, des talons aiguilles aux boots de chantier, tout ce qui peut être percuté ou frotté est utilisé. Bref, tout est bon pour faire du bruit : des tambours et caisses claires, les pieds frappés au sol, claquements de mains entre elles, sur le corps, sur le torse, sur les épaules ou encore des pneus qu’elles font rebondir sur l’estrade. Et parfois, le tout est ponctué de cris.

En mêlant danse synchronisée et percussions diverses, Lay This Drum a séduit un public essentiellement constitué de quadras et quinquas. Il se produira encore à Bruxelles* et à travers la Wallonie*. Un spectacle qui mériterait de sortir des frontières de la Belgique…

(Organisation : La Ferme du Biéreau)

Photo : Alain Vanstraelen

En concert

VEN., 29 OCT. À 20:00
La Vénerie / esp. Delvaux
Bruxelles

SAM., 30 OCT. À 20:00
La vénerie/Esp. Delvaux
Bruxelles

VEN., 3 DÉC. À 20:00
Crac's/ Sambreville
Auvelais salle Emile Lacroix

VEN., 4 FÉVR. 2022 À 20:15
Braine le Comte
Centre culturel de Braine-le-Comte


 

GA-20

Does Hound Dog Taylor : Try It... You Might Like It !

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Il y a 50 ans, Bruce Iglauer a fondé le label Alligator dans le seul but d'enregistrer et de sortir l’album de Hound Dog Taylor, « Hound Dog Taylor & The HouseRockers ». Depuis, l'écurie a sorti plus de 350 albums de blues et de roots rock.

Hound Dog Taylor et ses compères reprenaient le flambeau de ce south-side blues initié par Elmore James, quand ce dernier branchait sa slide sur le secteur pour électrifier les dérapages contrôlés initiés par Robert Johnson, avant la guerre.

De Left Lane Cruiser aux Black Keys, en passant par les Cramps, de nombreux groupes s’en sont inspirés en reléguant une des guitares à la fonction rythmique, quitte à se passer de basse.

Fondé en 2018, GA-20 s'inspire du blues primal, pour ne pas dire viscéral, le r&b ainsi que du rock'n'roll de la fin des années 50 et début des années 60. Le trio se sert ainsi de matos vintage dont le célèbre amplificateur Gibson GA-20 qui a servi de patronyme à la formation.

« Does Hound Dog Taylor : Try It... You Might Like It ! » constitue son second elpee, un disque qui fait suite à « Lonely soul », paru en 2019. Un opus qui recèle neuf covers du Hound Dog, deux autres d’Elmore James ainsi que le « It Hurts Me Too » de Tampa Red.

Stubbs, l’un des gratteurs explique : ‘Pat et moi avons cherché quatre guitares Teisco/Kingston des années 1960 pour trouver celle dont la tonalité était la plus proche de l'original de Hound Dog, et Pat s’est servi d’un ampli Silvertone vintage des années 1960 ; le même que celui de Hound Dog. J'ai utilisé une Telecaster vintage et un ampli Fender vintage comme le faisait Brewer Phillips’.

Tout en capturant l'esprit et la vibration de Hound Dog Taylor & The HouseRockers, GA-20 n’oublie pas de libérer de bien crades sonorités électriques, traitées au bottleneck, tout en construisant un solide groove…


 

IDLES, une chenille qui devient papillon…

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IDLES publiera son nouvel elpee, « Crawler », ce 12 novembre. Il s’agira de son quatrième opus. Il a été enregistré aux célèbres Real World Studios de Peter Gabriel, à Bath, pendant la pandémie de COVID-19. En outre, il a été coproduit par Kenny Beats (Vince Staples, Slowthai, Freddie Gibbs) et le guitariste d'IDLES Mark Bowen.

Le premier single, ‘The Beachland Ballroom’, nom de la salle de spectacle emblématique sise dans l’Ohio, est une chanson soul qui bénéficie d’une vidéo réalisée par LOOSE. Et elle est disponible

« Crawler » raconte des histoires de traumatismes, de dépendance et de guérison. Le New York Times a récemment écrit : ’Le groupe britannique IDLES propose de nouvelles variations dans le vocabulaire post-punk, à travers l’obstination, l'impact, la dissonance, le discours et de la tension croissante…’


 

CharlElie Couture et Pauvre Diable remettent Rimbaud au goût du jour…

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Le slammeur français Pauvre Diable, aka Sébastien Lyons, avait pris contact avec CharlElie Couture, qu’il savait grand admirateur de Rimbaud et lui a demandé s’il voulait bien coopérer avec lui sur un titre. En l’occurrence « L’éveil du Val ».

Sébastien a déclaré

‘Il y a presque un an, j'ai eu le plaisir de rencontrer CharlElie Couture. Un grand artiste, engagé et profond.

On a discuté, on a sympathisé, et surtout on a fait de la musique. Je lui ai proposé une idée un peu osée, un peu décalée : et si on imaginait ce qui se passe après le dernier sommeil du dormeur du val d'Arthur Rimbaud ?

Alors on s'est assis autour de son piano, je lui ai proposé un texte, il a composé une musique. On a posé nos 2 voix pour mêler la poésie de l'ancien temps à l'âpreté du slam.

Ça a donné un morceau fort, qui véhicule une question qui traverse les siècles : que se passe-t-il quand le peuple décide de ne plus être les pions des jeux des puissants ?’

Et le titre, sous forme de clip, est disponible ici

Le 12 novembre, paraîtra le nouvel opus de Pauvre Diable. Il s’intitulera également « L’éveil du val ». 


 

Wet Leg : nouveau hype britannique ?

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En quelques concerts et deux singles, Wet Leg semble avoir mis la presse insulaire dans sa poche. Même le label Domino (Animal Collective, Arctic Monkeys, Franz Ferdinand, John Cale, The Kills, … ) a flashé, en le signant. Issu de l’île de Wight, ce groupe torche des chansons comme des blagues griffonnées sur des serviettes de table : courtes, percutantes et fermement ironiques. Des morceaux de punk/pop excitants aux paroles provocantes et aux grooves inspirés de Violent Femmes.

Deux clips à découvrir : « Wet Dream » (ici) et le précédent, « Chaise longue » ()

 

 


 

Les bombes artificielles de Modern Stars…

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« Artificial Wombs », c’est le titre du nouveau single du trio italien Modern Stars. Il figurera sur son deuxième elpee, "Psychindustrial", dont la sortie est prévue pour ce 26 novembre 2021.

Leur musique unique pourrait être décrite comme instinctive, vacillante, floue, aérienne, groovy, bizarre, distordue, harmonieuse et dissonante. Le combo serait fortement influencé par des groupes tels que Spacemen 3, Primal Scream et Suicide, mais également par les classiques de la littérature dystopique, affichant sur le nouvel opus, une référence claire à ‘1984’ de George Orwell et au ‘Brave New World’ d'Aldous Huxley. L'album raconte l'histoire d'un protagoniste imaginaire qui commence à être désillusionné par les valeurs de la société capitaliste et comprend la nécessité de définir son individualité pour survivre et rester humain.

Le clip d’« Artificial Wombs » est disponible

 


 

Delight in Disorder, trouble avant de devenir hypnotique…

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Delight In Disorder est un quintet belge né sur les cendres de Trouble, projet imaginé par Philippe Delhaye. Il pratique une forme de trip hop esthétique, introspective, mystérieuse et douce en explorant une large palette d'émotions, de sensations et de textures. Le band reconnaît pour influences majeures, Massive Attack, Archive, David Bowie, Portishead ou encore Kate Bush. Mais également les musiques de films.

Son premier single, « Hypnotic » sortira ce 10 octobre 2021.

Pour plus d’infos, voir ici

 


 

Danny George Wilson au bon endroit ?

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Le premier album solo de Danny George Wilson (Grand Drive/Danny & The Champions Of The World/Bennett Wilson Poole) paraîtra ce 15 octobre 2021. Son titre ? "Another Place", En attendant, il nous propose son nouveau single, "Heaven For Hiding" (ici), une compo dont le ton demeure aussi décontracté que le précédent, "Can You Feel Me" ()

"Heaven For Hiding" est imprégné d'un sentiment d'innocence et de découverte, des thèmes qui reviennent sans cesse dans l'album et qui communiquent à chaque chanson une vision unique…


 

Un imposteur chez Dave Gahan & Soulsavers

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« Imposter », c’est le titre du prochain elpee de Dave Gahan & Soulsavers qui sortira ce 12 novembre 2021.

Sur cet album unique, Dave et les Soulsavers insufflent une nouvelle vie à des morceaux soigneusement sélectionnés et imprégnés d'une signification personnelle. On y retrouvera notamment des versions personnelles de Neil Young, Bob Dylan, PJ Harvey, Charlie Chaplin, Cat Power et Mark Lanegan, entre autres.

‘Quand j'écoute les voix et les chansons des autres - et surtout la façon dont ils les chantent et interprètent les mots - je me sens chez moi’, confie Dave Gahan. ‘Je m'identifie à cela. Cela me réconforte plus que tout autre chose. Il n'y a pas un seul interprète sur ce disque qui ne m'ait pas ému’. Il ajoute : ‘Je sais que nous avons créé quelque chose de spécial, et j'espère que d'autres personnes ressentent cela et que cela les emmène dans un petit voyage, en particulier les personnes qui aiment la musique depuis des années’.

Contrairement aux albums précédents de Dave Gahan & Soulsavers qui étaient des collaborations transatlantiques où le duo enregistrait séparément et se passait les parties, l'enregistrement d'« Imposter » a été fait en direct en tant que groupe de dix membres au célèbre Shangri-La Recording Studio à Malibu, en Californie, au cours du mois de novembre 2019.

Premier extrait, « Metal Heart », est un morceau signé Chan Marshall (Cat Power), sorti pour la première fois en 1998, celle version ré-imaginée de Dave Gahan & Soulsavers paraîtra le 8 octobre.

http://www.davegahan.com/


 
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