La première ébauche de Beguiling Junior

Le mystérieux duo Beguiling Junior, formé par Kaya Wilkins (Okay Kaya) et Oli Burslem (YAK), s'apprête à dévoiler son tout premier elpee intitulé « First Cut ». Attendu pour le 2 octobre 2026, ce disque marque la naissance officielle d'une collaboration aussi…

Tommigun fait de vieux os…

Les vétérans belges de l'indie pop signent un retour marquant. Dix ans après la parution de Wooden Son, Tommigun rompt un long silence et dévoile « Heavy Bones ». Ce morceau inaugure un nouvel elpee éponyme, dont la sortie se profile pour le 20 novembre 2026…

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Dernier concert - festival

Afghan Whigs
The Cure

Oasis

Standing on the shoulder of giants

Pour remplacer deux de leurs employés modèles, remerciés pour bons et loyaux services, les frères Gallagher ont placé la barre très haut puisqu'ils ont débauché Andy Bell, ex-guitariste de Ride et de Hurricane #1, mais pour jouer de la basse, ainsi que Gem, jusqu'alors membre de Heavy Stereo, pour assurer la rythmique. Malheureusement, tout comme en football, ce n'est pas parce qu'une équipe dispose des meilleurs joueurs, qu'elle possède la meilleure équipe. Et on peut s'en rendre compte tout au long du quatrième album d'Oasis, qui alterne le très bon, le moins bon et le franchement dispensable. Et dans cette dernière catégorie, on peut y fourguer les prévisibles " Put yer money where yer mouth is ", le final " Roll it over ", ainsi que " Little James ", la première composition de Liam. Sub Lennon, aux rimes faciles, elle ne vole vraiment pas très haut. On monte d'un cran avec le slow sirupeux " Sunday morning call ", chanson qui à l'instar d'un " I'm not in love " de 10cc ou de " Guitar man " de Bread, aurait pu faire un malheur, au cours des seventies. Pour " Go let it over ", le cas est beaucoup plus délicat. Parce que si la mélodie manœuvre sur pilotage automatique, les claviers rognés et les arrangements beatlenesques circa " Magical Mystery Tour " font vraiment psychédélisme d'école. Un peu comme sur " Gas panic ". Mais ici, on passe à l'échelon supérieur. Surtout à cause de la participation de Mark Feltham, à l'harmonica, et de Charlotte Glasson à la flûte, musiciens qui apportent une touche toute personnelle et rafraîchissante à la composition. Une transition qui nous permet de passer à la quintessence de l'opus. Depuis l'intro " Fuckin' in the bushes ", instrumental cyclique, répétitif et torturé, au saignant et très électrique " I can see a liar ", caractérisé par des inflexions vocales aussi spectrales que celles des Stranglers du " No more heroes ", en passant par l'orientaliste, post Harrison, " Who feels love ? ", fragment qui (in)volontairement emprunte quelques accents au " Dear Prudence " des Beatles. Mais le meilleur morceau est incontestablement et paradoxalement un des rares que chante Noël. " Where did it all go wrong ? ". Une chanson dont l'intensité électrique constitue la meilleure allusion à Neil Young depuis " Slide away ". Et pour compléter le scanner du nouvel album d'Oasis, il nous reste à préciser que ce disque a été produit par Noël et Mark " Spike " Stent (U2, Madonna, Bjork, Massive Attack).

 

Oasis

Familiar to millions

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Les concerts d'Oasis auxquels j'ai pu assister m'ont rarement rempli d'enthousiasme. Hormis celui du Bota programmé en 1994, devant un pare-terre de 400 personnes, je m'y suis à chaque fois, franchement ennuyé. Et ce ne sont pas les frasques soulographiques de Liam qui sont parvenues à me dérider. En outre, le manque de respect dont il fait systématiquement preuve, à l'égard de son public, m'a toujours écœuré. Sans oublier son timbre vocal, qui conjugué à cette attitude de sale gosse, me tape vraiment sur le système. Aussi, avant d'écouter ce double CD ‘live’, je nourrissais les pires inquiétudes. Et notamment, parce qu'hormis la cover d' " Helter skelter " des Beatles, extraite d'un set accordé aux States, la prestation a été immortalisée le même jour. Soit le 21 juillet 2000, au stade de Wembley. Ceux qui ont déjà assisté à un concert d'Oasis, savent de quoi je parle… Et puis, quelle n'a pas été ma surprise de découvrir un double disque à la hauteur de l'événement. Preuve que la formation mancunienne est composée d'excellents musiciens. Et en plus de leurs meilleures compos, on y retrouve une reprise assez réussie de " Hey, hey, my, my " de Neil Young. Je ne m'attarderai donc plus sur la voix de Liam, dont je me demande même s'il a encore sa place au sein du groupe, mais plutôt sur la prestation d'ensemble, vraiment convaincante. M'enfin, trêve d'extrapolations, les (trop) nombreux aficionados du combo vont se régaler. Et paradoxalement davantage que s'ils s'étaient rendus à un de leurs concerts. Enfin, tant mieux s'ils prennent leur pied, c'est tout le mal qu'on leur souhaite…

 

Sinead O’Connor

Faith and courage

En un peu plus de douze années d'existence, Sinéad o' Connor est parvenue a faire parler d'elle, davantage pour ses déclarations tapageuses ou ses attitudes provocatrices qu'à travers l'exercice de son art. Pourtant, celle qui avait en son temps adopté un look à la Yul Bruner, possède toujours une voix remarquable, translucide, dont le timbre tantôt envoûtant, tantôt irascible ne laisse personne indifférent. Et c'est encore le cas sur son nouvel opus, " Faith and courage ". Malheureusement, aucune des treize compositions de cet opus ne sort d'une affligeante banalité. Il y a bien l'une ou l'autre incursion dans le folk celtique, mais elles sont rapidement asphyxiées par la surproduction des arrangements. Faut dire qu'elle n'a pas lésiné sur les moyens, puisque parmi l'armée de collaborateurs et/ou de producteurs, on retrouve des gens comme son ex époux John Reynolds, Adrian Sherwood, Dave Stewart, Brian Eno et Jah Wobble. Il est bien loin le temps de " Nothing compares 2U "...

 

Ostzonensuppenwürfelmachenkrebs

Leichte Teile, Kleiner Rock

Écrit par

Comme leur nom ne l'indique pas, ils viennent d'Allemagne ! Je vous laisse donc le soin de le traduire ! En tout cas, leur sens de l'humour ne passe pas trop dans leurs compositions. La basse ronfle rondement, les guitares se renvoient la politesse ou s'entremêlent et le batteur ne cache pas sa joie de taper sur ses fûts. Bref, tout ce qu'il faut pour proposer une musique vitaminée, parfois bruyante, sans jamais oublier de vocaliser. Et c'est peut-être là que le bât pourrait blesser. Peu habitués au pop-rock chanté en allemand, les non autochtones abandonneraient peut-être trop vite. Ce qui serait dommage, car en concert, on ne doit pas trop entendre le chanteur. A l'instar de certains groupes anglo-saxons ou même francophones à succès, pour lesquels nous sommes parfois plus tolérants...

 

Paul Oscher & Steve Guyger

Living legends deep in the blues

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Nonobstant la blancheur de leur peau, Paul et Steve sont deux authentiques bluesmen. Des vieux de la vieille, devenus des légendes de leur vivant. Et pour cause, Osher a fait partie du Muddy Waters Banden. C'était en 1967. Et le résident de Brooklyn avait à peine 18 ans. Il occupait, en effet, le poste d'harmoniciste, succédant à des monstres sacrés du blues tels que Little et Big Walter, Jr Wells ou James Cotton. Il a pourtant encore d'autres cordes à son arc, puisqu'il joue de la guitare, du piano, chante et compose. Il est vrai qu'il a appris à jouer de la slide par Muddy en personne, et du piano par le sublime Otis Spann. En 1975, il rencontre le Philadelphien Steve Guyger. Steve présente lui aussi un respectable pedigree. Il a joué l'harmonica dans le Jimmy Rogers Band de 78 à 92.

Cet album est une propagande pour le blues classique. Celui qui repose sur la formule d'un trio. Sans batterie, mais avec la basse de Mike Lampe. Paul se partage entre divers instruments. Steve se concentre sur l'harmonica. L'opus recèle quelques petites perles. " Sometimes I wonder ", par exemple. Steve Guyger y est troublant, tellement authentique et tellement proche de Rice Miller, du Sonny Boy II. Tous deux possèdent une voix "vécue", passablement ravagée, qualité qui ajoute à l'intensité de l'ensemble. Paul chante "Take a little walk with me" de Robert Lockwood Jr. Il a admirablement assimilé le style du Delta à la guitare. Et sur ce même titre, ils jouent tout deux de l'harmonica. Paul se réserve la basse, Steve, les aigus. La partie de basse de Paul est tout à fait sidérante sur une version incroyable de "The things that I used to do", où l'harmonica sonne comme un sax baryton. Emotion lorsque Paul interprète "What have I done " de Magic Sam, où l'harmonica se rapproche cette fois, de Big Walter Horton. Emotion aussi pour Steve chantant le classique de Sonny Boy I, "Sugar Mama". Cet album est tout à fait recommandé pour ceux qui aiment le Chicago blues dépouillé, sans faiblesse, classique, mais avec tant de surprises agréables, qu'il est difficile d'être complet dans ces lignes.

 

Orange Black

Bright lights

Premier album pour ce quatuor belge, de Kontich très exactement. Une œuvre qui affiche trois dimensions. La première lo-filisée, s'inscrit dans la lignée des Built To Spill, Pavement, Firehose et consorts. La deuxième, plus tendre, sombre voire mélancolique, emprunte les accents acoustiques de Red House Painters. Quand à la troisième, elle épouse la popcore aux mélodies contagieuses, généreusement électrifiées des Lemonheads, à l'instar de " Girl tattoo ", " Sad Joke " et " Money wheel ", les meilleures chansons de l'album...

 

Omar Kent Dykes

The screaming cat

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L'ouverture, "When Sugar Cane was king" se limite à l’Omar classique. Il est assez étrange de constater à travers les notes de pochette, que le géant ne fait que chanter, laissant le soin d'actionner les guitares à Malcolm "Papa Mali" Welbourne. Qui, en outre, partage la production avec le batteur B.E "Frosty" Smith. Mais pas de trace des Howlers. Et lorsque arrive la plage titulaire, on se rend vraiment compte d'avoir affaire à un solide travail de studio. Les percussions sont bien à l'avant et les effets de guitares, les sons et les voix trafiqués. Le riff cher à Bo Diddley annonce "100 pounds of pain". Assez réussi, malgré les timides apparitions de l'orgue Hammond. Ensuite, l'album respecte un répertoire bien dans l'esprit d'Omar Dykes ; mais encore une fois, c'est la production qui l'emporte, mettant en évidence le travail réservé à sa voix puissante et grave. Mais pourquoi donc, la face Omar le guitariste est-elle pratiquement occultée au profit de Papa Mali ? Et pourquoi ces cordes constamment trafiquées ? Ainsi sur le dynamique "Girl's got rhythm", Omar, et ce n'est pas la première fois, chante à la manière de John Fogerty. Et c'est la slide du producteur qui l'accompagne! Ce travail de studio n'est pas sans me rappeler les derniers albums de Z.Z Top. C'est assez évident à l'écoute de "Too many people talkin". Le seul lien échangé avec les Howlers ici, se résume à la participation du bassiste Paul Junior. Sur 5 titres. Bizarre ! Omar ne serait-il plus qu'une voix? Non, si l'on en juge le shuffle classique de la finale "Party girl". Ouf, me voici rassuré !

 

Will Oldham

Guarapero / Lost blues vol 2

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Depuis 1993, date de la sortie de son premier album, Will Oldham aligne les pseudonymes ou les pseudo noms de groupes. Palace, Palace Brothers, Palace Songs, Bonnie Prince Billy ; et à mon humble avis, ce natif de Louisville, dans le Kentucky, n'est pas au bout de son registre. Il lui arrive quand même d'enregistrer sous son vrai nom. Comme ce " Guarapero/Lost blues vol 2 ". Un disque constitué de raretés et de chutes de bandes, issues de l'elpee " Lost album ". Le chanteur/compositeur country au cœur noir, aux sentiments sombres et à l'humour caustique nous plonge, comme d'habitude, dans une atmosphère mélancolique, austère, propice aux chansons filmiques qu'il interprète de son gémissement nasal desséché, en s'accompagnant d'une six cordes acoustique. Will réserve, quand même, un zeste d'électricité à cet opus, sur les lo-fi " Sugarcane juice drunker " et " Call me a liar ", ainsi que les dylanesques, rognés par un hammond, " For the mekons et al " et " Stable Will ". La surprise nous vient de la présence inattendue d'une boîte à rythmes squelettique. Balayée d'arrangements minimalistes, elle n'est cependant concédée qu'au seul " Boy, you have a cum "…

 

Erskine Oglesby

Blues dancin´

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Le label Black & Tan poursuit son approche intéressante des bluesmen de St Louis, dans le Missouri. Ernest Oglesby est né à St Louis, en 1937. Son instrument, c'est le saxophone ! Mais, il est loin de jouir d'une énorme popularité à travers le monde. J'ajouterai même qu'il est presque un illustre inconnu. A l'âge de 20 ans, il avait pourtant rejoint le Billy Gailes Band. Ce qui lui avait permis d'accompagner des grands tels que Albert King, Ike & Tina Turner, Little Milton et puis d'autres. Ces dernières années, il a parcouru l'Europe avec les St Louis Kings of Rhythm. Il partage ses passions musicales entre le blues et le jazz. Ce qui peut aisément se comprendre à l'écoute de ce 1er album.

"Jack and Coke" ouvre par une session instrumentale. Le sax est immédiatement présent, mais c'est le guitariste Brian Melching qui tire son épingle du jeu. Erskine chante "I have the same old blues" (de Little Milton), sur un mode rythmé, pendant que guitare et sax s'entendent avec bonheur. "Two franc blues" hausse encore le rythme. Erskine est définitivement lancé. Il nous livre une subtile partie de "honky" sax. Melching s'échappe dans le style jazzy, proche de Charlie Christian. Swing et jump avec "Two shots of Jack". Bob Lohr est efficace au piano. Brian nous donne une leçon de jump style sur les cordes. Brillant! St Louis se fait Chicago Southside pour "Train I ride" et "Caress me baby" de Jimmy Reed. Bob et Brian se muent en Otis Spann et Jimmy Rogers. Boogie woogie pour "Back at BBs". Erskine se libère sur son sax tenor, à la seule pensée de flâner dans la Beale Street de Memphis. Même ambiance swing boogie sur "I'm trying". Le "Madison blues" d'Elmore James se fait Oglesby, tant la version est personnalisée. Un excellent album qui se referme sur "Next time you see me" de Jr Parker, avec une dernière grande prestation de Melching. Nonobstant son manque de notoriété, Ernest Oglesby est un grand musicien qui s'inscrit dans la lignée des saxophonistes leaders tels que AC Reed et Eddie Shaw.

 

Julia P

Victory

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Avant de se lancer dans une carrière individuelle, cette Amstellodamoise sévissait au sein d'un trio qui répondait au nom de Julia P. Hersheimer. La réduction du patronyme n'a donc pas été trop difficile à opérer, lorsqu'elle a décidé de se lancer dans une carrière solo. " Victory " constitue le premier album enregistré sous son propre nom. Un disque pour lequel hormis la production - confiée à Frans Hagenaars - elle assume pratiquement tout. Le chant tout d'abord. D'un timbre vocal souple, sinueux, rappelant parfois Barbara Manning. Les guitares. Electrique et acoustique. Ainsi que les claviers. Ne laissant les rares percussions ou les drums qu'à l'un ou l'autre invité. Ou encore quelques cuivres. Prodigués sous la forme d'arrangements sur le très étrange et réussi " Good life " (Nicolette Lie), et parcouru par le trombone de J.B. Meyers (Supersub) sur " Bossanova ". Dans ces conditions, il n'est pas trop difficile de comprendre que le discours musical prononcé par Julia P., tout au long de cet opus, est minimaliste. Mais un minimalisme abordé dans l'esprit de Young Marble Giants. Et cette sensation est plus que perceptible sur le très électrique " Don't trust me ", le plus enlevé " Aerobic bum ", l'allègre " The van ", dont le tempo semble avoir été emprunté au " Ballad of John and Yoko " des Fab Four, le très synthétique " It's like me ", " See through ", caractérisé par le recours à un orgue à soufflets, ainsi que sur les deux titres cuivrés. Un disque qui brille vraiment par son originalité…