La première ébauche de Beguiling Junior

Le mystérieux duo Beguiling Junior, formé par Kaya Wilkins (Okay Kaya) et Oli Burslem (YAK), s'apprête à dévoiler son tout premier elpee intitulé « First Cut ». Attendu pour le 2 octobre 2026, ce disque marque la naissance officielle d'une collaboration aussi…

Aucun remboursement de prévu pour les Lambrini Girls

Le duo punk Lambrini Girls sortira son deuxième album, « No Refunds », le 15 janvier 2027 chez City Slang. En attendant, il a partagé un tout nouveau single, « Bang Bang Bang », accompagné d’un clip vidéo. Successeur de leur premier elpee, « Who Let The Dogs…

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The Ponies

P is for Ponies

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Avant d'opter pour le patronyme The Ponies, ce quatuor néerlandais, de Noordwijk très exactement, sévissait sous celui de The Post. Un clone de Dinosaur Jr, voire de Buffalo Tom, colportaient alors les mauvaises langues. A cause d'une propension presque maladive à filtrer les mélodies à travers l'intensité électrique des guitares. Un mécanisme qui n'a pas vraiment disparu, même s'il n'est plus aussi systématique. Et on avait déjà pu le constater sur leur premier opus, " Meet the Ponies " qui, nonobstant le ton revivaliste sixties emprunté aux Byrds et à Big Star, avait épinglé l'un ou l'autre rythm'n blues à coloration Stones ; et puis surtout eu l'audace de s'attaquer au standard de jazz signé Chet Bakers, " My funny Valentine ". Pas de cover, cependant, sur le nouvel opus des Ponies, mais un certain " After the goldfish ", négocié sous la forme d'un clin d'œil à Neil Young. Hormis le countryfiant " Blinder every date ", rehaussé par la présence de Wim Elzinga à la steel guitar, et " The green witch ", expérimentation instrumentale réminiscente du Teenage Fan Club circa " The king ", ce " P is for Ponies " s'inscrit dans la lignée du précédent opus. Les inflexions de Mark Van Rijnberk sont toujours aussi capricieuses que celles de Stephen Malkmus (Pavement) et les harmonies vocales aussi soignées et limpides que chez Sugar. Un album fort agréable à écouter, même s'il pêche par manque d'originalité...

 

Polar Aim

Diaries of well known women

Russell et Lincoln Fong constituaient l'ossature du défunt et mythique Moose. Après la séparation du groupe, Lincoln a sévi chez My Bloody Valentine et Cocteau Twins avant de retrouver son frère pour fonder ce Polar Aim, en compagnie de l'ex chanteur de Fuel, Hamish Mcintosh. Pour enregistrer cet opus, ils ont reçu le concours de Dave Gregory (XTC), de Steven Monti (Curve) et de Vinnie Lami (Cocteau Twins, Guy Chadwick).

Une bien belle équipe responsable d'un album attachant à la pop soignée, enrobée de chœurs discrets, légèrement psychédélique, dont les vibrations vulnérables, finement ciselées dans des accords de guitare, nous plongent dans un univers éthéré, paisible, aux confins de la mélancolie bleue des Felt, Luna et autre Moose, bien évidemment. Et lorsqu'en final, " Little rage " vient déposer ses accords de trompette, c'est même à Orange Juice que ce Polar Aim nous fait penser...

 

Pluto Monkey

Little Brenda : Bluegrass Mission

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" Little Brenda " nous raconte des historiettes de solitude et d'introspection banlieusardes. L'Eldorado n'est pas si loin, il faut juste monter dans un bus direction downtown… Croisement pas si improbable entre Tom Waits (voix nasillarde, grésillante) et Ween (par l'aspect déglingué), Pluto Monkey a la particularité de se présenter sous la forme d'un duo ‘électronique’ où viennent se greffer, au fil des morceaux, différents instruments. Nos lascars ne tombent jamais dans un hermétisme expérimental et réussissent même à faire cohabiter clarinette et léger bruitisme. Des restes gothiques ou tout au moins cold wave pointent le bout du nez dans la production, conférant parfois à l'ensemble un ton prophétique, voire paternaliste. Un peu comme si vous faisiez collaborer les aspirations de conteur d'un Nick Cave et l'éclectisme musical d'un F.M. Enheit…

 

Pleasant Grove

Pleasant grove

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Cet opus éponyme ressemble davantage à une compile qu'à un véritable album. Un curieux assemblage réunissant des extraits d'un premier mini CD et des compositions plus récentes, commises sous un nouveau line up. Au sein duquel l'ex UFOFU, Joe Butcher, a joué un rôle majeur. Préposé depuis peu aux claviers, mais surtout à la steel guitar, il a apporté davantage de fluidité à la country atmosphérique, éthérée, de cet ensemble texan, de Dallas pour être plus précis. Une country qui, à l'instar de Palace, Low, Wilco ou même de Lambchop, est capable de vous plonger en état de léthargie, A croire que tous ces groupes jouent sous les mêmes tranquillisants. Encore que sur cet opus, " Nothing this beautiful " et " The ballad of James Snyder " manifestent une intensité électrique beaucoup plus marquée ; sans oublier le remarquable et complexe " Reset the code ", un fragment de près de sept minutes réminiscent des Flaming Lips circa 1993. C'est à dire lorsque la guitare de Ronald Lee Jones hantait encore leur univers sonore. Et pour refermer l'ouvre, Pleasant Grove s'abandonne dans le minimalisme presque parfait, partagé entre une voix gémissante et un piano énigmatique, mais tellement sonore…

 

Placebo

Black market music

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Après avoir fait l'objet d'un véritable culte auprès de la presse spécialisée britannique, Placebo n'y est plus en odeur de sainteté. Et l'attitude de son leader Brian Molko y est beaucoup. En fait, " Black market music ", le nouvel opus du trio, s'est littéralement fait descendre en flammes. Et Brian l'a très mal pris. Réglant ainsi ses compte avec ses censeurs, qui du coup l'ont pris en grippe. Vous voyez l'escalade ! Et le problème n'est pas prêt de s'arranger. Pourtant, si le troisième elpee du trio n'est pas excellent, il est loin d'être mauvais. Le problème procède plus que probablement du climat qui règne tout au long du disque. Gothique ! Ce qui explique sans doute pourquoi le fil mélodique manque singulièrement de relief. Et ne laisse pratiquement aucune place à l'imprévisible. Spécificité qui avait fait l'originalité des deux premiers elpees. Il y a bien le concours du rapper Justin Warfield, sur " Spite & Malice ", et puis quelques accès de clavier sur l'une ou l'autre chanson. Mais en général, la forme reste minimaliste. En outre, comme le timbre vocal de Brian a nettement perdu de son amplitude, la vision ténébreuse de ses compositions est encore accentuée. Maintenant, dans un contexte gothique, je le répète, cette œuvre pourrait devenir une référence. Encore que je vois mal les corbeaux accueillir Molko à bras ouverts. A moins que ce ne soit le contraire. Décidément, il n'y a pas moyen de s'en sortir…

 

Pizzicato Five

The fifth release from Matador

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Faut pas être cartomancienne pour comprendre que cet elpee constitue le cinquième enregistré par Pizzicato Five chez Matador. Un disque qui fait, bien évidemment, la part belle à la pop synthétique, kitch et sophistiquée. Mais pour la circonstance, le duo japonais a décidé de napper le tout d'orchestrations et d'arrangements puisés dans les 60's et le début des 70's. Pas le rock, contrairement à ce que vous pourriez penser. Mais le music-hall, le jazz, le disco et surtout la variété. Des formes musicales qui étaient en vogue, à cette époque, en Italie. Et c'est dans ce contexte que Pizzicato Five a décidé de nous replonger. Ce qui donne une coloration ‘easy listening’ (NDR : qui a dit eurovisionnaire ?) à leur démarche, rappelant même parfois le cinoche de cette période. Ou plus exactement les bandes cinématographiques de longs métrages qui ont pu mettre en scène feu le célèbre acteur, Marcello Mastroiani… Ah oui, j'allais oublier, Maki Nomyia chante également sur ce support sonore. La plupart du temps en nippon. Et même lorsqu'elle s'exprime dans la langue de Shakespeare, son savoureux accent du soleil levant trahit ses origines. Et ce n'est pas la reprise de " Tout, tout pour ma chérie ", écrite par Michel Polnareff, qui y changera quelque chose. Faut croire que pour ces maîtres de la pop artificielle, c'est toujours 1969 !

 

Pills

Music Soldia

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Anthony Sandor, alias Monsieur Pills, draine son lot de détracteurs et de reproches dont le moindre n'est pas d'avoir piqué beaucoup de choses à beaucoup de monde. Vrai ou faux? On peut toujours ergoter. Reste qu'il manifeste un goût certain pour les beats basiques, réguliers comme des métronomes et que, sur ce troisième album (enregistré avec ProTools, comme tout le monde), il a réussi à les faire apprécier par Rachid Taha, Lee Scratch Perry et Mud Bone Cooper???, lesquels leur donnent diverses couleurs, du rap au funk en passant par un brin d'orientalisme. Inutile de vous dire que tout cela ne prendra de sens qu'écouté à plein volume, condition à laquelle les passages les plus répétitifs, et ceux déjà entendus sur "Electrocaïne", l'album précédent, seront les mieux captés.

 

Perverted

Mock tantrum

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Pour enregistrer son troisième opus, cet ensemble limbourgeois n'a plus confié la production à Kramer, mais à Elvis Peeters ; mieux connu pour avoir sévi chez Aroma Di Amore. Et première constatation, le son est plus brut, plus sale, plus ‘live’. A la limite, on a parfois l'impression de retrouver une acoustique spécifique aux fifties voire aux sixties. L'utilisation du DAT n'y est sans doute étrangère. Si le mélange de hardcore de post punk, de slo fi, de world et de noise folk, pratiqué par Perverted, est toujours aussi alternatif, la voix ‘rottennesque’ de Genis U est beaucoup moins présente. Ne se manifestant que sur deux ou trois titres. Pas plus. Elle est cependant relayée par celle de toute une série d'invités. Depuis Peeters, préposé à un exercice de style dans la langue de Vondel sur l'indigeste " Volmaakte onbeweeglijkheid ", à 2M alias Maaike Moens, impeccable dans son falsetto tout au long de " The hurting game " et de la cover d'Au pairs, " Headache ", en passant par Isabelle Neascu, conviée à réciter sa prose sur le très atmosphérique " Hornsberg ", un certain Ahmed Al Massoef lorsque le crazyhorsien " Snappetuna " vire à l'incantatoire ; et enfin Vandal Y et Vandal Z de Vandal X, célèbres pour leurs vociférations très caractéristiques. Le premier sur " Small town " et le funk blanc, dont les accents ont été empruntés à TC Matic, " Wilson " ; le second lors de la superbe et grinçante adaptation du " It's not peculiar " de Hüsker Dü. Vandal y apportant également son concours à la guitare. Sur " Czesem " et " Song to a hidden song ". Enfin, la coloration world est entretenue par Amarjeet Singh, qui a apporté son tabla pour deux fragments. Si à l'origine, Captain Beefheart, Sonic Youth et Bongwater constituaient les influences majeures de Perverted, ce " Mock tantrum " consacre un élargissement du champ de références ; mais vu la complexité de la musique, ce disque risque fort de n'intéresser qu'un public très averti…

 

Pinetop Perkins

Back on Top

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Joe Willie ‘Pinetop’ Perkins est un vieillard sémillant de 86 ans. Il reste une des dernières légendes vivantes du blues, à fouler notre bonne vieille terre. Il affichait déjà 75 ans au compteur lorsqu'il a sorti son 1er album sous son nom. Depuis, et surtout ces dernières années, il est manifestement devenu un des bluesmen les plus prolifiques. "Back on top" constitue son 2ème album pour Telarc, après "Born in the Delta". S'il sévissait déjà dans les années 30, notamment en compagnie de Robert Nighthawk, il est surtout connu pour sa participation de 1969 à 80 au Muddy Waters Band. Il assurait alors la succession du bouleversant Otis Spann.

"Back on top" débute par un blues lent écrit jadis par Earl Hooker, "Anna Lee". Sa voix est reposée et les échanges entre le piano et la steel guitare de Corey Harris sont une parfaite manière d'aborder cette nouvelle oeuvre. Cap ensuite sur le boogie woogie de "Down in Mississippi". Sugar Ray Norcia est à l'harmonica et Corey démontre tout sa versatilité aux cordes. Pinetop interprète de nombreux canons du blues. Entre autres "Kansas City" et "Five long years", un très célèbre slow blues écrit par un autre pianiste, Eddie Boyd. D'une sobriété exemplaire, l'accompagnement est tout à fait efficace. Denny Breau est à la guitare et la section rythmique de luxe est composée de Mudcat Ward et de Per Hanson. "Hi heel sneakers" reçoit ce même type de traitement. Seule la guitare, quasi acoustique, est discrètement amplifiée. L'ambiance est donc plutôt roots. C'est avec beaucoup de respect pour ses compositeurs, Leroy Carr et Scrapper Blackwell, que Corey Harris et Sugar Ray entrent en communion sur "How long blues". Et pour être tout à fait complet, sachez que l'opus recèle deux titres chers à Perkins, "Pinetop's boogie woogie" et "Pinetop's blues", mais sous de nouvelles versions. Une bonne production de plus pour Telarc.

 

Pearl Jam

Binaural

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Pearl Jam... Voilà un groupe qui ne peut attirer que la sympathie de par son attitude. Le David contre Goliath du monde musical tente de se situer dans la ‘philosophie’ promotionnelle de l'industrie du disque, et en l'occurrence, d'une major. Les actions menées par le groupe depuis plusieurs années ne lui ont pas toujours réussies. Même si la sortie d'un nouvel opus est toujours attendue par une poignée de fans irréductibles, il faut avouer qu'il a fallu patienter presque 2 albums pour que l'originalité du groupe refasse surface (avec Yield). Non pas que " Vitalogy " et " No code " soient foncièrement mauvais, mais force est de constater que Vedder et sa bande s'étaient un peu perdus dans le dilemme de leur position. Pactiser avec le diable, ou survivre. La réponse donnée par le groupe fut tout autre, bien pire, la musique fut sacrifiée et l'attitude défendue bec et ongles. Voilà que Yield débarque et l'on se met à espérer. Le disque est bon, voire très bon, d'un bout à l'autre. Dégagé de ce combat, pour ne plus se concentrer que sur la musique, le groupe semble avoir trouvé un juste équilibre. L'espoir renaît alors. Deux ans plus tard, " Binaural " plonge, aux premières écoutes, dans le doute. Comme si " Yield " n'avait été qu'un chant du cygne, laissant la formation moribonde. Une nonchalance, un dépit, un renoncement parcourent cet opus. Un goût amer de défaite. Mais là où la magie Pearl Jam opère, c'est qu'on y revient à ce nouveau disque. Car le combat se situe également au niveau de l'auditeur. Et il faut bien admettre que passé le stade de l'adaptation auditive, les nouvelles compositions font mouche. Et sans atteindre des sommets, ce sixième disque entre quand même dans le top trois du groupe. Après tout, est-ce que, par exemple, Neil Young, a toujours sorti d'excellents albums ?