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Un clip d’animation pour le nouveau single d’Σtella

L'artiste grecque Σtella dévoile son nouveau single intitulé « Belinda ». Cette nouveauté s'accompagne d'un clip officiel au format visualizer, dont les illustrations sont nées sous la plume de la chanteuse elle-même, complétées par les animations de Yokanima…

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Afghan Whigs
Jon Spencer

Junior Parker

Way back home

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Herman Parker est originaire de West Memphis dans l'Arkansas. Le virus du blues lui a été inoculé en 1948 par le célèbre Sonny Boy Williamson II. C'est d'ailleurs Sonny qui lui a décerné le surnom de Junior. En 49, il reste dans le sillage d'un autre grand, Howlin' Wolf. Il commence alors à enregistrer sous le nom de Little Junior et monte ensuite sa formation, les Blue Flames. Cette collection est sous-titrée "The Groove Merchant years". Elle se concentre surtout sur la 2ème partie de la carrière de Junior. Bien moins focalisée sur le blues, elle se prolongera jusqu'à la mort prématurée de l'artiste en 71. Il n'avait même pas 40 ans.

Nous le retrouvons vers 1970 lorsqu'il est pris en main par le producteur Sonny Lester. De l'album "Outside man", sorti en 70 sur Capitol, nous ne retrouvons rien de bien excitant. Je retiendrai quand même les reprises. Et en particulier "River's invitation" de Percy Mayfield, "You know I love you" de B.B King, rehaussée par une armée de violons, mais également caractérisée par la présence d'une guitare minimaliste toute en sensibilité ; sans oublier une version très originale du "Lady Madonna" des Beatles. De l'album, "Dudes doin' business", gravé en 71 et enregistré en la compagnie de l'organiste Jimmy McGriff, j'épinglerai "Drowning on dry land" d'Albert King. Mais également "Ain't that a shame" de Fats Domino, un autre titre des Beatles "Oh darling", une cover assez réussie d'un blues de Dr John particulièrement réussie, "A losing battle", et un hit pour Johnny Adams. A l'époque, Lester lui fait réenregistrer des plages mises en boîte pour le label Duke, il y a des lustres. Et notamment des classiques du blues tels que "Sweet home Chicago", "Tin pan Alley", "Look on yonders wall" et "That's alright". Une occasion pour Junior d'empoigner son harmonica et de nous montrer comment il peut toujours chanter le blues de manière bouleversante. Ces titres furent réunis sur l'album "Blue shadows falling". Nous serons sélectifs dans l'écoute de cette collection, car si nous ne retrouvons pas l'énergie de l'époque où il créa "Mistery train", ses interprétations du blues lent sont autant de brûlots. A l'instar cette adaptation live de "Don't throw your love on me so strong" d'Albert King, enrichie par la guitare de O'Donel Levy et surtout l'intervention remarquable à l'orgue de Mc Griff.

 

Papas Fritas

Building and grounds

Les Papas Fritas reconnaissent pour influence majeure les Beach Boys et Burt Bacharach. C'est une évidence. Les Beatles et XTC également, c'est une référence. Le trio manifeste également d'évidentes affinités avec Stereolab. Côté feeling, cependant, pas rythmique. Le groupe préférant fonder la structure de ses chansons dans la chaleur de l'émotion pour obtenir une pop rafraîchissante, intemporelle, contagieuse. Une pop dont la limpidité et la tendresse des mélodies reposent sur des arrangements riches en subtilités. Une pop parfumée d'harmonies vocales raffinées, diaphanes, tour à tour conduites ou partagées par Tony Goddess et Shivika Ashtana. "Building and grounds" constitue leur troisième elpee, une œuvre beaucoup plus sophistiquée qu'" Helioself ", leur précédent opus. Un morceau de plastique dont nous avions dit le plus grand bien en 1997, et qui d'une manière totalement incompréhensible, était passé totalement inaperçu. Alors, ne commettez plus la même erreur, vous risqueriez de passer à côté d'un des albums de l'année....

 

P-A-L

Release

Écrit par

Les plus fidèles représentants du courant industriel ayant sérieusement pris de la bouteille (Front Line Assembly, Skinny Puppy…), vous serez étonnés de retrouver du plaisir à l'écoute de quelques poncifs musicaux, considérés à tort comme les signes manifestes d'une fin de règne annoncée. En vrac, guitares décharnées, basses métalliques, vocaux d'outre-tombe, mélodies réfrigérées, le tout enveloppé d'échos nuageux. Vieux gothiques, vous qui crachiez sur les Sisters of Mercy tout en les écoutant encore en cachette, quittez votre tanière sans honte, ressortez votre trousse de maquillage, vos apparats sombres, les poèmes de Rodenbach, car P-A-L parvient à redorer l'étendard cold wave que vous désespériez de revoir flotter un jour.

Ce jeune outsider va de nouveau rameuter une foule de ténébreux, toute tranche d'âge confondue. Malicieux et cultivé, il sait à la fois jouer de la distorsion maladive, parvenant de fait à attirer les oreilles des plus anciens, puis il la couple à divers samples angoissés plus modernes, créant alors une sorte de mantra nauséabond aux relents de paranoïa tout de même délectable pour les plus jeunes. Voilà l'exemple même du gentil garçon ayant appris les bases de la musique avec les vinyles d'un grand frère aux cheveux crêpés, puis perdu ses boutons d'acné au son de la techno minimaliste de Detroit. Ces influences, il les malaxe puis les pare de son talent pour s'approcher de sommets seulement atteints par les meilleures compos de Download. Les connaisseurs apprécieront. L'habituelle structure technoïde, basée sur la répétition de motifs, trouve entre ses mains une nouvelle santé ; nous émouvant par ses jeux d'images décolorées sises à mi distance du grisâtre et du rouge sang. Lui cherche peut être à trouver un équilibre entre dancefloor et instrumentaux névrotiques ; ces derniers, par leurs mélodies, nous ramenant par moment au pire d'un Jean Michel Jarre, esthète bourgeois dont on se demande encore comment il pu influencer à ce point la branche dure de l'électronica actuelle. Là, n'est pourtant pas le sujet.

Emplie d'odeurs, de joies, de douleurs indélébiles, cet opus titille notre sensibilité infantile en autant de fragments d'ambiances qui, mis bout à bout, narrent notre histoire personnelle. On se demande alors si nous n'avons pas affaire à un cinéaste plus qu'à un musicien, ses morceaux s'apparentant plus à des photogrammes qu'à de simples tracks.

Tenons nous là le David Lynch goth ?

 

Quickspace

The death of Quickspace

La mort de Quickspace. Drôle de titre pour un album ! D'autant plus qu'aux dernières nouvelles, la formation insulaire a toujours bon pied bon œil. Bref, ce " Death of Quickspace " constitue leur troisième opus. Un disque dont la musique se rapproche de plus en plus de celle que pratiquait Th' Faith Healers, avant que Tom Cullinan ne décide de dissoudre le groupe. Cependant, le combo a le bon goût de s'ouvrir à de nouvelles perspectives sonores. Psychédéliques tout d'abord. Le plus souvent dans l'esprit déchiqueté et turbulent de My Bloody Valentine. Mais également sous une forme plus minimaliste, tortueuses, sydbarrettienne. A l'instar du fragment de plus de onze minutes intitulé " Climbing a hill ". Encore qu'un parfum glamoureux, bolanesque, flotte étrangement sur cette composition. Un goût de l'étrange que Quickspace se plait à colporter tout au long de cet opus. Un peu comme si son monde était peuplé de gnomes. Et le violon bohème, qui parcourt " The lobbalong song " ou " Lob it " entretient ce climat. Ces disciples du krautrock continuent, bien évidemment, d'imprimer leurs mélodies sur un tempo métronomique aux accents délicieusement hypnotiques ; et si le chant n'est plus aussi négligé, il s'apparente davantage à des miaulements qu'à de véritables exercices de styles vocaux...

 

Radiotones

Whiskeyd up

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Radiotones est un trio acoustique issu de Perth, en Ecosse. Une région industrielle défavorisée qui produit rarement des groupes de country blues aussi purs. Quoique la rudesse conjuguée à une certaine agressivité dans le timbre de la voix du chanteur, trahissent un mal de vivre évident.

A ce jour, cet ensemble comptait un seul album à son actif, "Gravel road". Ce nouvel opus épingle huit compositions personnelles qui s'ajoutent à des adaptations de classiques du Delta Blues. Dave Arcari chante et joue de la National steel guitare. Jim Harcus souffle dans son harmonica. Adrian Paterson assure le rythme à la basse. Et avouons-le, la production est excellente. Le son des cordes de la National est restitué avec toute la puissance et le caractère métallique que peut dégager l'instrument.

C'est gagné dès la 1ère plage, "Don't stop". Le son est dépouillé à l'extrême, les frappes sur la guitare glaciales. L'harmonica reste discret à l'arrière, avant d'éclater entre deux parties vocales arrachées à l'arrière-fond de la gorge de Dave! Et le meilleur est encore à venir. " Dry " tout d'abord. Et puis l'instrumental " Cool it ", qui permet à Jim de décoller vers le sommets. "Close to the edge" ressemble plus à un chant à boire, émanant d'un vieux pub irlandais. "Wherever I go" se goûte à nouveau près d'un comptoir. La National steel sonne comme un banjo. L'harmonica tout proche semble venir d'un lonesome cowboy du Far West. Le pub est devenu saloon. Le son du delta vient alors nous chatouiller les oreilles. Rien de surprenant dès qu'il s'agit de "Can't be satisfied" et de "Going to see the king" de Bling Willie Johnson ; de "Nobody's fault but mine", ou encore du "Preachin Blues" de Robert Johnson. Surtout lorsque la voix de Dave devient complètement graveleuse. Dans le genre, c'est un bon album !

 

Radiohead

Kid A

Écrit par

Le gag tout d'abord. La première mouture de ce CD recelait quelques traces d'enregistrements ‘live’. Rapidement retirée du circuit, elle permettra à ses premiers acquéreurs de disposer d'un exemplaire rarissime, qui vaudra d'ici quelques années, une petite fortune à la bourse des collectionneurs. Le choc ensuite. Ce " Kid A " est à Radiohead, ce que " Up " était à REM. Vous n'avez pas capté le message ? C'est bien simple pourtant ; sur ce nouvel opus, la formation insulaire a délaissé ses guitares pour privilégier l'instrumentation technologique. Et bien oui, samplers, synthés, boîtes à rythmes et tutti quanti ! Avec pour résultat une œuvre d'ambient avant-gardiste qui risque fort de rebuter les aficionados de la première heure. Et pourtant, ce disque est un petit chef d'œuvre. Expérimental ; c'est vrai. Mais tellement riche et tellement chargé d'intensité émotionnelle. Et si l'influence de concepteurs synthétiques tels que Autechre et Aphex Twin est évidente, celle de Charles Mingus, voire de Miles Davis est plutôt surprenante. A un tel point, qu'on a parfois l'impression de revivre certaines envolées prog-jazz-rock, immortalisées, près de trente ans plus tôt par King Crimson sur " Islands ". A l'instar du remarquable " The national anthem ". Sculpté sur un groove de basse contemporain, il est vrai ! Et le reste vaut son pesant d'or (virtuel ?). Tout au long de cet opus Radiohead nous plonge ainsi dans une brume atmosphérique, un univers peuplé de rythmes suffocants, convulsifs, que transcende la voix toujours aussi envoûtante de Thom Yorke. Un exercice de style au sein duquel, il excelle. Notamment sur l'ode à la désillusion " How to disappear completely ", la mélopée synthétique " In limbo " et le syncopé, presque new wave (Ultravox ?), " Idioteque ". Beau et insaisissable à la fois !

 

Alexandra Roos

Quand à Tokyo un papillon bat des ailes

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On ne sait pas vraiment d'où sort Alexandra Roos. Elle a déjà enregistré un album en compagnie d'un obscur groupe de rock. Mais à part ça, rien ! Heureusement, en écoutant "Quand à Tokyo un papillon bat des ailes" (un tel titre, il fallait l'oser !) on apprend plein de choses sur elle. On imagine, en particulier, qu'elle se gave de bonne, de très bonne musique depuis longtemps. Sous des apparences frêles, Alexandra Roos nous sert un vrai disque de rock, avec des ambiances dignes de dEUS, avec un venin proche de PJ Harvey (incontournable référence féminine). La différence, c'est qu'elle chante en français. Pas de messages, pas vraiment d'histoires mais des climats - la nuit, la ville, la séparation - dépeints avec justesse et chantés avec conviction. A en croire ce qu'elle raconte, Alexandra Roos a bien vécu. Elle sait, en tous cas, décrire les derniers verres et les lendemains difficiles. Dans "J'émerge", elle se fait même alpaguer de très directs "T'es rentrée à quelle heure ?" éructés par... Arno. Irrésistible inversion de rôle pour l'Ostendais. Rassurez-vous, Alexandra Roos ne nous assomme pas avec sa petite personne. Elle n'en remet pas. Au contraire, elle se contente d'évoquer ses sentiments par petites touches aussi discrètes que pertinentes. Vous l'aurez compris, on est vraiment séduit par l'album et on adorerait voir Alexandra Roos confirmer tout cela sur scène.

 

Rockin Daddy

Blues & Tall tales

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Nous sommes à Minneapolis, le berceau du label Blue Loon. Rockin' Daddy est le surnom du guitariste Dan Schwalbe. Il a reçu le concours des Rough Cuts, drivés par l'harmoniciste Steve Grosshans. " Blues & tall tales " constitue leur 2ème album sur ce label, après "Straight shooter" en 93. Le groupe implique également Dave Sanny à la basse et Marty Bryduck à la batterie.

Dan ouvre l'album par "Yes she sends me", une chanson au cours de laquelle il gratte ses cordes dans le style cher à la West Coast d'aujourd'hui. "C.O.D" est un shuffle à la rythmique d'enfer, que Dan avait enregistré dans le passé avec son ancien groupe Blues Deluxe. RD & the Rough Cuts ne sont en fait que Blues Deluxe avec un nouveau nom! "Why do I stay" est un blues lent paraissant sorti tout droit des swamps louisianais. Bruce McCabe est au piano. Aujourd'hui dans le backing band de Joni Lang, Bruce fut longtemps du Lamont-Cranston Band et des Hoopsnakes. "Elbow room" reste du côté de Baton Rouge, avec un son qui flaire bon le style de Slim Harpo ou de Lazy Lester. La guitare vibrato, le jeu d'harmonica de Steve, tout y est! Parenthèse néo-orléanaise pour "Your conscience is on my side". McCabe joue du piano avec une réelle aisance. "Easy come, esay go" est un blues rock très entraînant. Dan attend impatiemment le moment de libérer ses cordes et Steve sort sans doute son meilleur solo. "Joke on your back" est un bon slow blues bien juteux. Une occasion pour Dan de sortir à nouveau de l'ombre pour produire un solo bien mesuré. Rockin' Daddy aborde en mode jump "Wiggle & wobble", démontrant ainsi qu'il sait se montrer alerte à la manière d'un Hollywood Fats des bons jours. "Can't believe" adopte un profil Chicago blues musclé. Dan joue merveilleusement dans un style sobre pouvant rappeler Steve Freund ou le meilleur Peter Green. La finale est toute en douceur. Un instrumental ne laissant cohabiter que guitare et harmonica, à l'instar des grands duos de Chicago, tels que Big Walter Horton et Robert Nighthawk par exemple. Un album de très honnête facture!

 

Duke Robillard

Explorer

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Duke est l'un des plus grands guitaristes de blues contemporain. Très prolifique, on ne compte plus ses albums ni ses participations. Pour concocter " Explorer ", il est secondé par ses fidèles musiciens. John Packer à la basse et Doug James au sax, rejoints par Jeff McAllister aux drums et Gordon "Sax" Beadle aux saxophones. L'ouverture est magistrale et annonce un début vraiment prometteur. Le groove dégagé par la section rythmique, les riffs des deux saxes, l'orgue de Tom West et la voix dominante de Duke contribuent à la confection de cette perle de R&B, intitulée "Male magnet". Tous les éléments avancés ci-dessus restent présents pour la suite.

Quel plaisir pour un soliste de pouvoir venir s'intégrer à ce décor sonore. Et comme le soliste en question est du genre génial, tout s'imbrique idéalement comme les pièces d'un puzzle. A l'instar de "Just between me and you". Et puis pour assurer la montée en puissance, la guitare passe à l'avant-plan avec une facilité qui blesse sur "Soulful". Duke n'est pas un copieur. Il assimile certes, mais surtout il peut créer. Et ce solo dans les basses sur "Hang on", il faut vraiment aller le chercher. L'album se fait alors plus classique. Blues en compagnie de l'harmoniciste Jerry Portnoy sur "Sayin' don't make it so". Blues roots chez "Misunderstanding blues". Jump avec "Jumpin' with Duke". Swing blues "deluxe" tout au long de "You dropped the thing on me". Et il communique une ambiance quasi celtique à "Brand new fool". Avec violon, accordéon et mandoline. Duke est un véritable mythe. Il ne faut pas oublier qu'en 1967, il fondait Roomful of Blues. Très productif en 99, le Duke avait sorti "Conversations in swing guitar" avec Herb Ellis sur Stony Plain et "La Palette Bleue" sur Dixiefrog. Tout comme "New blues for modern man", ce dernier était sorti aux USA sur Shanachie. A mon humble avis, "Explorer" leur est supérieur. Une œuvre qui se termine dans un blues majestueux, "Time is short".

 

Terry Robb

Heart made of steel

Écrit par

Terry Robb est un guitariste réputé dans le Nord Ouest américain. Il compte déjà plusieurs albums à son actif, mais n'est pas un musicien démonstratif. Il ne joue pas sur le son puisqu'il n'utilise ici que des instruments acoustiques. Ce qui ne l'empêche pas de s'entourer d'autres collaborateurs. Et dans ce contexte, c'est plutôt original.

Il ouvre l'album par " Home improvement ", une plage swinguante, découpée par le piano versatile de Miss Janice Scroggins et enrobée de toute une section de cuivres. La plage titulaire est un blues très roots, au cours duquel sa guitare acoustique tremble d'efficacité. Terry saisit sa bottleneck pour entamer un dialogue avec la lune, sur l'amusant "Little white moon". Proche du Memphis boogie, " Down and out " est imprimé sur un bon tempo, nerveux, renforcé par des cuivres. Bénéficiant du concours de la mandoline du compagnon de label, Steve James, la version du "Change my ways" d'Alan Wilson est bien rafraîchissante. Le swing revient avec l'alerte "Got me shakin' now". Sur "Now I know what they mean", nous nous retrouvons dans le jazz traditionnel. Terry n'est accompagné que par trois cuivres : sax, trompette et trombone. Robb n'est pas un chanteur remarquable. L'attention se focalisera donc davantage sur les diverses faces instrumentales qui complètent cet album. Et notamment le fabuleux exercice technique opéré sur "Omaha bounce", avec l'aide du piano jazz et swing de John Boe, ou lors du blues léger "Enron blues". On accordera le prix du bonheur de cet album à un duo instrumental qu'il partage avec Steve James, pour "Cypress inn stomp"...