Light Asylum lève le voile sur un nouvel album

Peu de groupes peuvent se targuer d'avoir le statut de 'groupe culte', mais c'est clairement le cas pour Light Asylum. Emmené par la voix énigmatique de Sharon Funchess, le projet basé à Portland, dans l'Oregon, a secoué le petit monde de la musique…

The Lemonheads rendent hommage à Townes Van Zandt

Un jour, on réalisera un film sur Townes Van Zandt – ce troubadour à part qui a inspiré tout le monde, de Bob Dylan à Willie Nelson en passant par Emmylou Harris et Evan Dando des Lemonheads. Sorti le 9 septembre, le nouveau single « Rake » est le premier…

Enregistré sous Ex:Re

Elena Tonra rompt le silence de son projet solo Ex:Re. La voix du combo indie-folk…

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Editors

Stratovarius

Infinite

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S'ils passaient pour des ‘ringards’ il n'y a pas si longtemps encore, les groupes de heavy métal qui s'attachent à une certaine tradition mélodique, voire symphonique, héritage d'un courant né dans les années 80, retrouvent depuis peu un certain crédit auprès du public hard. Aujourd'hui Dream Theater remplit l'Ancienne Belgique, Gamma Ray s'offre une place de choix dans le référendum d'Hard Rock Magazine, et Stratovarius, groupe finlandais, cartonne sur MCM. Solos flamboyants, refrains accrocheurs, nappes de claviers omniprésentes caractérisent la musique de la formation du pays du froid, qui signe là un huitième album que d'aucuns annoncent décisif pour sa carrière. A l'écoute de cette nouvelle livraison à la pochette somptueuse, le single " Hunting High n'Low " décoiffe d'entrée de jeu et annonce la couleur. Désormais, les prouesses guitaristiques du talentueux Timo Tolkki apparaissent comme l'élément majeur du combo mélodique, mais puissant. Stratovarius a innové, mais pas trop, juste assez pour séduire un public plus large, sans trahir ses fans de la première heure. Avec " Infinite ", même les adeptes du rock progressif trouveront leur bonheur ; des titres comme " Mother Gaia " ou " Celestial Dream " marchant allègrement sur les plates-bandes d'un Saga ou même d'un Genesis période Collins.

Stonedigger

A collection of headphones songs

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Stonedigger est un quatuor belge, de Saint-Trond très exactement, qui peut compter sur deux chanteurs dont les timbres vocaux sont complémentaires : Olivier Elen et Steve S'heeren. Et franchement, si ce dernier n'est pas né aux States, il n'y a rien à comprendre, tant son accent yankee est prononcé ; tant il est nasillard, si vous préférez ! Et ce sont finalement ces harmonies vocales qui apportent une coloration très personnelle à leur musique. Qu'on pourrait qualifier de noisy/popcore. Encore que sur les morceaux les plus tendres, la conjugaison des voix me fait plutôt penser à la pop narrative d'Eels. Une noisy/popcore qui chercherait le point de rencontre entre les Pixies et Dinosaur Jr. ; mais avec un état d'esprit aussi torturé que celui de dEus ou de Zita Swoon. Et hormis la reprise approximative du " Space Oditty " de Bowie, le résultat n'est pas mauvais du tout. Il se révèle même excellent sur " Paranoid " (NDR : rien à voir avec le Black Sabbath !), une chanson profilée sur une basse caoutchoutée, saupoudrée d'une pincée de claviers et traversée de sous-courants d'électricité fiévreuse qui jaillissent lors de la finale. Le disque recèle, en outre, deux compositions beaucoup plus minimalistes. Tout d'abord " Blue bus ", limité à une six cordes électrique, deux voix et un clavier, et puis " Stargazer ", réduit aux deux voix et à une sèche.

Sarah De Koster

Starlite Diner

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De son vrai nom Sarah De Koster, cette jeune artiste belge est très appréciée en Flandre. L'an dernier, elle avait ainsi obtenu le prix de la presse pour sa chanson " He's the one " ; alors que déjà en 1997, elle remportait le VTM Soundmix-Show pour l'interprétation de " You ought to know " d'Alanis Morisette. Une vocaliste que doit beaucoup admirer Sarah. C'est flagrant sur les 13 fragments de son deuxième album. Un peu trop à mon goût. Enregistré à Fort Lauderdale, en Floride, sous la houlette d'Erwin Muspers, personnage dont la carte de visite mentionne pourtant la mise en forme d'œuvres d'Anouk et de Bon Jovi, ce disque ne devrait récolter de succès que dans la partie nord du pays. Suffit pas de chanter dans la langue de Shakespeare pour pouvoir s'exporter ? Faut aussi faire preuve d'originalité !

Spiritual Beggars

Ad Astra

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Les membres de Spiritual Beggars ont fait de l'oeuvre de Deep Purple et Grand Funk Railroad une véritable religion, imposant une relecture heavy du hard seventies qui connaît aujourd'hui un renouveau à travers les mouvements ‘Stoner’. Mais le groupe de Michael Amott, ex Carcass, pousse le bouchon encore plus loin que les Fun Manchu et autre Kyuss. L'orgue Hammond tient une place considérable tout au long de ce digne successeur du déjà très prometteur "Mantra III". Le mellotron y est utilisé avec parcimonie sur certaines plages, et l'iconographie de la pochette n'est pas sans évoquer le graphisme et les symboles du mouvement psychédélique. Néanmoins, on sent chez Spiritual Beggars cette volonté d'aller de l'avant, tout en s'appuyant sur des racines délicieusement rétros, comme si ce voyage vers les étoiles (Ad Astra) constituait le chaînon manquant entre "In Rock" et "Superunknown". Une entreprise rondement menée!

 

Spineshank

The height of callouness

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Je ne vois pas pourquoi Spineshank ne pourrait pas récolter sa part du gâteau, alimentée par cette mouvance appelée ‘néo-métal’… Bien que le terme soit non seulement réducteur, mais surtout vide de sens, il ne fait aucun doute que le groupe sera affublé de cette étiquette. Maintenant si ce terme néo-métal s'applique uniquement aux rythmes ou à la structure des morceaux, peut-être y-a-t-il quelques ressemblances... Mais oubliez l'influence rap et hip Hop revendiquée par la plupart des chefs de file de ce style musical. Par contre, là où se démarque franchement Spineshank, c'est dans l'utilisation de sonorités électroniques qui teintent l'ensemble d'une note industrielle assez dure. Et là, il faut plutôt se tourner vers Fear Factory pour déceler l'influence purement métal ; vers NIN pour observer le climat dégagé. Même si l'ensemble est assez frontal, on sent poindre, ça et là, une volonté de ne pas faire uniquement du rentre dedans, surtout dans les parties vocales (alternance voix saturées et ‘lyriques’; tiens, tiens, encore Fear Factory ?). N'ayez crainte, vos parents ou vos voisins ne seront pas encore débarrassés de cette musique de sauvage, que vous écoutez d'habitude…

 

Spencer

Regular de luxe

Encore un groupe suédois. De Västerbotten très exactement, dans le nord. Un quatuor qui reconnaît pour influence majeure Weezer, Foo Fighters, Elvis Costello, les Beach Boys et les Beatles. Chez qui ils puisent l'essentiel de leur inspiration pour concocter une power pop particulièrement mélodique, pour ne pas dire contagieuse. Une power pop qui véhicule des lyrics fort intéressants, satiriques, sorte de diatribe des concepts maladivement superficiels entretenus par notre société contemporaine...

 

Spearmint

Oklahoma !

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Hormis l'intro et la finale, c'est à dire le single " Oklahoma ! ", dont le tempo est aussi excitant que le célèbre " Spanish stroll " de Mink Deville et " Howling Christmas ", pastiche du tout aussi célèbre " Happy Xmas " de feu John Lennon, le deuxième opus de Spearmint affiche deux physionomies. Tendre, intimiste, pour ne pas dire confidentielle, la première nage dans les mêmes eaux minimalistes que Belle & Sebastian. La voix de Shirley Lee, dont le timbre campe un hybride entre celui d'Al Stewart et de Ian Broudie, collant parfaitement à ce type de composition. La deuxième plus rythm'n blues. Mais un rythm'n blues light. Dont le groove languissant doit largement plus à Dodgy, Lightning Seeds, Style Council ou Scritti Politti, qu'à Booker T. Echevelé et ondoyant, " The locomotion ", constituant l'exception qui confirme la règle. Tout ceci abordé avec un esprit aussi détaché, fugace que celui de Pulp. Bref, un chouette album qui nécessite cependant plusieurs écoutes avant d'être apprécié à sa juste valeur.

Spandau Ballet

Best of...

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Fondé en 1979, Spandau Ballet était, à l'origine, considéré comme un groupe poseur, élitiste, juste bon à peupler les potins mondains et les rubriques de mode. Et pourtant ! C'est en faisant les beaux jours du Blitz londonien de Steve Strange que le quintette rencontre Richard Burgess, grand manitou du label Landscape. Résultat des courses, le combo se décide à enregistrer un single : " To cut a long story short ". Le succès est immédiat. Et à partir de cet instant, une pluie de hits va commencer à s'abattre sur les charts britanniques : " Glow ", " Chant n°1 ", " Paint me down ", " Instinction ", " True ", etc., sur une période qui ne dépassera pas quatre années. La formation devient ainsi, malgré elle, le reflet musical d'une certaine génération, qu'on taxera par la suite de néoromantique. En fait, à l'instar de celle des eighties, leur musique ne s'adressait plus seulement aux oreilles et au cerveau. Mais aussi et surtout au corps. A cause de cette approche funk de la compositions. Mais un funk blanc mâtiné de soul américaine. Ce que des gens comme Bowie ou Talking Heads, avaient bien compris avant eux. Spandau Ballet ouvrait ainsi une porte à une nouvelle sensibilité pop crédible mais populaire, dansante mais ambitieuse. Sans pour autant répondre au synthétisme new wave, comme l'Angleterre en connaîtra à profusion, à cette époque. La qualité des compositions y était sans doute pour quelque chose. Des compositions littéralement ciselées par Gary Kemp, maître à penser du combo. Son style impeccable et emphatique finira malheureusement par s'enfoncer dans ses propres stéréotypes. Et après quatre albums, l'ensemble disparaîtra… Pour les nostalgiques de cette légende, cette compile est une véritable aubaine, puisqu'elle réunit l'intégralité des hits de Spandau Ballet. Depuis l'inévitable " To cut a long story short " à " Gold ", en passant par " Paint me down ", " Instinction ", " Chant n° 1 ", " True ", " Only when you leave ", et bien d'autres…

 

South San Gabriel

Songs music

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Si vous appréciez la lo fi de Smog, Will Oldham, Lamchop, Navigational et consorts, vous ne pouvez passer à côté du premier album de cet ensemble texan, de Denton pour être plus précis. Un projet, plutôt qu'un groupe, puisqu'on y retrouve les quatre membres de Centro-matic, rejoint pour la circonstance par le percussionniste/bruitiste de Stumptone, Chris Pladival. Chez South San Gabriel, ce sont apparemment Will Johnson et Scott Danborn qui tirent un peu toutes les ficelles. Ils chantent à tour de rôle. Le premier possède un timbre écorché. Il se réserve les compositions les plus minimalistes, en s'accompagnant même parfois uniquement de sa six cordes. Le second un timbre falsetto. Qu'il met au service des chansons les moins dépouillées. Et même d'une chanson tout à fait pop, commis dans l'esprit d'un Sunny Day Real Estate, " Proud son of gaffney ". Ou encore sur les deux plus belles compositions de l'opus, " Glacial slurs " et " Innocence kindly waits " ; Will en profitant pour y démontrer tout son talent de violoniste. Et lorsqu'il passe au piano, c'est pour nous transpercer l'âme sur le douloureux " One-hundred thousand bridesmaids ". Dommage d'ailleurs que tout l'opus ne soit pas de la trempe de ces quatre petites perles, la fragilité émotionnelle du reste de l'album nous plongeant dans un climat tellement morose qu'il en devient déprimant…

 

Suicidal Tendencies

Free your soul... and save my mind

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Toujours aussi vert Mike Muir ! Suicidal Tendencies pourrait donner des leçons à toute une génération de groupes catalogués ‘punk-rock’. Inutile de tous les citer ici, la liste serait trop longue. Mais voilà, nos amis californiens n'ont pas la dégaine du moment. Bon nombre de majors se sont cassés les dents à essayer de faire de Suicidal Tendencies un hype. Finalement l'avantage que le groupe a pu tirer de cette autonomie a été la constitution d'un noyau de fans irréductibles… Et à l'âge de Muir, bon nombre de formations auraient déjà vendu leur âme à la toute puissante industrie du disque, pour au moins rentrer dans les bonnes grâces des majors.

De tels plans de carrière n'ont pas de raison d'être pour Suicidal Tendencies. Intransigeant depuis les débuts, le groupe n'a jamais eu sa langue dans la poche pour faire prendre conscience d'une certaine… réalité. Leurs arguments valent ce qu'ils valent, mais une chose est sûre : voilà des gens convaincus. Et pas près de retourner leur veste ! Ce nouvel opus poursuit dans la même veine que les précédents : ça va vite, ça dénonce (tout le monde en prend pour son grade) et ça balance pas mal. Même si Robert Trujillo n'officie plus à la basse, le groupe s'est quand même dégotté un slapper de tout premier choix. Et là, il avouer que cette touche plus mélodique emballe tous les titres d'un rythme funky particulièrement bienvenu. Finalement, ce " Save your soul… " est le parfait mix entre les efforts punk-hardcore de Suicidal Tendencies, dans ses moments les plus radicaux, et le côté plus grovvy des biens nommés Infectious Groove. En conclusion, un album qui peine peut-être à décoller (les 2 premiers titres ne sont pas les meilleurs), mais sprinte finalement sur près de 13 morceaux… Essoufflements garantis !