Claud et la musique

Claud sortira son troisième opus studio, « Me and the Music », ce 23 octobre 2026. Ce long playing succède à Supermodels paru en 2023. Pour accompagner cette annonce, il a partagé le single « She Doesn't Love Me », sous forme de clip (et il est disponible…

Tommigun fait de vieux os…

Les vétérans belges de l'indie pop signent un retour marquant. Dix ans après la parution de Wooden Son, Tommigun rompt un long silence et dévoile « Heavy Bones ». Ce morceau inaugure un nouvel elpee éponyme, dont la sortie se profile pour le 20 novembre 2026…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Afghan Whigs
Editors

Jack

The jazz age

Si Jack partage des influences communes avec Divine Comedy et les Tindersticks, il faut admettre qu’il ne possède ni la même perspective du music-hall propre à la bande à Neil Hannon, ni le spleen cultivé par le duo Stuart Staples/Dickon Hinchcliffe. D’ailleurs le tempo est, en général beaucoup plus enlevé. Ce qui ne veut pas dire que leur musique ne soit ni mélancolique, ni romantique. Mais repose sur une texture pop/rock plus basique, quoique déchirée entre lyrisme baroque, électricité capricieuse et orchestrations majestueuses. Des orchestrations assurées, tout au long de " The jazz age ", par une section à cordes composée d’une dizaine de violonistes et de violoncellistes. Le deuxième album de Jack s’inscrit dans la lignée du précédent, " Pioneer soundtracks ". Dispensant une même sensibilité à l’esthétisme désuet et un même éclectisme insolent, qu’amplifie le baryton ample d’Anthony Reynolds. Personnellement, nous aurions espéré que le groupe fasse preuve d’un peu plus d’originalité. Ce sera peut-être lors du prochain épisode des aventures de Jack…

 

Jud

Chasing California

Du bon et du moins bon sur le deuxième album de cette formation californienne. Peu à son affaire dans sa tentative de ‘gothification’ du hardcore, Jud montre d’évidentes qualités de créativité et de sens mélodique, dès qu’il parvient à se dépêtrer de cette autosuffisance claustrophobe. Sans pour autant mettre son intégrité underground en péril. Comme sur le blues urbain, " Hip kat ", que ne désavouerait pas Girls Against Boys, ou encore sur le sulfureux " Spam ", composition énigmatique, qui avant de s’enfoncer dans une forme d’exorcisme ténébreux, prend plaisir à se laisser caresser par une voix féminine, tellement sensuelle… Produit par Joe Floyd, cet opus épingle quand même deux titres plus pop. Tout d’abord, la superbe ballade, " The hands ", et puis, le cosmique, presque floydien, " Thing ", deux morceaux paradoxalement enrichis par la présence d’un violon spectral…

 

Journey

Greatest hits live

Les seize prises ‘live’ reproduites sur cet elpee sont issues de concerts accordés entre 1981 et 1983 à Houston (Texas), Norma (Oklahoma) et Tokyo (Japon). Des enregistrements remasterisés, puis remixés par Kevin Shirley, personnage qui était déjà intervenu pour mettre en forme " Trial by fire ", en 1996, c’est à dire à l’occasion de la réunion du groupe. Un come-back qui nous semble davantage causé par un besoin de liquidités que par pure passion, la musique de Journey n’ayant toujours pas, malgré un quart de siècle de bouteille, évolué d’un pouce. Un morceau de plastique qui ne s’adresse donc qu’aux nostalgiques du hard rock sophistiqué, pour ne pas dire FM, des Foreigner, Boston et consorts… Ah oui, la pochette est quand même réussie !

 

The Jesus Lizard

Blue

Pour enregistrer son septième album studio, le combo de Chicago a reçu le concours d’Andy Gill, membre fondateur du mythique Gang of Four. Des conditions idéales pour raffiner la malveillance et la sauvagerie de leur alchimie sonore. Pourtant, l’aspect mélodique de " Blue " est ici beaucoup plus châtié. On a même droit sur le mystérieux " Horse doctor man ", au fruit d’une rencontre hypothétique entre Hunters & Collector et And Also the Trees. Mais si le Lizard a quelque peu mué, flirtant même parfois avec l’électronique, la voix ‘lydonesque’ (par référence aux Pistols), voire ‘jeffreyleepiercienne’" (voir Gun Club), de David Yow continue à cracher sa bile sur un trash/blues/punk marécageux, psychotique hérité en ligne droite de Captain Beefheart et bien sûr des Stooges…

 

The Jesus & Mary Chain

Munki

N’en déplaise aux esprits chagrins et aux éternels blasés, mais le set accordé par J&M C, lors du festival de Dour, fut en tous points remarquable. Bien sûr, lorsqu’un groupe tente d’approcher la perfection, il perd en spontanéité ; mais lorsqu’on sait que dans le passé, le combo glaswegien a parfois confondu spontanéité et anarchie, il n’est pas trop difficile d’opérer un choix, surtout si on partage les attentes des spectateurs. Faut dire que les frères Reid, ont pris de la bouteille (NDR : au propre comme au figuré) ; et puis, ils ont eu le nez creux en engageant leurs nouveaux collaborateurs. Un excellent guitariste, tout d’abord, en la personne de Ben Lurie. Et puis une section rythmique plus que solide, formée aujourd’hui, par le tandem Nick Sanderson (ex Gun Club, Clock DVA), à la batterie, et le bassiste du défunt Lush, Phil King. Et c’est sous cette formule que le combo a enregistré son dernier opus. Un disque qui commence avec une chanson composée par William, " I hate rock’n roll ", et se termine par un titre issu de la plume de Jim, " I love rock’nroll ". Toujours cette ambiguïté ! Et le reste ne manque pas d’allure. Depuis l’hommage à l’ex-drummeuse du Velvet, " Mo Tucker ", en passant par un survol de plus de 30 années de rock’n roll. Un survol déterminé à ne conserver que l’essentiel : simplicité et sensualité. Une ligne de conduite qui nous réserve quelques perles sur ce Munki. Et notamment " Birthday ", " Fizzy ", " Virtually unreal " et surtout l’époustouflant " Degenerate. Dix-sept titres à la gloire de la noisy la plus pure, la plus contagieuse. Un must !

 

Jason Bonham

When you see the sun

Jason Bonham n’est autre que le fils de feu John Bonham, légendaire drummer du Led Zeppelin. Et de quel instrument joue le fiston, pensez-vous ? De la batterie, pardi ! Et dans ce domaine, il se débrouille plutôt bien, puisqu’il a eu l’occasion d’accompagner Muddy Waters sur les planches, et puis surtout de rejoindre Page, Plant et Jones, pour fêter le 40ème anniversaire d’Atlantic Records. Dans ces conditions, imaginez bien que la musique du Jason Bonham Band a été fortement marquée par celle du Led Zep. D’ailleurs, en 1993, il avait commis un opus exclusivement constitué de reprises du combo mythique, " In the name of my father ".

Pour produire son nouvel elpee, il a reçu le concours de Marti Frederiksen (Aerosmith), à la production. Ce qui explique, sans doute pourquoi, hormis quelques envolées de guitares byrdsiennes ou glamoureuses (T Rex ?), et bien sûr un recours presque permanent aux clichés institués par le célèbre dirigeable, aussi bien dans le domaine acoustique, semi-acoustique qu’électrique, c’est plutôt du côté de la bande à Steven Tyler que l’on pense, en écoutant ce " When you see the sun "…

 

King Cobb Steelie

Junior Relaxes

Bien qu’issu de Toronto, ce quintet aurait pu naître à Manchester, tant ses affinités avec la house mancunienne, mais également le dub sont flagrantes. Parfois on pense à Happy Mondays, à New Fads Automatic Daffodils, voire à Gary Clail. Mais en plus psychédélique. Normal lorsqu’on sait que King Cobb Steelie a reçu le concours de Guy Fixsen à la production. Un personnage particulièrement prisé, puisque non seulement il cumule les fonctions de musicien et d’ingénieur du son chez Laïka, mais en outre, il a collaboré, dans le passé, à des projets menés par Moonshake et My Bloody Valentine. N’imaginez cependant pas que K C S se limite à dispenser de la house psychédélique, c’est bien plus compliqué que ça ; la plupart des compositions de " Junior relaxes " trempant dans un climat atmosphérique, énigmatique, très particulier, que l’on ne retrouve que chez Labraford, Can et MC 900 FT Jesus…

 

Kent (Sweden)

Isola

De Kent, vous ne connaissez probablement que le hit single doublé d’un clip flamboyant, " If you were here ". Pourtant, le quintette suédois vient d’enregistrer son troisième album, " Isola ". Ce qui explique sans doute pourquoi en Scandinavie, ils sont aussi populaires que les Cardigans et les Wannadies. Si pas plus ! Leur nouvel opus devrait normalement leur permettre d’asseoir leur réputation à travers le monde. Joakim Berg, le chanteur, a d’ailleurs reçu le concours du vocaliste de Baby Chaos, Chris Gordon, question de parfaire la prononciation de son anglais. Dans la lignée britpop des Radiohead, Mansun, Marion et consorts, Kent ne lésine pas sur l’électricité des guitares, mais accorde un soin tout particulier aux arrangements, et tout particulièrement aux instruments à cordes, évoquant d’une manière plus rafraîchissante un zeste de mélancolie fraîchement pressé, servi avec de la glace pilée et une tranche de mélodie parfaite…

 

Lenny Kravitz

5

Huit mois pour accoucher d’un disque aussi insipide, ça dépasse l’imagination ! Surtout lorsqu’on connaît le talent de ce New-yorkais. Bien sûr, à sa décharge, on lui attribuera le mérite d’avoir assuré la quasi-totalité du boulot sur cet opus ; y compris la production et les arrangements. Il y a bien quelques choristes et une poignée de musiciens de studio, mais leur rôle est vraiment réduit au strict minimum. Tout au long de " 5 ", Lenny se contente de rabâcher un funk tellement éclectique qu’il en finit par concurrencer Lionel Ritchie en personne. Consternant !

 

Kiss

Carnival of souls

Après avoir milité dans le domaine du hard rock grandguignolesque, jusqu’au tout début des eighties, le groupe new-yorkais s’est effacé de la scène musicale pendant près de 15 ans, avant de refaire surface à l’occasion d’une réunion organisée dans le cadre de l’émission " Unplugged " d’MTV. Dans la foulée, le groupe a décidé de remonter sur les planches, et puis d’enregistrer un album. " Carnival of souls " constituant, bien entendu, le fruit de leurs sessions studio. Malheureusement, il faut croire que la formation, qui ne compte d’ailleurs plus que Paul Stanley et Gene Simmons comme membres originaux, semble avoir écouté un peu trop Alice In Chains…