Fence n’en a rien à foutre…

Le combo rock limbourgeois Fence sortira son nouvel album, « Nobody Gives A Fuck », le 16 octobre 2026. Un titre qui laisse peu de place à l'imagination, quoique... Propulsés par un nouveau batteur, Wim Coppers, installé derrière les fûts, les musiciens de…

Claud et la musique

Claud sortira son troisième opus studio, « Me and the Music », ce 23 octobre 2026. Ce…

Le fossé à franchir par Snake Mountain Revival

« The Divide », le nouvel album du trio psychédélique indépendant américain Snake Mountain Revival, sortira le 23 octobre prochain. Formé sur la côte de Virginie à l’été 2017, Snake Mountain Revival est né de la rencontre entre des univers musicaux très…

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Biohazard 8/8/26
Viagra Boys

MxPx

Slowly going the way of the buffalo

Vous aimez le popcore ? Et tout particulièrement Green Day, Bad Religion, Minor Threat, les Descendants et même Hüsker Dü ? MxPx devrait vous botter ! Un trio yankee issu de la banlieue de Seattle, dont la moyenne d’âge ne dépasse pas 21 ans. Responsable de quatre albums à ce jour, le groupe a même décroché un hit, l’an dernier, avec " Chick magnet ", composition qui figurait sur l’album " Life in general ".

 

Elliott Murphy

Beauregard

Disciple de Scott Fitzgerald et de Robert Zimmerman, Elliott Murphy aurait mérité de connaître le même succès que celui de Bruce Springsteen, avec lequel il est d’ailleurs lié d’amitié depuis bien longtemps. Mais cet enfant de Long Island n’était pas né sous une bonne étoile. Pas pour rien d’ailleurs qu’il soit surnommé " the looser ". Pourtant, il compte des tas d’admirateurs célèbres, parmi lesquels on retrouve Peter Buck, les Violent Femmes, Lou Reed, Tom Petty, Costello ou même le producteur des Doors, Paul Rothchild. Depuis 1986, il s’est installé à Paris où il vit toujours aujourd’hui, en compagnie de son épouse et de son fils. Il continue cependant de tourner. Souvent dans les petits clubs. Trop rarement à l’étranger. En général armé de sa ‘six cordes’ acoustique, mais parfois aussi flanqué de quelques potes, juste le temps de faire un bœuf. Ce qui ne l’empêche pas de continuer inlassablement à enregistrer des disques. " Beauregard " constitue ainsi son 17ème ! Une œuvre qui privilégie les climats intimistes mais dont la dimension littéraire a pris un caractère tellement provocateur qu’on ne peut s’empêcher de penser à Bob Dylan, lorsqu’il était au comble de sa contestation sociopolitique. Treize titres qu’il chante d’une voix chaude, mi-reedienne, mi-springsteenienne, en s’appuyant sur un groupe qui se partage basse, mandoline, violon, harmonica, slide et drums feutrés. Et à première écoute, on se met à penser au " Harvest " de Neil Young, à " Bring’em all " de Mike Scott voire à " In the pines " des Triffids. A cause des mélodies toutes en nuances et en subtilité, sans doute. Mais après mûre réflexion, c’est encore avec le boss qu’Elliot a encore le plus d’affinités sur ce " Beauregard " ; en particulier lorsqu’en pleine phase minimaliste, il avait commis " Ghost of Tom Joad " ; si nos souvenirs sont bons, c’était en 1995…

 

Bob Mould

The last dog and pony show

Après avoir effectué une tournée de près de deux ans, sous une formule exclusivement acoustique, l’ex-leader du mythique Hüsker Dü nous revient chargé d’électricité. Ce qui ne veut pas dire qu’il n’ait pas consacré cette nouvelle expérience au service de son nouvel essai solo, " The last dog and pony show ". Au contraire ! Mais le plus important, c’est qu’il n’ait rien perdu du sens mélodique hymnique qui le caractérise distinctement dans l’univers de la popcore. Que sa ‘six cordes’ continue de cracher cette intensité délicieusement cinglante, sauvagement vivifiante. Cependant, à l’instar de son précédent opus éponyme, il a utilisé une plus grande palette instrumentale et même technologique, comme les samplings. Se réservant les guitares (électriques et acoustiques), la basse et même les claviers. Sans oublier le chant. Seul Matt Hammon assure les drums. Quant à Alison Chesleyex Cilynsky, elle ne joue du violoncelle que sur deux titres. Une œuvre complète, sans la moindre faiblesse, ni le moindre remplissage. Excellent !

 

Motorpsycho

Trust us

Après avoir commis un elpee remarquable en 1997, " Angels & Daemons at play ", opus qui allait d’ailleurs valoir au groupe norvégien de figurer parmi nos meilleurs albums de l’année, Motorpsycho nous revient avec un double CD. Une œuvre qui nous replonge dans cet univers si particulier, si progressif dans le sens le plus pop du terme. Parce que dans l’art de recycler le passé, pour le conjuguer au présent, cet ensemble se débrouille plutôt bien. Ce qui explique, sans doute, pourquoi, tout au long de ce " Trust us ", on y retrouve pêle-mêle, et à des degrés divers, des traces de Jefferson Airplane, Mike Oldfield, King Crimson, Hawkwind, Yes, Neil Young, Syd Barrett, Stones voire de Led Zeppelin, et dans un registre plus contemporain, de Spacemen 3, Sonic Youth, Sebadoh, Tortoise ou Pavement. Un album riche, très riche même… en découvertes.

 

Monster Magnet

Powertrip

Si à l’origine, Monster Magnet pratiquait un hardcore teinté de psychédélisme, sorte de Black Flag acidifié par les visions cosmiques d’Hawkwind ; au fil du temps, le quatuor a viré au heavy metal, pour finalement tomber dans la marmite au hard rock. Sur son dernier opus " Powertrip", on a même parfois l’impression de devoir réingurgiter les clichés les plus éculés de Rush, formation qui avait eu ses heures de gloire à la fin des seventies. Enfin, si vous venez exclusivement chercher votre dose de décibels, Monster Magnet ne devrait pas vous décevoir…

 

Nada Surf

The proximity effect

Vous vous souvenez certainement encore de leur single, " Popular ", commis voici déjà deux ans. Une chanson qui allait faire un véritable tabac dans les charts internationaux. Dans la foulée, le trio enregistrait un premier album, " High/low ". Produit par Ric Ocasek, il libérait un pop punk bien incisif, hymnique, mais savoureusement léché. Nonobstant ces qualités, cet opus ne rencontra pas le succès mérité. Aujourd’hui, la formation nous revient avec un deuxième elpee, intitulé " The proximity effect ". Derrière les manettes, on ne retrouve cependant plus l’ex Cars, mais Fred Maher, dont la carte de visite épingle la mise en forme d’oeuvres de Material, Scritti Politti, Luna, Matthew Sweet et surtout Lou Reed. Ce qui a probablement été une erreur. Car si les mélodies sont toujours aussi contagieuses, l’instrumentation manque singulièrement de relief, de cinglant. Et de superbes chansons comme " Hyperspace ", " Mothers’s day " ou " Dispossession ", parviennent trop difficilement à faire la différence. Dommage ! Surtout pour un groupe qui est parvenu à conserver, sur les planches, cette réputation de groupe électrique dans le sens le plus sauvage du terme…

 

OP8

Slush

Sincèrement, nous n’imaginions pas que Lisa Germano et les musiciens de Giant Sand auraient pu, un jour, se réunir. Surtout pour enregistrer un album ensemble. Et pourtant, c’est ce qu’ils viennent de faire en commettant ce " Slush ". Avec un résultat qui dépasse les espérances. Si Lisa a conservé toute cette fragilité spectrale qui la caractérise, John Convertino, Joey Burns et Howe Gelb ont soigné leurs visions expérimentales pour les rendre plus mélodiques. Il se dégage d’ailleurs, tout au long de cet opus, une sensualité moelleuse, un climat intimiste, tellement chaleureux qu’il provoque un formidable épanchement d’intensité émotionnelle. Un peu comme si Mazzy Star et Lou Reed avaient décidé d’enregistrer ensemble. Encore que la voix de Lisa évoque plutôt Kristin Hersh alors que Howe Gelb possède un timbre plus proche de Lee Hazlewood que de l’ex chanteur du Velvet Underground. Le disque recèle d’ailleurs une cover de l’ex-partenaire de Nancy Sinatra, " Sand ", et puis également une autre de Neil Young, " Round and round ". Superbe !

 

New Model Army

Strange Brotherhood

Près de vingt ans que ces guerriers de Bradford mènent leur combat contre le fascisme, le capitalisme, l’impérialisme américain et même la drogue. Sous le gouvernement Thatcher, le groupe avait même pris pour cible la fameuse ‘poll tax’. En 1998, NMA persiste et signe en dénonçant les injustices sociales adoptées par les conservateurs et reconduites par les travaillistes (!) Mais ce sont surtout les guerres d’aujourd’hui et d’hier qui alimentent les lyrics de ce « Strange Brotherhood ». Un septième album qui a été enregistré sous la houlette de Simon Dawson, ex-producteur des Stone Roses. Avec pour résultat, des sonorités plus raffinées et des arrangements nourris, impliquant même une section à cordes, et une autre à cuivres. Une richesse opérée, en fin de compte, au détriment de chansons fondamentalement hymniques, rageuses et rebelles. On est d’ailleurs ici à des années-lumière de leur folk punk celtique, pratiqué à leurs débuts.

 

Willie Nelson

Teatro

Agé aujourd’hui de 65 ans, Good O’le Willie a toujours le feu sacré. Non seulement, il a vendu plus de 30 millions d’elpees, mais surtout, il a participé à l’enregistrement de plus de 200 albums. Une performance qui lui a valu, en retour, d’être interprété par plus de 100 artistes différents. Sa voix légèrement nasale ne semble même pas avoir été altérée par le poids des ans. Et puis, lorsqu’on sait que Daniel Lanois –dont la carte de visite mentionne U2, Luscious Jackson, les Neville Brothers, Brian Eno et Bob Dylan– s’est assuré la production, tout en participant aux sessions d’enregistrement, on est en droit de s’attendre à une bonne surprise. Pour ceux qui ont la mémoire courte, nous vous rappelons que Lanois était parvenu à remettre le Zim sur les rails, lors de la sortie de « Oh Mercy ».

« Teatro » épingle, en outre, plusieurs grands classiques de Willie : « I never cared for you », « My own peculiar way », « Home motel », « The startingly on the faith of the earth », et trois fragments qui datent du début des eighties, à l’époque où il séjournait à Nashville. Mais des chansons interprétées sous un angle plus atmosphérique, il faut le souligner. D’autant plus qu’Emmylou Harris est venue se joindre à l’équipe pour assurer les backing vocaux. Un disque qui émarge bien sûr à la country, mais pas la country traditionnelle, à cause de ses incursions dans le jazz, le blues, le r&b et le Tex Mex.

 

Nashville Pussy

Let them eat pussy

Partagé équitablement entre deux nanas et deux mecs, cet ensemble établi à Atlanta, en Georgie, pratique un punk rock pur et dur, chargé d’humour et de sensualité ; mais surtout amphétaminé par l’énergie et l’esprit des AC/DC, Ted Nugent, Ramones, Stooges et consorts. Pas de place, donc, au farniente, Nahville Pussy déchargeant son adrénaline et sa férocité à du cent à l’heure, tout au long de l’opus. Cependant, si au départ, on trouve la démarche amusante et très excitante, au bout de trois morceaux, on range (NDR : délicatement ?) le CD dans son boîtier. Seule la reprise de Smokey Robinson, immortalisée début des seventies par J Geils Band, " First I look at the purse ", sort un peu la tête de l’eau (NDR : du lot ?).