Réédition de l’album Elyria de Faith & The Muse

Référence majeure du rock gothique, Faith and the Muse réunit Monica Richards (Strange Boutique) et William Faith, musicien ayant œuvré pour Christian Death, Mephisto Waltz, Sex Gang Children ou encore Shadow Project. Paru en 1994, leur premier opus, Elyria,…

Enregistré sous Ex:Re

Elena Tonra rompt le silence de son projet solo Ex:Re. La voix du combo indie-folk londonien Daughter annonce la publication de Save As, un nouvel elpee attendu pour le 30 octobre chez 4AD. Pour faire patienter l'auditoire, elle dévoile le single d'ouverture…

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Dernier concert - festival

Jon Spencer
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Russ Tolman

City lights

Sixième album solo pour Russ Tolman depuis la séparation de True West, formation légendaire, qui avait participé, début des eighties, à l’essor du mouvement " Paisley underground ", à l’instar de Green On Red, Dream Syndicate et consorts. Pour enregistrer " City light ", Russ a reçu le concours de plusieurs de ses potes. Notamment Steve Wynn à la coproduction, John Westley Harding, un britannique avec lequel il avait participé, en duo, à une tournée européenne, au cours de l’année 1993, le claviériste Robert Lloyd, Chuck Prophett, et puis Steven Robback ; encore que ce dernier se contente du rôle d’ingénieur du son pour l’une ou l’autre chanson. Album agréable, moelleux et au sens mélodique contagieux, " City lights " révèle un savant dosage entre feeling acoustique et intensité électrique, même si personnellement, nous regrettons que cette la dose d’électricité ne soit pas plus généreuse. Une qui œuvre sied parfaitement au timbre vocal de Russ, baryton intimiste, chaud, sensuel, régulièrement bercé de chœurs gospel, qui nous rappelle le plus souvent Johnny Cash, lorsqu’il n’offre pas des similitudes avec ceux de Lloyd Cole, Lou Reed ou même Donovan.

 

Therapy?

Semi detached

Changement de line up pour la formation nord-irlandaise, illustré par le remplacement de Fyfe Ewing par Graham Hopkins aux drums, et l'arrivée d'un deuxième guitariste, Martin Mc Carrick. Avec à la clef, un nouvel album, " Semi detached ". D'un trio, Therapy ? est donc passé à un quatuor, situation qui lui permet de s'ouvrir de nouvelles perspectives. Parce que si la musique n'a rien perdu de son urgence et de son énergie, la texture des compositions est beaucoup plus dense, le sens mélodique plus palpable, l'intensité électrique moins rêche. Un peu comme si le groupe avait trouvé le chaînon manquant entre le punkcore hymnique d'Hüsker Dü et la spontanéité fiévreuse des Skids, maillon, bien évidemment, qu'il s'est empressé de repeindre aux couleurs du hardcore post Big Black. Therapy se produira également au festival jumelé Torhout/Werchter, le 4, puis le 5 juillet...

 

Techno Animal

Versus reality

Porter Ricks, Ui, Spectre, Tortoise et Alec Empire ont transmis une démo à Kevin Martin et Justin Broadrick. Après avoir retravaillé la matière première, le duo a retourné la bande à leurs concepteurs respectifs qui, à leur tour, ont remodelé la solution sonore. Et le produit a été gravé sur ce disque. Cinq paires de fragments qui traduisent les différentes manières de travailler des cinq artistes les plus novateurs de la scène technologico-underground yankee. Malheureusement, le résultat est loin d’être à la hauteur. Il est même franchement décevant, les manipulations successives ayant surtout dénaturé le projet plutôt que de le régénérer…

 

Roger Taylor

Electric fire

Roger Taylor, n’est autre que le drummer du défunt Queen. Un personnage qui compte quand même quatre albums solo à son actif. Sur lesquels il a toujours cumulé les fonctions de batteur et de chanteur. Son dernier opus remonte à 1994 (" Happiness "), alors que ses deux premier avaient été enregistrés, respectivement en 1981 (" Fun in space ") et en 1984 (" Strange frontier "). Mais venons-en à " Electric fire ", dont le titre est tiré des lyrics du hit single, commis par Bowie et Queen, " Under pressure ". Si une foultitude d’idées semble se bousculer dans la tête de Taylor, il faut reconnaître qu’elles ne sont pas toujours très contemporaines. Privilégiant plutôt les arrangements, que nous pourrions qualifier d’impeccables, aussi soignés que chez Jean-Michel Jarre. Les quelques traces de son ancien combo, celles, plus flagrantes de Bowie ou de son séjour en Inde, alimentent instinctivement une volonté de retrouver le raffinement du Floyd, d’un Dire Straits, voire d’un Rod Stewart. Sans oublier les accès de heavy metal, glamourisés dans l’esprit de Sweet. Une surprise, l’excellente incursion dans le psychédélisme, réalisée au cours de la reprise de John Lennon, " Working class hero ".

 

Transister

Transister

Vous aimez Portishead et Garbage ? Ce disque devrait vous transporter d’allégresse (NDR : alléluia !) Pas mal quand même pour le premier album d’un trio cosmopolite, constitué d’un Américain, d’un Ecossais et d’une Anglaise. Celle-ci, assurant bien entendu les vocaux. Dans un autre registre que celui de Shirley Manson ou de Beth Gibbons. Malheureusement. Sans trop de relief, malgré de multiples manipulations technologiques, quoique de ligne claire. Ce qui n’empêche pas les onze compositions de cet opus éponyme de mériter une attention toute particulière. Aussi bien dans le domaine de l’instrumentation conventionnelle que dans le traitement de la technologie moderne. Avec à la clef quelques petites perles, comme le single " Look who’s perfect now " ou " Dizzy moon "…

 

Trans Am

The surveillance

On savait le trio de Washington DC plutôt contaminé par le prog rock de King Crimson circa " Lark’s tongue in aspic " et le krautrock de Neu ou de Can. Mais on n’imaginait pas que Trans Am était aussi branché sur la technologie moderne. C’est chose faite avec " The surveillance ". Une démarche, sans doute inspirée par Ui et Tortoise, qui aurait pu donner un bon résultat. Malheureusement, les expérimentations électroniques n’atteignent jamais le niveau atteint par ses condisciples avant-gardistes. A la limite, manœuvrent dans un espace sub Krafwerk réduit à sa plus simple expression. Pas vraiment de quoi nécessiter une surveillance ( !) permanente…

 

The Tragically Hip

Phantom power

Dans leur Canada natal, ils récoltent un succès monstre. Ailleurs, c’est pas toujours la gloire. Pas que le quintette d’Ontario soit inexportable, mais plutôt qu’il manque d’originalité. Dans ses meilleurs et trop rares moments, le 6ème opus de Tragically Hip laisse pourtant entrevoir des traces du Crazy Horse de Neil Young, surtout lorsque l’intensité électrique atteint son paroxysme. A moins que le spectre de REM (NDR : " Phantom Power ") ne parvienne à parasiter leurs country rock linéaire. Mais pour le reste, y a pas vraiment de quoi jeter les bras au ciel. Et ce n’est pas le vocal franchement tannant de Robby Baker qui pourrait arranger les choses...

 

Tortoise

T.N.T.

Lors de la sortie du deuxième album de Tortoise, on avait beaucoup parlé du krautrock et de la Canterbury School. Entre autres de Can, Neu, Faust ainsi que de Caravan. Un concept underground, ambient, que la formation de Chicago avait réussi à recycler par le recours à la technologie moderne, mais également en y incorporant à la fois des tas d'éléments musicaux contemporains, tels que la trip hop, le minimalisme, le dub, le funk ; et traditionnels comme le jazz, la pop et le rock. Tout ceci, en privilégiant l’instrumentation basique. Sur " T.N.T., la bande à John Mc Entire est parvenue à développer ses expérimentations instrumentales. Par l’apport de sections à cordes, à cuivres et à vent. Par une exploration de la bande sonore cinématographique, comme sur le tango ‘morriconesque’ " I sent my face to the hillside ". Et puis, par le souci constant de maintenir l’attention dans un climat hypnotique, presque relaxant, en jouant sur les vibrations des sonorités et la richesse rythmique. Les ombres de Robert Wyatt et de Hatfield & The North sont mêmes omniprésentes sur " Swung from the gutters " et " Jetty ", deux des meilleures compositions de l’opus. Avec un disque pareil, faudra se rendre à l’évidence, le prog rock vient de se refaire une santé…

 

Paul Weller

Modern classics

Compile consacrée aux meilleures chansons écrites par Paul Weller, au cours de sa carrière solo. Donc, vous y retrouverez inévitablement " Into tomorow ", " Brand new start ", " Out of the sinking ", " Wild wood ", " Broken stones " et " You do something to me ". Seize compositions choisies au sein d’un répertoire déjà bien fourni. Mais bien choisies. Suivant la bonne habitude, une édition limitée de ce disque est doublée d’un inédit. Intitulé " Live classics ", il propose, comme le titre l’indique, des interprétations en public de ses compositions…

 

Warm Jets

Future signs

Plutôt que de signes futurs, ce sont plutôt de traces du passé que nous avons relevées. Et il y en a ici une ribambelle. Depuis le glam scintillant des Roxy Music, T Rex, Bowie et consorts, au sens mélodique power pop des Only Ones ou des Buzzcocks, en passant par le psychédélisme robotique de Wire, la lo fi de Pavement (NDR : est-ce déjà du passé ?), la popcore des Pixies ainsi que l’exaltation hymnique de Psychedelic Furs. Faut dire que la voix de Louis Jones, aussi éraillée que celle de Richard Butler, y est aussi pour quelque chose. N’imaginez cependant pas que Warm Jets émarge au revivalisme. Que du contraire. D’abord, son attitude est fondamentalement contemporaine. A la limite, plus proche de Radiohead, de Kula Shaker, d’Elastica et d’Embrace que de Brian Eno, illustre personnage, chez qui ils ont quand même piqué le nom de leur groupe. Si, si, souvenez-vous du fameux elpee " Here come the warm Jets ", caractérisée par sa pochette pornographique. Et pourtant, les musiciens de Warm Jets ne sont pas fétichistes de la muzak. Parce que s’ils s’inspirent de la musique électronique, ils n’utilisent que des instruments basiques. On comprend ainsi mieux pourquoi tous les musiciens du groupe vouent une admiration commune pour le Clash…