L’appel à débrancher des Burning Heads

La formation skate punk orléanaise Burning Heads vient de partager un second extrait de son nouvel opus « All Fired Up ». Attendu pour le 16 octobre 2026, ce disque succède au titre « SOS 2 » publié début septembre. À l'aube de ses quatre décennies de…

Un diptyque pour Then Comes Silence

Le trio post-punk suédois Then Comes Silence s'apprête à publier « Requiem Ballroom ». Ce huitième long playing est attendu pour le 20 novembre 2026 sous la bannière de Metropolis Records. Pour faire patienter l'auditoire, la formation menée par Alex Svenson…

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Dernier concert - festival

Ora Cogan
Gary Numan

The Candyskins

Sunday morning fever

Il n'y a pas que The Verve qui a dû rétrocéder des droits d'auteur aux Stones pour s'être autorisé de sampler quelques notes d'une de leurs compositions. En 1991, Candyskins avait connu la même mésaventure, après avoir butiné un peu de pollen de " Sympathy for the devil ", par technologie interposée. Sur une reprise de Buffalo Springfield, " For what's it worth ". Qui a dit que pierre qui roule n'amasse pas mousse ?... Plus aucun risque sur ce " Sunday morning fever ", puisque le quintette d'Oxford a pris le soin de n'y réserver que ses propres compositions. Quatorze fragments de pop rafraîchissante, qui laissent une grande place aux riffs de guitare et aux harmonies vocales échangées entre Mark et Nick Cope. Qui ne sont cependant ni frangins, ni cousins. Des chansons dont le sens mélodique rappelle LA's, mais en plus électrique...

 

Cake

Fashion nugget

Bien que fondé en 1991, ce groupe de Sacramento n'a enregistré, à ce jour que deux albums. Mais, il faut reconnaître que son deuxième a plus qu'agréablement surpris. En touchant un peu à tous les styles : métal, jazz, country, gospel, hip hop, etc. Mais sous un même dénominateur commun : la pop. Un peu à la manière de Beck et de Fun Lovin' Criminals, mais en moins funk. Un disque qui implique trois covers. Celle du standard intemporel " Perhaps, perhaps, perhaps ". Du " Sad songs and waltzer " de Willie Nelson ; et puis surtout du célèbre " I will suvive " de Gloria Gaynor. Mais quelle version ! Cependant, ce qui donne une coloration toute personnelle et en même temps une saveur unique à la musique de Cake, c'est cette recherche du groove distinct pour chaque chanson et puis de ce recours aux cuivres mariachi. Technique qui plonge toutes les compositions de " Fashion nugget" au sein d'une atmosphère allègre, excitante, alors que paradoxalement, les lyrics abordent des thèmes de la vie souvent moroses et même parfois franchement tragiques...

 

Cry Of Love

Diamond & debris

Ben oui, ce sont d'excellents instrumentistes. Tout particulièrement Andy Freed, pas manchot à la guitare. Mais, à notre humble avis, ils ont certainement un peu trop écouté Jimi Hendrix, le Free et Humble Pie. Or, en 1997, il faut avouer que ça fait un peu revivaliste. Un revivalisme qui ne respecte même plus les règles, puisque la production a été hyper léchée ; comme si on avait voulu rendre le morceau de plastique consommable sur la bande FM. Or, le heavy rock du début des seventies était bien crade, juteux, filandreux. Pas pour rien que ce style musical s'accommode plutôt mal de la digitalisation. Et le véritable collectionneur de vinyle en sait quelque chose. Dans ce contexte, le titre de l'opus n'est finalement pas si mal choisi...

 

Edwyn Collins

I'm not following you

Remis en selle par le succès de " A girl like you ", Edwyn Collins nous propose son quatrième album solo. Un disque qui ne contient, cependant, pas de hit de la trempe de son best seller susvisé, mais recèle d'excellentes compositions. Il a, bien sûr, reçu le concours de quelques vieux potes. Mark E Smith, dans sa forme vocale la plus gutturale (NDR ; ça rime !) est ainsi impliqué sur " Seventies night ", alors que Paul Cook, drummer des Pistols, collabore à deux compositions paradoxalement minimalistes. Dans le sens le plus synthétique. Faut dire que l'ombre de John Foxx plane tout au long de cette œuvre, à la fois audacieuse et inspirée. Mais Edwyn a bien soin ne pas se figer dans l'électronique. En nourrissant ses mélodies d'orchestrations, et puis, surtout en étalant tout son savoir-faire à la guitare. Que ce soit dans le domaine du jazz, du funk, du rock, du blues, du glam, de la pop, du ‘postcard’, du punk et même de la musique contemporaine, Edwyn apporte, chaque fois, cette griffe incisive, particulière à des chansons qu'il interprète de sa voix de crooner. Mais notre coup de cœur va à la composition la plus percutante, à la limite post punk, " Downer ", où l'intensité électrique est délicieusement omniprésente...

 

Joe Cocker

Accross from midnight

Triste sort pour ce chanteur d'exception ! Au faîte de son art, il fut ruiné par des impresarii véreux. Reconnu enfin à sa juste valeur, il n'est plus capable de sortir un album convenable (NDR : ... des amis !). Etonnant, lorsqu'on sait que sur les planches, il a toujours la pêche. Mais à notre humble avis, Joe, qui est avant tout un interprète, rarement compositeur, n'a jamais été très inspiré pour choisir ses collaborateurs. Surtout en studio. Il devrait peut-être demander conseil à Bob Dylan...

 

Chumbawamba

Tubthumper

Il faut avouer que depuis le début des nineties, la musique de Chumbawamba a pris une toute autre orientation. Plus accessible, plus technologique, tout en demeurant aussi riche. Etonnant lorsqu'on sait qu'à ses débuts, le groupe de Leeds pratiquait un agit punk aussi ravageur qu'impétueux. En fait, les musiciens n'ont conservé de punk que l'esprit. Répercutant une idéologie anticapitaliste à travers des textes particulièrement acides. Paradoxal, lorsqu'on sait que le combo vient de signer chez EMI... Bref, venons-en à leur nouvel album. Intrinsèquement attaché à la culture pop, il réalise un parfait hybride entre la musique synthétique et l'instrumentation conventionnelle. Ne négligeant ainsi ni les samples, ni le groove techno, ni les interventions chaleureuses, judicieuses de la trompette, tout en préservant le sens mélodique contagieux. Mais le sommet de leur art est atteint au niveau des harmonies vocales. Tantôt dispensées sous forme de slogans à la limite du hip hop, tantôt échafaudées en chœurs à la limpidité quasi religieuse. Sur des lyrics, il faut le répéter, rebelles mais également très terre à terre. Un chouette album !

 

China Drum

Self made maniac

Après un premier album de popcore post Hüsker Dü, qui lui avait valu d'être engagé pat Green Day pour assurer la première partie d'une tournée aux States, China Drum a décidé d'élargir son horizon sonore. Tout d'abord en engageant un nouveau drummer, question de permettre à Adam Lee de se consacrer pleinement au chant. Et puis, en commettant un deuxième album beaucoup moins linéaire, donc plus intéressant. On avait déjà pu le constater lors de la sortie simultanée des deux singles " Somewhere else " ; qui, soit dit en passant, réunit cinq titres différents de l'album et une version acoustique de " Bothered ". " Self made maniac " demeure pourtant tout aussi énergique, mais laisse une plus grande place aux nuances. Sculptées d'abord dans les accords de guitare. Electriques en général. Croustillantes le plus souvent. Acoustiques également. Comme sur le superbe " 60 seconds ". Qui réussit la fusion entre le psychédélisme énigmatique de Kevin Ayers et la sauvagerie dévastatrice d'Hüsker Dü. Etoffées ensuite par le registre vocal très ample d'Adam Lee...

 

The Chemical Brothers

Dig your own hole

Tout comme Prodigy, Chemical Brothers appartient à cette nouvelle scène électronique toute droite sortie du fœtus britannique. Une scène que l'on ne peut évoquer sans parler de Front 242. Formation belge qui durant des années s'est impliquée corps et âme dans la recherche sonore et technologique. Un travail dans l'ombre dont l'aboutissement fut le renouveau de la techno underground. Aujourd'hui, on hésite plus à mélanger les samplings de guitares, les rythmes incandescents, et même la voix de Noël Gallagher, à une boite à rythme, des sons synthétisés, traités et retraités, mixés et remixés. On le fait, tout en conservant une certaine dose d'originalité, de créativité, d'inattendu. Et c'est cela qui nous plaît dans le nouvel album de cette formation insulaire...

 

Andrew Dorff

Hint of mess

Fils de compositeur de film, Andrew Dorff a commencé à écrire à l'âge de 13 ans. Tout d'abord, en compagnie de son père. Puis, progressivement, seul. Comme un grand. Mais ce n'est qu'en 1995, soit vers sa quinzième année qu'il s'est mis à chanter. Et il faut reconnaître qu'il possède une voix qui colle parfaitement à son style musical, capable d'emprunter, tour à tour, les timbres d'E (Eels), de Ian Dury, de Stephen Malkmus et surtout de Vic Chesnutt. Vic Chesnutt, c'est d'ailleurs de son country/folk/rock qu'il se rapproche le plus. Notamment lorsqu'il se met à conter ses histoires vaguement autobiographiques. Encore que lorsque les rythmes se font plus déstructurés et que la guitare s'électrifie, c'est plutôt à Pavement que l'on pense. Une seule exception, " Deaf to sorry ", qui aurait pu relever du répertoire de John Mellencamp...

 

Dogstar

Our little visionary

Au sein de ce trio, on retrouve un certain Keanu Reeves, acteur de cinéma révélé par le thriller " Speed ", reconverti pour la circonstance en bassiste. Une nouvelle aventure qui lui a donc permis d'enregistrer, en compagnie de Dogstar, son premier album. Et la surprise est de taille, puisque cet "Our little visionary" fait la part belle au popcore. Pensez à Sugar et à Nova Mob. A cause de cette électricité mélodique omniprésente. Mais également à Ian Mc Nabb. Notamment lorsque les chansons s'enrobent d'orchestrations symphoniques. Cependant, pour mieux brouiller les pistes, le trio exhume des humeurs ténébreuses, post grunge, propres à Pearl Jam, tout en parvenant à vibrer aux accents hymniques, country rock, proches d'un Bruce Springsteen...