Claud et la musique

Claud sortira son troisième opus studio, « Me and the Music », ce 23 octobre 2026. Ce long playing succède à Supermodels paru en 2023. Pour accompagner cette annonce, il a partagé le single « She Doesn't Love Me », sous forme de clip (et il est disponible…

Le fossé à franchir par Snake Mountain Revival

« The Divide », le nouvel album du trio psychédélique indépendant américain Snake Mountain Revival, sortira le 23 octobre prochain. Formé sur la côte de Virginie à l’été 2017, Snake Mountain Revival est né de la rencontre entre des univers musicaux très…

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L7
Viagra Boys

Garageland

Last exit to garageland

Groupe à l'origine typiquement néo-zélandais, Garageland ne compte plus aujourd'hui qu'un véritable autochtone, Jérémy Eade. En l'occurrence le chanteur/ guitariste et principal compositeur. Ce qui n'empêche pas le combo d'avoir élu domicilié aux antipodes. " Last exit to garageland " constitue son premier opus. Une œuvre qui secrète une pop contagieuse, mélodique aux oscillations électriques, stimulantes, vivifiantes, que nous pourrions situer à la croisée des chemins de REM, des Pixies, de Pavement, de House of Love, de Radiohead et du défunt Ride. Excusez du peu ! Deux exceptions confirment cependant cette règle, l'expérimental, punkcore " I'm looking for what I can't get " (Sonic Youth ?) et puis le décapant ‘fallien’ " Never gonna come around here again ". Un disque qui atteint le sommet de son art sur " Fingerpops ", " Nude Star " et surtout le mélancolique, postcard " Jesus I'm freezing " qu'AC Acoustic aurait pu inclure sur son dernier album " Victory parts " Epatant !

 

Galaxie 500

Copenhagen

Comme le titre l'indique, cet album a été enregistré dans la capitale du Danemark, lors de l'ultime tournée de Galaxie 500. Le 1er décembre 1990, très exactement. Un trio qui s'est séparé au moment où il commençait à s'affirmer comme une des valeurs les plus sûres de la scène pop/rock électrique. Dean Wareham en avait marre. Il estimait que le groupe était devenu trop professionnel, plus assez audacieux. Plus assez nature, et a donc laissé tombé Naomi Yang et Damon Krukowski sans leur donner davantage d'explications. Les deux laissés pour compte ont bien essayé de remonter Pierre Etoile, mais sans grand succès. " Copenhagen " implique une cover de Yoko Ono, " Listen, the snow is falling " et une autre de Jonathan Richman, " Don't let our youth go to waste ". Un disque qui aurait pu devenir le testament du groupe, si les prises de son avaient été de meilleure qualité. Etonnant lorsqu'on sait que c'est Kramer, l'ingénieur du son fétiche du groupe, qui était derrière les manettes lors du concert; mais il est vrai que cette prise est totalement " live ". Et en l'absence de support visuel, elle aurait dû être remasterisée. Surtout pour une formation dont le style a toujours suscité des tas d'hyperboles: ‘beauté étrange, céleste, flottante...’, ‘sonorités cristallines qui se fondent dans la brume opiacée des rêves électriques les plus fragiles’, etc., etc. ; et nous en passons et des meilleures. Des hyperboles, il est, vrai justifiées par la qualité de leurs trois premiers albums studio...

 

Frosted

Cold

Au sein de ce quatuor, on retrouve une certaine Jane Wiedlin, guitariste, chanteuse et compositrice qui a longtemps sévi chez le regretté Go Go's. Pour enregistrer ce " Cold ", elle a d'ailleurs fait appel à une ancienne camarade du groupe mythique, en l'occurrence Charlotte Caffey. Pas étonnant, dès lors, que la musique de Frosted s'inscrive dans le même contexte punk/pop/garage du défunt combo. Petite différence, mais elle est de taille, le raffinement du son, dû à la fois à la qualité des arrangements et au travail de production de Marc Waterman (Elastica, Menswear), phénomène plutôt inhabituel chez une formation capable de libérer une telle énergie. Rafraîchissant !

 

The For Carnation

Promised works

Avec le succès rencontré par Smog, Sophia, Palace et consorts, il faut s'attendre à voir fleurir une multitude de groupes ou d'artistes du même calibre. The For Carnation s'inscrit parfaitement dans ce contexte. Encore que cette formation ne semble pas être conduite par un leader naturel du type Callahan, Robin Proper Sheppard ou Will Oldham. Enfin, à notre connaissance. Ce qui n'empêche pas ce " Promised works " de se révéler d'excellente facture. Recelant une majorité de chansons dépouillées, sombres, qui baignent dans une ambiance feutrée, sinistre, au sein de laquelle un vocal chuchoté, intimiste s'alanguit au son des cordes de guitare tantôt plaquées mais vibrantes, tantôt gémissantes et fracturées, sur un lit de drums arides. L'album concède quand même trois titres plus électriques: le minimaliste " How I bet the devil " et les instrumentaux " I wear the gold " et " Preparing to receive you ", dont l'intensité spectrale, vertigineuse, crépite à la manière du célèbre " If I only could remember my name " de David Crosby...

 

Foo Fighters

The colour and the shape

Après la catastrophique prestation ‘live’ accordée lors de l'édition 96 du festival jumelé Torhout/Werchter, nous craignions franchement le pire pour le futur de Foo Fighters. D'autant plus que le premier opus était, en fait, nonobstant la participation de quelques musiciens de studio, le fruit du travail d'un seul homme: Dave Grohl. Si vous l'ignorez encore, ex-drummer de Nirvana. Reconverti en chanteur, guitariste compositeur, et par conséquent leader d'un projet plutôt que d'un groupe. Pour enregistrer " The colour and the shape ", les trois autres musiciens ont apporté, cette fois, une collaboration beaucoup plus active. Nous voyons déjà les nostalgiques du défunt Nirvana se mettre à rêver de la résurrection du grunge. Désolé, mais le quatuor n'a accepté qu'une seule concession à ce passé seattlenesque: " Enough space ". Un morceau aussi dévastateur et contagieux que " Smells like teen spirit "! Si, si, c'est pas une blague. Maintenant, c'est vrai que dans le contexte actuel, ça fait un peu réchauffé. N'empêche, cette composition cause cette drôle de sensation passionnelle, émotionnelle ; cette vibration qui vous prend aux tripes, on ne sait même pas pourquoi! Mais pas de panique, le reste de l'album ne manque pas d'allure. Dans un autre registre, c'est vrai! Que nous pourrions qualifier de punkcore ou de popcore. Et plus particulièrement à cause de ces mélodies électriques aussi intenses que chez le mythique Hüsker Dü et ausi mélodieuses que chez Teenage Fan Club. Des couches de guitares cinglantes, crépitantes recouvertes d'harmonies vocales sucrées. Un véritable délice! En outre, le disque recèle, en " See you " une petite perle dont le rythme syncopé nous rappelle le meilleur George Harrison, lorsqu'il était encore chez les Beatles, une ballade semi-acoustique réminiscente d'American Music Club, " Walking after you ", et un titre de new wave post XTC revitalisé par le métal, baptisé " Everlong ". Remarquable!

 

The Folk Implosion

Dare to be surprised

The Folk Implosion n'est pas exactement un nouveau groupe, mais un projet expérimental monté par Lou Barlow, leader de Sebadoh, et un certain John Travis. Un duo qui se partage équitablement la composition, les instruments et le chant. La conjugaison de leurs voix est d'ailleurs tellement limpide, qu'elle nous rappelle la parfaite alchimie opérée entre celle de Bruce Gilbert et de Colin Newman, au sein du mythique et défunt Wire. Wire, c'est d'ailleurs la seule et unique référence que nous sommes parvenus à déceler chez cette formation. A cause, sans doute, de la richesse minimaliste ( ?) des compositions. Ligne de basse reptilienne, menaçante, parfois même ‘doorsienne’, accords de guitares capricieux, bégayants, énigmatiques, boucles de drums et samples judicieusement dispensés. Rien n'a été laissé au hasard pour éliminer le superflu, lors de la réalisation de cet opus de lo fi qui frôle la perfection ; même si on regrettera une certaine âpreté dans l'approche mélodique. Mais ici, c'est encore et toujours une question de goût !...

 

INXS

Elegantly wasted

Il faut croire que le groupe australien traverse une grave crise d'identité, puisque après avoir côtoyé, au cours des eighties, les Depeche Mode, Cure et consorts, dans la cour des grands; puis cumulé les albums les plus inoffensifs les uns que les autres, INXS cherche aujourd'hui à se refaire une santé en essayant de remettre au goût du jour les clichés de Franky Goes To Hollywood et de Simple Minds. On ne peut pas dire que l'originalité les étouffe. Et ils ne s'en cachent pas, puisque rien que l'intro de " Show me (cherry baby) " est emprunté au thème récurrent de " Real to real cacophony ". Bref, pas de quoi pavoiser, même si le titre maître, davantage inspiré par Prince et " Don't lose your head " par Primal Scream, se démarquent favorablement de l'ensemble. M'enfin, c'est un peu maigre pour fêter un dixième album...

 

Hurricane # 1

Hurricane #1

Andy Bell, guitariste du défunt Ride, a donc décidé de remonter un nouveau groupe. En compagnie d'un ex bassiste de Thee Hypnotics, Will Pepper, d'Alex Lowe et de Gareth Farmer. Pas pour jouer de la noisy pop de Shoegazers, mais manifestement en affichant la volonté de reprendre l'héritage abandonné par les Stone Roses ; un legs que les Seahorses n'étaient pas parvenus à mettre en valeur, sur leur premier album. Avec, et c'est heureux, des nuances. Notamment un groove digne de Primal Scream, des guitares pétillantes, généreuses (Skids ?), un tempo house réminiscent des Charlatans, parfois trempé dans des claviers hammond, presque ‘doorsiens’, le tout alimenté par le timbre vocal chaud et souple d'Alex qui semble naviguer quelque part entre celui de Ian Mc Nabb et de Mark Morriss (Bluetones). Une exception qui confirme cependant la règle, le délicieux et beatlesneque " Monday afternoon ". Avec guitare acoustique, quatuor à cordes, harmonies vocales caractéristiques et tout le Saint tremblement...

 

Hoodoo Club

...a just temporary loss of masculinity

Encore un groupe finaliste du ‘Humo's rock Rally’ ; mais issu de l'édition 1996. Une formation originaire de la région de Genk, dont le premier album a bénéficié du concours de Piet Jorens (Deus, Moondog Jr) de Lode Verkampt (Gorki), mais surtout de Mark Thijs. Pas à l'harmonica, dont il est pourtant réputé pour le talent, mais à la production ; mise en forme qu'il avait déjà réalisée dans le passé pour Noordkap, Scabs, El Fish et Soulwax. En outre, il s'est également chargé des arrangements de cordes et des backing vocaux. " ...a just temporary loss of masculinity " constitue le premier opus de Hoodoo Club. Un disque très prometteur mais sans réelle ligne de conduite. Bien sûr on y ressent les différentes influences des collaborateurs. Ce qui donne parfois un résultat plutôt curieux lorsque le rythm'n blues et la pop déstructurée entrent en fusion. Curieux, mais pas sans intérêt. A contrario, on reste alors plutôt sur sa faim, lorsque le style épouse une forme plus carrée, un peu comme chez les Scabs. Mais le plus remarquable procède des titres les plus élaborés, les plus profonds, forme que nous ne connaissions, jusqu'à ce jour que chez des compositeurs australiens tels que Triffids ou Nick Cave. Et " Locksmith' blues " en est la plus belle illustration. Un bel avenir est promis à Hoodoo Club, pourvu qu'il parvienne à bien digérer toutes ses influences...
 

 

The Hooblers

Can you do this ?

Cette formation canadienne, d'Ottawa très exactement, voue une grande admiration à Neil Young et à son Crazy Horse. Faut pas être très perspicace pour s'en apercevoir. A Led Zeppelin aussi. Mais là, c'est loin d'être évident. De solides références, pourtant, qui sont cependant très loin de mettre en valeur le groupe. En fait, sur la plupart des compositions de cet opus, les Hooblers se contentent de ressasser les clichés crazyhorsiens les plus éculés: riffs de guitare chargés de feedback, tempo bien carré, sans oublier le zeste d'harmonica et la voix gémissante de Mike Gier, très ou trop proche de Neil Young. Mais comme les compositions n'ont pratiquement aucun feeling mélodique, elles finissent fatalement par agacer. Dommage, car lorsque le groupe s'exprime dans un registre plus personnel, moins stéréotypé, notamment sur " The thing is ", il est vrai enrichi de claviers, et que la voix de Mike se fait plus naturelle, on y détecte d'évidentes qualités, dans un style, il est vrai, plus proche de Watchmen que de Tragically Hip...