Fence n’en a rien à foutre…

Le combo rock limbourgeois Fence sortira son nouvel album, « Nobody Gives A Fuck », le 16 octobre 2026. Un titre qui laisse peu de place à l'imagination, quoique... Propulsés par un nouveau batteur, Wim Coppers, installé derrière les fûts, les musiciens de…

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Dernier concert - festival

The Cure
Afghan Whigs

Manu Dibango

African soul - The very best of

Instigateur de ce qui allait devenir la ‘World music’, ce virtuose du saxophone roule sa bosse à travers le monde depuis la fin des sixties. On le retrouve d'ailleurs sur les premiers hits de Nino Ferrer. Au cours des trente dernières années, il a côtoyé, dans une multitude de styles, des artistes aussi réputés que Carlos Santana, Billy Cobham, Bob Marley, Stevie Wonder, Herbie Hancock, Bill Laswell, Youssou N'Dour, Papa Wemba, Touré Kounda, Peter Gabriel, Sinéad O'Connor et la liste n'est pas exhaustive. Comme vous l'imaginez aisément, cette compile réunit les succès les plus retentissants de ‘papa groove’. Quinze exactement. Depuis l'inévitable Dikalo (" Salt pop corn ") en passant par " Soul Makossa ", " Big Blow ", " Wawafrica " et quelques autres...

 

Death In Vegas

Dead Elvis

Richard Fearless et Steve Hellier sont les têtes pensantes de ce projet, avouons-le, résolument " dance ". Mais pas " dance " dans le sens le plus ‘tchack tchack boum’ du terme. Non, ‘dance’ sous son profil le plus underground. Il y a d'ailleurs une diversité incroyable de styles synthétiques sur ce " Dead Elvis ", album qui a bénéficié du concours d'un tas de guitaristes, de bassistes et également de cuivres. Richard et Steve se réservant tout ce qui touche aux claviers, y compris les samplings, ainsi que les boîtes à rythmes. Dans la phase la plus planante, Death In Vegas capture des climats fort proches de ceux développés par Archive. Mais lorsque le groove se fait plus présent ou que les claviers rognent littéralement les sixties, c'est plutôt à Primal Scream que l'on pense. Et notamment sur cette remarquable composition " Gbh ", qui ne déparerait certainement pas dans le répertoire des Charlatans...

 

Pieter-Jan De Smet

August

Comment un musicien pareil a-t-il pu passer inaperçu depuis aussi longtemps? En 1988, il avait pourtant atteint la finale du ‘Rock Rally’ de Humo en compagnie du groupe Lionhearts, formation, qui faute de succès, disparaîtra au début des nineties. Et avant de se lancer dans la musique, Pieter-Jan avait même tâté du théâtre. Conséquence logique d'une formation de comédien suivie à Anvers, pendant cinq longues années. Mais c'est la musique qui semble le plus l'intéresser. En 1992, il décide d'exercer sa passion sous son propre nom. Et enregistre l'année suivante un premier elpee, " Antidote ", avec le concours de Roland Van Campenhout, disque qui passera tout autant inaperçu... Aujourd'hui, PJDS s'exprime curieusement à travers un duo. Son compère? Un certain Geoffrey Burton, guitariste également qui a, dans le passé, accompagné régulièrement Arno Hintjens en tournée. Deux guitares donc, mais également une boîte à rythme alimentent la texture instrumentale de PJDS. Des vocaux aussi, parfois nasillards, parfois pathétiques, et puis quelques arrangements. " August " épingle treize morceaux, treize chansons hantées tantôt par Deus, Flying Saucer Attack, le Velvet ou Tom Waits dans un style qui oscille du blues urbain au psychédélisme atmosphérique en passant par la pop la plus pure et l'underground ténébreux... Etonnant!

 

Bob Dylan

Time out of mind

En 1989, le Zim opérait un retour en force en gravant " Oh Mercy ". Un album pour lequel il avait reçu le concours de Daniel Lanois. A la production. A la guitare. Mais surtout à l'inspiration. Depuis, Bob a commis deux elpees. Un exclusivement acoustique. L'autre, consacré au blues. D'honnête facture, sans plus. Pour " Time out of mind ", il a de nouveau fait appel à l'illustre Acadien. Mais également à quelques collaborateurs réputés. Notamment Augie Myers, claviériste du mythique Sir Douglas Quintet. Duke Robillard guitariste de Roomful of Blues et du Fabulous Thunderbirds et enfin Cindy Cashdollar qui avait sévi successivement au sein d'Asleep at the Wheel et du John Herald Band, à la guitare " steel ". Dans ces conditions, vous vous doutez bien que Bob réserve une bonne part de ce " Time out of mind " au blues. Et, il faut reconnaître qu'entouré d'une telle équipe, il ne se débrouille pas trop mal. Mais la quintessence de ce " Time out of mind " nous vient des compositions les plus minimalistes, les plus intimistes. Abordées avec un esprit très contemporain, mais lo fi, à l'instar de Smog, Lambchop et consorts ; mais une sensibilité aussi ouatée que chez Cowboys Junkies. Comme sur les remarquables et lancinants " Standing in the doorway " et surtout " Not dark yet " sur lesquels Lanois libère à nouveau toute la magie électrique de sa six cordes. Dommage d'ailleurs que tout l'album ne soit pas de cette trempe !...

Dubstar

Goodbye

Dubstar a toujours avoué avoir été marqué par la pop synthétique. Celle de Saint Etienne, Human League et des Pet Shop Boys en particulier. Sans doute parce qu'ils accordent un soin tout particulier à l'esthétisme de leurs mélodies. Des mélodies mélancoliques, à la texture riche, mais glacée, agitées par un tempo dub et veloutées par le vocal plaintif, limpide, cristallin, de Sarah Blackwood. Une voix dont le timbre est très proche de celui de Claudia Brücken. Si, si, souvenez-vous, la première chanteuse de Propaganda. Et, pour enregistrer son deuxième album, Dubstar a de nouveau reçu le concours de Stephen Hague, à la production. Ce qui explique, sans doute, pourquoi le son de cet opus frôle la perfection...

 

Drivin’ n’ Cryin

Drivin' n' cryin

Non seulement ce trio géorgien (Atlanta) se distingue par un éclectisme particulièrement développé, mais en outre, suivant le style emprunté, il souffle le chaud et le froid. Le froid lorsqu'il s'égare dans un hard rock aussi primaire qu'insipide. Le chaud dès qu'il aborde un pop rock semi acoustique. Dans un style fort proche de REM. Faut dire que dans le passé, Drivin' n' Cryin a assuré la première partie des tournées de la bande à Michaël Stipe ; notamment en 1989, lors de la Green Tour. Année au cours de laquelle, Peter Buck a d'ailleurs produit le projet solo du chanteur, Kevn Kinney. Maintenant, ne nous-en-demandez pas davantage, car cet opus éponyme est beaucoup trop dispersé pour pouvoir se faire une idée précise de son contenu...

 

Eden (Belgium)

Morning bear

Finalement, il n'y a vraiment plus moyen de s'y retrouver. Il existait déjà un groupe australien qui répondait du même nom. Responsale d'une musique atmosphérique, arty, cet Eden aurait pu être signé, début des eighties, par le label 4AD, à l'instar de Cocteau Twins et de Dead Can Dance. Un autre, britannique cette fois, davantage pop mais dans l'esprit de Talk Talk. Et puis aujourd'hui un sextuor belge. Auteur d'un premier album, " Morning bear ". Le plus triste dans l'histoire, c'est que cet ensemble possède manifestement beaucoup de qualités. Notamment deux excellentes chanteuses, dont les timbres se marient à la perfection. Et puis qui bénéficient d'un excellent backing group, même s'il faut reconnaître qu'il doit certainement avoir beaucoup écouté Magnapop.

 

Echo & The Bunnymen

Evergreen

Toutes celles et tout ceux qui ont connu et surtout aimé Echo & the Bunnymen doivent se demander s'ils ne sont pas occupés de rêver. Ian McCulloch, Les Pattinson et Will Sergeant, à nouveau réunis ! Bien sûr, Pete de Freitas, victime d'un accident mortel en 1989, a été remplacé par Michael Lee, drummer qui avait participé à la dernière tournée mondiale de Page et de Plant. Mais l'âme du groupe liverpuldien, le plus important du début des eighties, est demeurée intacte. Question d'exorciser le passé, le combo a d'ailleurs décidé de dédier " Altamont " à feu leur ancien camarade. Parce qu' " Evergreen " se conjugue au temps de la new wave intemporelle. Celui de " Crocodiles ", " Heaven up here " et de " Porcupine ". La magie du romantisme attachant et la mélancolie unique de leurs mélodies portent toujours leurs effets. Et on ne peut que succomber sous le charme des douze fragments de cet " Evergreen ", qui a bénéficié, en outre, des studios Abbey Road à Londres. Question d'enrichir la texture sonore de multiples arrangements de cuivres, de cordes et même vocaux. Liam Gallagher (Oasis) est également venu donner de la voix sur " Nothing lasts forever ", rappelant ainsi qu'il était demeuré un grand fan d'Echo & the Bunnymen. Après avoir écouté un tel album, nous nous étonnerions que vous ne partagiez pas notre avis...

 

Eleventh Dream Day

Eighth

Avec un titre pareil, vous vous doutez bien qu'il s'agit du huitième album d'Eleventh Dream Day, un quartette issu de Chicago, dont l'originalité procède de la présence d'une fille aux drums. Janet Beveridge Bean. Elle chante aussi. D'une voix languissante et chargée de mélancolie, qui rappelle Hope Sadonval (Mazzy Star). Partageant cet exercice avec son mari. Rick Rizzo. Dont le timbre aride et aussi peu optimiste que celui de sa dulcinée, semble naviguer quelque part entre Ian Curtis et Robert Forster. Mais alors que les albums précédents cherchaient l'équilibre parfait entre la country traditionnelle et le garage électrique, cet " Eighth " s'est ouvert de nouvelles perspectives sonores. Pas qu'EDD se désintéresse de l'énergie blanche crazyhorsienne, propice aux accès de feeedback glorieux; d'ailleurs, " Insomnia " constitue dans le domaine, un morceau d'anthologie. Mais de nouvelles perspectives sonores nées de la présence plus marquée des claviers. Comme sur " View from the rim ", par exemple. Des claviers aussi répétitifs et hypnotiques que chez Terry Riley, Faust et par la force des choses, Stereolab. Du recours aux percussions étagées, crimsoniennes, circa Lark's tongue in aspic, sur " Write a letter home ". Et puis d'un climat plus éthéré, qui n'est pas sans évoquer un certain Cowboy Junkies, mais en plus vivifiant. Superbe!

 

Mark Eitzel

West

Pour enregistrer son troisième album solo, le leader du défunt American Music Club a reçu le concours de musiciens particulièrement réputés. Entre autres, Barett Martin, drummer de Screaming Trees, Mike McCready, guitariste de Pearl Jam, Steve Berlin, bassiste de Los Lobos et surtout Peter Buck. Non seulement, le soliste de REM se réserve la plupart des parties de guitare et les backing vocaux, mais en outre, il partage la signature des douze titres de cet opus, ainsi que la production avec Mark. On se demande d'ailleurs pourquoi ce disque n'a pas été attribué au tandem Buck/Eitzel? D'autant plus que les deux personnages réalisent ici la parfaite fusion de leurs deux styles pourtant si distincts. D'abord, il y a la voix d'Eitzel. Apre, brisée, elle se craquelle comme un glaçon plongé dans un whisky chaud, laissant exhaler son timbre alcoolisé par des chansons beaucoup moins angoissées que celles d'AMC, presque allègres dans leur mélancolie. Presque pop dans leur vision " REMesque ". En outre, l'instrumentation y est beaucoup plus riche, plus diversifiée. Le clavier, par exemple y est beaucoup plus présent. Fluide, velouté, un peu à l'instar de Costello lorsqu'il était encore flanqué de ses Attractions. En particulier sur des chansons telles que " Free of harm ", " Stunned & frozen ", le jazzyfiant " Three inches of wall " et surtout le meilleur morceau de " West ", " Move myself ahead ", véritable petit chef d'œuvre dans le style. Et le reste n'est pas mal non plus, caractérisé par des cordes acoustiques, subtilement déchirées de feedback, ou par des accords de piano énigmatiquement syncopés, rappelant que Mark contemplait encore, il y a peu, les débris de ses expériences amoureuses avortées...