Claud et la musique

Claud sortira son troisième opus studio, « Me and the Music », ce 23 octobre 2026. Ce long playing succède à Supermodels paru en 2023. Pour accompagner cette annonce, il a partagé le single « She Doesn't Love Me », sous forme de clip (et il est disponible…

Musiczine recherche des collaborateurs.

Tu as une très bonne connaissance musicale et tu souhaites participer à l’aventure Musiczine.net ? Tu es passionné, organisé, ouvert, social, fiable et appliqué ? Tu as une bonne plume ? Alors n’hésite plus : rejoins-nous ! Vu l’ampleur prise par Musiczine et…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Editors
Afghan Whigs

Ed Kuepper

Frontierland

Edmund Kuepper nous surprendra toujours. Alors que depuis 1990, ce chanteur/compositeur/guitariste australien privilégie une muse semi-acoustique, quoique généreusement électrifiée ; pour enregistrer sont 21ème album, il a décidé d'enrichir la texture de ses chansons d'orchestrations et d'arrangements, en engageant toute une flopée de musiciens. Un tas de cuivres, comme à l'époque de Laughing Clowns. Un harmoniciste, plusieurs claviéristes, un violoniste, des bassistes, et nous en passons. Mais énorme surprise, il a décidé de faire appel à la technologie de pointe. En particulier aux samples et aux loops, en sus des boîtes à rythmes, du mellotron et du moog synthesizer. Et le résultat ne manque pas d'allure, même si les puristes lui reprocheront, sans doute, son infidélité à une certaine ligne de conduite minimaliste... Pourtant, en débarrassant la solution de toutes ces fioritures, on retrouve de remarquables mélodies trempées dans la nostalgie mélancolique, mélodies qu'il sculpte avec tellement de subtilité et une ineffable sensibilité, à l'aide de sa ‘douze cordes’. Pour ceux qui connaîtraient peu, mal ou pas du tout l'œuvre novatrice d'Ed Kuepper, nous ne leur conseillerons pas cet opus, mais plutôt des chefs d'œuvre tels que "Today wonder", "Honey steel's gold" ou "Black tichet day". Evidemment, si vous en êtes encore à patauger dans la marre des canards, à clamer "We are the champions", en pensant à Phil Collins, votre cas est totalement désespéré...

 

King Loser

Caul of the outlaw

Des formations issues de la scène néo-zélandaise, il faut reconnaître que King Loser n'est certainement pas la plus accessible. Ni la plus optimiste! Au contraire. Ce qui ne veut pas dire qu'elle ne soit pas intéressante. Mais simplement sa musique nécessite un certain conditionnement pour être véritablement appréciée. En fait, tout comme Loop, King Loser explore à la fois la force sauvage du rock et la face la plus sombre du psychédélisme. Usant et abusant de la distorsion des guitares, un peu comme les Scientists. Eclaboussures d'électricité exacerbées par les voix spectrales de Chris Heazlewood et de Celia Mancini. Pourtant au fil de l'album, les traces de surf se font de plus en plus présentes, mais davantage dans l'esprit rampant de These Immortal Souls que dans celui, plus tribal, des Cramps...

 

Kenickie

At the club

Trois filles et un kid constituent le line up de cette formation issue du Sunderland. Leur credo ? Le punk pop adolescent, énergique, déchiré entre causticité et vulnérabilité. Un peu comme le défunt et mythique Go Go's le pratiquait à ses débuts. Encore que Kenickie semble plutôt avoir hérité du sens hymnique de Magnapop, voire de Tallulah Gosh. On ressent d'ailleurs, une profonde tristesse au fond de leur enthousiasme, une mélancolie intense et en même temps glamoureuse, que le quatuor cultive à travers un certain culte du Sweet. L'attitude. Le maquillage. Les fringues. Et même l'alcool. Musicalement, le groupe n'hésite cependant pas à faire appel à certains arrangements électroniques, apportant une coloration toute contemporaine à des compositions qui dépassent rarement les 3 minutes...

 

Luna

Pup tent

Troisième album pour Luna, dont les deux premiers sont incompréhensiblement passé inaperçus ; une situation invraisemblable pour un groupe dont le leader n'est autre que l'ex guitariste de Galaxie 500, Dean Wareham. Et lorsqu'on connaît la qualité de la discographie du mythique groupe défunt, on a de quoi se poser des questions. D'autant plus, que les autres membres du quartette ont également des références. Et notamment l'ex bassiste des Chills, Justin Harwood. Et puis Sean Eden, dont le jeu de guitare complète à merveille celui de Dean. Plus d'ancien membre des Feelies, cependant, puisque Stanley Demeski a cédé le relais aux drums à Lee Wall. Mais sans aucune conséquence pour le combo. Vous vous dites peut-être que ce n'est pas parce qu'on dispose d'excellents instrumentistes, que le résultat est acquis d'avance. Et vous avez tout à fait raison. Mais, il n'y fait certainement pas obstacle. Et c'est le cas ici. Venons en donc à " Pup tent ", un disque qui s'inscrit dans la lignée des deux précédents opus, " Lunapark. Bewitched " et " Penthouse ". Mais en plus soigné, en plus insidieux. La production de Pat Mc Carthy y est peut-être pour quelque chose, lui qui avait autrefois mis en forme des disques de REM et de Butthole Surfers...

Venons-en maintenant au contenu de ce morceau de plastique. Parfois mystérieusement atmosphérique, parfois intensément énergétique, mais le plus souvent délicieusement psychédélique. Le calme y est vécu aussi intensément que la tempête, la douceur acide aussi efficacement que la brume électrique. Et au sein de ce monde, où la grammaire pop est ponctuée d'accents expérimentaux, planent les spectres du Velvet Underground, de Syd Barrett, de Spiritualized et même de Robin Hitchcock ; le timbre vocal de Dave se révélant aussi indolent, gémissant et mélancolique que celui de l'ancien leader des Egyptians. N'empêche, c'est encore et toujours lorsque l'intensité " atteint son point de rupture que avons le mieux vibré. Et en particulier sur " City kitty ", " The creeps ", " Fuzzy wuzzy " et enfin sur " Ihop ", morceau qui aurait pu naître d'une jam hypothétique entre Hank B Marvin, Van Morrison et Lee Ranaldo...

 

Lowpass

Fear of the flood

Saint-Nicolas serait-il le berceau belge du trip hop? Après Hoover, voici une nouvelle formation de ce style musical fort en vogue pour l'instant: Lowpass. Issu du Limbourg, cet ensemble dispense, tout au long de ce " Fear of the flood ", une musique puissante, chaotique, énigmatique, à l'instar de Massive Attack et de Portishead. L'opus a été enregistré en compagnie de Tony Platt et Ian Caple, respectivement producteur et mixeur de... Tricky! Espérons qu'il leur ouvrira une brèche sur le marché continental du disque. En tous cas, c'est tout le mal qu'on leur souhaite!

 

Local H

As good as dead

En dix années d'existence, cette formation yankee (Connecticut), n'a commis que deux albums, " As good as dead " constituant, vous vous en doutez, son deuxième. Explications? Un line up qui s'est réduit au fil du temps, pour ne plus aujourd'hui se résumer qu'à un duo. Ce qui n'empêche pas Joe Daniels et Scott Lucas de s'être très bien adaptés à cette situation, le premier pilonnant ses drums, alors que le second se réservant toutes les parties de guitares, y compris la basse. Et n'imaginez surtout pas que cette formule ait poussé Local H à se contenter d'une musique minimaliste. On est même très loin du compte, puisque hormis l'un ou l'autre intermède acoustique, " As good as dead ", obéit à une ligne de conduite post grunge. Des compositions aussi énergiques, intenses et pulsantes que chez Foo Fighters, Smashing Pumpkins ou le Pearl Jam dans sa phase la plus sauvage. L'album recèle d'ailleurs un hommage à Eddie Vedder. Des guitares donc. Cinglantes, crépitantes, en perpétuelle effervescence, comme sur le remarquable final, " Manifest density pt.2 ". Sans oublier le spleen mélodique, très spécifique à ce style de musique. Idéal pour prendre un bon bain d'électricité!

 

Liva

Secret Samadhi

Après avoir cumulé les disques de platine, les méga-hits, décroché des tas d'awards et squatté les premières pages des magazines yankees, Live est aujourd'hui entré dans la cours des grands. Un succès mondial qu'il doit incontestablement à ses interminables tournées, mais aussi et surtout au petit coup de pouce de Pearl Jam qui, il y a quelques années, lui avait ouvert une porte sur le marché international du disque. Quoi de neuf donc pour cette formation pennsylvanienne? Un nouvel opus enregistré en compagnie de Jay Healy. Album qui se place parfaitement dans la continuité de ses prédécesseurs. Du grunge-pop-rock américain pratiqué à l'instar d'un REM, d'un Pearl Jam ou encore d'un Bush. De la guitare en puissance. Du rythme. De l'émotion dans le timbre d'Ed Kowalczyk. Tous les ingrédients indispensables pour satisfaire les aficionados de ce style de musique...

 

Litfiba

Mondi sommersi

On savait cet ensemble florentin capable de se frotter au métal avec beaucoup d'aisance. Aussi bien avec le mordant des Pixies que dans le plus pur esprit rock urbain d'un Steppenwolf voire d'Iron Butterfly. Mais nous n'imaginions pas que le groupe oserait mettre un pied dans la techno. Enfin U2 le fait bien, alors pourquoi pas Litfiba? C'est en tout cas le type d'expérimentation qu'a mené Litfiba tout au long de son dernier album. Pas au point de virer à la musique de danse synthétisée. Puisque l'électricité y est toujours bien présente. Mais surtout pour enrichir sa texture d'arrangements, tout en imprimant des grooves hypnotiques, texture heureusement toujours hymniquement taillée dans la Commedia dell’arte. Langue de Verdi oblige!

 

The Lilys

Better can't make your life better

Pour reproduire le son du début des seventies, Lenny Kravitz avait choisi de n'utiliser que du matos d'époque, et en particulier de recourir aux célèbres amplis à lampes. Pour recréer le son des fifties et des sixties, les Lilys ont analysé le spectre harmonique des disques de l'époque, à l'aide d'un oscilloscope. Et comme les Lilys avouent une certaine admiration pour les Byrds, les Kinks, les Monkees, Big Star, et dans une mesure plus contemporaine, Pavement et My Bloody Valentine, vous aurez une petite idée du climat psyché pop au sein duquel baigne cet opus. D'autant plus, que les harmonies vocales sont aussi soignées que limpides. Superbe!

 

The Lightning Seeds

Dizzy heights

Après une carrière de producteur qui l'a amené, au cours des 80's, à mettre en forme les albums de groupes tels qu'Echo & The Bunnymen, Noir Désir ou Icicle Works, Ian Broudie est passé en 1989, de l'autre côté de la table de mixage. Sous un pseudonyme: The Lightning Seeds, il enregistre un premier et somptueux single: " Pure ". Huit ans plus tard, il en est à son quatrième opus. " Dizzy heights ". Une sorte de concentré de pop anglaise que nous pourrions synthétiquement situer entre celle des Pet Shop Boys et de New Order. 12 compositions à travers lesquelles s'enchaînent synthés, guitare-basse-batterie, quatuor à cordes et effets technologiques dispensés à dose homéopathique ; le tout moulé dans une production qui frise la perfection. C'est simple, c'est gai, mélodique. Bref, c'est excellent!