Fence n’en a rien à foutre…

Le combo rock limbourgeois Fence sortira son nouvel album, « Nobody Gives A Fuck », le 16 octobre 2026. Un titre qui laisse peu de place à l'imagination, quoique... Propulsés par un nouveau batteur, Wim Coppers, installé derrière les fûts, les musiciens de…

Enregistré sous Ex:Re

Elena Tonra rompt le silence de son projet solo Ex:Re. La voix du combo indie-folk londonien Daughter annonce la publication de Save As, un nouvel elpee attendu pour le 30 octobre chez 4AD. Pour faire patienter l'auditoire, elle dévoile le single d'ouverture…

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Dernier concert - festival

Viagra Boys
Ora Cogan

The Jayhawks

Sound of lies

Après avoir sorti le mièvre et décevant " Tomorrow the green grass ", début 95, on ne donnait plus très cher de la peau de cet ensemble yankee. Avec ce " Sound of lies ", Jayhawks semble avoir repris quelques couleurs. Evidemment, leur musique transpire toujours le country rock du passé. Celui des Byrds, des Eagles, de Big Star, et même du Band. Mais nonobstant ce revivalisme solidement ancré, il faut admettre que les treize chansons de cet opus sont bien ficelées. Sentimentales sans tomber dans le sentimentalisme, suffisamment électrifiées, mais pas trop, hyper-mélodiques et puis surtout bénéficiant d'arrangements vocaux impeccables, beatlenesques pour ne pas dire byrdsiens. Un disque qui devrait plaire aux nostalgiques des seventies...

 

Jason Bonham

In the name of my father - The Zepset

Jason Bonham n'est autre que le fils de feu John Bonham, drummer du célèbre Led Zeppelin. Pas étonnant, dès lors, que le fiston ait hérité de gènes propices à cet exercice. Qu'il pratique depuis l'âge de cinq ans; et par la force des choses, qu'il maîtrise parfaitement aujourd'hui. Forçant d'ailleurs le respect des contemporains de son père, tels que Paul Rodgers, Steve Miller, Buddy Guy, David Gilmour et même Muddy Waters, avec lequel il a jammé à Woodstock en 94. Sans oublier Page, Plant et Jones. Il les avait d'ailleurs rejoints en 88, à l'occasion du 40ème anniversaire d'Atlantic Records. On a d'ailleurs cru, à l'époque, que le Led Zep allait se reformer. Mais l'expérience ne s'est plus jamais renouvelée. Même si par la suite, Jason a encore joué pour Page et/ou Plant. " In the name of my father " constitue un hommage à son père. Et en même temps au dirigeable mythique. Le JBB reprend d'ailleurs ici dix titres de leur répertoire. Et en particulier, un final de près de 20 minutes, sorte de medley consacré à " Whole lotta love ", au sein duquel il zappe sur une foultitude de leurs standards. Si Jason est un batteur remarquable et surtout inventif, il faut reconnaître que les trois autres musiciens, bien que techniquement doués, se contentent d'imiter leurs illustres aînés. Il y manque incontestablement une âme. Celle du Led Zeppelin...
 

 

Jars Of Clay

Much afraid

C'est pop, c'est gentil, avec des harmonies vocales qui évoquent davantage les Bee Gees que les Beach Boys. Une guitare acoustique, une autre électrifiée, un filet de clavier, des drums feutrés et des arrangements symphoniques qui rappellent quelque part le Beatles. Pas désagréable à écouter, mais pour l'originalité, faudra repasser...

 

Bill Janovitz

Lonesome Billy

Pour enregistrer son premier album solo, le leader de Buffalo Tom a reçu le concours de l'équipe de Giant Sand au complet. En l'occurrence John Convertino, Joey Burns et surtout Howe Gelb. Un disque plutôt curieux, mais très réussi. Qui inévitablement laisse une plus grande place à la country et au folk. Comme chez Vic Chesnutt, pensez-vous? Nenni! Plutôt à l'instar d'un Tom Waits, mais en plus électrique. Et pas seulement à cause de la reprise du standard de jazz, " My funny valentine ". Mais davantage à cause de ce lyrisme qui reflète l'inquiétude spirituelle de l'Amérique et des Américains. Que Bill chante d'une voix fiévreuse, ravagée par l'angoisse et la mélancolie. Des textes qui auraient pu émaner de l'imagination de Raymond Carver, s'il avait pu troquer sa machine à écrire contre une six cordes...

 

James

Whiplash

Écrit par

Lorsque Larry Gott, guitariste et fondateur du groupe mancunien annonce son départ en 1994, des rumeurs de plus en plus inquiétantes de split commencent à circuler... Ce qui explique pourquoi deux années auront été nécessaires pour que James retrouve son équilibre créatif et collectif. Au bout du tunnel, ce nouvel album. Enregistré sous la houlette de deux producteurs. Tout d'abord, le fidèle Brian Eno, spécialiste de la musique électronique. Et Stephen Hague. Egalement producteur de Blur. Qu'a donc donné ce combat de titans entre britpop et technologie? Un CD très curieux. Qui gravite autour de trois pôles. Le premier plus classique. Avec " Tomorrow " et " Waltzing along ", deux jolies petites mélodies imprimées sur une texture inévitablement postcard. Le second, complètement déjanté. James s'initiant à la doctrine informatique. Une doctrine progressive quand elle se rapproche de la ‘trance’ comme sur " Greenpeace ". Dispensable pour le reste. Mais venons-en à la partie la plus intéressante. Avec notamment " Lost a friend " dont les riffs de guitares nous rappellent tantôt Suede, tantôt Shed Seven. " She's a star ", le hit single, digne d'un " Sit down " ou encore " Avalanche ", affichant un tempo groovy, fort proche de Black Grape, sans pour autant se prostituer à la house mancunienne. Et enfin " Blue pastures ", ballade douce et poignante, parachevant un opus qui, espérons le, devrait enfin leur permettre d'entrer dans la cour des grands.

 

Juniper Boots

Work on hit

Juniper Boots est une formation issue du Brabant Wallon. De Limelette très exactement. En 96, le groupe nous avait gratifié d'un excellent maxi, " Beaster EP ". Un disque dont les compositions expérimentales, jazzyfiantes, ‘beefheartiennes’, laissaient augurer une suite tout aussi intéressante. " Work on it ", mini elpee 8 titres, confirme tout le bien que nous pensions de cette formation, dont la musique s'inscrit parfaitement dans la lignée des dEUS, Mad Dog Loose et autres Moondog Jr. Mais en plus aride. A cause de cette absence de mélodie qui à long terme risque pourtant fort de leur être préjudiciable...

 

Jay Jay Johanson

Whiskey

De son véritable nom Jäje Johansson, Jay Jay Johanson est un auteur/compositeur/interprète suédois. En compagnie de son groupe, il vient d'enregistrer son premier album. Un disque très curieux, original même, réalisant la fusion entre la musique symphonique, l'électronique et le jazz nightclubien. Parfois on pense à My Life Story, à cause des arrangements de cordes et puis du baryton emphatique de Jäje, parfois à une version masculine, mais aussi syncopée, d'Anna Domino, et puis surtout à Björk, pour la richesse des arrangements synthétiques. Mais cette fusion hétéroclite ne se fait jamais au détriment du sens mélodique des chansons, avouons-le, particulièrement aiguisé chez Jay Jay Johanson.

 

Jesus Jones

Already

Franchement, pour commettre un album pareil, le groupe londonien n'a pas dû beaucoup se fouler. De hip hop, de house, de trash metal et de hardcore, il n'est ici plus guère question. En fait, l'instrumentation basique est totalement asphyxiée par la texture techno ; à un tel point qu'on se demande si on ne s'est pas trompé de disque... Laibach accompagnant un chanteur de hard rock, ça nous semblait quand même plus plausible, non ?

 

The Levellers

Mouth to mouth

Nous apprécions beaucoup les Levellers. Surtout sur les planches. Mais il faut reconnaître que depuis la sortie de leur deuxième album, éponyme, ils n'ont guère évolué. Après avoir écouté une bonne moitié de ce " Mouth to mouth " nous étions prêts à le confirmer. Il y a bien le countryfié " Celebrate " pour lequel Eddi Reader est venue donner un petit coup de ‘steel guitar’ et puis le fluide " Far away " qui bénéficie du concours du London Metropolitan Orchestra. Mais, jusque là, les Levellers ne s'étaient guère écarté du schéma traditionnel. Et puis c'est la surprise. D'abord " Elation " dont la mélodie celtique se fond progressivement dans un psychédélisme spatial, presque floydien. En suite " Survivors ". Britpop, mais dans l'esprit post cold wave d'un Strangelove. Enfin " Too real " dont la conversion au dub est un véritable tour de force.

 

Led Zeppelin

Remasters

Écrit par

On nous a souvent reproché de ne pas assez traiter de hard rock et de heavy metal. Nous l'admettons. Mais pourquoi ? Parce que Led Zeppelin n'a guère laissé de marche de manœuvre à ses disciples, imitateurs ou contrefacteurs. Entre 69 et 75, le dirigeable a tout exploré, ou presque. Dans le style, bien évidemment. Et au lieu d'approfondir la recherche, la succession s'est contentée de la pasticher, de la dénaturer, d'amplifier la démesure. Avec pour seul résultat un culte de l'image et de l'attitude que nous qualifierions de parodique, voire de grotesque (NDR : et encore une flopée d'amis !). " Double CD ", ce " Remasters " propose en 26 titres les meilleures compositions de Led Zeppelin. Enfin presque, puisqu'à notre humble avis, le 3ème volume n'a pas suffisamment été mis en évidence. M'enfin, ce n'est qu'un avis très personnel...