Claud et la musique

Claud sortira son troisième opus studio, « Me and the Music », ce 23 octobre 2026. Ce long playing succède à Supermodels paru en 2023. Pour accompagner cette annonce, il a partagé le single « She Doesn't Love Me », sous forme de clip (et il est disponible…

Tommigun fait de vieux os…

Les vétérans belges de l'indie pop signent un retour marquant. Dix ans après la parution de Wooden Son, Tommigun rompt un long silence et dévoile « Heavy Bones ». Ce morceau inaugure un nouvel elpee éponyme, dont la sortie se profile pour le 20 novembre 2026…

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Afghan Whigs

Octopus

From a to b

Il y a des lustres que nous n'avions plus contemplé de pochette aussi somptueuse. Si nos souvenirs sont exacts, c'était lors de la sortie en compact disc de l'œuvre d'Hawkwind. Vous voyez donc le topo! Pochette cartonnée faite d'une mosaïque de plans tentaculaires... Venons en quand même à l'album d'Octopus, un disque de britpop éclectique. Dont les compositions originellement électroniques, sont reproduites à l'aide d'une instrumentation conventionnelle. Une conception avant-gardiste qui lui a valu le titre de peintre de la nouvelle renaissance du pop, peintre capable de charger sa palette de couleurs musicales qui oscillent de Dexy's Midnight Runers à Funkadelic en passant par Kraftwerk, les Vapors, les Beach Boys, Bowie, les Beatles, Burt Bacharach, George Clinton, Throbbing Gristle, et Lightning Seeds. Tout ceci dans un esprit pop qui n'est pas sans rappeler les Kinks. Tout un programme!

 

The Offspring

Ixnay on the hombre

Ne vous fiez pas aux apparences. " Ixnay on the hombre " n'est pas le deuxième mais déjà le quatrième LP de ce quartet californien. Deux opus passés inaperçus ont en effet précédé le fameux " Smash " vendu à des millions d'exemplaires. Un succès qu'ils n'ont certainement pas bâti sur la qualité de leurs prestations scéniques. Leur set accordé au Pukkelpop de Hasselt l'an dernier et celui accordé à Torhout, il y a deux ans ne nous a d'ailleurs pas laissé un souvenir impérissable. Nous avons ainsi accueilli ce nouvel album avec une certaine appréhension, et d'inévitables préjugés. Qu'en est-il réellement? Offspring pratique toujours un punk-rock-hardcore-trash-grunge écorché par un vocal aigu, à la limite de l'agaçant. Il y a encore cette impression de 33 tours passé à la vitesse du 45. Deux fragments sortent quand même du lot: " The meaning of life " et " Gone away " Deux titres qui paraîtront certainement, tout prochainement, sous la forme de singles. Dommage que le reste ne soit pas de la même veine!

 

Pavement

Brighten the corners

Bien que fondé depuis 1989, ce quintette yankee compte, à ce jour, une foultitude de maxis et surtout cinq albums à son actif. Son cinquième, " Brighten the corners ", a été enregistré en Caroline du Nord, sous la houlette de Mitch Easter. Au " Piedmond triad ". C'est à dire dans le même studio où REM a concocté ses deux derniers opus... Pavement, c'est avant tout Stephen Malkmus et Scott " Spiral Stairs " Kannberg. Deux personnages responsables de l'essentiel des compositions. Textes et musique. Dont le lyrisme ésotérique autant qu'humoristique parvient à se fondre dans l'intelligence rampante des chansons volontairement déstructurées. En gravant cet opus, ces lords de la lo-fi, ces sultans de la flemme viennent encore de confirmer leur statut de groupe imprévisible. Que les mauvaises langues taxeront de chaînon manquant entre The Fall et les Pixies... quoique, à notre humble avis, cette métaphore ne soit Pavement négative...

 

The Pastels

Illumination

Formé en 1982, le trio glaswegien reconnaissait, à l'origine, pour références majeures, TV Personalities, les Membranes et surtout le Velvet Underground. Au fil du temps, la formation a digéré ses influences pour devenir elle même prophète effacé de la vague noisy. Celle des Jesus & Mary Chain, Primal Scream, Vaselines, My Bloody Valentine et consorts. Aujourd'hui, les Pastels continuent de militer au sein de la zone crépusculaire de l'underground. En tournant le dos au temps et aux modes. Préférant cultiver une imagerie de la nostalgie, à l'aide d'une musique rafraîchissante, minimaliste, réduite à des accords de guitare fragiles, acidulés, des accès de basse sinusoïdaux et des drums ouatés, texture fantomatique au sein de laquelle se promène le vocal négligemment fendillé de Stephen. Une musique dont l'intensité émotionnelle permet au combo d'évoluer loin des couleurs criardes des succès aussi tapageurs qu'éphémères...

 

Alan Parsons

Alan Parsons on air

De l'histoire de la conquête du ciel, Alan Parsons en a surtout retenu l'invention du ballon à air chaud des frères Montgolfier. Une impression renforcée par les superbes illustrations du ‘booklet’ de cet album. Malheureusement, le contenu n'est pas à la hauteur de l'emballage. Hormis "Cloudbreak", titre qui aurait pu figurer sur "The Wall" du Floyd, ainsi que "Too close to the sun" et "Blown by the wind", fragments qui devraient ravir les nostalgiques de la musique atmosphérique des seventies, le reste nous a franchement laissé sur notre faim. Pourtant, ce célèbre ingénieur du son a bénéficié, pour la confection de cet opus, de la participation de quelques grosses pointures ; et notamment de deux membres de son "Project" original. Mais tout ce qu'il parvient à concocter, c'est une surproduction de sonorités aussi stériles que celles que nous bassinaient, à une certaine époque, Kayak, Elton John ou même Police lorsqu'il était à l'agonie. A notre humble avis, Alan Parsons aurait tout intérêt à proposer ses services aux studios Walt Disney...

 

Paradise Lost

One second

Sixième album pour cet ensemble londonien extrêmement populaire chez les aficionados de cold wave, depuis l'effacement de Sisters Of Mercy et de Mission. Pour enregistrer " One second ", la formation a bénéficié du concours de Sank (Clawfinger, Misery Loves Co). Ce qui explique sans doute pourquoi les compositions, bien que sombres et tourmentées, parviennent à éviter le piège des clichés hymniques ; Paradise Loste inoculant même aux mélodies gothiques une sensibilité empruntée à Depeche Mode, une gravité de ton comparable à Litfiba et, au niveau des arrangements, un psychédélisme synthétique que nous n'avions plus rencontré depuis Danse Society...

 

Papas Fritas

Helioself

Il y a tellement de choses à raconter sur la musique de Papas Fritas que finalement on en oublierait presque l'essentiel. Son pouvoir rafraîchissant! Une musique dont l'harmonie, le rythme et la mélodie se conjuguent pour atteindre la pop parfaite. Psychédélisme circa " Magical mystery tour " des Beatles, minimalisme hypnotique propre à Stereolab, vivacité juvénile des B52's, enthousiasme sixtiesant des Beach Boys, fantaisie new wave de Spizz Energy sont des sources d'inspiration incontestables pour ce trio du Massachusetts. Il y en a d'autres, mais elles sont tellement nombreuses que les énumérer toutes deviendrait fastidieux. Et on en oublierait encore. Et en particulier lorsqu'on évoque leur deuxième album, " Heliosef ", dont le mixing a été réalisé dans les célèbres studios de Fort Apache par Paul Q Kolderie et Sean Slade (Hole, Dinosaur Jr, Buffalo Tom). Pas une surprise, mais une confirmation!

 

Palace Music

Lost blues and other songs

Encore un nouvel album de Will Oldham! Enfin, pas tout à fait. Plutôt une compile partagée entre extraits de maxi-singles, faces B de singles, inédits et nouvelles versions de chansons plus anciennes; sans oublier la cover de Sally Timms, " Horses ", et puis cet " Untitled " sixtiesant, habilement liquéfié dans les claviers ouatés, argentés. Un recueil qui laisse une plus grande place à l'instrumentation rock. Basse, batterie et bien sûr guitare. A l'instar d'un Vic Chessnutt. C'est à dire capable de dispenser une intensité électrique aussi blanche que chez le Crazy Horse de Neil Young. Comme sur " Riding " et sur la seule reprise de l'elpee. Ou encore de déchirer l'âme d'un mélomane à l'aide de quelques accords de guitare sèche. Parce que l'inspiration demeure fondamentalement country/folk. Et pas seulement parce qu'on y retrouve régulièrement un banjo, un violon, un harmonica ou une steel guitar. Mais parce que les chansons ont été composées à l'aide d'une guitare acoustique. Une formule idéale pour ainsi permettre à la voix poussiéreuse, intimiste d'Old de vagabonder au sein du climat brumeux et mélancolique de son lost blues et de ses other songs...

 

Prince

Emancipation

Pour inaugurer son arrivée chez EMI, Roger Nelson nous a gratifiés d'un un triple album. Evidemment, les détracteurs vont probablement imaginer qu'il s'agit de vieilles compositions remises au goût du jour et réunies pour les besoins d'une compilation. Nenni! Il s'agit bien de toutes nouvelles chansons. Trente six pour une durée totale de trois heures. Nous n'irons pas jusqu'à dire que cette générosité frise le remplissage, mais force est de reconnaître que sur ce disque la quantité nuit quelque peu à la qualité. Venons en d'abord au troisième morceau de plastique. Probablement le plus intéressant. Puisqu'il développe une incursion plus que réussie dans la techno. Les deux autres se tournent plus fondamentalement vers plus funk, et même r&b cuivré. Comme par exemple ce " We gets up " plus James Brown que nature. Sans oublier la panoplie de slows troubles, troublants, que nous aurions plutôt vus dans le répertoire d'un Barry White. Mais les compositions qui nous ont le plus bottées, sont bien sûr les plus audacieuses, telles que " Damned if eye I do " taillée dans une pop à la limite du glam, le hit potentiel " Friend, lover, sister, mother/wife ", et puis " Courtin'time " déchiré entre jazz, charleston et boogie. Un regret, mais il est de taille, les interventions beaucoup trop timorées, de l'artiste à la guitare. Sans quoi, les véritables aficionados y verront, sans doute, une volonté de revenir à une simplicité mélodique, de se remettre en question, et surtout d'échapper à des productions incolores, inodores et insipides au sein desquelles il s'enlisait de plus en plus dangereusement depuis quelques années. Ce n'est pas encore " Purple rain ", m'enfin on n’a pas le droit de se plaindre...

 

Primal Scream

Vamishing point

L'ombre de l'ex-bassiste des Stone Roses, Mani, du drummer de Can, Jaki Libezeit ainsi que du guitariste de My Bloody Valentine, Kevin Shields, plane sur le nouvel album de Primal Scream. Mais curieusement, on ne trouve aucune mention de leur présence dans le booklet. Etonnant, lorsqu'on se rend compte de l'activité débordante dont ont fait preuve les trois lascars, tout au long des sessions d'enregistrement. Ce n'est cependant pas une raison pour éclipser le rôle de Bobby Gillepsie, leader de Primal Scream ; mais force est de reconnaître que sans la participation de collaborateurs d'exception, il n'aurait pu commettre un opus d'un tel calibre. Parce que ce " Vanishing Point " est un petit chef-d'œuvre. Dans un style luxuriant qui oscille du ‘sydbarretien’ " Burning wheel " à l'instrumental, filmique " Trainspotting ", en passant par le ‘nightclubbien’, fiévreux, " Get duffy ", le post punk ‘overdubbé’ (Killing Joke ?) " Kowalski ", sorti depuis en single, l'estival " Star ", le funkysant " If they move, kill 'em ", le clone des Stones, " Medication " et l'‘hawkwindien’ " Motörhead " (NDR : cherchez l'astuce !). Une musique dont le groove amphétaminé par le psychédélisme se révèle absolument exquis !