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Twin Temple, amants maudits ?

Établis à Los Angeles, Alexandra et Zachary James, mariés à la ville, publieront leur troisième elpee, « Doomed Lovers », le 23 octobre sur leur propre label, Pentagrammaton Records, distribué à travers le monde par Secretly Distribution. L'annonce survient…

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Dernier concert - festival

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Railroad Jerk

The third rail

Des influences? Ce quatuor new-yorkais en a à revendre. Depuis Steeleye Span à Prince, en passant par les Beatles, Dylan, les Soft Boys, Neil Young, Robert Johnson, The Fall, Television, Girls Against Boys et puis surtout Violent Femmes et le Jon Spencer Blues Explosion. Paradoxal lorsqu'on sait que la bande à Gordon Gano pratique un folk déstructuré, alors que le JSBE flirte davantage avec le blues électrique. En fait, Railroad Jerk hybride toutes les choses qui ont une âme. Un éclectisme rampant qui favorise l'éclosion de petites chansons croustillantes, sensuelles, rafraîchissantes, lieu privilégié où copulent dans un bain mélodique, richesse acoustique et sensibilité électrique (NDR: ça rime). Au fil du sillon, on a même parfois l'impression de retrouver le style postcard des débuts de James. Et pas seulement parce que la voix de Marcellus Hall est aussi sinusoïdale que celle de Tim Booth...

 

Ragga & The Jack Magic Orchestra

Ragga & the Jack Magic Orchestra

Au sein de RATJMO, on retrouve Jakob Magnuson, un proche collaborateur de Gus Gus, Mark Davies, surtout réputé pour ses remixes, et enfin Ragga, vocaliste islandaise qui, à ce jour, s'était surtout illustrée, en participant aux enregistrements du dernier album de 808 State ainsi qu'au tout premier opus de Tricky. C'est vrai qu'elle possède une voix profonde, remarquable, dont le timbre rappelle tantôt Kate Bush, tantôt Anneli Dreker (Bel Canto). Et de cette voix, elle raconte ses rêves d'enfants, des songes surréalistes, hallucinés, parfois mélodramatiques, sur une musique fortement imprégnée de trip hop atmosphérique (Tricky, Portishead), mais revisitée par la forme médiévale la plus celtique (Pentangle?) ...

 

Run On

No way

Depuis la sortie du premier album, " Start packing ", David Newgarden a cédé sa place à Katje Gentile. Organiste/violoniste, celle-ci apporte une nouvelle dimension au groupe. Pas que David faisait tâche d'huile dans l'ensemble, mais Katje apporte un plus, un petit quelque chose qui rend les chansons plus originales, plus profondes. A cause, surtout, de ses interventions aux claviers. Au violon aussi. Mais dans une moindre mesure. Enfin, pour cet album. Parce qu'on a l'impression qu'elle est également capable d'y exprimer tout son talent. Maintenant, faut pas croire que les trois autres se croisent les bras. Mais, on a surtout l'impression qu'ils ont trouvé un dénominateur commun. C'est vrai que cet orgue lancinant, subtil, exerce un certain charme, pour ne pas dire un charme certain. Mais en plus il filtre avec beaucoup d'élégance les accès d'électricité aussi sauvages que chez Sonic Youth, souvent déchiquetés, chargés de feedback. Tout un ensemble agité par un drummer dont le style est paradoxalement convulsif, opulent et feutré. Et comme la sensibilité mélodique est aussi intense que chez le défunt Lone Justice et que les vocaux sont aussi versatiles que ceux de Patti Smith, vous pouvez aisément vous faire une idée de la qualité de ce " No way ". Deux exceptions, cependant, qui confirment la bonne règle, " Anything you say ", trempé dans le folk, et puis " Ropa Vieja ", qui aurait pu relever du répertoire de Placebo. Superbe!

 

Royal Trux

Sweet sixteen

D'abord, inutile d'insister pour nous demander de décrire l'image qui orne la pochette. Ou plus exactement ce qu'on y trouve au fond de la cuvette (NDR: ça rime!). C'est franchement dégueulasse. Nous ne doutons cependant pas de son efficacité pour aider à gerber avant de recommencer une guindaille, mais de là à illustrer un album, c'est pousser le bouchon un peu loin. Bref, tirons la chasse, et venons en au contenu, pas du pot, mais de ce " Sweet sixteen ". Combinaison de minimalisme et de maximalisme, la musique de R. Tx se compose d'une véritable mosaïque de textures les plus hétéroclites les une que les autres. Parfois on pense à Free, aux Stones, à Lynyrd Skynyrd, aux New York Dolls, au Velvet, à Faust, à Can et le plus souvent à Captain Beefheart. Mais un Beefheart au féminin. A cause de la voix cadavérique, brisée de Jennifer Herrema, dont le timbre nous fait penser à feu Janis Joplin qui aurait eu la mauvaise idée de fumer (!?!?!) deux paquets de clopes avant de chanter. Bienvenue dans l'univers halluciné (NDR: qui a dit hallucinogène?) et déstructuré de Royal Trux!...

 

Perry Rose

Green Bus

Non, ce disque n'est pas le nouvel album de Perry Rose, mais une compilation enrichie de six nouvelles compositions. Un morceau de plastique qui reprend l'intégralité du mini album " Because of you ", ainsi que dix chansons parues jusqu'à présent en single. Soit un total de 21 titres, parmi lesquels vous retrouverez inévitablement tous les standards du plus belge des Irlandais. Depuis " Green Bus " (of course!) à " Because of you " en passant par " Why should I worry " et "Bye my love ". Bref une vitrine idéale pour toutes celles et tous ceux qui connaîtraient peu ou mal cet auteur/compositeur/guitariste et chanteur qui a toujours mis son talent au service d'une poésie empreinte de sincérité, de fraîcheur et d'émotion...

 

Shell

Out of tune

Encore une formation new-yorkaise. Excellente, par ailleurs. Dont on ne connait cependant pas grand chose. Le booklet nous apprend quand même que c'est un certain O' Schaier qui signe toutes les compositions. Mais pour le reste, c'est le mystère le plus complet. Treize fragments découpent cet " Out of tune ", treize chansons qui ne dépareraient certainement pas le répertoire d'un Sebadoh, d'un Pavement ou d'un d'un Swell. Encore que le timbre vocal écorché du chanteur nous fasse plutôt penser à John Mascis de Dinosaur Jr. Et si on y retrouve ça et là quelques traces de claviers, minimalistes bien sûr, et d'harmonica, c'est dans les cordes de guitares ébréchées, déchiquetées que sont taillées les mélodies, des mélodies mélancoliques, contagieuses, fondamentalement ‘lo fi’...

 

Sevens

S.E.V.E.N.S.

Non, non, Tim Kerr n'est pas de la famille de Jim. D'ailleurs le premier est américain. Et a forgé sa réputation en produisant une foultitude de groupes yankees underground. Et faudrait être très simple d'esprit pour ne pas connaître l'histoire décadente du second cité. Revenons donc à Tim qui produit cet album éponyme de Sevens, au sein duquel sévissent les frères Sullivan. Un quartette qui doit probablement avoir pour modèle, Minutemen. A cause de sa prédilection pour le jazz rock, le dub, et le funk. Enfin, le défunt Minutemen. Dont le leader Mike Watt exerce aujourd'hui une carrière solo. John est d'ailleurs très ami avec Tim. Mais, non non, Tim Kerr n'est pas de la famille de Jim...

 

Seven Mary Three

Rock crown

Encore un groupe américain qui a la nostalgie des seventies. Un peu comme Black Crowes. Faut dire que les deux formations ont de nombreux points communs. Même la voix de Jason Ross est capable de se payer un timbre aussi éraillé que celui de Chris Robinson. En plus rocailleux même. Et ici, on pense à Gary Stringer (Reef) voire même à Joe Cocker. Encore qu'on recèle une sensibilité très proche de celle d'Adam Duritz (Counting Cows). Voire de Michael Stipe. Musicalement, Seven Mary Three a quand même beaucoup évolué. Responsable de chansons à l'origine aussi aseptisées que celles de Hootie & the Blowfish, Seven Mary Three est parvenu, sur ce troisième album, à libérer son énergie. Bien sûr, " Rock crown " recèle plusieurs compositions plus tendres, plus mélancoliques, mais en général, elles tirent parti du parfait équilibre entre la folk intimiste de Bruce Springsteen (dans sa phase acoustique bien sûr !), la pop de REM et le post grunge de Soundgarden.

 

Seahorses

Do it yourself

L'ex-guitariste des Stone Roses a donc décidé de fonder son propre groupe: The Seahorses. Et dans la foulée d'enregistrer un premier elpee: " Do it Yourself ", album qui, nonobstant le concours de Tony Visconti (T Rex, Bowie, Thin Lizzy) à la production, nous a laissé sur notre faim. En fait, sur les onze fragments de l'opus, quatre tiennent vraiment la route. D'abord, il y a " Love me and leave me ", coécrit par Liam Gallagher (Oasis), le remarquable " I want you to know " que vous avez sans doute pu découvrir à la TV., " Love is the law ", dont le final semble avoir été inspiré par le prog rock des seventies, et enfin " Standing on your head ", psychédélique dans le sens le plus oriental du terme (Kula Shaker?). Le reste est partagé entre chansons pop inoffensives, tantôt sub Badfinger lorsqu'elles ne rappellent pas Marmelade. Dommage, car lorsque le groupe parvient à évoluer à la frontière de la pop la plus classique et du rock alternatif, il est vraiment brillant...

 

Mike Scott

Still burning

En 1993, Mike Scott met fin à l'existence des Waterboys, pour embrasser une carrière individuelle. Il enregistre alors, un premier elpee solo, " Bring'em all in ", un disque autobiographique qui marque un retour aux sources. Guitare acoustique et piano. Poésie troublante et intimiste... Mais il faut croire que l'instabilité ronge toujours le troubadour visionnaire, puisque sur " Still burning ", il est revenu à un style plus rock. La ‘big music’ comme il la décrit si bien. Et pour réaliser cet opus, il s'est entouré d'une équipe de musiciens particulièrement expérimentés. Notamment Jim Keltner et Pino Palladino, à la section rythmique. Un disque aussi décapant que l'épilogue des Waterboys, " Dream harder ". Encore qu'ici, l'ombre de Dylan, parfois celle de Van Morrison, et même de Neil Young plane subrepticement...