La première ébauche de Beguiling Junior

Le mystérieux duo Beguiling Junior, formé par Kaya Wilkins (Okay Kaya) et Oli Burslem (YAK), s'apprête à dévoiler son tout premier elpee intitulé « First Cut ». Attendu pour le 2 octobre 2026, ce disque marque la naissance officielle d'une collaboration aussi…

Un clip d’animation pour le nouveau single d’Σtella

L'artiste grecque Σtella dévoile son nouveau single intitulé « Belinda ». Cette nouveauté s'accompagne d'un clip officiel au format visualizer, dont les illustrations sont nées sous la plume de la chanteuse elle-même, complétées par les animations de Yokanima…

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Dernier concert - festival

The Cure
Ora Cogan

Siouxsie & The Banshees

Rapture

Siouxsie et ses Banshees peuvent aujourd'hui se targuer d'être un des rares ensembles rescapés de la génération 78/79 à avoir écrit les plus belles pages du post punk. Une telle longévité s'explique par une évolution constante de son expression dans un style cold jamais abjuré. Un style qui a toujours collé à l'image ambiguë et fascinante de Siouxsie Sioux. Cinq titres de "Rapture" ont bénéficié de la production de John Cale. "Tearing apart", "The lonely one", "Falling down", "Forever" et le single "O Baby". Une bénédiction pour la formation insulaire qui a toujours voué un culte à l'ex-mythe du Velvet Underground. Un album à l'instrumentation luxuriante (violoncelles, mandolines, carillons, etc..) et à l'agressivité insidieuse qu'ensorcèle la voix capricieuse et luxuriante de Siouxsie Sioux. Un périple fascinant, extatique, exotique dans le royaume du rêve obscur situé aux frontières de la séduction dangereuse et du mystère de la solitude. Un chouette album!...

 

Skiploader

Anxious, restless

Il est parfois nécessaire de multiplier les auditions d'un album avant de bien en pénétrer la substance. Cet "Anxious, restless" bat certainement tout les records, puisqu'il fait l'objet de notre application depuis plus de deux mois. Un mini elpee. D'excellente facture. Mais dont la richesse mélodique permet difficilement de fixer des points de repère référentiels. Avec une prudence de Sioux, nous nous sommes quand même prononcés. Imaginez un hypothétique cocktail fabriqué à base d'alcool de Dig, de Foo Fighters, d'Hüsker Dü et de Minutemen. Exhalant une saveur austère mais terriblement grisante. Tantôt popcore, tantôt punkcore ou même progcore, elle manifeste une rage adolescente, venimeuse, soulignée par les lyrics angoissants, cruellement contemporains, de Tom Ackerman, figure de proue du quartet de Portland. Skiploader, un nom à retenir!

 

Sense Field

Papercut (Ep)

En 1994, ce quintet californien (LA) gravait un premier opus extrêmement intéressant. Sculpté dans l'électricité opulente, subtile et hyper mélodique, nous ne lui avions adressé qu'un seul reproche, une instrumentation trop peu mise en évidence. En fait, la présence manifestement envahissante du vocal de Jonathan Bunch y était pour quelque chose Doué pourtant d'un timbre remarquable, à la croisée des chemins de Ray Thomas (Moody Blues) et de George Michaël, il étouffait, faute de production adaptée, l'expression sonore. "Papercut" n'est pas un nouvel opus de Sense Field, mais aligne des extraits des deux premiers Eps, deux démos prévues pour le futur elpee (intitulé "Building"), le single "Papercut" et un mix de "Voice" (NDR: cherchez l'astuce!). Un mini album ponctué d'un titre épatant, "Outlive the man", sulfureusement déchiré entre cordes acoustiques et électriques. Sensefield ne se contente pas de ravaler la façade de la noisy pop (Ride, Boo Radleys, Catherine Wheel), il épouse à son avantage la pop insulaire des Radiohead, Gene et autre Manic Street Preachers. Bien vite l'album!

 

Senseless Things

Taking Care of Business

Parmi les groupes dont nous avons eu l'occasion de voir en ‘live’, Senseless Things figure parmi les plus assommants, tant le volume sonore de leurs sets est effrayant. Sur disque, ils mêlent toujours la pop, le rock et le punk en un amalgame fougueux et puissant. Mais leur bouillonnement d'énergie est beaucoup mieux canalisé. Et si la fin de leur CD se relève beaucoup plus agressif, sollicitant même une "Therapy?", l'ensemble nous a totalement enthousiasmés. Senseless Things libère son adrénaline beaucoup plus judicieusement. Parfois à la manière des Neds, des Manics, de Catherine Wheel ou même d'Afghan Whigs. Son trash s'est transformé en light metal. Et les interventions de claviers rognés ou de l'harmonica sordide apportent une saveur plus rhythm’n’blues aux compositions. Avec "Taking Care of Business", le quatuor londonien est enfin parvenu à forger son expression dans un moule plus pop. Les mélodies sont contagieuses comme chez les Buzzcocks et les poussées rythmiques simples et efficaces à l'instar de Collective Soul. Un chouette album qui pourrait malheureusement se révéler le dernier, depuis que des bruits de plus en plus alarmants circulent sur une très possible séparation du combo. Ce qui serait vraiment un comble pour une formation qui vient enfin d'atteindre son objectif!...

 

Seven Day Diary

Skin and blister

Premier album pour cet ensemble californien (San Francisco) dont la formule et le line up évoquent inévitablement Veruca Salt. Deux kids et deux filles. Et deux filles qui se partagent le chant, la composition ainsi que la direction des opérations. Mais ici s'arrêtent les comparaisons, car la bande à Nancy Hess et à Pamela Laws dispense un popcore beaucoup moins saignant, moins incisif, noyant même la plupart du temps son intensité électrique dans une sorte de post-grunge inoffensif. Il faut d'ailleurs attendre le septième morceau de l'opus pour entrevoir une éclaircie. "Back to nature". Paradoxalement composition dominée par des orchestrations symphoniques. Et dans la foulée de découvrir enfin son véritable potentiel énergétique, à travers "Bleeding", "Stay" et "Violence". Laborieux, même si les qualités de cet ensemble sont indéniables. Suffit pas toujours de bénéficier de la production soignée de Gil Norton (Throwing Muses, Pixies, Belly, Catherine Wheel) ou du concours de l'ingénieur du son Dave Bascombe (Tear For Fears, Lightning Seeds) pour  décrocher la timbale...

 

Sexepil

Sugar from the soul

Il nous a donc fallu plus d'une dizaine d'écoutes avant de pouvoir commencer à décortiquer cet elpee. Et il faut croire qu'il en faudrait probablement autant pour pouvoir en apprécier tous les charmes cachés (!), tant la musique de ce quintet hongrois est riche. Un seul dénominateur commun : l'électricité. Pétillante, crépitante, gémissante, jacassante ou convulsive elle est guidée par de multiples conducteurs. Mélodiques, c'est vrai. Mais qui peuvent osciller du funk blanc (Gang of Four) au prog rock (King Crimson) en passant par le hardcore (Fugazi) l'urban rock (Stooges), le psychédélisme de la west coast du début des seventies (Jefferson Airplane, Grateful Dead) ou post industriel (Wire), l'ethno metal (Tea Party), le popcore (Dig), le punkcore (Band of Susans), la house mancunienne (Stone Roses) et le glam bowiesque de Ziggy Stardust. Un album complexe, mystérieux, ténébreux qui ne manque pas de Sexepil. Remarquable!

 

The Silencers

So be it

Considéré à l'origine comme le chaînon manquant entre U2 et Simple Minds, les Silencers jouent en tête de la deuxième division depuis maintenant dix ans. Un ensemble écossais, qui depuis la disparition de Big Coutry et de The Alarm, constitue aujourd'hui le seul représentant de ce style enlevé, attachant et puissant appelé rock/pop celtique. Sur "So be it", le quintette a décidé d'adopter un profil plus rock. Plus électrique. Curieusement sur les premières et les dernières compositions du disque. Des chansons vives, intenses, savoureuses, passionnées et mélodieuses, fruitées par la conjugaison des vocaux de Jimmie O'Neil et de Jinky. Il est d'ailleurs dommage que toute l'œuvre ne soit pas de cette trempe, car son ventre mou se révèle assez indigeste. Libérant même des relents un peu trop à base de Wet Wet Wet et de Del Amitri. Heureusement, la dyspepsie n'est que passagère et nous permet de retrouver rapidement l'appétit sonore. Pour déguster des chansons plus hymniques, contagieuses, balayées de flûte, de violon ou de piano...

 

Silmarils

Silmarils

Tout comme No One Is Innocent, Silmarils accorde une importance primordiale aux lyrics. Des textes vitriolés qui dénoncent tantôt les injustices sociales, tantôt les méfaits commis par les religions et la politique. Dans un style, finalement proche de Rage Against The Machine. Même si Silmarils nous vient d'outre-Quiévrain. De Paris plus que probablement. Et dispense un métal trempé dans le hip hop et le funk. Funk blanc, bien sûr, un peu comme Thérapy ? Bref, un disque qui à premier abord s'avère assez rébarbatif, mais qui au fil du sillon devient presque hypnotique. Envoûtant même, comme sur " Just be true " ou alors téléphoniquement hexagonal pour en ‘Payer le prix’… pas de la communication, bien sûr !…

 

Sonic Youth

Made In USA

En 1988, le groupe new-yorkais commettait la bande originale du film "Made in USA". Sept ans plus tard, elle fait l'objet de cette gravure. Vingt-trois titres, à l'origine instrumentaux, retravaillés par la guitare de Thurston Moore pour la circonstance. Un minimum de parties vocales alimente les compositions, les musiciens du groupe new-yorkais laissant une grande part à l'improvisation. Hormis deux titres plus conformes à l'image du Sonic Youth contemporain, ce "Made in USA" navigue entre l'ambiant noisy et le free punk en passant par le folk psychédélique. Délirant!

 

Sonic Youth

Screaming fields of sonic love

Compile 17 titres pour cette formation new-yorkaise. Un recueil qui pioche dans les sept premiers albums enregistrés entre 1981 et 1988. Soit "Sonic Youth", "Confusion is sex/ Kill your idols", "Bad moon rising", "E.V.O.L.", "Sister", "Daydream nation" et "The whitney album" attribué à "Ciccone Youth". Pas de trace donc de "Goo", "Dirty" et "Experimental jet set, trash and no star" jugés sans doute trop contemporains. Un testament de ce groupe déjà légendaire, anticonformiste et demeuré, malgré sa signature chez un major, aussi imprévisible que créatif...