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Julia Drouot a coupé court…

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Denver ou DNVR ?

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Generationals

Heza

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Generationals n’est sans doute pas destiné à incarner le groupe d’une génération, mais démontre une nouvelle fois, après l’éclosion de Woods et Real Estate, que la scène folk yankee est en bonne santé. Si vous appréciez ce style conjugué aux mélodies pop (« Awake ») ou dispensé sous une forme plus contemporaine (« Extra Free Year »), vous serez fatalement comblés et surtout ne risquez pas de sombrer dans un état neurasthénique souvent propre au genre. Issu de la Nouvelle-Orléans, ce duo réunit Ted Joyner et Grant Widmer ; et il a le bon goût de se démarquer de l’expression sonore proposée, en général, du côté de la Louisiane. « Heza » constitue son troisième elpee, une œuvre au charme discret mais également à la rage euphorisante. Les harmonies vocales glissent sur des rythmiques trépidantes à la limite de la surf-music, mais dans l’esprit de The Drums (« Say When »), une mini-chorale entame un refrain imparable (« You Got Me ») avant que des samples ne propulsent Generationals aux côtés de The Radio Dept. ! Et comment résister au funk mutant de « Put a Light On » ? Un opus proche de la perfection, donc…

 

Beth Hart & Joe Bonamassa

Seesaw

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Parmi les jeunes chanteurs/guitaristes de blues/rock, Joe Bonamassa est probablement celui qui a rencontré et rencontre encore le plus de succès. Et il commence à prendre de la bouteille, puisqu’il affiche désormais 36 balais. Il avait à peine 12 ans, lorsqu’il tape dans l’oreille de la légende BB King. Son emploi du temps est particulièrement chargé. Ainsi, l’an dernier, il avait participé à trois projets différents. Il avait ainsi gravé son 13ème elpee, "Driving towards the daylight", un disque pour lequel il avait reçu le concours du gratteur d'Aerosmith, Brad Whitford. Publié deux Dvd. En ‘live’. Tout d’abord "Beacon Theatre : Live from New York", au cours duquel il avait bénéficié de la participation de quelques invités de marque, dont Paul Rodgers, John Hiatt et Beth Hart. Ensuite "Live from the Royal Albert Hall", en compagnie d'Eric Clapton. En mars 2013, il a encore commis un opus enregistré en public, "An acoustic evening at the Vienna Opera House". Sans oublier sa coopération au Black Country Communion, auprès de Glen Hughes et Jason Bonham, une expérience qui semble avoir pris fin.

Chanteuse, Miss Beth Hart est âgée de 41 ans. A 27 ans, elle avait assuré le rôle de Janis Joplin, dans une comédie musicale. Elle a longtemps dû affronter ses démons et traversé de nombreuses dépressions. Mais c’est Joe Bonamassa qui l'a remise sur le droit chemin. Elle a ainsi participé à la confection du long playing de Buddy Guy, "Rhythm & blues", en 2012. Et puis Beth et Joe avaient déjà réalisé un LP en duo, "Don't explain", en 2011.

C’est le "Them there eyes" de Billie Holiday qui ouvre la plaque. Tout au long de ce R&B largement cuivré, Beth révèle la puissance naturelle du timbre de sa voix. Caractérisé par la présence discrète de cuivres, "Close to my fire" trempe dans le blues. Joe assure son rôle de soliste en conjuguant autorité et sensibilité. La version du "Nutbush City limits" d'Ike Turner ne manque pas de panache. Miss Hart démontre qu’elle est capable de reprendre le rôle de Tina Turner, générant une excitation digne de la grande dame. "I love you more than you'll ever know" est imprimé sur un tempo lent. La tessiture vocale de Beth est remarquable. Malheureusement, cette compo est surchargée de cordes. Joe se réserve la slide sur "Can 't let go", une plage au rythme plus rock'n'roll. L’accordéon communique une atmosphère très roots et radieuse. C’est dans ce style que la voix de Beth prend toute sa dimension, oscillant entre douceur et tourmente. Et manifestement, elle a du tempérament à revendre. Le rythme est toujours bien présent pour "Miss Lady". L’orgue Hammond s’infiltre dans la solution sonore dominée par les cuivres. Ballade folk roots, "I tell you I love you" ne manque pas de charme ; une chanson issue de la plume de Melody Gardot, une auteure-compositrice issue de Philadelphie. L’accordéon colore joliment ce morceau fluctuant entre bossa nova et valse, alors que quelques mots d’amour sont prononcés dans la langue de Molière. Beth chante à la manière d’Etta James, "Rhyme", un bon R&B découpé dans un riff stonien. Elle nous réserve alors "A Sunday kind of love", une ballade blues signée par même miss James. Le titre maître adopte un tempo très dansant, lorgnant même vers le style du label Stax et de son égérie Aretha Franklin. L'album s’achève par "Strange fruit", une plage très lente dont les effets dramatiques sont causés par les interventions de Joe…

 

Sterling Koch

Let it slide

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Sterling Koch est un excellent joueur de ‘lap steel’ guitare, une guitare posée sur un support horizontal que l’on frotte à l’aide d’une barre en acier. Comme c’est un adepte du Chicago blues, il fait sonner sa lap steel comme une guitare slide. Une technique qu’il utilise lors de l’enregistrement de ses disques. Et tout particulièrement sur ses quatre derniers elpees. En l’occurrence, " Steel guitar blues", "Steelin' home", "How I spent my summer vacation" et "The slide ruler", en compagnie de Tommy Shannon à la basse (ex Double Trouble) et Chet McCracken (Doobie Brothers) à la batterie. Les spécialistes qui se servent de cet instrument l’apprécient beaucoup. Que ce soit Darick Campbell (des Campbell Brothers) ou Freddie Roulette.

Ce "Let it slide" a été réalisé sous un format trio. Koch est donc ici soutenu par le bassiste Gene Babula et le drummer John Goba. L’opus s’ouvre par le "Shape I'm in" de Marc Benno et des Doyle Bramhall, père et fils, tout d’abord sous une version paisible et acoustique d’un peu moins d’une minute, avant de glisser vers un boogie amplifié. Et la nouvelle mouture est excellente. L’artiste maîtrise parfaitement son instrument. Très rock, le style me rappelle même George Thorogood et ses Destroyers, au sommet de leur art! Koch conserve un tempo remuant pour attaquer "Wrong side of the blues", un blues au cours duquel on prend un plaisir évident à l’écouter décoller sur sa lap steel au son si métallique. Il n’est donc pas surprenant qu’il ose défier un monument du style, en l’occurrence le "Mercury Blues" de KC Douglas. Imprimée sur un mid tempo, la cover est superbe. Sa steel gémit saigne, bref elle est merveilleuse… Il nous réserve deux plages composées en compagnie de Miss Freida Gantt. Tout d’abord "Blow my mind". En torturant ses cordes, dans le style de Chicago, il y injecte une intensité dramatique. Et enfin, en finale, "Working man's blues" une piste qui rocke et boogie. Il devient plus Elmore James que nature sur l’indolent "It hurts me too". Du travail de maître! Et il nous plonge dans un texas rockin’blues digne de ZZ Top sur le "Too sorry" de Doyle Bramhall. Rick Vito a milité chez le Fleetwood Mac, une formation qui, au cours des premières années d’existence, privilégiait la guitare slide. Il reprend son "My baby's hot". Rien n'est à jeter sur ce long playing. Une véritable leçon d'efficacité dans la simplicité. Excellent!  

 

LCDK

Karl

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LCDK réunit Geoffrey Grangé (basse, voix), Quentin Lavy (batterie) et Marie-Claude Condamin (violoncelle). Un line up original responsable d’une musique qui ne l’est pas moins ! La musique est déstructurée. Le chant oscille entre déclamations et cris. Parfois on pense au Singe Blanc. A charge de la basse d’assurer le balisage de l’ensemble. Et au cœur de ce joyeux bordel, le violoncelle est heureusement chargé d’adoucir l’expression sonore.

Mais afin d’entretenir notre culture générale, il me semble judicieux de vous expliquer l’origine du patronyme LCDK. Ces quatre initiales constituent l’acronyme de Les Comptes De Korsakoff. Le syndrome de Korsakoff est une affection neurologique consécutive à l’abus d’alcool et à la malnutrition sévère. Et tout au long de cet opus, le combo met en scène l’histoire chaotique de « Karl », atteint de ce trouble…

Entre climats de déprime, de colère, de folie et d’introspection, le trio nous tient en haleine du début à la fin de l’opus. Et même si vous ne parvenez pas à accrocher à cette musique, elle ne peut vous laisser de marbre. Ne fût-ce qu’à travers son fil conducteur…  

 

Lyres

Lyres Lyres

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Lyres est une formation étasunienne née en 1979, sur les cendres de DMZ. Issue de la région de Boston (Massachusetts), elle est toujours active aujourd’hui, même si son dernier opus, « Some Lyres », remonte à 1994. Cependant, du line up initial, il ne demeure plus que le chanteur/organiste Jeff Conolly. En 34 années d’existence, le band a consommé une bonne douzaine de musicos.

Lyres est né en plein revivalisme garage. Mouvement qui a notamment donné naissance aux Fuzztones, à Chesterfield Kings et bien évidemment aux Fleshtones. Un mouvement qui lui-même s’inspirait des sixties (NDR : pensez aux compiles ‘Pebbles’ et ‘Nuggets’, donc aux Seeds, Sonics, Electric Prunes, Standells, Count Five et autres Sonics)

« Lyres Lyres » est paru en 1985. La formation avait alors changé de batteur. Pas vraiment une bonne idée, car le drumming de John Bernardo n’est pas aussi ample que celui de Paul Murphy. En outre, plus de la moitié des plages de cet elpee (NDR : qui recèle quand même six reprises) manquent singulièrement de relief. On épinglera quand même l’épatant « She pays the rent », une piste autobiographique qui lorgne vers le r&b des Animals, « You’ll never do it baby » une compo signée B Smith/T Fox (Cop’ N’ Robbers), reprise également en son temps par les Pretty Things, et dont la nouvelle version ne manque franchement pas d’allure, « No reason to complain » sculpté dans le garage punk, l’allègre et excellent « You won’t be sad anymore » ainsi que le bouleversant et détonnant « The only thing ». L’opus est également enrichi de quatre bonus tracks, soit les quatre titres d’un 12 inches publié en 1985, chez New Rose.

 

Lyres

On Fyre

Écrit par

Lyres est une formation étasunienne née en 1979, sur les cendres de DMZ. Issue de la région de Boston (Massachusetts), elle est toujours active aujourd’hui, même si son dernier opus, « Some Lyres », remonte à 1994. Cependant, du line up initial, il ne demeure plus que le chanteur/organiste Jeff Conolly. En 34 années d’existence, le band a consommé une bonne douzaine de musicos.

Lyres est né en plein revivalisme garage. Mouvement qui a notamment donné naissance aux Fuzztones, à Chesterfield Kings et bien évidemment aux Fleshtones. Un mouvement qui lui-même s’inspirait des sixties (NDR : pensez aux compiles ‘Pebbles’ et ‘Nuggets’, donc aux Seeds, Sonics, Electric Prunes, Standells, Count Five et autres Sonics)

« On Fyre » est un elpee paru, à l’origine, en 1984. Il s’agit de leur tout premier. Il a été réédité en 2012 et enrichi de 5 bonus tracks. A l’époque il avait été produit par Rick Harte, qui avait notamment mis en forme des albums de Mission of Burma et de Classics Ruins.

Jeff Conolly a toujours été un grand admirateur de Paul Revere & The Raiders, des Wheelers et surtout des Kinks. Il reprend d’ailleurs ici trois titres signés Ray (« Tired of waiting », « Never met a girl like you ») et Dave (Love me till the sun shines ») Davies. Un disque sur lequel figure plusieurs covers, dont une de Pete Best (ex-Beatles !), « The way I feel about you ». Et les petites touches de r&b (Animals ?) ne sont pas faites pour me déplaire (« Trying just to please you »).

Les compos des Lyres trempent dans le garage, c’est une évidence, mais un garage pop mélodique, aux refrains souvent contagieux (le presque ‘sydbarettien’ « Don’t give it up now » et l’irrésistible « Help you Ann »). Quoique les sonorités vintage de l’orgue Vox, même si elles sont moins marquées (NDR : encore que sur les morceaux supplémentaires, cet instrument est davantage mis en évidence), évoquent davantage Inspiral Carpets, combo qui a surtout marqué le début des 90’s. Soit lors de la seconde vague de revivalisme garage. Et comme aujourd’hui on est occupé de vivre un retour du psychédélisme, on pourrait assister à l’avènement d’une quatrième lame de fond…

 

On an On

Give In

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Dès les premières notes de «  Ghosts », qui ouvre le premier LP d’On an On, Impossible de ne pas penser à Beach House. Puis intervient la voix de Nate Eiesland, qui flotte sur les notes comme un José Gonzalèz. Ce n’est qu’au bridge qu’On an On prend son réel envol, sans personne accroché à ses ailes. La suite du voyage est tout ce que l’on peut attendre d’un trip Dream Pop, caractérisé par ses grands espaces oxygénés, ses petites touches electronisantes et ses échos vaporeux.

A l’origine, la formation de Chicago comptait cinq membres. Et répondait au patronyme de Scattered Trees. Et ce, jusqu’au moment où deux des racines ont décidé de planter les autres. Alissa Ricci, Nate Eiesland et Ryne Estwing décident de ne pas se laisser abattre et réinventent Scattered Trees. Epaulé par Dave Newfeld, membre honoraire de Broken Social Scene et responsable des bidouillages chez Holy Fuck, Los Campesinos! et autres Super Furry Animals, le trio enregistre alors sous le sobriquet de On an On. « Give In » voit le jour et le nom de la formation s’achemine lentement mais sûrement vers les oreilles des mélomanes curieux.

Alignant quelques gemmes à son compteur (« I Wanted To Say More », « Ghosts », « Bad Mythology »), « Give In » est un disque sans emphase, qui s’écoule aussi tranquillement qu’il s’écoute…

 

Pale Grey

Best Friends

Écrit par

Liège, ses plages interminables de sable fin, sa jetée qui embrasse l’horizon et tend les bras vers un disque solaire suspendu au bout du ponton.

Comme un fil tendu qui trace une route circulaire vers le haut d’un visage hâlé.

Ses beautés exotiques qui se pavanent lascivement sous les regards pétillants.

Sa végétation luxuriante, ses endroits insolites, véritables havres de paix.

J’ai rêvé Liège sous les Tropiques et Pale Grey l’a mis en son.

Des banderoles colorées qui jaillissent de synthés, des trésors étincelants qui rebondissent de rythmes en rythmes, des éclats de lumière fluorescente qui tapissent les structures de verre de ces dix chansons délicieusement pétillantes.

Mis en boîte à domicile mais avec un habillage digne de la Californie, « Best Friends » voit grand, voit large, et ça lui réussi bien.

Une plongée acidulée dans un univers mélangeant beaucoup d’influences, pas si évidentes à pointer.

A découvrir cet été au détour de nombreux festivals.

 

Billy Price

Strong

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De son véritable nom Billy Price, William Pollak est né dans le New Jersey ; cependant, il y a près de 40 ans qu’il vit à Pittsburgh, en Pennsylvanie. Il est aujourd’hui âgé de 63 balais. Ce chanteur de soul et de blues a été, pendant plusieurs années, le chanteur du légendaire guitariste, feu Roy Buchanan. C’était au cours des 70’s. Price fonde ensuite le Keystone Rhythm Band ; puis en 1990, enfin le Billy Price Band. Le premier album publié sous son nom paraît en 1993. Il s’intitule "Danger zone". Depuis, il en a gravé quelques autres, dont "Nightwork" en 2009, déjà chez Dixiefrog ; et fin 2012 "Live on stage". Lors des sessions de ces deux elpees, il avait reçu le concours du gratteur français Fred Chapellier.

Price n'est pas un musicien professionnel, il est toujours marketing manager au sein d’une boîte de Pittsburgh. Et c'est toujours au cœur de cette cité que l'enregistrement de "Strong" a été réalisé. Billy est entouré de son band, le guitariste Steve Delach, le claviériste Jimmy Britton, le drummer David Ray Dodd, le bassiste Jason Hollar, ainsi qu’une section de trois cuivres. Enfin, il a reçu le concours de quelques invités. Billy signe la majorité des titres dont deux en compagnie de son ami français Chapellier.

Le BPB démarre par "Drivin' wheel", une compo issue de la plume du pianiste de blues, Roosevelt Sykes. Cette version lorgne davantage vers un R&B plutôt funky et cuivré. La voix de Billy trempe dans la soul la plus pure. Aux six cordes, Steve Delach est déjà bien affûté. Typiquement blues, "Can't leave it alone" est bien rythmé. Mark Wenner, le leader des Nighthawks, se réserve l'harmonica. Et un billet de sortie lui est accordé pour rivaliser avec les cordes. Billy chante d’une voix douce, claire et suave, "Sweet soul music", une ballade soul, écrite par Neal Black et Fred Chapellier, préposé à la guitare pour la circonstance. Dans son style Price est vraiment un chanteur fascinant. Et il le démontre une nouvelle fois sur "Gotta be strong". Blues lent fin de soirée, "The lucky one" est destiné aux couples qui peuvent enfin s'enlacer, sur la piste de danse. Limpide, la voix est balisée par les ivoires de Britton et le saxophone ténor d'Eric Defade. La reprise en mode funky du "Never get enough" de James Brown n'est guère une surprise. Mark Stutso, chanteur/drummer des Nighthawks partage les vocaux. Et on épinglera encore, la reprise du "Part time love" de Clay Hammond, un excellent slow blues bien cuivré, soutenu par l'excellent Monster Mike Welch, aux cordes. 

 

Paul Rose

Double Life

Écrit par

Paul Rose est un guitariste anglais. Quoique fondamentalement branché sur le rock, il est également capable de se débrouiller au sein d’un large éventail de styles, que ce soit le blues, la country et le folk. Il est originaire du nord de l'Angleterre. De Newcastle très exactement. Il avait été découvert par le populaire Rory Gallagher, en personne. Il compte déjà une bonne dizaine d'albums à son actif, dont un ‘best of’, au cours d’une carrière qui, il est vrai, s'étale déjà sur une vingtaine d'années.

Ce "Double life" est consacré à des reprises destinées à mettre en exergue l’amplitude de sa technique sur son instrument. Il ne chante d’ailleurs pas, mais a reçu le concours de plusieurs de ses amis pour se succéder au micro. Les sessions se sont déroulées au Steakhouse de Hollywood, au sein d’un studio qu’il a réservé pendant deux semaines, afin de pouvoir faire un choix parmi les chansons et soigner les arrangements.

L’elpee s’ouvre par "Cold sweat" un shuffle aussi solide que notoire. Issue de la plume de Pee Wee Ellis, cette compo figurait au répertoire de James Brown. Et il faut reconnaître que Mr Rose impressionne à la guitare, dans un style qui oscille entre Stevie Ray Vaughan et feu Rory. Raffia Ford est une chanteuse R&B, soul et jazz. La Californienne se réserve le "Honey Hush" de Big Joe Turner. Le flux de notes dispensé par Paul remplit parfaitement le moindre espace libre. Signée par Latimore, il y a plus de 40 ans, "Let's straighten it on" est une jolie ballade soul. Cet ancien succès est remarquablement interprété par Sweet Pea Atkinson, l'un des vocalistes de Was (Not was). La sortie aux cordes est empreinte d’une grande sensibilité. Autre ballade r&b, "Drowning in the sea of life" est illuminée par la présence du choriste habituel des Rolling Stones, Bernard Fowler. Blues rock funky, le "Crazy' bout you baby" d'Ike Turner est bien mis en valeur par la participation de Raffia Ford. Mais si Paul excelle sur son manche, il a souvent trop tendance à en remettre une couche ; m’enfin, c’est dans son style. Sculpté dans le country/rock, "Dark end of the street" libère une très belle mélodie, une piste issue de la plume de Dan Penn. Tio Banks siège derrière son l'orgue. La voix de Terry Evans est étincelante. Rose libère des notes exceptionnelles de sa gratte, rappelant même les sonorités d'une lap steel. Encore un autre blues rock shuffle : "Ball and chain" ; et rien à voir avec le même titre autrefois magnifié par Janis Joplin. Ce qui ressort le plus chez Paul, c’est le soul blues. A l’instar de cette cover d’"I don't want to be right" de Homer Banks, au cours de laquelle sa sortie à la six cordes est vraiment épatante. La fin de parcours de ce "Double life" vire au blues. Tout d’abord à travers le classique "Just a little bit" de Rosco Gordon, un "Uphill climb" signé Terry Evans, que le compositeur est venu chanter d’un timbre empreint de douceur et enfin l’illustre "Stormy Monday" de T-Bone Walker, un slow blues de près de 10'. Superbe, cette version opère une solide corrélation entre la voix de Sweet Pea et la guitare, parfois proche de Roy Buchanan. Excellent dans le style!

 

Jon Simons

Through the Walls

Écrit par

C’est depuis sa base arrière texane, à Houston plus exactement, que Jon Simons ressuscite à sa manière, et ce depuis 1999, l’esprit du prog-folk anglais cher à Nick Drake ou autre Donovan. Enregistré ‘at home’ en solo à l’époque –l’artiste se réserve tous les instruments– « Through the Walls » fait donc la part belle aux arpèges de six cordes, harmonies vocales et ambiances bucoliques. Aujourd’hui remasterisé et réédité, ce mini-hit indie qui a cartonné sur les ondes des Collège Radio US, précède la sortie d’un 3ème opus prévu pour l’automne 2013. Ses longues progressions folk sont délicates et inspirées, mais également parfois légèrement monolithiques. Cependant elles finissent toujours par enchanter ; à cause de la voix éthérée de l’Américain qui traverse un climat mélancolique à la violence subtilement sous-jacente… 

 

Pam Taylor

Hot mess

Écrit par

Chanteuse, guitariste, auteure et compositrice, Pam Taylor est issue de la Caroline du Sud. Au sein de son backing group figure son propre père, Mike Taylor, préposé au saxophone, mais également le guitariste soliste Kyle Phillips. Et cette équipe tient parfaitement la route. Doué d’une jolie voix, Pam signe de solides chansons inspirées par ses expériences personnelles. Kyle est un bon gratteur et les interventions au sax de Taylor senior sont manifestement originales. "Hot Mess" est le premier opus du PTB (NDLR : rien de politique dans cette histoire !)

Rock/blues, "Smile again" ouvre la plaque, dans un style proche du Cream époque sixties. La voix de Pam est convaincue et convaincante. Le sax paternel cuivre le riff de guitare. Les deux solistes se libèrent déjà, conduits par une soif commune d’évasion. Pam aborde le titre maître sur un ton offensif. Le tempo est vivace. Tour à tour, Mike et le tout jeune Kyle prennent un billet de sortie, sans pour autant nuire à la cohésion de l’ensemble. Phillips est un musicien créatif, et il le démontre sur "Watcha doin'", une excellente compo qui met en exergue les modulations vocales féminines de Pam, dont les dernières phrases sont susurrées. Le sax ténor de Mike hurle pour introduire "It's so easy", un morceau à la ligne mélodique contagieuse et au cours duquel Kyle tire une nouvelle fois son épingle du jeu. Pam chante avec puissance et maîtrise "Not the only one", bien talonnée par l’ensemble des musiciens, parmi lesquels se détache une fois encore le sax dont les oscillations vont et viennent au gré de la chanson, et tout particulièrement de la voix disciplinée de sa fille. Une formule qui fonctionne à la perfection ! "All the same to me" adopte un tempo particulièrement rock. Une plage balayée par les interventions du saxophone et de la slide, mais surtout caractérisée par un riff stonien. Long blues lent, "Next time you think about cheating" me fait penser au "Red house" de Jimi Hendrix. Surtout à cause de la guitare. Car si ce morceau est superbement chanté, c’est par la voix d’une Miss Taylor qui semble possédée. Une seule reprise, "I'd rather go blind". Une ballade r&b régulièrement adaptée et qu’Etta James avait traduite en énorme succès. La nouvelle version n'a rien à envier aux autres. La voix est remarquable. Ravageur, le sax se fond dans les cordes, pour se mettre au service de la composition. Blues rock funkysant, "It ain't the one" épouse un profil proche du mambo. De bonne facture, cet opus s’achève par le tendre "All I got left", blues réminiscent d"It hurts me too" de Tampa Red.

 

Eric Ter

Soundscape road

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D’origine arménienne, Eric Ter est de nationalité française. Agé de 61 ans, il est d’ailleurs né dans la capitale de l'Hexagone. Ce qui va marquer au fer Eric, c'est sa présence aux spectacles accordés par Jimi Hendrix, Bob Dylan et Frank Zappa, à l’Olympia. A l'époque, nous sommes alors à la fin des sixties et notre jeune musicien fréquente beaucoup Londres. Il devient donc rapidement branché. A la mode si vous préférez. Et succombe aux charmes de la musique psychédélique. Mais il ne parvient pas à décrocher de contrat et finalement rentre chez lui, en France, avant de finalement s'exiler aux USA, de 1979 à 1994. Depuis son retour, il a publié plusieurs albums personnels, "Grandeur et Mystères" en 1998, "Barocco" en 2002, "Guitare blues" en 2006, "Chance" en 2008 et "Nu-turn" en 2011. Philippe Langlois le signe enfin sur son label Dixiefrog ; mais il a laissé à Eric la totale maîtrise musicale de son nouvel opus, "Soundscape road". Cette aventure sonore est marquée des premières influences de l'artiste et il laisse aller ses diverses impressions sur une base marquée par le blues. Ter est ici soutenu par une section rythmique réunissant le bassiste Daniel Cambier et le drummer J.B Lepape. Il assure également la production.

Il débute l’elpee par "The fella", une fresque rock plutôt free. Il parle ou il ‘rappe’, si vous préférez, mais dans un style très personnel, de manière à converser avec sa guitare, dans l’esprit d’un Frank Zappa. Son jeu est très riche, dense et tout de même très particulier. C’est au "Sunset/Sunrise", entre le coucher et le lever du soleil, que se produit l’attaque déjantée des cordes. Un exercice de style très psychédélique, mais malheureusement, un peu trop court à mon goût. "I dig R&R Music" creuse manifestement dans le rock'n'roll. Tout au long de cette cover de Peter, Paul & Mary, la voix est plutôt flemmarde, et les interventions à la gratte acides, corrosives, mordantes. "She said it" est une courte jam instrumentale. "Things to visualise" véhicule un message personnel. Eric se réserve tous les instruments : guitares, clavier, basse et batterie. Il chante paresseusement à la manière d’un Kevin Ayers ou d’un Syd Barrett égaré, souvent en monologue rap, et poursuit ce périple sur "Matter of time". Eric se rappelle alors qu'il est censé enregistrer du blues. Il reprend alors le "Walking the dog" de Rufus Thomas, en se réservant une solide partie de cordes inspirées par le British blues Boom déjà quinquagénaire. Les pecus impriment un rythme soutenu au titre maître. Les interventions de guitare naviguent quelque part entre Jimi Hendrix et Carlos Santana. Les vocaux sont répétitifs. Nous retombons sur Ter. Il pose sa voix grave sur "The bells", une compo réminiscente du Velvet Underground voire du David Bowie lors de son cycle germanique. Les cordes fluctuent, mais les sonorités sont bien contemporaines. Eric empoigne sa steel guitar acoustique pour attaquer "Got me bad", et nous fait le coup du blues originel en y mêlant très vite la slide électrique. En finale, il nous propose sa version du "Wild child" de Tom Rush ; et elle est très réussie, collant parfaitement à son style nonchalant.

 

Various Artists

Keb Darge & Little Edith's Legendary Wild Rockers 3

Écrit par

DJ écossais, Keb Darge est un spécialiste du Northern soul et funk ainsi que du rockabilly. Très jeune, il animait au Casino de Wigan avant d'émigrer vers la capitale britannique. Le label BBE (Barely Breaking Even) a décidé, il y a quelques années de collaborer avec Keb pour des séries de ‘Deep Funk’ et ‘Funk Spectrum’. Cet elpee constitue le troisième volume de la série "Legendary Wild Rockers". Il se concentre sur les années 50, 60 et 70 ; et en particulier le rockabilly, le R&B ainsi que la soul aux perspectives amusantes. Et épingle des artistes ou groupes, pour la plupart obscurs...

Le recueil ouvre dans une casbah, en compagnie de Ganimian & His Orientals. L’opus recèle bien sûr du pur rockabilly. A l’instar du "The raging sea" de Gene Maltais, commis par le Gibson String Band en 1957, le tonique "Rock& roll guitar" de Johnny Knight, l’"Ice cold baby" de Marion ‘Madman’ Mitchell et "Be-bop battlin' ball" d'Eddie Gaines and the Rockin' Five. La guitare est intenable sur le "Sunset blues" de Tony and Jackie Lamie et leurs Swing Kings. L'intensité et le rythme y sont omniprésents. Parmi les petites perles instrumentales, figurent le superbe surf "Headache" d'Angie & the Citations, le "Thunder reef" des Shindigs, le bluesy "Crawlin' the Crawl" des Untouchables ainsi que le "Barricuda" des Page Boys, caractérisé par les échanges entre saxophones ténor et baryton. Les percussions tribales et les saxos débridés d’Ole Miss Downbeats dominent "Geraldine". Des cris de rage s'échappent de l'irrésistible "I'm the wolfman" de Round Robin. L’opus recèle néanmoins des plages plus blues. Et tout particulièrement le remarquable "Connie Lou" de Ray Taylor and Alabama Pals et le "Let your hair down baby" d'Everett Carpentier, un boogie dynamisé par un piano roadhouse. Le "Have a ball" des Country Dudes achève cette compile, une piste davantage country… 

 

Various Artists

Remembering Little Walter

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De son véritable nom Little Walter, Marion Walter Jacobs a sans doute été le plus prestigieux harmoniciste de blues. Personnage talentueux mais également belliqueux et bagarreur impénitent, son existence s’est arrêtée à l’âge de 37 ans, suite à une rixe qui avait éclaté dans une rue de Chicago. Sa technique révolutionnaire, il l’avait empruntée au saxophone. A ses débuts, il ne confessait qu’une seule influence, celle de ‘Sonny Boy’ Williamson I. Il n'avait que 22 printemps lorsqu'il enregistre l'instrumental "Juke", un compo qui lui est restée collée à la peau, 45 ans après sa disparition. Ce Louisianais d'origine avait émigré à Chicago à l'âge de 15 ans. C’est un des tous premiers harmonicistes à avoir amplifié son instrument, à l’aide d'un microphone. Il a milité au sein du Muddy Waters Band, de 1948 à 52. Il fonde ensuite son propre groupe, les Aces, en compagnie des frères Louis et Dave Myers aux guitares, et de Fred Below aux drums. De son vivant, il a décroché deux numéros ‘1’ : "Juke" et "My babe" ainsi que trois numéros ‘2’, "Sad hours", "Blues with a feeling" et "You're so fine". Le label Bling Pig a confié au Californien Mark Hummel, également remarquable souffleur, le soin de produire cette collection pour rendre hommage à cette légende du blues. Plusieurs harmonicistes notoires se sont bousculés au sein du club ‘Anthology’ de San Diego et du studio de Kid Andersen, pour participer à ce ‘Tribute’…

Il revenait au maître de cérémonie d’entamer les hostilités. Mark Hummel interprète passionnément "I got to go". Mark se réserve également l'instrument chromatique sur l’instrumental "Blue light", un merveilleux slow blues. La lecture du classique "Just a feeling" opérée par le vieux Charlie Musselwhite est absolument extraordinaire. Son jeu et son chant sont bouleversants. Et il remet le couvert sur "One of these mornings", soutenu par les interventions palpitantes de Charlie Baty à la six cordes. Billy Boy Arnold est le seul bluesman noir qui a participé aux sessions. A 78 balais, ce citoyen chicagolais a encore de bons restes. Tout comme Musselwhite, il a connu Little Walter de son vivant. Il est étincelant tout au long de "You're so fine" et "Can't hold out much longer". James Harman est également un souffleur réputé. Il adapte impeccablement "It's too late brother" d'Al Duncan et "Crazy mixed up world" de Willie Dixon. Sugar Ray Norcia est un autre souffleur émérite. Il a longtemps été l'acolyte du guitariste Ronnie Earl et membre de Roomful of Blues. Et il est véritablement épatant sur sa version du classique "Mean old world" et "Up the line". En guise de bouquet final, tout ce beau monde se retrouve sur "My babe". Successivement James, Mark, Charlie, Sugar Ray, Billy Boy et –ô surprise– l’ex-leader des Nightcats (au sein duquel militait un autre génie de l'harmonica, Rick Estrin), Little Charlie Baty –plus habitué aux parties de cordes– se relaient. Un très bel hommage!

 

Jimmy Vivino

13 Live

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Agé de 58 ans, Jimmy Vivino est un bluesman blanc originaire du New Jersey. Il est chanteur, guitariste, claviériste, auteur et producteur. Il a été longtemps le protégé d'Al Kooper en compagnie duquel il se produit encore épisodiquement ; et en particulier au sein des Rekooperators. Jimmy est un musicien très occupé ; et pour cause, il participe à de multiples projets. Il drive également son propre groupe, les Black Italians. Vivino est d’origine italienne. Il se produit indifféremment en compagnie de Cubains, Juifs, Afro-américains, qu'il a baptisé les Black Italians.

L'enregistrement s'est déroulé dans le studio du regretté Levon Helm, à Woodstock, devant un public trié sur le volet. Le répertoire est très diversifié. Les musicos sont de vieux briscards très à l’aise sur les planches. Trois chanteurs s’affichent régulièrement en front de scène : le guitariste Jimmy, Catherine Russell, la dame noire, et l’harmoniciste Felix Cabrera. Le backing group implique une section rythmique, un bassiste, un drummer, un claviériste qui double au trombone, sans oublier les percussionnistes.

La fête s’ouvre par "Fat man", une compo écrite par le chanteur jamaïcain Derrick Morgan. Un reggae blues imprimé sur un mid tempo (un beat à la Bo Diddley ?) La voix de Jimmy est talonnée par l'harmonica et les claviers. Cabrera est un excellent harmoniciste. Dans le style, il est proche du regretté Paul Butterfield. Catherine est au micro pour l’adaptation de "Soul dress", en son temps un succès pour Sugar Pie Desanto ; et le rythme de cette piste aurait manifestement été apprécié par Jimmy Reed. Vivino excelle aux cordes. Pas vraiment un grand technicien, mais un homme capable de mettre le feu à la baraque. Felix est aux vocaux pour le "From a Buick 6" de Bob Dylan. La version est percutante. Les échanges opérés entre le souffleur et le gratteur sont à nouveau très chauds. Jimmy arrache tout ce qu'il peut de ses cordes tout au long de sa cover du "Fast life rider" de Johnny Winter, une piste au cours de laquelle James Wormworth se met bien en évidence aux drums. Miss Russell injecte toute sa puissance et sa passion dans la voix pour attaquer "Fool's gold", un blues lent marqué par de très bonnes sorties de Vivino et de Danny Louis à l'orgue. Vivino chante frénétiquement et se déchaîne sur ses cordes tout au long de "Heaven in a Pontiac", un rock'n'roll à la Chuck Berry. Les Black Italians épaulent judicieusement Cabrera, lorsque la solution sonore vire au pur funk. A l’instar d’"Animalism". Une compo suivie par le très dansant "Light up or leave me alone" de Jim Capaldi (Traffic), puis d’une solide tranche de funky R&B, proposée sous la forme d’une cover du "What do I have to do" de James Brown. Egalement signé par le Zim, "Maggie's farm" est imprimé sur un tempo très enlevé, une piste nerveuse, dansante, au cours de laquelle l'harmo est en effervescence, Danny est passé au trombone et les vocalistes chantent en chœur. "Song for Levon" est une ballade qui rend hommage au regretté batteur du groupe The Band, décédé l'année dernière. De toute bonne facture, ce concert s’achève par le "Shape I'm in" de Robbie Robertson, autrefois guitariste du Band…

 

Young Galaxy

Ultramarine

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Young Galaxy est une formation atypique issue de Vancouver. Un groupe qui aime brouiller les pistes. Pourtant, à premier abord, on remarque surtout l’omniprésence des claviers ainsi que les voix qui se conjuguent en parfaite harmonie entre la claviériste Catherine McCandless et le guitariste Stephen Ramsay. Mais au fil des écoutes, on se rend compte que la formation explore une multitude de climats sonores. Enfin, sur cet « Ultramarine ». Pas tout à fait dans l’esprit du revivalisme des 80’s ni du mouvement ‘dream-pop’. Plutôt en jonglant entre les deux styles. Caractérisé par ses rythmiques bien marquées « Fever » et « Privileged Poor » lorgnent parfois vers Yacht. Parcouru par une guitare funkysante, « Out the Gate Backwards » donne envie de se trémousser. Quant à « Pretty Boy », il se révèle particulièrement atmosphérique, pour ne pas dire planant. Bref, cet elpee est éclectique dans le bon sens du terme. Qu’il vente, pleuve ou fasse grand soleil, on l’apprécie. Un lendemain de fête ou pour vous mettre de bonne humeur voire vous abandonner dans les bras de Morphée, il se prête à toutes les situations. Bref, ce quatrième essai de Young Galaxy a vraiment tout pour plaire…

 

Attagirl

Une belle promesse…

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Fondée en 2008, Attagirl est une formation dont la majorité des membres est issu de la région tournaisienne. En 2009, elle avait sorti une démo trois titres. Et il y a deux bons mois, son line up s’est enrichi d’un cinquième membre, un claviériste. Le groupe venait présenter son premier Ep, ce 27 juin, à la Fenêtre de Tournai, dans le cadre d’une ‘release party’. Intitulé « In the limelight », il a été mis en forme par Tommy Desmedt (The Tellers). Plus d’une centaine de personnes s’étaient déplacées pour assister à ce set.

Un supporting act avait cependant été inscrit au programme. En l’occurrence Juke Boxes. Un duo bruxellois, régulièrement rejoint par deux musiciens complémentaires, sur les planches. Ce qui ne sera pas le cas ce soir. Kevin se réserve les drums, les synthés et les backing vocals. Juliette chante et assure soit les claviers ou la guitare. Elle porte de longs cheveux blonds et porte un pantalon assez original, sur lequel sont dessinés des losanges. La musique de J.B. alterne moments plus planants, presque shoegaze, développements trip hop et envolées bien rythmées. Parfois même au cours du même morceau. La voix de Juliette est très claire, éthérée même, épousant certaines inflexions à Cat Power voire Heather Nova ; mais ce qui frappe surtout c’est l’amplitude et la richesse du drumming de Kevin. Exécuté dans l’esprit de certains groupes prog issus des seventies. Pourtant, le groupe se cherche encore, notamment en matière de liaison entre les arrangements ; mais il dispose d’un fameux potentiel. Et lors du final, le batteur vient jouer du clavier en front de scène, pour interpréter ce qui sera, à mon goût, le meilleur morceau de leur prestation. On se rend compte alors qu’il doit mesurer plus d’1m90, mais sa manière de danser derrière son instrument, ne manque pas d’élégance. Leur nouvel album, « King Dying » est paru ce 1er mars 2013. Mais ne m’en demandez pas plus ; car il faut croire que sa distribution est plus que confidentielle…

Place ensuite à Attagirl. Tiens c’est amusant, mais le drummer ressemble étrangement à Phil Collins, quand il était plus jeune… Sans quoi, le line up implique Max à la basse (également préposé aux backing vocaux) et Manuël à la guitare, qui s’installent de chaque côté du chanteur, Ben. Ce dernier joue aussi régulièrement de la gratte et parfois du clavier ; c’est également de cet instrument que se sert, mais de manière permanente le nouveau venu, Anatole, qui dispose apparemment d’un Rhodes. La setlist propose anciennes plages retravaillées ou issues de l’Ep. Les morceaux sont bien maîtrisés, même si on sent que le nouveau claviériste n’est pas encore totalement intégré à l’ensemble. Ben possède une superbe voix qui me fait tantôt penser à celle de Ian McNabb (Icicle Works), tantôt à Finn Andrews (The Veils). Encore que lors du rappel, il va se mettre à crooner, un peu à la manière d’un Neil Diamond, lors d’un duo au cours duquel il s’accompagne à la guitare, en ne recevant le concours que d’Anatole. Dommage, le deuxième titre proposé lors de cet ‘encore’, compo probablement la plus faible de leur répertoire. Avant de se reprendre magistralement lors de la finale. Quant à Max, en cours de route, il va troquer sa basse contre une trompette à coulisses. Apportant une coloration totalement différente à l’expression sonore d’Attagirl. Qui baigne dans la pop. Autant insulaire que yankee. Indie, mais pop, quand même. Car si elle fait surtout penser à Stereophonics (surtout lorsque les accords de guitare se font tintinnabulants), son sens mélodique est susceptible de lorgner vers Nada Surf. Reste maintenant au band à composer la (ou les) chanson(s) imparable(s) qui pourrai(en)t lui permettre de décoller. De se distinguer au sein d’un genre qui commence à se boucher. En outre, quoique revisitées, les anciennes compos n’accrochent pas suffisamment, et les nouvelles semblent coulées dans un même moule. Comment donner du relief à ses chansons sans pour autant perdre son homogénéité et surtout sa personnalité ? Ce sera certainement le prochain challenge d’Attagirl. Et tout particulièrement lors de l’enregistrement de son premier opus, qu’il envisage réaliser d’ici quelques mois. Mais pour le relever, il va falloir bosser et se montrer créatif. Une chose est sûre, le quintet dispose de tous les atouts nécessaires pour atteindre cet objectif…

 

Isbells plébiscité album du mois chez Rough Trade.

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« Stoalin » le nouvel album d’Isbells a été élu album du mois par le Rough Trade londonien.

Et, il devrait en effet plaire aux fans de Bon Iver et de folk en général…

http://www.roughtrade.com/

 

 

Toutes les vidéos mènent à Rone…

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The Creators Project vient de publier la nouvelle vidéo de Rone pour le single "Let's Go featuring High Priest (Antipop Consortium)".

http://www.youtube.com/watch?v=HG2uZHPm0a0&feature=youtu.be

Un magnifique clip qui défie les lois de la gravité…

L’Ep « Let's Go » est disponible en 12" et en digital depuis le 17 juin.

L'album « Tohu Bohu » sera réédité en version ‘Tohu Bonus’, dès le 8 juillet !

 

 

Le ‘Copié Collé.’ de Nicolas Ghetti…

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Après avoir publié deux albums, Nicolas Ghetti revient cet été, sous une forme plus électrique, à travers le titre « Copié Collé » qui emprunte à Lavoisier une formule qu’il applique à l’artistique et plus largement au monde actuel.

L’artiste prépare actuellement son prochain Ep et prévoit de revenir sur scène dès l’automne 2013.

En attendant, découvrez « Copié Collé » ici

https://www.facebook.com/NicolasGhetti.fr
https://twitter.com/nicolasghetti
http://www.nicolasghetti.com