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La fresque de Vincent Delerm

Six ans après « Panorama », le chanteur cinéaste au cœur battant Vincent Delerm élargit encore son travelling sentimental en gravant « La Fresque ». Un huitième album dont la chanson-titre parlée, sur un arrangement tout en palpitations électroniques et…

La vérité selon RORI

Après avoir marqué les esprits en assurant la première partie de Lana Del Rey, au…

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La vallée surnaturelle de Midnight Juggernauts

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Le nouvel elpee de la formation australienne Midnight Juggernauts sortira ce 17 juin chez Record Makers. Il s’intitulera « Uncanny Valley ».

Des sons robotiques faits par des mains humaines, avec un vent troublant de bandes sons de films d’horreur, pour rester éternellement sur le fil du rasoir…

Pour voir le clip de « Ballad of the War Machine », c’est ici

Tracklisting :

01. HCL
02. Ballad of the War Machine
03. Memorium
04. Streets of Babylon
05. Sugar and Bullets
06. Master of Gold
07. Systematic
08. Deep Blue Lines
09. Another Land
10. Melodiya

http://www.recordmakers.com

 

 

Fuck Buttons se consume lentement…

Écrit par

Quatre longues années se sont écoulées depuis la sortie de leur précédent opus, « Tarot Sport ». Leur prochain, le premier intégralement autoproduit, paraîtra ce 22 juillet. Il s’intitulera « Slow focus ». Benjamin John Power et Andrew Hung ont décidé de se convertir à une musique plus intimiste. Le groupe participera également aux festivals européens, cet été. 

‘On se sent comme au réveil, quand on ouvre les yeux et qu'on prend conscience d'être dans un endroit inhabituel et pas particulièrement accueillant. Nous aimons penser que nous créons nos propres paysages, des environnements inédits, et cet album en est un vraiment unique’.

‘Slow Focus’ est en écoute exclusive sur Pitchfork, c’est ici

Tracklisting

 

01. Brainfreeze
02. Year Of The Dog
03. The Red Wing
04. Sentients
05. Prince’s Prize
06. Stalker
07. Hidden XS

http://fuckbuttons.com

http://twitter.com/fuckbuttons

https://www.facebook.com/pages/Fuck-Buttons/328461343853034

 

Appel d’Another Belgian Band à souscription…

Écrit par

Another Belgian Band a terminé l’enregistrement de son premier album. Il s'intitulera « Bored with the Music » et sortira cet automne.

Toutefois, le travail n'est pas fini : le groupe a besoin de votre aide pour qu'il soit mixé, masterisé et pressé !

Le groupe a lancé un financement participatif via le site KissKissBankBank pour récolter les 2.500€ qui offriront à cet album la production de leurs rêves.

Vous pouvez précommander l'album et le recevoir avant tout le monde ou encore choisir d'autres contreparties exclusives (DVD, places de concert, concert privé à domicile, ...).

Les paiements sont sécurisés par carte de crédit.

Si la collecte n'atteint pas son objectif avant le 30 juin, elle sera annulée et vous serez intégralement remboursés.

http://www.anotherbelgianband.be

 

Trampled by Turtles

Quelque part au cœur du Midwest…

Écrit par

A l’instar de Low, Trampled by Turtles nous vient de Duluth, dans le Minnesota. Fondée en 2003, cette formation compte déjà 6 albums à son actif. Aux States, le quintet jouit d’une solide notoriété. Faut dire que la roots music y est encore très populaire. Sur le Vieux Continent, son crédit se limite aux aficionados du style. Comme chaque année, avant les festivals d’été, le Botanique tente de nous faire découvrir des artistes ou des groupes totalement méconnus du grand public. Et ce soir, ce coup d’essai s’est transformé en coup de maître…

Pour accueillir le combo étasunien, les organisateurs ont choisi la Rotonde. En configuration assise. Et le public est conséquent. Pourtant, après deux titres, on était en droit de craindre le pire pour la suite des événements. En fait, il fallait le temps que le band prenne la température des lieux. Car la suite va se révéler épatante. Le line up réunit 5 musicos. Armés d’un violon, d’une guitare, d’une mandoline, d’une basse acoustique et d’un banjo, les musicos revisitent le bluegrass traditionnel, tout en n’oubliant pas d’inclure leurs hits, imparables de l’autre côté de l’Atlantique. Et ce sont de véritables virtuoses. Et en 90 minutes, ils vont littéralement mettre le feu à l’auditoire, en adoptant une attitude presque punk ! Pourtant, cette frénésie, ils la libèrent avec respect, classe et originalité. Dispensant des morceaux issus de leurs 6 opus, dont le dernier en date, le magnifique « Stars and Satellites ». La voix de Dave Simonett est éraillée. Les interventions au violon de Ryan Young sont délirantes, et celles de Dave Caroll au banjo, épileptiques. Hormis le bassiste, les membres du groupe portent la barbe. C’est dans la tradition ! En quelques morceaux, leurs mélodies sont susceptibles de nous projeter quelque part au cœur du Midwest, dans un saloon. Une description visionnaire qui explique pourquoi leur style supposé soporifique, se mue en réalité fascinante. Et puis aussi parce que Trampled by Turtles parvient à rendre au genre, ses lettres de noblesse. Ravi, le public a même obtenu le rappel qu’il réclamait, malgré un set particulièrement copieux. Une belle découverte !

(Organisation Botanique)

 

AmAndA

Là Où Chimène Dort

Écrit par

En découvrant la pochette du disque et le nom du groupe, je me suis demandé s’il n’y avait pas erreur sur la personne… Pourquoi m’enverrait-on l’album d’une chanteuse de variété, fan de Chimène Badi de surcroît ? Titres en français, portrait semi caché d’une jolie brune en couverture, tout était réuni pour m’induire en erreur. Et l’introduction de l’elpee n’a rien fait pour lever cette méprise, tant le côté pop m’a sauté au visage. Et puis, en fouinant un peu, je me suis rendu compte de mon erreur. AmAndA aime brouiller les pistes, et je me suis fait avoir comme un bleu. Loin de la chanteuse de variété ultra formatée, AmAndA est un groupe de rock progressif qui sort ici son troisième album. En dix ans, à travers sa discographie, il n’a eu de cesse de jouer avec le mystère autour de l’identité de cette Amanda. Le concept est intéressant, la musique hors des sentiers battus, très théâtrale, tant influencée par la pop (on n’est parfois pas très loin de l’univers sonore d’un Rapsat, voire de Polnareff) que le space opéra (l’influence de Queen est aussi présente que celle de Starmania). Le chant, très lyrique, est de grande qualité, à l’instar des textes, et les arrangements sont aussi très ambitieux. Dommage que la production ne suive pas. Le son souffre d’un côté très synthétique (la guitare électrique est à la limite du supportable) qui rend l’ensemble souvent franchement indigeste. Saluons toutefois l’ambition et l’originalité du groupe, « Là Où Chimène Dort » n’est pas un album comme on en entend tous les jours, et malgré mon à priori franchement pas positif, j’ai quand même trouvé pas mal de bonnes choses dans cette plaque.

 

Shaggy Dogs

Renegade Party

Écrit par

Formation de pub rock, Shaggy Dogs nous vient de l’Hexagone. Fondée en 1998, elle puise l'essentiel de son inspiration chez les Anglais de Dr Feelgood. Elle a d’ailleurs participé aux deux volumes des "Tribute to Lee Brillaux", parus en 1999 et 2000, en hommage au leader et chanteur de Dr Feelgood, décédé en 1994. Les Shaggy Dogs cherchent avant tout à injecter de l’énergie punk dans un R&B qui rocke !

Le line up réunit le chanteur/harmoniciste Red, le guitariste Jacker, le bassiste Toma et le drummer Guillermo. A ce jour, le combo a publié quatre albums : "A dog's life" en 1999, "Pub rockers Class Heroes" en 2006, "No covers" en 2008 et "Who let the Shaggy Dogs out" en 2011.

La plage d’ouverture est amorcée par un cri : "Shaggy Dogs Power". Une voix nerveuse embraie. Elle est même saccadée, teigneuse, proche de celle du regretté Brilleaux. Jacker triture ses cordes comme un damné, dans un style également comparable à celui de Wilko Johnson, le premier gratteur de Dr Feelgood. Steve Broughton est venu renforcer l’équipe au piano. Multi-instrumentiste, c’est le frère d’Edgard, leader de son Edgar Broughton Band, un groupe qui a connu ses heures de gloire, au cours des années 70, outre-Manche! Une rythmique aride et malveillante balise "Voodoo King", une piste caractérisée par de petites lacérations à la slide commises par l’Andalou Lorenzo Sanchez (NDR : c’est un ex-guitariste de Miguel M and The Brachays Blues Band). Le rythme est toujours bien présent tout au long de "Little Ann", mais sous une forme embrassée par les R&B bands insulaires du début des sixties. Pensez aux Stones et aux Pretty Things. Et au passage, un harmonica vient s’immiscer dans le décor. Ce même harmo introduit "Hot night", face au piano roll’n’boogie de Broughton. Red souffle judicieusement dans son instrument et Jacker en profite pour mettre le nez à la fenêtre. Red conserve ses inflexions vocales sauvages sur "Flight time", une piste imprimée sur un mid tempo ; et c’est la guitare qui emprunte des accents acides pour fédérer l’ensemble. Red est épaulé Marco Shaeller (NDR : le partenaire habituel de Phil Fernandez, au sein du blues band français, Big Dez), un autre souffleur, pour attaquer le très agréable "Who's got the clue?" Toujours fort intéressante, l’expression sonore lorgne à nouveau vers Feelgood sur "A riot", "Kick it" et "Be somebody soon". Red maîtrise bien sa passion pour chanter "Simple life". Le ton s’avère très sixties. Un solo de guitare s’égrène, tout en accords. Steve est passé à l'orgue. Les rythmes syncopés produits par les percus de Guillermo entament "I like to boogie" ; puis le tempo accélère pour glisser vers le boogie signifié. Bien remuante, "No way" est encore une excellent compo. Shaeller se réserve l'harmonica. La rythmique de Jacker est terriblement accrocheuse. De toute bonne facture, l’elpee s’achève par "Money honey", une piste soulignée par les interventions à la slide de Lorenzo Sanchez. Un morceau caché débarque après deux minutes de silence, en l’occurrence, une work song qui nous entraîne sur les rives du Mississippi, fréquentée par le chant, les percussions, les cordes et une rythmique hypnotique!

 

The Bronx

The Bronx IV

Écrit par

Après des débuts orientés punk/hardcore, The Bronx s’est amusé à brouiller les cartes, allant jusqu’à se créer un alter ego, Mariachi El Bronx. Une certitude, la formation n’a jamais publié deux fois le même disque ; et sur ce quatrième album, le groupe nous réserve un gros rock énergique et ultra-efficace qui fait mouche à chaque chanson. De leurs racines punk, ils gardent l’énergie débridée et la simplicité des structures, mais le tempo plus posé, le sens de la mélodie inné du groupe et les accents qui tirent parfois presque vers le folk rendent la plaque variée, et très plaisante à écouter. Néanmoins, le band n’oublie pas ses racines, et s’autorise des envolées plus soutenues (« Ribcage »), même si la volonté première reste avant tout mélodique. C’est peut-être le seul défaut de cet opus au final, en tout cas pour ceux qui avaient entendu leurs efforts précédents. A force de refuser catégoriquement de se laisser complètement aller (comme ils pouvaient le faire sur un titre comme « Heart Attack American », par exemple), le combo perd un peu de sa puissance ; et on aimerait parfois que les compos s’énervent un peu, comme au bon vieux temps. Cependant si vous découvrez la formation via cet elpee et que vous appréciez le rock couillu, punky, efficace et accrocheur, vous serez ravis, car « The Bronx IV » possède toutes les qualités requises au genre.

 

Bill Deraime

Après demain

Écrit par

Alain ‘Bill’ Deraime est un chanteur/guitariste de blues. Agé de 66 ans, il est français et ses vocaux, il les exprime dans la langue de Molière. Son premier album était éponyme. Il date de 1970. Pour la circonstance, il avait reçu le concours de l'harmoniciste Jean-Jacques Milteau. Depuis, il en a publié près d'une vingtaine. Dès ses débuts, sa voix est marquée par celle de Ray Charles. Pour la six cordes, il est plutôt adepte du folk blues institué par Big Bill Broonzy et Lightnin' Hopkins. Sa carrière a connu diverses fortunes. Au cours des dernières années, le label Dixiefrog l’a remis, en quelque sorte, sur les rails. En 2010, il a gravé un double elpee intitulé  "Bailleur de fond", une œuvre qui opère, une forme de synthèse de son parcours. La voix de Bill est rauque et parfois, on se demande, s’il ne l’élime pas volontairement… M’enfin, les multiples expériences de l’existence ont peut être également forgé son organe, pour le rendre aussi rêche

L’opus s’ouvre par "Il braille". C’est tout à fait le cas. La gratte du fidèle Mauro Serri atténue cependant le message sévère qu'il nous adresse. "La pieuvre" est une plage empreinte de douceur, malgré la tristesse du discours véhiculé par le looser. La slide est cool. Jean Roussel siège derrière son orgue. Bill a toujours eu un faible pour le reggae. D’ailleurs son seul succès commercial demeure "Babylone tu déconnes", un hit qu’il avait décroché dans les années 80.  "Mon obsession" exhale ainsi un parfum issu de la Jamaïque. Et on reste dans un registre rythmique semblable sur "Rien d'nouveau" ainsi que le plus léger "Je rêve". Il est vrai que Roussel a quand même été l'arrangeur de Bob Marley et de Police! Sa voix vocifère toute son amertume sur "Esclaves ou exclus", une compo qui dénonce les injustices sociales. La rythmique est funkysante. Serri en ajoute une couche à la slide pour exacerber la colère légitime de l'artiste. Un courroux qu’on retrouve tout au long de "Y'en avait marre", un boogie secoué par des cordes hard rockin' blues. "Après demain" constitue sans doute le meilleur titre du long playing. Une ballade chargée de tendresse, paradoxalement écorchée par le timbre glauque de Deraime, dans un style qui évoque le regretté Bashung. Dommage que le final soit si brusque. Bill nous propose sa version du succès de Jacques Dutronc, "Les cactus". Son gratteur, Fred Chapelier, est d’ailleurs présent pour cette piste. Le rythme est nerveux. On assiste alors à la rencontre entre le béret rouge (NDR : celui de Bill) et le noir (NDR : de Fred). Acoustique, "Le vieil homme" est une plage empreinte de délicatesse. Bill interprète, mais dans la langue de Shakespeare, le titre-phare d’un vieux bluesman mythique, le "Death don't have no mercy" du Reverend Gary Davis. Une aspiration à plus de justice ! Dommage que l’artiste ne parvienne pas à rendre son timbre un peu plus moelleux, pour la circonstance. L'album s’achève par "Bobo boogie", un boogie divertissant, auquel participe San Severino.

 

Dirty Sound Magnet

What lies behind

Écrit par

Dirty Sound Magnet nous vient de Fribourg, en Suisse. Le guitariste Stavros Dzodzosz est le leader et fondateur. Il est épaulé par le drummer Maxime Cosandey et le bassiste Marco Mottolini. Et le band a enfin déniché son vocaliste. Il s’agit de Didier Coenegracht, un grand admirateur de Robert Plant. Leur musique s’inspire d’ailleurs de celle du début des années 70, lorsque le blues boom a viré en rock et même en hard rock, engendrant un mythe et une référence ultime dans le style, Led Zeppelin.

Dès les premières notes de "Blind memory", on entre dans ce blues/rock puissant réminiscent des seventies. La voix lorgne vers Robert Plant voire Peter French. Peter a milité chez Atomic Rooster, Cactus et plus tôt Leaf Hound, comme vocaliste. Ce groupe a publié un long playing particulièrement recherché. Intitulé "Growers of mushroom", il baigne dans un univers sonore fort proche du dirigeable.

Un bottleneck acoustique et une slide bien amplifiée introduisent "Heavy hours". La voix de Didier est excellente. Fruit d’un savant dosage entre acoustique et électricité, la construction sonore est impeccable. Les changements de tempo modulent l'amplitude du chant. "Mike's awakening" est toujours marqué par le hard rock originel, malgré une empreinte stoner rock plus contemporaine. Lente, particulièrement atmosphérique, "Mr Robert est une plage tourmentée par l’esprit du légendaire Robert Johnson. Quant au chant, il est hanté par l’autre Bob, Plant… Des accords torrentueux amorcent "What lies behind". Les voix des musicos rejoignent celle de Didier. La section rythmique fédère l’ensemble. "Dead end street" recherche constamment l’équilibre entre instrumentation et vocaux, acoustique et amplification. Le son est hard, mais ne sombre jamais dans le métal. Les accords de gratte fluctuent, épousant au passage la voix aérienne. Sur "Hotel Goomba", Stavroz démontre qu'il a fort bien assimilé le jeu de Jimmy Page. Il crée constamment de petites combinaisons techniques et mélodiques qui flattent les oreilles. Des cordes acoustiques ou délicatement amplifiées bercent le tendre "Our animal". Didier peut vocaliser, avant que les glissements d'une slide ne conduisent à l’explosion. Une plage qui évoque, une nouvelle fois, Leaf Hound. La dernière piste est la plus longue. Photographie de leur bonne vieille cité de Fribourg, "Free castle town" est une plage mélodieuse, empreinte de douceur, à la construction lente, soucieuse d’un parfait dosage entre les différents instruments. On suivra attentivement la suite des aventures de cette formation helvète, et notamment leur évolution qu’on espère efficace dans la personnalisation des références…

 

Esben & The Witch

Wash The Sins Not Only The Face

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Déposées tel un fagot de bois à la lisière d’une sombre et épaisse forêt de ronces, les visions crépusculaires qui jonchaient nos imaginaires, à l’écoute de « Violet Cries », ne demandaient qu’à revivre et attendaient patiemment depuis, de nouvelles raisons de se dessiner.

En friche depuis deux mille onze, cet univers désolé et peuplé de lumières étiolées, s’étendait silencieusement dans un recoin de l’esprit, attendant que les trois jardiniers de Brighton ne donnent une suite à l’Ep « Hexagon », dont les six pièces cultivaient une même trame dramatique.

Un laps de temps mis à profit pour se débarrasser de quelques apparats encore évidents, devinés à l’aube d’une jeunesse passée dans l’ombre de la reine Siouxsie.

Une émancipation bienvenue et qui porte ses fruits sur cet album ; des grappes aux couleurs certes toujours violacées, mais teintées à présent de nuances toxiques hautement plus addictives encore.

Un venin qui se propage dans les racines électrifiées de cet elpee et se distille dans les coupes emplies d’un même nectar enivrant.

Un pâle rai de lumière éclaire cet opus, comme un fil serpentant au cœur d’une nature sauvagement abandonnée, incarnée par la voix de Rachel Davies qui prend possession des lieux et nous guide à travers un parcours chahuté. Que ce soit un déluge d’électricité ou de longues plaines désolées, des cieux écrasants ou marécages ensorcelants. Bref, les plages de ce disque s’appréhendent comme autant de terrains que l’on découvre le cœur palpitant, le regard fiévreux et la démarche chancelante.

Retournant sur nos pas avec plaisir, fouillant la tourbe de nos mains et revenant encore et encore sur ces parcelles de chagrins et tourments savamment entretenus.

Et dans le lointain désespoir, comme jaillit le bourgeon au cœur d’un éternel hiver, scintille le désir ardent de prolonger ce moment de grâce.

Se détachant lentement des oripeaux gothiques qu’on lui assenait systématiquement, EATW dirige son embarcation sur des eaux certes toujours troubles, mais à présent habitées par des sirènes aux chants moins lugubres.

Le single « When That Head Splits », par exemple, emprunte des chemins qui ne sont pas sans rappeler Warpaint.

D’autres envolées quant à elles soulignent en pointillés des ponts entre cette Post Wave glaciale et des réminiscences Post Rock.

En parcourant les lyrics, reproduits au sein du booklet, l’esprit se dilue au gré des atmosphères tissées de long en large, et se laisse absorber par le terreau fertile de ces trois jeunes gens affichant décidément une identité musicale singulière.

Tour à tour fleur et serpent qu’elle cache.

Jerusalem in my Heart

Mo7it- Al Mo7it

Écrit par

Jerusalem in my Heart est un projet pour le moins singulier, mais qui colle parfaitement au label Constellation. Dans le style, après avoir signé Matana Roberts, seul le label montréalais était susceptible d’engager cette formation alternative.

Jerusalem in my Heart est né en 2005, sous l’impulsion de Radwan Ghazi Moumneh. Originaire de Beyrouth, ce Libanais a émigré à Montréal. Depuis, le line up est passé à un trio. Soit lorsqu’il a accueilli la Chilienne Malena Szlam Salazar et le Français Jérémie Regnier. Un concept destiné à effacer les frontières culturelles. Mais jusqu’à présent, le combo n’avait pas encore publié d’album, préférant privilégier la scène pour notamment développer les effets visuels.

« Mo7it-Al Mo7it » constitue donc le premier elpee du band. Dès les premiers accords, on est plongé au cœur du Moyen-Orient. A cause de la voix. Les pépiements d’oiseaux attestent de l’ensoleillement des plages. Et on ne s’en plaindra certainement pas ! Tout au long de ce disque, l’expression sonore célèbre une rencontre entre electronica et instrumentation persique. Une instrumentation délicate et minimaliste qui s’efface lorsque les voix interviennent. A l’instar du début de parcours a cappella, réservé à « 3anzah Jarbanah ».

Paisible et exotique, cette œuvre réussit parfaitement la rencontre entre culture orientale et occidentale, entre électronique et tradition séculaire. Une idée pas nécessairement originale, mais abordée sous le signe de l’ouverture. Et à ce titre, elle a le mérite d’exister.

 

Lilacs & Champagne

Danish & Blue

Écrit par

En marge du rock instrumental de Grails, Emil Amos et Alex Hall ont mis sur pied un projet parallèle baptisé Lilacs & Champagne. Le groupe tire parti d’obscurs samples, de solos de guitares bavards à la Ratatat et de touches hip-hop old-school pour créer une musique étrange inspirée par la musique de films X et de série-B scandinaves de la fin des années 60… Les deux sbires nous apprennent, par ailleurs, que le Danemark a été le premier pays à légaliser la pornographie. C’était en 1969 ! Intitulé « Danish & Blue », leur 2ème album permet au duo américain de jouer avec les ambiances et les sons dans un esprit lubrique proche du Sébastien Tellier de « Sexuality ». Entre lounge sombre (« Le Grand »), prog (les guitares qui sévissent sur « Metaphysical Transitions II »), funk bizarroïde (« Police Story »), hip-hop détraqué (« Sour/Sweet ») et percussions perverses (« Danish & Blue »), cet opus louvoie instinctivement d’un style (et d’une ambiance) à l’autre… Quoiqu’éclectique, ce disque demeure cependant cohérent et nous invite à voyager au cœur d’une culture underground vintage passionnante…

 

Papaye

Tennis

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Deux ans après avoir gravé « La Chaleur », les déjantés de Papaye sont de retour. Leur math-rock est toujours aussi excentrique. En observant l’image reproduite sur la pochette, on en a la quasi-certitude. Faut dire que les chemises hawaiiennes sont toujours autant de mauvais goût. JB (batteur, Pneu), Mric (guitare, Room 204) et Frank (guitare, Kommandant Kobra) reviennent gonflés à bloc, mais sans jamais se départir de leur sens de l’humour. Plusieurs titres de l’elpee en témoignent : « Non mais vraiment j’taime j’te jure », « Long Long Island » ou encore « Super, marcher ! »

Peu de changement dans l’expression sonore de Papaye sur ce « Tennis ». Pas tellement étonnant, puisqu’on retrouve, derrière les manettes, Miguel Constatino qui a notamment travaillé en compagnie de Room 204, Passe Montagne, Marvin ou encore La Terre Tremble. Une nouvelle fois, le trio conjugue habilement son math-rock impressionnant de maîtrise aux bribes de mélodies. Et le résultat est aussi coloré que jouissif. Treize morceaux en 23 minutes : on n’a pas le temps de s’ennuyer ! Papaye a quand même décidé d’introduire du chant sur « Grapes ». Et c’est nouveau ! Un aspect que le combo aurait peut-être intérêt à creuser…

A l’instar de Marvin, Pneu et Electric Electric, Papaye incarne la quintessence du math rock hexagonal, une scène indépendante dont on ne se lasse pas…

 

Un projet philarmonique pour Efterklang !

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Efterklang nous fait une belle surprise. Le 10 juin prochain, il publiera « The Piramida Concert » un album live enregistré en octobre 2012 en compagnie du Copenhagen Phil, à l'Académie Royale de Musique de Copenhague.

Efterklang, soutenu par Peter Broderick, Katinka Fogh Vindelev et Budgie (Siouxsie and The Banshees) a reçu le concours, pendant deux soirées, des 33 musiciens du Copenhagen Phil, sous la direction du compositeur allemand André de Ridder, pour réinterpréter l'intégralité de l'album « Piramida ».

Ce disque inclura également "So", une chanson écrite pendant l'enregistrement de « Piramida », et « Vælv », un morceau de musique classique commandé par le groupe et composé par Karsten Fundal.

« The Piramida Concert » paraîtra sous la forme digitale et en double vinyle, mais en édition limitée. L’œuvre est disponible sur le site du groupe.

https://soundcloud.com/efterklang/efterklang-copenhagen-phil-the

 

Un Vampire Weekend plus contemporain…

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« Modern Vampires of the City », c’est le titre du 3ème album de Vampire Weekend. Et il vient de sortir. La formation américaine, considérée comme une des plus géniales des années 90, a-t-elle conservé son inégalable sens de la mélodie ? Pitchfork leur a en tout cas accordé un 9.3…

http://www.vampireweekend.com

 

Tinlicker conjugue son nouvel opus au futur…

Écrit par

Tinlicker vient de publier son nouvel album. Et dans la foulée, propose un nouveau mix. Intitulé « Remember the Future », il est en téléchargement gratuit sur Soundcloud.

http://www.soundcloud.com/tinlicker/tinlicker-radio-mix#play

 

L’étreinte du Pendentif…

Écrit par

L'aventure de Pendentif a commencé il y a trois ans, lorsqu’une nouvelle scène pop a vu le jour en France ; une scène qui est parvenue à intégrer les codes anglo-saxons tout en imposant des vocaux dans la langue de Molière.

Des plages américaines aux vagues froides de l’Angleterre, Pendentif tente de remettre la côte atlantique et sa banlieue au goût du jour.

Amoureux des mélodies et des textes empreints de sensibilité, le quintet bordelais reconnaît également pour maîtres Michel Polnareff, Gainsbourg (période « Lemon Incest ») et le parolier Jacques Duval (Lio, Chamfort).

Leurs fables romantiques et urbaines nous parlent d’évasion et de paradis perdus…

Leur premier album sortira en septembre 2013.

Pour découvrir le clip d’ « Embrasse-moi », c’est ici

Pour regarder le clip de « Jerricane », c’est

http://www.discograph.com/pendentif/

 

CocoRosie

Dans le cercle des fées

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C’est marrant. Je ne devais pas être là…

Il doit être plus ou moins 22h00, et le set des sœurs Casady est déjà bien entamé. Or, depuis près d’une heure, je passe un excellent moment, en leur compagnie. Les yeux rivés sur la scène en contrebas. Une demoiselle en tutu accomplit une chorégraphie un rien saccadée. Une voix de soprano bat des ailes sous la coupole de ce cirque. Quelques envolées d’arpèges pleuvent en cascade d’une harpe aux pouvoirs féeriques. J’avoue n’avoir jamais prêté qu’une attention distraite au parcours de ce groupe articulé autour de la personnalité de ces deux demoiselles dont j’ignore toujours si elles sont jumelles, oui ou non (NDR : en vérité, il semble que non). Récemment désigné pour suppléer un imminent collègue appelé au chevet d’un festival ensoleillé, je me suis donc penché sur la discographie de CocoRosie.

Tantôt intrigué, tantôt irrité, souvent distrait, je ne me suis que trop mal préparé à ce qui se déroule maintenant. Ou bien est-ce justement l’effet de surprise qui joue ce rôle prédominant dans le plaisir enfantin que me procure le concert de ce soir ? Quoi qu’il en soit, le spectacle est captivant et prouve que j’ai été bien inspiré de prendre la relève. Merci Eric !

La sonnette retentit et annonce le début du spectacle.

Trop tard pour chercher sa place dans les strapontins, j’imite les retardataires et m’installe discrètement en haut d’une volée de marches, alors que le trio Scarlett O’Hanna distille timidement les premières notes servant d’introduction à cette soirée.

Si je suis quelque peu sceptique d’entrée de jeu, c’est que cette musique très intimiste peine à trouver ses marques dans l’ampleur de cet environnement Royal.

Néanmoins, au fil des minutes, les compositions semblent prendre corps, et la voix de la jeune Bruxelloise d’adoption parvient à conquérir l’espace, ainsi qu’un public des plus attentifs.

Une très belle voix, au demeurant, même si pas franchement originale (je ne peux m’empêcher de penser à Chan Marshall) mais qui possède assez d’arguments pour accrocher.

Fort logiquement fière du succès rencontré, elle peut donc quitter l’estrade sous les applaudissements nourris de paires de mains bientôt jointes dans une communion solennelle…

Dans l’intervalle, parmi le brouhaha d’une assistance qui gonfle à mesure que les minutes s’égrènent, trois notes répétées en boucle installent un climat hypnotique. Elles préparent la célébration d’une messe…

Puis les lumières s’effacent et tandis que les cris d’engouement se détachent des gorges serrées ou extasiées, les six membres du collectif prennent tour à tour possession des lieux.

De la scène d’abord, mais très vite de l’ensemble du Cirque Royal.

L’une des sœurs, dans une robe mystique, l’autre surplombée d’une très Led coiffe (des dizaines de points lumineux éparpillés en grappes autour de sa tête).

L’effet visuel est, en outre, assuré par des projections en fond, qui illustrent tantôt par petits films, tantôt par des captations live, le contenu musical de ce show haut en couleurs fluorescentes.

Un contenu époustouflant de maîtrise et d’audace qui va me laisser littéralement sur mon séant, posé négligemment en travers d’une allée.

Alliant magistralement les styles et les formes techniques, le sextet retranscrit parfaitement, en live, l’univers loufoque et quelquefois baroque des sœurs Bianca et Sierra (ok, qui est Coco, qui est Rosie ?)

Le préposé au human beatbox déchaînant quant à lui l’enthousiasme général pendant un break au cours duquel sa virtuosité est mise pour la seule fois de la soirée en exergue.

Alliant pendant près de deux heures les ingrédients disparates de leurs féeries musicales, CocoRosie développe avec classe et panache, l’étendue de son savoir plaire.

Après un rappel au cours duquel figure le très demandé « Beautiful Boyz » (évidemment sans Antony Hegarty), le concert set se termine, laissant derrière lui comme une impression lumineuse sur le négatif de mes préjugés.

Un superbe moment, la tête projetée dans les étoiles, en compagnie de Bianca (Coco) et Sierra (Rosie).

(Organisation : Botanique)

 

Dominique A

No photo !

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C'est le sac léger, que votre serviteur débarque ce samedi 25 mai à l'Aéronef, légèreté toute légitime car l'équipement du rédacteur est assurément bien plus confortable que celui du photographe. Sans bousculade et parmi une majorité de quadras, c'est dans sa version intime que je découvre la salle qui ce soir accueille Dominique Ané.

Il est 20h15 quand débute la session de Thomas Suel, un ch’ti gars du Nord qui nous invite à découvrir son univers poético-social, flanqué de Christian Pruvost à la trompette et Jérémie Ternoy au Fender Rhodes.

Très rapidement je suis distrait par les odeurs suaves du resto-bar. Aussi, malgré le slam endiablé de Thomas, je décroche quelques secondes plus tard. Cette technique vocale ne retenant définitivement pas mon attention.

A peine ai-je terminé de composer mon menu imaginaire et très olfactif, que débute le set du meilleur interprète français de l'année 2013, élu récemment aux Victoires de la Musique.

Tout de noir vêtu, Dominique A, en maître de cérémonie, monte sur l’estrade. Il est accompagné de Thomas Poli, guitariste aux pédales multiples et préposé au synthétiseur analogique, du bassiste Jeff Hallam, équipé d'une contrebasse imposante, sans doute tout droit sortie du conservatoire le plus proche, du batteur Sébastien Buffet et du claviériste David Euverte, ces deux derniers s’installant un peu plus en retrait.

Dominique A ouvre le menu par " Pleine des Sables", extrait de l'album "Vers les Lueurs". Il est armé de sa Fender Telecaster et ne la quittera pas de la soirée.

La gestuelle et la démarche digne d'une diva de notre ‘MC’ en impose immédiatement. Le set va puiser dans toutes les périodes de sa discographie.

Aucun temps mort entre les morceaux et, malgré les demandes incessantes du public afin d’interpréter "Le sens" ou le "Twenty-two bar", l'artiste ne cède pas aux sollicitations et impose son répertoire de manière très élégante et subtile. Un certain respect professoral s'instaure entre le public et l'artiste, et les revendications sont vite oubliées, laissant place aux applaudissements.

En élève attentif, même si une certaine lassitude débarque après la première heure, je me concentre sur la prestation. Que ce soit les morceaux les plus puissants ou le plus tendres, voire les nombreux premiers titres revisités pour cette soirée. C'est Thomas Poli aux fourneaux de l'electro qui efface toutes sonorités désuètes, à l’instar du célèbre "Courage des Oiseaux", définitivement plus rock et contemporain sans les synthétiseurs. L'attitude scénique de Thomas me fait, par ailleurs, souvent penser à Jonny Greenwood de Radiohead.

Dominique A va dispenser un concert irréprochable tant d'un point de vue technique vocale que guitaristique, au détriment somme toute d'une certaine émotion, que je déplore ne pas avoir assez ressentie. 

Heureusement, Jeff Hallam, en sous-chef averti, épiçait soigneusement le tout, pour démontrer que l'émotion était bien présente lors de ce ‘live’, mais que le professionnalisme et le perfectionnisme prenaient le dessus avant tout.

Intimiste et agréable, ce festin de roi cuisiné aux petits oignons par un top chef et son équipe, m’a donné l'envie de replonger dans les premiers albums de cet artiste incontournable…

Photographiquement vôtre…

 

Un collector pour The Clash

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Un coffret collector de The Clash sortira ce 9 septembre 2013. Ce coffret réunira, pour la première fois, tous les albums studio remasterisés du groupe ainsi que les 3 démos, les singles (non présents sur les albums), raretés & B-Sides, des DVD’s avec images inédites, et bien plus encore !

http://www.theclash.com/

 

Chez le Yé-Yé

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Amoureux de mélodies (Nelson ?) pétillantes et fraîches, voici de quoi vous mettre la limonade à la bouche !

Le label Freaksville Records s’apprête à sortir en vinyle (c’est une première) le très recommandable album d’April March And Aquaserge sorti tout récemment en format digital.

Une petite touche vintage qui rend parfaitement hommage au contenu de cet opus aux couleurs Pop sucrées.

Reste à collecter les précommandes pour que ce projet puisse voir le jour.

Par ici, messieurs, dames, vous ne le regretterez pas !

www.ulule.com/april-march-et-aquaserge/