New Brutalism de 087 à 089…

New Brutalism est un groupe de rock minimaliste formé à Knoxville, Tennessee, en 1998. Le groupe est composé de Shane Elliott (chant), Matt Hall (guitare/chant), David Basford (basse/chant) et Carey Balch (batterie). Son nouvel Ep, « Requiescat Record »,…

Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare,…

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Fergessen au Far Est…

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Fergessen, c’est Michaëla et David armés de leurs guitares…

Après avoir gravé un premier album, « Les Accords Tacites » en 2011, ils laissent Paris derrière eux pour entamer de nouvelles aventures folk-rock. Direction le Grand Est, le « Far Est », qui donne aujourd’hui son nom à un nouvel opus qui sortira au cours de l’automne 2013.

Pour regarder le clip de “Back from the Start”, c’est ici

http://www.youtube.com/watch?v=q9Tov_gcDtQ

http://www.fergessen.fr/
http://www.facebook.com/duo.fergessen

 

 

Clownage vs. “Tyson”

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Le groupe de rock parisien Clownage est de retour après avoir publié un premier album et écumé plus d'une centaine de dates en France et à l’étranger.

Tout au long de ce nouvel elpee intitulé « Trails », paru ce 29 avril, les influences explosent : des Foo Fighters aux Queens of the Stone Age en passant par Trail of Dead.

« Trails » a été produit en collaboration avec Mike Major (At the Drive-in, Sparta) et Charles de Schutter (Superbus, Pleymo).

Pour regarder le clip de « Tyson », c’est ici

http://www.clownage.fr/

 

Attagirl

In the limelight

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Cinq titres sur le premier Ep officiel d’Attagirl, une formation majoritairement tournaisienne, dont le line up est passé à un quintet, depuis l’intégration d’un claviériste. « In the Limelight » a été mixé et produit par Tommy Desmedt, qui a notamment bossé pour The Tellers. Et il faut avouer que la mise en forme des compos est parfaite, même si elle communique une certaine uniformité dans le ton. Sans quoi, les cinq titres tiennent parfaitement la route. Tout d’abord, il y a la superbe voix de Ben qui s’exprime dans un anglais impeccable. Son chant est judicieusement contrebalancé par des contre-voix ou souligné de chœurs. Qui peuvent même évoquer Era, en tout début du premier morceau, « Flashpoint », une compo caractérisée par ses accès de tempo new wave et ses guitares bringuebalantes qui lorgnent vers les Editors, style qu’on retrouve, sur le dernier titre, « Never be apart », une plage cependant plus proche du Coldplay originel, à cause du drumming particulièrement offensif. Si Stereophonics et Nada Surf –surtout sur « Anayway », une ballade up tempo, au cours de laquelle, on a droit à un passage déclamatoire– sont des références incontestables, les interventions fluctuantes de l’orgue lors des couplets de « Sincerely sorry » nous replongent dans les seventies (Supertramp ?). Quand au titre maître, il s’agit certainement de la piste qui sort le plus de l’ordinaire. La voix de Ben épousant même le baryton de Matt Berninger de The National, alors que le morceau emprunte certains accents baroques à James…

 

The Cash Box Kings

Black toppin'

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La carrière des Cash Box Kings est exemplaire. Pourtant, s’ils commencent à se forger une solide réputation sur le Vieux Continent, c’est surtout en arpentant les routes américaines qu’ils ont acquis leur expérience. Multiracial, ce groupe est établi à Chicago, un des vecteurs de la musique urbaine issue des années 40 et 50, mais également cité traditionnelle du Delta des années 20 et 30.

Le line up de base des Kings implique Joe Nosek (chant et harmonica), Oscar Wilson (chant), Kenny ‘Beedy Eyes’ Smith, fils du légendaire Willie ‘Big Eyes’ Smith (NDR : ce drummer a longtemps milité au sein du Muddy Waters Band), et enfin le Joel Paterson (NDR : un guitariste qui participe à de nombreux projets musicaux). Ils ont publié plusieurs albums, pour la plupart d’excellente facture, et notamment "Live! At the King Club" en 2002, "Black knight fallin'" en 2003, "The royal treatment" en 2006, "Cuttin' heads at the Cuda Café" en 2009 et "I 94 Blues" en 2010. Sans oublier "Holler and stomp", un elpee qui marquait leurs débuts pour le label californien Blind Pig. C’était en 2011.

Les Kings ont décidé d’élargir davantage leur spectre musical et d’exploiter d'autres styles. Et plus seulement ceux inspirés par le Delta du Mississippi, la Louisiane et bien entendu Chicago. Pour atteindre son objectif, la band a reçu le concours de collaborateurs de calibre…

La slide de Joel Paterson ouvre "Blues fallin' down on me", un titre que le combo estime avoir concocté dans un style proche des Rolling Stones de l'époque Mick Taylor. Et le résultat est excellent. Joe chante et joue de l'harmonica. Les sonorités de l’orgue dispensées par Barrelhouse Chuck sont pourries. Elles rappellent bien les 70’s. Et cette impression revient sur l’indolent "My Tinai". Les CBK explorent également un autre filon qu’ils ont baptisé blues-a-billy, un terme puisé au sein des studios Sun de Memphis, sis entre le blues et le country rockabilly. "Black Toppin'" en est une parfaite illustration, une plage chantée par Oscar et soulignée par les percussions équestres de Buddy Eyes. Le timbre de Joe est nonchalant sur "Trying really hard", une piste paradoxalement remuante. Le saxophone de Jerry Devivo et les cordes insatiables de Joel entretiennent ce style jump. Il revient naturellement à Oscar de driver son "Oscar's jump", une piste tout en swing. La reprise du "Money, marbles & chalk" de Jimmy Rogers opère un retour dans le Chicago Southside, un morceau auquel participe Bill Flynn, un gratteur aussi subtil que notoire. L’elpee recèle deux covers de ‘classiques’. Tout d’abord le "Too late" de Willie Dixon, caractérisée par les interventions de Nosek à l'harmo ; et puis du traditionnel "Walking blues", au cours de laquelle, Paterson nous accorde une leçon de bottleneck. Plus rock, "I don't wanna fight" nous entraîne au cœur des bayous louisianais, une piste brillamment balisée par les ivoires de Barrelhouse Chuck. Oscar nous réserve une version bouleversante mais particulièrement dépouillée du "Tomcat blues" de Jerry West. Très expressive, sa voix nous remue les tripes. Le nerveux "Hot Biscuit boy" trempe toujours dans l'atmosphère moite des marais louisianais. Oscar, Joe et Joel conjuguent leurs talents pour délivrer ce superbe titre, imprimé sur un tempo proche de Jimmy Reed. Gimme some that" lorgne une dernière fois vers le blues-a-billy, une piste illuminée par les interventions habiles de la slide. De toute bonne facture, ce long playing s’achève par le "Run run run" de Lou Reed, un titre issu du premier album du Velvet Underground. Un boogie sans concession, mais étrange, qui met en exergue le talent et la créativité de Paterson…

 

Chinese Robots

Just Watch your Way (7 inches)

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Toujours à la recherche de petites perles indés ‘made in France’, le label Mind Riot publie sous la forme d’un vinyle, ce mois-ci, « Just Watch your Way », le nouveau single des Chinese Robots. Fondé en 2009, ce groupe parisien est drivé par PH Perromat. Et manifestement le leader et ses potes ont certainement beaucoup écouté la musique des années 90. En outre, l’influence de la scène belge est particulièrement prégnante tout au long de « Just Watch Your Way », le premier titre de ce ‘7inches’. On croirait même que le merveilleux et défunt Venus est ressuscité. Même la voix du chanteur me fait penser à celle de Marc Huyghens. Néanmoins, la solution sonore est ici pimentée de légers accents de noise et de cold-wave. Une belle réussite qui justifie à lui seul l’achat de ce très beau vinyle blanc… D’autant plus qu’en flip side, « Holy Dirt » propose un excellent morceau d’électro-rock endiablé…

 

Ronnie Earl

Just for today

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De son véritable nom Ronald Horvath, Ronnie Earl est un des plus grands guitaristes de notre époque. Que ce soit dans le domaine du blues, du rock, du jazz ou de la soul, cet écorché vif est un brillant technicien capable d’injecter dans son jeu une sensibilité autant massive que détonante. Il est à peine âgé de 60 balais. Ce diplômé de l'université de Boston a choisi d’embrasser une carrière musicale. En 1979, il entre dans le Roomful of Blues. Au sein de ce big band, il succède à une autre légende, Duke Robillard. Son aventure en solo lui permet de publier les excellents "Smokin'" et "They call me Mr Earl", en compagnie de Kim Wilson, préposé au chant et à l’harmonica. En 88, il fonde son propre groupe, The Broadcasters. Il est alors épaulé par le chanteur Darrel Nulisch et l’harmoniciste Jerry Portnoy. Au cours de cet épisode, il va graver toute une série de superbes elpees, ses derniers épousant une forme de plus en plus instrumentale. En octobre prochain, il célèbrera les 25 années d'existence de son groupe. Le line up actuel des Broadcasters réunit Dave Limina à l’orgue Hammond B3 et au piano, Lorne Entress à la batterie et Jim Mouradian à la basse. Les enregistrements ont été effectués en ‘live’, aux quatre coins de l'état du Massachussets, et le plus souvent au Regent Theatre d'Arlington.

"The big train" est un R&B qui nous plonge au cœur du Memphis, une plage au cours de laquelle l'orgue de Lumina domine les débats. Mais le blues opère rapidement un retour à l’avant-plan. A l’instar de l’indolent "Blues for Celie", une dédicace comme Ronnie les apprécie et en réserve sur chacune de ses œuvres. Son jeu est extrêmement fluide. Ses notes sont dispensées parcimonieusement, mais traduisent une sensibilité à fleur de peau. Dans le style, il est sans doute le meilleur. Et écouter une telle compo est un véritable régal pour les oreilles. C’est d’ailleurs lorsque le tempo est le plus lent qu’Earl est au sommet de son art. Il peut ainsi communiquer toute la tendresse et l'émotion qu’il éprouve. Et "Miracle" ainsi que "Heart of glass" en sont également de parfaites illustration. Le temps d'un boogie, il cède le relais de soliste à Dave Limina, qui titre son épingle du jeu aux ivoires sur "Vernice's boogie". Je vous l’avais signalé, Earl aime rendre hommage aux légendes du blues qui l'ont influencé. Il le réserve à trois gratteurs mythiques. Tout d’abord Otis Rush. Sur "Rush hour", morceau bien marqué par les interventions d’orgue, et caractérisé par la présence discrète d’un guitariste issu de Detroit. En l’occurrence Nicholas Tabarias, un jeune musicien âgé à peine de 22 ans. L’inoubliable soliste Howlin' Wolf, ensuite. Pour "Blues for Hubert Sumlin". Et enfin "Robert Nighthawk stomp", une piste qui honore ce pionnier de la slide guitare. Signé John Coltrane, "Equinox" trempe naturellement dans le jazz, et se singularise par d’exquis dialogues entre orgue et gratte. Encore une adaptation d’un standard du blues, "Ain't nobody's business", une composition popularisée par Freddie King. Ed et Tabarias se partagent le shuffle "Jukein". Le long playing ne recèle qu’une seule piste chantée. Un autre classique. Celui d'Etta James, "I'd rather go blind". Et cette mission est parfaitement assurée par la chanteuse blanche issue de Boston, Diane Blue…

 

Sena Ehrhardt

All in

Écrit par

Sena chante le blues, la soul et le funk. Son backing band est dirigé par son père Ed(ward), guitariste aguerri. La section rythmique réunit le bassiste Steve Hansen et le drummer Tim Hasler. Elle vit dans le Midwest américain, du côté de Minneapolis. Intitulé "Leave the light on", son premier album est paru en 2011. Son label, Blind Pig, croit fermement en elle. L'enregistrement de son second opus a été réalisé à Memphis, dans le Tennessee, sous la houlette du notoire Jim Gaines (Stevie Ray Vaughan, Santana, Luther Allison, Albert Collins, George Thorogood, ….) Le SE Band jouit d’une solide réputation en live, des prestations qualifiées d’incendiaires, qu’il accorde dans les clubs et festivals, outre-Atlantique.

"Buried alive" baigne dans un funk léger. Agréable, la voix féminine nous transporte vers un univers davantage blues rock. Daddy Ed enfonce ses pédales pour sa première sortie. Il a manifestement de l'expérience et de la bouteille. Place ensuite à la cover du "Cry to me" de Bert Berns. Solomon Burke l’avait traduite en hit. Les interventions d’Ed sont particulièrement subtiles tout au long "All in", un funk dansant. Coécrits par Tom Hambridge et Gary Nicholson, "I want to get you back" retourne au rock/blues ; et incontestablement, c’est dans ce registre que le paternel s'éclate et s’illustre le mieux. La voix de Sena colle parfaitement à cette atmosphère ‘rockeuse’. Célèbre slow blues, le "Cold cold feeling" de Jessie Mae Robinson avait été popularisé par Albert Collins. Sena chante passionnément. Ed injecte toute sa sensibilité dans son jeu proche de la quintessence de Stevie Ray Vaughan. "Live and learn" est un blues imprimé sur un tempo plus enlevé. Une plage bercée par le swing de la section rythmique au cours de laquelle Ed semble inspiré par cet élan jazzyfiant. "Man up" opère un retour dans le rock. Les petits éclats de voix dispensés par Sena se révèlent judicieux. Son timbre est empreint de sensualité tout au long des blues lents "Storm's coming" et "Baby Valentine". Le funk refait une dernière fois surface lors d’une adaptation rythmée de "So excited", une compo issue du répertoire de BB King. La six cordes de Mr Ehrhardt sonne comme la sublime Lucille, les changements de tempo à la clé! De toute bonne facture, cet opus s’achève par "Dreamin' or dyin'", une tendre ballade soul.

 

Midas Fall

Wilderness

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Midas Fall nous vient tout droit d’Ecosse. « Wilderness » constitue son deuxième album. En prenant connaissance de leur biographie, on apprend que le trio a notamment assuré les premières parties de groupes tels que Mono, We Were Promised Jetpacks ou encore 65daysofstatics. Concernant le dernier nommé, Midas Fall partage le même label, à savoir Monotreme.

Musicalement, il n’est dès lors pas étonnant de retrouver les grandes caractéristiques du post-rock : des arpèges étincelants se développant en de longs crescendos, une mélancolie omniprésente, etc, … Autre bonne surprise, le groupe ajoute circonstanciellement des éléments électroniques dans son expression sonore, un peu à la manière de 65daysofstatics ; et tout particulièrement sur « BPD ». Vu la description, les amateurs de post-rock devraient y trouver leur compte. Malheureusement comme c’est bien souvent le cas, il y a un MAIS. Et dans ce cas, ce MAIS se conjugue au féminin puisqu’il est provoqué par les interventions vocales d’Elizabeth Heaton. Dès l’instant où elle ouvre la bouche, tout l’édifice sonore mis en place par le groupe s’effondre. A l’instar d’Amy Lee, chez l’abominable Evanescence, elle laisse alors dégouliner son chant mielleux aux accents gothiques. Le pire, c’est qu’elle n’hésite pas à en rajouter une couche dès qu’elle en a l’occasion. On ne peut alors que constater les dégâts. Dommage !!!

 

Nightlands

Oak Island

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« Oak Island » constitue le deuxième album solo de Dave Hartley, le bassiste de War On Drugs. Ce multi instrumentiste de talent l'a enregistré comme le précédent ("Forget The Mantra") dans la chambre à coucher de son appartement philadelphien. Et cet exercice solitaire a bien du charme, livrant une dream-pop rétro très influencée par le soft-rock des 70's que l'on pourrait rapprocher des réalisations récentes de Gayngs et Disorder, la production léchée en moins, un soupçon de psychédélisme en plus.

Dave Hartley, en grand fan des Beach Boys, de Crosby, Still & Nash et de Simon & Garfunkel, aime les harmonies vocales. Il en use et abuse tout au long du disque. Dissimulant une tessiture somme toute assez banale sous une multitude d'effets, il s'ingénie à superposer les couches vocales (jusqu'à 300 sur le morceau "Nico"). Ces boucles, beaucoup de reverb, un zeste de sonorités electronica et des rythmiques légères créent une atmosphère souvent onirique. Mais quelques notes de trompettes au groove nonchalant et aux mélodies imparables et les accords classiques d'une guitare acoustique nous rappellent que le propos est résolument pop. Des morceaux comme le tubesque « I Fell In Love With A Feeling », le chaloupé « Born To Love » ou « So Far So Long » (sorte de rencontre improbable entre Magnetic Fields et Flaming Lips) sont d'ailleurs de vraies perles de pop aérienne. Une sereine nostalgie se dégage d’« Oak Island », comme une  rêverie adolescente, une invitation à un voyage imaginaire. Composé patiemment, en bon artisan, pendant deux ans et demi entre deux tournées des War On Drugs, il se révèle un agréable compagnon dans lequel on apprécie de se plonger en ces jours de torpeur estivale.

 

Orquesta El Macabeo

Salsa Bestial

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A quelques encablures de méritées vacances, l’insatiable maison barcelonaise Vampisoul a décidé de bouger son curieux curseur vers Puerto Rico d’où est originaire l’Orquestra El Macabeo, un ensemble salsa réputé pour son groove endiablé. Réunissant 12 membres, cette formation ne lésine pas sur les moyens pour véhiculer des messages sociaux engagés en se servant d’une expression sonore à la fois dansante et légère… « Salsa Bestial » est une sorte de ‘best of’ de leurs deux albums « Salsa Macabra » et « El Entierro ». Formé en 2008 par des musiciens qui militaient au sein de différents univers (punk, ska, hardcore ou encore reggae), Orquesta El Macabeo s’est autorisé un léger lifting pour revisiter un genre sacré en Amérique Centrale, afin de concocter la forme de Salsa la plus excitante du moment…

 

John Primer & Bob Corritore

Knockin' around these blues

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John Primer est un guitariste de couleur noire, originaire du Mississippi. Il a milité au sein des Blues All Stars de Willie Dixon, en 1979, puis du Muddy Waters Band jusqu'à la mort de la légende de Chicago, soit en 1983. Plus récemment, il a sévi au sein des Teardrops de Magic Slim, avant d’embrasser une carrière personnelle. Au cours de laquelle il a publié une bonne dizaine d'albums, dont plusieurs sur le label autrichien Wolf.

Bob Corritore est un harmoniciste de couleur blanche. Il est aujourd’hui âgé de 56 balais. Sa vie a basculé lorsqu'il a douze ans à peine et qu'il écoute Muddy Waters. Il devient d’abord un fan, puis décide de devenir lui-même musicien. Pour forger son expérience, il a beaucoup écouté Walter Horton, Junior Wells, Big John Wrencher et Carey Bell. En 1981, il émigre à Phoenix, dans l’Arizona. Dix ans plus tard, il ouvre son club, ‘The Rhythm Room’ qui existe toujours aujourd’hui, un club qui demeure incontestablement un des meilleurs aux USA. Son premier album remonte à 1999. Il s’intitule "All Star blues sessions" et est paru sur le label Hightone. Depuis, il a mis en boîte de nombreux autres elpees, sous son propre nom ou en collaboration avec d'autres musiciens. Il a signé chez Delta Groove.

Les enregistrements ont été opérés à Tempe AZ chez Corritore et à Chicago. Le duo est soutenu par d'excellents musiciens. Expérimentés aussi. La mise en route est exécutée suivant la grande tradition du Chicago blues ; en l’occurrence par "The clock" de Jimmy Reed, et sur la rythmique de ce dernier. Barrelhouse Chuck se réserve le piano. Bob souffle dans les aigus à la manière de Reed. Blues lent, le "Blue and lonesome" de Little Wlater nous plonge dans le mythique quartier sud de Chicago. Corritore démontre qu’il a bien assimilé le style de ce géant de l'harmonica. Primer est rejoint à la guitare par Chris James, et les interventions de se dernier ne manquent pas de charme. John se concentre sur la slide à la manière de son maître, Muddy Waters. Primer chante son "When I get lonely" au cœur d’une atmosphère plus traditionnelle, issue du Delta. Superbe Chicago shuffle, "Cairo blues" est issu de la plume du Texan Melvin ‘Lil Son’ Jackson. La version est parfaite, que ce soit le chant, l’harmo, le piano et les cordes de Billy Flynn. Quant à la section rythmique, elle est ici assurée par le vétéran Bob Stroger, de Beedy Eyes Smith. "Leanin' tree" lorgne vers le Chicago Westside. Corritore nous réserve un tour de force instrumental tout au long de "Harmonica Joyride", un morceau largement inspiré par Little Walter. Signé Robert Lockwood, "Little boy blues" est un autre blues lent. John martyrise sa slide sur le remuant "Just like I treat you" de Willie Dixon. Bob est intenable sur sa musique à bouche. Robert Kelton est un pionnier de la guitar jump blues. Le band en interprète son "Man or mouse", un shuffle au cours duquel les musicos démontrent toute leur cohésion et leur talent. Remarquable, cet elpee s’achève par le "Going back home" de l'incomparable Lightnin' Hopkins, un slow blues d’excellente facture, brillant même, au cours duquel la voix de Primer libère une fameuse dose d’émotion. Et s’il partage les cordes avec Chris James, l’harmonica et le piano sont une dernière fois à la fête!

 

Open’er 2013 : jeudi 4 juillet

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Une fois n’est pas coutume, une petite touche de géographie s’impose avant d’attaquer mon compte-rendu. L’Open’er festival se déroule à Gdynia, au (centre) Nord de la Pologne, en bordure de mer Baltique. Des vols low-costs relient Eindhoven ou Cologne à Gdansk (2 heures). Et la compagnie régulière scandinave vous propose même des vols à prix modérés vers Gdynia ou Gdansk, au départ de Bruxelles, avec escale en pays nordique (3 heures y compris cette escale). Seulement voilà, il faut s’y prendre à l’avance, et je ne reçois mon accréditation qu’après d’âpres négociations (merci à Johan), et moins d’une semaine avant le jour ‘J’ ! Je suis donc encore parti pour un long chemin de croix, et un nouveau voyage ‘à l’arrache’, en compagnie de deux acolytes. Après s’être levé à 4h30 du mat’, il a fallu combiner voiture, avion (via Varsovie), train (comptez 6 heures pour le trajet Varsovie-Gdynia), bus, tram et de longues marches, pour atteindre le site du festival. Soit le jeudi soir vers 20 heures. Mais si l’affiche s’aligne sur celle de Werchter, la desserte des lieux est bien plus organisée. Navettes de bus en permanence, débarquement des festivaliers à proximité de l’entrée du site, et surtout de grands espaces qui ne donnent jamais l’impression de devoir vivre dans une boîte à sardines. En fait, l’événement se déroule en bordure de l’aérodrome Kosakowo.

Ma soirée débute par la fin du set de Tame Impala. A l’instar de leur fameux clip « Elephant », le jeu de lumière est plutôt flashy et kaléidoscopique. Tout comme pour leur dernier album, « Lonerism », la musique oscille entre rock expérimental et psychédélisme. Un concert qui aurait gagné à se dérouler sous un chapiteau plutôt que sur ce podium central. La chaleur de l’après-midi a laissé place à des averses incessantes. Mais c’est surtout une pluie d’applaudissements qui s’abat en fin de parcours…

Les techniciens s’activent sur l’estrade (NDR : il n’y a que peu de temps mort entre chaque prestation). Deux grands pylônes d’éclairage à l’arrière de la scène forment un A et un M inclinés. Pas de doute donc, les Arctic Monkeys vont débouler sur les planches. Et l’entamer par un « Do you wanna know », issu du dernier opus. Enchaînant aussitôt par deux tubes qui remontent à leurs débuts, en 2007, « Brianstorm » et « Dancing shoes ». De quoi se rendre compte de l’évolution du groupe, en ‘live’, sur 5 ans. Un show beaucoup plus mature et posé, à l’image de son leader, Alex Turner. Un petit incident technique causé par la guitare durant « R U mine » ne perturbera même pas le déroulement minuté du concert.

Car les surprises, elles se dénichent ailleurs. Comme sur l’Alterklub stage, où Matisyahu termine sa prestation. Il s’est produit, il y a quelques jours, en Belgique, dans le cadre du Couleur Café. Et comme lors du festival bruxellois, l’ambiance y est plus conviviale. Quelques milliers de personnes assistent au spectacle, devant cette seconde scène en plein air, contre quelque dizaines de milliers sur la principale. La formation propose un savant mélange de reggae, dub et hip-hop. Les interventions du guitariste sont particulièrement solides ; il nous balance même des riffs capables de prendre le relais de la beatbox. Le leader, Matthew (Matisyahu en hébreu), nous réserve une véritable démonstration au chant, passant d’un registre à l’autre avec puissance et décontraction à la fois. En outre, l’aspect religieux (juif hassidique) n’est pas trop pompeux. Bref, un artiste à redécouvrir.

Mais il est déjà minuit, le moment choisi par Nick Cave pour s’emparer de la scène principale. Il a publié, il y a quelques mois un LP intitulé « Push the sky away », qui m’a laissé mi figue-raisin. Et le line up est aujourd’hui orphelin de pions majeurs, comme Mick Harvey et Blixa Bargeld, même s’il a été compensé par le renfort d’Ed Kuepper. Néanmoins, l’Australien va une nouvelle fois démontrer qu’il reste une bête de scène. En nous réserver un véritable best-of. Le quinquagénaire se dépense comme un beau diable. Il ne reste pas figé au milieu de l’estrade, et vient le plus souvent chanter en front-stage, auprès de ses fans. Il n’hésite pas à demander aussi à son auditoire quel titre il souhaite entendre. Lui répondant meme par un ‘OK, we’ll play “Red right hand” for you, it’s a song from the Arctic Monkeys’. De quoi clôturer sur une note humoristique, cette soirée déjà bien chargée, sachant que les jours suivants ne seront pas davantage de tout repos, pour les jambes et les oreilles.

 

Saint Alvia

Static Palms

Écrit par

Connu également sous le patronyme de The Saint Alvia Cartel, ce groupe est le fruit de la réunion entre des membres de principales formations d'emo-punk canadiennes (Grade, Boys Night Out, Jersey, The Video Dead). Les deux premiers albums sortis en 2007 et 2008 ont connu un certain succès dans leur contrée. Régulièrement diffusés sur les radios alternatives, ils ont en outre été nominés aux JUNO, les victoires de la musique locales. Depuis lors, ces habitants de Burlington (NDR : c’est dans l’Ontario) ont vu le départ d'un des deux membres fondateurs, Rob Pasalic (qui, en bon punk, a décidé de se consacrer à sa carrière d'avocat...), accueilli un nouveau bassiste et un claviériste, puis déploré le vol de leur van de tournée. Remis de toutes ces émotions, ils publient enfin leur troisième réalisation « Static Palms » dont le ton ne diffère pas radicalement des précédentes. Les morceaux restent assez conventionnels entre punk-rock/pop, classic rock (des Beach Boys à Aerosmith) et rétro-rock rappelant alors les Gaslight Anthem (formation régulièrement évoquée dans leurs interviews et avec laquelle ils ont d'ailleurs tourné). Ajoutez-y un zeste de blues, un chouïa de new-wave et un doigt de country et le tour est joué. Le tout est relativement varié, plutôt bien interprété, plaisamment chanté et produit sobrement par le renommé Greg Nori (Sum 41) mais votre serviteur a eu beaucoup de mal à trouver un réel intérêt dans ces compositions sans doute efficaces mais manquant cruellement d'originalité.

 

Cabaret Voltaire réédité.

Écrit par

« Red Mecca » l’album culte de Cabaret Voltaire sera réédité en vinyle, le 22 juillet prochain.

http://youtu.be/UZJXJjM2C3I

Red Mecca Vinyl Tracklisting

Side 1

A Touch Of Evil
Sly Doubt
Landslide
A Thousand Ways

Side 2

Red Mask
Split Second Feeling
Black Mask
Spread The Virus
A Touch Of Evil (Reprise)

 

Elmer Food Beat, les Rois du Bord de Mer…

Écrit par

Comme les rois mages en Galilée, les cinq garçons élégants et raffinés d’Elmer Food Beat sont de retour. Intitulé « Les Rois du Bord de Mer », leur nouvel album sortira le 14 octobre.

Autoproclamé le groupe le plus débile du rock français, Elmer Food Beat dévoile pour l’été le titre « Pamela » qui vient retrouver Daniela, Linda, Brigitte, Caroline et Jocelyne dans la longue liste des muses et héroïnes du groupe.

Les auteurs du « Plastique c’est Fantastique », « La Caissière de chez Leclerc » et de bien d’autres comptines poursuivent l’aventure en se servant de leur poésie habituelle sans oublier d’y injecter leur énergie communicative.

http://www.youtube.com/watch?v=ERZFm1gKEQ8&feature=youtu.be
http://www.facebook.com/pages/Elmer-Food-Beat-Officiel/153462324701824

 

Dear Eyes entre joie et tristesse.

Écrit par

Dear Eyes, c’est le pseudo d’un artiste français. Vaporeux, son premier Ep s’intitule « Happy sad », un disque au cours duquel, ce musicien joue sur les ambiances et les nuances pour concocter une pop teintée d’électronique. « Happy sad » nous entraîne même dans le clair obscur…

Pour découvrir le clip d’« Etretat », c’est ici

https://www.facebook.com/DearEyesMusic
http://www.noomiz.com/DEAREYES

 

La langue de Jo Harman…

Écrit par

Le 23 septembre prochain sortira « Dirt on My Tongue », le premier album de Jo Harman que la presse roots et blues encense déjà…

Elle se produira en live le 17 juillet au Swing Fest de Wespelaar. 

https://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=x_K9uQ3l88o

 

 

Le grand ‘déballage’ de Vitor Hublot…

Écrit par

Vitor Hublot a été définitivement classé ‘hors format’! Objectif : se faire entendre et comme il n’y a pas moyen de passer par les grands axes, continuer son chemin en prenant les routes de traverse…

Conclusion toute la discographie de Vitor Hublot sera en téléchargement gratuit sur le net !

Les cd, les inédits, la totale ! Et un morceau tous les 15 jours à partager…

Et pour commencer, "Je me fais du bien", reprise de Raphael Elig, sur le plaisir solitaire interprétée par Jacques Duvall & Isabelle Wery.

http://soundcloud.com/psoriadiscs/vitor-hublot-je-me-fais-du

 

 

Josh Ritter en tournée ‘unplugged’.

Écrit par

Josh Ritter se produira, en acoustique, le 5 novembre prochain au Botanique…

En attendant, vous pouvez toujours savourer « A Certain Light (Orange Street Sessions) » ici, histoire de vous donner l’eau à la bouche…

 

 

 

 

 

 

Le Bob Dylan belge ?

Écrit par

En partenariat avec l’Ancienne Belgique, ONE part à la recherche du nouveau Bob Dylan belge. Un artiste encore inconnu, capable d’inciter ses contemporains à agir grâce à la puissance d’une chanson de contestation.

Un concours dans le cadre d'une campagne globale auquel participent des artistes comme Arno, U2, Sting, Angelique Kidjo, Cali, Mumford and Sons & Elvis Costello, Tiken Jah Fakoly, Dominique A, Tal, Ed Sheeran, Tryo et Kenzah Fara.

Le gagnant du concours aura la chance de pouvoir enregistrer cette chanson dans le studio de l’Ancienne Belgique. Sa vidéo sera mise en ligne sur le site web d’ONE et figurera à côté de celles de stars du monde entier. Enfin, il sera invité à se produire au Festival Feeërieën à Bruxelles.

Pour en savoir plus sur ce concours, visitez http://act.one.org/survey/brussels_music_competition

http://www.abconcerts.be/fr/projets/p/detail/feeerieen-2013?utm_source=template-16-12-2025&utm_medium=email&utm_campaign=abpersm

 

Couleur Café 2013 : dimanche 30 juin

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Carton plein pour le festival Couleur Café qui à son terme peut se targuer d’avoir écoulé tous les sésames disponibles. L’événement bruxellois a réussi à rassembler 27 000 personnes par jour, malgré une affiche plus sexy sur papier qu’en pratique. Et le soleil, invité surprise de la veille, reprend également ses quartiers au-dessus de la capitale, de Tour & Taxis, du Titan et des artistes qui y défilent. Mais les véritables gagnants de la soirée, c’est sous un chapiteau Univers surchauffé qu’on va les dénicher.

Pas de pieds de plombs aujourd’hui. Le choc de la nouvelle configuration des lieux, et de la dénaturation intégrale du bar ‘Papafoufou’ auquel j’ai prêté mes services des années durant, est enfin amorti. Je me rends donc, avec un plaisir certain, vers le chapiteau Univers pour y découvrir le Mos Def nouveau, celui qui se fait désormais appeler Yasiin en privé, depuis qu’il a trouvé la foi. Le sympathique préposé au vidéoclub de « Be Kind, Rewind » est pour la circonstance accompagné du Robert Glasper Band. Une fusion lumineuse de Jazz et Hip Hop, qu’écoute religieusement un public manifestement captivé par l’union du flow du rappeur et des envolées de saxo de son compère. Tout comme Xavier Rudd la veille, on ne pouvait pas espérer mieux comme entrée en matière.

Après cette mise en bouche fort agréable, les festivités se poursuivent du côté du Titan où Calexico monte en selle. Le soleil et les tubes hispano-ricains d’un Joey Burns grisonnant et de son équipée font bon ménage. L’ingé son de la scène principale est toujours dans le coma, mais l’assemblée clairsemée sur les flancs permet à votre serviteur de se glisser un peu plus près des Arizoniens, histoire de profiter correctement des superbes « Victor Jara’s Hands », « Crystal Frontier », « Para » ou des jolies reprises de « Guns Of Brixton » et « Alone Again Or… » Un premier passage à Couleur Café qui aurait pu (ou dû) rameuter largement plus de monde que celui présent devant l’estrade.

Petite modif’ dans la prog. Ou grosse, pour les fans de Patrice. Pas encore arrivé, le Teuton ? Quoi qu’il en soit, le set prévu à 21h45 sur le grand podium est déplacé à la ‘Move’ à… minuit. De quoi faire grincer les dents de ses aficionados. Pour le remplacer, Salif Keita, originellement prévu également sur la deuxième scène plein air. Mais à peine un petit quart d’heure après le début de la prestation du Malien, on observe un exode impressionnant vers l’Univers.

Et le chapiteau est littéralement pris d’assaut. Les Freeks sont là. Univers déborde comme il a rarement débordé. A l’image du Dance Club du festival Pukkelpop, en 2010. Parce que le collectif Die Antwoord était très attendu. S’il avait pu aisément combler la grande scène, au moins les Sud-Africains ne souffriront pas d’une qualité sonore approximative. Et c’est à plein volume que DJ Hi-Tek dégaine son intro « DJ Hi-Tek Rulez » devant un parterre de surexcités. Yo Landi Vi$$er et sa voix de crécelle le suit de très près sur un « Fok Jullie Naaiers » au cours duquel Ninja débarque afin de poser son rap. Suivent des « Wat Pomp », « Fatty Boom Boom » et autres « Rich Bitch » qui font monter la pression. Le duo et leur DJ assurent le show, danseuses, décors et bizarreries incluses. A l’heure du combo « Baby’s On Fire » et « I Fink U Freeky », le constat est simple : Die Antwoord est un rouleau compresseur qui écrase et soulève tout sur son chemin. Un petit « Enter The Ninja » vient clôturer le spectacle et calmer les esprits pour la dernière ligne droite du festival. Niveau ambiance et affluence, Die Antwoord s’en sort plus que haut la main, ce dimanche.

Une très petite touche de CeeLo Green, sans costume extravaguant, pour achever la 24ème édition de Couleur Café, du côté de la grande scène. Accompagné d’un live band et de danseuses-aguicheuses, le ‘LadyKiller’ d’1m60 max ouvre les hostilités par un « Bright Lights, Bigger City » et sa version du « Need You Tonight » d’INXS, détruits par la sono. Je n’attendrais donc pas de voir Selah Sue débarquer sur les planches (comme elle avait fait la veille pendant la prestation de Wyclef Jean et quelques minutes auparavant du côté de son acolyte Patrice) pour « Please » et prends la poudre d’escampette immédiatement après sa reprise plutôt moyenne de « Let’s Dance » de Bowie.

Ainsi donc s’achève la mouture 2013 du festival bruxellois qui, de mon point de vue, a perdu énormément en charme et en convivialité, en l’espace de 3 ans. Sans oublier les prétentions solidaires des premières années, repoussées au loin, dans la cabane au fond du jardin. Les pages du dernier weekend de Juin 2014 risquent fort de rester vierges dans mon agenda.

Mais ne jamais dire ‘jamais plus’ !

(Organisation Couleur Café)

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