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Le rire de Will Paquin

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King Howl Quartet

King Howl Quartet

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Entre le blues et le rock, voire le hard rock, la frontière est parfois ténue. Les styles se ressemblent, se rassemblent, et pour peu que les groupes qui le pratiquent fassent preuve de talent et d’imagination, le résultat peut s’avérer explosif ! King Howl Quartet appartient clairement à cette catégorie. Mais si le quartet est différent des autres, c’est parce qu’il est avant tout un blues band, très largement influencé par le rock, certes, mais le blues avant tout.  De la construction des morceaux à la place réservée au chant en passant par les solos, tout nous ramène au blues, tel qu’on le pratique historiquement dans le delta du Mississipi. Par contre, l’énergie libérée, la puissance de la section rythmique, le chant et l’attitude des musicos sont fondamentalement rock. Un rock solide et très plaisant. L’ambiance qui règne tout au long de l’elpee est très live ; ce qui le rend plus digeste. Naturellement de bonne facture, c’est un vrai instant classic. Imaginez John Lee Hooker invitant AC/DC à taper le bœuf, et vous aurez une idée de l’expression sonore proposée par les Sardes. On pense aussi parfois à des formations plus contemporaines, comme les Rival Sons ou The Virginmarys, voire Clutch dans une certaine mesure, pour le groove irrésistible qui dynamise toutes les chansons de ce long playing particulièrement réussi. Et je ne pense pas me tromper en décelant, en guise de cerise sur le gâteau, un côté desert / rock / stoner de très bon aloi sur « My Lord ». La fusion des genres imaginée par le quartet est simplement brillante et savamment dosée tout en affichant une personnalité propre. Jalonnant l’opus de quelques reprises (« John The Revelator », « Trouble Soon Be Over »), le band entérine ses racines blues et démontre qu’il est capable de se réapproprier les standards avec une aisance qui force le respect.

 

Marvin

Barry

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On imaginait mal Marvin publier un album de la trempe de « Hangover The Over ». Une mission que la plupart des médias jugeaient impossible, tant le précédent elpee était remarquable, proche de la perfection. Et pourtant, le band montpelliérain l’a fait.

Ce « Barry » est aussi dense qu’énergique. Intense que jouissif. Derrière les mannettes, on retrouve Vincent Robert d’Electric Electric qui sait parfaitement ce que le mot ‘puissant’ veut dire. L’album s’ouvre par « Tempo Fighting », un morceau magistral sculpté dans le rock. Les riffs de guitare sont incisifs et efficaces. Un bel aperçu de la suite des événements. Marvin continue de chercher le parfait équilibre entre math-rock et krautrock. Dans l’esprit de Trans Am. Pourtant, si sur leur précédent elpee, le trio se plaisait à varier les tempos et à enchaîner les riffs, tout au long de « Barry », il n’hésite plus à poser des ambiances. Tout en ne dérapant jamais dans l’expérimentation gratuite, il parvient à concilier recherche, bon goût et accessibilité. D’ailleurs, « As Noise As Possible » lorgne vers la pop. A cause de sa structure de compo. De la ligne de chant également. Une nouvelle facette abordée par le band.

Etincelant, « Barry » mérite déjà une place parmi les meilleurs albums de l’année. 

 

Oneirogen

Kiasma

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« Kiasma » constitue la seconde œuvre d’Oneirogen, le projet de Mario Diaz de Leon, un opus qui devrait ravir les amateurs de musique sauvage, sombre et absconse, à la fois… Sur les traces du drone de SunnO))), ce New-yorkais tisse de longues compositions en se servant de métal, noise, doom et électro ambient. Les lignes de guitare sont cotonneuses et le nappes de synthés torturées. Ne cherchez pas de mélodie au sein de cette expression sonore, les compos se contentent d’alimenter des climats lourds, malsains, apocalyptiques, cauchemardesques, susceptibles de sonoriser des films comme comme ‘Prometheus’ de Ridley Scott voire les ‘Giallo’ de Dario Argento… Et rien que les titres des plages (« Mutilation », « Pathogen »), …) vous donnent une petite idée de l’atmosphère qui règne tout au long de cet elpee. Que les non initiés au genre risquent fort de taxer d’inaccessible, d’exaspérant voire de pénible. Si vous n’êtes pas cinéphile, choisissez l’adjectif qui vous conviendra le mieux…

 

Bosnian Rainbows, nouveau super groupe ?

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Réunissant Teri Gender Bender (Le Butcherettes), Nicci Kasper (Kudu et KRS-ONE), Deantoni Parks (The Mars Volta) et Omar Rodriguez Lopez (The Mars Volta et At the Drive-In), Bosnian Rainbows a vu le jour l'année dernière par hasard dans un studio à Hambourg. Les quatre musicos étaient, au départ, venus pour répéter les chansons de l'album d’Octopus Kool Aid, en vue de sa prochaine tournée européenne…

Mais il est vite devenu évident que quelque chose se passait entre eux… et Bosnian Rainbows est ainsi né !

Les chansons ont été composées principalement pendant la tournée européenne, testées en direct et ensuite mises en forme par Johann Scheerer (également producteur de groupes tels que Faust ou Gallon Dunk).

La sortie de cet elpee est prévue pour le 24 juin 2013 !

https://soundcloud.com/clouds-hill/sets/bosnian-rainbows

Tracklisting

1.   Eli
2.   Worthless
3.   Dig Right In Me
4.   The Eye Fell In Love
5.   Cry For You
6.   Morning Sickness
7.   Torn Maps
8.   Turtle Neck
9.   Always On The Run
10.  Red
11.  Mother, Father, Set Us Free

https://www.facebook.com/BosnianRainbows
https://twitter.com/BosnianRainbows

 

Scarecrow, quelque part entre blues et hip hop…

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Scarecrow est une formation toulousaine. Leur univers sonore est le fruit de la rencontre entre le blues et le hip hop.

Sur la trame de fond bien groove de la basse de Jamo et de la batterie de Pap's, Slim Paul, le guitariste, et Antibiotik, le scratcheur/rappeur mêlent deux langues, deux cultures et deux instruments que rien n'attirait à priori.

Autoproduit, leur album « Devil and Crossroads » s’est vu offrir une nouvelle édition avant que la formation ne se produise, ce 23 juin, à L'Entrepôt à Arlon.

www.blueshiphop.com

‘Du blues à la limite du rock'n'roll enrichi d'un phrasé hip hop avec un scratcheur fou par-dessus... je me suis dit que ces gars avaient mis le doigt sur une recette qui pourrait s'avérer magique!’ - Radio Nova

 

Nouveau single pour Steak Number Eight

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La formation belge Steak Number Eight vient de publier un nouveau single. Intitulé « Cryogenius », il ouvre le dernier album qui a reçu une excellente critique dans les médias… 

http://gentlepromotion.us6.list-manage2.com/track/click?u=640c0aeb1c&id=ed4237cc9d&e=2bcf7049d3

 

Yann Destal veut rester lui-même

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C'est au sein du duo Modjo, à la grande époque de la French Touch, que Yann Destal a opéré son entrée sur la scène de la pop française. En publiant notamment le tube « Lady ».

Après avoir gravé un premier album en solo intitulé « The Great Blue Scar », le songwriter embraie par un nouvel opus ce 10 juin prochain, baptisé « Let Me Be Mine ».

Un elpee qui multiplie les clins d’œil, et notamment à Ennio Morricone, David Bowie, Michel Polnareff, Fleetwood Mac et les Beatles dont le titre « Oh ! Darling » est repris ici.

Influencé par les musiques des années 60 et 70, « Let Me Be Mine » est partagé entre ambiances très rock, psychédéliques et des constructions harmoniques dont vous pouvez découvrir le premier extrait « Walk with Me » ici :

http://www.youtube.com/watch?v=M12ZVyHWYi0

http://www.youtube.com/watch?v=FNLEuvQ1w5s

http://www.youtube.com/watch?v=kztxHBONA_M

https://soundcloud.com/yann-destal-1

Tracklisting

1- Let Me Be Mine
2-You Know Me
3- Feel It
4-Rise and Fall
5- Our Child
6- Walk With Me
7-Oh Darling
8-Need You So
9-Like Heaven
10-Life it Goes On
11-I’m Away
12-Stay By Me

http://www.yanndestalmusic.com
http://www.noomiz.com/YannDestal

 

Julianna Barwick sur une « Nepenthe » ascendante…

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La musique de Julianna Barwick trempe dans l’ambient. Son nouvel album, « Nepenthe » a été enregistré en Islande. Il sortira ce 20 août. L’Américaine se produira aux Feeerien le 28 du même mois.

« Forever », un premier extrait de cet elpee a été posté par Pitchfork ainsi qu’un trailer.

http://t.ymlp277.net/mwqwjavayuwsavaesuazauq/click.php

http://t.ymlp277.net/mwqwmazayuwsalaesuapauq/click.php

http://www.abconcerts.be/nl/concerten/p/detail/julianna-barwick-jan-swerts-28-08-2013

Track Listing

Offing
The Harbinger
One Half
Look Into Your Own Mind
Pyrrhic
Labyrinthine
Forever
Adventurer of the Family

Crystal Lake
Waving To You

 

Muse sur le sentier de la guerre…

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C’est officiel, Muse participera à la bande son du très attendu film « World War Z », long métrage qui mettra notamment en scène, Brad Pitt !

http://www.youtube.com/watch?v=sObfVQoD9wM&feature=youtu.be

 

Neil Young

Rock’n’roll is not dead

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La route qui nous conduit à Forest National est toujours aussi pénible. Dès l’entrée de Bruxelles, on est confronté aux ralentissements et bouchons rituels. Et pourtant, nous sommes un samedi soir. Mais, c’est vrai, il y a Neil Young qui se produit dans cette grande salle. Oui, je suis demeuré un grand aficionado du ‘loner’, mais le gigantisme, ce n’est plus ma tasse de thé. Et le prix des places a de quoi effrayer, même les plus grands admirateurs de l’artiste. Néanmoins, mes amis néerlandophones, Sam et Johan, respectivement collaborateur de longue date et rédac’chef du website pour le Nord du pays, m’ont convaincu de les accompagner. Bien sûr, le Canadien va encore revenir chez nous pour participer à plusieurs festivals cet été ; mais il commence à prendre de l’âge (NDR : il est né le 12 novembre 1945, donc approche les 70 balais), et il n’est pas sûr qu’il reparte encore pour de si longues tournées…

Lorsque nous débarquons dans l’hémicycle, Los Lobos a déjà entamé son set. Pas des néophytes, puisque le band s’est formé en 1973. Et le sextet tient la route, même si on se rend compte qu’un endroit comme l’AB serait certainement plus adapté à leur style de musique, fruit d’un cocktail de rock, rhythm’n’blues, country, tex-mex et conjunto. N’empêche, pour un supporting act, c’est du solide. Et le groupe recueille un accueil chaleureux de la part d’un public plus que nombreux. Tiens, petite remarque, la voix de David Hidalgo, me fait penser, ce soir à celle de Stevie Winwood, détail qui m’avait toujours échappé sur disque.

Avant que ne débute le set de Neil Young & Crazy Horse, on remarque la présence de quatre énormes caisses rectangulaires, sur l’estrade. Deux verticales et deux horizontales. Elles doivent certainement abriter le matos du groupe. Deux écrans sont disposés de chaque côté de la scène. Mais reconfigurés en écrans TV à la mode sixties. Une excellente initiative, car vu l’assistance, et la distance qui nous sépare du podium, on ne distinguera pas toujours très bien les musicos. Votre serviteur ne mesure pas non plus 1m90. Dès lors, on apprécie cette configuration…

Une équipe de techniciens s’affaire sur les planches. Certains sont vêtus de tabliers blancs. On dirait des savants fous. D’autres, portent des salopettes bleues, et sont coiffés de casques rouges, comme sur un chantier de construction. Tout ce beau monde semble se chamailler. Belle mise en scène. Puis les hommes casqués commencent à relever les caissons pour laisser apparaître les immenses enceintes ‘Fender’. Les musiciens débarquent enfin et se mêlent à la cohue. Pas très longtemps, car soudain, la ‘Brabançonne’ retentit. Et tous ces acteurs s’alignent face au public en portant la main droite sur le cœur. Neil, en tenant son chapeau. Manifestement, ils sont au courant de l’engouement suscité par les Diables Rouges, la veille, lors de leur victoire face à la Serbie. Un petit couac quand même. Si un grand étendard est déroulé à l’arrière, ce n’est pas aux couleurs de la Belgique, mais un hybride entre celui de la France et des Pays-Bas. Connaissant la rivalité qui existe entre ces deux pays et le nôtre, dans le domaine du football, le flop est diversement apprécié. On ne va pas non plus en faire une affaire d’état ; m’enfin, c’était quand même pas la lune de se procurer un drapeau adéquat…

Sur les planches, Neil est soutenu par Frank Sampredo à la seconde gratte ainsi que Billy Talbot à la basse et Ralph Molina aux drums. Ce dernier, la casquette vissée sur la tête paraît un peu écrasé entre les énormes haut-parleurs.

L’an dernier, Neil avait commis deux elpees, dont le remarquable « Psychedelic Pill ». Ce soir, il va en reprendre trois plages. Le titre maître, une version phénoménale de « Ramada Inn » et une autre tout aussi remarquable de « Walk like a giant ». Caractérisé par son sifflotement contagieux, ce morceau constitue certainement un des sommets du concert, la compo s’achevant dans une véritable éruption noisy, digne de Sonic Youth. A cet instant, on pense vraiment que le groupe va enchaîner par « Like a Hurricane ». Ce ne sera pas le cas. Car le plus paradoxal, c’est l’absence de chansons vraiment phares, au cours de ce set. Deux inédits quand même. Tout d’abord « Hole in the sky ». Une intro dantesque. Des tas de sachets en plastique et des détritus volent sur scène. L’intensité électrique est alors à nouveau à son paroxysme. Car manifestement, vu le volume sonore dispensé, un trou a dû se former dans le ciel. Autre nouveauté, « Singer without a song », interprété au piano, moment choisi par une demoiselle pour déambuler sur l’estrade, sans trop savoir où elle aurait pu poser son instrument, qu’elle trimbale dans une housse. Une reprise, le « Blowin’ in the wind » de Dylan, que Neil aborde seul à l’harmo et à la sèche, pendant que le logo du festival de Woodstock, apparaît en arrière-plan. Précédé par « Comes a time », quand même, sous la même configuration. Mais surtout des compos qu’on n’a plus l’habitude d’entendre. Comme « Fuckin’ up », moment au cours duquel les musicos se marrent comme des baleines. Ou « Welfare Mothers », un extrait de « Rust never sleeps ». Surprise, le tracklisting épingle une compo datant de son séjour chez le Buffalo Springfield, « Mr Soul » (NDR : elle remonte quand même à 1967 !), et en rappel, le titre maître du premier opus de Neil Young & Crazy Horse, « Everybody knows this is nowhere » ainsi que « Roll another number », issu de son elpee le plus ténébreux, « Tonight's The Night ». Quand aux deux premiers titres du concert, « Love and only love » et « Powderfinger », ils ont immédiatement donné la coloration du set : très électrique. Et le rythme tribal, offensif, colle toujours autant aux racines indiennes de Neil. Pas de trace cependant de « Cortez The Killer », « Like a Hurricane », « Cowgirl in the Sand » ou « Down by the river », mais bien de « Cinnamon girl » et d’une version apocalyptique de « Hey hey, my, my (into the black) ». Mais pas de quoi se plaindre, car en plus de 2h30 de concert, Neil Young et ses potes ont vraiment tout donné ce qu’ils avaient dans le ventre.

Le lightshow ? Simple et efficace, il s’est surtout focalisé sur les enceintes, soit sous une forme psychédélique ou tout simplement ludique, un peu comme les images des flippers conçus au cours des années 70.

Bref, votre serviteur était aux anges, quand il a quitté Forest National. Et dans sa tête, il chantait encore ‘Hey, hey, my, my’. Le rock’n’roll n’est pas mort et Neil Young en est la preuve irréfutable…

 

 

Simian Mobile Disco

Live

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11 mois, quasi jour pour jour, après la publication de leur excellent troisième LP « Unpatterns », James Ford et James Shaw, AKA Simian Mobile Disco, délivrent une nouvelle preuve de leur savoir-faire. Et pour cause, ‘live’, leur disque combine d’une traite quelques-uns des meilleurs morceaux de la discographie du duo. Quand ils ne produisent pas des tubes mondiaux ensemble ou en solo (les plus récents sont « Don’t Save Me » de Haim et « People Help The People » de Birdy, ainsi que des participations aux derniers Bat For Lashes, !!! et Little Boots), les Londoniens balancent du lourd, comme ce « Live », enregistré fin 2012, en Philadelphie. En une seule prise et sans chipotage post-enregistrement, siouplé !

En près de 70 minutes, Simian Mobile Disco ne fait qu’asseoir sa réputation de rouleau compresseur electro. A l’instar de leurs pérégrinations studios, le duo privilégie, sur les planches, les mélodies subtiles qui font triper aux beats putassiers nauséabonds. On note même quelques instants de grâce, et notamment les divins « Cerulean », « Sleep Deprivation », « Seraphim » et « Wooden ». Et, forcément, d’alléchantes invitations à se secouer l’arrière-train (« Aspic », « It’s The Beat », « Put Your Hands Together »). 

Grand laissé pour compte de ce « Live », « Temporary Pleasure », dont le souvenir n’est assuré ici que par « Cruel Intentions », interprété par Beth Ditto. A juste titre, tant le second LP du duo était anecdotique. Ce qui permet à Simian Mobile Disco de forger une setlist solide, sans temps mort. Un « Live » sans fioriture très chaudement recommandé aux aficionados du genre.

A voir, à vivre, lors de la prochaine édition du festival de Dour, le samedi 20 juillet

 

 

 

Walk Off The Earth

R.E.V.O.

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Walk Off The What ?? En réceptionnant le premier LP de Walk Off The Earth, je n’ai pu m’empêcher de lever un sourcil. D’autant plus que le CD affiche fièrement un sticker annonçant que « R.E.V.O. » contient le ‘Worldwide hit cover’ du « Somebody That I Used To Know » de Gotye. Worldwide Hit… Ok… Loupé, le coche.

Une petite recherche sur le net m’apprend que la formation, de confession canadienne, s’est fait connaître du public en publiant sur la toile des clips videos ‘fait maison’ de reprises. C’est donc en visionnant un extrait de la vidéo du tube de l’Australo-belge, réinterprété à dix mains sur une seule guitare acoustique par les cinq gaillards, que le franc est tombé. Non, je n’étais pas passé à côté de ce pseudo-phénomène. Une énième sensation youtubesque... Et à l’écoute de « R.E.V.O. » (initiales de ‘Realize Every Victory Outright’), le verdict se confirme.

Instantané, anecdotique, le troisième –oui, troisième– LP de Walk Off The Earth surfe sur une vague en pleine réfraction. Le quintet ne propose rien d’autre qu’un pop-rock suranné ou copié/collé (« Shake » qui sonne comme du Avril Lavigne, « Summer Vibe » et son air volé à Jason Mraz, « Speeches » largement inspiré par Mumford & Sons, …) Sans compter un chant plutôt approximatif (le massacre du hit de Gotye).

Les Canadiens de Walk Off The Earth ont forgé leur réputation sur de l’imitation et ne semblent guère pouvoir (ou vouloir) s’en détacher. Un défaut propre à la génération Youtube et au mimétisme perpétuel que le réseau social engendre. Next !

 

Wild Belle

Isles

Écrit par

Wild Belle ou la petite pépite ensoleillée venue de nulle part. Quelques mois après avoir pointé le bout de son nez sur la blogosphère grâce à un (très) court Ep dont seront extraits deux singles imparables (« Keep You », « It’s Too Late »), le duo frangin-frangine Bergman délivre son premier rejeton. « Isles » est le disque estival en puissance, amalgamant délicatement des mélodies dub, reggae, soul et pop.

Sans jouir du même engouement que pour des Haim, Boy, Daughter ou CHVRCHES, les Chicagolais Elliot et Natalie Bergman proposent onze compositions les pieds dans le sable, entre des « Keep You », « Take Me Away » et « It’s Too Late » boostés par un saxo terriblement accrocheur ou un « Twisted » afro-pop que Vampire Weekend ne renierait pas, ainsi que des languissants « Happy Home », « June » et « Love Like This ». Et lorsque Natalie s’épanche sur l’épaule de son frangin pour se plaindre de ses histoires de cœurs sur « Another Girl » (‘Didn’t I Treat You Right ? I’m just another girl, another one…’), celui-ci en profite pour prendre une seule et unique fois le micro et endosse joliment le rôle de grand frère pour lui répondre ‘He’s not good for you, I told you so…’ sur une mélodie forcément insulaire, forgée au Casio (« When It’s Over »).

A défaut d’avoir le soleil au-dessus de nos têtes, autant en avoir à fond dans les oreilles. Et les petits ilots musicaux de Wild Belle en regorgent de bout en bout.

 

Biffy Clyro

Opposites

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En quelques années, Biffy Clyro a un peu perdu de sa superbe. Suite au succès énorme de « Puzzle », leur quatrième opus, Simon Neil et les frères Johnston on vu leur public gonfler à vue d’œil, notamment grâce à une puissante réputation live. La discographie quasi impecc’ du trio a pourtant été enrichie de deux nouvelles additions, certes efficaces, mais assez linéaires. « Only Revolutions », publié en 2010, recelait encore quelques pépites du genre. Quant à « Opposites », leur sixième LP, il tente tant bien que mal d’amalgamer le meilleur des travaux du trio, sans jamais atteindre l’état de grâce. De « Different People » à « Picture A Knife Fight », en passant par « Black Chandelier » ou les furieux « Stingin’ Belle » et « The Joke’s On Us », Biffy Clyro n’étonne plus.

Les riffs sont toujours aussi accrocheurs et les refrains forcément taillés pour les stades, mais « Opposites » est bien trop semblable au précédent essai pour être intéressant de A à Z. Même si certains morceaux sont ponctuellement parvenus à m’extirper de la torpeur au sein de laquelle le disque m’a plongé (« Spanish Radio », « Victory Over The Sun », « Modern Magic Formula »). Et si la cible est atteinte, les Ecossais manquent tristement de se renouveler. On les attendra donc discrètement au tournant lors de la publication de leur septième opus.

« Opposites » existe en version ‘Deluxe’ et réunit pas moins de 21 titres. Mais la ‘standard’ découpée en 14 plages se suffit largement à elle-même. Côté agenda, Biffy Clyro sera sur les planches de Rock Werchter le jeudi 4 juillet.

 

Born Ruffians

Birthmarks

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C’est en 2008, que ce combo canadien a été consacré véritable petite révélation indie. A cause de ses hits imparables « Little Garçon » et « This Sentence will Ruin/Save my Life ». Par la suite, la formation a quelque peu marqué le pas. Notamment en publiant, « Say It », un 3ème album bien pâle. C’était en 2010. Born Ruffians est de retour, et leur nouvel opus « Birthmarks » souffle le chaud et le froid. Car si les élucubrations de Luke Lalonde sont encore susceptibles d’accoucher de pépites pop irrésistibles (« Needle », « Ocean’s Deep »), sa voix nasillarde rappelant celle de Gordon Gano (Violent Femmes), le band se trompe d’histoire d’amour lorsqu’il lorgne vers le territoire de… Kayne West ou le laboure de relents hip hop autotunés (« So Slow »). Dommage, car dans l’ensemble ce « Birthmarks » s’avère beaucoup plus agréable à écouter que le précédent. Pas trop difficile quand même, parce qu’il était à la limite du soporifique.

L’entame du long playing est excellente. Malheureusement, l’intensité faiblit au fil du sillon. Si Phoenix et The Strokes se sont débrouillés pour ne pas tomber dans le mauvais goût, en concoctant des albums plutôt racoleurs (NDR : leurs derniers en date !), les musicos de Born Ruffians ne semblent pas en mesure de faire passer la pilule, sans l’avaler de travers. Le falsetto ridicule adopté sur « Never Age », la triste copie des Versaillais remise sur « Permanent Hesitation » ou de Vampire Weekend sur « With her Shadow » en sont de parfaites illustrations. En outre, ces pistes ne laissent rien augurer de bon pour le futur, surtout si le groupe devait continuer à emprunter cette voie. Mais leur cause est toutefois loin d’être perdue ; car leur sens mélodique est demeuré intact. Espérons simplement que les derniers instants de « Birthmarks » ne constituent pas les premiers signes d’une maladie incurable…

 

Carl Roosens

La Paroi de ton Ventre

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Mais que se cache-t-il au sein des étranges boîtes de Carl et de ses mystérieux acolytes masculins ? Un léger voile avait été levé lors de leur très belle prestation accordée lors des dernières Nuits Botanique. Mais ce nouvel elpee nous procure une réponse plus plausible à nos questions. 

En 2008, Carl Roosens avait publié « Où Poser des Yeux ? », une première collection d’histoires sombres relatant le destin de personnages détraqués voire inadaptés, contées avec un sens inné de la poésie du désespoir. Sur « La Paroi de ton Ventre », le jeune Belge poursuit son chemin en compagnie de ses vaillants Hommes-Boîtes. Un nom inspiré d’un héros mis en scène par l’auteur japonais Kôbô Abé qui, réfugié dans une boîte à carton, observe la société au sein de laquelle il est censé vivre. Une description qui sied à merveille aux textes subtils et éclairés de Carl. A l’aide de Noza et de son groupe, le Belge parvient à créer une atmosphère belle et dérangeante à la fois, entre beats neurasthéniques (« Perdre la Langue »), envolées légèrement noisy (« Noyau »), lyrisme d’un orchestre désespéré (« Autour du Lac ») et percussions arythmiques (« Caméra Froide »). Dans un registre vocal proche du Slam de Grand Corps Malade mais avec la radicalité des textes de Michel Cloup ou de Mendelson… Déprimant, ténébreux et mélancolique, son hip-hop nous plonge dans un univers décalé et unique, au sein duquel il est bon de se perdre, mais pas trop longtemps sous peine de ne pas en revenir…

Le 22 juin aux Fêtes de la Musique à Namur et Charleroi.

 

Girls Names

The New Life

Écrit par

Une nouvelle vie, tout du moins une nouvelle ère s’ouvre ici sur « Portrait » et s’achève par « The New Life », pour ces trois Irlandais. Plongés très jeunes dans les brûlots Pop de leurs parents respectifs, ils se sont très tôt parés des sombres tenues vestimentaires de leurs aînés New Wave.

En résulte un second album différent du premier, moins évident, mais magistralement orchestré par une batterie martiale, parcouru par le chant grave et éthéré de Cathal Cully, secoué par une basse piquée à l’oncle Gallup, et parsemé de cordes de guitares noyées de Chorus.

Un pont de marbre entre les mélodies de Cristal Stilts et les fleurs fanées des Pastels, entre les tombes fleuries du mal-être juvénile des Smiths et un certain romantisme balayé par l’écume des jours.

Et le tout est saupoudré d’une touche de nonchalance irrésistible qui donne à cet opus des allures d’œuvre majeure dans une carrière à peine entamée. 

En ce qui me concerne, je leur vends volontiers mon âme.

 

The Last Skeptik

Thanks for Trying

Écrit par

Pour réussir à intégrer le label hip-hop BBE, The Last Skeptik, n’est sûrement pas le dernier venu. Faut dire que l’écurie héberge ou a hébergé, entres autres, les productions luxuriantes du regretté J Dilla, de Pete Rock, de Madlib ou du plus inégal Will.i.am !

« Thanks for Trying » constitue le 3ème album du Londonien. Une œuvre de hip-hop instrumental –jouée live– d’excellente facture que nous réserve ce personnage particulièrement actif depuis presque 10 ans, que ce soit auprès de Kashmere, The Broken Window ou comme remixer. Son hip-hop old-school est audacieux. Il intègre des loops de flûtes sur « Those ones », comme les Beastie Boys, à l’époque d’« Ill Communication ». Se sert de cuivres (saxophones) sur « Hero Mask », afin de parfumer la compo de jazz, un peu comme chez Caravane Palace ; mais aussi se réserve des passages plus laidback, à l’instar de l’efficace « Lullaby », la seule plage chantée du long playing, par le légendaire Jehst. Un bémol ? Oui, le manque d’accroche. Et c’est bien dommage, car les compos tiennent la route. Vous êtes sceptiques ? Prenez la peine d’écouter cet elpee, vous ne serez plus The Last Skeptik… 

 

Shineski

Leave you in the dark (Ep)

Écrit par

Depuis la sortie de son deuxième album, « The Wild Lane », Shineski continue son petit bonhomme de chemin. En se bonifiant. On reprochait souvent à la formation française d’être un peu trop courte, soit pour la forme ou le fond. On espérait donc enfin que les musiciens parviennent à combiner les deux et confirmer tout le bien que l’on pensait d’eux…

Car, Shineski est certainement un des meilleurs groupes français de stoner (NDR : même s’il faut reconnaître que cette scène n’est pas très riche au sein de l’Hexagone). Ep 5 titres, « Leave you in the Dark » nous plonge au cœur d’un stoner puissant et mélodieux. Pourtant, les Alsaciens (NDR : ils sont de Mulhouse !) ont musclé leur style. Les riffs de guitare sont incisifs et efficaces. Les changements de tempo, légion, à l’instar de l’excellent « Time to Say Goodbye ». En outre, la voix passe mieux la rampe, notamment lorsqu’elle est soutenue par des chœurs, tout en densifiant l’ensemble. Bien sûr, le quatuor a encore du pain sur la planche. Kyuss ou Queens of the Stone Age peuplent encore leurs rêves. Et puis, à contrario du band belge The Hickey Underworld, Shineski ne possède pas d’identité bien spécifique. Mais il acquiert progressivement de la maturité et comme le bon vin, il bonifie. Maintenant, on verra si dans le futur, si on est en présence d’un grand cru ou d’une vulgaire piquette…

 

MS MR

Secondhand Rapture (a)

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Sous les cheveux colorés de MS, on retrouve une certaine Lizzy Plapinger. Et au-dessus des manettes de MR, Max Hershenow. Ensemble, les New-Yorkais de MS MR publient un premier essai résolument Pop, malgré les labels ‘Dream Pop’, ‘Art Rock’, ‘Dark Wave’ et consorts, apposés par la blogosphère et ses victimes. Une Pop raffinée, qui n’est pas si loin de celles des émissaires actuels du genre, Florence + The Machine (« Fantasy », « Bones ») ou Ellie Goulding (« Ash Tree Lane », « Think Of You »).

En 2012, le duo publiait « Candy Bar Creep Show », un Ep recelant les singles « Hurricane » et « Bones ». Et ces sorties marquent le début d’une aventure qui risque fort bien de perdurer. Ainsi, l’inquiétant « Bones » est de ceux connus par tous les fans curieux et mélomanes de la série culte Game Of Thrones, illustrant, avec une perfection à en frissonner, la bande annonce de la troisième saison de la fresque télévisée. Et nul doute que d’autres feuilletons suivront, tant « Secondhand Rapture » regorge de tubes potentiels, susceptibles de coller à merveille au fond sonore de séries US.

« Secondhand Rapture » permet d’envisager le meilleur pour MS MR. Après leur passage au Pukkelpop le 16 août prochain, et autres festivals autour du globe durant l’été, il est peu probable que les fans du duo revoient un jour Lizzy et Max dans une salle aussi petite que le Witloof Bar du Botanique, qui a accueilli la formation en novembre dernier. A bon entendeur.

 

London Grammar dilapide sa jeunesse.

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London Grammar nous vient de l’Albion. Un trio très prometteur réunissant Reid, Dot Major et Dan Rothman. Leur style ? Electro pop. Le groupe a passé l’année 2012 pour travailler sur son nouvel album. Il a posté son premier morceau sur Soundcloud, en décembre dernier. Intitulé "Hey Now", il compte à ce jour plus de 260 000 écoutes…

Pour découvrir leur nouveau clip, “Wasting My Young Years”, c’est ici