Il n’existe pas de ligne droite pour The Beths…

The Beths, un groupe néo-zélandais composé de la chanteuse Elizabeth Stokes, du guitariste Jonathan Pearce, du bassiste Benjamin Sinclair et du batteur Tristan Deck, annonce la sortie de son nouvel elpee "Straight Line Was A Lie", le 29 août 2025. En avril,…

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Julia Drouot a coupé court…

De ses années de conservatoire, il reste à Julia Drouot peut-être le goût de ses fugues, non pas celles qui se jouaient au XVIIème siècle dans les salons des cours européennes, mais celle qui se chausse de semelles de vent. La chanteuse et compositrice a…

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Vienna

Vienna (Ep)

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Comment est-il encore possible de pondre un disque pareil en 2013 ? Comment ce groupe issu du Nord du pays est-il parvenu à dégoter un label ? Dans le monde de la musique, il existe des situations qui font fi de tout logique et qu’on ne parviendra sans doute jamais à expliquer. OK, aucun art n’est rationnel, mais il y a des limites !

Depuis 2010, la formation enchaîne les succès. Après avoir décroché plusieurs prix, elle a eu l’occasion d’enregistrer sous la houlette de John Mitchell et Ben Humphrey (Enter Shikari, Bullet For My Valentine. Elle a tourné en compagnie d’autres groupes et s’est produite à l’étranger. Son cv n’est donc pas vide. Et en lisant leur biographie, on pourrait même être impressionné. L’artwork est particulièrement réussi et donne envie de dresser l’oreille à l’écoute du contenu. Il aurait mieux valu que je m’abstienne, car la déception n’en est que plus grande !!! Vienna me fait penser à une hybridation entre Evanescence et Avril Lavigne. Pas pour rien que le combo a ouvert les concerts de la Canadienne, à Forest National. La voix de la chanteuse est lancinante et surfaite. Les guitares sont perfusées à la testostérone. Cet Ep ne recèle que six morceaux mais dès le premier, l’asphyxie nous guette. Et le reste est du même tonneau. Le groupe veut tirer au canon, mais ce n’est que de la poudre aux yeux.

Bref, ce disque va finir tout au fond de mon armoire. Peut-être pourra-t-il me servir de sous-verre. Quoi qu’il en soit, il ne retournera plus dans mon lecteur.

 

White

3

Écrit par

Il ne doit probablement pas être B.L.A.N.C. comme neige le cerveau de Cory Thomas Hanson, la tête pensante de W.H.I.T.E., pour torcher des morceaux aussi hallucinés. « III », son 3ème (!!!) effort, baigne magistralement dans le psychédélisme. A travers sa ‘popiacée’ ce Californien tente de faire revivre l’esprit des 70’s, tout en ne négligeant pas de lui conférer des atouts hautement mélodiques. Il a fallu deux ans à Cory pour composer les chansons de cet elpee, morceaux qu’il a écrits sur les routes, entre Paris et Los Angeles. Suspendues dans le temps, vaporeuses, indolentes, les plages évoquent constamment le voyage grâce, entre autres, aux percussions orientales et aux claviers tropicaux vintage. Mais le jeune Yankee a le bon goût de ne jamais s’afficher inutilement poseur… Plus pop que Tame Impala, moins immédiat que Foxygen ou Jacco Gardner, mais aussi barré que Primal Scream, W.H.I.T.E. mérite de figurer dans le peloton de tête des artistes néo-psychédéliques. Et des pistes aux constructions irrésistibles comme « Can’t Fight the Feeling » ou « I Wasn’t Afraid », en sont les plus belles démonstrations. John Lennon en serait en tout cas très fier de ses rejetons…

 

Devendra Banhart

Mala

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Album numéro huit pour Devendra Banhart qui vise, tire et marque sans effort. Quand il ne prend pas la pose avec sa fiancée pour les magasins The Kooples, il arrive à Banhart d’écrire de superbes petites mélopées joliment mises en boîte. « Mala » n’échappe pas à la règle. Le chanteur privilégie la simplicité des mélodies et abruptes, qui dépassent rarement les 3 minutes 30. « Für Hildegard von Bingen », le morceau envoyé sur la toile en guise de mise en bouche, est à l’image de l’LP : une force tranquille qui s’écoule délicatement, sans déranger qui que ce soit.

« Mala » est de ces disques dont on n’attend pas grand-chose au départ, partant du constat que son créateur ne s’était pas trop foulé pour ses dernières œuvres. Mais Devendra a plus d’un tour dans son sac. Même lorsque ses litanies sont de facture classique, le Texan d’origine vénézuélienne parvient à leur insuffler une chaleur irradiante. 14 morceaux tout simplement irrésistibles. Mention spéciale à « Mi Negrita », « Für Hildegard von Bingen », « Daniel » et « Taurobolium », foutrement efficaces.

Si, une fois de plus, le soleil ne réchauffe pas la plaine de la machine à feu cette année, Devendra Banhart devrait le remplacer sans aucun mal lors de sa visite au Festival de Dour, le samedi 20 juillet prochain.

 

Bass Drum of Death

Bass Drum of Death

Écrit par

Des riffs de guitare crades et simplistes, un son qui semble émaner directement d’une cave et des morceaux dépassant rarement les trois minutes. Bass Drum of Death ne spécule pas et va à l’essentiel.

Originaire d’Oxford, dans le Mississippi, les chevelus de BdoD ont, depuis la sortie de leur dernier album, « GB City », signé sur le label californien Innovative Leisure, une écurie sur laquelle on retrouve notamment Allah-Las, Nosaj Thing ou encore Hanni El Khatib. Bonne nouvelle, cette signature n’a pas modifié la philosophie du trio. Leur rock-garage est toujours aussi primaire, intuitif et efficace. Pas la peine de voir plus loin que les formats couplet/refrain pour faire notre (votre ?) bonheur. Dans un style qui oscille de King Tuff à Ty Seagal en passant par Wavves.

Certes John Barret et son groupe n’ont rien inventé, mais quel sacré plaisir d’écouter une musique qui n’a pour seul but que d’être jouissive, rien de plus.

 

Conquering Animal Sound

On floating bodies

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Conquering Animal Sound est un duo réunissant Anneke Kampman et James Scott. Nos compères sont tous deux issus de Glasgow, en Ecosse. Leur style ? De l'électro-pop principalement indie.

 eu notoire sur le Cieux Continent, le band rencontre un succès croissant outre-Atlantique. Et après avoir écouté l'album, on peut le comprendre : le duo dispose incontestablement d'un certain savoir-faire !

« On Floating Bodies » constitue leur second elpee. Il fait suite à « Kammerspiel », paru en 2009. Découpé en 11 titres, le nouvel opus propose une électro plutôt dynamique, même si certaines pistes se révèlent moins percutantes. Et souffrent d’un manque de constance dans le tempo.

Ainsi, si « Warn Me » ne manque pas de charme, parvenant à établir un parfait équilibre entre mélodie, style et chant, « No Dream » et « I'll be your mirror » manquent de ‘punch’ et font retomber le soufflé.

Mais le point fort du groupe, c’est incontestablement la voix de la chanteuse. Energique et pétillante, elle me fait inévitablement penser à Björk.

Une bonne raison pour se procurer cet elpee, même si on aurait aimé davantage de maîtrise et d’énergie dans le rythme.

 

Mike Eldred

Elvis Unleaded

Écrit par

Le Mike Eldred Trio est un ensemble qui pratique du blues et du rockabilly. Drivé par le chanteur/guitariste Mike Eldred et secondé par les ex-Blasters, John Bazz et Jerry Angel, il est issu de la banlieue de Los Angeles. Fin de l’année dernière, il avait publié un excellent elpee de blues, "61 and 49", titre qui se référait au célèbre carrefour sis près de Clarksdale, dans le Mississippi. Leur premier opus était éponyme. Il remonte à 2002. L’an dernier, le combo avait rendu un hommage à Elvis Presley, en gravant "Elvis Unleaded". Ce disque vient de bénéficier d’une réédition.

Lors des sessions d’enregistrement, le trio avait bénéficié de la participation de quelques collaborateurs. Et notamment l'extraordinaire pianiste californien Gene Taylor, Jerry Donato au sax ténor, Scott Yandell à la trompette et du JOBS Quartet. Au menu, vingt plages puisées dans le répertoire du King Elvis, tant de ses disques et de ses musiques de films ! De quoi proposer un éventail de rockab’, de rock'n'roll et de slows langoureux, que le King avait le don de caresser de son timbre vocal chaleureux.

Le long playing alterne cependant morceaux notoires et autres moins populaires, à l’instar de l’ouverture de la plaque, "Burning love", un single très rock paru en 1972. La version du M.E.T. est soulignée par les chœurs du JOBS Quartet. On passe aux affaires sérieuses, dès "I feel so bad", une compo signée Chuck Willis et reprise par Elvis en 1961. Sur cette piste, Taylor brille aux ivoires. "Rip it up" est plus connu. Un r'n'r sauvage au cours duquel les échanges entre accords de piano et de cordes sont épiques. Première ballade doowop, "Don't" a été le premier n°1 de Presley. C’était en 1958! Et la flip side, "Love me" a également été retenue. Parmi les auteurs qui ont le plus prêté leur plume à Elvis, figurent incontestablement Jerry Leiber et Mike Stoller. De leur répertoire, "Jailhouse rock" (NDR : n°1 en 57), "Little Egypt" et "You're so square" y sont proposés. Sans oublier le subtilement boogie "T.R.O.U.B.L.E", au cours duquel Gene Taylor ne tient plus en place. Sculpté dans le blues, le "Lawdy Miss Clawdy" de Lloyd Price nous conduit près de New Orléans, et profite des interventions exquises d'Eldred et Taylor. Dans le même style, "One night of sin" était issu de la plume de Smiley Lewis. Impossible de passer sous silence "Long tall Sally", un véritable pétard signé Robert Blackwell et surtout un succès pour Little Richard. Côté blues encore, on épinglera "Big Boss man", un grand hit décroché par Jimmy Reed en 1960 qu'Elvis adaptera plus tard, en 1967. Le long playing nous réserve encore une cover du célèbre "Heartbreak Hotel", encore un n°1, mais en 1956. Cet album rend également un hommage aux Jordanaires, le backing band de Presley et à son gratteur de génie, Scotty Moore, qui affiche 81 piges aujourd'hui.

 

Fox

Blasting Zone Ahead

Écrit par

Les musiciens qui composent ce trio de jazz rock belge sont tous talentueux. En l’occurrence, le guitariste François Delporte (NDR : il a 40 balais !), le bassiste Olivier Stalon et le batteur Xavier Rogé. Leur musique est très structurée et laisse tout l'espace nécessaire pour permettre à chaque musico de développer ses idées et d’étaler ses capacités instrumentales.

Leur musique est cependant franchement contaminée par le rock. Et dès le premier titre, "Fraxavol 15µg", on en a la parfaite démonstration. "Rapture of the deep" s’oriente davantage dans la fusion. Sans la moindre précipitation, le discours des cordes est excellent, avant qu’il ne cède le relais à Olivier qui se révèle un excellent bassiste. Dans le même style, "Time warp" est la plus longue plage. Elle s’étire très lentement. Le travail de Xavier sur les percussions est particulièrement bien mis en exergue. Agé de 33 ans, ce jeune Tournaisien a fréquenté le Conservatoire local, en compagnie de son concitoyen Laurent Mercier, avant de rejoindre celui de Bruxelles avec Bruno Castelluci. La rencontre des trois musiciens sur ce passionnant "Time warp" est très réussie. La basse crée le riff. Elle est soutenue par les percus vivaces de Xavier. François développe un jeu captivant, plein de subtils artifices. Très créatif, il me rappelle à bien des égards Frank Zappa en personne. "Julie in the sky with diamonds" est une récréation passionnante autour de la célèbre composition des Beatles. Elle allie beauté, passion et douceur en conjuguant les trois talents. Xavier Rogé déborde de créativité. "Tethys" trempe dans un jazz rock délicat, mais plutôt classique. Lorsque le tempo ralentit, un très intéressant dialogue s’établit entre les trois amis ; ce qui incite François à s’arracher sur sa gratte avant de finalement adopter un phrasé audacieux et franchement métal sur la fin, conclu par un ‘ta gueule!’ qui a pour effet de passer de la première à la seconde partie de cette plage. Judicieusement intitulé "Blasting Zone ahead" (Zone d'explosion en avant), cet excellent long playing s’achève par "Gulliver", une finale bien explosive au cours de laquelle, tous les instruments s’emballent…

 

Giant Sand

Cover magazine (25th anniversary)

Écrit par

Ce disque est une réédition de l’album paru en 2002, chez Thrill Jockey. A cette époque, on pensait que cet opus aurait peut-être été dernier de Giant Sand, vu le succès rencontré par Convertino et Burns au sein de leur projet Calexico. Mais si ce dernier va davantage se concentrer sur sa carrière solo, il ne va pas pour autant abandonner son band, qu’il remontera épisodiquement. Lire la chronique parue en 2002, ici

A l’époque, de nombreux médias vont descendre en flammes ce long playing consacré essentiellement à des reprises, le jugeant bâclé. Or, ce disque de reprises a tout simplement été enregistré sous une forme presque ‘live’. Ce qui explique les imperfections. La nouvelle édition, remasterisée il faut le souligner, propose une version différente de « The Beat Goes On » et deux bonus tracks : « Summertime » et « The Pilgrim (Chapter 33) ».

 

Jenny Hval

Innocence Is Kinky

Écrit par

Jenny Hval est considérée comme une des artistes majeures du songwriting scandinave. D'abord découverte sous le pseudonyme Rockettothesky, elle sort son premier album « To Sing You Apple Trees » en 2006, un opus qui propose un folk encore relativement classique mais interpelle déjà les fans de voix particulière. Suit l'onirique « Medea » (2008) aux compositions plus complexes qui l'installe définitivement dans la catégorie des artistes atypiques. « Viscera », première réalisation sous son vrai nom pour le compte de Rune Grammofon, lui succède en 2011. Mieux distribué et distillant une minimal folk hantée produite par Deathprod, il est encensé par la presse spécialisée. On ne peut que recommander l'écoute de ces trois elpees ainsi que celle de Nude On Sand, un projet en duo avec Håvard Volden, sorti l'année passée.

Parallèlement à sa carrière de musicienne, Jenny a aussi écrit deux romans qui ont connu un certain succès en Norvège. Les mots sont d'ailleurs particulièrement importants dans l'œuvre de la Scandinave. Chuchotés, récités, scandés, hurlés, tourbillonnants, ils délivrent une poésie crue et  provocatrice (le disque s'ouvre sur un perturbant ‘That night, I watch people fucking on my computer, nobody can see me looking anyway... a black vegetable soup of hair and teeth’). Des paroles sombres, volontairement cruelles sur le sexe, les sexes, la psycho-géographie d'Oslo ou Anders Breivik (le massacre d'Utøya est survenu pendant l'écriture et a fatalement influencé fatalement l'atmosphère du disque) portées par une voix cristalline aux modulations étonnantes.

« Innocence Is Kinky » constitue certainement l'album le plus audacieux de la citoyenne d'Oslo. Tellement audacieux qu'on peut facilement s'y perdre. Et pour cause, plus expérimental, son long playing a bénéficié du concours de John Parish à la production, qui semble avoir pris un réel plaisir pour aider la Scandinave à concrétiser ses improvisations. En effet, un certain nombre de morceaux ont été composés à la base pour des performances : une installation son et lumière proposée dans un centre d'art et une bande-son imaginée pour accompagner la projection d'un film muet français de 1928 "La passion de Jeanne d'Arc". On se promène donc à travers différents univers et même au sein d'une même chanson, le propos est rarement linéaire. Comme une montagne russe, les notes de Jenny s'emballent puis s'apaisent, sa voix nous cajole puis nous bouscule sans répit tour à tour trafiquée, étirée, distordue par le malicieux Parish.

Jenny Hval voue une admiration sans borne à Blixa Bargeld. Le titre de l'LP adresserait un clin d'œil au "Silence Is Sexy" d'Einstürzende Neubauten et la chanson éponyme évoque d'ailleurs les atmosphères de ce grand album. Parmi ses autres héros figurent Kate Bush, Nick Cave, Michael Gira et Patty Smith. Tous ces spécialistes de la tension poétique hantent incontestablement "Innocence Is Kinky", mais c’est avant tout une œuvre personnelle, hors des modes, atypique comme le visage de sa conceptrice. Passant de la féérie vénéneuse à la Björk et CocoRosie de "Mephisto In The Water" aux guitares saturées de "I Called" (qui commence comme du Breeders premier album) et "I Got No Strings" puis se dirigeant vers des paysages synthétiques éthérés, peuplés de drones, qui justifient les nombreuses comparaisons avec Julia Holter et Julianna Barwick pour se conclure en folk onirique ("Death Of The Author", "Amphibious, Androgynous") plus proche de ses compositions préalables.

Album à tiroirs, foisonnant, "Innocence Is Kinky" nécessite un temps de digestion. Une fois apprivoisé, le monde de Jenny Hval peut se révéler amical. Essai sans concession qui parle de nos fêlures (‘When I speak, i catch your disease’), il exige juste l'attention due à la poésie. 

 

Lost Animal

Ex Tropical

Écrit par

A force de l’emmener partout avec moi depuis quelques jours, j’ai fini par égarer cet album.

Pourtant, ses mélodies suavement addictives et ses rythmes langoureux ne me quittent pas pour autant.

La nuit, les relents chaloupés de Marimba et autres saveurs exotiques viennent encore fouetter mes tympans lors de caresses langoureuses qui appellent au retour sur les plages chaudes et acidulées d’« Ex Tropical ».

Un élixir sonore qui prend à la gorge dès la première lampée.

D’emblée, « Beat Goes On » vous signifie que vous pénétrez une terre sulfureuse, venimeuse, faussement innocente.

La voix nasillarde insuffle une distance bien vite ramenée à peau de chagrin, jetée négligemment sur la carrure imposante de ce duo issu de Melbourne.

On vacille, on tangue, on chavire au fil des écoutes répétées de ce disque, diablement original, malicieusement entêtant.

On explore différentes facettes, différents horizons, différents états d’âme, on se laisse diluer dans ces ambiances ouatées, et emporter par le cours de ces sillons hypnotiques ou avaler dans ces mers agitées par des vagues de synthé obsédantes et on en redemande.

Mais bon sang, où ai-je laissé cet album dont j’ai bien du mal de me passer ????

 

Midnight Faces

Midnight Faces (Ep)

Écrit par

Midnight Faces est un nouveau duo réunissant deux artistes pas totalement novices en méfaits indie : Philip Stancil et Matthew Warn. Le second, au riche CV, a en effet fourbi ses premières armes en compagnie de son ami d’enfance Jonathan Pierce, le leader de The Drums pour ensuite s’acoquiner avec Josh Tillman (Fleet Foxes, Father John Misty) au sein du groupe post-rock Saxon Shore. Sur ce premier Ep 4 titres (enrichi d’un remix de « Feel This Way ») Stancil pose sa voix claire sur les compositions pop-rock éthérées de Warn. Ces hits imparables, dont le puissant, « Give In Give Out », caractérisé par son chœur magnifique, nous donnent franchement l’envie de connaître la suite. Qui ne devrait tarder, puisque la paire est actuellement occupée d’enregistrer « Fornication », leur premier elpee, sous la houlette de Jason Martin (The Drums, Cold War Kids), à Los Angeles.

 

Old Mountain Station

Old Mountain Station

Écrit par

Old Mountain Station est la dernière petite découverte folk-rock indie nous venant tout droit de Paris. A l’origine, deux amis de lycée, Thomas Richet (guitare, chant clavier, harmonica) et Alexandre Cassigneul (guitare, mandoline, banjo, chœurs) se rencontrent. A Nantes. Très tôt, les deux comparses décident de jouer ensemble. Mais rapidement, l’envie de monter un véritable groupe commence à leur trotter dans la tête. C’est ainsi que Jean-Christophe Marcot (basse, chœurs) et Charles Morel (batterie, chœurs) viennent renforcer le line up. Le quatuor a établi ses quartiers à Paris ; et choisit pour patronyme, Old Mountain Station.

Les musicos sont très friands de musique américaine. Indie principalement. Ils puisent d’ailleurs leurs principales influences chez Midlake, Pavement ou encore Grandaddy. Pour concocter ce premier album, publié sur le label toulousain We Are Unique !, le combo a bénéficié du concours de Kid Loco (Jean-Yves Prieur) à l’enregistrement et au mixage. Et pour un coup d’essai, il faut avouer qu’Old Mountain Station ne s’en sort pas mal du tout. Leur expression sonore nous ramène au cœur des 90’s, tout en lorgnant vers la vague néo folk étasunienne. Indolents, sous disto, les riffs de guitares rappellent les grandes heures de Weezer. Les chœurs évoquent plutôt Grandaddy voire même carrément Girls in Hawaii. L’ombre du groupe belge plane d’ailleurs sur les pistes de cet elpee. Les mélodies sont contagieuses. Difficile d’ailleurs de ne pas succomber au charme des compos d’O.M.S. Seul bémol, l’accent anglais, à couper au couteau, de Thomas Richet. Sans quoi, cet opus est particulièrement réussi.

 

Suuns

Images du Futur

Écrit par

Ils avaient pris tout le monde par surprise lors de la sortie de leur « Zeroes QC », publié il y a trois ans. Et « Images du Futur » confirme l’immense potentiel des Montréalais de Suuns. Le titre de ce second LP, tiré d’une ancienne compétition d’art numérique de Montréal, dévoile toute l’ambition du quatuor. Et les dix ‘images du futur’ proposés par les Canadiens tapent dans le mille. Moins obscur que le précédent, le second LP de Suuns est orienté dancefloor. Mais un dancefloor crasseux, au sol collant et jonché de bestioles tantôt rampantes, tantôt biscornues. Une piste qui déroule le tapis rouge troué pour les riffs de guitares ronflantes et sur lequel Clinic aurait déjà foutu le bordel la veille. Car, a l’instar de « Zeroes QC », l’influence principale de ces « Images du Futur » se relève (encore plus) clairement être la formation de Liverpool. Un parallèle évident dès l’entame du disque, « Powers of Ten ».  

Ce deuxième opus laisse une place de choix aux vocalises de Ben Schemie, beaucoup plus présentes que sur le premier essai, qui mettait l’accent sur les instrumentaux. « Images du Futur » tourmente, questionne et ne ménage pas le mélomane. De la déflagration guitaristique de « 2020 » à la rythmique insidieuse de « Bambi » et la douceur des accords d’« Edie’s Dream » et « Holocene City », « Images du Futur » intrigue jusqu’à l’obsession.

Les quatre Canadiens de Suuns seront sur les planches du festival de Dour le samedi 20 juillet.

 

Tohpati Bertiga

Riot

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Surnommé ‘Bontit’, Tohpati Ario Hutomo est originaire de Jakarta. Il est aujourd’hui âgé de 42 ans. Il a appris très tôt à jouer de la guitare. Mais dans des styles en constante évolution. Ainsi, il est passé de la musique classique au rock, avant d’atterrir dans l’univers du jazz. Il a fondé le Tohpati Band, en compagnie de ses deux frères. Il a enregistré ses deux premiers elpees, "Tohpati" en 1998 et "Serampang Samba" en 2002, sous sa propre identité. Depuis, il a milité au sein de différentes formations, et notamment Simak Dialog ainsi que Trisum.

Sous son nom, il publie encore "Tohpati Ethnomission". En 2010. Et enfin ce "Riot", il l’attribue à Tohpati Bertiga. Les sessions d’enregistrement se sont déroulées en Indonésie. Il a reçu le concours de musiciens locaux, en l’occurrence le bassiste Indro Hardjodikoro et le drummer Adityo Wibowo. Immortalisé live, mais en studio, cet opus était d’abord sorti en 2011, sur le label indigène Demajors. Il vient donc d’être réédité sur l’écurie américaine, Moonjune! Sa musique est le fruit d’une fusion entre jazz, rock et musique ethnique.

Dès les premiers accords d’"Upload", la guitare de Bontit est largement amplifiée. Il boute littéralement le feu à la compo. L’artiste indonésien est un brillant technicien et il aime nous en mettre pleine la vue (NDR : les oreilles ?). L'amplification est importante, car elle permet de multiplier les artifices. Sa vitesse d'exécution sur le manche est assez prodigieuse. Pendant près de 8’, son attaque est quasi permanente. Mais il s’exprime ici dans un registre davantage plus rock que jazz. Le dialogue de cordes opéré tout au long d’"I feel great" lorgne davantage vers le jazz, moderne bien sûr, même si l’esprit rock est toujours bien présent. A cause de ces changements de rythme et d'échelle qui plairaient sans aucun doute à Robert Fripp. Sur le titre maître, Bontit semble lancer des phrases sans véritable liaison entre elles. Cette forme décousue est sans aucun doute voulue, mais pas forcément facile à suivre pour la section rythmique. Adityo cherche à combler les espaces libres, à l’aide de ses percussions. "Middle East" est certainement la plage la plus remarquable. La guitare est constamment sur l’offensive. La rapidité reste primordiale. Les segments de connexion sont impeccablement combinés. Les motifs sont utilisés comme les groupes de jazz rock progressifs issus des 70’s, capables de faire sonner la guitare comme un orgue, dans l'esprit du jeu de David Greenslade chez Colosseum, par exemple. "Pay attention" mêle jazz plus classique et arrangements davantage ethniques via les percussions. Une liberté totale d’action est laissée au bassiste Indro, autonomie à nouveau accordée sur "Absurd". Quoique superbe exercice de style, "Rock camp" est un peu trop court à mon goût. Tout en développant son aspect rock, cette piste adresse quelques clins d'œil appuyés à Robert Fripp, Allan Holdsworth et Ollie Halsall. Quelques gadgets électroniques introduisent "Disco Robot". Une atmosphère s’installe, mais les parties de synthé ne sont pas ma tasse de thé. Je préfère la sagesse de "Lost in space", un morceau caractérisé par des interventions de guitare plus accessibles, proche de Jeff Beck et parfois de Bob Fripp, surtout dans la progression des climats. La finale "Bertiga" nous ramène dans leur style fusion, plus rituel chez ce trio. 

 

uSSSy

Un vent frais venu de l’Est…

Écrit par

C'est par une chaleur quasi tropicale et chargée de promesses d'orage que je me rendais ce mercredi au Magasin 4 pour aller assister à une triple affiche qui n'en manquait pas moins. Au programme la formation transalpine MoRkObOt, le duo russe uSSSy et le quatuor canadien Topanga. Malheureusement, arrivé en retard sur les lieux, je n’ai pu assister au set du combo torontois.

A peine ai-je débarqué, le temps de se mettre en condition, que retentissent déjà les premiers accords de uSSSy. Ma première impression est la surprise. Et pour cause, vu la richesse instrumentale des morceaux découverts au préalable, il est étonnant de voir les Moscovites œuvrer en duo. Comme souvent dans ces cas là, c'est la synchronisation et la maîtrise technique qui fait la différence et permet à un batteur et un guitariste de nous laisser bouche bée. Car si à leurs débuts leur noise frontale en avait déjà séduit quelques-uns, que dire de ce mélange de free noise et d'influences traditionnelles? Qu'il communique une coloration assez inattendue à leur musique faite de polyrythmies singulières. En outre, ce jeu de guitare bluffant apporte une touche world orientale au sens large du terme ; donc aussi bien arabisante qu'est-européenne. Et on se souviendra peut-être de groupes pratiquant déjà ce genre de fusion, emmenés par le label Trottel Records dans nos contrées et plus particulièrement à Liège pour ceux/celles qui ont fréquenté la Zone dans les années 90/2000. Merci à uSSSy pour cette brise rafraîchissante dans l'atmosphère moite et étouffante de cette journée avant de passer à la tornade italienne MoRkObOt.

Lin, Lan & Lon les 3 membres de ce trio fêlé ne sont pas fait prier pour faire monter la tension d'un cran à l'aide de quelques solides déflagrations soniques qui allaient également bien nous secouer les neurones. En effet, c'est un véritable rouleau-compresseur qui a déboulé sur le Magasin 4, une machine de guerre qui trace ses plans de bataille en se souvenant des conquêtes entreprises par de grands généraux répondant aux noms de Primus, No Means No ou encore leurs compatriotes de Zü. Un ouragan noise traversé de quelques éclairs psychédéliques ou ‘stoners’ déconseillé aux oreilles trop sensibles et aux épileptiques. Un casse-tête musical pour auditeurs exigeants et endurants. MoRkObOt est un peu tout ça à la fois, fuyant les évidences, cherchant sans cesse la voie la plus tordue pour s'introduire insidieusement dans votre boîte crânienne et y faire le ménage. Attention toutefois, ce phénomène pourrait laisser des traces indélébiles ; mais il se peut que vous en redemandiez! Sachez néanmoins que dans ce cas, la rédaction de Musiczine ainsi que les organisateurs du concert déclinent toute responsabilité... Bon d'ici là surveillons les prochains bulletins météo et vivement la prochaine tempête!

(Organisation Magasin  4)

 

MoRkObOt

Avis de tempête sur le Magasin 4…

Écrit par

C'est par une chaleur quasi tropicale et chargée de promesses d'orage que je me rendais ce mercredi au Magasin 4 pour aller assister à une triple affiche qui n'en manquait pas moins. Au programme la formation transalpine MoRkObOt, le duo russe uSSSy et le quatuor canadien Topanga. Malheureusement, arrivé en retard sur les lieux, je n’ai pu assister au set du combo torontois.

A peine ai-je débarqué, le temps de se mettre en condition, que retentissent déjà les premiers accords de uSSSy. Ma première impression est la surprise. Et pour cause, vu la richesse instrumentale des morceaux découverts au préalable, il est étonnant de voir les Moscovites œuvrer en duo. Comme souvent dans ces cas là, c'est la synchronisation et la maîtrise technique qui fait la différence et permet à un batteur et un guitariste de nous laisser bouche bée. Car si à leurs débuts leur noise frontale en avait déjà séduit quelques-uns, que dire de ce mélange de free noise et d'influences traditionnelles? Qu'il communique une coloration assez inattendue à leur musique faite de polyrythmies singulières. En outre, ce jeu de guitare bluffant apporte une touche world orientale au sens large du terme ; donc aussi bien arabisante qu'est-européenne. Et on se souviendra peut-être de groupes pratiquant déjà ce genre de fusion, emmenés par le label Trottel Records dans nos contrées et plus particulièrement à Liège pour ceux/celles qui ont fréquenté la Zone dans les années 90/2000. Merci à uSSSy pour cette brise rafraîchissante dans l'atmosphère moite et étouffante de cette journée avant de passer à la tornade italienne MoRkObOt.

Lin, Lan & Lon les 3 membres de ce trio fêlé ne sont pas fait prier pour faire monter la tension d'un cran à l'aide de quelques solides déflagrations soniques qui allaient également bien nous secouer les neurones. En effet, c'est un véritable rouleau-compresseur qui a déboulé sur le Magasin 4, une machine de guerre qui trace ses plans de bataille en se souvenant des conquêtes entreprises par de grands généraux répondant aux noms de Primus, No Means No ou encore leurs compatriotes de Zü. Un ouragan noise traversé de quelques éclairs psychédéliques ou ‘stoners’ déconseillé aux oreilles trop sensibles et aux épileptiques. Un casse-tête musical pour auditeurs exigeants et endurants. MoRkObOt est un peu tout ça à la fois, fuyant les évidences, cherchant sans cesse la voie la plus tordue pour s'introduire insidieusement dans votre boîte crânienne et y faire le ménage. Attention toutefois, ce phénomène pourrait laisser des traces indélébiles ; mais il se peut que vous en redemandiez! Sachez néanmoins que dans ce cas, la rédaction de Musiczine ainsi que les organisateurs du concert déclinent toute responsabilité... Bon d'ici là surveillons les prochains bulletins météo et vivement la prochaine tempête!

(Organisation Magasin  4)

 

Skunk Anansie en version acoustique…

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Les musiciens de Skunk Anansie sont aujourd’hui un peu considérés comme des vétérans de la scène issue des 90’s. Ils seront de retour ce 23 septembre prochain avec un live acoustique ! Pour rappel, ils se produiront dans le cadre du Pukkelpop, ce 16 août !

www.skunkanansie.net

 

Le nouvel album de Jimmy Eat World en écoute gratuite !

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Le huitième album de Jimmy Eat World est sorti le 10 juin chez RCA. Cet album a été coproduit par l’artiste et Alain Johannes (Mark Lanegan, Chris Cornell).

Un premier single en a été extrait. Il s’intitule “I Will Steal You Back”.

Quant à l’opus, baptise “Damage”, il est en écoute intégrale sur la toile. Et gratuitement !

http://snd.sc/10MLa1q
http://bit.ly/DamageYT
http://bit.ly/12U1aNd

Le 18 juin, le groupe se produira en concert au Rockhal (NDR : c’est au Gd Duché de Luxembourg).

Track-listing:

1. Appreciation
2. Damage
3. Lean
4. Book Of Love
5. I Will Steal You Back
6. Please Say No
7. How'd You Have Me
8. No, Never
9. Byebyelove
10. You Were Good

http://www.jimmyeatworld.com
http://www.twitter.com/jimmyeatworld

http://www.facebook.com/jimmyeatworld

 

 

Jay Jay Johanson chasse les cafards…

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Mettant son âme à nu comme il ne l’a jamais fait dans le passé, Jay-Jay Johanson a décidé de redéfinir le blues urbain.

Sur « Cockroach », son neuvième album, le chanteur s’abandonne tantôt à la mélancolie tantôt à une agréable paranoïa… L’elpee sera disponible le 23 septembre prochain.

Le premier clip de ‘Mr. Fredrikson’ est à découvrir ici

 

 

 

Camera Obscura de plus en plus désirable…

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« Desire Lines », c’est le titre du nouvel album de Camera Obscura. Il est paru chez 4AD et succède à « My Maudlin Career », paru il y a déjà 4 ans.

Le titre “Do It Again” est à découvrir sur le lien suivant: http://mailinglists.beggars.com/lt.php?id=LB8FDAoDBFYDVEhXBwYPRVUDBgVaDg%3D%3D

 

 

 

David Lynch partage ses rêves…

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David Lynch touche un peu à tous les styles. Et il a décidé d’explorer l’univers du blues sur  « The Big Dream », son nouvel album dont la sortie est prévue pour le 15 juillet.

Il s’agira de son second essai, un disque qui inclura une reprise de Bob Dylan et un titre avec Lykke Li.

Le premier single « Are You Sure » est déjà en écoute sur la toile

Track Listing

1.      “The Big Dream”
2.      “Star Dream Girl”
3.      “Last Call”
4.      “Cold Wind Blowin”
5.      “The Ballad of Hollis Brown”

6.      “Wishin’ Well”
7.      “Say It”
8.      “We Rolled Together”
9.      “Sun Can’t Be Seen No More”
10.  “I Want You”
11.  “The Line It Curves”
12.  “Are You Sure”

**“I’m Waiting Here” with Lykke Li – Exclusive Bonus Track