La clef de TOPS git 6 pieds sous terre…

TOPS sortira son nouvel elpee, "Bury the Key", ce 22 août. Le quatuor propose une musique intemporelle qui allie profondeur et immédiateté. Il s’agit de son premier album complet depuis 2020, un opus qui explore des tons plus sombres tout en restant maîtres…

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La fuite d’Ellside

Le groupe parisien Ellside présente « Run Away », son concept album naviguant entre ombre et lumière pour un voyage qui durera un an. Une lente année pour dévoiler 6 chapitres de 2 chansons, 12 titres qui narrent l'histoire de Light. Le groupe invite les…

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Troumaca tout droit venu des Iles Vierges …

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            Troumaca est un groupe pop issu de Birmingham. Découvert par le DJ Gilles Peterson, il vient de publier un Ep, intitulé « Virgin Island ».

            Pour découvrir leur titre « My love », c’est ici

 

LeSpark bilingue…

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            LeSpark est une formation issue de l’hexagone. Elle s’est forgé une réputation en assurant les premières parties de Pete Doherty et Mick Taylor. Leur premier opus est paru dans la langue de Shakespeare. Il sortira bientôt dans celle de Molière.

            Si vous souhaitez vous faire un petit aperçu de leur potentiel, c’est ici

           

The Staves, à la vie et à la mort…

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            Le nouvel opus des Staves paraîtra le 26 avril 2013. Intitulé « Dead & Born & Gone », il a été produit par Glyn et Ethan Johns (qui ont notamment travaillé en compagnie des Rolling Stones).

            Les trois sœurs anglaises se produiront en concert à l’AB le 29 avril 2013.

            Pour écouter leur single « Tongue Behind My Teeth » : http://www.youtube.com/watch?v=5Q-CePet15s

Tracklisting

1.     Wisely & Slow
2.     Gone Tomorrow
3.     The Motherlode
4.     Pay Us No Mind
5.     Facing West
6.     In The Long Run
7.     Dead & Born & Grown
8.     Winter Trees
9.     Tongue Behind My Teeth

10.   Mexico
11.   Snow
12.   Eagle Song

 

Sébastien Tellier et Caroline Polachek en duo

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            Pour la toute première fois, Sébastien Tellier et Caroline Polachek ont décidé de chanter en duo. Ils nous proposent déjà un aperçu de leurs échanges vocaux sur le titre entraînant « In The Crew Of Tea Time ».

            Pour écouter, c’est ici

 

 

Rachid Taha reçu neuf sur neuf

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            L’artiste algérien revient pour un neuvième album intitulé « Zoom ». Sorti en mars dernier, cet opus a été enregistré à Paris et en Angleterre.

            Il se produira au Botanique le 3 mai 2013. Les prix oscillent entre 14 / 17 et 20€. Pour plus d’infos, rendez-vous sur : http://www.botanique.be/

 

Mental Architects, comme une célébration …

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            Le premier album de Mental Architects est sorti il y a quelques mois. « Célébrations » a été produit par le batteur du groupe Isis.

            Pour écouter l’album, rendez-vous ici

 

Depedro, une incroyable histoire d’homme…

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            « La increíble historia de un hombre bueno » constitue le troisième album de l’artiste espagnol. Sorti le 9 avril dernier, ce nouveau projet musical proposé par Jairo Zavala, a été enregistré à Paris et en Arizona. Pour le réaliser, il s’est inspiré de ses nombreux voyages.

            Pour écouter le premier single, cliquez ici 

Tracklist :

1. Una vez más

2. Hombre Bueno
3. ¿Qué habéis hecho?
4. Sanity Featuring Nick Urata from Devotchka
5. Ella sabía
6. All the way to the ground
7. De repente
8. A veces
9. Cuando te despiertes
10. You and I Featuring Bernard Fanning.
11. Invulnerable Featuring Tony Allen
12.  De cómo empezamos
13.  El pescador 

The Scantharies

The Scantharies

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Perdu quelque part au milieu de la péninsule hellénistique, j’errais de bar en bar. Nous étions au début des années 70. Non, plutôt la fin des sixties. Je ne sais plus. Ce dont je me souviens, c’était ce club où se produisaient pléthore de groupes issus de la scène locale. Il y avait The Persons (j’étais tombé amoureux de leur son dès que j’avais entendu « Drive My Mustang »), les Aphrodite’s Child et bien sûr The Scantharies, qui à eux seuls résumaient l’essence du Garage Rock made in Greece.

Des instrumentaux non balisés qui ondoyaient entre Surf et bande son de western spaghetti, le tout teinté de l’héritage traditionnel.

Les guitares Fender qui s’accouplaient à des pédales Fuzz et forniquaient là, à même la scène, bestialement ou élégamment, comme agitées d’un désir unique de rébellion ou encore le souffle court des claviers vintage enivrés par des rythmes étrangement chaloupés (The Whispering Sound »).

The Scantharies était le résultat improbable des fiançailles entre le diable et une quelconque déesse de la Grèce antique.

En fait, The Scantharies est une fiction née dans l’esprit d’Anglo Greek (musicien au pedigree modeste) et du producteur Andy Dragazis (Blue States).

Le résultat est entraînant, décalé, bien qu’assez anecdotique.

Cette synthèse d’un certain son hellénique ayant serpenté en catimini, de la fin des années soixante jusqu’au crépuscule tardif des seventies, a le mérite de mettre en lumière un aspect culturel assez méconnu du sud des Balkans.

Sorte d’hybride entre B.O. de séries TV (de Bonanza à Amicalement vôtre) et un Surf Garage rétro futuriste, cet opus éponyme apporte son lot de plaisir direct et c’est bien là tout ce qu’on lui demande.

Dans l’hypothèse d’un éventuel engouement de masse, Dragazis a quand même pris la peine de réunir quelques jeunes musiciens locaux pour donner corps à ce groupe imaginaire.

Comme le souligne fort justement la bio, juste au cas où l’Art viendrait à imiter l’Art…

 

September Mourning

Melancholia

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Pour parler de cet album, commençons par une petite digression. Melissa Cross est une coach vocale américaine dont la réputation n’est plus à faire dans le métal. Elle a été une des premières à mettre en avant une technique permettant aux chanteurs du genre de hurler à plein poumons sans se fatiguer ni s’abîmer la voix. Sa recette a pourtant un défaut : elle rend le chant hurlé factice, méthodique et sans âme. Une oreille aguerrie peut aisément le reconnaître, en quelques secondes ; en particulier s’il s’agit d’une chanteuse.

Emily Lazar, tête pensante de ce projet, en est un exemple tellement criant qu’il en devient presque parodique. Ses cris ne dénotent aucune rage, aucune angoisse, ils ne sont que techniques, et en conséquence, sans intérêt. En outre, son chant clair, surproduit, plein d’effets et d’overdubs, est du même tonneau. A se demander si la demoiselle serait capable d’interpréter une chanson correctement si on la débarrassait de ces artifices. Le tout est enrobé par un neo métal daté, prétentieux, sans âme et sans intérêt. Pas grand-chose à sauver de cet album donc, la plastique avantageuse de la dame ne constituant pas un argument suffisant à transformer ce disque en objet digne d’un intérêt quelconque.

 

Unknown Mortal Orchestra

II

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Il y a deux ans, cette petite révélation indie pondait deux singles imparables et foutraques : « Ffunny Ffriends » et « How Can U Luv Me ». Le mystérieux one man band d’Unknown Mortal Orchestra est prêt à rééditer ses exploits, en gravant un elpee sobrement intitulé « II ». Enfin, plus tout à fait ‘one man band’, puisque le line up est aujourd’hui constitué d’un trio.

A la tête on retrouve Ruban Nielson. Il est soutenu par Jake Portrait et Riley Geare. La formation nous propose, tout au long de ce nouveau long playing, une collection de titres rock-psyché-lo-fi. On a toujours l’impression que les compos sont faites de bric et de broc. Mais elles sont soulignées par la voix fragile et bouleversante de Ruban. 

Les morceaux font constamment mouche, comme s’ils étaient transcendés par l’évidente économie de moyens… Délicates, caressées par les interventions singulièrement ‘fuzzy’ de Nielson, les pépites de ce long playing se succèdent. Elles sont cependant partagées entre singles subtils, à l’instar de « From the Sun » ou « Swim and Sleep (Like a Shark ») et de longs développement psychédéliques (« Monki »). Mais le sommet de l’album est atteint par « So Good at Being in Trouble », plage qui reflète parfaitement les sentiments traversés par l’âme tourmentée de Nielson…

Passé en division supérieure, depuis son transfert de Fat Possum à Jajaguwar, Unknown Mortal Orchestra ne devrait plus très longtemps végéter dans la zone crépusculaire de l’underground. A découvrir le 11 mai dans le cadre des Nuits Botanique, à Bruxelles.

 

Linda Valori

Days like this

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D’origine roumaine, Linda est née à San Benedetto del Tronto, en Italie. Elle a 34 ans. Et est chanteuse. Elle s’est produire en avril 2004, sur la place St-Pierre de Rome, pour le pape Jean-Paul II, dans le cadre des journées de la Jeunesse. L'année suivante, ce sera devant Benoit XVI. En 2006, elle termine deuxième lors du concours Eurovision, organisé en Roumanie. Elle a publié deux elpees dans la langue de Verdi, en 2005 et 2010. En 2011, elle interprète une compo de Nina Simone pour United Colours of Benetton. Et elle a été invitée à enregistrer, mais dans la langue de Shakespeare, sous la houlette de Larry Skoller, guitariste américain de blues notoire, établi aujourd'hui à Cognac. Et c'est une surprise, car cette jeune dame a non seulement une très bonne voix mais tout au long de cet opus, elle nous propose une musique très américaine, entre soul, blues et R&B alors que jusqu’à présent elle n’avait abordé que les registres classique, populaire et jazz. Il est vrai que Linda apprécie beaucoup Etta James mais aussi Tina Turrner, Chaka Kahn et Sister Rosetta Tharpe. Les sessions se sont déroulées à Chicago, au studio JoyRide. Elle a ainsi pu bénéficier de la participation de musiciens expérimentés, qui ont notamment joué pour Stevie Wonder et Aretha Franklin.

Si le début de cet opus trempe dans la soul, les dernières plages adoptent un profil nettement plus blues. Elle entame son parcours par le "Days like this" de Van Morrison. Le rythme est très dansant. Illuminés par les cuivres, les arrangements sont sculptés dans la soul. Marqueal Jordan s’autorise une sortie sur son sax ténor. "Pain" maintient le rythme. Miss Valori maîtrise bien sa voix. Elle reprend deux morceaux d’Ike Turner. Tout d’abord "The way you love me". Soutenue par l'harmoniciste français Vincent Bucher et le pianiste Tim Gant, elle y injecte une sensibilité plus blues. "I idolize you", ensuite. Une plage franchement plus R&B au cours de laquelle le guitariste texan Mike Wheeler tire son épingle du jeu. Le chant est parfait. Imprimé sur un tempo lent, "So doggone good" aborde une autre facette du R&B. Et cette piste est excellente. Dans le même style, elle aborde majestueusement "The jealous kind", face aux cordes acoustiques et l'orgue Hammond. Elle adapte "My turnmy time", une ballade R&B issue de la plume de Deitra Farr, vocaliste chicagolaise qui avait milité chez le Mississippi Heat. Sa version du hit des Pretenders, "Don't get me wrong", est balisée par une rythmique reggae. Sa cover du "Move over" de Janis Joplin est très personnelle, plus proche d'Etta James. La piste blues la plus pure est sans aucun doute "I smell trouble", une chanson popularisée en 1957 par Bobby Blue Bland. Mike Wheeler est brillant aux cordes tout au long de cette splendide reprise. Le long playing s’achève par "If I can't have you". Elle y échange un duo remarquable avec le chanteur de soul Mike Avery (NDR : le cousin de Magic Sam).

 

Atomic Road Kings

Ark (Ep)

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Il y a un bon bout de temps qu’on a plus assisté à la naissance d’un nouveau groupe de jump californien. Atomic Road Kings. Oui, si on veut, car ce ne sont pas des débutants. Les figures de proue sont l'harmoniciste Eric ‘Jailhouse’ Van Herzen et le chanteur/guitariste Kyle Jester. Le premier a milité chez le Walter Trout Band, Rhythm Lords ainsi que 2000 Lbs of blues, et plus récemment sévi au sein du Social Distortion de Mike Ness, un groupe de punk blues rock. Le second drive son KJ Blues Show et accompagne régulièrement Candye Kane et Earl Thomas. Le line up est complété par le drummer Tom Essa, qui participe également à l’aventure des Mississippi Mudsharks, combo issu de San Diego, et le bassiste Brent Harding, toujours membre de Social Distortion. Le climat qui règne tout au long de ce long playing évoque le regretté Lester Butler. La voix de Kyle Jester n'est pas très puissante et encore moins inoubliable, mais elle colle bien à l’ensemble.

"Voodoo woman blues" est le fruit d’un savant mélange entre rockabilly et west coast blues. Un brûlot très californien (Los Angeles) qui bénéficie du concours de Kid Ramos au sommet de son art. Une piste qui déménage au cours de laquelle, inspiré par Little Walter et Paul Butterfield, Van Herzen se révèle excellent souffleur. Les Kings interprètent "Automatic", le classique de Letser Butler, dans l'esprit du maître. Eric ne tient plus en place. Balisée par les percus de Tom Essa, la cover du "Broke and lonely" de Johnny Winter permet à Jailhouse Van Herzen de se réserver une nouvelle sortie à très haut niveau. Il est aussitôt relayé par Kyle, dont le solo clair et incisif repose sur l'importante assise rythmique. L’ouverture de "Straighten up" est royale. A cause du style jump. Une plage dominée par les cordes de Jester. Signé Magic Sam Maghett, "Easy baby" est un classique du Chicago Westside. La version est impeccable. Une dernière occasion accordée aux deux solistes de rivaliser! De toute bonne facture, cet Ep précède la sortie d’un long playing, prévue pour cet été. Le band se produira en Belgique, pour une douzaine de dates en Belgique, entre le 19 avril et le 5 mai! Pour cette tournée, Brent Harding n'est cependant pas libre. Il sera remplacé par le Liégeois Renaud Lesire, bassiste et guitariste talentueux…

 

Aufgang

Istiklaliya

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Aufgang appartient à la nouvelle catégorie de groupes sur lesquels il faudra compter dans le futur. Perso, j’estime qu’il s’agit d’une des révélations du début de l’année 2013.

Tout a commencé, il y a huit ans. A New York. Trois musicos se rencontrent. Et ils ont de la bouteille. Deux pianistes. Le Français Francesco Tristano et le Libanais Rami Khalifi. Ainsi qu’un drummer. Le Luxembourgeois Aymeric Westrich. Ils décident de fonder Aufgang. Le concept du groupe est simple : essayer de fusionner la musique classique et électronique. Tout un programme ! Il faut le reconnaître, avant eux, pas mal de monde s’est déjà cassé les dents. Mais dès le premier titre de cet elpee, on se rend compte que le projet tient la route.

En fait, le trio a réussi à faire exploser les cloisons entre les genres. Et le résultat n’est ni rébarbatif, ni excessivement expérimental. A contrario, les compos sont mélodieuses et entraînantes. Les accords de piano classiques et les rythmes électro font bon ménage et constituent un bon remède contre l’inertie. Les musicos se complètent à la perfection et n’en font jamais trop. Pas de démonstration technique gratuite, comme certains instrumentistes s’autorisent dans l’univers du post rock. Les crescendos sont maîtrisés à merveille. Et clairement, un titre comme « Balkanik » en est la parfaite illustration. Aufgang développe également des ambiances atmosphériques. L’excellent « Ellenroutir » en est un bel exemple. Il se réserve également l’une ou l’autre ballade, dont « African Geisha », une superbe plage…

Si vous aimez les comparaisons, Aufgang me fait un peu penser à Battles. Différence, quand même, les guitares ont été remplacées par des pianos. Parce que tout comme le combo new-yorkais, le trio aime surprendre en déconstruisant les styles. 

Aufgang se produira dans le cadre des Nuits Botanique, ce 11 mai 2013, en compagnie de Suuns et d’Apparat. L’une des soirées-phare du festival.

 

Cocoa

Irresistible

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Cocoa est un projet lancé en 2011 par Claire Henriksen et Philippe Havelange rejoints par Geoffrey Lesire et trois autres musiciens rencontrés ces dernières années. « Irresistible » constitue leur premier Ep. Il prélude la sortie d’un album, prévu pour juin. Le ton général est pop/folk. Emmenées par la voix inspirée et chargée d'émotion de Claire Henriksen, jolie Bruxelloise d'origine anglo-norvégienne, les compositions sont assez classiques mais plutôt bien fichues. Même si chacun des collaborateurs est venu mettre sa patte personnelle, il y a une réelle homogénéité tout au long des cinq morceaux proposés. Une happy pop radiophonique, touchante et fraîche, comme savent si bien le faire les Scandinaves, que l'on croise finalement assez rarement dans nos contrées, en tout cas aussi bien réalisée. On vous conseillera l'écoute du single éponyme, pièce maîtresse de ce Ep mais aussi de « Not Asking For Much » ou de « When The Curtain Falls », caractérisé par son début à la Buffalo Springfield, et on souhaitera à Cocoa de trouver sa place dans l'univers saturé de la pop actuelle. Ne fut-ce que parce qu'il se dégage une vraie sincérité de leurs compositions et tout à fait égocentriquement, parce qu'ils me donnent envie d'aller réécouter les Sundays.

 

Sly de Bruix

Au-delà des Pistes (Ep)

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Depuis 2004, le Clermontois Sly de Bruix traîne ses guêtres le long des routes… Ce chanteur à la petite notoriété locale avait même décidé à l’époque d’entamer une tournée seulement accompagné d’une guitare acoustique et… d’une ânesse –la dénommée Lilith– en parcourant plus de 1 200km ! L’homme reconnaît pour influences le blues, Syd Barrett, les 22 Pisterpikko et la littérature française, même si sa musique rappelle davantage un mix entre Prohom et Noir Désir. En 2008, l’ami Sly, en manque de compagnie, décide de quitter sa solitude de troubadour acoustique pour élargir son horizon musical et engage deux musiciens : Fred le guitariste et Damien le batteur. Le combo publie un premier album intitulé « Récidivisme ». Plus récemment, le line up s’est encore enrichi d’un quatrième larron, le bassiste François.

« Au-delà des Pistes » constitue son nouvel Ep, un disque au cours duquel Sly joue avec les mots de la langue française. 4 titres aux textes profonds et mélancoliques (parfois un peu trop abscons) entre rock classique (« Ramsès » au refrain efficace), comptine acoustique (le ténébreux « La Fin des Ecchymoses ») et attaques plus frontales (l’incisif « Limité à 50 »). Cet elpee ne manque finalement de charme, ce qui devrait permettre à Sly de Bruix et ses acolytes de dépasser les frontières auvergnates, et pourquoi pas au-delà…

 

Pantha Du Prince

Elements of Light

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Lorsque les contours des litanies électroniques de Pantha du Prince épousent le doux son des cloches des Norvégiens de Bell Laboratory, le mariage donne naissance à un « Elements Of Light » splendide et spirituel. Un disque de près de trois quarts d’heure, découpé en cinq morceaux. Hendrik Weber, alias Pantha du Prince concrétise enfin un projet que l’on entendait arriver de loin, notamment sur son « Black Noise » de 2010.

Classique, Ambiant, Techno minimale, …  Le DJ allemand ratisse large au sein de ses influences. Quant à l’apport du trio Bell Laboratory, il est principalement représenté par son carillon composé de 50 cloches de bronze qui pèse… 3 tonnes ! Un instrument à la genèse de cette collaboration salvatrice. « Element Of Light » est un LP qui s’écoute d’une traite, dans l’ombre ou la lumière. Et on prend plaisir à se laisser porter par le carillon, les cymbales et autres xylophones de ces cinq nouveaux chapitres des pérégrinations de Pantha Du Prince, chacun dédié à une composante de la lumière (« Photon », « Particle », « Quantum »…) 

« Elements Of light » provoque le besoin irrépressible d’imager l’œuvre. Le besoin d’être visuellement transporté dans le Labo et de voir de très près Weber et ses amis Norvégiens donner vie à cette symphonie métaphysique. Malheureusement, Pantha et ses hommes en blouse blanches n’ont aucun arrêt prévu dans l’immédiat du côté de chez nous. Pour en être témoin, il faudra aller faire un tour du côté de Rotterdam (20/04) ou de Lyon (11/05).

 

Ron Dziubla

Nasty habit

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Ron Dziubla est né dans l'Indiana. Il a accompli ses études à Miami, mais vit depuis longtemps à Los Angeles, en Californie. Saxophoniste notoire, c’est cependant un électron libre. Il accompagne souvent d’autres artistes, et notamment Duane Eddie, Los Straitjackets et même Ricky Martin, sans oublier les musicos issus des milieux branchés du blues sud californien, comme Kid Ramos, Janiva Magness, Rick Holmstrom ou les Los Fabulocos. En solo, il enregistre une musique instrumentale. Il avait d’ailleurs publié trois elpees, à ce jour, "Melenhead" en 1999, "Some strange blues" en 2010 (NDR : pour lequel il avait reçu le concours de Rick Holmstrom, Kid Ramos, Junior Watson et Carl Sonny Leyland) ainsi que "Philly Mac!", un Ep six titres, en 2012, bénéficiant à  nouveau de la participation de Ramos et Watson. Les sessions d’enregistrement du nouveau long playing se sont déroulées au Pow Wow Fun Room de L.A.

Imprimé sur un mid tempo, "Fine time" ouvre la plaque. Un blues très bien structuré, dominé par le souffle profond et puissant de notre artiste, dans son saxophone ténor, qui double à l'orgue. Véritable tour de force "Loose" est imprimé sur un tempo frénétique. Le sax s'envole vers les sommets, talonné par les percussions de Pete Curry (Los Straitjackets). Ce dernier se réserve également la production et pas de doute, c’est un spécialiste de la surf music, si populaire en Californie. Ron empoigne son sax baryton pour attaquer "Moan", un autre blues rythmé, alimenté par les cordes de R.J Ronquillo. Le son du baryton est autoritaire et écrasant. James Intveld est chanteur/guitariste de rockabilly. Cet ex-Blasters a apporté son concours sur plusieurs titres. Dont "Slapped", piste sur laquelle il peut titiller notre souffleur révolté. Le titre maître est incontestablement le sommet du disque. Le rythme est très soutenu. Le sax flirte avec les cordes de Ronquillo, pour une nouvelle fête du surf. Pas vraiment de temps mort sur cet LP. Autre blues, "Shaken and stirred" permet à Ron de honker et shouter jusqu'à la jouissance, rappelant les mythiques Big Jay McNeely, Joe Houston et Lee Allen. Il souligne les soupirs sensuels de Mia Muse sur l'exotique et amusant "Lemon drop Martini".  Deux bonnes reprises au programme. Tout d’abord le célèbre "Harlem Nocturne", un standard de jazz enregistré naguère par Duke Ellington, Glenn Miller, King Curtis et Johnny Otis. Puis le "Night train" de Johnny Forrest, un blues qui évolue sur le tempo du chemin de fer, une compo qui figurait également au répertoire de Duke Ellingon. Encore un excellent titre de surf, "Spy step". Et une toute bonne finale pour clore l’œuvre, "Bordello".

 

Golden Gurls

Typo Magic

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Actifs depuis nombreuses années, les Golden Gurls n'avaient pourtant jamais sorti d'album jusque l'année dernière. Cette autoproduction a en effet été d'abord proposée sur le net avant d'être repérée par le petit label anglais Damnably.

Originaire de Baltimore, dont la scène semble s'être réveillée depuis quelques années depuis les arrivées de Lower Dens, Wye Oak et Dan Deacon, ce trio a du mal à cacher sa vénération pour l'indie-punk de la fin des années 80 et surtout du début des années 90. En effet, il est difficile de passer sous silence l'énorme influence qu'ont pu exercer des groupes comme Sebadoh, Dinosaur Jr, Pavement ou Seam sur les compositions du groupe. Des morceaux comme « Kid Tested », « I Can See The City » ou « Tidal » auraient très bien pu être composés par Lou Barlow et/ou Jay Mascis et cette voix chuchotée noyée sous des couches de guitares aux relents shoegaze évoque irrémédiablement celle de Soo Young Park, le leader des trop méconnus Seam. Bref, si vous êtes nostalgiques du son de cette époque, « Typo Magic » est l'album que vous attendiez. Impeccablement interprété, plutôt inspiré, sans aucune faute de goût, il vous replongera agréablement dans ces années bénies où le rock retrouvait un son trouble. Peut-on pour autant, comme certains blogs musicaux américains l'ont fait, parler d'album majeur et pronostiquer sa présence dans les tops de fin d'année ? Nous n'irons pas jusque-là. Une copie, même remarquable, ne restera jamais qu'une copie. On attendra donc le successeur de « Typo Magic », que le groupe enregistre ces prochaines semaines, pour savoir si les Golden Gurls peuvent prétendre être autre chose que des plagiaires de talent.

 

House Of Shakira

HoS

Écrit par

Si vous attendiez les déhanchés d’une jolie Colombienne, passez votre chemin… Point de waka waka chez les Suédois de House Of Shakira, mais un hard rock mélodique mâtiné d’AOR, qui propose sur cet album presqu’éponyme, un nouveau visage.

Depuis « Retox », leur précédent effort, exit le chanteur et la section rythmique, et place à un nouveau batteur, un nouveau bassiste, et Andreas Novak, ancien chanteur de Mind’s Eye pour remplacer le talentueux Andreas Eklund, prié d’aller voir ailleurs si l’herbe n’est pas plus verte….

La différence n’est guère palpable. Il faut dire qu’une fois le cahier des charges rempli, à savoir des refrains fédérateurs, des chœurs omniprésents, des soli démonstratifs, des chansons qui se ressemblent et ne visent que l’efficacité, il devient difficile de distinguer House Of Shakira de la masse. Ça joue bien, ça chante bien, c’est rythmé, mais ça ne va (malheureusement ?) pas beaucoup plus loin.

 

King King

Standing in the shadows

Écrit par

Les Nimmo Brothers réunissaient Alan et Stevie, deux frères glaswégiens. Les deux frangins écossais ont voulu mener leur propre barque, sans jamais réussir à se départir du style de leur duo. Alan a donc décidé de monter sa formation qu'il a baptisé King King, soit le titre de l'album mythique des Red Devils de Lester Butler. Mais manifestement le style n'est pas vraiment similaire. La formation a publié un premier opus intitulé "Take my hand", en 2011.

Alan, tout comme son frère d'ailleurs, a toujours été des adeptes du regretté Stevie Ray Vaughan, mais sous une forme moins puriste et certainement plus mélodique. "More than I can take" adopte ce profil. Lorsqu’il dispense un solo, Alan est un expert pour faire monter l’intensité dramatique, sans jamais déborder de sa ligne de conduite. Ballade, "Taken what's mine" adopte un format semblable. L’attaque rythmique bénéficie cependant de la complicité de Bennet Holland, à l'orgue Hammond. Et Alan entretient ce climat sur une autre ballade sympathique, "A long history of love". Pour la circonstance, il injecte un maximum de sensibilité dans sa Stratocaster, un peu comme Eric Clapton, et la montée en puissance de son intervention est tout en retenue, parfaitement maîtrisée. King King reprend le "Jealousy" de Frankie Miller. La voix est profonde, généreuse, expressive, à nouveau dramatique. Les notes émanent du cœur et de l'âme. "What am I supposed to do" baigne dans un climat de douceur de vivre. Holland double à l'orgue et au piano électrique. Une atmosphère qui permet à la voix d'Alan de prendre toute sa dimension soul. Les percussions de Wayne Proctor ouvrent "One more time around". Sous une véritable chape de plomb, cette compo est découpée par un riff reminiscent de Free, une formation légendaire, qui a brillé de mille feux à la fin des sixties, en plein british blues boom. Et l’envol des cordes est écrasé par le jeu des pédales. Nimmo reprend d’ailleurs un titre de Free, "Heavy load" (NDR : plage qui figure sur "Fire and water", paru en 1970). Et la version est excellente. La voix d’Alan est même très proche de celle de son idole, Paul Rogers! On pourrait même facilement se tromper. Mais si Alan appréciait beaucoup le regretté Paul Kossoff, il avait surtout énormément d’admiration pour Peter Green et Eric Clapton.

 

The Men

New Moon

Écrit par

Après avoir goûté aux douceurs sucrées du concert de La Femme, au Grand Mix à Tourcoing mercredi dernier, votre serviteur est confronté aux saillies hormonales des mâles de The Men…

Formé à New-York en 2008, le band pratiquait, à ses débuts, un punk-noise aux tendances hardcore. Depuis, il a bien tempéré ses ardeurs et même rencontré un succès relatif, lors de la sortie d’« Open Your Heart », l’an dernier. Si les accents noise n’ont pas été gommés, les Etasuniens préfèrent insuffler un max d’énergie dans leur expression sonore. Mais susceptible d’émarger au folk. A cause des interventions d’harmonica et de sèche. Un peu comme si le combo cherchait le chaînon manquant entre Neil Young (« Open the Door ») et Fugazi (« Without a Face »). Les guitares sont bavardes et rappellent parfois l’excellent Dinosaur Jr (« Freaky »).

L’opus démarre en douceur, mais s’achève par une plage remarquable intitulée « SuperMoon ». Le mélomane est alors emporté comme dans un maelstrom irrésistible, pendant plus de 8 minutes.

Les aficionados originels reprocheront sans doute à The Men d’avoir perdu son esprit frondeur. Les autres devraient apprécier leur capacité à élargir leur champ de vision, sans pour autant se compromettre…