Tout est fini pour Sprints…

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La fresque de Vincent Delerm

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!!!

Strange Weather, Isn’t It ?

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Ceux qui me connaissent le savent, il m’est quasi impossible d’être impartial lorsque l’on parle de !!!. Seulement, bien des choses ont changé entre la sortie de l’indispensable « Myth Takes » et de ce « Strange Weather, Isn’t It ? ». D’abord le départ de John Pugh. Une mauvaise surprise qui laissera Nic Offer sans l’essentiel binôme. Suivi d’autres désertions ; mais surtout la mort de Jerry Fuchs. Toute une série d’événements très susceptibles d’achever le moral de la troupe. !!! compte aujourd’hui 5 membres dont les indécrottables Nic Offer et Allan Wilson ainsi que Shannon Funchess qui remplace Pugh sur scène comme en studio sans jamais l’égaler. Le quatrième recueil de la formation est donc indiscutablement celui du changement. Et de prime abord, dur dur de s’y faire… Mais !!! a plus d’un tour dans son sac.

Enregistré  à Berlin, « Strange Weather, Isn’t It » est le disque le plus pop de !!! concocté à ce jour. Offer et ses collègues ont opté pour plus de légèreté tant dans les textes que les arrangements. Souvent, la pilule passe sans effort (« Wannagain Wannagain » et son irrésistible ascension finale, « Steady As The Sidewalk Cracks » et son saxo obsédant, « The Most Certain Sure » et son ‘bridge’ tripant ou encore le délirant  « Jamie, My Intentions Are Bass »). Parfois, elle coince (le refrain mollasson de la version studio de « AM/FM », l’inutile « Hollow »). Reste que !!! ne serait pas !!! sans une large dose de riffs funkys et de beats orgasmiques. S’il ne convainc pas instantanément, « Strange Weather, Isn’t It » est de ces disques qui tracent leur chemin vers les neurones à leur rythme et, une fois atteints, s’y installent confortablement. D’autant plus que ce quatrième essai contient le Tube, T majuscule, de !!!. « The Hammer », l’hommage suprême à Jerry Fuchs, construit tout crescendo, sera rapidement reconnu par les fans comme incarnant ce rouleau compresseur qui te retourne le public comme une crêpe, à chacune des prestations du quintet depuis quelques années déjà. Et ne serait-ce que pour ce morceau, l’un des derniers coécrit par Fuchs et accueilli en version studio comme le messie, il serait honteux de ne pas compter « Stranger Weather Isn’t It ? » dans sa discographie !(!!)

B.B. & The Blues Shacks

London days

Écrit par

B.B. & the Blues Shacks est plus que probablement le meilleur groupe de blues sur la scène allemande. Dirigé par les frères Michael et Adreas Alt, respectivement harmoniciste/vocaliste et guitariste, cette formation implique également Denis Koeckstadt au piano, Henning Hauerken à la basse et Bernahrd Egger aux drums. Leurs débuts remontent à 1994, année au cours de laquelle, ils publient "Feelin' fine today". Quatre elpees paraîtront ensuite chez Stumble. Puis, ils signent pour Crosscut, le label blues de référence en Allemagne. Ils y ont aligné "Midnite diner" en 2001, "Blue Avenue" en 2003, Live at Vier Linden" en 2005 et "Unique taste" en 2008.

Le titre de ce nouvel opus ne laisse planer aucun doute : l'album a été enregistré à Londres. Au studio Toe Rag, très exactement, sous la houlette de Liam Watson, un producteur qui a notamment travaillé pour les White Stripes et Hugh Cornwell (ex-Stranglers).

L'album s’ouvre par "Real good times", une compo qui nous entraîne dans l'ambiance Stax des années 60. Du R&B entraînant et dansant imprégné par l’orgue d’un prestigieux invité teuton, Raphael Wressnig ; et enrichi par une section de cuivres. Percutant, "This time baby" embraie dans le même style. Les cuivres et l'orgue sont toujours bien présents. La voix autoritaire de Michael est renforcée par des chœurs masculins. Dennis signe une brillante sortie au piano. Les Blues Shacks reviennent dans un style qui correspond davantage à leur identité, en injectant une énorme dose de swing dans "High class lonely", un morceau au cours duquel Andreas sort un bijou de solo, sur le fil du rasoir, digne de Jimmie Vaughan. Michael en souffle de bonheur dans l'harmonica qu'il est enfin parvenu à extraire de sa poche. En toile de fond, Wressning soigne l’expression sonore de ses interventions à l’Hammond B3. Ballade soul, "Just you" est finement ciselée. Chicago blues puissant, "Between the lines" est imprimé sur un tempo élevé. Les styles de Little Walter et Billy Boy Arnold ont adopté un traitement moderne. La cohésion des musiciens est remarquable. Michael chante "It hurts so good", sur un tempo relax, balayé de chœurs doo wop. Sillonnant ces routes du Sud, Andreas se sent inspiré et libère ses cordes face aux cuivres médusés! Cette utilisation du doo wop si populaire dans les fifties hante cet elpee. Et se révèle remarquable tout au long de "My baby's alright", une compo proche d'un shuffle texan à l’intensité dévastatrice, au cours de laquelle l'harmo nous transperce l’âme. Manifestement, ce sont les parties vocales qui ont surtout bénéficié du travail opéré dans ce studio londonien. Ce qui explique pourquoi Mr Alt chante aussi majestueusement les indolents "How long can you go" et "Once in a while". Deux plages absolument remarquables. Retour à Memphis pour défier "Fools getting stronger", un morceau qui sonne plus BB King que nature ; et pour cause Andreas parvient à faire revivre Lucille, sur le Vieux Continent. "Miss wrong" nous traîne vers la Nouvelle Orléans, une compo agitée par des percus si caractéristiques, et balisée par les accords de piano syncopés dispensés par Koeckstadt, dans l’esprit de Professor Longhair. "Turnaround" marque le dernier retour au style Stax. L’opus recèle un bonus track : "Autumn sunset". Un swing blues tout en délicatesse et subtilité que Michael conduit à la manière de Toots Thielemans. Excellent!

Louis Chedid

On ne dit jamais assez aux gens qu’on aime qu’on les aime

Écrit par

Louis Chédid est un auteur/compositeur/interprète assez prolifique. De ses débuts remontant à 1973, illustrés par la sortie d’un premier album intitulé « Balbutiements », à ce jour, 27 années se sont écoulées. Et en cet automne maudit pour nos voisins français (voir l’actualité politique…) l’ami Louis nous propose, non pas un, mais onze magnifiques rayons de soleil pour faire oublier la dure réalité des choses.

« On ne dit jamais aux gens qu’on aime qu’on les aime » est à ce jour la seizième galette du papa de qui vous savez… Depuis ses ‘balbutiements’, on aura donc eu droit au minimum à un nouveau disque tous les deux ans. Qui dit mieux ? Deux albums live viennent s’ajouter à cette panoplie bien fournie, le premier publié en 1994 et l’indispensable « Botanique et Vieilles Charrues », en 2003.

Après avoir édité une comédie musicale baptisée « Le soldat Rose », en 2006, puis offert sa collaboration pour le mixage de « Mister Mystère » de sa progéniture, Louis revient donc aux affaires. C’est évidemment en bénéficiant de la complicité de son génie de fils que Louis a enregistré ce nouvel opus. Tour de force assez singulier de la part de cette entité bucéphale, il n’aura fallu que dix jours pour mettre en boîte ces onze nouveaux titres. Tous écrits et composés par l’artiste, même s’il a bénéficié du concours de Pierre-Dominique Burgaud, l’auteur du Soldat Rose, pour « Chat Noir » et « Tu peux compter sur moi ».

Affichant un look à la ‘Brassens’ (grosse moustache et guitare) et affichant 62 balais, Louis nous apporte une nouvelle fois un éventail d’émotions, « Tu peux compter sur moi », « Maman maman », « Au secours », un regard tout personnel sur les problèmes de notre société tout au long de « A force », une petite dose de mélancolie sur « Blues du dimanche soir » et un certain cynisme sur « Chat noir » ou « Croque mort ». La palme revient toutefois au titre phare de l’album « On ne dit… », hymne à la vie, aux relations amicales, familiales ou amoureuses ; en un mot, au bonheur…

Au final, un morceau, « Quelle belle histoire », résume à lui seul cette seizième réalisation, œuvre d’un des papys de la chanson française, le seul qui ait réussi dans les années 70, à dépoussiérer la ‘variété franchouillarde’ pour en faire une chanson française de qualité.

Indispensable pour les amoureux des belles ballades et des mots doux…

 

Crash Test Dummies

Oooh La La

Écrit par

Il semble qu’on n’ait plus entendu parler de Crash Test Dummies depuis 1993. Le succès de « Mmm Mmm Mmm », devenu un classique du rock de sa décennie, a lancé la notoriété du groupe, mais a aussi évincé le reste de sa production. Entre-temps, pourtant, ils ont discrètement sorti 6 albums, sous la coupe du noyau formé par Brad Roberts et Ellen Reid. En plus de quelques projets solo, les Canadiens sont passés par un son plus métal, plus funk et plus électronique, définitivement pop, alternant le lead vocal entre Roberts et Reid, sans jamais atteindre de nouveau le succès de leur premier single. Les membres originaux de la formation se retrouvent aujourd’hui après un silence de six ans pour revenir à leurs influences plus intrinsèques : un océan de rock, blues, folk.

Les Crash Test Dummies ne réactualisent pas leur son ‘1990s’, et utilisent au contraire expressément, je cite, des ‘jouets musicaux analogues vintage’ (les années 1970, pour être précise, ère que l’album embrasse dans son aspect le plus conforme). En effet, produit par Stewart Lerman (Antony & the Johnsons, The Roches), l’album a recours à un optigan (contraction entre ‘optique’ et ‘organ’), afin de projeter le son d’autres instruments. Comment ? A l’aide de disques en celluloïd et à travers des claviers. Objectif ? Offrir différents éventails de sonorités qui communiquent un effet ‘big band’ à l’enregistrement analogue.

On retrouve également –et c’est un rand plaisir– la voix chaude et aqueuse de Roberts, qui reste fidèle à elle-même tout en mixant les styles. L’elpee remonte dans le temps et les genres : l’envoûtant  « And It’s Beautiful » pour cette dernière décennie, « What I’m Famour For » pour la petite touche country, le « Not Today Baby », tout droit sorti d’une BO des années 1970, voire un bon vieux doo-wop intitulé « Now You See Her ».

« Oooh La La ! » semble serein, voire un peu mou (NDR : au cours de cet hiatus de six années, Roberts a survécu a un accident fatal, et s’est, après avoir observé une convalescence en Nouvelle-Écosse, converti au yoga et à la méditation), mais il demeure de bonne facture, solide, riche en styles et aux arrangements pros, même si on est loin du succès mainstream du légendaire « Mmm Mmm Mmm ». La voix chaleureusement grave de Roberts devrait se charger de réchauffer les dimanches gris dans les chaumières.

Dorleac

Dorleac

Écrit par

Depuis qu’elle a quitté Hooverphonic, Geike Arnaert, ex-chanteuse du band, vivote entre deux eaux. Après avoir collaboré à l’écriture de la musique du film ‘Oxygen’, d’Hans Van Huffel, la jeune femme pousse l’expérience du duo un peu plus loin. D’où, dans la foulée de la B.O. précitée, cet album éponyme aux relents atmosphériques et apaisants. De ce mariage avec l’artiste néerlandais Spinvis, alias Erik de Jong, vont naître 10 compositions sur lesquelles sa jolie voix se balade nonchalamment. Aériennes, détachées, ces chansons sont à l’opposé de ce que Geike nous proposait il n’y a pas si longtemps au sein du combo dont elle était la leader en compagnie d’Alex Callier, principale source d’inspiration de la grande époque…

C’est donc au sein d’une ambiance tristounette que nous revient la trentenaire blonde qui nous avait, il faut bien l’avouer, habitués à des choses bien plus rythmées, plus entraînantes…

Même si l’ensemble se laisse nonchalamment écouter, il manque quelque peu de relief, de variation à ce long playing. De la première à la dernière plage, on a l’impression d’être toujours dans un même rythme, lent et emprunté.

Sachez encore que le patronyme de ce duo a été choisi en hommage à Françoise Dorléac, sœur de Catherine Deneuve, décédée accidentellement en 1967, dans un accident de voiture, à l’âge de 25 ans. On ne voit d’ailleurs pas le rapport dans ce choix…

Bref, on est toujours dans l’attente d’un véritable album solo de la belle blonde. A quand une véritable envolée, une vraie émancipation ? Il est temps de voler de tes propres ailes, Geike…

The Duke & The King

Long Live to the Duke and the King

Écrit par

‘Longue vie au Duc et à son Roi’! C’est assurément ce à quoi on pense après avoir écouté les dix titres du second album de cette formation américaine. Il faut dire que le noyau central du groupe, Simone Felice et Bobbie ‘Bird’ Burke avaient tout pour s’imposer dans le monde musical. Le premier cité est né dans les montagnes des Catskills, non loin de Woodstock ; tandis que le second, originaire de Brooklyn, a notamment bossé en compagnie de George Clinton ! Connu en tant que poète et maître du ‘spoken word’, l’amateur de musique aura peut-être également entendu parler de Simone Felice à travers ses compositions au sein de son ancien groupe de folk-rock, The Felice Brothers, ou derrière les fûts du dernier album des Avett Brothers. Soutenus par le batteur et vocaliste Nowell ‘The Deacon’ Haskins (fils du co-créateur de Parliament/Funkadelic) et du chanteur/violoniste de The Sensational, Simi Stone, The Duke & the King propose un mélange subtil et entraînant de folk, pop, rock et soul. Quelque part à la croisée des chemins d’un Ben Harper qui ne serait plus en crise d’inspiration (« Shine On You »), Simon & Garfunkel (« Shaky ») et la soul romantique et classieuse d’Otis Redding voire de Marvin Gaye (« Right Now »). Douce et suave, la voix de Simone Felice colle parfaitement aux climats empreints d’émotion des chansons de l’album. Les harmonies vocales sont superbes, à l’instar du très R&B « Hudson River », soutenu par la voix gospel d’Haskins. Et on a même droit à une incursion dans la soul blanche, sur « No Easy Way Out », plus proche des Rolling Stones que jamais. Manifestement The Duke & The King est une formation particulièrement douée. Injustement méconnue de ce côté de l’Atlantique, elle vient de commettre un superbe album…

Forget The Heroes

Atomized

Écrit par

‘Un autre jour’ est un label d'autoproduction créé par Corinne Carré & Virginie Bocher, diffusant déjà leurs deux précédentes formations musicales : Womb Bomb et Ratel Road, duos pop rock mêlant guitare, piano et voix. Pour Forget the Heroes, elles se sont entourées d'un bassiste et d'un batteur, et nous livrent "Atomized", le second album du groupe, après avoir publié "We don't need guitar".

Les quatre Parisiens commencent à bien tourner entre festivals et petits concerts. Sur le net, on peut lire, à de nombreuses reprises, la même présentation vantant : ‘L’Hendrix du violon, une pianiste à la voix sexy, ample, rock et aux pieds frénétiques, des guitares audacieuses, une section rythmique jouissive et intense pour une fusion sonique et scénique Acid Pop’. Si le violon semble assez à l'aise (on y retrouve Virginie Bocher dans une autre formation plus classique, Coma Comma, au sein de laquelle elle se défend plutôt bien), comparer ses interventions à celles d’Hendrix est exagéré. La rythmique, quant à elle, est trop répétitive. La voix de Corinne Carré est sans doute intense dans les décibels et dans sa façon de chanter, mais elle devient, à la longue, agaçante plus qu'énergisante. Les effets sont multipliés et c'est dommage car son timbre de voix est effectivement plutôt dense et chaleureux.

Les effets sont également de mise pour l'instrumentation, riche en réverbérations. Peut-être que ce disque paraît original aux amateurs de pop, à cause de ses emprunts aux sonorités groove et funk, mais pour ceux qui aiment que ça swingue vraiment, la galette s'avère être plutôt ennuyeuse... Techniquement, l’ensemble tient la route, mais il manque un peu d'âme, de goût, d'audace. Et d'air, aussi, car aucun instrument ne se tait pour laisser parler l'autre. En résumé, un disque qui ne risque pas de défrayer la chronique… 

 

Goose

Synrise

Écrit par

Après avoir fait trembler les dancefloors des salles de concerts et des festivals, à l’aide de leur excellent premier opus « Bring It On », paru en 2006, les Courtraisiens de Goose ressortent la grosse artillerie. Il aura néanmoins fallu attendre quatre années avant que le combo ne décide enfin de sortir un nouvel elpee. Faut dire qu’au cours de cette longue période, leurs périples, accomplis à travers le monde, se sont essentiellement concentrés sur leurs DJ sets. On se demandait même si le groupe belge n’avait pas tiré, définitivement, un trait sur ses propres compos. Donc, pour rétablir une certaine crédibilité, il était donc temps de concocter une nouvelle plaque. Sauf que question crédibilité, Goose devra repasser. Si on avait le droit légitime d’espérer des tubes ‘hype’ tels que « British Mode » ou même « Bring It On », il semble que ce soit la ‘hype’ qui ait dépassé les nordistes. Cet elpee était tellement attendu (surtout en Flandre) que la déception n’en est que plus grande. Forcément, lorsqu’une œuvre puise ses influences majeures, chez Moroder, Vangelis ou même Philip Glass, on est en droit d’espérer des morceaux qui tiennent la route. Malheureusement, dès l’entame, on a droit aux synthés et aux beats massifs qui font saigner les oreilles. Et dès que la voix peu glorieuse de Mickael Karkousse s’aventure sur « Can’t Stop Me Now », on a surtout l’envie de lui répondre ‘Yes ! You can stop now !’ Goose n’y est pas. Même son duo échangé en compagnie de Peaches, sur le titre d’ouverture, passe complètement à travers. Et il laisse présager le pire… Un bon point quand même : la pochette. Très belle, elle est signée Storm Thorgerson, photographe qui a également consacré son art pour illustrer celles de The Mars Volta et même du Pink Floyd. Excusez du peu !

En général, chez les ‘hypes’, le second opus se solde souvent par un échec. Et « Synrise” en est une parfaite illustration. En espérant que Goose puisse s’en relever dignement…

Halford

Halford IV - Made Of Metal

Écrit par

Un chroniqueur ne devrait jamais consulter la prose de ses collègues avant de se forger une opinion personnelle. Quelques avis glanés au hasard de la grande toile m’avaient convaincu : le nouvel album du ‘Métal God’ était décevant, mollasson, bourré à craquer de ballades et de titres commerciaux sans intérêt. Affaire classée. Et j’en serais probablement resté à ce stade si ‘Rough Trade’ (NDR : qui à pris en charge la distribution du label de Rob Halford, ‘Metal God Records’) n’avait pas jugé opportun de faire parvenir un exemplaire de l’objet décrié à la rédaction de Musiczine. Surprise totale : « Halford IV – Made Of Metal » est excellent et votre serviteur a bien failli passer à côté d’un très bon disque.

Je ne vous ferai pas l’affront de vous présenter Rob Halford. Et si, par le plus improbable des hasards, vous n’avez jamais entendu parler du gaillard, sachez simplement que Monsieur Halford est le hurleur de Judas Priest, depuis 1973. Son influence sur le développement de la communauté métallique a été si importante que celle-ci le désigne désormais sous le sobriquet respectueux de ‘Metal God’.

Contrairement à certains de mes éminents collègues chroniqueurs, je n’ai que deux reproches à formuler à ce nouvel opus. Premièrement, j’abonderai dans le sens des autres scribouilleurs en affirmant que « Made Of Metal », n’est pas un titre judicieux, car il induit le fan en erreur. Bien qu’incontestablement métal, la nouvelle offrande du légendaire vocaliste est loin d’être aussi rageuse que « Resurrection », publié en 2000 et « Crucible », en 2002. Ce qui pourrait décevoir les amateurs des riffs brutaux et du chant haut perché des deux premiers efforts du groupe (NDR : c’est volontairement que je ne cite pas ici l’album « Winter song », paru en 2009, qui n’était, après tout, qu’une collection de chansons de Noël cuisinées à la sauce métal). La seconde erreur stratégique commise par Halford est probablement son choix d’ouvrir les hostilités par l’un des titres les plus faibles de l’album. Car si « Undisputed » recèle un bon riff métal classique, il est terriblement difficile d’adhérer à ce refrain peu chantant : ‘He Is The Heavyweight Champion Of The World’.

Pour le reste, il apparaît que toutes les critiques dont souffre la galette soient largement injustifiées. Certes, « Halford IV - Made Of Metal » présente Halford sous un jour beaucoup plus mélodique que ses deux premiers opus. Cependant, nous sommes bien loin de la succession de ballades et de titres pop-métal décrits sur le net. Et, si l’on serait probablement en droit de réprouver un tel abus de mélodies et de titres accrocheurs sur un album de Judas Priest (NDR : un constat vérifié en long et en large lors de la sortie de « Turbo », en 1986), il faut bien admettre qu’après plus de trente-cinq années passées à défendre la cause du métal pur et dur, le père Rob a le droit de faire ce qu’il veut au sein du groupe qui porte son nom !

On ne rencontre d’ailleurs qu’une seule véritable ballade (« Twenty-Five Years ») sur « Halford IV ». Un slow, pour quatorze plages, avouez que ce n’est pas exagéré. Pour le reste, les compositions oscillent entre un métal mélodique qui rappelle le Judas Priest des eighties (« Speed Of Sound », « Undisputed », « We Own The Night », « Hell Razor », « Matador ») et un hard rock relativement plus commercial (« Heartless », « Thunder And Lightning », « We Own The Night »). Le titre le plus surprenant (et sans doute aussi le plus réussi) est sans conteste « Till The Day I Die », un hard rock bluesy au cours duquel la guitare slide nous entraîne dans les marécages de la Louisiane. « The Mower », le power métal au chant haut perché qui clôture l’album en puissance, réconciliera Halford avec les fans de ses deux premiers opus.

« Halford IV - Made Of Metal » est une réussite. Vous pouvez me croire sur parole. Ou plutôt non ! Ecoutez-le et faites vous votre propre opinion.

I, The Phoenix

ITP

Écrit par

Le livret du Cd et le site internet du groupe ne nous apprennent pas grand-chose sur I, The Phoenix. Tout au plus peut on y découvrir, que ce duo bruxellois (quatuor sur scène) n’est pas seulement un projet musical, mais aussi une ‘plateforme organique conçue pour explorer, concevoir, brûler et reconstruire’. ‘Un concept mécanique qui nourrit le processus créatif de Jean-Paul Frenay (guitare, voix, claviers) et Vincent Depuydt (guitare, claviers) et les invite à se réinventer au travers de différentes formes artistiques : installations, expositions, films, photographies ainsi que lors d’événements visuels et interactifs’.

N’ayant, à titre personnel, jamais été impressionné par l’art moderne sous quelque forme qu’elle soit proposée (NDR : une visite de la ‘Tate Gallery’ de Londres reste d’ailleurs, à ce jour, l’un des souvenirs les plus médiocres de mon existence) ni par les discours pédants d’artistes autoproclamés, j’avoue que ce descriptif (librement et modestement traduit de la version anglaise trouvée sur le site internet http://ithephoenix.com/ ) m’a laissé de marbre, voir même rebuté.

Même chose pour l’artwork du digipack, flou (au premier abord) et dont le contenu ne révèle  pas vraiment les clés du groupe et de son concept. Vous vous en doutez, ce flou est purement artistique. Il s’agit en fait d’un artwork 3D nécessitant des lunettes appropriées.

Néanmoins, bien que semblant cracher mon venin sur l’emballage et la présentation à la fois pompeuse et minimaliste du cd (mais qu’attendre d’autre de la part d’un gougnafier de métalleux tel que votre serviteur), j’avoue en apprécier grandement le contenu musical.

Ici, la recherche sonore est évidente. Elle vous explose à la face dès l’ouverture d’« Enter The Storm ». Son intensité ne retombe qu’en bout de parcours. C’est-à-dire lors d’« Unseen & Gone », la dernière plage de cette ‘manifestation artistique auditive du talent manifesté par Depuytd et Frenay’. Le son est carrément puissant. Organique et électronique à la fois, la musique de I, The Phoenix semble vouloir mêler rock/métal indus et new wave des eighties aux atmosphères éthérées des seventies. Les ambiances sont rock et sauvages, mais aussi hypnotiques. Elles invitent autant à la danse et au défoulement qu’a la méditation transcendantale. Ecouter I, The Phoenix, c’est se retrouver coincé quelque part entre Nine Inch Nails, les Young Gods, Depeche Mode et les Doors. Décoiffant et bien plus excitant que ce que l’esquisse peinte sur la grande toile ne le laisse deviner. De l’art ? Je ne sais pas. Mais de la bonne musique en tout cas !

Katel

Decorum

Écrit par

Katel est originaire de Caen. Le répertoire de cette jeune auteur/compositrice/guitariste française est alimenté par des chansons à textes sur fond rock. Son univers est sans concession, plutôt sombre. Sa voix dure et cassante. Elle insuffle l’énergie du rock à ses compositions et son écriture poétique. Las, son album « Raides à la ville » paru en 2008, après avoir publié un Ep six titres, en 2006, n’a pas reçu le succès escompté. Qu’à cela ne tienne, Katel, de son vrai nom Karen Lohier, révélée au grand public par un titre interprété en duo avec Yann Tiersen, « La Rade », remet son ouvrage sur le métier deux ans plus tard.

Pour développer ses arguments, Katel n’est pas seule. Si elle se réserve le chant et quelques parties de guitares, elle est également bien entourée, par un backing group. En l’occurrence Charles-Antoine Hurel à la batterie, Julien Grasset à la basse et Nicolas Marsanne aux six cordes.

Tout au long de « Decorum », Katel nous promène au cœur d’un labyrinthe musical enchanteur, un univers sonore et poétique étourdissant. A la fois rock (plutôt progressif) ou pop-rock, laissant filtrer épisodiquement des mélodies qui ont un petit air de déjà entendu, les onze compos de l’opus se révèlent créatives, dans un style bien propre. Katel possède un certain savoir-faire et le met en œuvre dans des ‘litanies mortuaires’ (« Mon Vieil Ami », « Vacante », « Tombée dans l’Escalier »), des ballades pop-rock victoriennes (« Hurlevent », « Decorum ») voire de vraies incursions du côté de chez Elista ou Autour de Lucie (« Quelque Chose Qui Nous Suit », « Vue sur le Ring »). Qu’elle joue sur l’énergie (« Le Chant du Cygne », caractérisé par des chœurs détraqués signés Nosfell) ou sur les ambiances (l’électro vaporeuse de « La Bouche »), Katel ne cède en tout cas jamais à la facilité.

Malgré toutes ses qualités, l’album n’est pas facile à dompter et plusieurs écoutes vous seront nécessaires afin d’apprivoiser ce bel animal.

Maximum Balloon

Maximum Balloon

Écrit par

David Sitek pourrait facilement se contenter de son train-train quotidien. Tant comme guitariste/compositeur chez TV On The Radio, que producteur. Un job pour lequel il est presque considéré comme une référence sur la scène indie yankee ; pas pour rien qu’il a mis en forme des disques pour Yeah Yeah Yeahs, Liars, Scarlett Johansson ou encore The Oh Shees. Mais l’artiste n’est pas du style à se reposer sur ses lauriers. Faut croire qu’il avait emmagasiné une foule de compos, inutilisables au sein de TV On the Radio, pour imaginer se lancer sur un nouveau projet. Baptisé Maximum Balloon. Pas vraiment solo. Au cours duquel le nouvel Angelino a eu recours aux voix préférées du moment, pour concocter des compos électro dansantes particulièrement efficaces. Un caprice de star ? Pas du tout ; car ce premier essai regorge de titres simples, mais inventifs et surtout très convaincants.

Bénéficiant du concours de Theophilius London, la star montante du hip-hop US, « Groove Me » ouvre le bal. Et ne manque pas de classe. Karen O miaule lascivement, et de fort belle manière, sur le plus lancinant « Communion » : mais c’est néanmoins son compère du TVOTR qui tire son épingle du jeu sur le très efficace et sensuel « Absence of Light ». Mention spéciale à David Byrne pour « Appartement Wrestling », un morceau que Talking Heads aurait pu dispenser, s’il était encore actif, en 2010 ! Hormis l’une ou l’autre ballade, moins intéressante et surtout moins enthousiasmante (NDR : et notamment « Pin Bricks », une compo caractérisée par le concours d’Ambrosia Parsley de Shivaree), le reste ne manque pas d’allure. Que ce soit les morceaux au cours desquels participent Holly Miranda, Little Dragon ou Kip Malone. Pas grand-chose à jeter donc sur cet elpee éponyme, dont l’univers sonore semble à la fois hanté par Depeche Mode et Throbbing Gristle. Et même un beau ballon ( ?!?!) d’air frais insufflé dans l’univers de l’électro pop. Respect, Mr. Sitek !

Allison Moorer

Crows

Écrit par

Allison Moorer est une jolie rousse issue du Sud de l’Alabama. Son style,  la country. Un genre qui a décidément bien du mal à paver son chemin jusque nos terres. Relativement inconnue de ce côté de l’Atlantique, Allison est la frangine d’une autre figure de proue du genre, Shelby Lynne. « Crows » constitue déjà le septième disque de l’Américaine. Un recueil qui se veut plus pop-folk que les précédents essais mais qui ne risque pas de faire beaucoup plus de vagues en dehors des frontières nord-américaines. Il faut dire que même aux Etats-Unis, Moorer a bien du mal à se faire un nom, sa discographie peinant à se frayer un passage jusqu’aux oreilles du public. Quelques morceaux sortent du lot (les jolis « Should I be Concerned », « Still This Side Of Gone », « Easy In The Summertime » et « The Stars & I (Mama’s Song) ») mais l’ensemble reste bien trop typé pour un public international et bien trop mielleux pour susciter l’envie d’écouter la plaque jusqu’au bout. A moins d’un gros coup de blues...

Our Broken Garden

Golden Sea

Écrit par

Encore un groupe scandinave. Danois, pout être plus précis. Un trio. Baptisé Our Broken Garden. Et drivé, par Anna Bronsted, la pianiste de Efterklang. Il vient de publier son second LP, « Golden Sea », disque qui fait suite à « When Your Blackening Shows », paru deux ans plus tôt !

Je n’ai jamais eu l’occasion de me rendre dans un pays du Grand Nord. Mais j’imagine facilement que les paysages de ces contrées doivent inspirer la musique de leurs autochtones ; et en particulier celle de la jeune Danoise. Ces étendues glacées, impénétrables et brumeuses, Our Broken Garden les décrit à merveille. La douce voix de la pianiste résonne comme un écho et insuffle une mélancolie palpable à chaque instant. Violon et guitare viennent occasionnellement enrichir le son du trio. L’ambiance entretenue tout au long de « Golden sea », demeure constamment recluse, essentiellement contemplative. La réverbération y est pour beaucoup. Mais l’ensemble souffre d’une certaine monotonie, et ne parviennent que trop rarement à décoller, même si quelques morceaux parviennent à sortir de lot. A l’instar de l’excellent « Garden Grow ». Faut dire que la formule piano/voix n’est pas de nature à provoquer des soubresauts. Elle serait même propice à vous plonger au sein d’un sommeil profond…

Powerworld

Human Parasite

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Responsable d’un premier album éponyme plutôt transparent, paru en 2008, le combo power métal allemand Powerworld s’offre un relookage qui risque fort de ne pas passer inaperçu. Exit l’insipide vocaliste allemand Stephen Brunner, place à l’une des plus belles voix du métal mélodique : l’excellent Andrew ‘Mac’ McDermott (Sargant Fury, Threshold, Yargos).

Commençons l’histoire par le début. Le bassiste allemand Ilker Ersin quitte Freedom Call fin 2005, après sept années de bons et loyaux services. Sa valise est pleine à craquer de compositions personnelles. Et il est bien décidé à les mettre en boite au sein de son propre groupe. Il recrute quelques amis, dont Barish Kepic, l’ex-six-cordiste de Jaded Heart et le claviériste Nils Neumann, en compagnie duquel il avait travaillé chez Freedom Call. Le premier opus est édité par le label Metal Heaven, en 2008. Cependant, les engagements respectifs de ses membres ne permettent pas à Powerworld de se lancer dans une tournée promotionnelle. Le vocaliste Stephen Brunner et le batteur Jürgen Lucas quittent le navire alors que l’enregistrement du second album est en cours.

Et bien tant mieux ! L’intégration d’Andrew McDermott au poste de frontman et l’arrivée d’Achim Keller (Victory) derrière le kit de batterie font passer Powerworld à la vitesse supérieure. Du statut ‘Formation Power Métal Teutone Relativement Insipide’ le quintet passe tout à coup à celui de ‘super-groupe à l’avenir prometteur’. Cette ‘bonne affaire’ n’échappe d’ailleurs pas au label SPV/Steamhammer qui signe Powerworld en août 2010.

« Human Parasite », la première galette éditée par ce line-up remanié, est un véritable cadeau offert aux amateurs de métal mélodique. La voix chaude, très britannique, de McDermott apporte une saveur particulière au power métal classique de Powerworld. Si le riff teutonique est bien sûr de rigueur, les compositions sont sublimées par  les superbes mélodies vocales du ‘Mac’ ainsi que par ses refrains poignants et accrocheurs. Contrairement à de nombreuses formations métal allemandes traditionnelles qui privilégient les rythmiques véloces du speed métal, Powerworld lui, atteint sa vitesse de croisière lors des titres mid-tempo. Certes, certaines plages défilent au rythme effréné de la double pédale (« Children Of The Future », « Tame Your Demons », « Cleased By Fire ») ; mais c’est sur les titres les plus lents (« Evil In Me », « Time Will Change », « Caught In Your Web » que le combo germano-britannique excelle.

Un album à vous procurer d’urgence si vous êtes fan d’Andrew ‘Mac’ McDermott ou si vous appréciez le métal mélodique de combos comme Masterplan ou Firewind.

Hooverphonic a trouvé sa nouvelle voix

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Depuis le départ de Geike en 2008, Hooverphonic n'était plus qu'un duo. Alex Callier et Raymond Geerts ont pallié à ce manque en se dégotant une nouvelle voix. Le mystère entourant cette nouvelle chanteuse est encore entier, le groupe ayant décidé de jouer avec le public via le clip "The Night Before", premier extrait de leur 8e album du même nom, à paraître sous peu.
 
La vidéo de "The Night Before", visible sur le site officiel du trio, propose au public de deviner qui parmi les nombreuses demoiselles défilant à l'écran possède le physique de sa voix. Une voix qui n'est pas sans rappeler celle de Geike.
 
Hooverphonic propose sur ce même site un concours permettant au gagnant de remporter une affiche autographiée et le tout premier exemplaire de l'album "The Night Before".

JW-Jones

Memphis Midnight Sun

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JW Jones n’a pas encore trente ans. Un artiste canadien qui se forge lentement, mais sûrement, une belle notoriété. Faut dire qu’il compte, parmi ses amis, quelques grosses pointures. Depuis le début de sa carrière, il aligne d’excellents albums : "JW Jones Blues Band" en 1999, "Defibrillatin'" en 2001, "Bogart's bounce" en 2002, "My kind of evil" en 2004, "Kissing in 29 days" en 2006 et "Blue listed" en 2008. Pour concocter ce nouvel opus, ses prestigieux camarades ont une nouvelle répondu à son invitation. Et que du beau monde ! Jugez plutôt : le légendaire guitariste de Howlin' Wolf, Hubert Sumlin, le non moins mythique harmoniciste, Charlie Musselwhite, ainsi que la redoutable section rythmique des Hollywood Blue Flames, c’est-à-dire Larry Taylor et Richard Innes. Dans le passé, il avait déjà reçu le concours des gratteurs Little Charlie Baty et Junior Watson, de Colin James, le pianiste Gene Taylor, du saxophoniste de Ray Charles, David ‘Fathead’ Newman, ainsi que de Kim Wilson, le protecteur dans l'ombre! Les musiciens du JW Jones Band sont tous au poste : Jeff Asselin aux drums, Martin Regimbald à la basse et Jesse Whiteley à l’orgue. Une bonne partie des sessions ont été réalisées dans le berceau du rock'n'roll, les studios Sun à Memphis.

 

"Off the market" ouvre souverainement l’elpee. Les interventions à l'orgue Hammond B3 de Whiteley nous transportent bien à Memphis, terre de R&B, celui du label Stax, gravé à jamais par l'orgue de Booker T. JW chante cette plage rythmée. Il est soutenu par les cuivres et les chœurs des One Faith Singers. Et signe une sortie tout en délicatesse sur ses cordes. Sa propre section rythmique l’épaule sur quatre autres plages. Tout d’abord "Kissin' in Memphis". Une plage caractérisée par la présence discrète d'un ancien seigneur local, celui que l'on appelait là-bas Memphis Charlie : Charlie Musselwhite. Le son de la Gibson est très sale, primaire. Le résultat excellent. Jones reprend "Cuts like a knife", une composition signée par son concitoyen rocker Bryan Adams. Au cours de ce blues imprimé sur un tempo enlevé, tapissé par un envol de Jesse à l'orgue, il peut libérer de courtes phrases assassines. JW plonge intégralement dans le soul blue, tout au long de "Right on time", une plage dont la jolie mélodie est enrichie par les harmonies vocales des One Faith Singers. "Make a move" campe un autre Memphis R&B. Découpées au rasoir les notes sont limpides.

Sur toutes les autres plages, la section rythmique réunit donc Larry Taylor et Richard Innes, les anciens membres du fabuleux Hollywood Fats Band. Dès "Love grows cold", une compo écrite par Lowell Fulsom, l’atmosphère baigne dans le jump blues, un style qui était d’ailleurs la marque de fabrique de Mr Jones, dans le passé. Stimulé par les maîtres du rythme et les cuivres, notre jeune Canadien s'éclate! "Born operator" opère un retour de quarante ans dans le passé. On se croirait même au cœur du Chicago Westside cher à Magic Sam. C’est le mythique Hubert Sumlin (NDR : il a 78 ans !) qui donne la réplique a JW ; et ce dernier a parfaitement assimilé ce style. "Burnt child" est une compo signée Sonny Terry/Brownie McGhee. Lors de cette cover, le sémillant Charlie Musselwhite se réserve le rôle de Terry, en épousant une démarche nonchalante. Le tempo monte d’un cran pour la reprise de "I don't go for that". On en revient à l'axe Chicago - Los Angeles. Charlie est à l'harmo, Jesse au piano, pendant que JW s'éclate dans le West Coast blues à la manière de Junior Watson et le père Musselwhite nous accorde ses interventions étincelantes sur son Mississipi saxophone! "Mean streak" est un excellent slow blues, dont la sonorité dépouillée est digne du regretté John Lee Hooker. Pour attaquer les deux derniers titres de l’elpee, Hubert Sumlin a opéré son retour. Tout d’abord lors d’un instrumental qui rend hommage à Wolf et Sumlin. Un morceau baptisé judicieusement "Howlin' with Hubert", au cours duquel il est dans son élément. Il participe également au presque R&B "Games", une compo vivifiante et percutante qui permet à JW Jones de se retirer de belle manière, en compagnie de son vieil ami de Chicago!

 

Les délicatesses de Simian Mobile Disco

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Simian Mobile Disco publiera le 30 novembre prochain « Delicacies », un recueil de morceaux orientés ‘techno’. Un double album dont le deuxième volet sera consacré aux versions mixées des morceaux du premier disque.

Tracklist :

Disc 1 (Unmixed):

01 Aspic
02 Nerve Salad
03 Casu Marzu
04 Thousand Year Egg
05 Skin Cracker
06 Hákarl
07 Sweetbread
08 Ortolan
09 Fugu

Disc 2 (Mixed):

01 Sweetbread
02 Hákarl
03 Nerve Salad
04 Casu Marzu
05 Skin Cracker
06 Aspic
07 Thousand Year Egg Drumappella

08 Ortolan

 

Drôles de remixes pour !!!

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« Jamie, My Intentions Are Bass » sera le second extrait de l’album de !!!, « Strange Weather, Insn’t It ? », publié fin août, qui paraîtra sous la forme d'un single. Outre une vidéo kitsh à souhait, ce single paraîtra également sous la forme d’un EP digital incluant des remixes de différents extraits du disque.

La formation sera en concert le 29 novembre au Botanique. Celui-ci étant quasi sold-out en date du 01/11, il convient de se dépêcher pour se procurer le sésame.

Tracklist :

01 Jamie, My Intentions Are Bass (Original Version)
02 The Hammer (Thomas Bullock Remix)
03 The Most Certain Sure (Liv Spencer Remix)
04 The Hammer (Canyons Remix)
05 Steady as the Sidewalk Cracks (Tim Goldsworthy Remix)
06 The Most Certain Sure (Bibio Remix)

Crystal Castles se paie les services de Robert Smith

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Robert Smith, le leader de The Cure prête sa voix à une version retravaillée du prochain single de Crystal Castles, « Not In Love », leur reprise du tube de Platinum Blonde. Et le résultat est hautement addictif et franchement supérieur à la version figurant sur "Crystal Castles II". 

Le single, disponible dès le 6 décembre, épinglera également des versions acoustiques des titres « Suffocation » et « Celestica ». De quoi attiser la curiosité.

Future Of the Left, Version 2.0

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Depuis le départ de Kelson Matthias (Basse), Future Of The Left ne comptait plus que deux membres. Andy Falkous (guitares, voix) et Jack Egglestone (batterie) ont pallié à ce manque en engageant deux nouvelles recrues. Il s’agit de Julia Ruzicka (ex-Million Dead) en charge de la basse et de Jimmy Watkins (Strange News From Another Star) qui renforcera la guitaristique. La formation enregistre son 3e opus avant de s’envoler pour l’Australie pour la tournée des festivals.