Les idoles de Yungblud…

Sur « Idols », Yungblud franchit un cap et affirme son identité musicale avec force. Toujours porté par une énergie brute et une notoriété en pleine ascension, le chanteur britannique livre un troisième album studio aussi puissant que varié. Dès « Hello,…

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Le jeu d’échecs de Vera Daisies

Margaux Jaudinaud, illustratrice multi-casquettes et binôme du groupe Ottis Cœur, se lance en solo sous le nom de Vera Daisies. Après avoir ouvert pour The Libertines, Tess Parks ou encore le band londonien Sorry, elle dévoile un premier titre incisif, "Chess…

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Eddi Reader

Candyfloss and medecine

Eddi Reader était la chanteuse de la formation insulaire Fairground Attraction, ensemble qui, souvenez-vous, avait décroché un hit single en 1988 avec " Perfect ". Depuis, elle a embrassé une carrière solo. Tournée essentiellement vers une forme de pop folk qui s'adresse paradoxalement davantage à la sensibilité américaine qu'à celle des Britanniques. Bien que bénéficiant du concours de Calum McColl, multi-instrumentiste dans le sens le plus celtique du terme, " Candyfloss and medecine " ne s'écarte guère de la ligne de conduite empruntée sur les morceaux de plastique précédents. Il y a bien quelques traces de psychédélisme, d'ambient ou de music-hall, mais en général, les compositions mettent surtout en exergue la limpidité angélique du timbre vocal d'Eddi...

 

Red House Painters

Songs for a blue guitar

En écrivant les chansons de ce "Songs for a blue guitar", Mark Kozelek avait l'intention d'enregistrer un nouvel opus solo. Mais après avoir battu le rappel de ses potes, il s'est rendu compte que ce serait sans doute une erreur. Aussi, Mark a finalement opté pour un nouvel épisode de Red House Painters. Le cinquième, pour lequel il a également reçu le concours de Ric Ocasek, leader du mythique et défunt Cars. Pas à la production, mais au mixing. Un disque dont le titre maître est un véritable morceau d'anthologie. Plus de douze minutes de garage crazyhorsien hanté par le spectre de Mark Eitzel d'American Music Club. Tout un programme! D'autant plus que Kozelek y partage le chant avec une voix féminine, tout en ayant recours à la steel guitar, un peu à la manière de Cowboy Junkies. Pour le reste de cette œuvre, Mark s'éclaire à la lueur de la nostalgie; et de sa voix résignée, chargée de tristesse et de mélancolie il tente de préserver ce qui lui reste comme étincelle de vie. Un opus beau et triste à la fois, impliquant deux covers. Une des Wings de McCartney, "Silly love songs ". L'autre de Yes, " Long distance runaround ". Mais nous vous souhaitons bonne chance pour les reconnaître! Un must!

 

Red Red Meat

Bunny gets paid

Une chose est sûre, ce quintette de Chicago voue une grande admiration à l'œuvre des Stones. Et en particulier à "Exile on Main Street". Faut même croire que si la bande à Jagger avait un jour imaginé une suite à cet opus indispensable, elle aurait accouché d'un elpee dans le style de ce "Bunny gets paid". Pas côté vocal, bien sûr. Le chant de Tim Rutilli campant plutôt un timbre guttural proche de Kevin Weatherill, leader d'Immaculate Fools. Si Red Red Meat s'autorise d'ailleurs quelque incursions dans la lo-fi semi acoustique, accomplissant dans ce domaine des performances assez remarquables, il s'illustre surtout par une musique filandreuse, sordide, claustrophobe, aux pulsations nerveuses, âpres, qui prennent une véritable dimension au fil de l'écoute. Une sorte d'urban blues déstructuré, ravagé par l'émotion et la colère, destiné à soulever des thèmes aussi brûlants que la sexualité, la solitude, le nihilisme, la faim ou l'asphyxie des métropoles (New-York notamment).

 

Lou Reed

Set the twilight reeling

Écrit par

Après sa trilogie morbide consacrée aux mégalopoles ("New York"), à l'artiste ("Songs for Drella") et à l'esprit ("Magic & loss"), Lou Reed revient à la réalité contemporaine. Celle de New York. Urbaine, encore et toujours ("NYC man"). Il en profite aussi pour dénoncer l'hypocrisie de la droite américaine ("Sex with your parents - Motherfucker- part II"). Et puis pour épancher ses sentiments profonds. Pour parler d'amour, quoi! De sa passion qu'il partage avec Laurie Anderson, à qui il dédie cet album. Enfin presque. Réservant "Finish line", en hommage à feu Sterling Morrison. Mais ce qui frappe surtout sur ce disque, c'est ce retour aux sonorités basiques de l'instrumentation. A la limite du minimalisme. Fernando Saunders à la basse, Tony ‘Thunder’ Smith aux drums et Lou au chant ainsi qu'à la guitare se partagent l'essentiel de l'espace sonore. Laurie Anderson aux backing vocaux, Roy Butter E Street et de très rares musiciens de studio complétant le décor. Lou a en outre utilisé une nouvelle technique de studio pour rendre le son plus "live", plus glauque. Un environnement qui convient parfaitement à ce spécialiste inégalable de l'énergie qu'il sous-entend de sa voix, metal-glace, faussement cynique, constamment à la recherche de ces phrases qui claquent, de ces mots qui cinglent. "Set the twilight reeling" implique en outre un titre qui figure sur la bande originale de "Brooklyn Boogie", dernier film de Paul Auster ("Egg Cream"); ainsi qu'en final un remarquable titre maître, réminiscent de "Rock 'n roll animal". Un must!

 

Refrigerator

Anchors of bleed

Apparemment, ce réfrigérateur est californien, et garantit un bien meilleur pouvoir de conservation à cet "Anchors of bleed" que celui qu'il avait accordé à son précédent opus. Un album qui nous avait d'ailleurs laissé de glace. Découpé en treize morceaux, cet "Anchors of bleed" alimente de chouettes mélodies tantôt trempées dans la lo-fi de Sebadoh ou de Swell, tantôt dans le garage épuré de Giant Sand. Une forme de minimalisme limitée à la guitare acoustique ou électrifiée, aux drums et aux harmonies vocales, parfois austères parfois luxuriantes accordées par les frangins Allen et Dennis Callaci. Le tout épisodiquement pulvérisé de bouffées de claviers. Le disque est en outre ponctué d'une superbe composition "Gold" (NDR: valant donc son pesant d'or!), qui ne dépareillerait pas le répertoire de Vic Chesnutt...

 

Quest For Rescue

Asparagus

On ne peut pas dire que le style de ce Quest For Rescue soit particulièrement original. Une sorte de choucroute garnie de grunge (Soundgarden), de grebo (Ned's Atomic Dustbin), de punk pop (Therapy ?), de noisecore (Sugar, Hüsker Dü, Green Day) de punkcore (Offspring) et même de heavy metal (Alice in Chains). Faut dire que le quatuor est allemand. Issu d'Erkrath, près de Leverkusen très exactement. "Asparagus" constitue son premier album. Un disque qui reste, nonobstant ces réserves, de bonne facture. Rythmique puissante, mécanique, ligne de basse glacée, énigmatique, riffs de guitares acérés, grinçants, sursaturés, distordus, procurent aux mélodies douces-amères une intensité constante et une énergie juvénile. On vous a quand même décelé une pointe de personnalité chez ce QFR, l'absence de morceau caché, formule qui, il est vrai, commence franchement à nous agacer...

 

Pain Teens

Beast of dreams

Sachant que Pain Teens relève de ‘Trance Syndicate’, label de l'ex-Butthole Surfers King Coffey, vous vous doutez certainement que ce "Beast of dreams" s'adresse à un public averti. Disciple de l'underground, le duo se manifeste à travers une musique opulente, étrange, hypnotique. Une musique composée et jouée exclusivement par Scott Ayers. Depuis la guitare aux samplers en passant par les drums, la basse, le violon, le sitar, les percussions et les bruitages. Bliss Blood se réservant les lyrics et le chant. Contant des histoires cauchemardesques peuplées de meurtres, d'épouvante, de troubles psychiques, etc. Des chansons qu'elle chuchote d'une voix à peine audible, insouciante, un peu comme si nous ne pouvions pas savoir. Il règne, en outre, tout au long de cet opus une intensité conflictuelle perverse, presque maladive; un peu comme si Bel Canto et Tuxedomoon voulait filer un hypothétique et impossible amour...

 

Pal Shazar

There's a wild thing in the house

Jules Shear et surtout l'ex-leader des Waterboys, Mike Scott, ont collaboré très activement à l'enregistrement de l'album de cette jeune et jolie californienne. Jules assure la plupart des backing vocaux, alors que Mike cumule piano et guitare, ne partageant le chant que pour le seul "Penny for your thought". Pal a composé toutes les chansons de cet opus. Elle joue également de la guitare. Mais surtout se réserve le lead vocal. Une voix très yankee dont le timbre campe un hybride entre celui de Tanya Donnely (Belly) et de Suzanne Vega. Certaines compositions affichent par ailleurs certaines affinités avec le style de la folkeuse new-yorkaise. Notamment les superbes "Ain't nobody's mistress but my own" et "Wade went wild", ouatées de claviers fluides. Pour le reste, hormis la texture presque garage du final "Sentimental breakdown", "There's a wild thing in the house" essaime country rock ou country folk avec tendresse et mélodicité...

 

Palace Music

Arise therefore

Palace Brothers, Palace Songs, Palace Music et Palace, c'est du pareil au même. Enfin presque. Puisque derrière ces différents patronymes, ce cache un certain Will Oldham, compositeur, guitariste, chanteur et surtout leader de cet ensemble yankee. Du Kentucky. De Louisville, très exactement. Une formation qui pratique, nonobstant le recours aux claviers, à la basse, aux guitares acoustiques ou électrifiées, aux drums et aux percussions, un country rock blues minimaliste. Un style desséché par la mélancolie languissante, désolée, morbide, des lyrics autobiographiques de Will et tourmentés par le falsetto troublant, spectral, dont les inflexions vocales rappellent parfois un certain Robert Wyatt...

 

Pangea

Pangea

Dan Lacksman, ex-Deep Forest, et Frank Michiels constituent la moelle épinière de ce projet qui répond au nom de Pangea. Un concept, dont l'album éponyme, nous entraîne sur les sentiers digitalisés de la culture d'Afrique centrale. Une world music reprofilée par l'ambient où les chants tribaux se fondent dans une symphonie de poly-rythmes. Des expérimentations que nous pourrions rapprocher de celles menées par le tandem Zazou/Bikaye si elles n'avaient pas été contaminées par le virus d'Okarina...

 

Pantera

The great southern trendkill

Écrit par

La plage qui ouvre ce nouvel opus de Pantera en dit long sur le contenu global de ce bloc en béton armé. Sauvage, aride et revendicateur, "The great southern trendkill" lamine en cinquante-trois minutes les tympans théoriquement immunisés du headbanger le plus acharné. Si la pochette et le titre constituent un hommage au rock sudiste cher à Blackfoot et Lynyrd Skynyrd, que les amateurs de boogie blues ne se méprennent pas. Le groupe de Phil Anselmo pratique un heavy radical surboosté sans nuances, appuyé par un chant beuglerie-bronchite que ne dédaigneront pas les fans de Fear Factory et de Machine Head. Comme à l'accoutumée en ce qui concerne Pantera, un stiker de censure orne le boîtier du cd... ça peut aider pour vendre des albums. On appelle cela du marketing!

 

John Parish & Polly Jean Harvey

Dance hall at louse point

" Dance hall at louse point " n'est pas un nouvel opus de PJ Harvey mais de Polly Harvey flanquée de son guitariste John Parish. Un guitariste qu'elle a récupéré lors de l'enregistrement de son dernier album, " To bring you my love ", après plusieurs années de séparation. En fait, avant de fonder PJ Harvey, elle avait déjà côtoyé ce partenaire au sein d'Automatic Dalmini. Et l'entente au sein du duo doit être à nouveau au beau fixe, puisque, pour la première fois, Polly s'est uniquement consacrée aux lyrics ; abandonnant la composition de la musique à John. Une formule qui ne change cependant pas grand chose; puisque les chansons du duo se révèlent aussi arides (si pas plus!) et impétueuses que celles du groupe. On y retrouve d'ailleurs cette même impression gothique, étrange, à la limite morbide, qui hante l'œuvre de Nick Cave. Mick Harvey, bassiste du groupe australien, vient d'ailleurs donner un petit coup de claviers et de râpe sur le standard de Peggy Lee, "Is that all there is", seule cover de l'album...

 

Pearl Jam

No code

Depuis que les musiciens de Pearl Jam ont enregistré un album en compagnie de Neil Young (" Mirror Ball "); et puis surtout ont suivi le Canadien, l'an dernier, pour mener à bien une tournée mondiale, la presse spécialisée porte un regard totalement différent sur la formation de Seattle. Assimilé, à tort, au mouvement grunge, le quintette réussit même aujourd'hui à défier le temps et la mode. Sur ce " No code ", seuls les popcore " Mankind " (Sugar? Hüsker Dü? Green Day?) et le crazyhorsien " Smile " transpirent des références plus ou moins nettes. Le reste nous entraîne dans un périple âpre, malveillant, angoissant, au sein d’un rock déchiré par la fureur et la passion. Un périple au sein duquel Eddie Vedder, redevenu maître à bord, charge chaque mot, chaque syllabe, chaque phrase d'émotion, d'amertume et de tourment...

 

Perverted

For lonely men to jerk off to

Depuis le départ de Bo Lemaître, la musique de cette formation limbourgeoise a pris une orientation plus progressive, plus expérimentale, plus métallique. Ce qui n'est pas rien lorsqu'on sait qu'à l'origine, soit lorsque son patronyme n'avait pas encore été abrégé, le groupe reconnaissait pour influences majeures Frank Zappa, Captain Beefheart et les Residents. Bien sûr, on y retrouve la voix de Genis U, dont le timbre frémissant, agressif, rappelle Johnny Rotten. Mais ses interventions vocales se font plus rares, laissant une place plus importante à des textures instrumentales complexes, atmosphériques, déchirées entre violence et sérénité. Une forme de musique néo progressive, qui mêlant basiquement l'instrumentation ethnique et la technologie moderne, n'hésite pas à incorporer des éléments de funk, de psychédélisme et même de post punk gothique. On y trouve même une composition chantée en latin! Et pour tout savoir, sachez que c'est toujours Kramer qui assure le mixing et la production de ce "For lonely men to jerk off to"...

 

Phish

Stash

Comment une formation dépourvue de la moindre originalité peut-elle récolter un tel succès au States? Et vendre autant d'albums? La réponse est simple. Le public yankee, quadragénaire en particulier, est friand de musique progressive et de hard FM. Aussi, faute de Kansas, Kayak ou de REO Speedwagon, il se tourne vers des revivalistes de la trempe de Toto ou de Phish. Dont la caractéristique essentielle est de compter d'excellents instrumentistes. Capables de s'aventurer aussi bien dans le jazz, le rock, le rythm 'n blues que le funk. Et ce "Stash", recueil de morceaux choisis du quartette, en est la plus belle illustration.

 

Poe

Hello

Née d'un père polonais, célèbre réalisateur de films, et d'une mère actrice, elle a vécu successivement au nord de l'Amérique, en Europe, en Inde et en Afrique, avant de retourner à New York. C'est ce que la bio nous raconte, laissant planer un doute sur la véritable identité de cette jeune artiste. Probablement la fille de Roman Polansky qui a choisi pour patronyme Poe, par passion pour le livre d'Edgar Alan Poe, "Le masque de la mort rouge". Pour enregistrer cet album, elle a bénéficié de la production de Dave Jerder (Alice in Chains, Jane's Addiction, Rolling Stones) et de R.J. Rice. Un disque qui démarre sur les chapeaux de roues. Avec le titre maître et le single "Trigger happy Jack (Drive by a gogo)". Compositions de pop tranchantes au groove irrésistible, nées d'un subtil mélange de hip hop, de punk, de metal et de swing. Mais, à partir du troisième fragment la solution se dilue progressivement dans l'électronique ou l'acoustique. Les rares éclairs de vitalité sont alors systématiquement rabotés par les arrangements moelleux, légèrement "dance". Reste la voix de Poe. Superbe. Instantanément identifiable. Que nous pourrions glisser entre le timbre de Suzane Vega et celui de Chrissie Hynde. Dommage!

 

Iggy Pop

Naughty little doggie

Écrit par

A l'aube de ses 50 piges, James Osterberg ne s'est jamais senti aussi en forme. Le voilà même qui projette de remonter les Stooges en compagnie des frères Asheton, alors que la bande est en bisbille depuis plus de vingt ans. En attendant de voir, et surtout d'entendre, ce que le groupe le plus violent et le plus extrémiste de la fin des sixties a encore dans le ventre, ou du moins ses restes, l'Iguane nous revient avec un album solo. Un disque qui nous met déjà au parfum de ses intentions futures. Non seulement "Pussy walk" et "Knuckelhead" paraissent sortir tout droit de "Raw power", mais le morceau de plastique renoue avec l'urban rock immédiat, hymnique, suffocant de Detroit. Consomme à nouveau cette électricité destructrice, qu'il avait délaissé ces derniers temps pour parfaire les "Blah, blah, blah", "Brick by brick" et autre "American Caesar". Hormis la ritournelle dispensable "Outta my head", et un "Shoeshine girl" sculpté dans les cordes de guitare acoustiques, les huit autres fragments crachent un garage venimeux, rampant, purulent, sauvagement abrasé par le vocal grave, viril, sensuel de Pop...

 

Porcupine Tree

Signify

Ce disque, constitue déjà le quatrième album de cette formation insulaire, au sein de laquelle on retrouve l'ex-claviériste de Japan, Richard Barbieri. Porcupine Tree tente de renouer avec un style musical tombé en désuétude depuis la fin des seventies. Mais il opère cette démarche avec un esprit et des moyens techniques totalement contemporains. En fait, ce quatuor atteint, à l'instar d'Ozric Tentacles, une nouvelle forme de psychédélisme, sans avoir nécessairement recours à la formule basique qui provoque ce phénomène. Sur cet album, il puise, par exemple, à la fois dans la Canterbury school de Caravan, et le syndrome conceptuel floydien circa "Wish you were here", tout en accordant un soin particulier aux arrangements. Pensez un peu à ce qu'Harold Budd est capable de faire à ce niveau, mais en même temps aux moyens technologiques sophistiqués dont disposait Todd Rundgren pour ses expérimentations interactives. Un album, dont les envolées atmosphériques semblent avoir été héritées du célèbre Gong, à l'époque où Daevid Allen et Steve Hillage faisaient encore bon ménage...

 

The Posies

Amazing disgrace

Fatigués par une tournée de quatorze mois, tournée nécessitée par la sortie de l'excellent "Frosting", le drummer et le bassiste ont déserté le combo, cédant leur place respectivement à Brian Young et Joe Skyward. Ce qui à première vue ne change pas grand chose, puisque Jon Auer et Ken Stringfellow constituent, depuis le début, l'ossature de la formation... Plus que jamais contaminé par Big Star, les Byrds et les Raspberries, les Posies combinent toujours à la perfection la fragilité mélodique et les caprices de l'électricité. Les harmonies vocales délicates, fruitées et les lyrics ésotériques. Mais la nouvelle section rythmique se montre également à la hauteur de la situation, apportant une nouvelle dynamique à la conjugaison des deux guitares. Libérant un groove irrésistible lorsque l'occasion se présente. Et en particulier sur "Hate song", fragment sur lesquels sont impliqués deux musiciens de Cheap Trick, Robin Zander et Rick Nielsen, et surtout le percutant "Broken record". On y retrouve également des hits potentiels de la trempe de "Dream all day" et de "Coming right along", tels qu' "Everybody's a fucking liar" ou "Daily mutilation", un hommage à l'ex-oublié d'Hüsker Dü, "Grant Hart", un "Throwaway" plus Teenage FanClub que nature et en final deux compositions davantage inspirées par l'Albion. "Song # 1" et "Will you ever ease your mind". Marquées successivement par l'empreinte de Squeeze et de Tears For Fears. Un feeling britannique souligné épisodiquement par des arrangements symphoniques aussi soignés que chez ELO voire le Barclay James Harvest. Et ce n'est pas une critique négative, parce que cet "Amazing disgrace" est excellent!

 

Powder

MCMXCV

Derrière ce quartet issu de Camden se cachent Phil Savidge et John Best, deux attachés de presse responsables de l'éclosion de Suede et d'Elastica. Deux personnages probablement en passe de récidiver en compagnie de ce Powder. Mais plutôt que de négocier leur découverte comme dans le passé, ils ont préféré jouer leurs propres cartes. En fondant un nouveau label. Parkway. Puis, en se réservant la signature de ce Powder. "MCMXCV" constitue le premier opus de la formation. Un disque découpé en huit fragments dont un final acoustique obscurci de vocaux oppressifs, "Sold out", une cover insidieusement dub trash des Stones, "Memo from Turner", et puis surtout six compositions de ‘britpop’ effrontées, ténébreuses, contagieuses (Menswear, Sleeper), subrepticement punkysantes (Daisy Chainsaw), envenimées par le lyrisme arrogant, lascif de Pearl Love (Transvision Vamp?), dont le vocal craquelé, âpre, rappelle Thalia Zedek (Come)... Et ce n'est pas de la poudre aux yeux!

 

Pridebowl

Drippings of the past

Douze titres en 21 minutes! Par un calcul rapide, vous aurez rapidement compris que le temps consacré à chacune des chansons est plutôt restreint. Evidemment, pour un groupe punk pur et dur, cette recette n'a strictement rien d'étonnant. D'autant plus que les compositions de ce quintette suédois défilent à plus de 200 à l'heure. Un seul débrayage, "The Soft Song", juste avant d'aborder le virage consacré à China Drum. Pour le reste, "Dripping of the past" consomme un punkcore échevelé, sorte de Green Day survitaminé ou d'Offspring méticuleux (ça existe!) soucieux de la qualité de son carburant mélodique, régulièrement raffiné de cordes de guitares incisives mais aussi capable de déraper dans l'un ou l'autre riff métallique. Idéal pour pogoter !