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The Jon Spencer Blues Explosion

Now I got worry

Ce trio new-yorkais a la particularité de ne pas disposer de bassiste. Et de compter pour leader, l'ex-membre fondateur du défunt et mythique Pussy Galore, Jon Spencer, personnage qui partage, en outre, le leadership de Boss Hog, avec sa compagne Christina Martinez. Après trois elpees, pratiquement passés inaperçus, ce groupe vient de graver " Now I got worry ". Un opus pour lequel le trio a notamment reçu le concours d'une légende du rythm'n blues, Mr Rufus Thomas. Le blues électrique, saturé, sulfureux et totalement hypnotique du JSBE ne se contente pourtant pas de digérer des influences qui oscillent de John Lee Hooker à Robert Johnson. Il se tourne régulièrement vers un rock'n’roll mâtiné de jazz ou de funk. Sans pour autant renier ses obsessions dangereuses, sensuelles, primales, qu'il emprunte tantôt au minimalisme convulsif des Cramps ou au psychédélisme de Jimi Hendrix.

 

Joyrider

Be special

Sois spécial! C'est le cri de cœur prononcé par ce quatuor issu d'Irlande du Nord. De Portadown très exactement. Une formation qui accorde beaucoup d'importance au poids de ses lyrics. Dénonçant tantôt les frustrations de sa génération ou s'élevant face au fanatisme religieux. Mais si le punk pop de Joyrider est aussi provocateur que celui de Green Day, il dispense cependant une énergie juvénile davantage insulaire. Plus proche d'Ash que des formations d'Outre Atlantique. Le groupe apporte d'ailleurs un soin tout particulier au sens mélodique de ses compositions, à l'instar des Undertones. Un mythe pour les Irlandais! Album frais, abrasif, percutant, "Be special" pioche même parfois dans l'univers hymnique du grebo. Celui de Senseless Things, de Ned's Atomic Dustbin et du défunt Wonderstuff. Ce qui justifie probablement le titre de cet album de Joyrider, déjà considéré comme grand espoir de la scène pop/rock britannique...

 

June

I am beautiful

Flanqué d'un nom pareil, il aurait été dommage de repousser la chronique de cet opus à juillet. D'autant plus que ce disque respire une certaine fraîcheur. Pour ne pas dire une fraîcheur certaine. Empruntée tour à tour à Lush, Throwing Muses, Veruca Salt, Sugarcubes, les Slits, Superchunk ou Archers of Loaf. Faut dire que la formation compte pour personnages centraux, une chanteuse et une guitariste. Les trois kids se partageant la seconde râpe, la basse et les drums. Un disque qui peut se révéler tantôt torturé, complexe ou intimiste démontrant, chez ce quintette une force créative hors du commun, même si parfois elle en devient oblique. "I am beatiful" constituerait apparemment le premier album du quintette, un morceau de plastique qui a bénéficié du concours de Jim Rondinelli (Sloane, Urge Overkill, Jayhawks) à la production.

 

Jupiter Coyote

Lucky day

Écrit par

Allman Brothers Band, Doobie Brothers, Lynyrd Skynyrd, Toto et surtout les Eagles, toute une panoplie de formations qui doivent certainement hanter les nuits de ce quintette yankee. Jupiter Coyote (NDR: rigolez pas, mais chaque fois que je tape la première partie de ce nom, je remplace inconsciemment le t par un l!), aurait dû naître au cours des seventies. Sa sensibilité mélodique est finement sculptée dans un rock carré, sudiste, sophistiqué, privilégiant les harmonies de guitares jumelées, un peu comme si inconsciemment, il essayait de retrouver la formule magique de « Hotel California ». Mais le charme est rompu depuis bien longtemps!...

 

Jack Frost

Snow job

Snow Job constitue le deuxième album de cet ensemble australien drivé par l'ex Go-Betweens, Grant McLennan et le leader du défunt Church, Steve Kilbey. Un disque dont la sophistication du son frôle la perfection, à l'instar du premier opus éponyme du groupe. Un raffinement qui n'est pas sans rappeler la pop luxuriante d'un House Of Love, le psychédélisme intimiste de Robyn Hitchcock et l'éloquence moyenâgeuse de Paul Roland. Même si certaines compositions piochent manifestement dans l'histoire de la pop et du rock. Celui de la fin des sixties et du début des seventies, en particulier. Notamment "Dry rock" plus Stones que nature, cette "Little song" à la mod Kinks et le dylanesque "Angela Carter". Mais la quintessence de l'œuvre est atteinte sur le pénultième fragment, "Haze", petite perle de plus de six minutes dont la fascination obsessionnelle devient progressivement indélébile...

 

Jack

Pioneer soundtracks

A l'instar des musiciens de Tindersticks, ceux de Jack se partagent une multitude d'instruments. Depuis la guitare à la batterie en passant par les drums, la basse, le piano, l'alto, le violoncelle, le violon, les cuivres et les claviers. En outre, les compositions sont également enrichies d'arrangements orchestraux sophistiqués, majestueux... Mais ici cessent les comparaisons. Déjà que Jack compte sept musiciens, alors que Tindersticks n'en dénombre que six; mais la véritable différence se situe au niveau du ton abordé par les deux ensembles. Glacial, ténébreux, nicotiné par le timbre vocal de Stuart Staples chez le sextette, il se révèle plus enlevé, plus remuant parfois, voire tempétueux chez la formation galloise. Une texture dont l'amplitude est dynamisée par la voix tantôt mystérieuse, susurrée, tantôt opératique, décadente d'Anthony Reynolds (Matt Johnson?) qui épanche ses lyrics dans un langage ésotérique, obsédé par la misogynie, l'alcoolisme et la déchéance humaine. Neuf fragments composent ce "Pioneer soundtracks", neuf mélodies exquises, tâchées de sensualité qui, dans un espace d'ombres et de lumières, vacillent ou s'estompent comme balayées par un tourbillon de mélancolie...

 

Jale

So wound

Quatuor exclusivement féminin, acronyme de Jennifer, Alyson, Laura et Eve, Jale pratique un popcore aussi spontané, fragile et contagieux que celui de Veruca Salt. Moins furieux, moins âpre cependant; sa texture épousant plutôt des caractéristiques country (Walkabouts) que métalliques (Pixies). Un combo canadien (Halifax, Nouvelle Ecosse) responsable de pop songs rafraîchissantes, spontanées, délicieusement saupoudrées d'harmonies vocales célestement sucrées...

 

Indochine

Unita

Deux nouveaux CD pour le mythique (pourquoi pas?) groupe français Indochine. Deux compilations en vérité. La première: "Unita", qui n'est qu'un "Best of". La copie conforme du "Birthday album" sorti il y a quatre ans. Tous les standards du trio y sont repris. De "L'aventurier" (1982), à "Savoure le rouge" (1993). En passant par le sociopolitique "Les Tzars", le naïf et puéril "3 nuits par semaine", une version live du "3e sexe", le romantique "Le baiser" ainsi que sept autres chansons toutes aussi connues. Un point positif peut-être, l'inédit qui ouvre cet "Unita" et qui devrait être retenu sur un nouvel album prévu fin de l'année: "Kissing my song". Sorte de Depeche Mode français à la fois excitant et planant. Pour le second CD "Les versions longues", ce sont treize chansons qui ont été remixées afin d'allonger leur durée. Un disque tout aussi inutile. Les versions les plus courtes ne sont elles pas les meilleures ? En tout cas, on se demande vraiment ce que fait le groupe depuis qu'il est orphelin du guitariste/compositeur Dominique Nicolas. Sortir deux "Best of", un remix LP et un live en à peine 4 ans, c'est vraiment pas très sérieux. Surtout quand on connaît le potentiel de la formation. A quand l'‘Unplugged’ voire le ‘Tribute to’!

 

Indochine

Wax

Amour, sexualité, sensualité, rêves, la sensibilité adolescente profondément ancrée au navire Indochine est toujours aussi présente sur le nouveau CD du duo français. C'est en tous cas ces signes distinctifs qui ont fait du groupe ce qu'il est aujourd'hui. Quant à la musique, ni le départ de Dominique, ni l'endroit (Brusselles!!!), ni la production de Djoum (Kat Onoma, Urban Dance Squad) n'y ont changé quelque chose. Nous naviguons encore et toujours entre les rythmes chaotiques de Depeche Mode, la fibre mélodique de Telephone, la simplicité d'Etienne Daho et, nouveauté, la nostalgie de Pascal Obispo. Deux titres sortent quand même du lot. Le premier, " Kissing my song " où Indochine est parvenu à réaliser quelque chose de bien neuf. Le second " Drugstar " qui, par contre, nous a bien fait rire, nous rappelant le célèbre sketch des Inconnus, " Isabelle a les yeux bleus "... Heureusement, le reste de l'album tient très bien la route. Et après 16 ans de bons et loyaux services, nous devons quand même tirer notre révérence...

 

Iron Maiden

Best of the beast

Archétype du groupe hard par excellence, Iron Maiden n'est pas, il faut l'avouer, un groupe que nous affectionnons tout particulièrement. Pourtant, son existence remonte à 1976. Et nonobstant une foultitude de changements de personnel, il est toujours demeuré fidèle à une certaine image. Et quelle image! Puisqu'elle représente un monde peuplé de monstres les plus hideux, les plus odieux que vous hésiteriez même à regarder dans le plus cauchemardesque des films d'épouvante. " Best of the beast " constitue, vous l'imaginez, une compilation. Un double CD présenté sous la forme d'un booklet luxueux, abondamment illustré, enrichi de l'arbre généalogique du groupe, et surtout qui réunit 27 fragments enregistrés depuis 1978 dont quelques raretés et un inédit, " Virus ", composition qui devrait incessamment sortir en single

 

Chris Isaak

Baja sessions

Chris Isaak doit avoir attrapé un fameux coup de blues pour oser enregistrer un album de cette trempe. Bien sûr, ce rocker mélancolique s'est toujours identifié à ses idoles; et en l'occurrence Elvis Presley, Roy Orbison et Ricky Nelson... Mais de là à le voir enregistrer un album aussi revivaliste, il y a un pas que nous n'imaginions ne jamais le voir franchir. Sur les treize titres de ce "Baja sessions", seuls "Wrong to love you", l'excellent et subrepticement rogné de claviers sixties "Two hearts", ainsi qu'une version plus alanguie de "Dancin'" échappent au syndrome des fifties. Evidemment, les quinquagénaires qui ont la nostalgie de ballades sentimentales "surfées" d'accords de guitares "hawaïens", vont se régaler; d'autant plus qu'ils vont retrouver à côté de chansons volontairement démodées quelques reprises de classiques signés Orbison ou immortalisés par le King...

 

Icecream Hands

Travelling made easy

Il a fallu patienter jusqu'au 15ème morceau du disque pour enfin nous mettre quelque chose sous la dent. Puis attendre les quatre derniers titres. Des ‘bonus tracks’ réservés à des covers, par dessus le marché. Un comble! Notamment. "Executioner" de Robin Hitchcock et "Swingin' party" de Paul Westerberg. Westerberg, cherchez bien, c'était le leader de Replacements. Un monument adulé par Icecream Hands. Tout comme les Crowded House, d'ailleurs. Ce qui vous donne une petite idée du style pratiqué par ces Australiens. Enfin, reproduit sous une forme plus lisse, plus tendre, plus sophistiquée. Avec de superbes harmonies vocales partagées entre les quatre musiciens du combo. Dans le désordre, on y retrouve même un timbre proche de Roddy Frame (Aztec Camera) et des inflexions empruntées à Elvis Costello. Maintenant, allez-donc comprendre pourquoi la mayonnaise ne prend pas. On parie qu'ils sont allés chercher l'œuf d'Heliogabale...

 

Idaho

Three sheets to the wind

Faute d'American Music Club, il faudra donc consommer du Red House Painters ou de l'Idaho. Trois saveurs finalement fort proches. Tout au moins dans le style contemplatif et mélancolique. Jeff Martin (rien à voir avec le leader de Tea Party) en est le chanteur, compositeur, guitariste et surtout le guide spirituel. Et John Berry son fidèle apôtre. Lors de l'enregistrement des deux premiers albums. "Years after years", et "This way out", le duo s'est d'ailleurs partagé la quasi-totalité du boulot. Pour la confection de "Three sheets to the wind", il s'est cependant décidé à s'entourer d'un véritable groupe, et peut aujourd'hui envisager de partir en tournée. Ce qui ne change cependant pas grand chose au style musical pratiqué par Idaho. Dix titres tourmentés, douloureux, dont la torpeur stimulante émane des sonorités impressionnistes d'un piano, d'une ligne de basse sinistre, de bouffées d'électricité austères, indolentes, fiévreuses, chargées de feedback et surtout de la voix fatiguée, blême de Jeff. Un album possédé à la fois par la vulnérabilité tranquille de Nick Drake et la complexité morbide de Leonard Cohen...

 

Immaculate Fools

Kiss and punch

En 1989, les frères Ross quittaient le navire, laissant au gouvernail les frangins Weatherill flanqués de trois nouveaux musiciens. Après un silence de plus de cinq ans ils nous reviennent sous un même line-up, mais avec un style plus blues. Hormis "Hard Peace", dernier héritage de "Hearts of fortune" voire de "Dumb poet", toute la texture acoustique, qui faisait le charme d'Immaculate Fools, s'est évaporée. Même la voix de Kevin Weatherill, autrefois si proche d'un Peter Hammill ou d'un Richard Butler a perdu de son registre, de sa superbe; comme si elle souffrait de laryngite aiguë. "Kiss and punch" marque pour le quintette une nouvelle orientation musicale. Davantage tournée vers les seventies. Avec dans le meilleur des cas, des chansons qui avouent un petit faible pour Kevin Coyne voire Van Morrisson. Et dans le pire, qui adoptent le profil prog rock de Genesis circa "The lamb lies down on Broadway"...

 

Gang Of Four

Shrinkwrapped

Il faut avouer qu'au départ, l'idée de cette reformation nous avait laissés perplexes. D'autant plus que ni Sarah Lee, ni Dave Allen, bassistes successifs du combo, et encore moins le drummer Hugo Burnham n'étaient impliqués par le projet. Andy Gill et Jon King, respectivement guitariste et chanteur du mythe de Leeds, ont d'ailleurs dû engager une flopée de musiciens de studio pour atteindre leur objectif. Et, le résultat va au delà de nos espérances. Les riffs de guitare cinglants cisaillent les mélodies pop avec une redoutable efficacité. La voix acérée d'Andy essaime ses lyrics intelligents, féroces à défaut de ne plus être aussi engagés. Le tempo est syncopé, en constante effervescence électrique... Gang of Four vient de renouer avec le ‘white funk’ comme au temps de sa splendeur!

 

Peter Hammill

Collected

Écrit par

Compilation très sélective pour l'ex-leader du Vander Graaf Generator, puisque dix des treize titres qui composent l'album couvrent une période qui s'étale de 1992 à 1996. C'est à dire, à partir du moment où Peter s'est décidé à enregistrer sur son propre label, "Fie". Les trois autres compositions relèvent d' "Enter K" (82) et de "Patience" (83), disques pour lesquels l'artiste a racheté les droits d'auteur. Un recueil qui ne permet cependant pas de se faire une idée précise de son œuvre, parce qu'elle n'embrasse qu'un bon quart de sa discographie, entamée, faut-il le rappeler, en 1968...

 

Peter Hammill

X my heart

Écrit par

Artiste intemporel par excellence, vierge de toute prostitution dans le créneau dit "commercial", Peter Hammill nous propose un nouvel épisode de ses aventures dans la musique progressive. Le vingt-quatrième ou le vingt-cinquième, nous ne savons plus très bien. Mais le plus remarquable, c'est qu'à l'aube de ses trente années de carrière, il parvient encore à explorer de nouveaux horizons sonores... Nous connaissions sa maîtrise de l'overdubbing dans le domaine des harmonies vocales. Elles ont toujours permis à Peter d'utiliser toute l'étendue de son registre et ainsi de multiplier les voix à l'infini. Souvent la sienne. Il vient de pousser le bouchon un peu plus loin. En intro de cet opus. Sur la version a capella de "A better time". Un travail d'orfèvre qui se mue en mouvement pour polyphonie vocale. Des chœurs qu'il met au service de sa propre voix. Deuxième type d'expérimentation, la collaboration d'un quatuor à cordes. Pas nouveau, vous nous rétorquerez. Exact! Mais si en final il affronte cet orchestre uniquement de son chant, d'une manière pure, tendre, romantique; à plusieurs reprises, il s'en sert pour enrichir la texture de sa musique. Et dans ce domaine, il a pu compter sur le précieux concours de son violoniste, Stuart Gordon. Et puis de l'ex VDGG, Dave Jackson. C'est vrai qu'en studio, Peter a toujours pu compter sur son vieux pote. Mais pour la première fois depuis bien longtemps, Dave apporte une collaboration beaucoup plus active aux cuivres. Notamment sur ce "Narcissus (bar & grill)". Le point d'orgue du CD. Titre hypnotique, obsessionnel, envoûtant, fondamentalement underground, qui aurait tout aussi bien pu figurer sur le célèbre "Pawn Hearts" de Van der Graaf Generator. Maintenant, ne vous attendez pas non plus à un album exclusivement expérimental. Peter y réserve également une part importante d'émotion. Et ses interventions vibrantes, intenses, au piano, conjuguées à son timbre vocal fragile, profond, déchirant n'y sont bien sûr pas étrangers...

 

Hawkwind

In search of space - Doremi fasol latido - Space ritual live - Hall of the mountain grill (Rééditions)

Écrit par

Réédition en compact disc de quatre des six premiers elpees d'Hawkwind, enrichis pour la circonstance de toute une volée d'inédits. Les inconditionnels du vinyle ne doivent cependant pas voir cette opération d'un bon œil, puisque les pochettes originelles des différents albums constituent aujourd'hui de véritables petits chef d'œuvres. Et certains de ces disques peuvent même atteindre, à la bourse des collectionneurs, plusieurs milliers si pas dizaines de milliers de francs. Mais il faut reconnaître que la conversion (!) est remarquable. En fait le concept original a été tout simplement miniaturisé. Même les booklets. En outre, le mécanisme à volets a été scrupuleusement respecté. Sans oublier le recours à la matière cartonnée pour le confectionner. Pour ceux qui ne connaîtraient pas Hawkwind, sachez que cet ensemble insulaire constitue un pionnier du "space rock". Et des formations telles que Loop, Spacemen 3 ou Ozric Tentacles y reconnaissent une influence majeure. Bien que ne comptant plus qu'un membre du line-up original, Hawkwind s'est reformé il y a quelques années et continue à se produire en concert…

 

The Heads

No talking just head

Ce disque a failli ne jamais sortir. Enfin sous ce titre. Pour la simple et unique raison que David Byrne estimait que le vocable utilisé était beaucoup trop évocateur. Mais si le leader spirituel du défunt et mythique Talking Heads n'avait pas tout à fait tort, il n'a pu faire valoir ses droits. Chris Frantz, Jerry Harrisson et Tina Weymouth, arguant la jouissance des trois quarts du concept. Néanmoins, pour enregistrer cet opus, le trio a dû faire appel à une ribambelle de collaborateurs. Et notamment onze vocalistes différents sur douze compositions; parmi lesquels on retrouve Debbie Harry (Blondie), Richard Hell (Voivoids) Maria Mc Kee (Lone Justice), Shaun Ryder (Black Grape), Ed Kowalczyck (Live), Andy Partridge (XTC) et Gavin Friday (Virgin Prunes). Sans oublier Johnette Napolitano (Concrete Blonde) également préposée à la guitare sur un des meilleurs morceaux de l'album, " Damage is done ". Mais hormis " No more lonely nights " matraqué sur les ondes radiophoniques, " Don't take my kindness for weakness ", dont la saveur ‘house’ mancunienne (Happy Mondays?) est parfaitement inoculée par Shaun et le gothique " Punk lolita ", on reste franchement sur sa faim. Les têtes seraient-elles devenues vides?

 

Heliogabale

Yolk

Avec une pochette illustrée par un superbe pétard féminin, prêt à s'asseoir sur un tas de neige décoré par un jaune d'œuf, il fallait s'attendre à un contenu plutôt hard. Peinture et poésie pornographique alimentent d'ailleurs des lyrics aussi subtils que ceux des Nymphs (!). Même que le professeur Cheron devrait apprécier. Musicalement ce "Yolk" navigue quelque part entre le hardcore de Pussy Galore et le noisecore de Sonic Youth. Mais le Sonic Youth de sa période no wave. C'est à dire parfois avec des mélodies génialement bruitistes. Et puis d'autre fois ‘cacophoniquement’ chiantes. Et pas la peine de chercher une quelconque association douteuse. C'est un site musical quoi, pas de cul!

 

Helloween

Time of the oath

Écrit par

Unique survivant de la vague métallique allemande de la seconde moitié des années 80, Helloween distille un heavy rock qui, s'il ne manque pas de prouesses techniques, détonne dans le paysage hard actuel. Néanmoins, "Time of the oath" comblera de bonheur les fans de l'époque glorieuse du groupe à la bannière potagère (la citrouille). Tout l'attrait passé d'Helloween se retrouve sur les onze plages qui composent ce nouvel opus. Les longs morceaux parsemés de multiples changements rythmiques, le gros heavy mélodique un peu bourrin, et bien entendu l'inévitable ballade mielleuse. Certains groupes en perte de vitesse ont relancé toute une carrière sur base d'une plaquette nettement moins bien ficelée que "Time of the oath". Il reste à Helloween de regagner une crédibilité perdue suite à de trop fréquents changements de personnel.