L’école d’art de Library Card

Library Card a beaucoup joué en live à travers l'Europe et les États-Unis. Son nouveau morceau, "Art School", est devenu un favori du public lors de ses concerts. Ce titre marque un nouveau chapitre pour la formation, qui est rapidement devenue l'un des…

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La vie explosive de Fine Lame

Groupe de rock poétique incisif, enflammé, tumultueux, exalté, tranchant, Fine Lame convoque le rock français à appétence littéraire et la tradition du spoken word anglo-saxon. Le groupe a sorti un premier Ep 5 titres le 29 novembre 2022 qui évoque tant le…

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Donovan

Sutrasss

Sincèrement, nous ne pensions pas que Donovan Leitch aurait un jour refait surface? Et surtout de cette manière! Agé aujourd'hui de cinquante piges, ce folk singer écossais ne faisait d'ailleurs plus parler de lui qu'à travers ses compilations. Pour enregistrer cet album, il a bien sûr reçu le concours d'une foultitude d'admirateurs, parmi lesquels on retrouve Benmont Tench (Tom Petty & the Heartbreakers), Jonny Polonsky, Nigel Kennedy, ainsi que du guitariste de Red Hot Chili Peppers, David Navarro, qui pour la circonstance a convaincu Rick Rubin de produire ce "Sutrass". Quinze chansons remarquables de fraîcheur, de simplicité et d'interprétation qui méritent assurément leur place aux côtés de classiques tels que "Sunshine superman ", " Mellow yellow ", " Hudy gurdy man" ou " Goo goo baraba jagal " Une excellente surprise!

 

Downset

Do we speak a dead language

Deuxième opus pour ce quartette californien (Los Angeles) qui pratique un hardcore/trash/metal fort proche de Rage Against The Machine. C'est à dire largement teinté de hip hop et de punk. Si musicalement, Downset n'apporte pas grand chose de neuf, lyriquement, il se montre à la hauteur de ses congénères, dénonçant, entre autres, les problèmes socio-politico-économiques nés de la course effrénée au néo libéralisme menée par la classe dirigeante yankee…

 

Dr Robert

Realms of God

Apparemment Robert Howard est un personnage qui jouit d'une certaine notoriété aux Iles Britanniques, puisque pour enregistrer ce "Realms of God", il a bénéficié du concours de quelques musiciens particulièrement huppés. La chanteuse gospel Karen Richards, l'ex Plastic Ono Band, Alan White, ainsi que Paul Weller. Un Paul Weller qui s'est impliqué généreusement tout au long de l'enregistrement de cet opus, avec pour conséquence naturelle une emprise sur le produit fini. Hormis le titre maître, dont le style prog rock rappelle le Floyd de "One of these days", "Realms of God" est partagé entre les ballades dépouillées (Perry Rose?), la pop sylvestre (Week End? Everything But the Girl?) et le pop/rock légèrement jazzyfiant, situé à la croisée des chemins de Style Council (of course!), des Heartsbreakers et de Tears For Fears.

 

Dub War

Wrong side of beautiful

Cette formation galloise injecte un max d'adrénaline dans son mélange de dub, de trash, de punk et de jazz. Mais si l'aspect mélodique est un peu trop sacrifié sur l'autel du metal, Dub War accorde un soin tout particulier aux arrangements tout en manifestant un groove irrésistiblement télépathique...

 

The Durutti Column

Fidelity

Lorsqu'au début des eighties, la mode était aux synthés et aux boites à rythmes, Viny Reilly prônait les vertus de la guitare électrique. Ses exercices de style minimalistes, impressionnistes, empreints de nostalgie, de grâce et d'intimisme sont d'ailleurs immortalisés sur les elpees "The return of D.C." et "L.C.". Depuis le jeune prodige n'est plus parvenu à retrouver le feu sacré, multipliant les albums ‘live’, épaulant Morrissey pour son premier opus solo, avant de se tourner, fin des eighties, vers l'ambient techno; alors que paradoxalement, les formations de pop et de rock rendaient à la guitare, ses lettes de noblesses. Pour "Fidelity", il faut d'ailleurs attendre "G & T" et les deux dernières compositions "Guitar for mother" et "Storm for Steve" pour retrouver la magie des sonorités chatoyantes, fragiles, kaléidoscopiques de sa râpe. Pourtant, le reste de l'album n'est pas du tout désagréable à écouter. Les synthés, les boîtes à rythmes entretiennent un climat synthétiquement ‘durutticolumnesque’, accidentellement hydraté par le vocal éthéré d'Elli R. Rudge ou traversé de vocaux allègrement samplés, que vient trop épisodiquement rafraîchir une bruine d'électricité... M'enfin rien que les trois fragments plébiscités valent leur pesant d'or!

 

Dead Can Dance

Spiritchaser

Après avoir exploré une multitude de cultures musicales conventionnelles - du néo classique au baroque en passant par le celtique, le gothique, l'ambient et bien d'autres -, historiques - élisabéthaine, liturgique et chant grégorien -; ethniques - orientale, balkanique, arabe, hindoue, africaine -, Dead Can Dance en est revenu à une forme plus proche de ses débuts. Qui remontent déjà à 1981. Attention, pas ceux du premier album éponyme qui lui avait valu d'être comparé à Cocteau Twins. Mais bien du deuxième, " Spleen and ideal ". " Spiritchaser ", septième album studio du duo australien renoue avec ce style si élégant qui lui avait permis d'agréger le mysticisme oriental, la mélancolie britannique et la world music. Un album beaucoup moins impénétrable que " Aaion " ou " Into the labyrinth ", mais toujours aussi déroutant et fascinant. DCD y laisse une grande place aux percussions et aux rythmes. Africains, bien sûr, mais hantés par le spectre du vaudou. Et puis latino-américains. Brésiliens et péruviens pour être plus précis. Si le fragile équilibre entre la voix éthérée, exceptionnelle de Lisa Gerrard et celle plus terne, mais tellement vibrante de Brendan est préservé, on remarque surtout une mise en valeur du sens mélodique par l'instrumentation aussi bien folklorique que technologique. Une œuvre qui devrait ravir les fans de world music impressionniste…

 

The Deadly Nightshades (Australia)

The deadly nightshades

S'il n'y avait ce zeste de mellotron égaré sur l'un ou l'autre morceau, cet album serait un parfait ‘unplugged’. Et ce ne sont pas les quelques interventions de violoncelle ou de trompette qui changeront quoi que ce soit à l'impression générale. Trio australien, Deadly Nighshades se partage équitablement guitares acoustiques, percussions et harmonies vocales. Mais c'est Lisa Hill qui assure toutes les compositions et se réserve le chant principal. Normal lorsqu'on dispose d'une aussi belle voix que celle de Kate Bush. Un disque qui s'ouvre par une remarquable composition, "Totally female". Sauvagement raffinée, férocement subtile, elle aurait pu tout aussi bien appartenir au répertoire d'Ed Kuepper. La suite, tout en exhalant la fraîcheur et la grâce poétique des Walkabouts, s'abandonne un peu trop facilement dans une sorte de soft pop moelleuse, circa Peter Paul and Mary. Dommage!

 

Deep Blue Something

Home

Un quatuor texan qui ne joue ni de la country, ni du blues, c'est plutôt rare. Pourtant, la formation possède toutes les aptitudes utiles et nécessaires pour briller au sein de ces deux styles musicaux. Mais les frangins Pipes n'en ont rien à cirer de cette tradition. Ils préfèrent s'exprimer à travers un style personnel. Pop rock, qui correspond finalement beaucoup mieux à l'Australie qu'au Far West. Bien sûr, la ligne de basse glacée épouse parfois un profil curiste, presque cold (NDR: presque froid quoi!), alors que les accords de guitare reverb, bringuebalants, rallument épisodiquement la flamme de Durutti Column, voire d'Indochine. Mais en général, Deep Blue Something manifeste un sens mélodique aussi subtil que celui de Go-Betweens et aussi ténébreux, fiévreux du Died Pretty. Les frères Todd et Toby Pipes partagent en outre le chant. Deux superbes voix, dont l'une d'entre elles semble avoir hérité des inflexions conjuguées de Mike Pinder (Moody Blues), de Marc Hollis (Talk Talk) et de Tom Haran (The Expression)...

 

Def Con Dios

Alzheimer

Vingt-deux titres récréatifs, pour cet album dont le titre l'est beaucoup moins. En fait cet ensemble espagnol, qui chante dans sa langue natale, agrège avec beaucoup de vivacité et de finesse le rap, le hardcore et le punk. Une symbiose malheureusement gâchée par le nombrilisme déplacé du guitariste qui se prend pour Ritchie Blackmore, sans en avoir l'étoffe...

 

Def Leppard

Slang

Écrit par

N'étant plus vraiment en odeur de sainteté ces derniers temps, Def Leppard, la machine anglaise la plus américanisée de tout les temps s'est imposé une sérieuse remise en question avant d'entamer l'enregistrement de "Slang". Si bien que sans se défaire de leur image propre, Joe Elliot et ses acolytes ont accompli une prouesse colossale: faire oublier un "Adrenalize" beaucoup trop aseptisé en produisant un album presque avant-gardiste et diablement efficace. Avec l'imparable "Truth", le single dansant "Slang" où le boogie ZZ topien de "Work it out", les portes des charts s'ouvrent une nouvelle fois au léopard british.

 

Denim

Denim on ice

Lorsque Felt a splitté, Lawrence à plié instruments et bagages pour s'exiler aux States. Felt, souvenez-vous, était cette formation culte de pop/rock velvetien, savoureux, qui a sévi au cours des eighties. Au pays de l'oncle Sam, il y fonde Denim. Et enregistre "Back in Denim" en 93, avec l'aide de plusieurs musiciens de Gary Glitter. C'est vrai que Lawrence a toujours aimé le glam. Celui de Glitter, bien sûr, mais également du Sweet et des Motors. Et il manifeste cette inclination à travers son nouveau groupe. Après avoir marqué de son empreinte les eighties, il se met à farfouiller dans les seventies. Les eighties, il ne les a cependant pas totalement oubliées, puisque ses textes retracent des mini drames de la génération perdue. La sienne! Des compositions qu'il interprète d'une voix glacée, sorte d'hybride entre les timbres de Lou Reed, de Peter Perrett (Only Ones) et de Gary Numan. Un superbe album découpé en 18 fragments, dont la sensibilité mélodique apparemment calquée sur celle des Cars est recouverte d'une fine pellicule de synthétisme; enduit sonore appliqué à l'aide d'un vieux moog ou d'un piano spasmodique. A notre humble avis, ce "Denim on ice" pourrait faire un tabac dans les charts. Suffit cependant d'une étincelle pour faire fondre la glace!...

 

dEUS

In a bar, under the sea

Pour produire son nouvel album, dEUS a reçu le concours de Scott McCloud (GirlsVs boys), de Dana Colley (Morphine), de Rudy Trouvé (ex-dEUS, aujourd'hui Moondog Jr), et puis surtout d'Eric Drew Feldman à la production, un personnage qui voici déjà un quart de siècle fut impliqué dans l'aventure du Captain Beefheart, et dont la carte de visite mentionne plus récemment une collaboration et une mise en forme de disques du défunt Pixies, de Pere Ubu et de PJ Harvey. Un choix finalement fort judicieux pour cette formation anversoise qui continue à bousculer les structures traditionnelles de la composition; et dont le talent naturel lui permet de vagabonder d'un style à l'autre avec une facilité et une insolence déconcertantes. Sur " In a bar, under the sea ", la formation fait preuve d'une maturité impressionnante, glissant du minimalisme intimiste, parfois teinté de jazz nightclubbien (Miles Davies?), à l'expérimentation underground de Tuxedomoon, en passant par la folk sordide de Tom Waits. Une opération qu'il réalise sous un dénominateur commun: la pop. Ce qui lui permet ainsi d'extraire plus facilement ses véritables harmonies du chaos et de conserver un niveau mélodique particulièrement élevé. Superbe!

 

Willy DeVille

Love and emotion

Curieuse compilation qui ne réunit que des titres issus de quatre albums enregistrés pour Atlantic. C'est à dire " Each song is a beat of my heart ", " Live at CBGB's ", " Coup de grâce " et " Where angels fear to tread ". Le tout enrichi du dernier single " The moonlight let me down ". Pas de quoi lever les bras au ciel, cependant, puisque les dix-neuf fragments retenus pour cet opus ne l'ont été qu'en fonction de leur feeling sentimental. Vous ne serez donc pas étonnés d'y retrouver la célèbre cover signée Leiber, Stroller & Ben E King, " Stand by me ", " Lilly's daddy's cadillac " et " Cadillac Moon ". Mais pour le reste la sélection nous semble un peu maigre, par rapport à ce que ce chicano, considéré comme le meilleur chanteur blanc de musique noire de sa génération est capable de nous réserver. Un recueil d'un tout autre style, reprenant " Venus of avenue D ", " She's so tough ", " Gunslinger ", " Spanish stroll " et autres classiques du même calibre aurait eu une toute autre allure...

 

Brendan Croker

Three chord lovesongs

Écrit par

L'histoire musicale de ce chanteur compositeur, né à Bradford dans l'ouest du Yorkshire, est profondément ancrée dans le folk, le blues et le cajun, perpétuant un héritage légué par Doc Watson, John Fahey, Leo Kottke, Skip James et Blind Blake. S'il est cependant à la tête d'une bonne dizaine d'albums, il doit surtout sa notoriété à un séjour chez les Notting Hillbillies en compagnie de Mark Knopfler. Avec "Three chord lovesong" il vient de commettre son album le plus minimaliste à ce jour. Rien que lui, sa voix et sa râpe acoustique. Mais aussi et surtout ses émotions, son romantisme lyrique, empreint d'une formidable intensité mélodique. Comme quoi, un être seul accompagné de sa guitare peut également créer de superbes chansons...

 

Customers

Green bottle thursday

Il y a des lustres que nous n'avons plus entendu parler de formation rock aussi pure et basique dans l'exercice des guitares. Imaginez un peu les Stooges sevrés de punk, Lynyrd Skynyrd guéri de ses clichés sudistes, Wishbone Ash dépouillé de son blues, les Godfathers purgé de ses hymnes ou le Gang of Four épuré de son funk blanc, et vous obtiendrez une idée plus ou moins exacte du style proposé par ces Customers. Encore qu'on y retrouve des traces de Kinks circa "You really got me", de Troggs et même d'intensité blanche crazyhorsienne. Ryan Sexton en est le leader, le compositeur et le chanteur. D'une voix intrépide, dont les inflexions peuvent osciller de Peter Perrett (Only ones) à Ray Davies en passant par Iggy Pop, il dispense ses lyrics autobiographiques, empreints de tristesse, de frustration, d'ironie et d'amertume sur une texture électrique cristalline, sauvage, urgente où les cordes se conjuguent régulièrement en harmonies jumelées...

 

Dadawa

Sister drum

De son véritable nom, Zhu Zheqin, Dadawa est née en Chine. A Guangzhov, près de Canton très exactement. Une chanteuse qui se démarque totalement de la tradition vocale chinoise. A cause de son ouverture au jazz, à la pop et à la musique contemporaine. Pourtant, sa célébrité, elle la doit à Xuntian He. Professeur de musique au conservatoire de Shanghai, compositeur de symphonies avant-gardistes dont la réputation a largement dépassé les frontières de son pays. Fait plutôt rare pour le souligner, l'œuvre de Xuntian est aussi distribuée dans le monde entier. Xuntian et Dadawa ont voulu, à travers ce "Sister drum", retrouver l'esprit, la sérénité et l'âme de la culture tibétaine. Un art qu'ils ont étudié pendant près de deux ans avant de se décider à sortir cet opus. Une œuvre qui bénéficie, en outre, du concours du frère de Xuntian, Xunyon, mais pour les lyrics. Un disque curieux qui aurait finalement pu tout aussi bien figurer dans le catalogue "Made to Measure". Sorte de musique contemplative née de la rencontre entre l'instrumentation ethnique (dizi, flûte en bambou, suona, erhu, etc.), la technologie de pointe et les performances vocales éthérées, pures, de Dadawa, dont le timbre est capable de passer du ‘falsetto’ au ‘realtto’ avec une facilité déconcertante. Pour inconditionnels de la ‘new age’ exclusivement!

 

Cindy Dall

Cindy Dall

Album solo pour la chanteuse de Smog, Cynthia Dall. Enfin presque. Puisqu'on y retrouve quand même son partenaire Bill Callahan ainsi qu'une poignée de musiciens de studio. Une œuvre étrange où violoncelle, piano brumeux, cordes de guitares bourdonnantes, drums feutrés sont suspendus à un fil mélodique extrêmement fragile. Des chansons brèves, minimalistes qui s'abandonnent dans la mélodie floue et décadente de l'instrumentation. Des mélodies littéralement envoûtées par la voix puérile et limpide de Cynthia dont l'ambiguïté des lyrics évoque tour à tour le feu, la glace et le poison. Un disque qui exerce une fascination troublante au fil des écoutes, un peu comme chez Swans, Telstar Ponies et bien sûr Smog...

 

Compulsion

The future is medium

Compulsion, Credit to the Nation et Chumbawamba partagent le même label et une même idéologie socialiste. Normal lorsqu'on sait que Derek Birkett, ex Flux of Pink Indians, et aujourd'hui prospecteur chez One Little Indian, était un radical de gauche. Une idéologie reflétée à travers les lyrics de leurs chansons, bien sûr. Mais également leur attitude face à la montée du néo libéralisme. Un comportement qui avait ainsi poussé les musiciens de Chumbawamba, à l'issue de la guerre des Malouines, de participer aux manifestations antimilitaristes, le corps peint en rouge. Ceux de Compulsion ont opté depuis peu pour la tignasse rousse. Ce qui leur donne un look plus punk qu'autre chose. Décision paradoxale lorsqu'on sait que le quatuor ne consomme plus guère de power punk aujourd'hui. Hormis "Bush" dernier vestige d'un passé pas tellement lointain, "The future is medium" embrasse différents styles musicaux. Sauvage et capricieux, lorsqu'il semble infecté par le popcore "Sub Rosa" des Pixies", il se révèle plus mélodique, plus élégant à l'instar de Supergrass et plus mélancolique, plus dramatique dans l'esprit de Manic Street Preachers, lorsqu'il aborde le britpop. Malheureusement les excellentes dispositions manifestées au cours de la première moitié de l'album se diluent peu à peu dans la fausse nostalgie hymnique du grunge avant de sombrer dans un éclectisme diffus...

 

Concrete Blonde

Recollection / The best of

Après cinq albums commis entre 80 et 93 et une compile d'inédits, Concrete Blonde a donc décidé de mettre la clef sous le paillasson. Dommage, car cette formation californienne constituait un des derniers témoignages vivant du Paisley Underground. Et puis bénéficiait en la personne de Johnette Napolitano d'une formidable chanteuse et d'une compositrice particulièrement inspirée. Ce "Recollection" propose dix-huit titres parmi lesquels figurent les remarquables "Bloodletting" (the vampire song)", "Heart it up" et surtout "Mexican Moon" ; ainsi qu'une composition "live" jamais gravée officiellement à ce jour, "Mercedes Benz"...

 

Julian Cope

Interpreter

‘Je viens d'une autre planète’, c'est ce que déclare Julian Cope dès la première chanson de son nouvel opus. Une affirmation qu'il tente de nous faire avaler, en illustrant l'intérieur du booklet d'une carte. Etablie au 150.000ème, elle représente le Malbourough Downs traversé par la St Michaël's Line (!?!?!) Et il nous en raconte bien d'autres, et des meilleures. Pas étonnant que Julian fume de l'esprit. N'empêche, côté musical, ce Liverpuldien (NDR: qui a dit Lilliputien?) est loin d'être un fumiste, puisqu'il en est déjà à son vingtième album. Un disque psychédélique dans le sens le plus pop du terme. Avec ses volutes de claviers interstellaires, ses cordes de guitare acides et cet arôme mélodique trempé dans le garage sixties...

 

Count Zero

Affluenza

Au sein de cet ensemble on retrouve Peter Moore, Will Ragano et Jeff Biegert, ex-membres du défunt Think Tree, formation réputée pour son psyché/funk/rythm 'n blues post industriel. Vous n'avez rien compris, remettez le compteur à zéro! D'autant plus que la plupart des compositions de cet "Affluenza" opèrent dans un registre fort proche du groupe précédent. Avec pour nuances la mise au goût du jour des données de base. C'est à dire profilées sur Prince, MC 900 FT Jesus et Beck. Une actualisation particulièrement réussie sur l'allègre "Chaos" et le countryfiant "Your town" mais également le synthétisme glacé de "This godfly" (New Musik?) et le post symphonique (Laibach?) "Manpower". Désolés, mais si vous n'avez toujours rien compris, nous sommes dans l'obligation de remettre le compteur à zéro (!).