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Roots & Roses 2013 : mercredi 1er mai

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Avant de débarquer sur le site du Roots & Roses, ARAMAK iAB ft Bai Kamara Jr, Madé J, The Urban Voodoo Machine, The Hillbilly Moon Explosion, Larry & His Flask ainsi que Bertrand Lani et son backing group avaient déjà rendu leur copie. Il est près de 16 heures et enfin, la température est de saison. Pas mal de festivaliers se prélassent même sur le site, en attendant, sans doute le groupe ou l’artiste qui les arracheront de leur sieste. Un bar de bières spéciales a été aménagé sous un des chapiteaux et quelques échoppes proposent des mets plus exotiques les uns que les autres. Mais c’est la musique qui nous intéresse pour l’instant…

John Schooley & His One Man Band, ben c’est John Schooley l’homme-orchestre. Assis, il joue de la guitare ou du banjo, chante quand il ne souffle pas dans son harmo, et imprime le rythme des ses drums tout en agitant les cymbales, à l’aide de ses pieds. Le son est volontiers crade. Le style oscille entre boogie, country, rockabilly, garage, lo-fi et delta blues. Ex-Revelators & Hard Feelings, le Texan démarre sur les chapeaux de roues. Mais au bout d’une demi-heure, il est cuit et se retire complètement exténué, sous les applaudissements du public, néanmoins satisfait…

Avant de fonder son groupe, Slim Cessna a milité chez le The Denver Gentlemen en compagnie de Davide Eugene Edwards. Ce qui explique sans doute pourquoi, on retrouve également chez la formation, des lyrics véhiculant une imagerie religieuse. Encore que parfois on se demande si les textes ne sont pas à double sens. A la fois dévotionnels, ironiques et critiques. Un peu comme s’ils reflétaient l’incertitude et la fragilité de leur foi. Slim partage le chant avec Jay Munly, un type filiforme qui pourrait incarner Dracula, dans un film de vampires. Son timbre est ample. Il est ainsi capable d’osciller entre celui de Peter Murphy (Bauhaus) et de Brett Anderson (Suede). Il joue aussi parfois de la guitare. La voix de Slim est plus américaine, et me fait parfois penser à celle de Stan Ridgway (Wall of Voodoo). Mince et de grande taille, il gesticule comme une marionnette articulée par des fils. Le line up est complété par un claviériste totalement impassible, assis derrière son orgue, planté à la gauche du podium, contre un haut-parleur, un drummer, un contrebassiste et un guitariste chauve, de petite taille, qui alterne entre la double gratte et le dobro. Particularité, il se secoue régulièrement la tête. Et la moitié des musicos sont coiffés d’un Stetson. Issu de Denver, tout comme le leader de Wovenhand, The Slim Cessna’s Auto Club a le sens du spectacle. Les deux vocalistes s’agenouillent, lèvent les bras et leurs duos sont échangés comme des dialogues. Et pourtant, leur country gothique peut s’avérer allègre. Ce qui explique sans doute l’enthousiasme du public et le rappel que le combo a accordé généreusement.

En 1992, votre serviteur avait eu l’opportunité d’interviewer les Godfathers (voir ici). A l’époque, le combo était au sommet de son art. Et il venait de publier un opus live. Pourtant, c’est en 1988 que la formation londonienne avait publié son meilleur album, en l’occurrence « Birth, School, Work, Death », un long playing qui entre dans le Billboard, aux States, et dont le titre maître va même atteindre le Top 40 insulaire, en 1990. De quintet, le combo va passer à un quatuor, et puis, vivre des changements réguliers de line up. Il ne reste d’ailleurs plus que les frères Coyne comme membres originels du combo. Mi-90’s, les Godfathers se séparent, et tentent de se lancer dans de nouvelles aventures. Sans grand succès. Avant de se reformer en 2008. Sous la houlette des deux frangins, of course, mais impliquant deux nouveaux musicos. Et c’est sous cette forme que le combo se produisait en début de soirée. Après un instrumental, « Cause I said so » ouvre les hostilités. On retrouve toute l’attitude dans les gestes du showman et la morgue feinte, sur le visage du chanteur. La section rythmique tient la route. Mais le son est vraiment trop puissant. En outre, au fil du set, le gratteur (NDR : un peu enveloppé) en remet constamment une couche. Et la voix de Peter ne parvient pas à tenir la distance. Il y a quelques nouvelles compos, prévues pour leur nouvel elpee, mais on ne vibrera plus qu’à l’écoute de leurs hits, dont l’inévitable « Birth, School, Work, Death », « She gives me love », l’hommage à Johnny Cash, « Walking Talking Johnny Cash Blues », et en final la reprise inévitable du Plastic Ono Band, « Cold turkey ». Une petite déception…

The Reverend Peyton’s Big Damn Band est un trio issu de l’Indiana qui adore se produire en ‘live’. Il se tape une moyenne de 250 sets par an. Excusez du peu ! Arborant une barbe fleurie, Reverend J. Peyton chante (d’un accent yankee à couper au couteau !) et joue de la guitare. Tantôt de la Resonator, de la National, de la Gibson acoustique, de la cigar box (à trois cordes) et de la fingerstyle. Il est capable de produire de sonorités de guitare basse et électrique, en même temps. Et n’hésite d’ailleurs pas à en faire la démonstration. Quant à son épouse, Breezy Peyton, une fleur plantée dans les cheveux, elle chante d’un timbre aigu, souffle parfois dans un harmo, mais gratte constamment sa planche à lessiver (washboard), en prenant bien soin de protéger ses mains de gants et de doigts en acier. Troisième larron, Aaron ‘Cuz’ Persinger, un cousin lointain, se réserve les drums. Et tout au long du set, il va pilonner ses fûts comme un possédé. Le blues rural de TRP’sBDB est particulièrement énergique et vivifiant. Et pour cause, le combo joue ses compos sur un tempo plus rapide que sur disque. N’empêche, la prestation est plutôt réussie, même si elle n’entre pas particulièrement dans mes cordes…

Formation londonienne, The Jim Jones Revue jouit d’une fameuse réputation en ‘live’. Et elle va le démontrer, une nouvelle fois ce soir. Vêtu de noir, ce quintet réunit un drummer, un bassiste, coiffé d’un chapeau probablement emprunté à un acteur d’‘Orange mécanique’, un claviériste/pianiste, un guitariste et un chanteur charismatique, Jim Jones, qui double aussi parfois à la six cordes. Pas n’importe qui, puisque de 1998 à 1994, il a milité comme vocaliste chez Thee Hypnotics (album culte ici). Bref, première constatation l’attitude chez TJJR est fondamentalement rebelle et chorégraphiquement rock’n’roll. A la limite proche des débuts de Manic Street Preachers. Les musicos déménagent littéralement sur les planches. Beau gosse, Jim suinte de sensualité. Ses postures peuvent se révéler menaçantes. Sa voix est rauque, graveleuse et me fait parfois penser à celle de feu Steve Marriott (Humble Pie). Il n’hésite pas à allumer la salle de ses ‘Say yeah’, auxquels la foule répond en chœur, de plus en plus fort. Et les ivoires apportent ce goût rock’n’roll institué par Chuck Berry, Jerry Lee Lewis et même Little Richard. Mais le groupe à le bon goût de ne pas tomber dans le pastiche, même si parfois, il lorgne vers The Clash ou encore Tom Waits. Derrière le band, les amplis ‘Orange’ grondent et crachent leurs décibels. Le public est chaud comme la braise, et il se lance dans de nombreux pogos ainsi qu’à du surfcrowding. Un set remarquable ponctué par un rappel qui va s’achever par une énorme clameur, les gratteurs élevant leur instrument pour libérer un larsen collectif et victorieux. Un grand moment du festival et certainement un des meilleurs concerts, auxquels j’ai pu assister cette année.

Il revenait aux Stranglers de clôturer les festivités. Annoncé unplugged, le concert sera, en fait semi-acoustique. Du line up initial, il ne reste plus que le claviériste Dave Greenfield (la boule à zéro) et Jean-Jacques Burnel, le drummer Jet Black ne participant plus aux tournées. Et son remplaçant tire plutôt bien son épingle du jeu, tout comme Baz Warne, le nouveau gratteur/vocaliste, qui remplace avantageusement Paul Roberts, sans pourtant faire oublier l’inimitable Hugh Cornwell. En ‘live’, le line up est enrichi d’un percussionniste. Burnel (NDR : qui se déplace en s’aidant d’une béquille) et Warne viennent s’asseoir en front de scène. Et vont jouer de la sèche, pratiquement, tout le set. Un set techniquement parfait, le groupe privilégiant les compos les plus accessibles, que le public se surprend même parfois à fredonner. Un peu dans le climat du Dvd immortalisé à Bruges et paru l’an dernier. Oui, on est alors replongé en pleine période auriculaire (NDR : pensez à « Aural sculpture »). Mais au bout d’une heure, l’ennui commence à nous gagner et sans faire de bruit, nous nous sommes éclipsés en repensant à une époque où les Stranglers critiquaient violemment ce style musical destiné aux soixante-huitards. Que sont devenus les « Hanging around », « I feel like a wog », « No more heroes », « Nice 'n' Sleazy » et autres hymnes punks sauvages qui dénonçaient l’apathie et le nombrilisme de la prog ? Quelque part, le groupe anglais joue aujourd’hui ce qu’il avait vertement vilipendé, il y a un peu plus de trois décennies…

Sans quoi, Ludo et votre serviteur espérons revenir l’an prochain, pour y vivre des moments aussi inoubliables que celui vécu lors du concert de The Jim Jones Revue…

(Voir aussi notre section photos ici )

 

MADBUZZKWBRG 2013

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La musique adoucit les mœurs, ô mes frères !

Recraché sur le tard par le sphincter du tunnel Rogier, je pénètre dans le cirque accompagné de mes fidèles Droogies.

Alors que les premières salves de tzarribles sons  pénètrent mes écoutilles, et que je m’abreuve de mes premiers spoutniks, je commence par sloucher les musicos branques de Teeth Of The Sea.

Un rictus frondeur zigourniche mon faciès ainsi qu’ils zantibulent l’air de leurs algorithmes vicelards.

Me faufilant à coups de botte et de canne à travers la foule, je viens me poster juste en-dessous d’eux et je matte ces bringues astiquer l’air avec une énergie brutale.

Le batteur se campe sur ses guiborchas, et martèle des rythmes qui dévirlochent direct mon appendice cérébral. Sous le joug de ce traitement de choc, il se raidit de plaisir et s’empourpre de liquide séminal sanguinolent.

Dans un final que n’aurait pas renié le grand Ludwig Van, une trompette me balance une bolchoïe toltchocke raide sur le kliouv et je vois planer au dessus du chapiteau des tsarakistes illuminés de bonheur comme dans une improbable collision entre Sabre Of Paradise et Nine Inch Nails.

Heureux de ce sort enviable qui m’est réservé ce soir, je m’apprête à passer une de ces soirées bercée d’une douce félicité.

Mais hélas ! Mon enthousiasme sera bien vite zamboulagri par la tournure que vont prendre les événements.

A commencer par Mater Suspiria Vision.

Une paire de prêtres zarbinoclards qui se met en tête de frémoussiller nonchalamment des potentiomètres, tandis qu’une dévotchka aux traits asiatiques semble attendre la fin des temps en prenant des poses maniacodépressives. Agitant des interminables doigts fruguleux et se caressant lascivement les groudnés prépubères.

Lorgnant sur le tropoutin salace qui verziguonde sous mon krokvi pifeu, j’oublie de monter sur scène, histoire de frapaillouter ces irzigutes mal farimanchés et donner quelque leçon de va-et-vient arrimanché à ce ravissant morceau de gironde anesthésié.

Tout masezchkefié suite à cette heure suspendue entre néant et frénésie crépusculaire, j’hésite encore à me prononcer, intrigué par la musique et foncièrement frustré par cette fichue chorégraphie monocorde.

Pas étonnant qu’il me faille alors laisser dégouliner quelques rasades de spoutnik dans ma gorge sèche pour me préparer à la transe suivante.

Psychic Ills et son charisme chouravé au culte mormon déploie alors son aura particulière et d’emblée me colle une bolchoïe dans les pruneaux.

Ainsi que je reçois une décharge de travaïmluk électrifiant, mon sourcil droit se soulève en un mouvement de franc étonnement en surprenant les drôles de zogournottes interpréter deux fois le même morceau en l’espace de dix minutes.

Ok, me dis-je, sans doute est ce pour donner tout son sens au titre du morceau (en l’occurrence « One More Time ») ?

S’ensuit une franche dégoulinade de mazavitch pétillant pour ce qui sera l’apothéose de cette soirée barrée.

Parce que la suite ne va pas être triste.

Mais carrément à pleurer ses balouchkines de désespoir !

Toute mignonne qu’elle soit, la petite Zahia Anika n’a pas sa place sur un strapontin.

Je savais déjà qu’elle chantait comme un zapickard vermiloché sur disque, mais j’ignorais qu’elle pouvait zalopifier tout un set en affichant la grâce d’une condamnée à mort en posture délicate (NDR : un gourdiche dans le fion).

Bon Dieu, quel massacre !

Pourtant, lez ziccos assurent leur part de travail. Mais on dirait qu’un farcimozotche fallacieux inocule délibérément une toute autre musique dans les oreilles de la fantoche pozdanette.

Au bord de la crise de nerfs, je préfère me rabattre sur un veneck titubant.

Par contre, j’attends beaucoup des hallumovitches de Gnod.

Sans doute trop ?

Faut dire qu’il y a un an, ils m’avaient donné une fameuse leçon de trémoutcha.

Et puis, déception.

Pas de guitare (ah, si, une malheureuse orpheline).

Je scrute les abyzoutches à la recherche des deux basses.

Point de basses.

En lieu et place, les vichokchavistes nous la jouent bizucardistes de sound system.

Deux cent-trente trois pédales connectées les unes aux autres et vas y que je te tricounute le phaser par ci, que je te trémoluste le delay par là.

Et bien sûr, pas en reste, le chanteur s’égosille en vain, vu que sa voix, ses mots et toute sa gablovitz sont avalées, réverbérées, dotchamilées dans un tunnel infini qui rend bien entendu le tout quelque peu confus.

De toute façon, le voisinage en a déjà plein les polmoches. Il faut faire taire ces galotchozouks !

Absolument drovtilisé, je m’excovatilize dans la nuit moite et pérkezulte à vive allure vers le paravitch banlieusard où chècrétchent papa et maman.

Décidément, la prochaine fois, on se creusera le rassoudok avant de quitter le Korova Milk Bar.

(Organisation : Beursschouwburg, Mad About Music et Buzz On Your Lips)

Gnod + Anika + Psychic Ills + Mater Suspiria Vision + Teeth of The Sea + Magdalena Solis

 

Les Nuits de l’Alligator

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Le festival ‘Les Nuits de l’Alligator’ permet à plusieurs groupes ou artistes, imprégnés à des degrés divers au blues/roots, de tourner à Paris et en province. Un festival itinérant qui en 2013, s’est arrêté 26 fois dans 23 villes différentes. Cette 8ème édition se déroulait du 5 au 26 février, et transitait notamment par le Grand mix à Tourcoing. Le 6, s’y produisait les revenants Gallon Drunk ; et ce 26 Motorama ainsi que Wovenhand.

Motorama ouvre les hostilités. Ce combo russe commence à prendre de l’envergure. Aux Pays-Bas, en Allemagne et en Angleterre, il s’est ainsi illustré dans des salles prestigieuses. En Belgique, il s’est produit au ‘trendy’ Madame Moustache de Bruxelles, un endroit plus intimiste. Dès les premiers accords, le band nous plonge dans son post punk revivaliste. Le début du set se révèle plutôt introspectif. Les lumières sont tamisées. Le baryton du leader me fait immédiatement penser à Matt Berninger, le chanteur de The National (NDR : coïncidence, les deux formations sont signées chez le même label, Talitres). Parfois, le spectre d’I Like Trains hante leurs compos. Bien maîtrisées, elles montent progressivement en crescendo. Les musicos viennent souvent au bord de l’estrade. En fin de parcours, le chanteur se lâche et entame quelques pas de danse saccadés, un peu comme s’il voulait pasticher Ian Curtis. Malgré toutes ces références, leur prestation tient parfaitement la route. Motorama est certainement à suivre de très près, d’autant qu’à ce jour, il n’a publié que deux albums et qu’il a encore une belle marge de progression devant lui…

En septembre dernier Wovenhand nous livrait un concert remarquable à l’Eden de Charleroi. J’avais donc vraiment envie de revivre ces moments privilégiés. Première constatation le line up est réduit à un trio. Gregory Garcia Jr a quitté le navire. Et Chuck French a troqué sa guitare contre une basse. Il y a donc une gratte en moins. Evidemment, la musique en devient moins électrique. Explosif, le dernier opus du band, « The laughing stalk », était davantage sculpté dans le rock que le folk. Ce soir, sa transposition en live –la set list se concentrant largement sur cet opus– est beaucoup moins percutante. « Sinking hands » et « A Holy measure » accentuent pourtant le feeling appalachien de l’expression sonore. De quoi permettre au charismatique David Eugene Edwards d’exprimer ses convictions religieuses. Mais j’éprouve énormément de difficultés à entrer dans l’univers de Wovenhand, ce soir. Mon fol enthousiasme est retombé. Pourquoi ? Pourquoi ai-je l’impression de ne pas vivre le meilleur concert du groupe ? L’enchaînement trop rapide des titres ? La durée du set ? Une heure et dix minutes, en tout ! Même le rappel me semble bâclé. « Whistling girl » est un titre sublime. Il est mentionné sur la setlist. Mais ne sera pas interprété. A la place, on a dû se contenter du très pâle « Kicking Bird »…

Wovenhand nous doit une revanche. Jugez plutôt ce que votre serviteur racontait de la prestation accordée à l’Eden de Charleroi ici, et vous comprendrez plus facilement la raison de ma déception.

Setlist

-  Closer
-  Maize
-  In the Temple
-  Sinking Hands
-  Kingdom Of Ice
-  Long horn
-  As wool
-  Good shepherd
-  The Speaking Hands
-  Holy Measure
-  His Rest
-  King o king

Rappel

-  Whistling girl (NDLR : sur la setlist mais passé à la trappe !)
-  Kicking Bird

Motorama + Wovenhand

(Organisation : Les Nuits de l'Alligator)

 

Pias Nites 2013 : samedi 16 février

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Une fois de plus, le label et distributeur belge Play it Again, Sam) investissait Tour & Taxis pour ses [Pias Nites]. Suivant la formule qui semble avoir fait ses preuves, le vendredi était réservé à l’électro et le samedi au pop/rock. Pari gagnant, puisqu’en début de semaine, toutes les places prévues pour le second jour étaient déjà écoulées. Il faut dire que les organisateurs avaient mis le paquet en programmant, notamment plusieurs de leurs fleurons, dont Jason Lytle, Balthazar et Alt-J…

Samedi, l’ambiance s’annonce plus détendue. A l’instar des éditions précédentes, l’affiche est alléchante. Néanmoins, on se demande quand même comment les songwriters vont parvenir à chauffer le public, dans un espace aussi imposant que celui de Tour & Taxis. Contrairement à la veille, il n’y a qu’une salle ouverte. Ce qui explique le début des hostilités fixé à 18h. Une certitude, cependant, le public a surtout effectué le déplacement pour assister aux sets de Jason Lytle, Balthazar et Alt-J. 

D’ailleurs, lorsque Champs ouvre le bal, l’auditoire est plus que clairsemé. Issu de l’île de Wight, la formation insulaire vient défendre son premier elpee. Mais difficile de jauger leur pop/rock lors d’une prestation limitée à 30 minutes, surtout quand elle est accomplie devant aussi peu de monde…

Lord Huron, alias Ben Schneider, prend le relais. La salle commence tout doucement à se remplir. Le Californien est entouré de son backing group. Sculpté dans le folk, son set est essentiellement puisé au sein de son premier elpee, « Lonesome Dreams ». Et il ne manque pas de charme. Malheureusement, le public est toujours aussi distrait…

Andy Burrows est une figure de proue du rock insulaire. Membre fondateur de Razorlight, il y a sévi comme drummer, de 2004 à 2009. Et milite au sein de We Are Scientists, depuis. Il se consacre également à de multiples projets, en parallèle. Dont le dernier, implique Tom Smith, des Editors. Mais c’est en solitaire qu’il se produit ce soir. Et sa pop, finalement, ne manque pas d’allure. Seule la configuration des lieux ne semble pas adaptée à ce style de récital.

Ce n’est véritablement vers 20h45, que la soirée à véritablement commencé. Pas pour rien que lorsque Jason Lytle monte sur l’estrade, la salle est presque comble. Après s’être illustré, lors de l’édition 2012 du Pukkelpop, en août dernier, l’ancien leader des regrettés Grandaddy est de retour sur une scène belge pour présenter son nouvel opus : « Dept. Of Disappearance ». C’est un rituel, lorsqu’il monte sur les planches, le Californien est coiffé de son inséparable casquette. Il est accompagné d’un musicien. Les deux artistes se plantent derrière leurs claviers et vont nous distiller une pop atmosphérique, réminiscente des grandes heures de Grandaddy. La superposition des nappes instrumentales est bien sentie et la voix de Lytle toujours aussi suave, mais la foule semble toujours aussi amorphe…

Balthazar prend le relais. Le combo courtraisien jouit d’une solide notoriété en Belgique, surtout au Nord du pays ; et pas seulement depuis la sortie de leur dernier opus, « Rats ». Ca se voit et ça s’entend. Dès leur arrivée sur le podium, les acclamations fusent. Le set est bien en place. Les morceaux de leur dernier long playing s’enchaînent. Les interventions des guitares et du violon virevoltent. Les rythmiques sont percutantes. Et miracle, le public commence enfin à se réveiller. Bref un très bon concert, pour lequel certains mélomanes n’ont pas hésité à oser la comparaison avec dEUS voire The last Shadow Puppets… et ces références semblent justifiées.

Vers minuit, la tête d’affiche entre en scène. Mais paradoxalement, la révélation de l’année 2012, n’est pas encore réellement parvenue à convaincre en ‘live’. Que ce soit au Pukkelpop ou à l’AB. Les Anglais sont donc attendus au tournant. Pourtant, dès le début de leur show, on se rend compte que le groupe n’aura aucun mal à conquérir un public entièrement voué à sa cause. Leurs tubes (d’une grande efficacité) s’enchaînent : « Mathilda », « Breezeblocks », … La combinaison du lightshow et du son est parfaite. Alt-J réalise un sans-faute. Les mauvaises langues leur reprocheront sans doute une trop grande rigueur et par conséquent un manque de folie. Je le reconnais, les morceaux sont joués exactement comme sur l’album. Mais lorsque l’on voit l’enthousiasme manifesté par le public, on en conclut que l’important est sans doute cette satisfaction collective… de vivre un bon moment.

(Organisation Pias)

 

Les Transardentes 2013 : samedi 26 janvier

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Pour sa sixième (et oui déjà) édition, le pendant hivernal et électro des ‘Ardentes’ avait mis les petits plats dans les grands et nous avait concocté une affiche plutôt alléchante, du moins sur papier. Pour celles et ceux qui l’ignorent, le festival se déroule dans quatre salles, synonymes de quatre styles et ambiances divergeant fortement. La plus grande fait la part belle à la ‘drum’n’bass / dubstep’ (Pyramid), une autre se veut ‘house’ (Sphere), la troisième fait honneur à la techno (Cube) et la petite dernière peut être vue comme un terrain de jeu pour jeunes talents, belges de préférence (Redbull Elektropedia). Au niveau des artistes présents, on notera l’effort conséquent des organisateurs de faire revivre (un peu) le mouvement techno, quasiment absent lors de l’édition précédente, effet de mode dubstep oblige.

Premiers pas sur le site sur le coup de 22 heures et premier constat, c’est grand, c’est jeune et ça sue déjà à pleines gouttes. Sans réelles attentes avant d’assister au set de Stephan Bodzin, j’oscille inlassablement entre les différents espaces scéniques deux heures durant, le temps de tendre l’oreille aux sonorités frénétiques de Kölsch, aux hymnes dubstep des Dirtyphonics et, enfin, aux derniers morceaux choisis par la ‘révélation’ Wankelmut. Ce dernier, (trop) sûr de lui, n’hésite pas à balancer un… Sean Paul pour conclure sa prestation au grand étonnement du public…

Drôle de manière d’annoncer Bodzin. Ce dernier embarque directement son audience dans un voyage envoûtant et déconcertant, jouant constamment avec nos sentiments. Visiblement dans une excellente forme, le Teuton passe aisément du coq à l’âne tout en gardant une totale maîtrise de son sujet, sujet d’une cohérence exemplaire.

Le temps défilant à une vitesse impressionnante, il est déjà trop tard pour assister au live de Disclosure (pourtant dantesque, selon les spectateurs qui avaient opéré un crochet via la Sphere Room) et je dois me dépêcher pour rejoindre la talentueuse Maya Jane Coles. A l’image de sa carrière, le set de la jeune anglaise monte en puissance, une deep house qui vous prend aux tripes et force vos membres fatigués à danser, sourire béat flanqués sur les lèvres et paupières mi-closes. Nul doute que cette demoiselle reviendra hanter vos nuits de clubbing durant les prochains mois, il ne peut en être autrement.

Chemin inverse pour la dernière escapade de la nuit, une heure trente en compagnie du fondateur du label Systemic, j’ai nommé Marc Romboy. Il va délivrer une prestation à la hauteur de sa réputation : carrée, cohérente et agrémentée de turbines étonnamment harmonieuse ; un beau pied de nez à tous ceux résumant la techno à un ‘boom boom’ répétitif et chaotique.

Au final, ces Transardentes sont à placer sous le signe de la réussite tant au niveau de la programmation que de l’engouement du public qui, à nouveau, avait répondu présent à hauteur de 12 000 personnes.

On pourrait néanmoins regretter une signalisation approximative, un vestiaire chaotique et le manque de respect généralisé du festivalier lambda, passé une certaine dose d’alcool dans le sang ; mais ce serait alors bouder son plaisir et chicaner sur des détails.

(Organisation Ardentes)

 

Concours-Circuit 2012 (finale Pop/Rock) : samedi 15 décembre

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La finale du Concours-Circuit se déroulait ce samedi 15 décembre au Botanique de Bruxelles, occupant alternativement l’Orangerie et la Rotonde. Et si ce n’était pas sold out, le public était quand même conséquent. Deux ans plus tôt, Kiss & Drive, alias Elisabetta Spada avait fait l’unanimité au sein du jury. Vu le nombre de concurrents inscrits (plus de 150 !) qui ont dû se départager lors des différentes éliminatoires, on pouvait espérer savourer une nouvelle belle découverte…

Il revenait à Soumonces (Le Roeulx) d’ouvrir les festivités. Les ‘Soumonces’ comme nous le rappelle le leader avant de commencer le set, sont des manifestations folkloriques qui débutent plusieurs semaines avant le carnaval, dans la région du Centre. Elles se déroulent au cours des mois de janvier et février. Les plus connues, sont celles de Binche. La prestation du quatuor est largement improvisée et ne proposera qu’un seul titre d’une trentaine de minutes. La panoplie d’instruments utilisés est impressionnante, aussi bien organique, technologique qu’insolite : guitare, basse, batterie, flûtes, harmonica, mélodica, accordéon miniature, cor de chasse et tutti quanti, sans oublier les multiples pédales de distorsion. En outre, le leader vocalise plus qu’il ne chante et joue –le plus souvent– de la guitare à l’aide d’un archet. On pense parfois au Floyd de Syd Barrett, à Sigur Rós ou encore à Gorky’s Zygotic Mynci, toutes proportions gardées. C’est extrêmement créatif, orignal, atmosphérique, psychédélique, noisy, etc., mais on ne sait pas trop où leur musique nous mène. Peut-être nulle part, finalement…

He Died While Hunting est un duo qui nous vient de la capitale. Il pratique une forme de folk electronica minimaliste bien dans l’esprit du label Morr Music. En début de parcours, deux figurants s’installent sur une chaise à chaque extrémité du podium, l’un coiffé d’un masque de hibou et l’autre de cerf. Ils s’asseyent ensuite sur le bord du podium, avant de s’éclipser, dès la fin du deuxième morceau. La musique de H.D.W.H. se veut champêtre et repose essentiellement sur deux grattes et un tas de gadgets électroniques. Un peu de xylophone et deux caisses de drums aussi, que l’un des protagonistes utilisera lors du dernier morceau. Le plus dynamique et celui qui permettra à la formation de finir sur une bonne note. Car si les deux musicos se partagent le chant, les harmonies vocales manquent de limpidité. Et si leur musique atmosphérique se révèle plutôt rafraîchissante, elle souffre surtout de sa forme, un peu trop monocorde…

Vu leur patronyme, Billions of Comrades (Tubize) ne pouvait que drainer de nombreux aficionados. Formation atypique, B.o.C. se singularise par la présence d’un vocaliste dont le timbre et les inflexions vocales sont carrément empruntées à Robert Smith (The Cure). Un personnage qui se sert en même temps d’un pupitre plutôt futuriste, responsable de sonorités particulièrement synthétiques et de beats percutants. Mais paradoxalement, leur musique lorgne surtout vers Rage Against The Machine, The Rapture voire T.V. on The Radio. Le point fort du groupe procède manifestement des interventions tintinnabulantes, chatoyantes, du guitariste (pensez à Kyp Malone). Quoiqu’original, l’ensemble manque encore d’homogénéité, un peu comme si les musiciens n’avaient pas encore totalement digéré leurs propres influences…

Encore un duo : Two Kids on Holiday. Le drummer est excellent, notamment dans l’amplitude de son jeu ! Il porte de longs cheveux et son look collerait parfaitement à un groupe de métal ‘old school’. Le claviériste joue de profil. Il utilise des synthés plutôt vintage et ne cesse de balancer son corps d’avant en arrière, comme s’il voulait ‘se faire’ son instrument (NDR : merci Nico pour la réflexion !) Manifestement sa voix est bien timbrée, mais il la massacre à travers un micro astatique. Le set est énergique, parfois vindicatif, mais manque de liant. Faut dire qu’essayer d’intégrer le drumming d’un métalleux à Orchestral Manœuvres in The Dark, est un pari audacieux !

Et en finale, For24lives (La Louvière) m’a paru le groupe le plus soudé. Leur set a certainement été le plus convainquant et mature. Techniquement les instrumentistes sont doués. Un quatuor qui réunit un drummer/xylophoniste, un bassiste et deux ‘sixcordistes’. Pas de temps mort. Beaucoup de relief dans leurs compos et de conviction dans leur interprétation. Mais pas de chanteur. Ben oui, For24lives est responsable d’une sorte de post rock, mâtiné de prog, voire de math rock, comme Mogwai le pratiquait, il y a plus de dix ans. Bref, si leur prestation était excellente, leur musique n’est plus dans l’air du temps…

Résultat des courses, le jury, composé de professionnels du secteur de la musique et de journalistes, a longtemps délibéré pour finalement attribuer le premier prix à Billions of Comrades et le second à Two Kids on Holiday. Votre serviteur participait également aux débats ; et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il ne s’est pas dégagé d’unanimité pour désigner les lauréats. Ce qui explique sans doute pourquoi, de nombreux prix alternatifs ont été partagés entre les différents candidats. Et comme il y a 4 et 6 ans, je demeure très sceptique sur le futur parcours des finalistes. J’espère cependant me tromper…

L'ensemble du palmarès sera publié sur le site www.concourscircuit.be dès ce lundi.

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Autum Falls 2012 : jeudi 29 novembre

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Les saisons se suivent et se ressemblent. Ainsi, l’Autumn Falls en est déjà à sa troisième édition.

Programmation éclectique et qualitative aux quatre coins de Bruxelles avec en toile de fond, une réelle collaboration entre les salles de la capitale.

De l’AB au Botanique, en passant par l’Atelier 210 et le VK, cette tournée des grands ducs opère un détour via le Magasin 4, un crochet par la Maison des Musiques et se réserve le pousse-café chez Madame Moustache, le tout entre le 26 novembre et le 2 décembre. Et s’apprécie tout autant pour son imposante affiche que pour son esprit d’indépendance.

Lancé par Toutpartout, agence de Booking et organisatrice de concerts dans le Benelux, ce festival doté du don d’ubiquité se révèle une des valeurs sûres parmi les événements de fin d’année.

Tandis que Luis Vasquez et ses deux acolytes traversent l’opaque écran de fumigènes et s’installent sur scène, le bruit continue de courir… Il se propage, telle la poudre, jusqu’au cœur de l’auditoire…

Nombreux sont ceux qui attendent impatiemment The Lumerians. D’ailleurs, beaucoup d’entre eux attendent toujours le combo, à l’heure où vous lisez ces lignes.

D’autres plus courageux se sont déplacés dès le lendemain à Charleroi. Mais de concert bruxellois, il n’y aura pas.

Le groupe étant arrivé sur le coup de vingt heures trente comme sur celui de la déception.

Trop tard pour s’installer, sentiment que la frustration ne manque pas de faire, aussi bien dans les rangs du band, de l’organisation, que du public.

La faute à un incendie dans le tunnel joignant l’Ile Britannique à notre Vieux Continent.

Soupir las, que quelques sanglots longs volés à Verlaine ne pourraient adoucir, mais n’y voyez aucune facétie, tout au plus une espièglerie de notre amie la lune dont le disque phosphorescent baigne ce soir la nuit, comme un clin d’œil à l’affiche de ce soir.

Flash sur la scène, où The Soft Moon entend avec bravoure cisailler l’air de ses bruissements d’ailes aux relents très, très dark.

Le show est homogène, dense, monolithique et à vrai dire… chiant.

Les morceaux se succèdent, se déchaînent, la voix s’étrangle dans ces petits cris répercutés en échos lointains, gimmicks finalement lassants qui sont une des marques de fabrique du sieur Vasquez.

Le spectacle ( ?!?!?) va durer quarante cinq minutes tribales. Rappel compris.

Quarante-cinq minutes certes intenses, forgées dans le feu glacial et circulaire de ce revival eighties qui fait fureur de nos jours.

Une prestation qui ne souffre aucune critique et qui pourtant me laisse de marbre.

Peut-être la faute à cette guitare trop discrète ou tout simplement à la conjoncture des planètes ?

Quoi qu’il en soit, alors que « Want » tire un dernier trait de lumière crépusculaire derrière un voile de brumes abrasives, je m’enveloppe sous ma cape pour me préserver de ce mortel ennui.

The Soft Moon

(Organisation Toutpartout)

 

Autumn Falls 2012 : jeudi 29 novembre

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Quatre longues années que le crooner suédois, Jens Lekman, n’était plus passé par le Botanique. En septembre dernier, il a publié un nouvel opus intitulé « I Know What Love Isn't ». Il fait suite à un Ep, baptisé « An Argument With Myself », paru en septembre de l’année dernière. Et c’est dans le cadre du festival ‘Autumn falls’ qu’il se produisait, ce jeudi 29 novembre, à l’Orangerie.  

La première partie a été assurée par Raven & Chimes. Hormis le fait que le leader du groupe new-yorkais, Asher Lack, soit le fils de l’acteur et peintre canadien Stephen Lack, on ne s’attardera pas trop sur leur set, tout bonnement anecdotique.  

La frêle silhouette de Jens Lekman se profile sur l’estrade. Il est accompagné d’un batteur, d’un pianiste, d’une violoniste et d’une bassiste. Le Scandinave annonce d’emblée qu’il est malade et que son concert sera de brève durée. De toute évidence, il a le teint pâle, à la limite cadavérique. Ce n’est donc pas un mensonge.

Il entame sa prestation par quelques titres issus de son nouvel elpee. L’instrumentation y est plus sobre que sur le précédent long playing. Et, difficile de nier l’évidence, il a la crève. Malgré son état de santé, son timbre fragile est toujours aussi irrésistible. Sa voix me fait d’ailleurs parfois penser à Jonathan Richman. Ce véritable crooner a, en outre, le don de marcher constamment sur un fil ténu séparant humour décalé et extrême mélancolie. Et il parvient constamment à conserver l’équilibre. Ce grand romantique nous raconte des histoires qui vont droit au cœur. Son backing group tient parfaitement la route. Le lutin de Göteborg nous réserve ses nombreux hits, dont les inévitables « Black Cab », « Maple Leaves » et « The Opposite of Allelujah ». L’auditoire est clairsemé, mais apprécie le set dont les cordes, les mélodies contagieuses et les nombreux samples peuvent évoquer Belle and Sebastian. Quoiqu’affaibli, Jens parle énormément à son public. Après avoir fait le tour de son répertoire, il quitte la scène en promettant de revenir bientôt, pour un spectacle de plus longue durée. Il a cependant le courage de revenir pour un rappel. Il y interprète alors le grandiose et très drôle « A Postcard to Nina ». Pour un type souffrant, il s’est quand même bien tiré d’affaire. Faut croire que lorsqu’il pète la forme, il fait un véritable tabac…

Jens Lekman + Raven & Chimes

(Organisation Toutpartout)

 

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