La première ébauche de Beguiling Junior

Le mystérieux duo Beguiling Junior, formé par Kaya Wilkins (Okay Kaya) et Oli Burslem (YAK), s'apprête à dévoiler son tout premier elpee intitulé « First Cut ». Attendu pour le 2 octobre 2026, ce disque marque la naissance officielle d'une collaboration aussi…

Aucun remboursement de prévu pour les Lambrini Girls

Le duo punk Lambrini Girls sortira son deuxième album, « No Refunds », le 15 janvier 2027 chez City Slang. En attendant, il a partagé un tout nouveau single, « Bang Bang Bang », accompagné d’un clip vidéo. Successeur de leur premier elpee, « Who Let The Dogs…

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Dernier concert - festival

Editors
Jon Spencer

Sweet Jane

The roots of her soul

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Sweet Jane, c’est le projet de Christel Mignolet et « The roots of her soul » constitue son quatrième elpee, un disque qui fait suite à « Little bird », paru en 1999, « Full moon », en 2003 et « Time away », en 2014. Le thème de cet opus ranime les souvenirs de son voyage accompli en Australie. Elle s’est ainsi inspirée des couleurs et des parfums de ce pays antipodal afin d’y raconter l’histoire d’une jolie aborigène au parcours initiatique (NDR : c’est dans la bio !).

Ce nouvel album recèle 10 titres ; et la première chose que l’on retient c’est la voix de Christel. Douce, claire, parfois sinusoïdale, elle évoque Elizabeth Frazer lorsqu’elle devient angélique, notamment sur « Tightrope walher », une valse bercée par des accords de piano, et puis Jane Birkin lorsqu’elle se mue en chuchotement, comme sur « Love is a long way to go » ; mais en général, cette voix rappelle plutôt Joni Mitchell. Pas étonnant quand on sait que la musique de Sweet Jane baigne dans le pop/folk, même si certains titres sont particulièrement riches, à l’instar de « Southern cross » ou de « Tell me when we go », une plage dont les claviers vintage ondoient. On a même droit à un zeste de synthé sur « Wauba debar », un des deux morceaux les plus enlevés du long playing. L’autre, « In the ray of light » nous plongeant dans une forme d’insouciance qu’accentue un sifflotement désinvolte. Car la plupart des compos sont duveteuses, légères et propices aux ballades, même si le titre maître est stimulé par une superbe ligne de basse. Un album, finalement, très agréable à écouter…

The Smashing Pumpkins

Shiny and Oh So Bright, Vol. 1 / LP: No Past. No Future. No Sun.

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Pour enregistrer son dixième elpee studio, The Smashing Pumpkins a réuni son line up aux trois-quarts, puisqu’il y manque la bassiste D'arcy Wretzky, qui s’est retirée de la scène musicale depuis l’an 2000. Jeff Shroeder assurait le rôle de lead guitariste, depuis 2008. Mais lors du retour de James Iha, il a repris celui de bassiste.

On ne peut pas dire que les albums de Smashing Pumpkins aient été fracassants, depuis le début du millénaire. Et la carrière de Billy Corgan en solitaire ainsi que chez Zwan ne s’est pas avérée davantage brillante.

Alors quoi ? Quid de ce “Shiny and Oh So Bright, Vol. 1 / LP: No Past. No Future. No Sun”? Et bien, a contrario de ce que prétend la presse spécialisée, il est intéressant. Bien sûr, il n’atteint pas le statut de l’album culte de, Mellon Collie and the Infinite Sadness », mais il renoue avec un passé glorieux reflété par « Siamese dream » et « Adore ». Pas sur tout l’album, mais grâce à quelques compos bien torchées, comme le contagieux « Silvery sometimes (Ghosts) », le bien grunge « Solara » ainsi que « Marchin’ on », un titre percutant qui aurait pu figurer au répertoire de Metallica. Ce qui n’est pas étonnant lorsqu’on sait que c’est Rick Rubin qui a produit le long playing. Enfin, pas long, plutôt court, puisqu’il ne dure que 33’. N’empêche les interventions de James Iha, à la gratte, valent leur pesant de cacahuètes, et puis Jimmy Chamberlin, malgré ses problèmes récurrents d’addiction, est un fameux drummer. Il étale même toute sa virtuosité sur la ballade épique mid tempo « Alienation », le single « Solara » ainsi que lors de la finale, « Seek and you shall destroy », une piste caractérisée par une bien jolie mélodie. Enfin, l’opus s’ouvre par une drôle de compo, une autre ballade alimentée par un synthé et enrichie de chœurs gospel. On en oublierait presque la voix de Billy Corgan qui est… égale à elle-même. Et si “Shiny and Oh So Bright, Vol. 1 / LP: No Past. No Future. No Sun” n’est pas l’album de la décennie, il a au moins de mérite de retrouver ses fondamentaux. Alors à l’instar des citrouilles, pourquoi ne pas s’éclater. En espérant que le second chapitre soit encore de meilleure facture…

 

Blood Red Shoes

Get Tragic

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Cinq longues années déjà que Blood Red Shoes n’avait plus sorti d’album. Et le duo a failli jeter l’éponge, épuisé par plus de 10 années de tournée. Finalement, en se brisant fortuitement le bras, suite à un accident de vélo, Laura Mary Carter a été forcée de prendre une pause. Elle est alors partie aux States, abandonnant Steven Graham Ansell, pour y bosser en compagnie de producteurs. Et en même temps s’est mise à composer… au synthé. Ce qui explique sans doute pourquoi le cinquième elpee de B.R.S. laisse une bonne place à l’électronique, pour embrasser un style qu’on pourrait qualifier d’électro/rock.

Et à première écoute, hormis la voix de Laura, bien différente de celle Shirley Manson, on ne peut s’empêcher de penser à Garbage. Surtout pour les titres les plus percutants, même si le lancinant « Beverly », auquel participe Ed Harcourt, lorgne plutôt vers The Kills, « Anxiety », les Black Keys, et « Howl », Lamb, sous a forme la plus organique. L’opus recèle cependant des morceaux plus atmosphériques, comme le spasmodique « Nearer », au cours duquel la voix plaintive de Laura rappelle celle de Beth Gibbons et puis surtout « Find my own remorse » réminiscent de Naked Eyes (NDR : souvenez-vous de sa version du « Something there to remind me » en 1983, une compo signée Burt Bacharach et Hal David, mais popularisée par Sandy Shaw, en 1964… un bail !)

Bref, « Get tragic » est un album plutôt agréable à écouter. Mais a-t-on besoin d’un nouveau Garbage, en 2019 ?

En concert dans le cadre des Nuits Botanique ce 25 avril 2019.

Prefab Sprout

I saw the megahertz

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Curieux, l’album solo de Paddy McAloon, « I saw the megahertz », sorti en 2003, vient d’être réédité sous le patronyme de son groupe, Prefab Sprout. Opération marketing ? Peut-être, vu que cet opus paraît également en vinyle. Et puis que la musique symphonique contemporaine semble attirer de plus en plus d’adeptes, même dans le clan des mélomanes qui ne jurent que par la pop ou le rock. Un engouement suscité par les Moody Blues, fin des sixties et Barclay James Harvest, début des seventies…

Presque exclusivement instrumentales, les compos mettent en exergue des sections de cordes et de cuivres, dans un style bien plus proche de Ravel voire de Debussy que de Prefab Spourt, dont le chanteur/guitariste/claviériste/compositeur britannique nous avait alors habitués à ce jour.

Pour votre info, sachez que Paddy est occupé d’écrire de nouvelles compos pour un futur opus qui s’intitulera « Femmes mythologiques. Prévu pour septembre, il proposera des chansons qui parleront des femmes célèbres, comme Eve, Hélène de Troie, Cléopâtre ou encore la reine de Saba.

Molly Burch

First Flower

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Pour enregistrer ce deuxième elpee, Molly Burch a notamment reçu le concours de Dan Duszynski ainsi que son compagnon, Dailey Toliver, à la mise en forme, ce dernier assurant, en outre, la plupart des parties de guitare. Etablie à Austin, la chanteuse/compositrice/interprète possède une voix particulière, sensuelle, aussi lascive que celle de Marilyn Monroe, mais lorsqu’elle monte d’une octave, on ne peut s’empêcher de penser à Kate Bush. Dans ses lyrics, elle traite de sujets comme la dépression, l’anxiété ou des relations amoureuses éphémères, des compos qu’elle interprète sur une musique rétro où se mêlent, surf (la guitare), americana, soul vintage, jazz et influences latines comme la bossa nova, le tango, la rumba ou le paso doble. A écouter, de préférence, confortablement installé dans un sofa…

Mass Gothic

I’ve tortured you long enough

Écrit par

« I’ve tortured you long enough » constitue le second opus de Mass Gothic et fait suite à un éponyme paru en 2016. Première constatation, Noel Heroux et sa compagne Jessica Zambri se partagent bien plus équitablement les rôles que sur le précédent elpee. Le duo écossais nous y propose une musique alimentée par des guitares, percus et synthés, une forme d’électro/rock parfois contaminée par l’indus, sur laquelle viennent se poser les voix claires de Noel et/ou Jessica ; et ce sont, en général, ces voix qui tissent la mélodie au sein d’un climat ténébreux et romantique. On regrettera cependant une uniformité de ton, dû au recours trop envahissant à l’électronique, qui finit par lasser. Si c’est bien dans l’air du temps, pour l’originalité, faudra repasser…

Unknown Mortal Orchestra

IC-01 Hanoi

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Unknown Mortal Orchestra est surtout devenu notoire pour son style musical mêlant pop, rock et psychédélisme. Et ses quatre opus, dont le dernier “Sex & Food”, paru en avril 2018, en sont les plus belles illustrations, des albums sur lesquels figurent même quelques titres incontournables. Ruban Nielson, le leader et chanteur du groupe est également un fameux guitariste. Si vous avez déjà eu l’occasion de voir et écouter le band en ‘live’, vous avez certainement dû vous en rendre compte.

Sur cette nouvelle production, U.M.O. a tenté un exercice de style un peu différent, puisque les 28 minutes du long playing sont découpées en 7 pistes strictement instrumentales. Ces ‘jam sessions’ ont été enregistrés à Hanoi, ce qui explique le titre de cet opus. Flanqué de son frère, de son père, qui se consacre au bugle et de Minh Nguyen, un musicien vietnamien, préposé au saxophone et bien sûr de son band, Nielson semble prendre du plaisir à mettre des accents jazzy à son psychédélisme. Et pas seulement, car si les influences sont multiples, elles intègrent également des références asiatiques. Vu l’endroit où l’album a été immortalisé et la présence de Minh Nguyen, ce n’est donc pas étonnant. Si certains passages sont lumineux et d’autres carrément hypnotiques, les plus expérimentaux se révèlent beaucoup moins abordables. Il faut d’ailleurs parfois bien s’accrocher pour ne pas perdre le fil.

Bref, si la parenthèse ouverte par U.M.O. peut s’évérer louable et intéressante, elle ne s’adresse qu’à un public averti ; les aficionados devront donc patienter jusqu’à la sortie du prochain opus...

Poppy Ackroyd

Resolve

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De plus en plus d’artistes contemporains s’intéressent à la musique symphonique et s’en inspirent ouvertement, à l’instar des formations allemandes, Grandbrothers et d’Haushka, ou encore belge, Glass Museum. Cette niche néo-classique est même tout doucement occupée de satisfaire un public en demande. La talentueuse Anglaise Poppy Ackroyd en fait définitivement partie… Signée sur One Little Indian, le label de Björk, cette compositrice, pianiste et violoniste (NDR : issue de Brighton, elle milite également chez Hidden Orchestra) nous propose, sur cet elpee, des morceaux aux influences autant classiques qu’expérimentales. Lors des sessions, elle a reçu le concours de Manu Delgado (Björk, Cinematic Orchestra) aux percussions, Mile Lesgire (Bonobo) à la clarinette et la flûte ainsi que Jo Quail au violoncelle. Les ambiances sont oniriques, vaporeuses, envoûtantes et irrésistiblement mélodiques naviguant quelque part entre l’univers sonore de Debussy et d’Aphex Twin… c’est dire le grand écart… Un vrai talent !

Jon Spencer

Spencer sings the hits

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On connaissait Jon Spencer à travers le Jon Spencer Blues Explosion, The Honeymoon Killers, Pussy Galore, Heavy Trash ainsi que Boss Hog. Il vient de graver son premier elpee solo. Enfin pas tout à fait, puisqu’il est soutenu par Sam Coomes aux synthés et M. Sord aux drums. Et nonobstant son titre, cet album n’est pas une compilation, mais bien un LP studio.

Découpé en 12 plages, qui ne dépassent jamais les 3’, « Spencer sings the hits » s’ouvre par l’offensif « Do the trash can ». Libérant un fameux groove il est digne des Cramps. D’autant plus que Spencer nous réserve déjà un premier cri primal. D’ailleurs on retrouve régulièrement ses onomatopées caractéristiques tout au long de cet elpee, et bien sûr son style vocal déclamatoire inimitable, qui emprunte même un flow presque hip hop sur « Hornet » ainsi que l’implacable « Wilderness ». Les deux plages les plus blues, « Cape » et « Love handle », entrecoupées de brèves interruptions, rappellent l’admiration que porte Jon à R.L. Burnside. Des breaks qui sont encore plus fréquents tout au long de « Fake ». « Time 2 be bad » est gorgé de fuzz poisseux ainsi que de riffs sales et fiévreux alors que « Alien humidity » est aussi aride que spasmodique. Un titre plus rock voire même grunge : le single potentiel « I got the hits ». Enlevé, « Beetles boots » aurait pu figurer au répertoire des B52’s, mais sans Katie Pierson et Cindy Wilson, la voix de Jon adoptant cependant les mêmes inflexions que celle de Fred Schneider. Plus eighties, « Ghost » – qui porte bien son titre – baigne au sein d’un climat dark, menaçant, alors que « Overload » se distingue par des couplets inspirés de Depeche Mode, les quelques bidouillages électroniques, accentuant cette impression.

Jon Spencer se produira ce 1er mai 2019 dans le cadre du festival Roots & Roses, à Lessines.

Tank and the Bangas

Un cocktail savoureux entre soul, r&b, hip hop, funk et jazz, qui laisse une bonne part à l’impro…

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Ce soir, le Botanique accueille deux formations néo-orléanaises, en l’occurrence Tank and the Bangas et en supporting act, Sweet Crude. Et l’Orangerie est comble pour assister à ces concerts censés plonger l’auditoire au sein d’une ambiance festive. Car lorsqu’on évoque la Nouvelle-Orléans, on pense immédiatement au Mardi Gras, au dixieland, à la zydeco et au cajun. Mais si le premier groupe est plus proche des racines, le second pimente son jazz –que l’on a également baptisé le ‘bouce’, à la N-O– d’une multitude de d’épices sonores.

Sweet Crude est un sextuor responsable de deux elpees à ce jour, en l’occurrence « Super Vilaine », en 2014 et « Créatures » en 2017. Drivé par Sam Craft (violon/chant) et Alexis Marceaux (chant, percus, synthé), il implique également un claviériste, un bassiste, un drummer/percussionniste et un préposé aux cuivres. Pas de guitariste au sein du line up. Soucieux de laisser transparaître ses racines cajuns dans sa musique, le combo mêle le français et l’anglais dans une grande majorité de ses textes, communiquant une coloration locale aux compos, même s’ils ne sont pas toujours très cohérents.

Morceau d’ouverture, « Parlez-Nous à Boire » est déjà explosif et passionné. Difficile de ne pas remuer lors de cette parade drum pop franglish. Faut dire que les compos sont particulièrement percussives et dynamiques ; ainsi, il arrive que quatre des six interprètes jouent de la batterie en même temps. De quoi remuer les tripes. Charismatiques, Sam Craft et Alexis Marceaux sont les véritables moteurs du band. Le premier possède une voix plus discrète mais atmosphérique et ses interventions au violon sont magiques. Celle de la seconde est puissante et sa présence scénique enivrante. Faut dire qu’elle a la danse dans la peau. Mais africaine, un peu comme Joséphine Baker, bien sûr, sans la ceinture de bananes. Parfois, elle me fait même penser à Merill Garbus de Tune-Yards. Enfin, leurs harmonies sont aussi rythmées que joyeuses.

Elle attaque a cappella « Mon Esprit », avant que les autres musicos la rejoignent ; un moment au cours duquel la fête a pris brièvement la pause. Et le show de s’achever par l’étincelant « On Est Paré ». Pour une première sur le sol belge, il faut reconnaître que le concert, d’une durée de 40’, a parfaitement chauffé l’ambiance…

Setlist : « Parlez-Nous à Boire », « One in the Hand », « Déballez », « Laces », « Mon Esprit », « Rougarou », « Porkupine », « Fingers Guns », « Logo », « On Est Paré ».

Les membres de Tank and the Bangas se sont rencontrés dans un bar à open mic (scène ouverte), le ‘Liberation House’, à la Nouvelle-Orléans. La formation a remporté le légendaire concours NPR Music Tiny Desk (principal réseau de radiodiffusion non commercial et de service public des États-Unis), l’année dernière, aux States. Sa musique ? Un cocktail savoureux entre soul, r&b, hip hop, funk et jazz, qui laisse une bonne part à l’impro. Elle s’était déjà produite, en Belgique, dans le cadre du Pukkelpop et à Couleur Café.

Tarriona Tank Bell en est la chanteuse principale. Bien en chair, elle focalise tous les regards, une sorte de chef d’orchestre dont la voix est capable d’osciller du rap à la voix enfantine en transitant par le discours évangélique. Celle d’Angelika ‘Jelly’ Joseph, qui l’épaule, passe aisément des graves aux aigus. Le line up est complété par un drummer, et deux préposés aux synthés, dont l’un se consacre également à la flûte et à la trompette, ainsi que Jonathan Johnson, un fameux musicien qui joue d’une basse à 5 cordes. Ses impros en ‘slap tap’, tout au long de « Quick », sont magistrales. Et son solo sur la reprise du « Descends » d'Anderson. Paak est d’une rare prouesse technique.   

Au bord des larmes, Tank s’épanche. Elle révèle sa déchirure vécue en se séparant d’un homme qu'elle aimait, au milieu de « Oh Heart », une jolie chanson minimaliste dont la finale soul est particulièrement riche. Ses paroles exprimées lors de ces improvisations sont toujours bien choisies et témoignent de son talent de puriste du langage. « Human » est chargé de sonorités jazzyfiantes. Au cours de la seule compo lente, « The Bradys », les musicos contemplent la fosse, qui a alors sorti les smartphones pour immortaliser l’instant.

Tanks est en perpétuel mouvement et touche des mains. Elle est particulièrement à l’aise sur les planches, alors que sa collègue est plutôt statique. Et comme le son était excellent, permettant d’entendre distinctement chaque instrument (NDR : bravo l’ingé-son !), tout en incitant la foule à se déhancher grâce aux grooves irrésistibles, imprévisibles, rafraîchissants et énergiques, on ne peut qu’espérer revoir rapidement la troupe nous dispenser un nouveau concert de la même trempe…

Setlist : « Crazy », « Levitate », « Quick », « Descends » (Anderson Paak), « Big Bad Wolf », « Rhythm Of Life », «Boxes And Squares », «Roses » (Outkast cover), « The Brady's », « Smells Like Teen Spirit » (Cover Nirvana)

(Organisation : Botanique)

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