Claud et la musique

Claud sortira son troisième opus studio, « Me and the Music », ce 23 octobre 2026. Ce long playing succède à Supermodels paru en 2023. Pour accompagner cette annonce, il a partagé le single « She Doesn't Love Me », sous forme de clip (et il est disponible…

Un clip d’animation pour le nouveau single d’Σtella

L'artiste grecque Σtella dévoile son nouveau single intitulé « Belinda ». Cette nouveauté s'accompagne d'un clip officiel au format visualizer, dont les illustrations sont nées sous la plume de la chanteuse elle-même, complétées par les animations de Yokanima…

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The Cure
Viagra Boys

Ruth Wyand

Tribe of one

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Ruth Wyand and the Tribe of One est un one man band ou plus exactement un one woman band. Un projet imaginé par une artiste issue d’un petit bourg perdu au bord de l'océan Atlantique, en Caroline du Nord. Puisant allègrement au sein des racines musicales américaines, son cocktail d'americana et de blues, parfois parfumé de jazz et de folk, est également et circonstanciellement contaminé par une touche de folie hendrixienne. Cette chanteuse et compositrice est également multi-instrumentiste, se chargeant de la guitare, qu’elle est capable de traiter au bottleneck, de la basse, de la batterie et des percussions. Miss Wyand a enregistré cet opus, chez elle, dans le Studio Dock Diving Dog.

L’elpee s’ouvre par "Bad Mojo", un morceau caressé de timides percussions et introduit par des cordes acoustiques. Ses interventions à la gratte sont complexes et reflètent une parfaite maîtrise technique. Percutant, "Break the curse" est imprimé sur un tempo plus enlevé. Amplifiées, le cordes sont dynamiques alors que la voix de Miss Wyand se révèle aussi perçante que vivace. Elle se sert du bottleneck tout au long de "Better off alone" et "Till it's safe to go outside", deux morceaux qui trempent au sein d’un authentique delta blues. Sa voix se charge de relief pour aborder "Help my soul survive" et le "Blind Willie McTell" de Bob Dylan, deux folk blues qui s’étirent sur un tempo nonchalant. Et elle parvient à adapter le "Little wing" de Jimi Hendrix, dans ce style. Elle devient cependant carrément bouleversante lorsqu’elle passe à la slide, glissant délicatement le tube tout au long de son manche sur le brillants "I don't have proof" et "On the porch with Etta", un hommage à Etta Baker, une chanteuse de Piemondt blues disparue en 2006, alors âgée de 93 ans…

RTBF : L'émission DECIBELS joue la carte des réseaux sociaux

Exit D6bels, bienvenue à DECIBELS ! L'émission 100% live de la RTBF fait peau neuve et passe au « digital first », avec un focus particulier sur les réseaux sociaux. L'objectif est de mettre en lien direct les artistes et leur communauté.

Le « Live » est ainsi réservé à une cinquantaine de fans, recrutés via les réseaux sociaux, qui sont emmenés en bus vers une destination inconnue, où ils pourront voir leur idole.

« Digital first », ça qui signifie que les contenus sont diffusé en priorité sur les plateformes digitales, ensuite en radio (Pure) et enfin, sur La Deux.

Alice on the Roof est la première artiste à ouvrir le bal. Dimanche passé, son « Live » a été publié en exclusivité sur Auvio (et uniquement sur Auvio). L'émission TV « classique » sera diffusée sur La Deux ce soir à 23 heures.

Également au programme de ce DECIBELS « new style »: des interviews décalées et un petit reportage sur l'aventure mystérieuse dans laquelle ses fans ont été plongés le temps d'une soirée...

Seul petit bémol selon nous, le « lieu magique » choisi pour le concert et la rencontre avec les fans est KANAL – Centre Pompidou, cet ancien garage Citroën reconverti en salle d’expos. Le lieu n'offre malheureusement pas l'intimité requise pour une telle expérience. Quand on voit ce que Bruxelles Ma Belle fait dans ce domaine, on se dit que la RTBF peut faire mieux.

Au programme des prochaines émissions, le duo Juicy, qui s’est fait connaître pour ses reprises de tubes R’n’B des années 90. Ensuite, il y aura Lord Esperanza, le rappeur français et Blackwave., projet constitué de deux rappeurs anversois et de jazzmen sortis du Conservatoire d’Anvers.

A noter que, lors de la prestation live d'Alice on The Roof, le moment le plus touchant fut, sans nul doute, le duo réalisé avec Valentine Brognion, la gagnante de The Voice 7. Cette dernière a en quelque sorte volé la vedette à Alice en insufflant une émotion remarquable dans une reprise de « La Pluie », le hit d'Orelsan ft. Stromae.

Regardez le live complet d'Alice On The Roof ici.

Regardez le duo Alice On The Roof – Valentine Brognion ici.

Photo : Martin Godfroid

 

Martin Solveig

Un show surprenant et unique en son genre…

Écrit par

Après avoir conquis Tomorrowland et le Pukkelpop, respectivement en 2017 et 2018, Martin Solveig est de retour aux affaires cette année. Au programme : du matos inédit et un nouveau spectacle. Suite au succès de son dernier titre, « All Stars », pour lequel il avait reçu le concours de le chanteuse Alma, il a publié « My Love », qu’il interprète personnellement. Cette compo prélude un nouveau virage musical tout en reflétant une envie de défendre une musique au travers d’un format plus live et en laissant libre cours à sa créativité visuelle et scénographique.

Ce soir, l’auteur-compositeur-interprète-producteur se produit à l’AB, pour un concert, bien évidemment sold out…  

Le supporting act est assuré par (Michael) Creange, l’un des meilleurs Djs parisiens. Depuis plus de dix ans, il sévit au sein des meilleurs clubs et tout particulièrement le très à la mode ‘Chez Raspoutine’, à Paris, où il est devenu résident. Jouissant d’une large culture musicale, ce producteur est le responsable du tube « Le Soleil », diffusé sur toutes les plages branchées d'Ibiza.

Il entame son set par un remix de Jain (« On My Way »), mêlé à du Claire Laffut (« Mojo »). Spontané, interactif et énergique, il ne tient pas en place derrière ses platines, communiquant à la foule un incroyable sentiment de joie et de plaisir, grâce à une musique chargée de nuances et bien équilibrée. Il remixe, à sa manière, de grands standards funk et soul des nineties. La mayonnaise prend bien et le public commence à se déhancher sur le dancefloor. Bref, Creange a parfaitement joué son rôle de chauffeur de salle avant la prestation de Solveig...

20h45, les lumières s’éteignent, le rideau s’ouvre et dévoile le décor où on remarque de suite la présence d’un écran géant aménagé en fond de scène.

Martin Solveig ne reste pas planté derrières ses platines pour mixer. Il mouille sa chemise en monopolisant le podium, muni de son micro. Sa voix n’est pas parfaite, mais cette carence ne nuit jamais à l’ensemble. D’ailleurs, il est bien plus important de constater que l’artiste sort de sa zone de confort pour se consacrer au chant et interagir constamment avec une salle complètement acquise à la cause.

Lors de l’« Intro », il n’y a pas âme qui vive sur les planches. On entend juste la musique qui défile et les stroboscopes bleus et blancs qui scintillent. On reconnaît ensuite « Where It All », que chante Solveig ; mais il n’y a toujours personne sur l’estrade. En fait, il est occupé de traverser la fosse et débarque devant nous, vêtu d’une veste à lignes blanches et noires. Il balance alors ‘Ca y est, on y va Bruxelles ?’ Aussi modestement, il ajoute : ‘Bruxelles, cela va bien ?’. Tout continuant à parler, il invite le public à applaudir et à jumper. La réaction est instantanée. Pendant ce temps, un préposé aux synthés et un guitariste s’installent. Ils s’attarderont sur les planches, le temps de 3 morceaux.

Tout au long de « Buckjump », « Aint No Use » et « One Your Way Down », la section rythmique se révèle particulièrement percutante, sauvage et efficace. Le préposé aux synthés et celui à la gratte rythmique accomplissent parfaitement leur job. Ils apportent aux morceaux une touche à la fois funky et électro, tout en leur administrant des sonorités africaines. Solveig réalise un enchaînement magistral entre « The Night out » et « Aint No Use » qu’il opère en milieu de parcours. Bien vu ! Ce qui met, en outre, une sacrée ambiance dans la fosse.

Interlude : des roadies apportent un escalier à 3 marches de couleur noire, divisé une deux parties, sur lesquels vont grimper deux danseuses coiffées d’un grand chapeau noir. Et lorsque les deux éléments sont réunis, on devine, au-dessus, les platines de Solveig. Il part s’installer derrière et fait son show, tout au long de « One Your Way Down » et « Craziest Things », pendant que les danseuses exécutent, en avant-plan, des danses africaines. La température grimpe encore d’un cran, et la salle se transforme en immense dancefloor. Précision : les deux musicos ont alors disparu de la circulation et ne reviendront plus sur l’estrade.

Solveig récupère son micro et affronte à nouveau le public, tout en confessant qu’il s’agit de son second show, ce soir. Le premier, il l’a accordé à Paris. Il signale que Bruxelles est sa seconde ville, salue le public ainsi que Stephen Fasano, aka The Magician, présent dans l’auditoire. Solveig descend dans la fosse pour attaquer « My Love ». De quoi y mettre le souk. Il va d’ailleurs y rester un bon moment, de manière à s’immerger dans l’atmosphère qui règne au sein de la foule, accordant même quelques selfies…

Martin revient derrière les manettes pour « Lose My Mind ». Les danseuses sont également de la partie, mais ont changé de tenue, optant pour des joggings de couleur blanche. Elles exécutent des mouvements de break dance plutôt acrobatiques. Placés en bord de scène, les machines à fumigène sont réactivées. On en a alors plein la vue et les oreilles, Solveig en profitant pour libérer totalement ses samples et ses machines. Et le show de s’achever par « Do to me ». Malheureusement, malgré les demandes incessantes du public, Martin ne reviendra plus…

Plus pop et personnel, ce spectacle aura permis à Solveig de revisiter ses grands classiques, mais aussi d’interpréter ses nouveaux titres au sein d’un format exceptionnel. Aussi bon DJ que performer, malgré une petite faiblesse au chant, l’artiste français parvient à réinventer les codes du live à travers un show surprenant et unique en son genre…

Setlist : « Intro », « Where It All », « Buckjump », « Aint No Use », « One Your Way Down », « Craziest  Things », « Here come The Girls », « Suburbia »», « My Love » , « Sunny Side », « Tripped Out Slim » , « Lose My Mind », « Something Beautiful, Hurricane », « Do To Me ».

(Organisation : Live Nation)

Dick Dale

Décès de Dick Dale, pionnier de la surf music

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Dick Dale, le père de la surf music, est décédé ce samedi 16 mars, à l’âge de 81 ans. De son véritable nom Richard Anthony Monsour, ce guitariste américain d'origine libano-polonaise est considéré comme un pionnier dans le domaine de l’amplification. C’est le premier qui a eu recours à la reverb sur une Fender Stratocaster, guitare qu’il jouait à l’envers, car s’il était gaucher, il se servait d’une gratte destinée à un droitier. Essentiellement instrumental, son style a notamment influencé les Beach Boys, les Ventures, les Trashmen, ainsi que les guitaristes Link Wray, Duane Eddy, Chris Isaak et même Jimi Hendrix à ses débuts. Il a d’ailleurs bossé pour Leo Fender pour concevoir des amplis capables de soutenir des volumes sonores au-delà de la normale. Ce qui lui a valu le surnom de ‘père’ du heavy metal. Il avait ainsi décrit sa technique comme celle d’un staccato de mitrailleuse lourde…

RIP

 

The Black Box Revelation

Un tsunami sonore…

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Réunissant Jan Paternoster et Dries Van Dijk, Black Box Revelation est un duo originaire de Dilbeek. Il est à l’affiche 3 jours de suite à l'Ancienne Belgique, dont ce vendredi 15 mars 2019, lors d’un concert auquel assiste votre serviteur. La paire est venue défendre son dernier elpee, « Tattooed Smiles » (Trad : sourire tatoué), paru en octobre dernier.

Le supporting act est assuré par Michiel Libberecht, aka Mooneye. Agé de 25 ans, il est surtout notoire en Flandre pour son projet Mickey Doyle, qui a remporté le concours ‘Het Jonge Wolven’, en 2017. Ce qui lui a permis d'être programmé au sein de nombreuses salles et de festivals au Nord de la Belgique (Leffingeleuren, Dranouter, Het Depot, Cactus Club, De Zwerver, Democrazy, etc.). Il va nous proposer de larges extraits de son premier Ep 5 titres, gravé en mars de l'an dernier.

Lorsque Mooneye se produit en format électrique, c’est en quintet. Mais en acoustique, il est seul, comme ce soir, pour se consacrer au chant tout en s’accompagnant à la guitare (NDR : ce soir, il va se servir de deux exemplaires). Le rideau de couleur noire est tiré derrière l'artiste, quand il grimpe sur le podium.

Il entame son récital par « Thinking About Leaving ». Douce, envoûtante, sa voix colle parfaitement aux compos empreintes de mélancolie. Les mélodies sont chaleureuses et les refrains entêtants. Et comme il a une belle gueule d’ange, il ne lui est pas difficile de séduire un public féminin, massé aux premiers rangs. Il nous réserve une cover surprenante du « Clap Your Hands » de Tom Waits. Certains médias néerlandophones n'hésitent pas à le comparer à Kevin Morby, Fleet Foxes ou encore Roy Orbison. De fameux compliments ! Malheureusement une bonne partie du public est venu exclusivement pour le concert de BBR ; aussi, il se désintéresse totalement de cet artiste, entretenant un brouhaha peu évident pour atteindre un niveau de concertation optimale... La prestation du groupe au complet aurait d'ailleurs été bien plus judicieuse, vu le style bien électrique de la tête d'affiche...

Le Black Box Revelation est donc en tournée, un périple qu'il a baptisé ‘Tattooed Smiles Tour’, en référence à son 5ème opus studio. Sa musique n'est pas facile à appréhender, puisant au sein d'une multitude de sources, qui oscillent du r&b au garage, en passant par le hard rock et le blues. Les Kinks, Le Led Zeppelin, The Black Keys et Black Rebel Motorcycle Club constituant probablement ses références majeures...

A 20h50, le duo grimpe sur le podium. Enfin pas vraiment un duo, mais un trio, vu la présence d’un troisième musicien ; en l'occurrence Jasper Morel, qui va passer régulièrement du Hammond à la guitare électrique. L'autre gratte étant réservée, bien évidemment, à Jan Paternoster. Dries est installé sur une estrade, du côté gauche de la scène. Quelques smiley’s lumineux, en forme de ‘Mickey Mouse’, sont suspendus un peu partout au-dessus du podium.

Place alors au tsunami sonore provoqué par la pluie de décibels. « Kick the Habit » ouvre les hostilités. « Blown Away » permet de lâcher quelque peu la pression. Tout comme « Built To Last », un Delta blues purulent signé Seasike Steve, au cours duquel plane d’ailleurs son spectre. Les guitares s’emballent de nouveau tout au long de « Gloria », une compo dont le refrain est repris en chœur par la foule, jusqu’à en perdre la voix... Et « War Horse » rencontre un même enthousiasme de la part de la foule. D'une durée de plus de 10', ce titre nous plonge au sein d'un univers velvetien. D'abord, il y a ces ivoires qui s'ébrouent, puis les grattes qui s'enflamment et enfin le drumming sauvage de Van Dijk, propice à l'envoûtement, qui semble inépuisable… Un grand moment ! Tout au long de « Lazy St » et « Never Alone », les gratteurs nous réservent des solos exceptionnels. Particulièrement dansant, « My Perception » provoque un véritable climat de folie, dans la fosse. « I Think I Like You » termine le set. Manifestement, le groupe est content d'être sur les planches et on ressent une véritable complicité entre les musicos et les spectateurs.

En rappel, BBR nous réserve un redoutable « Gravity Blues » ; mais pas de trace de Roméo Elvis pour interpréter « Laisser Partir », invité surprise qui ne pointera le bout du nez que le lendemain. Le Black Box Revelation a acquis une belle maturité au cours de ses concerts, et l'a de nouveau démontrée ce soir, en proposant un set de 110 minutes, qui a conjugué sueur, rage et émotion à travers un rock’n’roll qui permet d'oublier les tracas de la vie quotidienne...

Setlist : « Kick the Habit », « Mama Call Me, Please », « High On A Wire », « Lazy St », « Built To Last », « Gloria », « War Horse », « Tattooed Smiles », « Blown Away », « Bur-Bearing Heart », « Never Alone, Always Together », « Damned Body », « Love Licks », « My Perception », « I Think I Like You ».

Rappel : « Gravity Blues », « Laisser Partir », « Tattooed Smiles ».

(Organisation : AB et Live Nation)

 

Thalia Zedek

Fighting Season

Écrit par

A bientôt 60 ans, Thalia Zedek est quasiment considérée comme une figure tutélaire au sein de la scène indie US. Depuis les débuts de sa carrière, elle a milité chez Live Skull, E, Come (avec Chris Brokaw d’ailleurs ici au générique) et Uzi avant de se lancer en solitaire. Son admiration pour Patti Smith doit, en outre, être énorme tant on sent cette fureur qui hante sa voix et emporte tout sur son passage tout au long de « Fighting Season », son dernier et fulgurant album en date ! Revenue de ses démons –une addiction à l’héroïne, Thalia a décidé de reprendre les armes et surtout sa guitare pour défendre les causes qui lui tiennent à cœur depuis toujours, comme la défense de la communauté LGTB ou des immigrés. Saturés à souhait, les accords de grattes sont dignes de Jon Mascis (NDR : pas étonnant, quand on sait qu’il est également de la partie !) et tout au long de cet irrésistible elpee, portés par un piano et autre violoncelle, ses propos sincères s’élèvent de son âme... Une œuvre à découvrir d’urgence ! Grâce à ce genre d’insoumise, les Etats-Unis ne sont pas encore devenus une terre trumpiste…

 

Edmond Jefferson and Sons

The winter

Écrit par

Après avoir écouté cet album de Jefferson and Sons, inévitablement, on pense à Jefferson Airplane ou Starship. Oui, oui, ces groupes légendaires qui ont marqué la fin des sixties et le début des seventies, en pratiquant une musique psychédélique qu’on a aussi taxée d’acid rock. Les plus jeunes évoqueront plutôt Lola Colt, la voix de Josette Seydoux se rapprochant davantage de celle de Gun Overbye que de Grace Slick, même si elle emprunte parfois les inflexions de PJ Harvey voire de Patti Smith.   

« The winter » constitue le second elpee de ce quintet suisse, un disque enregistré en analogique et découpé en 11 pistes. Tour à tour bluesy (l’aride « Avril, Orange », « Helsinki » et « Lost », une plage au cours de laquelle une gratte est jouée en slide), languissante (« Les Botanistes », interprété dans la langue de Molière), frénétique (« Laïtak »), angoissante (« Zingueria »), fiévreuse (« First race ») ou tribale (« Hotcha »), elles baignent au sein d’un climat ténébreux. Entretenues par deux guitares, les sonorités sont souvent sales, torturées, mais aussi parfois tintinnabulantes, gémissantes ou vibrantes et peuvent s’adosser à une solide section rythmique… (pour découvrir le clip du titre maître, c'est ici)

Flávio Cristóvam

Hope & dreams

Écrit par

Premier elpee pour cet artiste açorien (NDR : il est originaire de l’île de Terceira) dont l’indie folk est enrichi d’arrangements et d’orchestrations de cordes comme chez Chris Rea (NDR : pensez à « I Can Hear Your Heartbeat ») voire Charlie Winston. Une chose est sûre, sa musique colle parfaitement à la bande FM. Il possède une belle voix, profonde aussi, et est plutôt doué à la guitare, surtout lorsqu’il la joue en picking. Enfin, les mélodies de ses compos sont souvent très jolies, des compositions à l’instrumentation riche (Hammond, piano, banjo, trompette, violoncelle, violon, sans oublier la section rythmique basse/batterie et l’une ou l’autre gratte supplémentaire, parfois traitée en slide), mais parfaitement équilibrée…

Si Cristóvam a tout pour lui, même le physique susceptible de faire craquer le (grand) public féminin. Il ne lui manque plus que le succès… Ce qui ne devrait tarder, si ses chansons sont régulièrement diffusées sur les ondes radiophoniques…. Maintenant, si elle est bien faite, on ne peut pas dire que sa musique soit particulièrement originale…

Il viendra présenter son album, le 14 mars à la Tricoterie, dans le cadre du Discovery Festival. Pour plus d’infos voir ici

 

Mind Over Mirrors

Bellowing Sun

Écrit par

Pour enregistrer le sixième opus de son projet Mind Over Mirrors, le musicien et producteur Jamie Fennelly a reçu le concours d’une flopée d’invités prestigieux. Dont la chanteuse Janet Beveridge Bean (Freakwater, Eleventh Dream Day), qui se charge également ici de la cithare, le violoniste Jim Becker (Iron & Wine, Califone) et le batteur Jon Mueller (Death Blues) ; sans oublier le concours de John McEntire (Tortoise) à la mise en forme. Outre les synthés, Jamie se charge de l’harmonium indien. Toute une panoplie instrumentale qui aurait dû déboucher sur un résultat intéressant. Malheureusement, si les rythmes et les boucles minimalistes créent parfaitement la structure, il faut reconnaître que malgré les harmonies vocales en forme de sirènes, seules les interventions de violon, et tout particulièrement tout au long de « Vermillion pink » ainsi que « Coculate beings », parviennent à extraire les compos de ce « Bellowing sun », d’une sorte d’ambient propice à la méditation, si chère à Tangerine Dream…

Robert Forster

Inferno

Écrit par

« Inferno » constitue le septième elpee solo de Robert Forster, un disque enregistré à Berlin, alors que les sessions du précédent, « Songs to play », s’étaient déroulées près de chez lui, du côté de Brisbane, en Australie.

Quand on parle de Robert Forster, on ne peut s’empêcher de penser aux Go-Betweens, un groupe mythique qui a mis un terme à son aventure, suite au décès du coleader, Grant McLennan, en 2006. Il est disparu à l’âge de 48 ans, des suites d'une crise cardiaque, dans sa maison à Brisbane. D’ailleurs sur ce nouvel elpee, Robert ravive ce souvenir, à travers « The morning », une chanson au cours de laquelle il exprime le sentiment d’être encore vivant, lors d’une carrière au cours de laquelle de nombreux amis ne sont plus de ce monde…

Entre compos allègres et ballades tendres, Robert reste égal à lui-même. Ses cordes acoustiques, semi-acoustiques, parfois un peu plus électrifiées, sont toujours aussi délicates et limpides. Il nous réserve quelques percus latino sur « Life has turned a page » et son épouse Karin, vient enrichir les backing vocals, à plusieurs reprises. Un album brillant, dramatique, tendre, agréable à l’écoute, parfois bouleversant, mais qui ne révolutionnera certainement pas la planète pop/rock…

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