Les rituels étranges de This Is The Kit

This Is The Kit sortira son septième opus studio, « Ghost Coat », ce 15 janvier 2027. En attendant, il a partagé le single et « Skim a Stone ». Enregistré au cœur des Rockfield Studios dans la vallée de la Wye, au sud-est du Pays de Galles, ce disque place…

Le fossé à franchir par Snake Mountain Revival

« The Divide », le nouvel album du trio psychédélique indépendant américain Snake Mountain Revival, sortira le 23 octobre prochain. Formé sur la côte de Virginie à l’été 2017, Snake Mountain Revival est né de la rencontre entre des univers musicaux très…

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The Cure
Biohazard 8/8/26

Kristin Hersh

Possible dust clouds

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« Possible dust clouds » constitue déjà le dixième elpee solo de Kristin Hersh. Et quand on analyse sa discographie complète, en tenant compte de ses aventures vécues au sein de Throwing Muses et de 50 Foot Wave, elle doit en avoir enregistré une quarantaine, en tout.

Au fil du temps, il faut reconnaître que la voix de Kristin a changé ; elle est devenue plus âpre. Mais sa musique est demeurée complexe, qu’elle soit acoustique ou électrique. Complexe, mais particulièrement vivifiante. Et c’est à nouveau le cas sur ce nouvel opus, tout au long duquel elle explore, en général, sa face la plus électrique, un peu comme à l’époque des Throwing Muses. Pas étonnant, quand on sait que Fred Abong et Dave Narcizo, deux ex-membres de ce band figurent dans le backing group. Parfois, le spectre des Pixies se met quand même à planer, à l’instar de la valse bruitiste « Loudmouth ». Ou encore celui des Breeders, sur l’implacable « Lax », une plage soulignée de chœurs féminins. Bruitiste donc bien noisy, comme sur le crépusculaire « Breathe in » ainsi que le glorieux « Halfway home », malgré un début plus acoustique et des voix en couches, un peu comme un exercice de polyphonie vocale, un morceau caractérisé par un drumming profond. Celui du Led Zeppelin rôde également, mais sous sa forme la plus acoustique. Dans l’esprit de l’elpee baptisé « III », si vous préférez. Et tout particulièrement sur « Lethe » ainsi que le titre final « Lady Godiva », une piste empreinte paradoxalement de délicatesse et de férocité. Une basse menaçante hante le tranchant « Tulum », alors que « Gin » est un chouette hymne pop qui aurait pu figurer au répertoire de Dandy Warhols. Reste ce « Fox point », piste curieuse, percutante et dérangée, qui navigue quelque part ente Sonic Youth et les Beatles sous acide.

Et on n’en en oubliera pas pour autant ce sens mélodique et ces harmonies imparables, tout en ne négligeant pas les textes qui traitent de sujets existentiels, comme la difficulté de vivre seul ou en couple…
Excellent !

Hamish Kilgour

Finklestein

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David et Hamish Kilgour sont les membres fondateurs du mythique The Clean, une formation qui a marqué de son empreinte la scène indépendante néo-zélandaise, à partir de la fin des 70’s, que l’on a baptisée ‘Dunedin Sound’ et qui a révélé d’autres groupes comme JPS Experience, Able Tasmans, The Verlaines, The Bats, The Chills ou encore Bailter Space, des combos alors signés sur le label Flying Nun. A l’origine drummer, Hamish s’est exilé à New York, début des 90’s, fondant notamment The Mad Scene.
« Finklestein » constitue seulement son deuxième elpee solo, un disque qui fait suite à « All of It and Nothing », paru en 2014. Les prémisses de cet LP procèdent d’un conte né de son imagination relatant l’histoire d’un roi dont l’or commençait à lui manquer, une sorte de fable destinée à son fils âgé de 12 ans. Puis au fil du temps, au contact de Gary Olson, l’ingénieur du son et chanteur de Ladybug Transitor, qui a également participé et activement à l’instrumentation tout au long de cet opus, les compos ont pris une toute autre orientation. Finalement s’il reste encore la trame de ce projet dans les lyrics, c’est surtout le dessin de la pochette qui nous rappelle ce dessein.

Musicalement, Kilgour et Olson nous entraînent au cœur d’un psychédélisme cher à feus Kevin Ayers (« Whatevershebringswesing ») et Syd Barrett (voire du Floyd circa « More »). Mais si l’ensemble trempe dans le psycho/folk, l’instrumentation peut se révéler très riche (saxophone, vibraphone, pedal steel, etc.) et même adopter un profil krautrock circa Can (« Strange angel ») ou encore s’enfoncer dans le free jazz (« Silver dollars », « Brasilia 666 »). En fait, la sèche sert de fil conducteur aux différentes plages ; et si l’une ou l’autre se confine dans le minimalisme, la plupart s’enrichissent par couches, suivant l’inspiration…  

De ce chouette elpee, on épinglera quand même l’excellent « Gold », digne de The Clean et un « Mary sunshine » très dream pop californien dont la jolie mélodie évoque Wilco. Parmi les quelques invités, Alessandra Maria Iavacone, amie de Kilgour, vient poser la voix sur « Under the moon ». Une excellente surprise !

Moaning

Moaning

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Issu de Los Angeles, Moaning est un trio fondé il y a une dizaine d’années, mais qui à ce jour n’avait publié que quelques singles et Eps. Cet opus éponyme est donc le premier. Et il a bénéficié du concours d’Alex Newport (At The Drive-In, Bloc Party, Pissed Jeans) à la mise en forme.

Ténébreuses, tendues, les compos naviguent quelque part entre shoegaze, noisy, cold wave et post punk, frôlant, tour à tour, les univers sonores fréquentés par Joy Division, Slowdive (« Tired »), My Bloody Valentine (« Somewhere in there » et ses vertiges électriques), Bauhaus (« Artificial »), A Place to Bury Strangers (« Does this work for you ») ou encore Sad Lovers & Giants (NDR : le mélodieux et remarquable « The same »). Cordes guitares tranchantes, caustiques ou angulaires, basse caoutchouteuse, claviers insidieux, voix claire mais monotone alimentent une solution sonore qui véhicule des textes traitant de questions existentielles, de problèmes relationnels et des angoisses de nos enfants face au passage à l’âge adulte.  Dans le style, c’est un must !

Mudhoney

Digital garbage

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Il est loin le temps où les musiciens de Mudhoney se préoccupaient surtout de leurs matos et de leurs casiers de bières. C’était en 1988, lorsque le groupe est né. Inspiré par les Ramones et les New York Dolls, le combo ne se prenait alors pas très au sérieux. Pourtant, il deviendra une des figures emblématiques du grunge, dès le début des 90’s, à l’instar de Nirvana, Pearl Jam, Soundgarden et Alice in Chains. Sans pourtant en récolter un même succès, il faut le préciser. Ce n’est qu’en 2006, que la pensée sociopolitique de la formation s’est éveillée, l’album « Under a Billion Suns » révélant cette nouvelle prise de conscience. De garage/punk primaire, sa musique aura donc baigné dans le mouvement grunge qui a baigné Seattle, avant de se reconvertir au garage/punk engagé, davantage inspiré par les Stooges voire le MC5. Depuis, il respecte une même ligne de conduite à travers des lyrics aussi critiques qu’ironiques. Et ce « Digital garbage » en est une belle démonstration. Les textes dénoncent le régime néo-capitaliste qui sévit aux States, un système sanctifié par Donald Trump. Ils stigmatisent également la détention des armes responsable, à leurs yeux, des tueries de masse (« Please Mr. Gunman »), le suprématisme des blancs (« Next mass extinction »), les gourous profiteurs du désœuvrement (« Messias’s lament »), les chrétiens qu’ils jugent, pour la plupart, incapables de faire preuve de charité (« 21st century Pharisees ») ou encore les dérives des réseaux sociaux (« Kill yourself live »). Parfois, la démarche est très susceptible de rappeler The Clash. Bref, si vous appréciez la musique proposée par Mudhoney depuis un peu plus d’une décennie, vous n’aurez pas de mauvaise surprise ; elle est toujours aussi solide, sauvage, menaçante, bien métallique, même si on y croise des interventions aussi inattendues d’harmonica ou de farfisa…

Lubomyr Melnyk

Fallen trees

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En un peu plus de dix ans le label anglais Erased Tapes est parvenu à rendre ‘cool’ la musique néo-classique.  Aujourd’hui, des artistes tels que Olafur Arnalds ou Nils Frahm côtoient dans les grands festivals estivaux les formations de hip hop ou rock. Le plus grand mérite de cette écurie est incontestablement d’être parvenue à populariser la musique classique du pianiste Lubomyr Melnyk. Agé de 70 balais, cet Allemand d’origine ukrainienne au look reconnaissable va d’ailleurs fouler, pour la troisième fois en 3 ans, les planches du Botanique, et en particulier, ce 2 mais 2019, dans le cadre des Nuits Botanique.  

On ne peut que féliciter Erased Tapes pour avoir relevé ce défi, car devenue notoire pour son jeu ‘en continu’, l’œuvre de Menyk est tout simplement hallucinante. Le compositeur a une longue histoire. Il a ainsi débuté sa carrière à Paris en prestant pour des cours de danse moderne. Au cours des les 80’s, il a également établi plusieurs records mondiaux, notamment en exécutant 19,5 notes par seconde tout en maintenant cette vitesse de 13 à 14 pendant une heure. Au-delà de ces prouesses, finalement anecdotiques, la musique de Melnyk est envoûtante. A l’écoute de « Fallen Trees » (tout comme sur les précédents opus), on se sent submergé par le flux de ces notes. En outre, ses mélodies font mouche et il est difficile de ne pas y succomber.  

Chaque écoute d’une pièce est une expérience en soi dont ne peut que vous conseiller de vivre. Allongez-vous dans votre canapé, éteignez la lumière, et faites tourner le disque…

Minus the Bear

VOIDS

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Découvrir un groupe qui a déjà annoncé sa propre fin est un exercice quelque peu bizarre. Et pour cause, les membres de Minus the Bear ont annoncé partir en tournée d’adieu après avoir gravé 6 albums en 15 années de carrière. L’écoute de « VOIDS », leur ultime œuvre, donne en tout cas fortement envie de se plonger dans le reste de sa discographie. Depuis Seattle, considéré par certains comme la Mecque indie-rock, la formation revient à ses origines math-pop (« Invisible ») tout en osant les guitares africanisantes rappelant Foals (« Lighthouse »), expérimentales (« Call the Cops ») lorsqu’elle n’emprunte pas un profil plus lyrique (« Last Kiss »). Ces vétérans parviennent à magnifier un rock de facture somme toute assez classique avec talent. Il est plus que temps et en tout cas jamais trop tard pour découvrir leur univers…

Hüsker Dü

Savage Young Dü

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La sortie de “Savage Young Dü” a dû ravir les aficionados de Hüsker Dü. Ceux-ci ont, sans doute, dû ronger leur frein en se procurant les différents opus solos de Bob Mould. Il a, en effet, fallu attendre plusieurs années et la levée de barrières juridiques (NDR : une solution certainement facilitée par la mort récente du batteur Grant Hart, en septembre 2017) pour qu’enfin puisse être éditée cette compilation résumant la sortie d’un coffret qui recèle des photos, plusieurs cds (69 titres au total !) et autres objets divers. Pour tout amateur de punk et de punk-hardcore, Hüsker Dü constitue l’une des formations-phares. Les huit albums gravés par le trio originaire de Saint-Paul (mais basé à Minneapolis), entre 1982 et 1987, année de leur séparation, ont eu une influence majeure sur des groupes tels que Nirvana, Pixies ou encore Foo Fighters.

Réunissant 23 pistes, cette compile nous réserve des morceaux issus de cassettes, démos, live ou encore de chutes de bande studio. Elle permet de (re)découvrir Bob Mould, Greg Norton et John Hart, à leurs débuts, entre 1978 à 1982 (date de la sortie du premier LP). La production est souvent minimaliste et il faut quelques minutes avant de s’adapter à la qualité sonore. Si la forme est ‘brute’, le fond est immédiatement perceptible. On y retrouve notamment cette hargne et cette énergie si caractéristiques. Les pistes déboulent à cent à l’heure. Les riffs de gratte déferlent et touchent leur cible en plein cœur ! Et puis, on se rend compte que le songwriting est déjà d’une grande qualité.

“Savage Young Dü” est un véritable cadeau destiné aux fans, heureux de découvrir ou de retrouver des titres oubliés du band mythique. Par contre, si vous ne connaissez guère la discographie de Hüsker Dü, il serait préférable que vous vous intéressiez, d’abord, à ses classiques.

Human Song

Blue Spaces

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Human Song c’est le projet de Jane Lake, une chanteuse/pianiste de nationalité française. Etablie à Strasbourg, elle est épaulée par le bassiste Matthew Corner, et lors des sessions d’enregistrement de cet elpee, elle a reçu le concours de quelques musiciens de studio, dont l’un ou l’autre drummer. Hormis sur le titre maître, pas de guitare, mais des machines pour élaborer une musique qui sous son profil le plus aventureux, est très susceptible d’évoquer Archive.

« Blue spaces » constitue son second long playing. Il fait suite à « The birth of seven crows », gravé en 2013, et un Ep baptisé « Live au centre de la terre », enregistré 70 mètres sous terre dans le gouffre de Poudrey (Doubs). Sur les onze plages de cet LP ne figure qu’un seul instrumental, le sauvage et expérimental « Hunter’s procession » ; mais si la voix de Jane est aussi éthérée qu’angélique, elle n’exprime que rarement des mots ou alors à travers des discours déclamatoires, incantatoires, un peu comme Anne Clark, privilégiant les envolées lyriques, mélancoliques et dramatiques qui finissent malheureusement par lasser. Et si « This is not a song for war » s’enfonce dans le doom après 7 minutes de long cheminement funèbre, on regrettera surtout ces interminables vocalises gothiques pour ne pas dire cisterciennes… Dommage !

Cloud Nothings

En espérant une revanche…

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Fondé en 2009, Cloud Nothings est né en 2009, à Cleveland, dans l’Ohio, une formation drivée par le chanteur/compositeur Dylan Baldi, considéré comme un des plus prolifiques de sa génération. Elle a publié, à ce jour, six elpees en huit ans, dont le dernier « Last Building Burning », est paru l’an dernier. Dans la lignée de ses précédents long playings, il est particulièrement réussi. Responsable d’une musique indie, fruit d’un cocktail entre lo-fi et rock, parfois qualifié de néo grunge, le groupe se produisait donc, ce dimanche 3 février, à la Rotonde du Botanique.

Mais place d’abord à la première partie, en l’occurrence, En attendant Ana, un groupe français qui est venu défendre son premier LP. Un disque d’excellente facture, il faut le préciser. Pratiquant une forme de power pop, le band est drivé par une pétillante petite brune. La prestation déborde d’énergie, mais les compos sont parfois un peu trop lisses lorsqu’elles ne souffrent pas de certaines longueurs. Malgré ces quelques bémols, les Parisiens ont livré un set de bonne facture sublimé, quand même, par leur tube « The Violence Inside »…

Si « Last Building Burning », le dernier opus de Cloud Nothings est excellent de bout en bout, ce n’est pas une raison pour l’interpréter dans son intégralité, sur les planches. D’autant plus que le répertoire du quatuor recèle d’autres superbes morceaux. Et pourtant, c’est ce choix qu’il a posé pour constituer la première partie de sa set list. Pas vraiment une bonne idée. On aurait aimé davantage de variation dans le répertoire. En outre, les balances n’étaient pas très au point. Mais ici, c’est sans doute l’ingé-son qui est responsable de la situation. Car si la formation yankee possède au sein de son line up, un des meilleurs drummers de notre époque, est-il nécessaire de mettre ses percus aussi en avant ? Résultat, la voix rauque de Baldi passe complètement au second plan. Dommage, même si on reste admiratif face au talent de Jason Gerycz, à la batterie.

Pour le reste, finalement le concert n’a réservé que peu de surprise, laissant l’auditoire quelque peu sur sa faim, malgré un final époustouflant traduit par l’intemporel « Wasted Days ». De quoi mettre un peu de baume au cœur des aficionados. On est cependant en droit d’espérer une revanche rapide de la part de Baldi & co !

Février 2019 - Concours Botanique (Bruxelles) – 2 x 2 entrées à gagner pour 4 concerts différents.

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Pour ce mois de février, le Botanique à Bruxelles vous propose de gagner 2 x 2 entrées pour 4 concerts différents. En l’occurrence :

- dimanche 10 février 2019 - The Sore Losers, Black Leather Jacket - Rotonde - 20h ; réponses avant le 7 février2019

- mardi 12 février 2019 - Bodega , Gong gong gong - Rotonde - 20h ; réponses avant le 9 février2019

- dimanche 17 février 2019 - Dez Mona - Rotonde - 20h ; réponses avant le 14 février2019

- lundi 18 février 2019 - Jonathan Jeremiah - Orangerie - 20h ; réponses avant le 14 février2019

Comment vous les procurer ? Complétez le formulaire ci-dessous et répondez à la question suivante avant la date de clôture.

Les gagnants seront avertis personnellement et recevront leurs tickets par e-mail.

Participez

http://www.botanique.be

 

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