La manille pour bébé de Panic Shack

Fondé en 2018, Panic Shack eéunit Sarah Harvey, Meg Fretwell, Romi Lawrence, Em Smith et Nick Williams. La formation a décidé de défier l'atmosphère exclusive des scènes indie et punk dominée par les hommes. Sa musique est décrite comme explosive et…

logo_musiczine

La fresque de Vincent Delerm

Six ans après « Panorama », le chanteur cinéaste au cœur battant Vincent Delerm élargit encore son travelling sentimental en gravant « La Fresque ». Un huitième album dont la chanson-titre parlée, sur un arrangement tout en palpitations électroniques et…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (26653 Items)

Sparklehorse

Dreamt For Light Years In The Belly Of A Mountain

Cinq ans qu’on attendait le successeur de « It’s A Wonderful Life » : une putain d’éternité dans le monde de la musique. Mark Linkous aurait pendant toutes ces années traîné une sale déprime dans sa Caroline natale : sa renaissance s’avère d’autant plus belle que le disque en bonus prend aux tripes comme à l’époque du grand « Vivadixiesubmarinetransmissionplot » (ouf). Autant dire que ça fait énormément plaisir de revoir Linkous sur ses deux jambes, au sens propre comme au sens musical… « Dreamt For Light Years… » résonne partout de ce douloureux passé, décomposé. Mais s’il gît parfois dans la rigole, c’est pour mieux faire le mort et ensuite nous surprendre, d’un pétulant éclaboussement. Tel un Pinocchio à la douceur amère, Mark Linkous ‘rêve dans le ventre d’une baleine’ qu’il aimerait faire de la pop. Mais il sait au fond de lui que ses démons le rattraperont toujours, alors sa pop reste marquée par une indicible souffrance. A peine « Don’t Take My Sunshine Away », le titre d’ouverture, nous fait croire un instant que tout va mieux dans la tête cabossée de Linkous. Un son bien pop, bien rock, soutenu par Sol Seppy aux chœurs, Danger Mouse au sampleur, et l’immense Steven Drozd, des Flaming Lips, assis derrière ses fûts (et jusqu’au bout du disque). Mais dès « Getting It Wrong » c’est Waterloo sur les plaines yankees, Cheval Baillard au Mont Mitchell. « Black Douleur », dirait l’autre, et pourtant ça n’a rien de redondant : il fait noir dans le ventre d’une baleine, et la douleur Linkous connaît. Malgré deux sautes d’humeur plus rock’n’roll (« Ghost In The Sky », « It’s Not So Hard »), « Dreamt… » hisse donc le drapeau blanc en signe de détresse : sortez-le de là, il est vivant, il écrit des chansons ! Belles à pleurer, faut-il donc le rappeler, comme ce « Morning Hollow » slowcore qui déchire corps et âme. Là où le bât blesse, c’est que ce titre figure déjà sur « It’s A Wonderful Life », en bonus caché ! Et « Ghost In The Sky », sur son édition japonaise ! Et « Shade and Honey » sur la B.O. du film « Laurel Canyon » (2002) ! Le temps que dure le morceau-titre, un long tunnel instrumental digne du meilleur Labradford, il faut donc se rendre à l’évidence : « Dreamt… » est un sacré bon disque, mais nouveau qu’à moitié. C’est là que la baleine régurgite : elle a eu un haut-le-cœur.

 

 

The Rapture

Pieces Of The People We Love

Écrit par

Après s’être fait remonter les guitares par le tandem DFA (James Murphy et Tim Goldsworthy) sur son essai précédent (« Echoes », 2003), The Rapture s’épaule d’un nouveau duo de producteurs en vogue : Danger Mouse (Gorillaz, Gnarls Barkley) et Paul Epworth (Bloc Party, The Rakes, etc.). Dans le genre branchouille, on ne pouvait mieux faire… Alors, dans ces conditions, comment échapper à la hype ? Sensation médiatique mondialement relayée, The Rapture assume son statut sans concession. Leur nouvel album, « Pieces Of The People We Love », affiche encore un goût immodéré pour les pistes de danse. Dix chansons, autant de tubes troussés pour le dancefloor. Sous les stroboscopes, Luke Jenner chante toujours comme un Robert Smith sous acide lysergique. Epileptiques, les riffs s’attaquent au système nerveux. La décharge vient vous chatouiller la moelle épinière et le corps entame un cycle d’indomptables contorsions. The Rapture, formation d’acid house pour boîtes de nuit post-punk, réaffirme son don pour accoucher d’hymnes festifs, jouissifs. « Pieces Of The People We Love » pourrait être l’intitulé branché de la « compil’ de la fête 2006 ». Tous les titres semblent obnubilés par cette même volonté de bouger. Le mielleux « Live In Sunshine » mis à part, nous sommes ici en présence d’une belle machine à danser. Loin de véhiculer les bases d’une nouvelle révolution, cet album constitue néanmoins une belle satisfaction.

The Roots

Game Theory

?uestlove et sa troupe de valeureux b-boys n’ont certes plus à rien prouver question hip hop de qualité, mais il n’empêche que ce « Game Theory » sonne comme un album mineur dans leur discographie protéiforme. Sans doute est-ce dû à leurs dernières sautes d’humeur, qui les a vus signer chez leur pote Jay-Z (Def Jam) et pleurer sur la tombe de Jay Dee (lire l’hommage de ?uestove dans le livret de « The Shining », le disque posthume de J. « The Immortal » Dilla)… « Game Theory » se la joue donc profil bas, alors qu’il y a deux ans encore « The Tipping Point » battait en brèche le rap de papa à gros coups de beats futuristes et de refrains vengeurs. Pas que ce disque soit mauvais : il est quand même signé The Roots, soit le plus beau triplé d’as en termes de hip hop instrumental, joué avec cinq paires de mains et une grande gueule aux ‘pensées noires’… Mais à force de cachetonner comme backing band pour Justin Timberlake et Kanye West, les Roots ne misent plus que sur leur savoir-faire live et en oublie l’essentiel : qu’un album se doit lui aussi de séduire, au moins un minimum. Mis à part le single (« Don’t Feel Right », du Roots pur jus, en pilotage automatique) et deux-trois titres au groove intact (« In The Music », « Baby » et « Here I Come »), « Game Theory » se révèle aussi ennuyeux qu’une partie de poker sans strip-tease. Le dernier titre, construit sur un sample des Jackson 5 et produit par feu James ‘Dilla’ Yancey, s’intitule « Can’t Stop This » : on est pourtant bien content que ça s’arrête, un peu déçu par tant de suffisance. Echec et mat !

Nosfell

Kälin bla lemsit dünfel labyanit

Écrit par

Comme le résume très bien un collègue: Nosfell, on adore ou on déteste. Par contre, une évidence s’impose : l’homme fait l’objet d’une fulgurante fascination qui, dès son premier album, l’a obligé à partager son univers atmosphérique avec de très nombreuses salles. La plupart des spectateurs en sont ressortis unanimes : Labyala Nosfell et son compagnon Pierre Le Bourgeois sont des cas à part, à classer à mi-chemin entre le surnaturel, l’étrange et le paranormal. Ce second album, forcément ultra attendu, plaçait donc cet E.T. musical dans une position évidente : celle de l’ancestrale ‘confirmation’. Et, de fait, il confirme. Que la musique peut exister loin des formats, que son monde n’est pas celui des autres et que sa langue inventée est un terrain de jeu réservé aux oreilles averties, enclines aux obscures humeurs rythmiques. A l’instar du premier album, Nosfell passe de l’aigu au caverneux, et de la science à la démence. Si la première écoute laisse perplexe, la seconde révèle ses qualités et ses défaites. Cette voix qui oscille du coq à l’âme est déstabilisante, voire énervante. Mais ces sons passant d’une ambiance à l’autre détiennent le pouvoir bizarre de nous agripper et de nous emmener ailleurs, là où personne ne nous entend crier. Epinglant quelques passages susceptibles de vous flanquer franchement le frisson. Les adorateurs vont être obligés de retourner le voir sur scène, puisque c’est là que le clown lunatique se met à nu. Les autres s’abstiendront… ou changeront d’avis pour être certains de ne pas s’être trompés la première fois.

Marshall Smith

Colours

Écrit par

La vieille Albion (et non pas perfide comme l’affirment les continentaux !) a toujours été un terreau musical fertile. Ces dernières années nous ont encore offert quelques jeunes pousses prometteuses au rayon pop. Franz Ferdinand pour ne citer que l´exemple le plus évident. Marshall Smith réunit pourtant des vétérans. Un trio au sein duquel on retrouve deux songwriters : le chanteur/guitariste/multi-instrumentiste Alan Brown et le bassiste Vince Hunt. Deux personnages qui viennent donc de mettre fin à dix-sept années de silence consécutif à la fin de l’aventure A Witness, un combo habitué des John Peel Sessions de la BBC, dans les années 80. Le batteur Darren Garratt est le troisième larron ; un musicien qui milite également au sein des Nightingales de Rob Lloyd. Nos fiers Britons troussent une dizaine de compos pop post-punk non dénuées de potentiel. Vocaux tour a tour désespérés ou caressants, sens mélodique aiguisé, guitares râpeuses et mordantes, feeling légèrement bluesy en filigrane de morceaux comme « A Thousand Curves » ou « Jumpin’ A Red Light », solos discrets mais toujours bien placés… Une pop anglaise efficace, pas tapageuse et servie avec feeling.

Mercury Rev

Hello Blackbird

Écrit par

La bande à Jonathan Donahue a été invitée à réaliser la B.O. du premier long métrage de Robinson Savary, « Bye bye blackbird ». Pour Mercury Rev, c’est également la première expérience dans le domaine de la musique de film. Photographe pour Rock and Folk et responsable de trois courts métrages entre 88 et 95, Robinson est avant tout le fils du grand homme de théâtre, Jérôme Savary. « Bye bye blackbird » raconte l’histoire tragique vécue par une famille de cirque…

Partagé en 19 plages et deux clips vidéo, « Hello blackbird » est essentiellement constitué de plages instrumentales. Un univers sonore partagé entre musique contemporaine, symphonique et ambient. Exclusivement destiné aux inconditionnels du Rev voire à ceux qui tomberaient sous le charme du film, ce disque ne recèle manifestement rien de bien transcendant. Evidemment lors de cet exercice de style, le son sans l’image suscite rarement l’enthousiasme…

Minerale

Shrines

Écrit par

Intitulé « Shrines », le premier album de ce quatuor bruxellois est donc paru le 5 octobre dernier. Né en 2001, le combo s’est tout d’abord produit sous le patronyme de Tous les dimanches, avant d’opter pour Minerale. Et il faut reconnaître qu’il s´est rapidement révélé d´un intérêt particulier. En effet, quatre prix leur ont été décernés lors du Festival Verdur Rock 2004. La même année, ils ont terminé deuxième du Concours-circuit. Il faut dire que la musique de Minerale frappe par son originalité et sa qualité. Le groupe pratique une pop indie captivante, apaisante, planante, agréable, inspirée - suivant la bio - par Pink Floyd et Pavement. Dès le premier morceau de « Shrines » (« In the water ») nous baignons au sein d’un univers envoûtant, charme exercé jusqu´à la dernière note de l´album. Lors de cette immersion, nous rencontrons des titres très dynamiques (« Millionaire », « Touchy Touchy »), empruntant des airs de Phoenix. Nous nous berçons également au gré de quelques ballades à la guitare dépouillée (« Tick Time », « Eyes eyes »). L´album se clôture en beauté, par le magistral « Ignore me », morceau qui renferme toute la richesse et le génie de Minerale. Les sons qui ponctuent les mélodies et le timbre du chanteur (Jacques Moyersoen) ne font que contribuer à cette atmosphère psychédélique, qui évoque parfois Archive. L´excellence de « Shrines » promet en tout cas un bel avenir au groupe. D´ailleurs, les deux premiers titres extraits de « Shrines » (« Eyes Eyes » et « Millionaire ») ont tour à tour été ‘Fresh’ sur Pure fm. Et le concert qu´ils ont donné en compagnie de The Tellers ce 20 octobre à l´AB était sold out. Une vraie révélation, à écouter d’urgence. Et si voulez en savoir davantage, je vous invite à prendre connaissance de l’interview que la formation a bien voulu accorder à Musiczine…

 

Miossec

L´étreinte

Écrit par

Ouille ! Il s’est passé quelque chose d’étrange : le nouvel album de Miossec n’est plus illustré d’une photo de son géniteur. A l’origine de ce bouleversement, une peinture, signée Paul Bloas, venant immortaliser le portrait de Christophe Miossec. Les couleurs, éclatantes, ornant la pochette semblent d’ailleurs augurer d’un contenu joyeux. Mais ce serait oublier que nous sommes chez Miossec, chantre d’un univers ouvertement mélancolique. Pourtant, d’entrée de jeu, la surprise est au rendez-vous : « Palapa, pa palapa… ». Une mélodie immédiate, un refrain à chanter en chœurs, « La facture d’électricité » réaffirme l’obsession maladive de Miossec pour ces impossibles relations amoureuses. Si le morceau donne l’impression d’avoir été gratouillé en cinq minutes, il confère une spontanéité d’ensemble à son sixième album. Miossec livre ici un hymne mélancolique joyeux, populaire. Les élitistes ingrats lui reprocheront sans doute de trop fricoter avec Cali. Mais tant pis pour eux. Ou plutôt tant mieux… Oui, nous, on s’amuse bien en compagnie de ce nouveau Miossec. Les blasés peuvent crier, aucune critique n’altérera la verve naturelle du Brestois.

Sentimental, Miossec dédie même une chanson à sa « Maman ». Tel un enfant perdu dans un corps d’adulte, il confesse ses grosses bêtises, espérant l’indulgence maternelle. Plus loin, il passe la trentaine au crible. Dans « 30 ans », il se montre critique à l’égard de cette période de sa vie, manifestement pénible. Tendance pop illuminée, toujours affligée, « Mes crimes : le châtiment » et « Quand je fais la chose » s’inscrivent dans la plus pure tradition de son répertoire. Entendez : pas un grand chanteur mais un excellent conteur. La belle « Etreinte » de Miossec se passe, comme toujours, entre un homme et une femme. Et nous, on éprouve énormément de plaisir à observer ce couple. Comme des voyeurs, on s’immisce au cœur de cette relation qui ne nous appartient pas. Vivre « L’étreinte » par procuration : la luxure du moment !

 

 

Heavens

Patent pending

Écrit par

En écoutant pour la première fois cet album, on pense immédiatement à Interpol et aux Editors. Encore qu’en y réfléchissant un peu, les nuances sont beaucoup plus subtiles qu’il n’y paraît. Tout d’abord, Heavens n’est pas un groupe, mais un projet monté par un duo. C'est-à-dire Matt Skiba, le chanteur/guitariste d’Alkaline Trio et Joe Steinbrick le bassiste de F-Minus. Un tandem qui s’est, pour la circonstance, largement nourri d’électronique (boîtes à rythmes, samplers, programmations et tutti quanti). Et il faut être extrêmement perspicace pour s’en rendre compte. N’empêche, le résultat est plutôt à la hauteur, Heavens nous replongeant carrément en pleine cold wave. On se croirait même revenu au début des eighties. Les mélodies sont belles, empreintes d’une grande sensibilité. Le climat ténébreux. Des références ? The Sound (« Counting », « Doves »), Sisters Of Mercy, mais sans la voix caverneuse d’Eldritch (le titre maître), Tubeway Army (l’hypnotique « True hate ») et même Sad Lovers & Giants (le douloureux et superbe « Leave »). Faut dire que le timbre vocal de Matt campe un hybride entre celui de Garce et de Phil Oakey (Human League). Le disque recèle l’une ou l’autre compo plus pop. Notamment « Watching you », très proche d’un Depeche Mode et puis « Dead end girl », morceau qui aurait pu figurer dans le répertoire de Coldplay (NDR : Non, ce n’est pas Jon Buckland qui joue de la guitare). Et puis on en arrive aux lyrics. Et là franchement, on entre dans le sinistre, pour ne pas dire le morbide. « Another night » constituant le sommet de l’horreur. A vous glacer le sang !

Evanescence

The Open Door

Écrit par

Les fans –ados pour la plupart– trépignaient d’impatience et commençaient à trouver le temps long depuis la sortie du cd/dvd « Anywhere but Home ». Enfin, le voilà ! Le groupe d’Amy Lee revient sur le devant de la scène avec un deuxième album studio taillé pour les radios. Tous les titres vont y passer. Le combo lancé en 2003, grâce à l’apparition du titre « Bring me to life » sur la BOF de Daredevil, continue sa lancée dans son univers à la croisée des chemins de la pop et du rock gothique. Les arrangements sont toujours aussi pompeux, la production bétonnée et les mélodies demeurent sirupeuses et calibrées pour toucher les adolescentes en mal de sensations fortes. « Lithium » est le sosie presque parfait du mégatube « My Immortal » sur « Fallen ». Tous les ingrédients sont réunis pour transformer l’opus en or et en platine. Mais ici, tout est si bien formaté que l’on peine à croire en l’honnêteté du combo originaire de Little Rock. Alors que les Gathering, Within Temptation et autre Nightwish n’ont eu d’autres choix que de se battre becs et ongles pour défendre une musique nouvelle et foncièrement honnête, Evanescence débarque et remporte un succès fulgurant dès son premier effort. En utilisant une recette élaborée par des groupes majoritairement européens, mais en arrondissant les angles pour séduire les programmateurs des radios ‘branchées’, la bande à Amy Lee a finalement accouché d’un goth FM. Habillé d’une pochette sombre mais esthétique, « The Open Door » en deviendra probablement un des albums de référence. Préparons nous à un matraquage médiatique. Mais finalement, c’est quand même beaucoup plus sympa de se réveiller au son de la voix sensuelle de Miss Lee que d’enfiler ses pantoufles en écoutant Patrick Bruel, non ?

Erase Errata

Nightlife

Écrit par

Son métallique, batterie tribale, guitares terroristes, paroles plus scandées que chantées. A quelque chose près, tout, dans ce disque, rappelle ce mouvement musical du début des années 80 baptisé « No Wave ». Le troisième album de ce trio féminin américain (elles étaient quatre avant) reste totalement fidèle aux codes du genre. Comme James Chance à l’époque, certains de ces titres détournent les clichés du disco et du funk pour les utiliser dans des mélopées où la dissonance fait la loi. A d’autres moments, on croirait entendre les travaux de Lydia Lunch et les premiers Sonic Youth. Même si la voix de Jenny Hoyston évoque plutôt Siouxie. Une demie heure de musique brute et sans concession, mais comme dans le mouvement originel, on appréciera plus la démarche radicale que la qualité des morceaux présentés. Car il ne faut quand même pas l’oublier, la No Wave cherchait avant tout à user les nerfs, à choquer les auditeurs qui osaient s’aventurer dans les concerts et acheter les disques d’hurluberlus furieux comme James Chance. Les « Erase Errata » imitent ce son à merveille, ne cherchant pas à le rendre agréable. Cependant, tout est proposé 25 ans trop tard, sans aucun titre vraiment mémorable.

Various Artists

Destroy Minimal - The Secret Sound of Tomorrow Morning

Des nappes frelatées, des sub-basses qui prennent leur temps plus que leur pied, et justement le kick, souffreteux mais tout de même à la rescousse : depuis plus d’un an le quidam techno s’est mis à la mode ‘minimale’, et voilà que Resist rattrape le wagon en sortant cette compile. Pour ne pas avoir l’air d’être trop à la masse, le label titre avec la ‘destruction’ d’un genre. Comme si c’était suffisant pour ne pas être taxé de suivisme. Mixé par J16, le proprio de City 16, « Destroy Minimal » réunit donc la crème de l’internationale (en gros, l’Allemagne et le Chili) du gros beat en ‘loucedé’ (tu danses encore qu’il s’est déjà barré). Ricardo Villalobos, Luciano & Serafin, Alex Under, Trentemoller, Lindstrom, Booka Shade, Rekid (« minimal funk » ?), Alter Ego et bien d’autres. L’occasion de se replonger dans les discographies respectives de chacun de ses artistes, et d’évoquer Kompakt, Vakant, Playhouse, Trapez, Perlon, Border Community,… en tapant du pied, mais sans emmerder le voisin. C’est ça qui est bien avec la minimale : tu peux danser dessus sans t’arracher une vertèbre. Tayaut !

Lloyd Cole

Antidepressant

Écrit par

Si on ne compte ni les compiles, ni les albums commis en compagnie des Commotions ou des Negatives, “Antidepressant” devrait être le huitième opus de Lloyd Cole. Un disque pour lequel il a reçu le concours épisodique de quelques amis, dont Neil Clarke l’ex-guitariste de ces fameux Commotions, un arrangeur de cordes, un bassiste et deux ex-Negatives pour les backing vocaux. C’est tout. Car Lloyd a pratiquement tout assuré seul. Même les bruitages électroniques (NDR : voir à ce sujet l’interview qu’il nous a accordée tout récemment). Découpé en onze plages, « Antidepressant » nous plonge au sein d’une ambiance tendre, mélancolique, paisible, une ambiance bien sûr entretenue par le baryton chaleureux, sensuel, intimiste de Cole. Privilégiant l’esthétisme, Lloyd n’en épingle pas moins l'actrice américaine Scarlett Johansson dans « Woman in a bar » ou la série ‘Six feet under’ sur le titre maître. Certaines compos (« New York City sunshine », « Rolodex incident », « I did’nt see it coming ») renouent (involontairement ?) avec le mouvement postcard (NDR : souvenez-vous des Pastels et surtout d’Aztec Camera), à moins que ces morceaux ne soient tout simplement hantés par le spectre d’Al Stewart (« How wrong can you be ? »). A cause de la guitare jouée en picking, dispensant des sonorités presque hispaniques. Deux titres émargent cependant à la country. Tout d’abord l’allègre « Every song » et puis « Travelling light ». Dépeignant les rêves du Nouveau Mexique, cette dernière aurait d’ailleurs pu figurer dans le répertoire de feu Johnny Cash. Bref, un très bel album auquel il manque peut-être un single potentiel…

Riley Baugus

Long steel rail

Écrit par

Adepte de la musique traditionnelle du Sud des Appalaches, Riley est originaire de la Caroline du Nord. Il joue du violon dès l'âge de dix ans, mais opte ensuite pour la guitare et le banjo. Sa carrière est avant tout personnelle ; ce qui ne l’empêche pas de participer aux aventures du Dirk Powell Band et de Polecat Creek.

Ce nouvel opus nous entraîne à travers un périple au sein de la musique traditionnelle perpétuée en Virginie et en Caroline du Nord. Elle est également appelée ‘old time music’. C'est-à-dire une musique roots music née à l'ombre des montagnes appalaches. Il chante d'une voix triste le titre maître. L’accompagnement est sobre : une guitare et un banjo. Soutenu par ses amis, et drivé par le violon de Dirk Powell ou de Joe Thrift, Riley nous invite à la dance aussi bien pour "June Apple" qu’"Old John Henry". Baugus véhicule, de voix monocorde, empreinte d’émotion, un sentiment de désespoir tout au long de deux ballades : "What are they doing in heaven" et "George Collins". Il démontre ses évidentes aptitudes de multi-instrumentiste sur trois autres plages, mais instrumentales. Au violon lors des très irlandais "Sail away ladies" et "No corn on Tygart". Au banjo sur "Willow tree", une célébration de la musique des montagnes du Kentucky. Riley chante parfaitement a capella. Mais le résultat n’est guère excitant. "Wandering boy" ne transpire pas la joie, mais traduit son amour maternel ; alors qu’en finale, "Now is the cool of the day", est une invocation au Seigneur! Armé de son banjo et épaulé par Tom O'Brien à la guitare, Mr Baugus se frotte même au folk blues. Et en particulier sur "Lonesome road blues". "Long steel rail" s’adresse essentiellement aux adeptes de la musique folk traditionnelle. Un style que j’apprécie tout particulièrement lorsqu’il entretient une chouette ambiance. A l’instar d’"I'm troubled", une composition signée Doc Watson et interprétée en string band.

Beck

The Information

Écrit par

Il y a bien bien longtemps que Beck Hansen ne nous amusait plus. Mais tout semble rentrer dans l’ordre : « The Information ». D’abord, c’est franchement bidonnant de concevoir la pochette de son nouveau disque. Plein de petits stickers à coller partout, des vignettes barrées pour bricoler une jaquette délirante. L’initiative est originale. Un peu trop fantaisiste, d’ailleurs, au goût de nos amis Anglais. Ces derniers ont, en effet, interdit l’album de hit-parades. Pour cause, « The Information » enfreint la loi ! Et oui, la petite singularité du packaging confère au disque un avantage considérable et déloyal dans l’impitoyable lutte mercantile de ce début de siècle. Moins drôle l’information, hein ? Pourtant, Beck a le sourire : ce genre d’anecdote tend à semer les germes d’une belle campagne promotionnelle. Et le consommateur ? Il trouve ça cool, merci pour lui. La transgression des interdits demeure l’éternelle source de motivation des jeunes générations. « The Information » circulera dans les cours de récréation britannique. Soyez sans crainte.

Le neuvième album de Beck tient le bon bout. Fouillé, bidouillé, décontracté. Trois qualificatifs disparus depuis bien longtemps (« Odelay », 1996 ?) de l’univers de notre blond scientologue. Franchement, on n’y croyait plus. Et pourtant… « The Information » relance l’intérêt. Beck redevient cette drôle de machine détraquée, ce sampler fou. Folk, rock, jazz, lo-fi, hip-hop : le grand bordel organisé se joue ici en toute désinvolture. Et ce nouvel album remet un peu de désordre dans sa discographie. « One, two : you know what to do ! ». Yeah ! Dès « Elevator Music », on se déhanche telle une super limace bionique. Derrière les manettes, Nigel Godrich assiste Beck dans ce regain de coolitude. « Think I’m In Love », « Cellphone’s Dead » ou « Nausea » invitent le hip-hop à folker sur des hymnes de défoncés. Beck surprend et, en fin de parcours, on ne sait vraiment pas où le petit blond nous a largué. On est perdu. Mais heureux d’avoir retrouvé notre vieux pote !

Box Codax

Only An Orchard Away

Écrit par

Au lendemain de l’ouragan Franz Ferdinand, le monde a changé. Désormais, le rock fait danser les filles. Dès cet instant, on s’attendait à remuer son popotin sur les chansons de Box Codax. Mais comme le sous-tend la pochette d’« Only An Orchard Away », le nouveau projet de Nick McCarthy semble tourner le dos aux commodités populaires. Inutile donc de chercher un « Take Me Out » ici bas. La lo-fi disco pop bidouillée de Box Codax s’adresse davantage aux nerds énervés, aux clubbers de salon, voire aux Travoltas du dimanche matin. Nick McCarthy vient nous présenter son nouvel Alexander. Exit Kapranos. Cette fois, il se nomme Wagner. Visiblement, les deux hommes s’entendent bien. Ensemble, ils s’accordent deux courtes sessions de cinq jours. En résulte ce disque : « Only An Orchard Away », hérésie pop-rock du mois, tout et n’importe quoi. Punk chloroformé (« Dogs To The Beaches »), hip hop « lo-filisé » (« Naked Smile ») ou bossa nova pour cow-boys délétères (« Do It With Charm »). En définitive, Box Codax ne respecte aucune ligne de conduite. C’est naïf, bordélique et sans ambition. Un side-project, tout simplement.

Adem

Love And Other Planets

Alors que le premier album d’Adem, « Homesongs », sentait le disque fait maison, « Love… » surprend d’entrée de jeu par son aspect davantage fouillé. Un xylophone, des chœurs, une guitare plus charnue, et même de la batterie, aux détours de certaines chansons : même si Adem continue à chanter sur le fil, il ne le fait plus sans filet. Sans doute que le succès de « Homesongs » a ragaillardi un peu notre homme, qui doit se sentir un peu moins seul. On passera les détails de l’album-concept (les étoiles, la galaxie, cfr l’interview), pour s’attarder sur le son, moins fragile. Et qui a pris de l’altitude. Comprenez de l’amplitude. Dommage qu’Adem soit avant tout un producteur, et pas un authentique chanteur : une faiblesse notamment décelable sur la chanson-titre (un comble), qui laisse comme un goût amer. A force de jouer au songwriter dépité qui geint dans son home-studio, Adem finit par agacer. Une déception : on s’est peut-être emballé un peu vite.

Monti Amundson

Somebody´s happened to our love

Écrit par

Originaire de Portland, dans l'Oregon, ce géant se produit régulièrement aux Pays-Bas. Un chanteur guitariste influencé à l’origine par Stevie Ray Vaughan et Johnny Winter ; mais qui est parvenu, au fil du temps, à se forger son propre style. Sa discographie est assez difficile à établir car ses enregistrements sont partagés entre les Etats-Unis et l'Europe! Commis en compagnie des Bublinos, son premier opus, "Straight", remonte déjà à 1989. En 1993, il grave "The mean eighteen" chez Tramp (NDR : le label batave de Paul Duvivié), puis "Obvious rock", l’année suivante. Sur Locals Only. Tout comme "Unglued", paru à la même époque. En 96 il concocte une elpee acoustique : "I see trouble". Puis "Man on the floor" en 97, "Prove me wrong" en 1998, un disque enregistré à Amsterdam en compagnie du batteur Boyd Small et de musiciens hollandais dont Mischa den Haring (guitariste de T-99), Kim Snelten (harmoniciste de Drippin' Honey) et Jasper Mortier (bassiste de Sugarcane et Doug Jay). L'an dernier il avait édité une collection intitulée "Big Monti". Son nouvel opus a un nouvelle fois été réalisé en Hollande. Un disque pour lequel il a reçu le concours de musiciens locaux et puis encore de Boyd Small, chanteur/compositeur/batteur également originaire de Portland et exilé aux Pays-Bas depuis près de dix ans.

"Hello sundown" (un classique R&B signé Graham Bell et Booker T Jones) est imprimé sur un tempo lent. Le chant de Monti est doublé par celui de Boyd Small. Les accords de guitare sont parcimonieux. "Somebody's happened to our love" évolue sur un mid tempo, une plage funky, assez R&B. Les parties vocales sont excellentes. Monti met le turbo, et rock'n'rolle comme un beau diable tout au long de "Let me know". Constituée par Boyd et le solide bassiste hollandais Bart Kamp, la section rythmique soutient parfaitement l’ensemble. Si le solo de guitare ne manque pas de pêche, il rappelle quand même très fort la technique immortalisée par un certain Stevie Ray Vaughan. Plusieurs compos signées Boyd Small adoptent un profil particulièrement blues rock ; et comme il ne possède pas une voix puissante, sa démarche ressemble à celle des jeunes blues rockers américains. Second guitariste, Danny Dewijlder (un musicien de Boyd) se réserve la rythmique ; mais pour la circonstance son rôle est déterminant. L'envol des cordes opéré sur "On a roll" est brillant et lorgne derechef vers le grand Stevie Ray! L'album monte en puissance mais également en diversité. Superbe blues lent, "Plain as day" sent le vécu. Celui d’Amundson qui le chante avec beaucoup de sensibilité. Mais c’est surtout la guitare qui accroche. Le son. Les notes dispensées parcimonieusement. La réverb. On est ici plus tellement loin de l’univers du grand Peter Green voire de Ronnie Earl. Une plage qui à elle seule vaut l'achat de cet album! Monti force sa voix sur "Six shots". Jouée en slide, sa guitare sonne très primaire, volontairement sale. Amundson conserve sa slide pour embrayer par "What's it coming to". Le tempo est rapide. Les cordes puissantes échafaudent un riff lourd réminiscent de "The train kept a rollin". Le travail opéré par les guitares est impressionnant. "Woe to me" adopte un rythme répétitif, assez hypnotique. Les cordes réverbérées sont un atout que Monti utilise avec bonheur. D’excellente facture, cette fin d'album est marquée par les interventions judicieuses d’Admundson. Un disque qui s’achève par "Thinking about crying", un boogie rapide et entraînant rehaussé par la présence d’un autre invité batave, l'harmoniciste George Reithogger.

Westbound Train

Transitions

Écrit par

Issu de Boston, Westbound Train appartient à cette catégorie de groupes qui imitent à merveille le son jamaïcain des années 60, au moment où l’énergie du ska cédait le pas à l’élégance du rocksteady. Rien de bien original sur ce troisième album de la formation (ce n’est de toute façon pas le but) mais une copieuse collection de chansons destinée à ressusciter les fantômes des Skatalites, Prince Buster, Heptones, Ansel Collins, Pioneers, John Holt, Wailers et consorts qu'il serait fastidieux d’énumérer. Le son est moins brumeux que chez les artistes dont ils s’inspirent mais tout aussi 'vintage', au point que l’instrumental « The Test » aurait très bien pu être un inédit des Skatalites (en compagnie desquels les Westbound ont tourné). Le timbre vocal particulièrement soul du chanteur tromboniste Obi Fernandez illustre de chouettes compos décontractées dont les refrains réchaufferont nos cœurs déjà meurtris par cet hiver qui s’annonce sans pitié. Des jolies mélodies et un bon karma, que demande le peuple ?

The Whitest Boy Alive

Dreams

Écrit par

The Whitest Boy Alive est un projet fondé à Berlin qui réunit le bassiste Marcin Öz, le drummer Sebastian Maschat, le claviériste Daniel Nentwig ainsi que le chanteur/guitariste norvégien Erlend Øye, mieux connu comme partenaire d’Eirik Glambek Bøe chez Kings Of Convenience. A l’origine (2003), le concept devait être consacré à la dance, mais l’orientation s’est rapidement tournée vers la pop/rock. Ce qui ne veut pas dire que la technologie moderne soit absente. Elle enrichit et raffine simplement la solution sonore. « Dreams » constitue leur premier album. Un disque dont les compos élégantes, contagieuses, soyeuses, capricieuses, savoureuses, mélancoliques, subrepticement ‘funkyjazzyfiantes’ auraient pu naître de la rencontre entre Kings of Convenience (of course), un Style Council sevré de r&b, Police circa « Regatta de blanc » et Luna. La voix très caractéristique d’Erlend Øye apportant la note chaleureuse, intimiste aux mélodies. Pas de titre faible sur cet opus, mais 10 chansons à faire tourner en boucle dans votre lecteur. Surtout lorsque vous êtes au calme, dans votre sofa, votre rafraîchissement préféré à portée de main…

The Divine Comedy

Chanteur de charme

Écrit par

Le concert accordé au Botanique le 16 octobre affichant complet, il ne restait donc plus aux aficionados de The Divine Comedy qu'une seule alternative : se déplacer jusque l'Aéronef de Lille. Une opportunité qu'il ne fallait louper sous aucun prétexte ; car la bande à Neil Hannon ne se produit pas souvent sur le Vieux Continent. En outre, son tout dernier album, « Victory for the coming muse » est vraiment d'excellente facture.

En première partie, The Duke Special nous a gratifiés d'un show à la fois 'vintage', humoristique et romantique. Romantique à cause des chansons de Peter Wilson, chansons qu'il interprète d'une jolie voix rappelant tantôt Rufus Wainwright, tantôt Damon Gough, mais avec un accent irlandais (NDR : il est issu de Belfast !) en s'accompagnant d'un piano droit en bois, plutôt étroit et assez vétuste. Physiquement, il ressemble à un jeune Robert Smith qui aurait laissé pousser de longs dreadlocks. Humoristique a vu des frasques continuelles de Chip Bailey Wilson. Sosie de Charles Dickens, mais la chevelure bien plus longue, ce pince-sans-rire bien britannique se réserve les percussions. Toutes les percussions. Aussi bien conventionnelles qu'insolites. A sa droite, il a installé une énorme caisse de profil. Devant lui, toute une série de boules semblables à des émoticônes, mais de la dimension des noix de coco. Sans oublier le kit de batterie 'dit' classique. Régulièrement, il s'approche du bord de la scène pour y produire des sonorités plutôt singulières à l'aide d'une sorte de manche à balai surmonté d'une cloche. Il se sert également d'une râpe à fromage et autres ustensiles de cuisine dont des couvercles de casseroles. 'Vintage' au vu du décor au sein duquel le duo a évolué tout au long de son set. Un décor qui ressemblait plus à une brocante (les gramophones, les vieux tourne-disques !) qu'à une scène de concert. Et non seulement la mise en scène a eu de quoi mettre de bonne humeur le public, mais la prestation de Duke Special s'est révélée absolument convaincante.

Huit musiciens montent sur les planches : un drummer, un percussionniste, un bassiste (NDR : le trio est posté au fond de la scène, mais sur une sorte de podium), un guitariste, un violoncelliste (qui double parfois aux claviers), un claviériste/pianiste et une violoniste (NDR : vêtue d'un tailleur strict, elle aurait pu relever d'un orchestre symphonique). Sans oublier Neil Hannon. Très mince, de petite taille (NDR : il ne doit pas mesurer 1m70 !), ce dandy possède une fameuse personnalité. De l'humour aussi, parfois teinté d'une pointe de cynisme. Une très belle voix : son baryton sensuel, parfois volontairement emphatique, vibrant, magnifie, en quelque sorte, toutes les chansons. Du charisme aussi. A moins que ce ne soit du cabotinage (NDR : une divine comédie ?). Lunettes de soleil sur le nez, il entame son répertoire en s'accompagnant à la guitare sèche. Par « Mother dear », une compo issue de son dernier elpee. Des lunettes et une six cordes qu'il va abandonner respectivement lors du quatrième et du cinquième morceau, pour se concentrer sur le chant. Il nous invite alors à danser lors de « Diva lady », un fragment franchement latino. Pour « Threesome », il rejoint les deux autres claviéristes derrière les ivoires : piano pour trois mains ! Epatant ! Une cover : le « Raspberry Beret » de Prince. Lors de « Mutual friend », tel un chanteur de charme, Hannon vient s'asseoir sur le bord de la scène, puis termine le show par « Tonight the fly » sous les acclamations de la foule. Si le set est parfaitement équilibré, mené de main de maître par Neil ; il faut également souligner le rôle joué par le violoncelliste et surtout la violoniste. Une véritable virtuose qui parvient non seulement à se fondre dans l'ensemble tout en donnant davantage de relief aux compos. Qui n'en manquent pourtant pas. Mais si sur disque, fruit de la rencontre entre musique de chambre, music hall et pop, la solution sonore de The Divine Comedy peut parfois sembler tendre et satinée, en 'live' le résultat est beaucoup plus pêchu et dense. Faut dire que l'osmose opérée entre les différents instruments frôle la perfection.

Après les deux titres accordés en rappel, la foule acclamait à tout rompre, reprenant même en chœur les paroles de « National express ». Impressionnant ! Quand reviennent-ils ?

Tracklist

Mother dear
Alfie
Bad Ambassador
The light of day
When the lights
Gen sex
Diva lady
Lady of a certain age
Dadys car
Plough
Mastermind
Threesome
Don't look down
Weekend
Raspberry Beret
Mutual friend
Tonight we fly
To die a virgin
National express

Organisation FLP